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28 mai 2017 7 28 /05 /mai /2017 18:41
Sommets du G7: la survivance d'un monde à l'agonie (Pierre Laurent, 28 mai 2017)

Sommet du G7 : La survivance d'un monde à l'agonie

Le G7 est la réunion « informelle » des 7 premières puissances économiques mondiales (les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, la France, l’Allemagne, le Canada, l’Italie, le Japon) créée en 1975 dans la foulée de l’offensive néo-libérale incarnée par Reagan et Thatcher.

Ce sommet de chefs d’Etat et de gouvernement (dont la Chine et la Russie, à cause du conflit ukrainien, sont aujourd’hui exclues) n’a aucune légitimité internationale et vise à contourner les institutions multilatérales et imposer à l’ensemble des pays et nations du monde un leadership politique qui ne souffrirait aucune discussion ni contestation.

Le G7 est la survivance d’un monde ancien dont l’interminable agonie entraîne les peuples dans l’insécurité sur tous les plans et des conflits meurtriers.

On glose beaucoup sur les divergences mises en évidence lors de l’édition 2017. Les désaccords internes de ce « club » de moins en moins uni font en effet de lui un facteur supplémentaire d’insécurité —à moins d’en réfuter la prééminence de fait.

Sur la question du climat, la présidence américaine se trouve isolée dans son intention de remettre en cause les Accords de Paris mais ce n’est pas au G7 qu’il revient d’assurer leurs respect et mise en oeuvre. Les dirigeants des pays signataires de la résolution de la COP21 sont comptables devant leurs peuples, leurs nations et devant l’Assemblée générale des Nations unies de leurs engagements.

Sur la question des échanges économiques, la déclaration cible assez grossièrement les pays asiatiques —remarquablement sous-représentés dans cette réunion internationale — et ménage le président états-unien et sa politique.

Sur la « lutte contre le terrorisme », l’interpellation des fournisseurs d’internet permet de passer sous silence la responsabilité des Etats comme les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et la France dans leurs alliances opportunistes au Proche et Moyen-Orient avec des puissances régionales qui sont des soutiens actifs des groupes djihadistes.

La réalité de ce Sommet est que ce sont, encore et toujours, les peuples, les réfugiés et les migrants qui font les frais de cette rencontre. Devant les dirigeants de l’Ethiopie, des Kenya, Niger, Nigéria et de la Tunisie conviés le 27 mai, les grandes puissances se sont fendues de réitérer leur déclaration d’intention de 2015 ! sur le développement durable, la famine au Soudan et au Yémen, et la malnutrition d’ici… 2030.

Le Programme alimentaire mondial (PAM) de l’ONU qui estime ses besoins de financement pour 2017 à 9 milliards de dollars afin d’apporter assistance aux populations de Syrie, Irak, Yémen, Sud Soudan, Nigéria, et Somalie mais la réalité est que les Etats-Unis ont annoncé leur volonté de réduire leur contribution financière, comme l’ont déjà fait la France et la Grande-Bretagne.

La seule certitude de ce sommet est que le président Trump n’est pas décidé à changer de stratégie globale ; pour lui, le « problème nord-coréen » sera « résolu »…

Une promesse d’insécurité mondiale supplémentaire en perspective contre laquelle nous nous mobiliserons largement pour mettre un terme aux logiques de peur et de guerre que ce sommet du G7 vient appuyer.

Pierre Laurent Paris le 28 mai 2018

Sommets du G7: la survivance d'un monde à l'agonie (Pierre Laurent, 28 mai 2017)
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28 mai 2017 7 28 /05 /mai /2017 18:30
Les militants de Morlaix Libertés et du collectif ont manifesté hier matin afin de protester contre la pratique systématique des tests osseux réalisés dans le Finistère sur les jeunes migrants.

Les militants de Morlaix Libertés et du collectif ont manifesté hier matin afin de protester contre la pratique systématique des

tests osseux réalisés dans le Finistère sur les jeunes migrants.

Hier matin, un rassemblement a réuni au kiosque de la place des Otages à Morlaix, quelques militants de l'association Morlaix Libertés et du collectif qui vient de voir le jour et qui s'oppose à la réalisation de tests osseux réalisés afin de déterminer l'âge de jeunes migrants. L'appellation « tests osseux » regroupe les divers examens médicaux, parmi lesquels les tests bucco-dentaires, destinés à évaluer l'âge des mineurs isolés étrangers.

La fiabilité des tests montrée du doigt


Le Collectif s'indigne de la réalisation de ces examens car « la pratique de ces tests osseux est encadrée par la loi du 14 mars 2016 (article 43) qui stipule que ceux-ci ne peuvent être réalisés que sur décision de l'autorité judiciaire ». Un responsable ajoute : « Le déroulement et les conclusions de ces examens médicaux relèvent de l'entière responsabilité des médecins de l'unité de médecine légale mais la pratique de ces tests pose une question essentielle d'éthique liée à la faiblesse de fiabilité sur le plan scientifique et à la marge d'erreur ». La rencontre, vendredi, des militants, avec Régis Condon, directeur adjoint du CHU de Brest, leur a permis d'apporter des éléments de preuves concrètes, de situations où la marge d'erreur provoque des conséquences désastreuses sur le devenir du jeune concerné. Les militants ajoutent : « C'est un problème de santé publique car ces jeunes, s'ils sont déclarés majeurs, sont laissés sans aide et sont souvent victimes de diverses exploitations ».

 

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28 mai 2017 7 28 /05 /mai /2017 18:30
Orban, premier ministre hongrois d'extrême-droite

Orban, premier ministre hongrois d'extrême-droite

La Hongrie recrute des chasseurs de migrants

  LE PARISIEN MAGAZINE. En Hongrie, la police recrute des volontaires pour surveiller les frontières. Nous avons rencontré des membres de cette brigade, symptôme de la politique nationaliste du gouvernement de Viktor Orban.

En une minute, il l’a plaqué au sol. Le tibia sur la nuque de son partenaire, il lui écrase le visage sur le tatami. Des chaînes de menottes crissent dans le gymnase de police de la paisible ville de Szeged. Dans ce chef-lieu du sud-est de la Hongrie, 22 futurs « chasseurs frontaliers » suivent, en binômes, un cours d’« autodéfense ». Comprendre : mener à bien une arrestation musclée de migrants. « Chasseurs frontaliers », c’est le nom officiel de ce nouveau corps de police magyar. Le gouvernement a annoncé sa création en août 2016, en pleine campagne du référendum anti-migrants. L’objectif affiché est de recruter 3 000 personnes pour faire face à « la pression de l’immigration clandestine ». Depuis le 2 mai, elles assistent les plus de 10 000 policiers et militaires déjà déployés aux frontières serbe et croate du pays.

Combattre le « poison »

Dans la cour du gymnase, une autre classe passe un examen. Trois rangées d’uniformes bleus défilent. Après six mois d’entraînement – la formation d’un policier en Hongrie dure généralement deux ans –, ces volontaires de 30 ans en moyenne vont patrouiller, armés d’un spray de gaz poivré, d’une matraque et d’un revolver. « Des techniques d’arrestation aux cours de tir, en passant par les règlements de Schengen, on leur enseigne tout pour assurer la défense de la frontière, dans le respect de la loi », affrme Mihaly Varga, lieutenant-colonel chargé du recrutement. Depuis le début de la crise des migrants en 2015, les réformes se sont multipliées. Cette année-là, l’entrée dans le pays sans autorisation est devenue un crime, passible de trois ans de prison. En mars dernier, le Parlement a réintroduit la détention systématique des demandeurs d’asile et approuvé le renvoi en Serbie des non-demandeurs migrants. Un texte qui « viole les obligations de la Hongrie vis-à-vis des lois internationales et de l’Union européenne » selon le HCR, l’agence de l’ONU pour les réfugiés. « Le but, c’est de les maîtriser », dit-on au centre de formation de Szeged – les mots « migrant » ou « réfugié » n’y sont jamais prononcés.

Le service de presse local nous interdit de poser des questions aux élèves sur ce sujet. Lors des prestations de serment des « chasseurs », comme dans ses discours, le Premier ministre, Viktor Orban, nationaliste et populiste, préfère les termes « immigration illégale », « poison » ou « cheval de Troie du terrorisme ». Alexandra, 29 ans, fait partie des 15 % de femmes parmi les 110 admis à Szeged. « J’ai hâte de commencer ! » dit-elle. Ancienne hôtelière, elle ne voit pas de contradiction entre l’accueil des touristes et l’expulsion des migrants : « C’est un boulot garanti et bien payé. » Les élèves sont rémunérés dès le début de leur formation. Au bout de deux mois, la rétribution mensuelle passe de 500 à plus de 700 euros brut, le double du salaire minimum en Hongrie. C’est d’ailleurs le premier argument avancé par les autorités sur les fascicules et affiches destinés à recruter.

Des vidéos de promotion sur Facebook

Depuis huit mois, la police mène une campagne de sensibilisation active : elle édite un magazine avec les témoignages d’un ex-pizzaïolo, d’un concessionnaire ou d’une championne d’arts martiaux devenus « amoureux de l’uniforme », prêts « à défendre le pays » après avoir entendu une annonce à la radio. Des vidéos de promotion, montées comme des bandes-annonces de films d’action, sont diffusées sur Facebook ; des opérations de recrutement sont menées dans des supermarchés, des lycées, sur les places publiques.

Tout est mobilisé pour faire vibrer la corde nationaliste. Ce dimanche 30 avril, à Kelebia, bourgade conservatrice du Sud, l’ambiance est à la fête. Lancers de bottes, courses de brouettes, marmites de goulasch fumant, on rit à gorge déployée sur fond de rock américain des années 1970. Dans un coin, deux policiers tentent d’attirer de nouvelles recrues. Sans succès. Quatre amis regardent les agents s’en aller. « Il n’y a que ça, ici, des policiers ! » dit Tibor (un pseudonyme), 23 ans, en sirotant une bière, main dans la main avec sa copine. De tous les « chasseurs », agents, psychologues et syndiqués de police que nous avons approchés, il est le seul qui ait répondu à toutes nos questions, sans condition. Les autres, de peur de perdre leur emploi, nous ont renvoyés vers l’office de communication de la police nationale – office qui nous a barré la route dès que nous entrions en contact avec des « chasseurs » ou leurs proches en dehors de sa surveillance. « On n’a pas le droit de parler », explique Tibor. Lui aussi dit avoir postulé pour le salaire, sans grande conviction. Sur les migrants, il tient les mêmes propos que Viktor Orban : « On ne doit pas les accueillir. Ils sont incapables de s’intégrer à la culture européenne. Ils sont agressifs. » Sa copine acquiesce : « Depuis qu’il s’est engagé, j’ai peur qu’il se fasse attaquer. »

Plus de 900 millions d’euros investis

Des migrants, ils n’en ont jamais rencontré. Ils citent volontiers les heurts avec les forces de l’ordre au moment où la Hongrie fermait ses portes, en 2015. Ces images, qui ont tourné en boucle à la télévision – contrôlée en partie par le gouvernement –, semblent les avoir convaincus. Un ami de Tibor, Daniel, 25 ans, lève les yeux au ciel. Travailleur saisonnier dans un hôtel en Suisse, il est le seul de la bande à avoir vécu à l’étranger. Le seul, aussi, à critiquer le mur et les « chasseurs ». « Tout cet argent, on aurait dû le consacrer à l’emploi ! » Plus de 900 millions d’euros ont été investis dans les infrastructures, selon le secrétaire d’Etat à l’Intérieur.

Deux jours plus tard, Tibor, Alexandra et 578 autres effectuent leur première patrouille sous un soleil de plomb, aux confins de l’espace Schengen. Sur la plaine d’Alföld se dresse la double clôture d’acier qui sépare la Hongrie de la Serbie. L’hostilité du pays se mesure à l’épaisseur de la frontière érigée en 2015 : 6 mètres de large, 4 mètres de haut et 175 kilomètres de long. Fin avril, le secrétaire d’Etat à l’Intérieur est venu officialiser la fn des travaux du second rideau, équipé de caméras thermiques, de haut-parleurs et de fls de tension. Au bout du mur, entre la Hongrie, la Serbie et la Roumanie, un « chasseur » veille avec deux militaires dans un silence de mort. « On bronze ! » ironise l’un des soldats. Personne en vue. Le pays est en « état d’urgence dû à une immigration massive », décrété il y a deux ans et renouvelé jusqu’en septembre prochain. Début septembre 2015, au plus fort de la crise, ils étaient près de 3 000 par jour à traverser illégalement la frontière, selon le ministère de l’Intérieur. Depuis janvier 2017, ils sont à peine deux par jour.

 

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28 mai 2017 7 28 /05 /mai /2017 18:08
cimetière Saint Charles à Morlaix, place St Nicolas

cimetière Saint Charles à Morlaix, place St Nicolas

Quelques photos de collage pour les candidats PCF-Front de Gauche la semaine dernière à Morlaix
le long des murs du cimetière St Charles, place Saint Nicolas

le long des murs du cimetière St Charles, place Saint Nicolas

Quelques photos de collage pour les candidats PCF-Front de Gauche la semaine dernière à Morlaix
Au bas du lycée Tristan Corbière

Au bas du lycée Tristan Corbière

Les affiches d'Ismaël Dupont et Muriel Grimardias, candidats PCF-Front de Gauche "L'humain au coeur" dans la circonscription de Morlaix, étaient les premières posées sur la ville de Morlaix, à Plourin, Plouigneau, Locquénolé, Carantec, etc. Une semaine de campagne et de collage intense car la concurrence est rude et des militants de France Insoumise (qui ont choisi pour affiche officielle de campagne législative une photo où le leader maximo tout à son ambition de 6e République non monarchique, prend l'essentiel de la place comme si les élections législatives devaient être un référendum pour ou contre Mélenchon, Macron et compagnie) prenant plaisir à nous coller des affiches au travers des nôtres avec des messages peu amènes.  

Ainsi va la vie, la démocratie, et le savoir-vivre politique. 

Au final, le sérieux et la constance de l'engagement sur le terrain au côté des gens, loin des effets d'estrade et de campagne médiatique, paieront sans doute!  

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27 mai 2017 6 27 /05 /mai /2017 05:28
Et la rue, elle est à qui?

Et la rue, elle est à qui? Elle est à nous!

En marche ... quand les partisans de Macron dégommeront le droit du travail, les services publics, la sécurité sociale dans leurs Palais dorés!

Et pas besoin de Maréchal Ferrand, la cavalerie des affaires, c'est pas nous, c'est eux! 

Par contre, la résistance, c'est notre affaire.  

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27 mai 2017 6 27 /05 /mai /2017 05:06
Gracchus Bafeuf, guillotiné le 27 mai 1797: un révolutionnaire contre la terreur, le premier communiste contemporain (Claude Mazauric, L'Humanité - 27 juillet 2009)
Gracchus Babeuf, guillotiné le 27 mai 1797


Gracchus Babeuf par Claude Mazauric dans l'Humanité du 27 juillet 2009


« 1760-1797. Il appartient à la catégorie des penseurs de la réorganisation de la société fondée sur la remise en cause du "droit de propriété". Il est considéré comme le premier protagoniste du communisme contemporain.
Vous souvenez-vous de ce film britannique qui évoquait la vie du chancelier d'Angleterre, Thomas Morus, l'ami et l'hôte d'Érasme, l'immortel auteur de l'Utopie, un film auquel avait été donné ce beau titre : Un homme pour l'éternité ? C'est en pensant à ce film que m'est venu à l'esprit le désir, à mon tour, de situer Babeuf dans l'infinie durée où s'exprime la gratitude à l'égard de ceux qui ont combattu pour l'émancipation humaine.
De quoi donc, le dénommé François-Noël Babeuf, plus connu sous le prénom de « Gracchus », né picard en 1760, devenu parisien après 1789, condamné à mort à l'âge de trente-sept ans en 1797, est-il devenu, depuis deux cent douze ans, le symptôme ou l'incarnation, le symbole ou l'annonce, voire le manifeste toujours vivant ?
Doit-on le tenir pour le prophète exalté d'une sorte de « communisme » interâges qui occuperait une sorte d'à-côté, en parallèle à la grande histoire, celui des idées et des utopies sociales, de Platon à Lénine, vaste champ où se seraient illustrés entre autres, Thomas Morus, Campanella, Morelly (qu'on tenait pour être en réalité Denis Diderot car on ne prête qu'aux riches !), Étienne Cabet, William Morris et tant d'autres ? Pourquoi pas : Babeuf occupe effectivement sa place, qui est majeure, dans cette lignée-là et son nom s'inscrit à l'évidence, dans la suite des grands penseurs de l'inévitable réorganisation des sociétés, fondée sur la remise en question du fameux « droit de propriété » dont l'effet sera toujours d'établir l'inégalité entre les humains, comme le constatait tout simplement en 1777 un procureur du roi de Nantes qui déclarait qu'en vertu du « droit naturel », « celui qui est payé est subordonné à celui qui paie ».
Pourtant, Babeuf lui-même n'a jamais usé de l'énoncé « communisme » pour dire ses « rêves » (sic) ou préciser son projet ; sans doute, n'ignorait-il pas le mot qui était déjà en usage plus ou moins restreint, ici ou là. Mais il lui préféra des expressions plus concrètes, plus en harmonie avec les aspirations populaires que la Révolution avaient promues en formules de rassemblement politique : « bonheur commun », « égalité réelle » ou « parfaite », « communauté des biens et des travaux » ou « propriété commune » ; il préconisait l' « association entière », exigeait l' « administration commune » au service des « co-associés », etc. Car Babeuf ne rêva pas seulement de transformer la société en en proposant le modèle théorique : il entreprit de s'y consacrer pratiquement et c'est bien ici, dans ce choix, que se montre son inépuisable originalité.
Découvrant les immenses possibilités que recélait l'invention de la démocratie politique, laquelle fit irruption dans l'histoire des hommes avec la Révolution française, il n'eut de cesse de se servir du levier de la « politique », pour tenter de produire du réel à partir de l'idéel. À cette fin, dès le mois de juillet 1789, il chercha à utiliser tous les leviers, ceux de l'information, celui de l'invention d'un mode d'écriture, de publication et de discours, l'art de semer l'agitation dans la foule, de favoriser la mobilisation des « frères », des « amis », et de tous les « autres » si possible, pour faire élire les plus déterminés aux postes clés et contraindre le gouvernement, bientôt celui de la République, à transformer l'ordre social à seule fin de fonder sur la valeur de « fraternité » les rapports entre des individus humains, devenant libres, oui « libres », parce qu' « égaux ». En vérité, ce sont ses disciples posthumes, entre 1830 et 1840, qui ont fini par appeler « communisme » le corps de doctrine que Babeuf, avec ses amis les « Égaux », avait élaboré dans l'urgence et la chaleur des affrontements qui suivirent l'effondrement accéléré, après le 9 thermidor, du gouvernement révolutionnaire de l'an 2 de la première République.
En quoi, ils ont fait de Babeuf le premier protagoniste du combat communiste contemporain pour l'égalité et le libre développement de chacune et chacun, condition première du « bonheur commun ».Vous ferais-je confidence ? C'est en 1958, à l'instigation d'Albert Soboul, que je suis entré dans l'univers de Babeuf dont je ne connaissais que quelques textes lus rapidement dans l'anthologie alors publiée dans la collection « les Classiques du peuple » par Claude et Germaine Willard. Cette découverte a réorienté mon existence. Depuis plus d'un demi-siècle : je ne me suis jamais éloigné de Babeuf, non pour me retrancher de l'actualité du monde mais au contraire pour mieux m'y impliquer. Aujourd'hui, il est de bon ton de renoncer aux héritages culturels et de tenir pour vieilleries dépassées ce pour quoi nos pères et mères et nos frères d'espérance, naguère, ont combattu. Tel politicien ambitieux, maire périparisien d'une ville qui n'existait pas à l'époque de Babeuf et de surcroît « député », trouve un air dépassé au « socialisme » qui, selon lui, ferait très « dix-neuvième siècle » et propose aux siens de s'en affranchir ; tels autres, très proches de moi, assommés (on les comprend) par le rude et inacceptable échec des entreprises historiques issues de la révolution russe d'octobre 1917, du mot « communisme » dont on pensait qu'il en incarnait la substance, voudraient en faire abstraction.
On y renoncerait : dans la communication politique naturellement, mais aussi dans la programmation affichée d'une transformation sociale dont les prémisses apparaissent dans le cours même des luttes populaires, et même dans l'imaginaire des protagonistes. Billevesées que tout cela ! L'histoire, toute l'histoire est en nous, en chacune et chacun, et en nous tous collectivement : renoncer à s'inscrire dans son histoire, c'est renoncer à soi-même. En prolongeant le meilleur des ambitions émancipatrices venues du plus loin, et sans rien ignorer des étroitesses de naguère, des impasses et des échecs, des errements, des malfaçons et des crimes, c'est alors qu'on dégage le plus clair des horizons.
Revenons à Babeuf. François-Noël, son prénom de baptême, paraissait à ses yeux, symbole de soumission à la longue histoire de l' « Ancien Régime » cléricalo-monarchique. Comme d'autres révolutionnaires de son temps, il décida donc de s' « impatroniser » (sic) autrement. Le 5 octobre 1794, donnant le titre de Tribun du peuple au journal qu'il venait de fonder, comme étant, selon lui, la « dénomination la plus équivalente à celle d'ami ou de défenseur du peuple », Babeuf choisit simultanément de se prénommer « Gracchus ». Il justifia son choix par l'hommage qu'il voulait rendre aux Gracques, les fameux tribuns du peuple qui avaient voulu, de 133 à 121 avant Jésus-Christ, distribuer les terres du « domaine public » aux citoyens pauvres et accorder à tous les Latins la citoyenneté romaine. Babeuf s'en explique devant les lecteurs de son journal : « Je justifierai aussi mon prénom. J'ai eu pour but moral, en prenant pour patrons les plus honnêtes gens à mon avis de la République romaine, puisque c'est eux qui voulurent le plus fortement le bonheur commun ; j'ai eu pour but, dis-je, de faire pressentir que je voudrais aussi fortement qu'eux ce bonheur, quoiqu'avec des moyens différents. »
Entendons le sens des mots de Babeuf. Un « but moral » : que serait en effet la politique sans la morale ? Posture, cynisme, hypocrisie... « Les plus honnêtes gens de la République romaine » : s'inscrire dans la continuité du combat historique, même soldé d'un échec retentissant en son temps, pour l'émancipation humaine... Mais avec « des moyens différents » : contemporain du siècle des Lumières, Babeuf met la question de la révolution sociale à l'ordre du jour de son temps, lequel se situe à l'orée du nôtre.
Oui, convoquons notre Babeuf d'hier, pour le présent et pour l'avenir... Ce qui veut dire l'éternité !
 

Claude Mazauric

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27 mai 2017 6 27 /05 /mai /2017 05:03
Nouveau rassemblement à Brest pour les grévistes de la faim palestiniens samedi 27 mai à 14h30 à Brest (AFPS Brest)
La grève de la faim continue, ils en seront à 41 jours samedi. Leur santé est très dégradée et la répression israélienne continue dans les prisons. Les grévistes subissent des traitements violents et humiliants.
Le gouvernement israélien refuse de négocier tandis que les grandes puissances, France en tête, restent dans un silence complice révoltant. C'est à peine mieux côté médias. C'est donc à nous d'agir, en solidarité et pour l'application de la justice et du droit. Ils vont mourir si rien ne bouge. Comme les Irlandais sous Thatcher.
 
Alors soyons plus nombreux que samedi dernier.
 
Merci de solliciter précisément tous vos contacts associatifs et personnels, les réseaux sociaux, les médias que vous connaissez, en expliquant ce qu'il en est.
 
A samedi, 14 h 30 place de la Liberté à Brest.
 
 
ASSOCIATION FRANCE-PALESTINE SOLIDARITE 
 
Maison de l'International  
50 Esplanade de la Fraternité - 29200 Brest
 
Adresse postale:
245, Cours Aimé Césaire - 29200 Brest 
 
www.france-palestine.org
afpsbrest.wordpress.com
Nouveau rassemblement à Brest pour les grévistes de la faim palestiniens samedi 27 mai à 14h30 à Brest (AFPS Brest)
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26 mai 2017 5 26 /05 /mai /2017 19:25
Mobilité forcée des personnels de santé dans le cadre du GHT et de la loi santé: nous y sommes (CGT, 26 mai 2017)

Loi Santé GHT = Mobilité des personnels sur la région !


La CGT vous l'avait annoncé depuis plusieurs mois, et bien nous y sommes…

La mobilité des agents hospitaliers au sein des établissements du GHT portée dans la Loi
Santé est officialisée par l’instruction ministérielle du 12 mai 2017.

En clair, on pourra contraindre tout agent à travailler dans un autre établissement du GHT
en cas de besoin (absence, réorganisation, etc). La mobilité du salarié ne sera formalisée que par un ordre de mission ou par un détachement.

Pour rappel, notre GHT comprends les établissements de Brest, Lesneven, Saint Renan,
Lanmeur, Landerneau, HIA, et Crozon !!! Seule la notion d’établissement d’un ordre de mission ou de détachement pour couvrir le salarié est mentionnée…

La mise à disposition est prononcée par décision de l’autorité investie du pouvoir de nomination.
Cette décision indique l’établissement pour lequel l’agent est mis à disposition et la quotité du
temps de travail effectué dans celui-ci. La mise à disposition peut être partielle.
Pour l’instant, les éventuelles compensations financières ne concerneraient que les praticiens
hospitaliers… Elle précise également les fonctions et activités déléguées de manière facultative à l’établissement support (pour notre GHT l'établissement support est le CHU de Brest) par un ou plusieurs établissements parties au GHT : la gestion des équipes médicales communes, la mise en place de pôles inter-établissements, la gestion d’activités administratives, logistiques, techniques et médicotechniques, mais aussi l’organisation en commun des activités de biologie médicale, d’imagerie diagnostique et interventionnelle et de pharmacie à usage intérieur impliquant que les établissements parties au GHT travaillent en commun tout en leur laissant la liberté de définir les modalités (échange de bonnes pratiques, mise en commun de ressources humaines, mise en commun de moyens matériels, etc.).
Ce qui veut dire mutualisation des moyens humains, fermeture de services doublons, transfert
d'activités …
Même si le décret sur les Groupements Hospitaliers de Territoire a été publié au Journal Officiel, la CGT s’oppose toujours à la loi santé et aux décrets GHT et elle continue d’exiger leur retrait ! Décryptage...
Ce décret est issu d’une loi qui n’a pas écouté les personnels des hôpitaux. L’obligation d’adhérer à un GHT pour chaque établissement public de santé modifie radicalement le pilotage des activités de soins.
La convention constitutive lie les signataires. Les établissements de taille moyenne perdent toute capacité de choix et d’orientation stratégique, ce qui interroge sur l’égalité de l’accès aux soins sur le territoire.
Les outils pour mettre en oeuvre les 16 000 suppressions de lits et les 22 000 suppressions de postes sont donc aujourd’hui disponibles pour aggraver l’austérité.
Nous dénonçons, la mise en oeuvre de ce texte sous-couvert d’économies « nécessaires ».

La CGT du Centre Hospitalier du Pays de Morlaix 

26 mai 2017 

Mobilité forcée des personnels de santé dans le cadre du GHT et de la loi santé: nous y sommes (CGT, 26 mai 2017)
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26 mai 2017 5 26 /05 /mai /2017 19:14
Non aux manoeuvres de l'OTAN en Bretagne et dans le Finistère: communiqué de la fédération du Parti Communiste du Finistère

Communiqué du PCF Finistère : non aux manœuvres militaires de l'OTAN en Bretagne

Le PCF Finistère, membre du Front de Gauche, et ses candidats aux élections législatives appellent à participer au pique-nique pacifiste à Carhaix place des Droits de l'Homme (salle des Halles) dimanche 28 mai à 11h30 contre les manœuvres militaires de l'OTAN dans le Finistère qui démarrent la semaine prochaine.

Les élections législatives vont démarrer dans un contexte inédit, alors que des armées françaises et étrangères de l'OTAN seront en train de manœuvrer au-dessus de nos têtes prévoyant en tout 800 exercices et 1200 heures de vol, en Bretagne et dans le Sud-Ouest de la France, du 5 au 16 juin.

L'OTAN contribue massivement à la course à l'armement et aux conflits militaires dans le monde. Sa politique d'intervention sur des théâtres extérieurs, presque toujours dictée par des intérêts économiques et stratégiques plus que par l'intérêt des populations concernées, aboutit partout à des échecs.

Trump veut que chaque Etat membre de l'Europe fasse passer à 2 % de son PIB son budget militaire, soit une augmentation de 10 milliards d'euros du budget militaire.

Le Parti Communiste défend depuis des décennies la sortie de la France de l'OTAN qui alimente des logiques de puissance, de domination et d'escalade militaire.

Nous voulons renforcer les mécanismes de coopération régionaux et le poids de l'ONU. Des politiques nationales et internationales de développement et de réduction des inégalités socio-économiques sont également indispensables pour prévenir les conflits.

Par ailleurs, la présence de la base de l'île Longue, porteuse des dangers mortels de l'armement nucléaire, nous rappelle quotidiennement notre attachement au pacifisme et au désarmement nucléaire.

 

La fédération du Parti Communiste du Finistère - le 26 mai 2017 

Non aux manoeuvres de l'OTAN en Bretagne et dans le Finistère: communiqué de la fédération du Parti Communiste du Finistère
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26 mai 2017 5 26 /05 /mai /2017 18:33
Atelier régional santé PCF-Front de Gauche Bretagne: "L'aluminium, les vaccins et les 2 lapins" film documentaire et soirée débat sur la toxicité de l'aluminium dans les vaccins - jeudi 1er juin à Saint Brieuc, 20h

L'Atelier Citoyen de Bretagne PCF - membre du Front-de-Gauche organise une soirée consacrée au film : "L'ALUMINIUM, LES VACCINS ET LES 2 LAPINS"...film documentaire qui révèle la vérité sur la toxicité de l'aluminium utilisé dans les vaccins, en donnant la parole à des malades, des chercheurs, des journalistes, une historienne et des politiques."

 

Projeté le jeudi 1er Juin 2017 à 20h - Ouverture à 19h30 - au cinéma le Club 6 à Saint-Brieuc,
il sera suivi d'un débat avec :

 

Didier LAMBERT, ancien directeur de services médico-sociaux, président de l'Association E3M, co-auteur du film citoyen

Laurence COHEN, orthophoniste, sénatrice PCF du Val de Marne et vice-présidente des affaires sociales au Sénat, marraine de la campagne "Pour des vaccins sans aluminium"
 

Thierry BODIN, statisticien au centre de recherche de Vitry, Coordinateur des syndicats CGT de SANOFI, co-auteur de "Sanofi BigPharma, l'Urgence de la maîtrise sociale"

 

Cette initiative peut- être, bien entendu relayée autour de chacun-e.

Bien fraternellement

Pour l'Atelier Citoyen de Bretagne PCF membre du Front-de-Gauche
Christiane CARO

Didier Lambert, ancien directeur de services médico-sociaux, président de l'association E3M, co-auteur du film citoyen

Didier Lambert, ancien directeur de services médico-sociaux, président de l'association E3M, co-auteur du film citoyen

Laurence Cohen, sénatrice PCF Val de Marne, vice-présidente de la commission des Affaires Sociales, marraine de la campagne "Des vaccins sans aluminium"

Laurence Cohen, sénatrice PCF Val de Marne, vice-présidente de la commission des Affaires Sociales, marraine de la campagne "Des vaccins sans aluminium"

Thierry Bodin - statisticien au Centre de recherche de Vitry - coordinateur CGT des syndicats CGT de Sanofi, co-auteur de "Sanofi Big Pharma, l'Urgence de la maîtrise publique"

Thierry Bodin - statisticien au Centre de recherche de Vitry - coordinateur CGT des syndicats CGT de Sanofi, co-auteur de "Sanofi Big Pharma, l'Urgence de la maîtrise publique"

Débat organisée par Christiane Caro et l'atelier régional Santé-Protection Sociale du PCF-Front de Gauche sur les enjeux du numérique et de la télémédecine dans la santé avec notamment Irène Frachon à la fête de l'Huma de la Courneuve en septembre 2016

Débat organisée par Christiane Caro et l'atelier régional Santé-Protection Sociale du PCF-Front de Gauche sur les enjeux du numérique et de la télémédecine dans la santé avec notamment Irène Frachon à la fête de l'Huma de la Courneuve en septembre 2016

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