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26 septembre 2017 2 26 /09 /septembre /2017 16:50
Compteurs Linky : la Ville de Saint-Etienne-du-Rouvray dit "Non"

mardi 26 septembre 2017

Joachim Moyse, qui a succédé à Hubert Wulfranc comme maire de Saint-Etienne-du-Rouvray (Seine-Maritime), a pris un arrêté municipal visant à interdire le déploiement sur le territoire communal de compteurs électriques communicants Linky.

"Après un premier arrêté, daté du 23 juin, qui "suspendait" le déploiement des compteurs Linky sur la commune le temps pour la Ville d’interroger la Commission de l’informatique et des libertés (Cnil) sur la "régularité du [leur] déploiement", les élus ont convenu avec le maire de signer un nouvel arrêté "interdisant" cette fois-ci le déploiement du compteur dit intelligent sur la commune."Les élus ont en effet jugé inadmissible que l’arrêté du 23 juin n’ait pas été respecté, explique Joachim Moyse. Alors qu’aucun juge n’a prononcé son annulation, Enedis a poursuivi le déploiement en toute illégalité, faisant pression sur les habitants et usant d’arguments mensongers et dévoilant des informations à caractère privé, ce qui est proprement scandaleux."

- En savoir plus sur le site de la commune

Le maire maintient sa position de fermeté contre les compteurs d’électricité Linky. Un deuxième arrêté interdit désormais leur déploiement à Saint-Étienne-du-Rouvray.

Après un premier arrêté, daté du 23 juin, qui "suspendait" le déploiement des compteurs Linky sur la commune le temps pour la Ville d'interroger la Commission de l’informatique et des libertés (Cnil) sur la "régularité du [leur] déploiement", les élus ont convenu avec le maire de signer un nouvel arrêté "interdisant" cette fois-ci le déploiement du compteur dit intelligent sur la commune. 
"Les élus ont en effet jugé inadmissible que l’arrêté du 23 juin n’ait pas été respecté, explique le maire, Joachim Moyse. Alors qu’aucun juge n’a prononcé son annulation, Enedis a poursuivi le déploiement en toute illégalité, faisant pression sur les habitants et usant d’arguments mensongers et dévoilant des informations à caractère privé, ce qui est proprement scandaleux." 
Bien que la préfète de la Seine-Maritime ait écrit que l’arrêté du 23 juin était "entaché d’illégalité" et bien que la Cnil ait "clôturé" la plainte de la Ville, cette dernière persiste dans sa position de fermeté vis-à-vis d’Enedis. Elle souligne notamment les risques de troubles à l’ordre public qu’occasionnerait l’agressivité de certains prestataires d'Enedis. "Lorsque j'ai dit à l'installateur que je refusais le compteur et que j'étais couvert par l'arrêté, il m’a dit que la mairie n’avait pas son mot à dire. Il m’a menacé de pénalités si je continuais à m’y opposer", explique Arnaud, propriétaire rue du Docteur- Papillon. Mêmes méthodes agressives dénoncées par Catherine, habitante de la rue de Paris: "Je suis harcelée au téléphone, le prestataire m’a menacée de couper la fourniture d’électricité si je persistais à refuser l’installation." Catherine assure en outre que le prestataire lui a divulgué des infor- mations nominatives sur ses voisins pour l’inciter à s’équiper. 
Mais au-delà de ces méthodes agressives, ce sont les risques d’une fourniture d’électricité à plusieurs vitesses que tient à pointer l’arrêté municipal d’interdiction: "Les données recueillies par ce compteur pourraient permettre aux fournisseurs d'électricité de prendre des décisions néfastes pour les usagers, comme les coupures à distance ou la diminution du flux lors des pics de charge", prévient le maire. Dans une ville où 62% des foyers ne sont pas imposables, ces craintes semblent avoir emporté la décision des élus… 
De son côté, Enedis invoque la "capacité d’auto-évaluation" des clients qui pourraient ainsi, grâce à Linky, "adopter une attitude vertueuse en diminuant leur consommation d’électricité" mais cette vision n’est pas partagée par Joachim Moyse. "Nous voyons pour notre part un compteur Linky beaucoup trop intrusif dans les données qu’il collecte. Des entreprises privées ne seraient-elles pas tentées de faire des bénéfices avec ces données?" 
Devant les craintes d’inégalité de traitement entre usagers et celle de voir Enedis tirer profit de données fournies quant à elles gratuitement par le client, les élus stéphanais ont donc opté pour une posture combative...

 

> Téléchargez l'arrêté municipal interdisant Linky

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26 septembre 2017 2 26 /09 /septembre /2017 16:45
Stephane Peu

Stephane Peu

"Nous refuserons de céder un centimètre de notre État de droit, de notre démocratie et de nos libertés aux ennemis de notre République"

mardi 26 septembre 2017

Le projet de loi pour renforcer la lutte anti-terroriste est débattu depuis hier à l’Assemblée nationale.

Pour le groupe de la Gauche démocrate et républicaine (GDR) cette réforme reste silencieuse sur toutes ces questions essentielles. Ils voteront contre ce texte.

Stéphane Peu, député de Seine-Saint-Denis, et Hubert Wulfranc, élu de Seine-Maritime et ex-maire de Saint-Étienne-du-Rouvray, ont notamment déploré « quatre impasses problématiques ». Car si le texte prend un soin tout particulier à durcir la législation en matière de contrôle d’identité, il ne pipe mot sur la prévention de la radicalisation, la lutte contre le financement du terrorisme, sur les moyens de la police et de la justice, et, enfin, sur la solidarité avec les milliers de victimes du terrorisme.

Extrait de l’intervention de Stéphane Peu :

Votre projet de loi ne dit rien et ne prévoit rien sur la prévention ; il ne dit rien et ne prévoit rien sur le financement du terrorisme et le blanchiment, i sur les moyens accordés à notre police et à notre justice.

Il ne dit rien et ne prévoit rien, enfin, sur la mise en place d’une solidarité effective avec les victimes du terrorisme dans notre pays.

S’agissant des moyens – c’est vrai dans de nombreux domaines, mais plus encore en matière de sécurité –, l’équation « faire plus avec moins » est tout simplement impossible. Nous vivons dans un pays où nombre de commissariats et de tribunaux sont exsangues. Nous payons et continuerons de payer très cher la réforme des services de renseignement engagée en 2008 par Nicolas Sarkozy, qui a entraîné la quasi-disparition du renseignement territorial. En misant tout sur la technicité plutôt que sur l’humain et le terrain, nous nous sommes mis en grande difficulté.

J’ai à l’esprit, dans ma circonscription de Seine-Saint-Denis, de multiples exemples précis, concrets et très éloquents qui montrent à quel point nos services de renseignement ont vu leur capacité d’action se réduire. À cela s’ajoutent les sous-effectifs dans les commissariats et la suppression de la police de proximité, qui, même si elle n’était pas une police de renseignement, était un capteur précieux du terrain, notamment des signaux faibles.

J’aimerais à présent évoquer les victimes, auxquelles je tiens à adresser une pensée particulière. Les victimes directes et indirectes des attentats se comptent désormais par milliers dans notre pays. Chaque État a le devoir d’accompagner les victimes et de contribuer à la réparation du préjudice qu’elles ont subi. Or les victimes du terrorisme, leurs familles et les associations qui les représentent, comme l’association 13 novembre 2015 Fraternité et Vérité, que je rencontre très régulièrement, n’ont pas reçu beaucoup plus, jusqu’à présent, que des mots de soutien et de compassion. Leur prise en charge et leur indemnisation restent aujourd’hui à la fois très lentes et lacunaires. Le Gouvernement a même supprimé le secrétariat d’État à l’aide aux victimes et il a fallu la protestation des associations de victimes, que j’ai moi-même relayée ici, pour qu’il nomme finalement, au mois d’août, une déléguée interministérielle à l’aide aux victimes. Non seulement cette réforme reste silencieuse sur toutes ces questions essentielles, mais elle pointe du doigt une partie de nos concitoyens et fragilise, par là même, la cohésion nationale qui permet de souder le pays dans les épreuves. Je regrette, alors que l’article 2 introduit des dispositifs relatifs aux lieux de culte, que les représentants des principaux cultes n’aient pas eu l’occasion d’être auditionnés par la commission des lois. Non, le comportement de quelques-uns ne peut pas entraîner la punition de tout un groupe, de toute une communauté, à moins de penser que l’on est collectivement présumé coupable. Et puis, pourquoi mentionner spécifiquement les lieux de culte, alors que nous savons qu’ils n’ont qu’une place marginale dans le recensement des lieux d’embrigadement ? Pourquoi ne pas mentionner, dans la même logique, les cybercafés, les clubs sportifs ou même, pourquoi pas, les halls d’immeubles ? En définitive, ce projet de loi, censé organiser une sortie de l’état d’urgence maîtrisée, institue, dans l’urgence, un état d’urgence allégé, mais permanent. Nous refusons cette vraie fausse sortie. La lutte contre le terrorisme doit être efficace, tout en préservant nos droits et en rétablissant les grands services régaliens de l’État et ses moyens d’action. Jean Jaurès déclarait, dans le même discours que vous avez cité tout à l’heure, monsieur le ministre d’État : « La République est un grand acte de confiance » – un acte de confiance dans la force de ses principes. C’est au nom de leur confiance dans notre République que les députés du groupe GDR refuseront de céder un centimètre de notre État de droit, de notre démocratie et de nos libertés aux ennemis de notre République.

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26 septembre 2017 2 26 /09 /septembre /2017 16:43
Le député communiste du Nord Alain Bruneel interpelle le président Macron sur la situation des Retraités
Le député communiste du Nord Alain Bruneel interpelle le président Macron sur la situation des Retraités
Alain Bruneel interpelle le Président sur la situation des retraités

mardi 26 septembre 2017[]

A quelques jours de la mobilisation des retraités, Alain BRUNEEL, député du Nord, interpelle le Président de la République sur la situation des retraités et retraitées du pays et leur pouvoir d’achat en berne.

Trois questions sont posées au Président :

Monsieur le Président, plutôt que de réformer l’ISF au profit des grandes fortunes, ne serait-il pas moins cynique de revaloriser les pensions afin d’obtenir que celles-ci soient au minimum égales au SMIC revalorisé ?

Ne serait-ce pas faire preuve de justice sociale que de revenir à la revalorisation annuelle de toutes les pensions et retraites au 1er janvier ?

La vraie modernité n’est-elle pas dans la capacité à redonner des moyens de financement issus des cotisations sociales à notre système solidaire et intergénérationnel de sécurité sociale ?

Il lui demande également de bien vouloir répondre favorablement à l’audience sollicitée par les 9 organisations à l’initiative de la mobilisation de ce jeudi

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26 septembre 2017 2 26 /09 /septembre /2017 16:24
À propos de la CSG.
Par Gérard Le Puill,retraité de l’agriculture, de l’industrie et de la presse

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dans l’entretien sur 21 pages publié dans le Point du 31 août dernier, Emmanuel Macron déclare que « la maladie et le chômage » sont « des risques sociétaux qui justifient la solidarité nationale. Il faut donc les financer par l’impôt, la contribution sociale généralisée (CSG), et non par les cotisations sur le travail ». Après quoi, il justifie la suppression de « 3,15 points de cotisations sur les salaires pour les transférer sur la CSG. Ce sera un gain de pouvoir d’achat pour tous les salariés et les indépendants », dit-il, avant d’ajouter : « Les contributeurs nets seront les 60 % de retraités les plus aisés. »

Il ne précise pas que le prélèvement supplémentaire de 1,7 % au titre de la CSG concerne tous les retraités dont la pension nette est supérieure à 1 200 euros par mois. Il occulte le fait que son statut de pensionné interdit à tout retraité de bénéficier des indemnités versées par l’Unedic. Voilà qui rend incongru et peut-être même illégal le transfert de la cotisation chômage à la charge des retraités via la CSG.

Mais la méthode Macron est porteuse de dangers supplémentaires. Dans la mesure où quelque 10 millions de retraités sont les seuls « contributeurs nets », dixit Marcon, via ce nouveau prélèvement à la source, nous assistons à une remise en cause, détournée mais pernicieuse, des droits de chacun à une retraite stable et connue d’avance, acquise par les cotisations versées durant une vie de travail.

Tous les retraités savent que leurs pensions n’ont pratiquement pas progressé depuis quatre ans et qu’il en résulte une importante perte de pouvoir d’achat. Mais, avec l’augmentation de la CSG, sans compensation pour les seuls retraités, Emmanuel Macron et le gouvernement d’Édouard Philippe se livrent à une extorsion de fonds, doublée d’une escroquerie. En mettant en place cette première dont on peut penser qu’ils voudront la renouveler s’il n’y a pas trop de protestations, le président de la République et son gouvernement inaugurent un processus qui peut réduire de manière illégale les droits acquis par les retraités d’aujourd’hui et de demain. Ces rabotages successifs feront de sorte que le niveau des pensions correspondra de moins en moins aux droits acquis par les cotisations de retraite.

On aimerait connaître ce que le Conseil constitutionnel, présidé par Laurent Fabius, aura à dire sur cette façon de spolier les retraités de leurs droits. Si toutefois il parvient à sortir de sa somnolence estivale pour examiner cette décision qui introduit un traitement inégalitaire et discriminatoire au détriment des retraités par rapport aux autres citoyens.

Cette spoliation est d’autant plus scandaleuse que le président de la République annonce dans le même entretien sa décision de faire passer l’impôt sur les bénéfices des sociétés de 33 % à 25 % et fait également savoir que l’argent des super-riches, qui préfèrent la spéculation boursière au patrimoine immobilier, sera exonéré de l’impôt de solidarité sur la fortune.

Gérard Le Puill

Journaliste et auteur

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26 septembre 2017 2 26 /09 /septembre /2017 05:21
 
Nous vous transférons en pièce jointe le rapport publié hier par l’Oxfam. (cf aussi l’article en page 9 de l’Huma hier)
 
L’ONG indique que les seuls gagnants des réformes fiscales sont les 1% les plus riches et les grands groupes.
 
- les 16 milliards d’euros de baisse de dépenses publiques viennent compenser les cadeaux faits aux plus riches;
 
- la réforme de l’ISF fait gagner 15 000 € par million possédé;
 
- moins on impose le capital plus on taxe le travail (CSG, TVA...);
 
- les recettes de l’impôt sur les sociétés ont chuté de 9 milliards en 10 ans;
 
- l’évasion fiscale reste estimée à plus de 20 milliards par an au bénéfice des grands groupes;
 
etc...
 

"Les inégalités atteignent des sommets partout dans le monde et la France n’échappe pas à la tendance. Le fossé entre les riches et les pauvres est aujourd’hui profond et continue de se creuser :

• En 2016, les 10 % des Français-e-s les plus riches détiennent plus de 56% des richesses quand les 50 % les plus pauvres se partagent à peine moins de 5 % du gâteau.1

• 21 milliardaires français possèdent autant que les 40 % les plus pauvres de la population 

• En 20 ans, la fortune totale des dix plus grandes fortunes françaises a été multipliée par 123 pendant que le nombre de pauvres augmentait de 1,2 millions de personnes

 Pourtant, les inégalités ne sont pas une fatalité et le système fiscal est l’un des outils les plus efficaces à disposition des Etats pour réduire les écarts de richesse.

Une politique fiscale progressive permet ainsi de redistribuer les richesses entre les plus riches et les plus pauvres et de financer des services publics de qualité, indispensables dans la lutte contre les inégalités. Au contraire, la réforme fiscale annoncée par le Gouvernement dans le cadre du prochain projet de loi de finances favorise largement les plus riches au détriment des plus pauvres et risque de creuser encore plus les inégalités. Ce rapport analyse l’impact sur les inégalités des principales réformes fiscales envisagées par le gouvernement.

Et le constat est sans appel : les ménages les plus riches en sortent les grands gagnants :

• Les 10 % les plus riches bénéficieront d’une hausse de revenus 18 fois plus importante que les 10% les plus pauvres5 . Si l’on prend en compte l’impact des baisses de prestations sociales liées à ces baisses d’impôt, seuls les 10 % les plus riches verraient leurs revenus augmenter avec 1 193€ de gains annuels contre une baisse de 337€ pour les 10 % les plus pauvres .

• La transformation de l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF) en Impôt sur la fortune immobilière permettra aux 1 % les plus riches d’économiser 3,6 milliards d’euros , une somme qui pourrait permettre de doubler les crédits budgétaires français destinés à lutter contre l'extrême pauvreté et le changement climatique dans le monde. En pratique, pour une fortune estimée à 46,1 milliards d’euros (soit 2,6 millions d’années de SMIC ) équivalente à celle de Bernard Arnault en tête du classement des milliardaires français, cette mesure fiscale pourrait représenter un cadeau de 553,2 millions d’euros .

Soit 3 un manque à gagner pour l’Etat qui représente déjà près de 1,5 fois le montant de la baisse annoncée des APL de 5 € par mois10 qui touchera 6,5 millions de foyers.

• La mise en place d’un prélèvement forfaitaire unique (PFU) sur le capital devrait coûter 4 milliards d’euros à l’Etat11 , soit presque autant que la baisse prévue par an dans le budget du logement à l’horizon 201912 . Ce cadeau fiscal devrait permettre aux 1 % les plus riches d’économiser 4 225 euros par ménage .

• A l’inverse, les impôts les plus régressifs qui touchent en plus forte proportion les ménages les plus pauvres n’ont cessé d’augmenter ces 20 dernières années : les recettes de la CSG ont été multipliées par 6,714 et celles de la TVA ont augmenté de 73 % au cours de la même période.

Les cadeaux fiscaux ne sont pas limités aux plus riches et les entreprises devraient également en sortir les grandes gagnantes : La baisse de l’impôt sur les sociétés de 33 % à 25 % pourrait à terme diviser par deux les recettes de l’impôt sur les sociétés et coûter entre 15 et 17 milliards d’euros par an à l’Etat français16 , dans un contexte où les recettes de l’impôt sur les sociétés ont déjà baissé de 40 % ces dix dernières années (20 milliards d’euros). 

Une tendance en décalage avec l’évolution des bénéfices des entreprises qui ont augmenté de 10 % sur la même période (57 milliards d’euros).

Les crédits d’impôt en faveur des entreprises ne cessent d’augmenter et ont été multipliés par deux ces 10 dernières années. Pourtant, aucune mesure de transparence ni de contrôle de leur efficacité n’a été introduite. Dans un contexte de dividendes record, la suppression de la taxe sur les dividendes devrait coûter 2 milliards de plus chaque année à l’Etat français , soit presque l’équivalent du budget finançant des contrats aidés pour l’année 2017 .

Dans le même temps, la France est le pays de la zone euro qui perd le plus du fait de l’évasion fiscale des grandes entreprises (plus de 20 milliards d’euros par an). Malgré une timide initiative de taxation sur le numérique, les outils de lutte contre l’évasion fiscale demeurent insuffisants pour mettre un terme à l’hémorragie fiscale. Le Gouvernement se trouve désormais à un tournant et doit faire le choix d’une politique fiscale au service de la majorité et non d’une minorité.

 UN FOSSÉ QUI SE CREUSE

" Les inégalités s’aggravent dans le monde et en Europe, et le fossé entre les plus riches et les plus pauvres se creuse toujours davantage. Oxfam a révélé en début d’année 2017 qu’à elles seules, les huit personnes les plus riches au monde possèdent autant que les 3,6 milliards les plus pauvres23. La France est loin d’être préservée par cette augmentation mondiale des inégalités. Une tendance qui se vérifie depuis le milieu des années 1990 après plusieurs décennies de réduction significative des inégalités. Le résultat est sans appel : en 2016, les 10 % des Français-es les plus riches détiennent plus de 56 % des richesses quand les 50 % les plus pauvres se partagent à peine moins de 5 % du gâteau. Au sommet de la pyramide, les 1 % les plus riches détiennent déjà près d’un quart des richesses nationales."

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25 septembre 2017 1 25 /09 /septembre /2017 14:58
Fièvre néolibérale et peste brune en Allemagne des résultats alarmants (PCF)

Fièvre néolibérale et peste brune en Allemagne : des résultats alarmants (PCF - Parti Communiste Français)

Les résultats des élections législatives en #Allemagne sont très alarmants.
D'abord le choc avec l'effroyable résultat du parti raciste et ultralibéral
 AfD. Pour la première fois depuis la fin du nazisme, et malgré un travail de mémoire en Allemagne inégalé en Europe, la campagne a été dominée par un débat nauséabond sur la question des réfugiés et l'extrême droite fait une percée électorale à 12,6 %, lui permettant d'entrer au Bundestag avec 94 députés. L’Europe est réellement entrée dans une ère pleine de dangers pour la paix et les droits humains.
Ensuite parce que la caractéristique principale de cette élection est - malgré un reflux de la CDU d'Angela Merkel (33%) - une poussée à droite, très à droite même, avec un retour des néolibéraux du FDP (10,4 %). Le SPD (20%) hésitant pendant la campagne sur son orientation à gauche, enregistre le plus faible résultat de son histoire. Il annonce cependant ne pas souhaiter participer à une nouvelle « grande coalition ». Les verts (8,9%) vont-ils permettre à la droite de gouverner dans un scénario à la jamaïcaine ? Ce ne serait pas servir l'écologie et l'hospitalité qu'ils prônent envers les réfugiés !
La future coalition gouvernementale sera forcément dominée par la droite austéritaire convaincue des « bienfaits » de l'orthodoxie économique et budgétaire en Europe. Emmanuel Macron ne s'y est pas trompé et a immédiatement confirmé sa convergence avec ces choix d'accumulation pour la finance et de sous-développement social et écologique pour les peuples.
Le PCF salue le résultat de ses alliés de DIE LINKE qui stabilisent leur influence nationale et seront comme ils l'affirment, la première force d'opposition sociale dans le Bundestag. 

Pierre Laurent profitera de la réunion du Parti de la Gauche Européenne à Berlin vendredi 29 et samedi 30 septembre pour faire le point avec les alliés des communistes français.

Parti communiste français,
Paris, le 25 septembre 2017.

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25 septembre 2017 1 25 /09 /septembre /2017 05:10
Loi logement: le coup de gueule de Finistère Habitat

« Ce qui se passe est non seulement scandaleux mais surtout très dangereux ». Le moins que l'on puisse dire, c'est que les annonces gouvernementales relatives à la future loi Logement ont passablement énervé Jean-Paul Vermot, président du Finistère Habitat, deuxième bailleur social du département (10.000 logements). « Ce qui est incroyable, c'est qu'on va devoir compenser une baisse de 50 à 60 € par mois du montant des APL dans le public mais qu'on ne demande absolument rien au privé. Or, sur les 18 milliards d'euros d'APL versés chaque année, seuls huit sont à destination des HLM ».

Un manque à gagner de 4 M€

 

Selon le conseiller départemental socialiste du canton de Morlaix, délégué au logement et à l'habitat, le manque à gagner sera de 4 M€ par an pour Finistère Habitat, où « les loyers sont déjà 12 % en dessous du plafond ».

 

Chaque année, le bailleur social investit 60 M€ dans la réhabilitation et la construction de logements neufs. « Mais cette baisse drastique de nos ressources va clairement mettre à mal toutes les opérations futures », insiste-t-il en expliquant que Finistère Habitat fait travailler autour de 700 salariés du bâtiment dans le département. Et de poursuivre : « Le Président Macron appelle à un choc de l'offre. Mais dans le social, ce qui nous attend, c'est un choc de l'offre à l'envers. Non seulement cette mesure ne fera pas augmenter le pouvoir d'achat des locataires mais elle va en plus empêcher la construction de logements ».

« Des économies sur le dos des plus pauvres »

 

Écoeuré, Jean-Paul Vermot annonce que « ces décisions de Bercy, qui n'ont d'autre but que de faire des économies sur le dos de nos concitoyens les plus pauvres », ont déjà des conséquences. « Pas besoin d'attendre 2018. Unilatéralement, l'État a ainsi décidé de geler 19,7 % des logements sociaux en Bretagne dès cette année. On nous demande de déprogrammer 88 logements tout de suite. Mais pendant ce temps-là, le gouvernement prépare une réforme de l'ISF qui va bénéficier aux plus riches », s'agace l'élu. Qui pointe aussi le recentrage de la loi Pinel sur les grands pôles urbains. « Le fossé se creuse avec le monde rural. Et je le répète, c'est très dangereux ».


© Le Télégrammehttp://www.letelegramme.fr/bretagne/loi-logement-le-coup-de-gueule-de-finistere-habitat-25-09-2017-11676024.php#eCYzudVXKIbMlqRE.99

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24 septembre 2017 7 24 /09 /septembre /2017 18:31
Eliane Assassi, présidente du groupe communiste, républicain, citoyen

Eliane Assassi, présidente du groupe communiste, républicain, citoyen

Fabien Gay, nouveau sénateur communiste en Seine St Denis

Fabien Gay, nouveau sénateur communiste en Seine St Denis

Eric Bocquet, le sénateur du Nord qui s'attaque aux multinationales et à l'évasion fiscale

Eric Bocquet, le sénateur du Nord qui s'attaque aux multinationales et à l'évasion fiscale

Laurence Cohen, notre camarade sénatrice du Val-de-Marne, bien connue des morlaisiens

Laurence Cohen, notre camarade sénatrice du Val-de-Marne, bien connue des morlaisiens

Cécile Cukierman, sénatrice communiste de la Loire

Cécile Cukierman, sénatrice communiste de la Loire

Pierre Ouzoulias, sénateur communiste des Haut-de-Seine

Pierre Ouzoulias, sénateur communiste des Haut-de-Seine

Pascal Salvodelli, sénateur communiste du Val-de-Marne

Pascal Salvodelli, sénateur communiste du Val-de-Marne

Christine Prunaud, sénatrice communiste des Côtes d'Armor

Christine Prunaud, sénatrice communiste des Côtes d'Armor

Pierre Laurent, sénateur communiste de Paris

Pierre Laurent, sénateur communiste de Paris

 

Déclaration du Parti communiste français

 

Cette élection a une valeur nationale.

 

Avec 13 sénatrices, sénateurs élu-e-s sur les listes soutenues ou présentées par le PCF, le groupe CRC devient au Sénat le principal groupe d’opposition de gauche à la politique Macron. Ont été élu-e-s:

 

Pierre Laurent, secrétaire national du PCF à Paris, Eliane Assassi, présidente du groupe CRC (Seine-Saint-Denis), Eric Bocquet (Nord), Dominique Watrin (Pas-de-Calais), Cécile Cukierman (Loire), Laurence Cohen (Val-de-Marne), Pascal Savoldelli (Val-de-Marne), Guillaume Gontard (Isère, DVG), Fabien Gay (Seine-Saint-Denis), Pierre Ouzoulias (Haut-de-Seine), Michelle Greaume (Nord). Ils siégeront avec Christine Prunaud (Côtes D’Armor) et Thierry Foucaud (Seine-Maritime), dont les sièges n’étaient pas renouvelables.

 

Les candidat-e-s présenté-e-s et soutenu-e-s par le PCF ont rassemblé bien au-delà de leur rang, les grand-e-s électeurs, électrices, qui sont issus pour l’essentiel du rapport de force des élections municipales de 2014. Sans surprise malheureusement la droite conserve donc la majorité au Sénat. La République en Marche est stoppée dans ses ambitions. Le FN ne gagne aucun élu.

 

A gauche, Europe Ecologie les verts n’a pas suffisamment d’élus pour constituer un groupe. La France Insoumise ne présentait pas de candidat. Le parti socialiste va continuer de vivre avec de nombreuses contradictions, certains soutenant le gouvernement, d’autres s’y opposant. Dans ces conditions, le groupe Communiste Républicain et Citoyen est le seul groupe d’opposition de gauche à Macron au Sénat. Il travaillera à rassembler le maximum de parlementaires de gauche face aux mauvais coups du gouvernement. Seul le groupe communiste, républicain et citoyen oppose au gouvernement une voix cohérente et combative, défendant des choix alternatifs aux logiques d’austérité. Demain, seul ce groupe, qui pourrait s’élargir à tous ceux et toutes celles qui veulent une opposition claire et porteuse de choix nouveaux, portera une telle voix au Sénat.

Sans lui, le Sénat ne serait plus qu’une chambre de négociations entre la droite et le Président. Négociations qui ont un objectif : déconstruire le modèle social français et chercher les 3/5ème des parlementaires pour changer la Constitution en faveur de l’ultra-libéralisme.

 

Les 13 élu-e-s auront à cœur de porter haut et fort les aspirations de celles et ceux qui luttent contre les réformes Macron, pour la qualité des services publics, pour la création d’une COP21 contre l’évasion fiscale, pour d’autres choix environnementaux et écologistes, pour promouvoir l’action des collectivités territoriales et leurs politiques publiques, faire vivre la démocratie, contre la loi de l’argent et pour d’autres modèles économiques prenant en compte le programme l’Humain d’abord et la France en commun.

 

Les sénatrices et sénateurs communistes se mettent sans attendre à la disposition des collectivités, des syndicats, des associations de solidarité, culturelles, sportives, d’élu-e-s, des citoyens pour faire barrage dans l’unité aux mauvais coups, préparer des amendements, des textes de lois... Les communistes et les citoyens peuvent s’appuyer sur leurs élu-e-s pour poursuivre et amplifier les mobilisations contre la politique libérale et droitière de Macron et ouvrir l’espoir.

 

Paris, le 24 septembre 2017

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24 septembre 2017 7 24 /09 /septembre /2017 18:00
Nouvelle manifestation pour le pouvoir d'achat des retraités, contre la hausse de la CSG et le gel des pensions le 28 septembre à Morlaix
Nouvelle manifestation pour le pouvoir d'achat des retraités, contre la hausse de la CSG et le gel des pensions le 28 septembre à Morlaix
Nouvelle manifestation pour le pouvoir d'achat des retraités, contre la hausse de la CSG et le gel des pensions le 28 septembre à Morlaix
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24 septembre 2017 7 24 /09 /septembre /2017 07:30
Mémoire de la résistance populaire dans la région de Morlaix: François Bourven, résistant FTPF au maquis de Srignac depuis décembre 43, engagé sur le Front de Lorient dans les FFI

François Bourven, militant communiste, le mari de Michèle Bourven, née Lacroix, qui est notre camarade de la section du PCF Morlaix, comme ses enfants François Bourven (ancien secrétaire départemental du PCF Finistère, cheminot, responsable syndical) et Guillaume Bourven, est décédé le 11 mars 2010, à 85 ans.

Né en 1925, cultivateur à Plougonven, il est entré dans la résistance en Décembre 1943, dans un groupe FTPF du secteur de Scrignac commandé à l'époque par Armel Coant, lequel sera fusillé par les Allemands le 8 août 1944 à Rennes.

Le maquis de Scrignac était aussi organisé par Emile Le Foll, qui aida Michèle Bourven à porter plainte en 2010 quand elle reçut une lettre anonyme inspirée par des idées d'extrême-droite et /ou Breiz Atao pour salir la mémoire de son mari et celle de la Résistance après son décès.

De Décembre 1943 à Mars 1944, François Bourven a participé à des distributions de tracts et de journaux clandestins.

Le « maquis rouge » FTPF de Scrignac est particulièrement important. François Bourven l'intègre après l'exécution de l'abbé Perrot qui est suivie d'une intense activité de répression de la part des Allemands du Kommando de Landerneau dirigé par Schaad et de leurs auxiliaires miliciens et collaborateurs français, dont un certain nombre de nationalistes bretons du PNB. C'est par eux qu'Armel et Francis Coant, les deux cousins, sont arrêtés, torturés, avant d'être fusillés à Rennes.  

Puis il a participé à des activités barrages de routes, abattages d'arbres, sabotages de lignes téléphoniques ennemies pendant le débarquement des Alliés sur les Côtes Normandes, aux parachutages d'armes et munitions du 14 et du 21 juillet à St Mandez (Côtes du Nord) et au Vieux Moulin de Scrignac.

Il est de l'attaque d'un convoi allemand à Lémézec (Scrignac). Plusieurs Allemands sont tués et blessés. Il participe aussi à la Libération de la presqu'île de Crozon dans le secteur de Plougastel et Logonna Daoulas.

Engagé volontaire, il participe à la Libération de Lorient au sein du 118e RIMB avec 12 000 autres résistants des autres mouvements épaulés par l'armée américaine. Face à eux, pendant 6 mois, sur le Front de Lorient du 15 novembre 44 à mai 1945, 26 000 soldats de l'armée allemande, dont 2000 Russes, 285 Polonais et Tchèques.

Après-guerre, François Bourven devient cheminot à Paris, puis brocanteur, puis il se réinstalle à Plougonven, au Kermeur, où il exerce comme brocanteur. Il était adhérent à l'ANACR.  

 

 

Archives Michèle Bourven

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François Bourven à la fête de l'Huma en costume breton (archives Michèle Bourven)

François Bourven à la fête de l'Huma en costume breton (archives Michèle Bourven)

Archives Michèle Bourven

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