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28 janvier 2015 3 28 /01 /janvier /2015 07:33

logo1ligue des droits de l'homme

La section des Pays de Morlaix de la Ligue des Droits de l'Homme

s'est inscrite dans le 

 

 FESTIVAL DES LIBERTÉS ET DES DROITS DE L’HOMME

EN FINISTÈRE

Du 21 janvier au 3 février 2015

 

Nous vous proposons trois films suivis de débats :

 

 etatdelue

MORLAIX

Cinéma La Salamandre - rue Eugène Pottier

État d’élue (tout public)

Projection le jeudi 29 janvier à 20 h 30, en présence de Françoise Verchère.

         Françoise Verchère, est le sujet principal de ce film. Avec elle le débat pourra aborder ce mal-être élus-citoyens, ce désenchantement pour la politique … Quelle renouveau possible d'une démocratie participative active ?

 

 etat-d-elue

 

 

CARANTEC

Cinéma L’Étoile - Place de l’Étoile

On a grévé (tout public)

 

On-a-greve

Projection le samedi 31 janvier à 17 h 00, en présence de Denis Gheebrant

        Le réalisateur sera dans la salle : quels étaient ses motivations pour filmer ces « exploitées du luxe » … Comment des résistances improbables débouchent sur des luttes pour conquérir reconnaissance et dignité ?

 

 

SAINT-POL-DE-LÉON

Cinéma Le Majestic - place Michel Colomb

Au bord du monde (tout public)

 

au bord du monde

Projection le dimanche 1er février à 17 h 00, en présence d’associations                                                           

                Ils, elles, sont « dans la rue » ...les voyons nous vraiment  ? Le film les regarde et les écoute. Le réalisateur a choisi la beauté des images et du son, la lumière dans la nuit de Paris. Sont ils, sont elles si loin de nous

 

Le Telegramme 28.01.15 (5)

 

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28 janvier 2015 3 28 /01 /janvier /2015 07:22
Morlaix-CO 27.01 PYB 3
Morlaix-Co 27.01 Pyb 4
Efkaristo Poli ...

Merci aux Grecs, ai-je dit en préambule de mon intervention sur le Débat d'Orientation Budgétaire de Morlaix Communauté, merci aux grecs qui nous redonnent de l'espoir et le sourire, malgré l'annonce (par Jean Le Pinvidic, le président de la Commission Finances) des mauvaises nouvelles de la dégradation des marges de manœuvre budgétaires de la Communauté liées à la baisse des dotations d'Etat.
Merci aux Grecs et à Syrisa, ai-je dit dans un chahut reprobateur d'élus du PS et de droite, d'avoir sonné l'heure du reveil démocratique, montrer qu'il était possible d'ouvrir une voie de résistance aux logiques financières, libérales et d'austérité, merci d'avoir ouvert un chemin de révolte et d'espoir pour tous les peuples européens soumis à la tyrannie des mêmes logiques.

Là, Jean-Luc Fichet m'a coupé une première fois la parole en me disant que ces considérations n'avaient rien à voir avec le sujet du DOB et m'a demandé de m'exprimer uniquement sur les orientations budgétaires de Morlaix-Communauté.

J'en répondu que 3 millions de baisse des dotations et concours de l'Etat dans le cadre d'une politique de baisse des dépenses publiques et sociales de 50 milliards d'euros en trois ans, cela avait forcément un impact sur les capacités d'investissement et de fonctionnement de Morlaix Communauté et que pour faire face aux besoins de dépenses de fonctionnement liés à ce qui est déjà en place, lesquelles devrait augmenter de 6 % en 3 ans, et répondre aux besoins de services des habitants des 28 communes, ce serait la quadrature du cercle avec cet étranglement financier lié à la politique de l'Etat.

Politique qui crée du chômage en détruisant de l'emploi public et privé, du fait de la fragilisation des investissements publics qui nuit au secteur du BTP (perte de chiffre d'affaires de 9 % en 2014) et au secteur associatif, victime d'un gigantesque plan social qui ne dit pas son nom en 2014 (44000 emplois détruits nationalement), du fait des désengagements des collectivités liées aux baisses de dotations de l'Etat.

J'ai mis en avant singulièrement le cas de l'ORPAM, l'Office des retraités et des personnes âgées de Morlaix, à qui il manque 9700€ pour boucler son budget, payer son salarié et son loyer, alors qu'il rend des services d'intérêt général bien au-delà de la population de retraités morlaisiens. Morlaix-Co ne propose dans le meilleur des cas que 4500 euros liés à des actions ponctuelles concrètes. C'est insuffisant pour compenser le désengagement de la ville de Morlaix.

Ces difficultés financières, ces obligations de renoncer auxquels nous allons être confrontés à partir de 2016-2017 surtout, elles ne viennent pas des caprices du ciel, des nuages de sauterelles ou des averses de grêle, mais de choix politiques privilégiant le monde de la finance et de l'entreprise, accordant 30 milliards d'euros d'exonérations de charges sociales et d'impôts pour les entreprises, bénéficiant principalement aux plus grandes d'entre elles, aux multinationales, sans effet tangible sur l'emploi.

La dette n'est qu'un prétexte pour fragiliser l'action publique, réduire l'offre de service public, privatiser.

A ce moment, il était très difficile pour moi de m'exprimer. Jean-Luc Fichet m'a interrompu deux fois à nouveau pour chercher à me destabiliser et m'empêcher de continuer à tenir un discours politique qui le dérangeait, il y a eu des signes d'humeur et d'hostilité venus d'élus de la droite et du PS.

Je l'ai mis en cause, ainsi que nombre d'élus communautaires qui, par leur engagement à droite et au PS, soutiennent la politique d'austérité. J'ai rappelé que lors des vœux de Morlaix-Communauté à Plougasnou il avait dit qu'il assumait complètement cette politique de rigueur, ses motivations et ses conséquences.

Avec peine, car il n'était pas facile de pouvoir terminer mon propos, j'ai exposé quelques effets délétères de ces baisses de moyens sur Morlaix-Co :

- fragilisation des associations

- menace pour l'emploi public et les conditions de travail des personnels : déjà les personnels, en dehors du service de collecte des ordures, ne sont pas remplacés car ils sont en congé maladie (suppression des renforts). Jean-Luc Fichet m'a dit que je disais des mensonges. Je lui ai répondu que, s'il se déplaçait plus souvent dans les services, il verrait que ça n'en était pas. Pour ma part, je tenais cette information de Guy Pouliquen, le vice-président délégué au personnel, lors de la dernière commission finance.

- j'ai mis en avant aussi le risque qu'on ne s'engage pas, faute de capacités d'investissement suffisantes, dans un réel développement du réseau de transport en commun péri-urbain, dans une régie publique de l'eau et du transport.

- augmentation à terme des impôts locaux (cette année, c'est le taux de la TEOM qui augmente de 1%).

J'ai annoncé que dans ces conditions je voterai contre le budget 2015 quand il sera présenté car la politique de l'Etat risque de faire de ce mandat celui des renoncements et des regrets.

Personne à vrai dire au Conseil de communauté ne m'a soutenu dans cette dénonciation de la politique d'austérité – dénonciation des conséquences et des choix qui en sont la cause. Dénonciation sur des arguments de principe et des arguments d'opportunité (l'austérité augmente le chômage, affaiblit le pouvoir d'achat, met la croissance au point mort, fait augmenter la dette).

Christine Prigent (EELV) qui a pris la parole après moi s'est contenté de remettre « un peu d'optimisme » malgré ces « problèmes financiers de l'Etat » (ce ne sont pas des choix, ou alors il ne faut pas le dire! ) qui rejaillissent sur nos collectivités. On va consommer moins, on va faire des économies, on va faire attention à moins gaspiller. Et l'élue verte de parler des bouteilles d'eau que l'on pourrait éviter au Conseil Communautaire ou de la machine à café, de la baisse des dépenses énergétiques de Morlaix-Communauté, du gaspillage.. Pourquoi pas, ce sont des buts en soi, mais on est loin des enjeux. J'ai trouvé ça un peu artificiel comme manière de ramener des thématiques environnementales en faisant comprendre qu'on est un peu contre l'austérité mais qu'elle a aussi peut-être du bon, favoriser la décroissance et la transition écologique, pour ne pas fâcher "l'allié" socialiste.

Sarah Noll a elle, tout en disant aussi espérer que les baisses de dotation n'aient pas de conséquences trop importantes (mais avec un grand sourire, ça passe mieux), pointé certains projets dont on peut se demander s'ils ne sont pas surdimensionnés comme l'espace des sciences, demander des prises de compétence supplémentaires, en matière de culture, s'est inquiété du peu d'investissement en matière de cohésion sociale (à comparer à ce qui est consacré au développement économique notamment). Elle a demandé à ce qu'on réfléchisse ensemble sur les transferts et mutualisations.

Alain Tigréat (droite morlaisienne) m'a taclé en disant de manière diplomatique que mes propos étaient idéologiques et hors sujet et a donné un satisfecit à Morlaix-Communauté tout en disant être vigilant sur le maintien des aides aux projets morlaisiens.

Jean-Guy Guéguen (droite bon teint, Carantec) s'est plaint que dans cette enceinte, on ne valorise pas assez l'économie sous toute ses formes, coopérative et alternative, certes, mais aussi capitalistique. Certains préfèrent parler d'économie parallèle, de lutte contre le grand capital, et oublie l'économie qui est la base de tout, le poumon, …

Jean-Luc Fichet l'a rassuré en disant que Morlaix-Co était piloté avec la préoccupation constante du soutien au monde économique.

Auparavant, avant le bref d'ébat d'orientation budgétaire, qui n'a pas fait long feu car peu de gens ont voulu sortir du bois à nouveau, je me suis alarmé par rapport à l'abandon dans le contrat de territoire signé avec le Conseil Général (une dizaine de pages d'actions finançables que nous avons découvert le soir même du Conseil Communautaire) de l'épicerie sociale de Morlaix, malgré la hausse continue de la précarité dans le pays de Morlaix. Jean-Luc Fichet m'a confirmé que le projet n'avait pas été retenu à défaut d'accord entre Morlaix et Morlaix-Communauté sur la répartition du financement (400 000€ de frais de fonctionnement, 800 000€ d'investissement).

Ismaël Dupont 
Morlaix-Co 27.01 PYB
Morlaix-co 27.01
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28 janvier 2015 3 28 /01 /janvier /2015 07:20

Le Telegramme 28.01.15 (3)

 

Ouest-France 28.01.15

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28 janvier 2015 3 28 /01 /janvier /2015 07:10
Communiqué du Front de Gauche pays de Morlaix: rassemblons-nous devant la mairie de Plouigneau jeudi pour dire non à la banalisation de l'islamophobie et des théories néo-conservatrices du choc des civilisations

Suite aux propos islamophobes tenus publiquement en introduction de ses voeux vendredi 23 janvier par le maire de Plouigneau, Rollande Le Houérou, qui nous semblent à l'exact opposé de l'immense élan populaire du 11 janvier où des millions de français étaient dans la rue pour rappeler leur attachement viscéral à la liberté d'expression et au vivre ensemble dans le respect de l'identité de chacun dans une république laïque où les valeurs de liberté, égalité et fraternité ont un sens... 
le Front de Gauche du Pays de Morlaix appelle les citoyens ignaciens et du pays de Morlaix à se rassembler devant la mairie de Plouigneau à 18h45 le jeudi 29 janvier.
Nous ne pouvons pas accepter que l'on recycle les théories du choc des civilisations ou celles, rappelant la sombre époque de la guerre d'Algérie, stigmatisant des populations supposées inassimilables en raison de leur culture d'origine. 
Les musulmans de France, dans leur immense majorité, aiment et partagent les valeurs républicaines et démocratiques. Ils ne sont en rien responsables des actions criminelles commis par des individus fanatisés par une idéologie politico-religieuse qui reste ultra-minoritaire, qu'ils rejettent et combattent.  
Parler du caractère improbable de la coexistence pacifique entre 5 à 6  millions de français d'origine musulmane et le reste des Français, chrétiens ou laïques, comme l'a fait le Maire UMP de Plouigneau, et dire que l'histoire des civilisations s'inscrit en faux contre cette possibilité d'entente entre des concitoyens de tradition culturelle et religieuse différente, c'est méconnaître ou tordre les faits historiques (en particulier ceux qui concernent l'histoire récente de la France, l'histoire de l'Espagne au Moyen-Age, du Maghreb, du Proche et Moyen-Orient, de l'Inde), diaboliser l'Islam, et enfermer les Français d'origine maghrébine, africaine, proche-orientale, dans un déterminisme culturel et religieux minimisant l'influence de la vie sociale partagée en France, de la liberté individuelle, comme si les individus étaient enfermés dans des communautés étanches qui leur donneraient des caractéristiques essentielles intangibles. 
Cette vision de l'homme et de la société est à l'opposé de la culture républicaine, laïque et universaliste qui s'est affirmée en France, dans l'adversité, depuis la révolution de 1789. 

Ensemble, à Plouigneau, nous devons dire à nos concitoyens arabes, aux musulmans de France: vous avez toute votre place dans notre société, nous combattrons avec la dernière énergie la banalisation du racisme en France. 

 

Front de Gauche pays de Morlaix, le 27 janvier 2015

 

front de Gauche Morlaix

 

Le Telegramme 28.01.15 (6)



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28 janvier 2015 3 28 /01 /janvier /2015 07:05
Une Vraie Gauche pour le Finistère
Départementales 2015.22 /29 mars 2015
José Le Guélaff et Marie-Pierre Coant candidats
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28 janvier 2015 3 28 /01 /janvier /2015 07:00
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28 janvier 2015 3 28 /01 /janvier /2015 06:00
Comment les Français ont-ils vécu les attentats de janvier, puis la mobilisation citoyenne qui s’ensuivit ? Cette séquence a-t-elle modifié notre regard sur l’islam, et sur notre société en général ? Quelles mesures prendre pour lutter contre l’extrémisme religieux ?
Pour évoquer ces questions, un sondage Ipsos/Sopra-Steria pour Le Monde et Europe 1 a été réalisé auprès de 1 003 personnes, qui ont été interrogées par Internet les 21 et 22 janvier ; soit deux semaines après le début des tueries, et dix jours après la marche républicaine. En voici les principaux enseignements.
 
  • « Guerre » ou pas guerre : les Français partagés

Une assez courte majorité de Français (53 %) estime que « oui, il s’agit vraiment d’une guerre ». 47 % jugent au contraire que ce terme est « exagéré ». 84 % de ceux qui affirment que notre pays est en guerre pensent que celle-ci est dirigée contre « le terrorisme djihadiste uniquement » ; 16 % contre « l’islam en général » (6 % des sympathisants PS, 16 % de ceux de l’UMP et 42 % de ceux du FN). Près des deux tiers (63 %) de ceux qui affirment que notre pays est en guerre considèrent que nous la « gagnerons », 36 % sont d’un avis contraire.
 
  • L’islam jugé plus « compatible » avec la société française qu’auparavant
Les attentats commis par les frères Kouachi et Amedy Coulibaly n’ont pas rejailli sur l’acceptation croissante de l’islam par la société française. Certes, une petite majorité (51 %) des personnes interrogées considère que la religion musulmane « n’est pas compatible avec les valeurs de la société française ». Mais c’est 12 points de moins qu’en janvier 2014 et 23 points de moins qu’en janvier 2013. Ceux qui jugent l’islam « compatible » avec ces valeurs sont, eux, 47 %, contre 37 % il y a un an et 26 % il y a deux ans. L’écart reste cependant important avec la religion catholique, jugée « compatible » par 93 %, et la religion juive (81 %). La tolérance des femmes vis-à-vis de l’islam (50,3 %) est supérieure à celle des hommes (43,5 %). L’acceptation de l’islam est très dépendante de l’orientation politique. Si 66 % des sympathisants de gauche jugent cette religion « compatible avec les valeurs de la société française », ils ne sont que 39 % parmi ceux de l’UMP et 12 % parmi les proches du Front national.
 
  • Une religion « aussi pacifiste que les autres » pour les deux tiers des Français

66 % des personnes interrogées (81 % des sympathisants de gauche, 53 % des proches de l’UMP, 39 % des sympathisants du FN) jugent que l’islam est « une religion aussi pacifiste que les autres », et que « le djihadisme est une perversion de cette religion ». A contrario, 33 % considèrent que « même s’il ne s’agit pas de son message principal, l’islam porte malgré tout en lui des germes de violence et d’intolérance ». Les femmes sont plus nombreuses que les hommes (70,5 % contre 61,5 %) à être bien disposées à l’égard de cette religion.
 
  • Les représentants musulmans ont été entendus
Les condamnations des attentats par les responsables de l’islam en France ont été entendues : 65 % des personnes interrogées ont jugé ces représentants « assez présents », et 60 % ont été « convaincus ». Une majorité de Français (58 %) juge qu’on a « raison de leur demander de condamner ces attaques, ce n’est que comme cela que l’on évitera les amalgames entre musulmans en général et extrémistes djihadistes en particulier ». 35 % craignent cependant qu’« à force de trop insister, on risque de créer un malaise au sein de la communauté musulmane qui va se sentir de plus en plus stigmatisée ».
 
  • Amplifier l’engagement militaire de la France à l’étranger

Les attentats commis en région parisienne ont manifestement conduit les Français à approuver l’engagement militaire de leur pays contre le djihadisme. « Là où la France est déjà présente (Mali, Sahel, Irak…) », 50 % des personnes interrogées considèrent qu’elle doit « augmenter » son engagement, 40 % le maintenir à son niveau actuel ; seuls 9 % souhaiteraient le voir diminuer. S’agissant spécifiquement de la Syrie, 65 % des personnes interrogées seraient favorables à ce que la France y « intervienne plus directement, dans le cadre d’une coalition internationale contre le djihadisme islamique » ; 34 % sont d’un avis contraire.
 
  • Contre l’extrémisme religieux : la sécurité, au détriment de la liberté

Dans l’éternel débat entre partisans de la sécurité et défenseurs des libertés, la balance penche nettement en faveur des premiers. A la suite des attentats, une écrasante majorité des Français est favorable à la mise en œuvre de différentes mesures qui leur sont suggérées « pour lutter contre l’extrémisme religieux ». Y compris celles qui empiéteraient nettement sur les libertés individuelles. « Généraliser les écoutes téléphoniques sans accord préalable d’un magistrat » ? 71 % des personnes interrogées y sont favorables. « Pouvoir perquisitionner des domiciles sans accord préalable d’un magistrat » ? 67 % approuvent. « Pouvoir mener des interrogatoires de suspects sans l’assistance d’un avocat » ? D’accord à 61 %. Sur ces trois mesures, les sympathisants de gauche sont respectivement 60 %, 58 % et 46 % à se dire favorables à leur mise en œuvre.
 
  • L’attitude de l’exécutif saluée
Confirmation : les Français approuvent largement la façon dont l’exécutif a géré cette période. Le premier ministre, Manuel Valls, sort premier d’une liste de neuf personnalités politiques : 86 % des personnes interrogées (94 % des sympathisants du PS, 91 % de ceux de l’UMP) estiment qu’il « a eu l’attitude qui convenait lors de ces événements ». Le président de la République, François Hollande (83 %), et le ministre de l’intérieur, Bernard Cazeneuve (81 %) le suivent de près sur le podium. Dans ce contexte sécuritaire, la ministre de la justice, Christiane Taubira, est nettement moins bien perçue : seules 50 % des personnes interrogées (33 % des sympathisants de l’UMP) jugent qu’elle « a eu l’attitude qui convenait ».
 
  • Marine Le Pen désapprouvée, y compris chez les siens
69 % des personnes interrogées désapprouvent l’attitude de Marine Le Pen qui, leur était-il rappelé, « n’a pas participé au rassemblement national des 10 et 11 janvier ». La présidente du Front national s’était alors rendue à Beaucaire (Gard), ville FN dirigée par Julien Sanchez, pour un hommage aux victimes des attentats qui s’était transformé en meeting politique. Signe que cette séquence, en tout cas à court terme, ne lui a pas été favorable : un tiers des sympathisants du FN désapprouvent également l’attitude de Mme Le Pen : 24 % la « désapprouvent plutôt », 9 % la « désapprouvent tout à fait ».
 
  • Les Français partagés sur les caricatures

Seules 9 % des personnes interrogées se disent opposées à « la publication dans la presse de caricatures satiriques se moquant des religions ». Cette option mise à part, le débat reste ouvert, chacun dosant à sa façon convictions personnelles et liberté d’expression. 53 % de l’échantillon (65 % des sympathisants de gauche) se rangent derrière l’opinion suivante : « vous approuvez la publication de ces caricatures car il est normal qu’en démocratie on puisse dire ce que l’on veut ». 38 % (45 % des sympathisants de l’UMP) se retrouvent plutôt dans cette formulation : « vous désapprouvez d’un point de vue personnel ce type de caricatures mais vous considérez néanmoins qu’il est nécessaire qu’en démocratie on puisse dire et publier ce que l’on veut ».
 
  • Revigorés, les Français se sont eux-mêmes surpris
 
Invités à se retourner pour regarder leur propre comportement dans les deux semaines qui ont suivi le début des attentats, les Français, pas peu fiers, n’en reviennent pas. « Finalement, après ces attaques terroristes et la mobilisation du 11 janvier », 93 % jugent qu’ils « sont prêts à se mobiliser massivement quand les valeurs du pays sont menacées ». Ce simple constat engendre des surprises : 89 % trouvent que « les Français sont plus attachés à leur pays qu’on ne le pensait », 81 % qu’ils « sont plus unis qu’on ne le pensait », 67 % que leur pays « est plus aimé à l’étranger qu’on ne le pensait ». Un essai qui reste à transformer : une courte majorité des personnes interrogées (51 %) refuse d’en déduire qu’« on peut être plus confiant qu’avant quand on pense à l’avenir du pays et de sa société ».
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25 janvier 2015 7 25 /01 /janvier /2015 21:20

 syrisa.jpg

Avec la victoire de Syriza, le peuple grec vient de retrouver sa dignité et d'écrire une page historique. Déjouant toutes les pressions, les menaces et les tentatives de divisions, les Grecs se sont exprimés avec force pour affirmer leur souveraineté et montrer qu'il existe une autre voie en Europe que celle de la dictature des marchés et de l'austérité. Ils ont affirmé leur refus de l'extrême droite xénophobe et raciste, ils ont affirmé leur volonté d'une Grèce de justice sociale et de solidarité.

La participation de 75 % et le score de Syriza, entre 37 et 39 % à cette heure, montrent un choix clair pour le pays et pour l'Europe.

La victoire de Syriza ouvre la voie du changement en Europe. François Hollande a raté le rendez-vous de l'histoire d'une réorientation de la construction européenne en 2012 ; l'espoir désormais vient d'Athènes.

Le Parti communiste français appelle le peuple français et tous les Européens à soutenir le peuple grec et son gouvernement, et à se saisir de ce moment pour porter des solutions alternatives aux politiques nationales austéritaires et à la construction européenne actuelle.

En France, c'est possible aussi. Toutes les forces anti austérité de gauche et écologiste doivent se rassembler pour construire une alternative politique sociale et écologique dans notre pays.


Pierre Laurent
Secrétaire national du Parti communiste français
Président du Parti de la gauche européenne
Dimanche 25 janvier 2015 à 19h40

pierre Laurent, Mélenchon et Alexis Tspipras
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25 janvier 2015 7 25 /01 /janvier /2015 20:47

tsipras

Déclaration de Patrick Le Hyaric

Député, Vice président du groupe de la Gauche Unitaire européenne et gauche Verte Nordique

 


Les pressions de toutes sortes, les menaces, les chantages, venues du monde de la finance, de la commission de Bruxelles, de la chancelière Allemande ne sont pas parvenues à faire reculer le peuple grec. Nous nous en félicitons. En choisissant nos amis du parti anti-austérité Syriza les citoyens de Grèce viennent de signifier clairement qu’ils rejetaient la potion empoisonnée de « La Troïka », qu’ils aspiraient à retrouver leur souveraineté et à ouvrir un nouvel avenir progressiste. Nous adressons nos plus vives félicitations aux militants de Syriza, et à notre ami Alexis Tsipras. Nos vœux de réussite, mais surtout notre solidarité active. Ils en auront besoin tant va s’ouvrir un violent bras de fer pour leur demander de s’aligner sur les dogmes européens considérés par l’oligarchie comme intangible. L’enjeu est énorme pour chaque citoyenne et citoyen européen. Réussir à briser les chaînes de l’austérité en Grèce, signifierait qu’on peut le faire ailleurs, dans chaque pays européen. Ce serait la voie ouverte pour refonder L’Europe afin de placer l’intérêt général, le bien public; la vie humaine au dessus du seul intérêt des marchés financiers. Elle encourage à poser avec force partout, des collectivités locales jusqu’aux institutions européennes les questions liées à la nature et à la légitimité des dettes publiques et du système bancaire et financier.

Une nouvelle période peut s’ouvrir dans L’union Européenne. La réussite d’un nouveau gouvernement de la gauche alternative nous concerne toutes et tous. Comme parlementaire, avec mes collègues de Syriza au Parlement européen je ne ménagerai aucun effort dans le déploiement de cette indispensable solidarité aux côtés du peuple Grec.
Un maillon de la chaîne austéritaire vient d’être brisé. C’est toute la chaîne qu’il faut maintenant casser !

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25 janvier 2015 7 25 /01 /janvier /2015 20:36
Photo Orestis Panagiotou/AFP
Avec six points d’avance sur Nouvelle Démocratie, Syriza incarne l’aspiration des Grecs 
à la dignité, après cinq années de mise sous tutelle par la troïka. À l’heure où ces lignes étaient écrites, Syriza frôlait de quelques sièges la majorité absolue de 151 députés.

Athènes (Grèce), envoyée spéciale. Il y avait hier soir à Athènes quelque chose de léger dans l’atmosphère, qui éclairait les visages et réchauffait les cœurs. Après cinq années de calvaire social, de gâchis économique et de tutelle politique, le peuple grec a exprimé un rejet sans appel des politiques d’austérité qui ont laissé le pays exsangue. Ils ont placé leurs espoirs bien à gauche, en offrant une victoire historique à Syriza. Avec 35,38 % des suffrages, selon les premières projections officielles, sondages sortis des urnes, le parti d’Alexis Tsipras devance largement la Nouvelle Démocratie du premier ministre conservateur, Antonis Samaras (28,93 %), sévèrement sanctionné. Si les électeurs ont entendu l’appel de Tsipras à donner à la gauche anti-austérité un mandat clair, une ombre terrible plane, comme au printemps dernier, sur ces élections : c’est le score des néonazis d’Aube dorée, qui arrivent en troisième position (6,35 %), devant les libéraux de To Potami (5,69 %). Concurrencés par Syriza, les communistes du KKE, avec 5,28 %, maintiennent leur base électorale et seront représentés au Parlement. De leur côté, les sociaux-démocrates du Pasok, autour de 5 %, paient au prix fort leur participation à la coalition d’Antonis Samaras. Les Grecs indépendants (souverainistes) recueillent 4,69%. À l’heure où ces lignes étaient écrites, Syriza frôlait de quelques sièges la majorité absolue de 151 députés.

Les politiques de privatisation
ont provoqué une véritable
crise humanitaire

Première impression, il y a dans ce scrutin dont les résultats résonnent sur tout le continent un irrépressible élan de dignité. Par-delà les clivages politiques et les bulletins choisis dans l’isoloir, tous les électeurs rencontrés hier nous ont fait part du sentiment d’humiliation suscité par la mise sous tutelle du pays par la troïka (Banque centrale européenne, FMI, Commission européenne). Dans le laboratoire grec, les politiques de privatisations, de démantèlement du droit du travail, de précarisation, de compression des dépenses sociales ont provoqué une véritable crise humanitaire, sans pour autant alléger le fardeau de la dette, passé 115 % du PIB en 2009 à 175 % aujourd’hui. Dans ces conditions, comment les Grecs auraient-ils pu acquiescer aux exhortations déplacées à consentir encore de nouveaux « sacrifices » ?

« Mettre fin à la trahison
 de ceux qui ont vendu
la Grèce à vil prix »

En prônant la renégociation et l’effacement partiel d’une dette non viable, Alexis Tsipras est paradoxalement apparu comme le responsable politique le plus réaliste. « J’ai l’espoir que ma patrie se libère de la dictature des marchés. Les Grecs ne sont pas les profiteurs paresseux décrits pour justifier le choc d’austérité que nous avons subi. Les responsables de cette faillite sont les usuriers qui se font de l’argent sur la dette. Unies, les forces de gauche peuvent ouvrir un autre chemin, non seulement pour la Grèce, mais pour toute l’Europe », nous confiait avant de se rendre aux urnes Kostas Katramanos, un habitant de Petroupouli, ville de la banlieue rouge d’Athènes. Ancien cadre de l’industrie pharmaceutique, passé par trois interminables années de chômage, il a vu ses revenus divisés par trois depuis 2011. En votant pour Syriza, cet ancien électeur du KKE dit aussi vouloir « mettre fin à la trahison de ceux qui ont vendu la Grèce à vil prix ». C’est sans doute là l’une des clés de cette victoire de la gauche anti-austérité. Elle a su promouvoir de nouveaux visages, qui tendent un cruel miroir aux vieux responsables politiques jugés corrompus, dogmatiques et serviles face aux injonctions de la troïka.

Après cette large victoire, pour Syriza et pour Alexis Tsipras, le plus difficile commence aujourd’hui. La gauche s’est engagée à former, qu’elle dispose ou non de la majorité absolue au Parlement, « un gouvernement de tous les Grecs ». Avec une extrême droite tapie en embuscade, Syriza n’a pas le droit à l’erreur. Dans les bureaux de vote d’une école d’Ambelokipi, près du stade de football qu’occupe le Panathinaïkos, les militants d’Aube dorée pariaient déjà, hier, sur l’échec. « Tsipras ne fera rien pour les pauvres, pour ceux qui ont vu leurs retraites et leurs salaires amputés. Le seul espoir pour nettoyer la Grèce des immigrés, sortir de l’euro et retrouver les fondements de notre civilisation chrétienne, c’est Aube dorée », écumait Hélène, une nostalgique de la dictature des colonels, entrée dans l’organisation néonazie il y a cinq ans alors qu’était entériné le premier plan d’austérité.

Guetté à Bruxelles et à Berlin, attendu au tournant par ses adversaires politiques autant que par une partie de l’oligarchie qui redoute ses promesses de justice sociale et fiscale, Alexis Tsipras espère pouvoir compter sur la mobilisation du peuple grec pour imposer la renégociation de la dette et rompre avec des choix néolibéraux destructeurs. C’est sans doute là que réside le plus grand défi pour Syriza, jeune parti au fragile enracinement social et militant. Par-delà les frontières du pays, c’est aussi l’avenir européen d’une gauche capable de se confronter aux forces de l’argent qui se joue sur la scène grecque. Les attentes sont immenses, la tâche est prométhéenne.

Rosa Moussaoui, L'Humanité.fr

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