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14 mars 2015 6 14 /03 /mars /2015 12:54

Pour l’affaire du service d’aide à domicile du CCAS de Plouigneau, qui a fait l’objet d’interventions de notre part auprès de Mme Le Maire (dans la presse et en conseil municipal), et malgré les deux avis défavorables donnés par le centre départemental de gestion, celle-ci maintient sa position de réduire les horaires des deux salariées de 17 h 50 à 5 h 00 par semaine.

Elle se refuse par ailleurs à rechercher toute solution au sein du CCAS ou de la commune pour maintenir ces salariées dans l’emploi.

C’est du licenciement pur et simple !

Le syndicat CGT des territoriaux de Morlaix vient d’informer qu’un rassemblement (autour des intéressées) aura lieu mercredi prochain 18 mars à 17 h 30 devant la mairie de Plouigneau.

Tous celles et ceux qui le peuvent sont vivement invités à participer solidairement à ce rassemblement.

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14 mars 2015 6 14 /03 /mars /2015 12:30

Le point du Collectif Gaspare sur les positions des listes aux départementales sur la Centrale à Gaz de Landivisiau et le compte rendu par les médias de la réunion publique du 12 mars 2015 à Saint Thonan:

Notre questionnaire est un succès, près de 60 % de retour.

- 37 réponses pour un moratoire (EELV, Front de gauche, Nouvelle Donne, UDB, Nous te ferons Bretagne, DVG, ...)

- 27 non-réponse, ou vote blanc, de Finistère et solidaires (PS)

- 44 abstentions, en particulier Alliance pour le Finistère (UMP, UDI, Modem, DVD, ...)

Toutes les réponses http://www.nonalacentrale.fr/?p=6477

Bonnes retombées média également pour la réunion-débat de jeudi à Saint-Thonan en attendant un article sur Mediapart

FR3 An Taol Lagad : http://pluzz.francetv.fr/videos/jt_local_12_13_an_taol_lagad_,118032664.html

Notre questionnaire est un succès, près de 60 % de retour.

- 37 réponses pour un moratoire (EELV, Front de gauche, Nouvelle Donne, UDB, Nous te ferons Bretagne, DVG, ...)

- 27 non-réponse, ou vote blanc, de Finistère et solidaires (PS)

- 44 abstentions, en particulier Alliance pour le Finistère (UMP, UDI, Modem, DVD, ...)

Toutes les réponses http://www.nonalacentrale.fr/?p=6477

Bonnes retombées média également pour la réunion-débat de jeudi à Saint-Thonan en attendant un article sur Mediapart

N'oubliez pas la randonnée "Pas t'au gaz" demain, dimanche 15 mars, à Loc-Eguiner-Ploudiry http://www.nonalacentrale.fr/?p=3088

Bon week-end,
Le Collectif GASPARE

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14 mars 2015 6 14 /03 /mars /2015 07:50

Nous apprenons hier qu'une nouvelle question a été éludée le 5 mars 2015 lors du dernier conseil municipal.

En effet, Mme le Maire aurait pu prévenir le Conseil Municipal de la nouvelle mise en place du Comité Technique (CT) qui remplace le Comité Technique Paritaire (CTP) en charge des questions touchant au personnel communal.

La première réunion du CT a eu lieu le vendredi 13 mars 2015, sans aucune information auprès des repésentants minoritaires.

Il y a moins d’un an, lors du Conseil Municipal du 17 avril 2014, Jean-Paul Vermot avait été désigné pour représenter l’opposition municipale au CTP (Michèle Abramovicz étant suppléante).

Désormais, sans que les désignations fassent l’objet d’une quelconque information de Mme Le Maire, l’opposition municipale est « virée » du nouveau Comité technique.

A ce jour, nous ne connaissons pas l’argumentation de Mme Le Maire sur la nouvelle composition du Comité Technique !

Cela ressemble bien à la rubrique « démocratie participative » du site internet de la ville

désespèrement vide :

AUCUN DEBAT EN COURS !

Les huit élus de l'opposition de gauche à Morlaix

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14 mars 2015 6 14 /03 /mars /2015 07:22
Dette grecque: guide des bobards médiatiques, rétablissement des faits par le Collectif pour un Audit de la Dette (CAC)

Le collectif pour un audit citoyen publie aujourd’hui un petit guide sur les bobards médiatiques sur la Grèce disponible à cette adresse : http://www.audit-citoyen.org/?p=6374

A lire aussi cette étude décapante sur les vraies causes de la dette publique grecque, réalisée par Michel Husson : http://www.audit-citoyen.org/?p=6364

Ces publications s’inscrivent dans une campagne de soutien à la Grèce. Plusieurs actions sont prévues dans le cadre des mobilisations Blockupy, le 14 mars à Paris et le 18 mars à Francfort, avec une grande mobilisation à l’occasion de l’inauguration du nouveau siège de la BCE : http://www.audit-citoyen.org/?p=6358

Sur le site d’Attac vous trouverez aussi plusieurs formes de solidarité concrète avec le peuple grec : https://france.attac.org/actus-et-medias/le-flux/article/quelques-formes-de-solidarite

Bonne journée à toutes et tous,

L’équipe d’animation du collectif d’audit

Grèce : petit guide contre les bobards médiatiques

Posted on 11 mars 2015 par Collectif pour un audit citoyen

Malgré l’ingérence et la pression des dirigeants de l’Union Européenne, le peuple grec a décidé de prendre courageusement son destin en main et d’en finir avec les politiques d’austérité qui ont plongé le pays dans la misère et la récession. Dans les pays victimes de la Troïka, mais aussi dans de nombreux autres pays européens, cette victoire est perçue comme un formidable encouragement à lutter pour mettre un terme à des politiques profitables aux marchés financiers et désastreuses pour les populations.

Mais déjà les grands médias relaient l’idée absurde selon laquelle l’annulation de la dette grecque « coûterait 600 euros à chaque contribuable français ». À mesure que les négociations vont se durcir entre la Grèce et la Troïka, la propagande va s’intensifier et notre travail d’éducation populaire sur la question de la dette publique va devenir de plus en plus décisif. Ces réponses aux idées reçues sur la dette grecque ont vocation à y contribuer. [Version PDF / Version ODT]

Idée reçue n°1 : Annuler la dette grecque: 636 € par Français ?

Le discours officiel sur la Grèce

« Il n’est pas question de transférer le poids de la dette grecque du contribuable grec au contribuable français » (Michel Sapin, ministre de l’Économie, Europe N°1, 2/02), « une ardoise de 735 € par Français » (Le Figaro, 8 janvier), 636 € selon TF1 (2 février).

Pourquoi c’est faux ?

La France est engagée à la hauteur de 40 milliards € par rapport à la Grèce : une petite partie a été prêtée à ce pays dans le cadre de prêts bilatéraux, le reste (environ 30 milliards d’euros) étant apporté en garantie au Fonds européen de solidarité financière1(FESF), lequel a emprunté sur les marchés financiers pour prêter à la Grèce.

Dans les deux cas ces prêts sont déjà comptabilisés dans la dette publique française (environ 2000 milliards €). Leur annulation n’augmenterait donc pas la dette.

La France devra-t-elle débourser ces sommes en cas d’annulation de la dette grecque ? Non, car en fait, la France, comme la plupart des pays, ne rembourse jamais vraiment sa dette. Lorsqu’un emprunt vient à échéance, la France le rembourse en empruntant de nouveau. On dit que l’État fait « rouler sa dette ».

La seule chose que perdraient les contribuables français, ce sont les intérêts versés par la Grèce, soit 15 € par Français et par an2.

La BCE pourrait résoudre facilement le problème de la dette grecque. Elle pourrait rayer d’un trait de plume les 28 milliards qu’elle détient. Elle pourrait racheter aux institutions publiques (États, FESF) les titres grecs qu’ils détiennent, et les annuler également. Ou bien les transformer – comme le demande la Grèce – en obligations perpétuelles, avec un taux d’intérêt fixe et faible, et pas de remboursement du capital. De toute façon une banque centrale ne court aucun risque financier puisqu’elle peut se refinancer elle-même par création monétaire.

Quelles leçons pour la France et l’Europe ?

En France aussi la dette publique est insoutenable et ne pourra pas être remboursée. Les taux d’intérêt sont très faibles aujourd’hui ? Oui, mais c’est parce que la France mène une politique d’austérité qui plaît aux marchés financiers. C’est aussi parce que les investisseurs financiers ne veulent plus courir le risque d’investissements dans le secteur productif. Pour en finir avec cette politique en France et en Europe, il faudra aussi alléger le poids des dettes, d’une façon ou d’une autre : restructuration, remboursement partiel par un prélèvement exceptionnel sur les grandes fortunes, annulation partielle… toutes les hypothèses doivent être étudiées et faire l’objet de choix démocratiques.

Idée reçue n°2 : Quand on doit, on rembourse ?

Le discours officiel sur la Grèce

« La Grèce devra rembourser sa dette » (Michel Sapin, 2 février) « Une dette est une dette. Rembourser est un devoir éthique pour un État de droit » (Marine Le Pen, 4 février)

Pourquoi c’est faux ?

Sauf rares exceptions, un État ne rembourse pas sa dette : il ré-emprunte pour faire face aux échéances. Au budget de l’État figurent les intérêts de la dette, jamais le remboursement de la somme empruntée (le principal). Contrairement à un particulier, l’État n’est pas mortel, il peut s’endetter sans fin pour payer ses dettes. C’est la différence avec l’emprunt d’une mère de famille qui, elle, est obligée de rembourser sa dette.

Mais quand les marchés financiers ne veulent plus prêter à un État, ou exigent des taux d’intérêt exorbitants, et que l’Etat n’a plus accès à la création monétaire de la Banque Centrale de son pays, les choses se gâtent. C’est pourquoi en 2011, quand les banques ont pris peur devant les difficultés de la Grèce, la BCE et les États européens ont du lui prêter.

C’est ce qui leur permet aujourd’hui d’exercer un brutal chantage en menaçant de couper les crédits à la Grèce si son gouvernement maintient les mesures anti-austérité promises aux électeurs: hausse du SMIC et des retraites, ré-embauche des fonctionnaires licenciés, arrêt des privatisations.

De nombreuses expériences historiques de pays surendettés (Allemagne 1953, Pologne 1991, Irak 2003, Équateur 2008, Islande 2011, Irlande 2013…) ont pourtant abouti à la même conclusion : quand la dette est trop lourde (190% du PIB pour la Grèce !), il faut l’annuler et/ou la restructurer pour permettre un nouveau départ.

Chacun sait – même le FMI et la BCE – que l’actuel fardeau de la dette est trop lourd pour la Grèce. Une renégociation est nécessaire, portant sur une annulation partielle, sur les taux d’intérêt et l’échéancier. Il faut pour cela une conférence européenne sur la dette comme ce fut le cas en 1953 pour la République Fédérale Allemande.

Pour être efficace cette conférence doit pouvoir prendre appui sur les travaux d’une commission internationale et citoyenne d’audit de la dette grecque. Cet audit déterminera quelles est la part légitime de la dette, dont il convient de s’acquitter, même avec taux d’intérêt et des délais renégociés, et la part illégitime, qui peut être contestée.

Est légitime la dette contractée légalement pour financer des investissements ou des politiques profitables à la population. Est illégitime la dette qui n’a pas servi les intérêts de la population, mais a bénéficié à des minorités privilégiées. Selon la jurisprudence internationale, une dette peut même avoir un caractère odieux ou être illégale, selon la façon dont elle a été contractée.

Quelles leçons pour la France et l’Europe ?

En France aussi, une démarche large d’audit citoyen est nécessaire pour sensibiliser l’opinion et montrer qui sont les véritables bénéficiaires du système de la dette. Le premier rapport d’audit citoyen publié en mai 2014 a montré que 59% de la dette française pouvait être considérée comme illégitime, de par son origine (taux d’intérêt excessifs, cadeaux fiscaux). Restructurer la dette française dégagerait des ressources pour les services publics, la transition écologique… Nous allons organiser une conférence européenne des mouvements sociaux sur la dette, afin de généraliser la démarche.

Idée reçue n°3 : Les Grecs se sont goinfrés, ils doivent payer ?

Le discours officiel sur la Grèce

La Grèce, c’est une « administration pléthorique, 7% du PIB contre 3% en Europe », une «difficulté à lever l’impôt et à maîtriser les dépenses » (Claudia Senik, économiste)

Pourquoi c’est faux ?

Selon l’OCDE, les fonctionnaires représentaient en Grèce 7% de l’emploi total en 2001, et 8% en 2011, contre 11% en Allemagne et 23% en France (incluant la sécurité sociale). Les dépenses publiques de la Grèce représentaient en 2011 42% du PIB contre 45% (Allemagne) et 52% (France).

Pourquoi donc, avant même la crise financière et la récession, la dette publique grecque était-elle déjà de 103 % du PIB en 2007 ? Une étude récente montre que la flambée de la dette grecque ne résulte pas du tout d’une gabegie de fonctionnaires et de prestations sociales. Les dépenses sont restées globalement constantes en % du PIB, de 1990 jusqu’à 2007. Comme en France, ce sont les taux d’intérêt excessifs et les cadeaux fiscaux qui ont gonflé la dette. Mais en plus, les diktats de la Troïka (Commission européenne, BCE et FMI) ont fait plonger le PIB grec de 25 % depuis 2010, ce qui a provoqué mécaniquement une hausse de 33 % du rapport entre la dette et le PIB !

Les taux d’intérêt exigés par les prêteurs entre 1990 et 2000 ont été extravagants : en moyenne 7,5 % (taux réel corrigé de l’inflation), pour une croissance du PIB de 2,5 %. D’où un effet « boule de neige » : l’État grec s’est endetté pour parvenir à payer ces intérêts exorbitants. Si le taux d’intérêt réel était resté limité à 3 %, la dette publique grecque aurait représenté 64 % du PIB en 2007 au lieu de 103 %.

Concernant les recettes publiques, pour remplir le critère de Maastricht sur le déficit maximum de 3%, la Grèce a très fortement augmenté les impôts dans les années 1990 : de 28% à 42% du PIB. Mais dès l’entrée dans la zone euro en 2001, les riches grecs ont fait la fête. Ainsi entre 2004 et 2008 la Grèce a réduit les droits de succession, diminué par deux fois les taux d’imposition sur le revenu et décrété trois lois d’amnistie fiscale pour les fraudeurs (Études économiques de l’OCDE, Grèce 2009). Les recettes fiscales sont retombées à 38% du PIB. Si elles avaient gardé leur niveau de 2000, la dette publique grecque aurait représenté, en 2007, 86 % du PIB au lieu de 103 %.

Au total, avec des taux d’intérêt «raisonnables» et un simple maintien des recettes publiques, la dette grecque aurait été deux fois plus faible en 2007. Autrement dit on peut considérer que la moitié de la dette grecque était illégitime à cette date : elle a découlé d’une ponction opérée par les créanciers, nationaux ou étrangers, et d’une baisse des impôts au bénéfice principal des plus riches. L’explosion de la dette depuis 2007, quant à elle, est entièrement due à la récession infligée par la Troïka. Elle est donc encore plus illégitime.

Quelles leçons pour la France et l’Europe ?

Le Collectif pour un audit citoyen de la dette publique a déjà montré que les mêmes mécanismes (taux d’intérêt excessifs et cadeaux fiscaux) expliquent 59% de la dette publique française. En France aussi on pourrait en finir avec les politiques d’austérité si l’on remettait en cause le fardeau de cette dette, par une annulation partielle et / ou des mesures de restructuration.

Idée reçue n°4 : On a aidé les Grecs, ils doivent nous remercier?

Le discours officiel sur la Grèce

« La Grèce doit cesser d’être un puits sans fond » (Wolfgang Schäuble, ministre allemand des finances, 12/02/2012)

Pourquoi c’est faux ?

De 2010 à 2013 la Grèce a reçu 207 Milliards d’euros en prêts des États européens et des institutions européennes assortis de plans de réformes. Il s’agirait « d’aides à la Grèce ».

Une étude d’ATTAC Autriche3 décortique les destinations des 23 tranches de financement imposées à la Grèce de 2010 à 2013. 77 % de ces prêts ont servi à recapitaliser les banques privées grecques (58 Mds €) ou ont été versés directement aux créanciers de l’État grec (101 Mds €), pour l’essentiel des banques européennes et américaines.

Pour 5 euros empruntés, 1 seul est allé dans les caisses de l’État grec !

Le mensuel Alternatives économiques (février 2015) complète l’analyse : de 2010 à fin 2014, 52,8 Mds € de ces prêts ont servi à payer les intérêts des créanciers. Seuls 14,7 Mds € ont servi à financer des dépenses publiques en Grèce.

Ces 207 Mds € ont donc beaucoup « aidé » les banques et les créanciers mais très peu la population grecque. Celle-ci, en revanche, doit subir l’austérité imposée par la Troïka (BCE, Commission FMI) lors de la négociation de ces prêts. De plus, l’État grec doit payer les intérêts sur l’intégralité de ces plans d’aide. Il est endetté encore pour 40 ans, jusqu’en 2054 ; 30 Mds € sont à verser en 2015.

Qui sont les véritables créanciers de la dette grecque et qui décide de son utilisation ? Pour une dette totale de 314 Mds €, les créanciers sont : le Fonds européen de stabilité financière (FESF, maintenant remplacé par le MES, 142 Mds) , les autres États européens (53 Mds), le FMI (23 Mds), le secteur privé (39 Mds), la BCE (27 Mds) et d’autres créanciers privés (31 Mds).

Le Mécanisme Européen de Stabilité (MES), entré en vigueur en 2012, gère désormais les prêts aux États de l’UE. Il contracte des prêts sur les marchés financiers et décide de leur affectation (principalement le sauvetage des banques privées). Les acteurs des marchés financiers se financent auprès des banques centrales, dont la BCE, à des taux très inférieurs à l’inflation. Le siège du MES est au Luxembourg, paradis fiscal bien connu.

À aucun moment, l’État grec n’a la main sur les fonds souscrits par le MES. En plus des réformes imposées par la Troïka, les Grecs payent pour des prêts qui ne leur ont pas été versés et qui pour l’essentiel profitent au secteur de la finance !

Quelles leçons pour la France et l’Europe ?

Les « aides » bénéficient en fait aux banques et sont payées au prix fort par les populations. Entre satisfaire les besoins fondamentaux (nourriture, logement, protection sociale, santé et éducation) ou engraisser les principaux créanciers, le choix va de soi : la priorité n’est pas le remboursement, mais l’audit des dettes publiques et la clarté sur l’usage des fonds des soi-disant « sauvetages ».

Idée reçue n°5 : La Grèce doit poursuivre les réformes engagées ?

Le discours officiel sur la Grèce

Selon Wolfgang Schäuble, ministre allemand des finances, « la Grèce est tenue de continuer sur la voie des réformes déjà engagées, sans aucune alternative, quel que soit le résultat du futur scrutin » (Le Monde 4/01/2014). Ce que François Hollande a confirmé après la victoire de Syriza : « des engagements ont été pris et doivent être tenus » (27/01).

Pourquoi c’est faux ?

L’austérité imposée n’a pas d’autre objectif que de dégager des capacités de remboursement pour les créanciers. Or, l’échec est criant ! Oui, la Grèce a besoin de réformes économiques, sociales et politiques. Mais pas celles de la Troïka – toujours moins d’État, toujours plus de marchés et d’inégalités – qui ont lamentablement échoué. Contre les logiques financières de court terme, trois pistes complémentaires doivent permettre la réappropriation par le peuple grec de son avenir :

(i) Un plan ambitieux de reconquête de l’emploi et de développement économique qui redessine le système productif vers la transition écologique. Ce plan serait bénéfique, contrairement aux affirmations de la Troïka, car 1 euro d’investissement public aura des effets multiplicateurs sur l’investissement privé et l’activité économique aujourd’hui totalement déprimés. Les pouvoirs publics doivent maîtriser le financement de l’activité : par exemple avec la création d’une banque publique de développement, un investissement massif dans l’économie sociale et solidaire, le développement de monnaies complémentaires, la promotion des banques coopératives.

(ii) La priorité à la cohésion sociale et économique contre la compétitivité et la flexibilité. La Troïka a imposé une baisse généralisée des revenus ainsi que la suppression de droits sociaux élémentaires qui ont contracté l’activité sans pour autant réduire la dette. L’État doit donc retrouver son rôle de régulateur et d’accompagnement pour maintenir la cohésion et prendre en compte les besoins socio-économiques du pays. Le partage du travail permettrait la création d’emplois et soutiendrait la demande. Le chômage pourrait baisser rapidement. Ces réformes passeraient par une autre répartition des richesses.

(iii) La refonte de la démocratie et la réforme de l’État au service des citoyens et de la justice sociale. La souveraineté de l’État passe par une fiscalité progressive, la lutte contre la corruption, la fraude et l’évasion fiscales. Ces réformes permettront de redonner des marges de manœuvre budgétaire pour financer le plan de relance, et pour lutter contre les inégalités4 et la pauvreté. Les privilèges détenus par l’oligarchie grecque, comme les armateurs, doivent donc être abolis.

Quelles leçons pour la France et l’Europe ?

L’austérité a échoué, mais des réformes ambitieuses, radicalement différentes, sont possibles et nécessaires. Un audit des dettes publiques des pays européens pourra identifier des pistes pour leur allègement décisif. Il faut une politique économique volontariste pour renouer avec une dynamique d’investissements d’avenir vers la transition écologique. Ceci suppose la redistribution des richesses et la reconquête de la souveraineté démocratique sur l’économie, en particulier en stoppant les privatisations. Ces réformes doivent être coopératives et non soumises à la logique de la guerre économique.

Idée reçue n°6 : L’austérité, c’est dur mais ça finit par marcher ?

Le discours officiel sur la Grèce

« L’austérité, ça paye ! La Grèce repart en trombe. Selon les dernières prévisions de Bruxelles, la croissance sera cette année de 2,5 % en Grèce et 3,6 % l’année prochaine, ce qui fera d’Athènes le champion de la croissance de la zone euro! Le chômage commence à refluer de 28 à 26 %. Bref, au risque de choquer: la détestée troïka a fait du bon boulot!» (Alexis de Tarlé, JDD, 8 février)

Pourquoi c’est faux ?

Les Grecs seraient-ils stupides d’avoir mis fin à une politique qui marchait si bien ? En 2014, le PIB de la Grèce est inférieur de 25,8 % à son niveau de 2007. L’investissement a chuté de 67%. Quel bon boulot ! Le taux de chômage est de 26% alors même que nombre de jeunes et de moins jeunes ont dû quitter leur pays pour trouver un emploi. 46% des Grecs sont au-dessous du seuil de pauvreté, la mortalité infantile a augmenté de 43%. Quant aux prévisions de Bruxelles, à l’automne 2011 elles annonçaient déjà la reprise en Grèce pour 2013. Finalement, le PIB grec a chuté de 4,7% cette année-là.

Tous les économistes honnêtes le reconnaissent maintenant. Les politiques d’austérité imposées par les institutions européennes ont été catastrophiques pour la Grèce et l’ensemble de la zone Euro.

Les classes dirigeantes et la technocratie européenne ont voulu utiliser la crise pour réaliser leur vieux rêve : réduire les dépenses publiques et sociales. Sous les ordres de la Troïka et la menace des marchés financiers, les pays du Sud de l’Europe ont dû mettre en œuvre des plans drastiques de réduction des déficits publics qui les ont menés à la dépression. De 2009 à 2014, la réduction des dépenses a été de 11% du PIB pour l’Irlande, 12,5 % du PIB pour l’Espagne et le Portugal ; 28 % pour la Grèce. Les déficits ont certes été réduits, mais avec un coût social et économique monstrueux.

Et la dette a continué d’augmenter ! Pour la zone euro, elle est passée de 65% à 94% du PIB entre 2008 et 2014. L’austérité n’a pas payé, elle a au contraire enfoncé le continent dans la crise. En réduisant les impôts des hauts revenus et des sociétés, les États ont creusé les déficits, puis ont emprunté aux riches pour financer ces fameux déficits. Moins d’impôts payés d’un côté, plus d’intérêts perçus de l’autre, c’est le bingo pour les plus riches !

Quelles leçons pour la France et l’Europe ?

On demande aux Grecs de payer chaque année 4,5 points de la richesse nationale pour rembourser leur dette; aux citoyens européens, on ne demande « que » 2 points. L’effet est partout le même : toujours plus de chômage, et toujours moins de ces investissements publics qui pourraient préparer l’avenir.

C’est la leçon du calvaire grec. Y mettre fin concerne tous les pays d’Europe car il faut stopper la récession que l’austérité crée partout, et tirer les leçons de la crise pour s’engager dans un autre modèle de développement. Si austérité il doit y avoir, elle doit frapper les plus riches, ces « 1% » qui accaparent la richesse sociale et ont bénéficié du système de la dette. Il faut réduire les déficits et la dette, grâce à une fiscalité plus progressive et une restructuration des dettes publiques.

Idée reçue n°7 : Une cure d’austérité, c’est pas la mort ?

Le discours officiel sur la Grèce

Christine Lagarde, directrice du FMI : « Non, je pense plutôt aux petits enfants d’une école dans un petit village au Niger (…), ils ont plus besoin d’aide que les gens d’Athènes » (en réponse à la question d’un journaliste : « quand vous demandez des mesures dont vous savez qu’elle vont empêcher des femmes d’accéder à une sage-femme au moment de leur accouchement, ou des patients d’obtenir les médicaments qui pourraient sauver leur vie, est-ce que vous hésitez ? » (The Guardian, 25/05/2012). “Nous devrons tous perdre de notre confort“, (George Papandreou, Reuters, 15/12/2009)

Pourquoi c’est faux ?

En fait de réduire les dépenses de « confort », la Troïka a imposé une réduction de 40% du budget de la santé en Grèce. Résultat, « plus d’un quart de la population ne bénéficie plus de couverture sociale, les hôpitaux publics sont débordés et exsangues. La rigueur budgétaire a désorganisé le système de santé publique et entraîné une crise humanitaire » (4 janvier 2015 JDD international).

La tuberculose, la syphilis ont réapparu. Les cas de sida se sont multipliés par manque de moyens pour la prévention. Une étude parue dans le journal médical britannique The Lancet5 tire un bilan terrible : la mortalité infantile a augmenté de 43% entre 2008 et 2010, la malnutrition des enfants de 19%. Avec les coupes budgétaires dans la prévention des maladies mentales, les suicides ont grimpé de 45% entre 2007 et 2011. De nombreux centres pour le planning familial publics sont fermés, ceux qui restent fonctionnent avec un personnel réduit.

Selon Nathalie Simonnot, de Médecins du Monde, « un forfait de cinq euros à la charge des patients a ainsi été instauré pour chaque consultation à l’hôpital public…Pour un retraité qui touche 350 euros par mois, c’est un coût énorme, surtout que la plupart du temps il faut faire plusieurs consultations (…) Les médecins demandent aux patients d’acheter eux-mêmes pansements, seringues et gazes parce que certains hôpitaux sont en rupture de stock ».

Des témoignages de ce genre concernaient naguère l’Afrique. La politique de la troïka, des gouvernements grecs, ont créé un désastre sanitaire qui rend vital un changement de politique, notamment pour la santé. Si les choses ne sont pas encore pire, c’est grâce aux centaines de bénévoles des dizaines de dispensaires grecs, à Médecins du monde, à la solidarité internationale, qui ont limité les dégâts pour ceux qui n’avaient plus accès aux soins. Le nouveau gouvernement grec a raison de vouloir par exemple réembaucher dans les centres de santé les 3000 médecins qui ont été licenciés par la Troïka.

Quelles leçons pour la France et l’Europe ?

On sait maintenant que « l’austérité tue »6. Les responsables des politiques d’austérité se rendent coupables de véritables crimes quand ils imposent des coupes massives dans les dépenses de santé, comme cela a été le cas en Grèce, en Espagne, au Portugal. Il faut partout défendre les systèmes publics de santé contre les privatisations et les restructurations qui ne visent qu’à réduire les coûts au mépris de la santé.

Idée reçue n°8 : De toutes façons la Grèce a déjà capitulé ?

Le discours officiel

« En signant un accord à l’Eurogroupe le 20 février, contrairement aux rodomontades, le gouvernement grec a fini par accepter les conditions de la troïka. Une dure leçon pour les populistes d’extrême gauche comme d’extrême droite ». (Eric Le Boucher, Slate.fr, 21/02)

Pourquoi c’est faux

Le nouveau gouvernement grec refuse les nouvelles réformes proposées par la Troïka fin 2014 : 160.000 licenciements supplémentaires dans l’administration (santé, éducation), une nouvelle baisse de 10% des retraites, de nouvelles taxes, une nouvelle hausse de la TVA.

Ces recettes ont déjà été appliquées et ont mené la Grèce au désastre. En moins de 5 ans, 30% d’entreprises ont fermé, 150.000 postes supprimés dans le secteur public, 42% d’augmentation du chômage, 45% de baisse des retraites, 40% d’augmentation de la mortalité infantile, une hausse de près de 100% du nombre des personnes sous le seuil de pauvreté.

Le programme de Syriza proposait au contraire 1. Une renégociation des contrats de prêts et de la dette. 2. Un plan national de reconstruction immédiate : mesures pour les plus pauvres (électricité et soins médicaux gratuits, tickets-repas…), le rétablissement du salaire minimum de 751 euros, la réinstauration des conventions collectives 3. La reconstruction démocratique de l’État : lutte contre l’évasion et la fraude fiscales, contre la corruption, ré-embauche des fonctionnaires licenciés 4. Un plan de reconstruction productive : arrêt des privatisations, industrialisation et transformation de l’économie par des critères sociaux et écologiques.

Après un bras de fer avec les institutions européennes, le gouvernement grec a obtenu l’abandon des objectifs d’excédents budgétaires délirants prévus dans le mémorandum signé par le gouvernement précédent. De nouvelles aides seront créées : pour financer le chauffage et l’alimentation des ménages les plus démunis. Les conventions collectives seront rétablies. La fraude et l’évasion fiscales seront fortement combattus. Les petits propriétaires endettés ne seront pas expulsés de leur résidence principale.

Mais la Grèce n’est pas libérée de l’austérité. Les nouvelles mesures devront être financées sans accroître le déficit. Les privatisations seront maintenues. La Grèce s’engage à payer l’intégralité de la dette, et à ne pas revenir en arrière sur les privatisations. La hausse du salaire minimum et la restauration des négociations salariales sont repoussées. De nouvelles épreuves de force sont à prévoir dans les mois qui viennent.

Quelles leçons pour la France et l’Europe

Les institutions européennes veulent empêcher la mise en œuvre de l’essentiel du programme de Syriza. Aujourd’hui, il s’agit donc de développer dans toute l’Europe des mouvements coordonnés contre l’austérité, pour la justice sociale, pour empêcher la Troïka et nos gouvernements d’étouffer la Grèce et les alternatives sociales et politiques qui émergent en Europe. Nous proposons notamment l’organisation par les mouvements européens d’une conférence internationale sur la dette et contre l’austérité.

L’audit citoyen des dettes publiques en Europe : un outil pour vaincre l’austérité

Le collectif pour un audit citoyen de la dette publique (CAC) salue le choix du peuple grec de rejeter massivement les politiques d’austérité lors des élections du 25 janvier. Cette victoire ouvre une brèche contre l’Europe de la finance, le diktat des dettes publiques et des plans d’austérité. Engouffrons nous dans cette brèche : une autre Europe devient possible !

Le collectif pour u audit citoyen a déjà publié un premier rapport d’audit citoyen[1], montrant qu’une large part de la dette publique française peut être considérée comme illégitime. Dans la période qui s’ouvre, notre collectif va continuer à proposer aux citoyens et à l’ensemble du mouvement social européen des lignes d’analyse juridiques, économiques, sociales, des arguments et des instruments de mobilisation contre les créanciers qui mettent en coupe réglée les populations.

Avec nos partenaires des autres pays européens, à commencer par la Grèce, notre collectif va intensifier son action pour mettre en débat le caractère illégitime, insoutenable, illégal, voire odieux d’une grande partie des dettes publiques en Europe.

Nous soutenons la proposition d’une conférence européenne sur les dettes publiques. En 1953 l’accord de Londres, annulant plus de 60% de la dette de l’Allemagne de l’Ouest, a permis sa relance, tout comme les annulations de dette de l’Équateur en 2008 ou de l’Islande en 2011.

Nous soutenons la proposition de réaliser un audit des dettes publiques afin d’identifier les responsables et les bénéficiaires réels de ces dettes, et de dégager les solutions qui permettront de libérer le pays de ce boulet.

Nous soutenons également le droit de la Grèce à désobéir à ses créanciers au cas où ils refuseraient la mise en œuvre de ces solutions. Rappelons que les memoranda imposés par la Troïka sont illégaux au regard du droit européen et international.

Tous ensemble, levons le voile sur la responsabilité des créanciers qui profitent des saignées effectuées sur le dos des peuples. Tous ensemble, renforçons une démarche citoyenne de contestation et de remise en cause de cette Europe des 1 %, des spéculateurs et des banquiers. C’est aux populations, trop longtemps victimes des plans d’austérité, de compétitivité et autres « memorandums », qu’il revient de décider de leur avenir : nous voulons mettre à leur disposition tous les outils nécessaires pour comprendre et décider comment sortir de l’étau de la dette en faisant payer non pas les contribuables ordinaires mais les véritables bénéficiaires du système de la dette.

Guide réalisé par : Jean-Claude Chailley, Thomas Coutrot, Alexis Cukier, Pascal Franchet, Michel Husson, Pierre Khalfa, Guillaume Pastureau, Henri Sterdyniak, Sofia Tzitzikou.

Notes :

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13 mars 2015 5 13 /03 /mars /2015 07:23
Ismaël Dupont, candidat Front de Gauche aux Départementales dans le canton de Morlaix, dans les médias: France 3, RCF Rivages

Hier soir, jeudi 12 mars, Ismaël Dupont était avec Noëlle Péoch (Front de Gauche Centre Finistère) et Guy Le Dem (Ensemble-Front de Gauche Brest) à la réunion-débat organisée par Gaspare à Saint Thonan, où étaient présents aussi des candidats et des élus EELV, UDB, PS, et des citoyens.

Ismaël, Noëlle et Guy, ont redit les raisons de s'opposer au projet de centrale à gaz de Landivisiau et la nécessité de continuer à faire grandir la mobilisation populaire dans la région pour obtenir un moratoire sur cette centrale à gaz.

Une équipe de France 3 Bretagne était présente et a filmé les débats. Elle a interviewé Ismaël Dupont en fin de réunion. Ce reportage devrait passer ce vendredi 13 mars le midi sur le journal régional et le soir à 19h15 pour le journal Finistère.

Le mardi 17 mars, Ismaël Dupont (Front de Gauche Morlaix) sera l'invité de Marion Watras et de RCF Rivages à Brest pour le deuxième des débats des Départementales avec Christian Troadec (maire "bonnet rouge" de Carhaix) et Guillaume Menguy (candidat UMP). Ce débat sera diffusé en direct de 18h30 à 19h et portera sur la question des enjeux sociaux des départementales dans le Finistère: enfance-familles, insertion.

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13 mars 2015 5 13 /03 /mars /2015 07:18

MORLAIX, conseil municipal du 5 mars 2015 : LES CONSEILS MUNICIPAUX SE SUCCEDENT ET SE RESSEMBLENT.

Par Défiel de Thon

Le conseil municipal du 18 décembre 2014, nous donnait droit à la belle œuvre, magistrale séquence TOP CHEF, sans retenue ni autocensure de la majorité dans ses fondements et fonctionnements habituels.

Notre article vinaigré qui en rendait compte (paru le 29 décembre 2014 notamment dans les colonnes du Chiffon Rouge MORLAIX), aura probablement été à l'origine de la tentative de comportements modifiés de la part de Madame la première élue UMP, Agnès Le Brun.

Ce dernier conseil municipal du 5 mars 2015, était visiblement bâti dans son ordre du jour, pour avaliser sans surprise les points choisis et préparés par la majorité, sans matière à débattre.

Cependant que quelques uns de ces points, repris et questionnés par des élus de l'opposition, moins sur le contenu que sur les fondements, laissaient le débridage d'ALB repartir au galop (mise en vente des anciens logements des instituteurs de l'école CORENTIN CAER, destin des associations logées dans ce bâtiment, tentative de réappropriation par la majorité de la motion présentée par l'opposition au profit des associations).

A VOTE, OU PAS ? : « ON S'LEVE TOUS POUR AGNES » !

Durant ce dernier conseil municipal, pour mieux masquer la coutumière uniformité du groupe de la majorité à avaliser en troupeau les décisions majoritaires, ALB apprêtait habilement l'accès au vote, pour que la massivité du vote majoritaire se remarque moins, en « sous trayant » son groupe, à la levée de main.

DEMONSTRATION, sur la subtile méthode de vote employée : « Qui est contre ?» énonce ALB, en comptabilisant les élus de l'opposition se manifestant, aucun élu de la majorité ne levant évidemment jamais la main. Puis : « Qui s'abstient ? », évidemment aucun élu de la majorité ne s'abstient jamais. L'opposition fait généralement le plein sur ces deux premières questions, ainsi le tour est joué, la cause est entendue, la question « Qui est pour ? » passe à la trappe. Les élus de la majorité ne votent ainsi pas, leurs voix se comptabilisent par déduction mathématique!

Ce procédé a l'avantage pour la majorité, de se soustraire (tiens, encore !) à l'impact visuel constant d'un vote de masse de 25 panurgiens, mais ce procédé interroge par la position de passivité individuelle de chacun des 25 sujets élus, à n'avoir pas exprimé effectivement et individuellement leur choix.

BATIMENT CORENTIN CAER , ECOLE DE TROUDOUSTEN, MEME CHEMIN, MEME DESTIN : « MON CHIEN A LA RAGE ».

Le destin scellé des anciens logements des instituteurs de l'école CORENTIN CAER, transportait un pestilentiel relent commémoratif nous rappelant que pour pouvoir tuer son chien, il fallait dire qu'il eut la rage ! Les mêmes vétérinaires, bourreaux puis fossoyeurs que ceux ayant scellé le destin de l'école de TROUDOUSTEN se présentaient au soir du 5 mars 2015, qui avaient antérieurement dénié l'attente, la volonté des administrés luttant pour garder leur école en place.

Ainsi, le bâtiment-logements des instituteurs devenait soudainement un horrible chausse-trappe qui nécessitait que soit dépensé le chiffre effrayant de plus de 700.000 euros de travaux de réhabilitation eu égard à la taille de la bâtisse. Qui a commandé des robinets en plaqué or pour ce devis là ?!

Aucune des réactions conservatoires ou idées curatives proposées par différents élus de l'opposition, n'arrêtera la mise aux voix pour la vente du solide bâtiment historique en pierres. Le vote sera évidemment avalisé, sans qu'on sache d'ailleurs pour quel montant, et pour cause. L'ouvrage finira probablement et pour rien, sa vie comme l'école de TROUDOUSTEN, devant laquelle se balance déjà la boule démolisseuse de l'engin de guerre, convoqué pour sa destruction par AIGUILLON CONSTRUCTIONS, le mal nommé.

Quid des associations et activités hébergées dans le bâtiment, osait un élu de l'opposition ? ALB le tançait pour une légitime question de souci de relogement des délogés. La dame se voulait outrée, rabrouant le fait qu'on eût pu la croire ne pas s'en inquiéter, … sans pour autant qu'elle donna plus de précision sur le relogement des 3 associations utilisatrices des locaux.

ADHESION AU SERVICE DE MUTUALISATION DE MORLAIX COMMUNAUTE POUR L'INSTRUCTION DES PERMIS DE CONSTRUIRE : INATTENDU PLAIDOYER DE BERNARD GUILCHER POUR LE DEBAT A VISAGE HUMAIN DANS LA CITE !

Contre toute attente, la question de l'adhésion éventuelle à MORLAIX COMMUNAUTE pour la mutualisation de l'instruction des permis de construire, amenait le camp d'ALB, par la voix de son premier adjoint, Bernard GUILCHER, à montrer visage humain, au moins dans ce qu'il attend des autres. Nous serions vraiment rassurés par la réversibilité de son attente, à savoir que la majorité serait prête, en retour à considérer la valeur de la parole des autres !

Bernard GUILCHER faisait le récit plaintif et dépité, presque naïf, de son expérience humaine, rapportant des méthodes, des décisions technocratiques et comptables de MORLAIX COMMUNAUTE, contestables selon lui par un manque d'outils propres au commerce humain. Tels « l'échange, l'écoute des arguments de celui pour lequel on décide, la reconnaissance de la valeur et la transmission du savoir » du service urbanisme de la municipalité de MORLAIX, enfin toute revendication très logique et entendable, au service et au profit des administrés.

Durant ce plaidoyer, on restait abasourdis puis amusés, tant il est vrai que la majorité fait constamment usage de cette position dictatoriale de celui qui décide irrévocablement, sans rien entendre des besoins et souhaits des élus de l'opposition, représentant pourtant la presque moitié des administrés de la ville de MORLAIX !

Que Monsieur GUILCHER sache que nous attendons avec plaisir au prochain conseil municipal, ses nouvelles préconisations humaines et démocratiques introduites dans le débat démocratique !!!!

PROPOSITION PAR L'OPPOSITION, D'UNE MOTION DE SOUTIEN AUX ASSOCIATIONS : quand ALB s'associant à la motion, tente la magnanimité à son profit.

Sarah NOLL et d'autres du groupe d'opposition, présentera une motion destinée à soutenir les associations qui vont avoir à souffrir de la baisse des dotations. ALB n'avait stratégiquement aucune raison de ne pas s'y associer opportunément, elle qui s'oppose systématiquement à toute initiative et proposition de l'opposition. Cette motion ne lui coûte rien et lui permet de tacler la baisse des dotations, ce qu'avait fait Ismael DUPONT au début des débats.

Si ALB avait eu auparavant à déplorer la baisse des dotations, ce ne fut jamais en tous cas, pour en déplorer l'impact sur l'effilochage du tissu associatif et par conséquence, sur le portage social touché.

LA TOQUE DU MOIS : ET LE GAGNANT EST …

Après la toque du gâte-sauce, attribuée dans le précédent article du 29 décembre 2014 à Yvon SALAUN, élu de la majorité sensé en charge de la question des risques psycho-sociaux au profit des salariés de la municipalité (copie RPS à rendre au plus tard en 2015), c'est la toque de la procrastination qui lui est réattribuée ce mois-ci. Il est de fait, devenu spécialiste illusionniste du MOON WALK sur cette question, puisque pas un mot sur l'avancée activement stagnante de son travail, alors qu' il s' était engagé en décembre 2014 à rendre compte pour février 2015 !

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13 mars 2015 5 13 /03 /mars /2015 07:13

PÉTITION : Liaison ferroviaire QUIMPER–BREST EN DANGER !

Bonjour,

Pour répondre aux réels besoins quotidiens des usagerset au développement économique du Finistèreavec un service public de qualité.

EXIGEONS ENSEMBLE !

-La pérennisation de l’axe ferroviaire Quimper-Brest,

-La réalisation des travaux de modernisation des infrastructures,

-La ré-humanisation des gares (accueil et points de vente) et des trains,

-Une accessibilité à l'ensemble des trains pour tous les citoyens.


Merci de signer cette pétition en ligne :

http://www.petitions24.net/liaison_ferroviaire_quimperbrest_en_danger


CHEMINOTS CGT DU FINISTERE

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13 mars 2015 5 13 /03 /mars /2015 07:11

Communiqué de presse Agriculture : « Nous ne céderons pas les estomacs à la finance»

3,56 milliards d'euros de fonds spéculatifs sur les matières premières agricoles seraient détenus par trois banques françaises, BNP, Société Générale et Natixis selon les ONG Oxfam.

Les paroles prononcées par les banques de ne plus spéculer, il y a maintenant deux ans se sont envolées. Pire, l'opacité prévaut avec les fonds qui ne seraient pas déclarés… Le système bancaire privé mène notre pays au désastre, il affame. Oubliées également dans le viseur du pacte de responsabilité, les promesses du candidat François Hollande sur la lutte contre la volatilité des marchés agricoles. Alors que la faim est partout et à nos portes, que les agricultures paysannes sont jetées dans les crocs des prix mondiaux, il est urgent de rompre avec les marchés financiers.

Forces de la Gauche Européenne, nous portons l'ambition de nouvelles politiques publiques. Avec courage, la France, pourrait y contribuer, notamment avec la création d'une convention internationale sur la non spéculation financière des biens alimentaires, assortie de stocks de sécurité alimentaire en Europe. En France, dans les cantons, les candidat(e)s PCF, Front de Gauche, font de la relocalisation alimentaire et agricole un des enjeux majeurs des élections départementales.

Favoriser l'approvisionnement locale de nos écoles, hôpitaux, administrations… Être un acteur public du foncier en aidant l'installation de jeunes producteurs et créer des fonds décentralisés pour l'emploi et le développement. En faisant le choix de l'humain d'abord, nous ne céderons pas les estomacs à la finance.

Paris, le 11 mars 2015

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13 mars 2015 5 13 /03 /mars /2015 07:05

http://www.humanite.fr/traite-transatlantique-la-france-manoeuvre-pour-les-multinationales-567332?IdTis=XTC-FT08-APDT2N-DD-D778C-DU3F

Traité transatlantique, la France manœuvre pour les multinationales

STÉPHANE AUBOUARD

MERCREDI, 4 MARS, 2015

L'HUMANITÉ

Le 4 février 2015, à Bruxelles, les militants des Amis de la Terre Europe (FREE ) organisaient une manifestation contre le Pacte transtalantique devant les institutions européennes.

Photo : Emmanuel Dunand/AFP

Débutées en juillet 2013, les négociations entre l’Union européenne et les États-Unis sur le futur traité transatlantique (TTIP) achoppaient sur la mise en place de tribunaux privés pour régler les différends entre multinationales et États. La France tente de faire accepter ce point controversé pour accélérer le processus.

Le gouvernement français pousse-t-il à ratifier l’une des clauses les plus controversées du traité de libre-échange (TTIP) afin d’accélérer les négociations entre les États-Unis et l’Europe, en stand-by depuis quelques mois ? Une note envoyée la semaine dernière par les services de Matignon (SGAE) à l’ensemble des députés européens français le laisse envisager. Cette clause, le mécanisme d’arbitrage entre États et investisseurs, est fortement rejetée par les opinions publiques, notamment en Allemagne et en France, dont les gouvernements respectifs restaient jusqu’alors prudents sur le sujet. Une récente enquête de la Commission européenne a d’ailleurs montré que, sur 150 000 citoyens européens à répondre à une consultation sur le projet de traité, 97 % d’entre eux refusaient d’y voir inscrit ce mécanisme de règlement des différends par des tribunaux privés. Et pour cause, là où ces mécanismes ont été mis en place, comme celui figurant déjà, par exemple, dans le traité conclu en septembre 2014 entre l’Union européenne et le Canada, des multinationales ont la possibilité d’attaquer les États.

Un document de travail rendu public début janvier par Bernd Lange (voir entretien), député européen social-démocrate allemand et rapporteur de la commission du Commerce international au Parlement européen, met clairement en doute la nécessité de ce mécanisme. L’article 14 de ce texte est sans ambiguïté : « S’il faut veiller à ce que les investisseurs étrangers ne soient pas victimes de discrimination et bénéficient d’une égalité de traitement dans leurs démarches pour chercher et obtenir réparation, cela peut se faire sans prévoir un mécanisme d’arbitrage (RDIE) ; un tel mécanisme n’est pas nécessaire dans le TTIP, compte tenu des systèmes juridiques élaborés dont disposent l’Union européenne et les États-Unis. » On ne peut être plus clair.

Le contenu de la note française, comme la méthode, jette donc le trouble au sein même de la Commission européenne. Les services de Matignon invitent les députés européens français à plus de réserve dans leur choix. « S’agissant de la protection de l’investissement, même si la France estime (encore) que l’inclusion d’un mécanisme d’arbitrage investisseur-États n’est pas nécessaire avec les États-Unis, le projet de résolution tranche de manière un peu trop catégorique cette question. » Un passage de cette note met même en doute l’analyse de la commission du Commerce international sur les moyens juridiques à disposition dans l’ensemble de l’UE. « Une approche plus prudente sur ce sujet délicat pourrait être préférable en raison de risques de précédents avec des États dont les standards juridictionnels ne correspondent pas à ceux qui prévalent aux États-Unis. »

Pour le député européen du Front de gauche Patrick Le Hyaric, le texte envoyé en catimini et sans aucune transparence par les services de Matignon aux députés européens français est la preuve d’une orientation politique libérale assumée de la part de Paris. « Ainsi le gouvernement français se place du côté de ceux qui veulent à tout prix sauver ce mécanisme de tribunaux arbitraux privés, et indique à voix basse qu’il faudra garder d’une manière ou d’une autre l’ISDS dans le traité transatlantique… Voilà qui appelle à redoubler de vigilance », prévient le député. Le fait est que la position de la France sur ce sujet a toujours été floue. Pour preuve, le nombre de secrétaires d’État au Commerce extérieur qui se sont succédé au poste depuis l’arrivée au pouvoir de François Hollande en 2012 (cinq en tout) et qui n’ont pas toujours eu le même positionnement sur ce dossier. Si le dernier en date, Matthias Fekl, tient en public un discours très réservé sur l’ISDS, l’association Attac pointe surtout son étrange mutisme depuis l’émission de la note. « Nos organisations ont intégré le collège société civile du comité de suivi stratégique en se voyant promettre consultation et dialogue par M. Fekl. Elles n’ont pourtant jamais été informées de ce revirement. Ces nouveaux éléments témoignent d’un décalage effarant entre le verbiage et les actes du gouvernement. » Des nouveaux éléments que le secré- taire d’État au Commerce extérieur dément : « Cette note n’a été ni vue ni validée, elle ne reflète pas la position que je construis depuis mon arrivée », explique Matthias Fekl, accusant des hauts fonctionnaires d’être à l’initiative de cet envoi.

La note secrète des services de Matignon destinée aux députés français de Bruxelles est pourtant claire : « La solution d’une réforme en profondeur du mécanisme d’arbitrage pour le rendre légitime et plus protecteur du droit à réguler les États, comme préconisé dans certaines contributions répondant à la consultation publique, mériterait d’être poursuivie dans le cadre de ces négociations. »

Un traité qui consiste à écarter tout obstacle à la main libre du marché

François Hollande a-t-il décidé de faire plaisir à Barack Obama qui aimerait bien signer le traité transatlantique avant de tirer sa révérence en 2016 ? Difficile en effet de ne pas voir dans l’injonction du gouvernement français de créer cette nouvelle forme de mécanismes d’arbitrage, édulcorés seulement à la marge, la possibilité d’accélérer le processus de négociation de ce traité hautement toxique pour les citoyens européens.

Pour rappel, un tel accord, véritable Otan économique, serait l’assurance d’un nivellement vers le bas des systèmes de protection sociale, sanitaire, environnementale et de sécurité alimentaire, au profit de multinationales qui considèrent les réglementations protégeant les producteurs, les consommateurs et les citoyens comme autant d’obstacles à leurs intérêts. L’objectif caché de ce traité consiste en effet à écarter tout obstacle à la main libre du marché. Les droits de douane, déjà fortement rognés, seront réduits quasiment à néant. À l’heure actuelle, l’Union européenne prélève seulement 3,3 % sur les importations en provenance des États-Unis. De part et d’autre de l’Atlantique, il s’agit donc de faire tomber les « barrières non tarifaires », à savoir les différences de normes sanitaires ou de sé- curité. Cela permettra aux États-Unis de faire passer plus simplement leurs normes de production qui ne correspondent pas initialement à celles en vigueur en Europe, comme par exemple l’exploitation du gaz de schiste, l’utilisation d’eau chlorée dans l’élevage de volailles ou encore l’exploitation en masse d’organismes génétiquement modifiés. Par ailleurs, en libéralisant les échanges dans une ampleur sans précédent, ce traité pourrait permettre également à des entreprises privées états-uniennes de venir concurrencer directement les services publics de santé et d’éducation en Europe.

L’aboutissement d’un tel traité aurait également des conséquences juridiques importantes au niveau géopolitique. Le grand marché transatlantique, pensé comme un nouveau bloc économique occidental, peut être jugé agressif par d’autres grandes puissances comme la Chine ou la Russie. Ce nouvel ensemble, s’il devient effectif, pourrait peser près de 55 % du PIB mondial. Profitant de la dépendance européenne à l’égard du gaz russe, cela pourrait permettre également aux États-Unis d’ouvrir un nouveau marché en Europe pour le gaz de schiste. En ce sens, la crise ukrainienne représente déjà un exemple tragique de cet affrontement entre blocs. La capacité des pays à annuler une partie de leur dette est également menacée. L’Argentine a fait l’objet de poursuites. Et la Grèce en a fait les frais jusqu’à présent, la récente victoire de Syriza à Athènes étant la seule bouffée d’oxygène démocratique dans ce marais technocratique.

L’opacité est la marque de fabrique de ces négociations menées depuis dix-huit mois. Comme le montre cette dernière séquence avec la « note de Matignon », la démocratie elle-même est mise en danger. Négocier un tel projet sans que le mandat de négociation de l’UE soit soumis au Parlement européen, sans que le mouvement syndical et la société civile soient sinon consultés, tout du moins mis au courant, c’est ainsi que la Commission européenne, et aujourd’hui la France, véritable cheval de Troie de Washington dans cette affaire, considèrent les citoyens européens. Pour rappel et malgré des imperfections démocratiques, le Congrès des États-Unis bénéficie d’un niveau de contrôle réel sur le mandat de négociation états-unien.

ANÉANTIR LES SERVICES PUBLICS ? " TISA " EST AUSSI LÀ POUR ÇA…

Les libéraux sont à l'offensive. Outre le traité transatlantique, nous révélions dans nos colonnes en juin l'existence de négociations autour d'un traité de libre- échange dans le domaine des services entre une cinquantaine de pays, négocié en secret à l'ambassade d'Australie à Genève. Les lanceurs d'alerte de WikiLeaks sont parvenus à mettre la main sur une partie des textes de cet accord sur le commerce des services (ACS, en anglais Tisa). Face aux résistances populaires suscitées par l'accord global sur le commerce des services (AGCS) au sein de l'Organisation mondiale du commerce, un groupe de pays et de multinationales en mal de débouchés tentent de définir dans le plus grand secret des normes internationales dans des domaines tels que la santé, l'éducation, les transports...

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9 mars 2015 1 09 /03 /mars /2015 20:46
photo Pierre-Yvon Boisnard

photo Pierre-Yvon Boisnard

Ce matin les candidats du Front de Gauche à Plouigneau et les militants du Front de Gauche étaient sur le marché de Guerlesquin pour rencontrer les habitants.

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