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29 novembre 2013 5 29 /11 /novembre /2013 07:19

 

La réforme 2013 des retraites, une faute politique

 

 

Ce 26 novembre est un jour funeste pour la protection sociale. Le gouvernement a imposé, par un vote bloqué, sa loi de régression sociale portant la réforme des retraites.

A l'instar des lois de droite de 1993, 2003, 2010, celle de 2013 se traduira par une augmentation de la durée de cotisation, un recul de l'âge réel de départ en retraite, une diminution des pensions et dans l'immédiat une perte de pouvoir d''achat des retraité-e-s.

Avec le Conseil de surveillance, composé de personnalités dites qualifiées et doté de pouvoirs exorbitants, c'est un recul grave de la démocratie qui vient d'être décidé.

Cette réforme a la même logique que les précédentes. Et depuis vingt ans, nous avons la même condamnation à son égard.

Pour le PCF et ses partenaires du Front de gauche, la retraite à 60 ans à taux plein reste le marqueur de gauche d'une politique sociale dont le pays a besoin.

 

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29 novembre 2013 5 29 /11 /novembre /2013 07:16

Jean-Claude Gaudin : un dérapage judéophobe inacceptable

Dans l¹émission ³Preuves par 3² diffusée le 26 novembre 2013 sur la
chaîne Public Sénat, Jean-Claude Gaudin a déclaré au sujet de Jean-Luc
Bennahmias : « il n¹a jamais été aspergé d¹eau bénite celui-là. Moi j¹ai
grandi dans les sacristies. C¹est mieux ».

Ce renvoi aux origines juives de Monsieur Benhamias, candidat aux
élections municipales de Marseille, est inacceptable dans la bouche de
Jean-Claude Gaudin, Maire de Marseille et candidat à sa propre
réélection. De fait, Jean-Claude Gaudin participe à cette insupportable
racialisation des esprits qui crée un climat délétère suscitant une
émergence de propos et comportements racistes dans notre pays.

Cette ancienne tradition rance judéophobe qui dérive systématiquement
vers l¹antisémitisme que certains se complaisent à alimenter est une
faute d¹autant plus grave qu¹elle est commise par un membre du Sénat,
maire de la deuxième plus grande ville de France. Le MRAP la condamne
avec force et étudie les suites qu¹il convient de lui donner.

Paris, le 28 novembre 2011.

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27 novembre 2013 3 27 /11 /novembre /2013 20:48

On se souvient du camouflet infligé par notre peuple aux « élites  qui nous gouvernent » lors du référendum sur le traité constitutionnel européen en 2005. Comme on ne pouvait pas « dissoudre le peuple », comme le suggérait ironiquement Bertolt Brecht, la droite  fit rentrer le contenu du TCE lors du traité de Lisbonne… sans consultation populaire cette fois ci.

 

Plus près de nous, nous avons encore dans l’oreille les rodomontades du candidat Hollande au sujet du traité européen concocté par Merkel et Sarkozy. On allait voir ce qu’on allait voir : « pas question de signer ce texte sans nouvelle négociation et sans changement »… ce qui n’empêcha pas le Président de fouler aux pieds les promesses du candidat en ratifiant le traité sans qu’il y fut changé le moindre mot ni même ajouté une virguleEncore une fois le peuple ne fut pas consulté.

 

Il y avait pourtant dans le programme présidentiel maints développements sur la démocratie. C’est à ce titre que l’assemblée nationale examinait le 19 novembre un projet de loi organique concernant la mise en œuvre d’un « référendum d’initiative populaire ». Un bel exercice d’enfumage. Qu’on en juge :

 

1 – un « référendum populaire » dont l’initiative est parlementaire.

En effet l’initiative de la consultation et la rédaction de la proposition appartiennent exclusivement aux parlementaires

 

2 – une véritable course d’obstacles sur le chemin de la consultation

 

2.1 Tout d’abord ce texte doit être déposé par au moins un cinquième des parlementaires (185). Ce nombre très élevé signifie que, compte-tenu du refus obstiné de la proportionnelle, cette possibilité sera en fait réservée aux grands groupes (un pas de plus vers le bipartisme) au détriment de la diversité de la représentation nationale.

 

2.2 Ensuite le conseil constitutionnel examine, à priori, la constitutionnalité de la proposition

 

2.3 Après ces deux étapes le peuple aura la possibilité de soutenir le texte parlementaire. Le soutien devra réunir 1/10ème des électeurs inscrits sur les listes électorales, environ 4,5 millions de personnes. Chiffre quasiment inatteignable. A titre de comparaison en Italie , dont la population est comparable à la France , il suffit de 500 000 signatures soit 9 fois moins.

 

2.4 Validation par le conseil constitutionnel des signatures obtenues

 

2.5 Chacune des assemblées, dans un délai de 6 mois, doit examiner au moins une fois la proposition. Cela veut dire que pendant ce temps le gouvernement peut ignorer la demande populaire. Mais est-ce nouveau ?

 

2.6 Ce simple examen, même pour le rejeter, suffit à interrompre la procédure et donc à enterrer le référendum. Le comité consultatif pour la révision de la constitution (qui n’était pourtant pas un repaire de dangereux révolutionnaires) prévoyait, en 1993, que seule l’adoption du texte permettait l’abandon du processus référendaire.

 

Un référendum « d’initiative populaire », rédigé par des parlementaires, dont l’initiative est réservée aux grands groupes, soutenu par un nombre de citoyens difficile à atteindre, qui peut mijoter pendant 6 mois et être interrompu sur simple vote du Parlement.

 

Chapeau l’artiste ! Comme enfumage on ne fait pas mieux.


Le Front de Gauche, ses députés et ses sénateurs, préconisent l’instauration d’un véritable référendum d’initiative populaire à l’échelon national comme local. C’est la condition du renforcement et de l’amplification de la souveraineté directe du peuple. Ce sera aussi l’un des enjeux des prochaines échéances électorales.

 

Ils vous refusent le pouvoir ! Prenez-le !

 

Alain DAVID

25-11-2013

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27 novembre 2013 3 27 /11 /novembre /2013 20:47
La section de la Ligue de  Droits de l'Homme des pays de Morlaix
vous invite à réserver votre soirée du 29 novembre
20h30 à Ti an Oll à Plourin-les-Morlaix
 
pour une conférence-débat animée par Vincent Rebérioux, vice-président de la LDH,
sur le thême du droit de vote des résidents étrangers
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27 novembre 2013 3 27 /11 /novembre /2013 18:46

Un car du Front De Gauche est affrété pour vous transporter jusqu'à la "Marche pour la révolution fiscale". 

Le 1er décembre à Paris / Bercy. Il reste des places.
Celui-ci embarquera ses passagers à la vierge noire à Morlaix, parking du M. Bricolage et du Magasin Vert, rue Léonard de Vinci. départ 5h45 précise.
Une participation au frais est demandée aux voyageurs, à titre indicatif le coût d'un tel déplacement est de 40 euros par personnes.
Merci de vous inscrire à l'adresse suivante: revolutionfiscale29@gmail.com, ou d'appeler le 02 98 43 27 13.

 

bandeau Front De Gauche

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27 novembre 2013 3 27 /11 /novembre /2013 17:43

Vive la gauche qui transforme la société

Notre 22e Fête de l'Humanité Bretagne intervient dix-huit mois après la défaite de Sarkozy et à quelques mois des municipales et des européennes, échéances électorales majeures.

Elle intervient également à un moment où sont posés en grand les choix de société, à travers notamment la réforme des retraites, la transition énergétique, le partage des richesses, et alors que les peuples du monde entier se mettent en mouvement, parfois au prix d'errements et de grande confusion, contre la loi de l'argent, la corruption et les dictatures.

Dans un contexte où la droite rêve de revanche, avec l'extrême droite en embuscade, notre Fête sera marquée par le refus de la politique d'austérité portée par la gauche de renoncement et, au-delà, par notre volonté de porter un projet de société qui place l'homme au-dessus de la finance et des marchés, projet que nous identifions comme communisme.

 

Joel GALLAIS

Secrétaire fédéral PCF Morbihan.

 

Des vignettes, bons de soutien, sont en vente :  

prix : 15 € pour les deux jours

s’adresser à la section PCF (Tel : 06 82 68 05 51 / e-mail : pcfmorlaix@wanadoo.fr ).

Un car est prévu pour rallier la région de Morlaix à la fêle le dimanche 1er décembre

Ce car partira par Lanmeur puis passera à Morlaix (9 h 30 – Parking Géant).

Pour s’inscrire téléphoner au 06 62 74 75 27 ou au 06 83 24 83 90.

 

Le programme

Samedi 30 novembre :

soirée cabaret

18 h : « Les très Mollo » [Un jeune groupe de vieux mous de l'air au répertoire gaillard et mariné].

19 h : Trio EDF [Patrick Ewen, Gérard Delahaye et Melaine Favennec conjuguent leurs talents de musiciens et de « beg braz» pour partager avec le public un moment euphorisant. Du festival du chant de marin de Paimpol à Notre-Dame-des­Landes, Ils sèment partout de la bonne humeur et un brin de contestation.

21 h : Fest Noz avec « tad ha mad quartet», Anne Marie Cloaguen et robert Le Dour (kan ha diskan) et « Hartigan’s »

Grande scène

20 h : Scène ouverte aux jeunes talents de la scène Lorientaise : « Clux », « les utopistes », « Atomik »

22 h : « La Rumeur » [groupe de Hip Hop]

Espace Culture

exposition Claude BOUVIER

espace livres (rencontres littéraires).

Espace Cinéma 

Cours métrages à voir : « les déportés du libre échange » de Monique Robien ; « Nouadhibou. Les poissons ne font pas l’amitié » de François Rienhardt ; « le voyage de Delphine Alexandre et sa famille » ; « ce chemin devant moi » de « La rumeur »

Débats

11 h (Agora) : quelle transition énergétique ?

12 h 45 (espace livres) : échange avec Gérard Le Puil autour de son livre « produire mieux pour manger tous d’ici à 2050 et bien après ».

14 h (Agora) : l’immigration doit-elle faire peur ?

15 h 15 (Espace Culture) : rencontre avec Etievent auteur du livre « Ambroise Croizat ou l’invention sociale ».

16 h 30 (Agora) : Quels défis pour la gauche ? avec Pierre Laurent 

18 h (espace international) : solidarité avec le peuple Palestinien

19 h (Agora) : combattre l’extrême droite

 

Dimanche 1er décembre

Cabaret

12 h : la fanfare du Bono

13 h : « L’ange Rouge » [Trois ans après la sortie de son premier album, le groupe l'Ange rouge, mené par Sylvère Morisson, continue d'explorer et de s'approprier des perles de la chanson française mais aussi des créations du chanteur qui se glissent sans y paraître dans ce répertoire sans limite].

Grande scène

14 h : Claude COUAM Chante ARAGON

15 h 30 : Meeting avec ELIANE ASSENSI (sénatrice PCF).

17 h : Thomas FERSEN

Espace Culture

exposition Claude BOUVIER ;

espace livres (rencontres littéraires).

Espace Cinéma

Cours métrages à voir: « un village sans dimanche » de Philippe Baron et Corinne Jacob ; « L’ile aux fleurs » [12 min.Temps nécessaire pour suivre le parcours d'une tomate du potager de M. Suzuki à l'île aux fleurs et prendre conscience de toute l'absurdité de nos habitudes de consommation. Pédagogique et diablement efficace, c'était le coup de cœur du Fifig en 1989!].

« La Croisière des peaux de banane », de Salvo Manzon [Italie, 28 min, sélection Fifig 2013].

Espace Enfance

Un lieu d’accueil pour les enfants et les familles : exposition droits de l’enfant ; jeux en bois ; concours de dessin ; coin lecture ; maquillage ; pêche à la ligne ; …

Débats

11 h (Agora) : « les femmes à la conquête de droits pour une humanité nouvelle »

11 h (Espace cinéma): « la télémédecine, progrès ou solution au manque de médecins spécialistes en Bretagne ? »

14 h (Agora) : « le code du travail, archaïsme ou modernité » avec Gérard Filoche inspecteur du travail) et Léone Mahoic (syndicaliste)

15 h 15 (Espace Culture) : rencontre avec Etievent auteur du livre « Ambroise Croizat ou l’invention sociale ».

16 h 30 (Agora) : Quels défis pour la gauche ?

 

 

 

 

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27 novembre 2013 3 27 /11 /novembre /2013 12:32

FRANCE-1982.jpg

 

equipe-de-France-2013-copie-1.jpg 

Réaction de Michel Lespagnol à un article de Jean-Emmanuel Decoin dans l'Humanité: 

Couleurs, 

 J'ai bien apprécié votre article intitulé "Passif", jusqu'aux derniers mots "bleu-blanc-rouge qu'ils portent". Lors du match gagné en 2009 contre l'Irlande, les joueurs portaient bien le maillot tricolore. Par la suite, lentement mais sûrement, on a vu le bleu prendre le pas, le bleu blanc rouge revenir, et on n'y a vu que du bleu. Cela ne se passait pas que dans le football, d'autres sports subissant le même sort. Alors, décision politique? 

En 2010 on sait que nos dirigeants ne goûtaient pas particulièrement la couleur rouge des chaussettes et que la couleur de leur drapeau politique ressemblait étrangement au maillot actuel. Coïncidence? 

A moins qu'il n'y ait un abandon de souveraineté devant les exigences du grand capital, Nike notamment. 

Malgré tout cela faisait plaisir de voir l'autre soir le public arborer les tenues et porter les dr(apeaux bleu-blanc-rouge.

Une sorte de pied de nez au maillot bleu. 

Je me demande si un jour on ne va pas retirer l'hymne national, abondamment chanté par le public. 

Pourvu qu'on ne revienne pas soixante treize ans en arrière! 

Michel Lespagnol. 

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27 novembre 2013 3 27 /11 /novembre /2013 08:44

Explications de vote d'André Chassaigne, porte-parole du groupe Front de Gauche à l'Assemblée.

 

La commission européenne a validé le projet de budget de la France pour 2014, estimant qu'il était en ligne avec les exigences du pacte de stabilité et avec la recommandation adressée à notre pays. Si la commission européenne est satisfaite, les peuples d'Europe font quant à eux l'amère expérience de l'inefficacité des politiques d'austérité, qui étouffent toute ambition de progrès et de développement. La doctrine en vogue est que souffrance et privation jalonnent un chemin de croix nécessaire pour lutter contre la crise économique.

On nous assène que les déficits budgétaires aboutissent à l'escalade des taux d'intérêt et que la rigueur favoriserait l'emploi. C'est pourtant le contraire que les Français observent: le chômage croît et les restrictions budgétaires plombent notre économie. Le PIB a ainsi reculé de 0,1% ce dernier trimestre et les perspectives de croissance restent pour le moins modestes.

Devant ce constat, le Gouvernement a décidé que l'unique planche de salut consistait à accroître la concurrence en baissant le coût du travail et en augmentant le volume des aides aux entreprises.

Bien que les entreprises disposent déjà de six mille aides, qui représentent un coût de 110 milliards d'euros par an, vous avez fait le choix de leur accorder 20 milliards d'euros supplémentaires, avec le crédit d'impôt compétitivité-emploi: une aide sans contreparties financières, une aide sans contreparties industrielles, financée par une hausse de la TVA, par de nouvelles hausses d'impôts et par des coupes claires dans les budgets. (...).

Disons-le: les forces de gauche sont aujourd'hui face à une responsabilité historique, celle de redonner espoir à nos concitoyens, en se fixant pour priorités le combat contre les inégalités, le combat contre la destruction de l'emploi, le combat pour le progrès social. Cela ne peut se faire sans un profond changement de cap.

En matière budgétaire, la priorité est d'engager une grande réforme fiscale, mais pour rendre l'impôt sur le revenu réellement progressif, de façon, comme disait Jaurès, à "doter vraiment et substantiellement les grandes œuvres de solidarité sociale". Taxer le capital et les transactions financières, cesser d'épargner les plus hauts revenus, lutter contre l'évasion fiscale, remettre à plat toutes les exonérations fiscales et sociales. (...)

Cette logique vous conduit à signer des chèques en blanc aux entreprises, y compris celles qui sacrifient l'emploi, et à ne rien entreprendre pour relever les salaires et soutenir la demande.

(...) Vous croyez que le redressement de la France viendra de la fuite en avant dans la concurrence internationale. Nous avons, au contraire, la conviction que ce redressement viendra d'une meilleure répartition des richesses, en mettant fin au pillage des richesses orchestré par la sphère financière. Redonnons pour cela toute leur force aux principes d'égalité, de justice et de solidarité, ces principes qui forment le ciment du pacte républicain. C'est par fidélité à cette exigence que les députés du Front de gauche voteront contre le présent projet de loi de finances".

André Chassaigne


 

Le volet recettes du budget 2014  à l’Assemblée par 316 voix contre 249. Parmi les voix contre, le groupe Front de gauche. Nicolas Sansu, député communiste, a ainsi expliqué pourquoi, après s’être abstenu en 2013, les députés de son groupe ont voté contre cette première partie du projet de loi de finances. "Si la défiance est aujourd'hui si grande, c'est qu'il n'est plus acceptable que les entreprises du CAC 40 distribuent 40 Milliards d'euros de dividendes, alors que tous les ménages modestes et moyens sont mis à contribution. Or, avec ce PLF pour 2014, vous cédez au fameux adage : Beaucoup d'efforts pour les ménages, beaucoup d'égards pour les grandes entreprises."

Le député communiste membre de la commission des Finances attaque tout particulièrement le Crédit Impôt Compétitivité Emploi (CICE) qui,  "avec, à terme 20 Milliards d'euros supprimés dans l'impôt sur les sociétés, sans contrepartie, sans distinction selon la taille des entreprises, est un contre-sens, d’autant plus qu’il est financé par une hausse de la TVA sur les ménages et une diminution des services rendus à la population par l’Etat et les collectivités locales."

Une cible : le coût du capital 

Nicolas Sansu reproche ainsi au gouvernement de ne regarder "que le coût du travail et jamais le coût de la rente. Pourtant, ces trente dernières années, c'est bien le poids exorbitant des prélèvements en dividendes et en intérêts bancaires qui ont plombé nos entreprises." Le groupe Front de gauche a ainsi fait plusieurs proposition au long du débat parlementaire sur le volet recettes du PLF, pour plus de justice fiscale. Nicolas Sansu détaille : "rendre l’impôt sur le revenu plus progressif, diminuer la contribution des ménages modestes, augmenter l’impôt sur la fortune, baisser le taux de TVA, qui pèse sur la consommation et la croissance, moduler l’imposition des entreprises en fonction de leur taille et de l’utilisation qu’elles font de leurs bénéfices."

"Un positionnement mission par mission"

Si le groupe Front de gauche vote contre, le volet recettes du budget, ils devraient voter au cas par cas pour certains crédits accordés à certaines missions. C’est André Chassaigne, président du groupe, qui a expliqué ce refus du "vote d'opposition systématique". "La grande partie de ces budgets (missions) auront un vote négatif, mais, pour certains on s'abstiendra, et pour d'autres, on votera pour".  "Le budget de la Justice, par exemple, nous le voterons, car il présente des avancées dans le bon sens, comme la suppression des 35 euros nécessaires pour engager une action judiciaire", a expliqué André Chassaigne,  qui a souligné que ce vote était aussi une façon d'"exprimer notre soutien à la ministre de la Justice".

En revanche, les députés Front de gauche ne  voteront pas le projet de loi de financement  de la Sécurité sociale, pour la raison que ce budget n'effectue "pas de retour sur ce qui a été mis en place par le gouvernement précédent". 

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26 novembre 2013 2 26 /11 /novembre /2013 21:04

Appel des élus contre la privatisation des autoroutes dans Marianne

Pour signer la pétition: http://www.change.org/fr/p%C3%A9titions/l-appel-des-%C3%A9lus-contre-la-privatisation-des-autoroutes

Après la vente à vil prix par l'Etat du réseau autoroutier français, qui a débuté en 2002 et s'est achevée en 2006, après la prorogation d'un an des concessions en 2011 sous un prétexte environnemental, le gouvernement Ayrault entend finaliser son plan de relance autoroutier en prolongeant une nouvelle fois, de trois ans, la durée d'exploitation de nos autoroutes par leurs actuels concessionnaires. Il reporte ainsi à 2033 en moyenne la fin des concessions dont disposent les groupes Vinci, Eiffage et Albertis. En contrepartie, ceux-là devraient prendre à leur charge une vingtaine de projets d'aménagement de sections autoroutières autour de grandes villes, de liaisons entre des autoroutes existantes, ou encore la mise aux normes de sections existantes. L'ensemble devrait représenter un montant de 3,7 milliards d'euros. 

Nous, élus soucieux des deniers publics mais aussi de la préservation du patrimoine national, ne pouvons accepter une nouvelle démission de la puissance publique alors que les groupes concessionnaires n'ont pas respecté leurs obligations. Un rapport, pour l'heure « officieux », commandé à deux hauts fonctionnaires, a alerté les pouvoirs publics sur cette situation ; pourtant, les bases de l'actuelle négociation restent inchangées, ne prenant pas en compte ces manquements des concessionnaires. De son côté, la Cour des comptes a dénoncé à de nombreuses reprises l'incapacité de l'Etat à imposer aux concessionnaires le respect de leurs obligations, constatant notamment des tarifs manipulés et une qualité des chaussées dégradée. 

Pourtant, les recettes générées par l'exploitation des concessions autoroutières donnent lieu chaque année à de très substantiels profits : plus de 2 milliards d'euros de bénéfices net pour un chiffre d'affaires de 8 milliards d'euros en 2012. C'est cet incroyable cadeau que s'apprête à renouveler l'Etat, au profit de ces grands groupes du secteur peu respectueux de leurs engagements. La quasi-totalité de leurs investissements passés sera intégralement remboursée dans les dix prochaines années. A l'horizon 2030, au rythme de l'évolution actuelle des tarifs et de la progression du trafic, chaque année d'exploitation devrait donc leur rapporter 10 milliards d'euros, et presque autant de bénéfices.

Ce sont donc entre 5 et 7 milliards d'euros net d'impôt chaque année pour une période de trois années supplémentaires que l'Etat s'apprête à offrir, soit 18 milliards d'euros d'ici à vingt ans. Soit l'équivalent d'un enrichissement immédiat de 6 à 9 milliards d'euros pour les groupes propriétaires des concessions, et un appauvrissement du même ordre de l'Etat.

Quel est donc cet Etat stratège qui organise son propre dépouillement : faire financer par d'autres 3,5 milliards d'euros d'investissements quand cela lui en coûte entre le double et le triple ? Nous, élus soucieux des deniers publics mais aussi de la préservation de l'indépendance nationale, sommes alarmés par l'ampleur de la dette dont souffre aujourd'hui la nation. Le poids de l'endettement de l'Etat lui interdit désormais d'affecter à l'investissement les économies budgétaires qu'il peut dégager. Beaucoup de pays dans le monde découvrent aujourd'hui que la privatisation partielle du service public de la route a souvent octroyé des rentes extravagantes aux grands groupes. Au prétexte que l'Etat doit se désendetter, il se prive de recettes précieuses !

La France peut et doit récupérer le contrôle et le bénéfice de ses infrastructures de transport.

Cela sera bénéfique aux finances publiques et au pouvoir d'achat des automobilistes ; la seule conséquence négative se lira dans les résultats boursiers des grands groupes actuels.

Merci de signer et diffuser la pétition!

Premiers signataires : 

Jean-Luc Mélenchon et Martine Billard (députés européens, coprésidents du Parti de gauche), Nicolas Dupont-Aignan (député-maire de Yerres, président de Debout la République), François de Rugy (député de Loire-Atlantique, vice-président d'Europe Ecologie-Les Verts) Emmanuel Maurel (vice-président du conseil régional d'Ile-de-France, PS), Marie-Noëlle Lienemann (sénatrice de Paris, PS), Jacques Myard (député-maire de Maisons-Laffitte, UMP), Jean-Luc Bennahmias (vice-président du Mouvement Démocrate, député européen)

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26 novembre 2013 2 26 /11 /novembre /2013 12:55

Selon un sondage CSA/l’Humanité, 84 % des Français pensent que «la lutte contre les inégalités» devrait être « prioritaire »; 90 % affirment que « si rien n’est fait » ces inégalités se développeront dans les prochaines années ; et pas moins de 81 % déclarent que « les gouvernements peu­vent s’ils le veulent » les réduire... Encore un sondage, diront certains. Attention, pour une fois, de ne pas sous-estimer les résultats de cette enquête singulière. Car dans ce moment si particulier de notre vivre ensemble, où nihilisme et égoïsme semblent dominer les comportements d’une humanité fragmentée, l’aspiration réévaluée à l’égalité n’est fran­chement pas anodine. Elle est même, avouons-le, plutôt réjouissante.

Nos concitoyens sont donc 84% à vouloir « réformer en profondeur » la société française. Ce n’est pas rien. Mais cette volonté affirmée suffit-elle, pour autant, à ouvrir de nouveaux horizons de résistances et de créativi­tés politiques, en somme, est-elle assez dense, concrète et intellectuali­sée pour se transformer en conscience de classe émergeant sur un nou­veau rapport de forces ? C’était comme si la prévision de Marx devait se réaliser, dans la mesure où il apparaît nécessaire sinon indispensable de sortir du système actuel si l’on veut sauver notre société du désespoir social et du malheur tout court. Sauf que le « si » reste de rigueur, car encore faut-il que les citoyens le veuillent réellement. Pourtant la crise dans laquelle nous sommes plongés creuse le doute sur la viabilité du libéralisme et même du capitalisme en tant que modèle indépassable. Opposer à l’agenda idéologique des puissants la réalité sociale, sa vérité factuelle et ses injustices concrètes apparaît ainsi comme une priorité, un combat d’idées majeur, un engagement absolu. Oui, nous vivons une époque d’involution et de contre-révolution conservatrice, mais ce triste épisode de notre histoire contemporaine n’est pas fatal. Décréter l’ur­gence sociale, c’est donc à la fois comprendre, répliquer et inventer de nouvelles dynamiques de rassemblement. Face à des ennemis plus habi­les que jamais, notre exigence ne doit pas être aveugle mais consciente, pour dénoncer toutes les manœuvres qui empêcheraient la mobilisation générale sur le front de l’emploi, laissant comme perspective durable celle d’un monde du travail gangrené par le chômage de masse, l’insé­curité sociale, la précarité et l’exclusion, la pauvreté et l’incertitude.

Nous sommes bien placés pour le savoir, la politisation ne découle sou­vent que de l’étendue et de l’intensité du mouvement social. Faute d’un sursaut politique populaire venu du pays profond, qui ne confond pas le « ras-le-bol fiscal » avec l’injustice fiscale, ni le « coût du travail » avec le coût du capital, l’avenir qui se dessine serait celui d’une division insuppor­table – entre chômeurs et actifs, entre jeunes et vieux, entre nationaux et étrangers, etc. –, terreau hélas de toutes les haines et de toutes les soumissions. À force de tourner le dos à la gauche, François Hollande conduit la France dans une impasse et sa traîtrise se double d’une impuissance terrifiante.

Voilà pourquoi le Front de gauche appelle les citoyens à participer à une grande marche à Paris le 1er décembre prochain. Pour faire entendre la voix du peuple – celui qui veut agir, celui qui ne renonce pas à ce qu’est vraiment la gauche n

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