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20 mai 2015 3 20 /05 /mai /2015 08:45

Fédération du PCF du Finistère

5, rue Henri Moreau

29200 BREST

Tél: 02 98 43 47 78

federation@29.pcf.fr

Déclaration de la Fédération du Finistère

VENTE DE L'ENTREPRISE DOUX : LA VIGILANCE S'IMPOSE

La presse annonçait hier la mise en vente par la holding D et P, détenue par Didier Calmels de la totalité des parts qu'elle détient dans le capital de l'entreprise.

Didier Calmels était entré au capital de l'entreprise à hauteur de 52,5% en 2012 et il la quitte avec, affirme-t-il sans rire avec le sentiment du devoir accompli.

Nul ne sait et ne saura sans doute jamais à quelle hauteur le « restructurateur » Calmels a repris la dette de la banque Barclay que Doux en son temps était incapable d'honorer. On ne saura pas non plus le profit réalisé avec cette vente expresse aux entreprises coopératives TERRENA et AVRIL

Mais au passage, 2000 emplois ont été supprimés et nombre de sites de production liquidés.

Les acheteurs de leur côté sont persuadés de réaliser une bonne opération.

Les comptes de l'entreprise ont été assainis dans le conditions que l'on sait, ils achètent une marque, des marchés intérieurs, des marchés à l'export, un ensemble de producteurs à qui ils fourniront les aliments du bétail produits par AVRIL.

Il n'est pas du tout certain que cette opération industriello-financière soit indolore pour les salariés de Doux, de Terrena et d'Avril.

Le secteur avicole en France est en pleine restructuration et Terrena, qui compte 3500 salariés à la volaille, n'y échappe pas.

Les audits d'organisation, pilotés par l'employeur, qui accompagnent généralement ce type d'opération, feront comme d'habitude ressortir des services et des salariés en surnombre, dans les services généraux et dans les chaînes de production.

Les salariés des trois entreprises, variable d'ajustement toute désignée, risquent d'être les dindons de la farce.

Le Parti communiste les appelle à la plus grande vigilance.

Il se tiendra à leurs côtés, comme il l'a toujours fait dans les actions nécessaires à la défense de leurs intérêts.

Brest le 19 mai 2015

Vente de l'entreprise Doux: la vigilance s'impose. Communiqué de la Fédération PCF du Finistère
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20 mai 2015 3 20 /05 /mai /2015 08:05

Procès : Zyed et Bouna, morts pour rien

18 mai 2015. Dix ans. C'est le temps qu'il aura fallu pour que la justice rende, enfin, un jugement dans le procès des deux policiers poursuivis pour la mort de Zyed Benna et Bouna Traoré, à Clichy-sous-Bois. Le tribunal correctionnel de Rennes a décidé ce lundi de suivre Parquet et de prononcer la relaxe.

"Morts pour rien". Car la justice avait l'occasion de reconnaître une situation qui ne peut plus durer dans notre pays. Combien de face à face réguliers, de bavures, de contrôles d’identités quotidiens, d’affrontements parfois violents, venant noircir les lignes d’une trop longue liste illustrant le malaise entre les jeunes de France et la police nationale ? Malaise, le mot est faible.

Cette illustration du deux poids deux mesures dans le traitement des affaires qui confrontent jeunes et policiers pose de nombreuses questions quant aux pratiques de la police. L’urgence est de comprendre les causes qui rendent trop souvent l’action des forces de police attentatoires aux droits fondamentaux et l’action de la justice en contradiction avec l’égalité des citoyens devant la loi. Et ces raisons sont éminemment politiques.

Des citoyens français peuvent être humiliés, frappés, détenus sans raison, voire mis en danger de mort car depuis près de 10 ans le monde politique a décidé ou a laissé prospérer l’entreprise de stigmatisation de la figure des « jeunes de banlieue ». A seul titre d’exemple, il faut se rappeler les mots des ministres de l’intérieur tels que « sauvageons » ou « racailles ». Et pour l’évidence, rappelons l’odieuse manipulation de Nicolas Sarkozy et Brice Hortefeux, qui ont fait manifester des policiers devant le tribunal de Bobigny au mépris du principe fondamental d’indépendance de la justice. Et ceux sont ces mêmes dirigeants qui ont passé les dix dernières années à démanteler méthodiquement le droit pénal des affaires. Voilà la réalité quotidienne des palais de Justice : des jeunes envoyés à l’abattoir et l’impunité pour les puissants.

Pour cette raison, le jugement rendu aujourd'hui est profondément choquant.

François Hollande, en 2012, s’était engagé à mettre fin aux contrôles au faciès mais ceux-ci persistent quotidiennement alors que la grande majorité des policiers aspire elle-même à des relations apaisée avec les citoyens.

Le PCF refuse d’attendre les bras croisés de nouvelles explosions de colères suite à des dénis de justice. Nous exigeons la mise en œuvre immédiate des engagements de campagne et l’ouverture d’un grand débat pour refonder les missions de la police et reconstruire une justice des mineurs digne de son ambition d’éducation et d’insertion sociale.

C’est une œuvre historique, une ambition de changement sur laquelle aucun nouveau renoncement ne pourra être accepté.

Fabien Guillaud-Bataille, responsable « Sécurité - Police » au PCF,

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20 mai 2015 3 20 /05 /mai /2015 08:02

Selon le site internet Mediapart, la commandante de police en charge de l'enquête sur les pertes de la Société Générale début 2008 a déclaré, lors d'une récente audition devant la justice, que ses investigations l'avaient conduite à "la certitude" que la "hiérarchie" de Jérôme Kerviel "ne pouvait ignorer" les agissements de son trader, Ainsi donc se confirme ce que nous disions depuis le début de l'affaire : Jérôme Kerviel ne pouvait pas être le seul responsable d'une spéculation effrénée qui a engagé plus de 20 milliards et la perte de 5 milliards d'euros !

"Les écuries d'Augias du capitalisme financier doivent être nettoyées" écrivions-nous en 2010 après le premier procès Kerviel. Plus que jamais le procès de la Finance, de la spéculation, reste à faire.

A l'heure ou les banques ont robinet ouvert, via un dispositif de rachat de dettes par la Banque centrale européenne (60 milliards d'euros de dette chaque mois pour un total prévu de 1 000 milliards d'euros), cette dernière révélation démontre s'il en était encore utile, la nécessité absolue de la création d'un pôle financier public incluant des banques nationalisées, seule capable de mettre fin à la spéculation et la financiarisation devenues folles de notre économie.

Révélation Kerviel: plus que jamais, le procès de la finance reste à faire (Olivier Dartigolles, PCF)
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20 mai 2015 3 20 /05 /mai /2015 07:56

Le Parisien 20 mai 2015

Réforme du collège : le décret est paru au Journal officiel

Le Premier ministre Manuel Valls avait déclaré mardi que l réforme du collège serait «mise en œuvre» et que le décret serait «publié le plus rapidement possible», en dépit de la mobilisation à son encontre.


Le gouvernement dément toute «précipitation» C'est fait. Au lendemain d'une journée de grève et de manifestations, le décret ainsi que l'arrêté portant sur la réforme contestée du collège sont parus ce mercredi au Journal officiel. Et prévoient comme prévu une entrée en vigueur de la réforme «à compter de la rentrée scolaire 2016».

La réforme prévoit de laisser chaque collège fixer 20% de son emploi du temps, avec de l'accompagnement personnalisé pour tous, de l'interdisciplinarité et une deuxième langue vivante (LV2) avancée en cinquième. L'arrêté paru au JO détaille aussi les enseignements pratiques interdisciplinaires (EPI), prévus à partir de la cinquième pour favoriser notamment le travail en groupe. Les huit thèmes d'EPI vont de la santé à la culture en passant par la transition écologique ou les langues de l'Antiquité. Les élèves en suivront deux par an et au moins six des huit thématiques entre la cinquième et la troisième. L'un de ces EPI, portant sur les «langues et cultures de l'Antiquité» remplace les options latin et grec qui sont supprimées.

Une deuxième langue pour tous en cinquième

Au côté des enseignants de langues anciennes, les professeurs d'allemand ont aussi fait part de leur inquiétude: la discipline pâtira, selon eux, de la suppression des classes bilangues (deux langues étrangères dès la sixième, des classes suivies par 16% des élèves de sixième). La réforme propose à la place une deuxième langue pour tous en cinquième.

L'autonomie accrue accordée aux établissements et l'interdisciplinarité ont cristallisé la grogne des syndicats anti-réforme. Mardi, quelques milliers d'enseignants sont descendus dans la rue pour protester contre la réforme du collège. Un gros quart des professeurs des collèges publics (27,61%) ont répondu à l'appel d'une intersyndicale de sept organisations selon le ministère de l'Éducation, alors que le Snes, principal syndicat du secondaire, annonçait «plus de 50%» de participation. Mais la ministre de l'Education, Najat Vallaud-Belkacem, a répété que la réforme entrera en vigueur comme prévu à la rentrée 2016 car «elle est indispensable». Elle a cependant assuré «entendre» les enseignants, en grève ou pas, et promis «des garanties» pour une bonne mise en oeuvre de la réforme dans les textes d'application.


C'est peu dire que la publication du décret au JO suscite ce mercredi la colère des opposants de la réforme, dont le centriste françois Bayrou, qui a carrément appelé à une manifestation nationale. Pour calmer les esprits, la ministre est allée expliquer sa démarche sur France Info, affirmant notamment qu'il fallait «aller vite pour veiller à bien accompagner les professeurs». «Dès lors qu'il y a un manifestant, ça m'interpelle», a tenté d'apaiser Najat Vallaud-Belkacem. «Mais l'important, c'est la façon dont on répond. Publier le décret, c'est passer à l'étape suivante : la préparation», a-t-elle défendu. «Nous devons aller vite pour veiller à bien accompagner les professeurs. (...) Il faut une préparation en amont, ce sont des mois de travail, d'accompagnement et de formation. (...) Cette réforme elle marchera car nous mettons les moyens», a-t-elle encore assuré.
«Il ne faut pas opposer la publication du décret avec la nécessité du dialogue», a affirmé quelques instants plus tard sur RTL le porte-parole du gouvernement Stéphane Le Foll. Saluant cette «marque de détermination», ce dernier estime que la discussion «a eu lieu et elle doit continuer», en particulier «sur l'application de ce qu'on appelle l'interdisciplinarité».

manifestation contre la réforme du collège à Brest le 19 mai

manifestation contre la réforme du collège à Brest le 19 mai

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19 mai 2015 2 19 /05 /mai /2015 18:18

Nombreux sont les citoyens et les professionnels de l'éducation qui sont mal à l'aise face au contenu des attaques caricaturales et outrancières contre la réforme du collège que l'on peut entendre depuis des semaines à droite et dans les milieux intellectuels réactionnaires: remise en cause du collège pour tous, valorisation de la sélection précoce des élèves, retour aux fondamentaux de l'école à la grand papa, dénonciation d'une soi-disant préférence du ministère de l'éducation pour l'Islam, le multi-culturalisme, le nivellement par le bas.

Najat Vallaud Belkacem fait effectivement l'objet d'attaques aux insinuations méprisantes ou xénophobes de la part de certains responsables politiques et d'écrivaillons peu scrupuleux de la droite et de l'extrême-droite.

Il est rare d'ailleurs que la droite soit d'ailleurs autant à l'offensive sur des questions relatives à l'éducation et qui n'impliquent pas le rapport entre l'école publique et l'école privée. C'est que depuis quelque temps, le discours réactionnaire de l'ordre civilisationnel battu en brèche par les barbares, le progressisme démagogique de gauche, a fait florès dans les médias, les réseaux sociaux, et la société, discours d'une droite décomplexée qui affiche ses "valeurs" avec beaucoup de volontarisme dans le champ sociétal depuis le débat sur le Mariage pour tous.

C'est qu'il s'agit pour elle de pouvoir continuer à se différencier de la gauche de gouvernement, qui mène une politique très libérale dans le domaine économique, celle de la droite ordinairement, et de ne pas se laisser distancer par une extrême-droite de plus en plus conquérante.

Dans le tintamarre néo-conservateur autour de la réforme de l'éducation, les syndicats enseignants progressistes (le SNES FSU, SUD, la CGT Education...), qui la critiquaient aussi, mais pour des raisons différentes, et même opposées, ont eu du mal parfois à accéder aux médias. Najat Vallaud Belkacem a alimenté aussi à des contre-feux pour discréditer les critiques de sa réforme du collège en pointant l'élitisme ou le conservatisme corporatiste des défenseurs du grec et du latin et des classes européennes contre sa volonté supposée de lutter contre l'échec scolaire et les inégalités. Or, la réduction de l'enseignement du latin, la suppression des classes européennes, quoique préjudiciables en eux-mêmes, sont l'arbre qui cache la forêt.

En réalité, cette réforme du collège est insuffisante et néfaste pour des raisons bien plus sérieuses.

En premier lieu, les enseignants considèrent à raison qu'elle ne réglera rien aux problèmes dont souffre le collège et l'éducation aujourd'hui.

Baisse de niveau bien réelle, détérioration du sens de l'effort et de la curiosité intellectuelle chez les élèves, dues à des causes sociales et culturelles, mais aussi à des insuffisances et des renoncements de l'école.

Aujourd'hui, beaucoup d'enseignants ont l'impression qu'on gère les flux d'élèves, qu'on a en partie renoncé à une valorisation des connaissances et des exigences intellectuelles, qu'on accepte une division de la population scolaire entre ceux qui devront tout juste acquérir des savoirs-faire de base et ceux qui continueront des études et pourront accéder à une culture savante et critique.

La quasi suppression du redoublement crée une hétérogénéité dans les classes très difficile à gérer dans un contexte d'effectifs importants et de réduction des horaires de discipline.

Les dispositifs d'individualisation, de discours et de pratiques de médicalisation sur les difficultés d'apprentissage ne parviennent pas réellement de donner leurs chances de progresser à tous les enfants.

L'école reproduit et renforce les inégalités socio-culturelles de départ. L'austérité touche toute l'école, dont le budget ne bénéficie pas des mêmes rallonges que celui de la défense, ou de la générosité vis à vis du patronat, et tout particulièrement les zones d'éducation prioritaires, où les établissements ont été nombreux à perdre des moyens.

Cette réforme renforce l'autonomie des établissements, c'est à dire non l'autonomie pédagogique des enseignants, mais celle des chefs d'établissement: ce faisant elle casse le cadre national de l'éducation. Elle continue à développer la culture managériale à l'école, le pouvoir pédagogique des chefs d'établissement, les corps intermédiaires d'enseignants chargés de coordonner des disciplines. On risque de mettre en concurrence les enseignants les uns avec les autres quand il s'agira de se partager les heures en fonction de projets et de modules proposés aux élèves. On dévalorise les disciplines en relativisant l'importance de leurs programmes d'acquisition de savoirs, en justifiant en 6e pour les sciences le développement de la possibilité d'enseigner plusieurs disciplines, en sciences notamment. On rompt avec le principe d'égalité territoriale du service public d'éducation: l'école sera sans doute de plus en plus à la carte, et cela favorisera probablement un renforcement du fossé entre les établissements de centre-ville au public globalement plus favorisé et les établissements de campagne ou de quartiers populaires. 20% des horaires seront organisés à la convenance des chefs d'établissement. On menace la possibilité pour certains enseignants d'enseigner leur discipline dans de bonnes conditions malgré le caractère formateur intellectuellement et utile de ces disciplines: allemand, latin. Les enseignants sont dépossédés d'une partie de leur capacité à diversifier les pratiques pédagogiques au profit d'une obligation venue d'en haut. Or, beaucoup de réformes, dont le sens n'a pas été perçu, ont déjà énormément de peine à s'appliquer sur le terrain. Et, toujours, une réforme chasse l'autre, créant un climat d'insécurité et de perte de motivation chez les enseignants. Dans cette réforme, on ne met pas de nouveaux moyens pour permettre à tous d'acquérir une culture commune de haut niveau. On continue à s'en référer au socle commun de compétences, issu des préconisations de l'OCDE et d'une vision libérale, instrumentale et entrepreneuriale, de l'éducation, plutôt que de mettre l'accent sur la culture humaniste, la formation de citoyens dotés d'esprit critiques. Cette réforme du collège va dans le même sens que la réforme du lycée menée par la droite dont l'évaluation n'a pas été faite et qui ne satisfait pas grand monde.

J'étais ce matin à la manifestation contre la réforme du collège, pour d'autres réformes de l'éducation, à Brest: il y avait environ 400 enseignants déterminés à obtenir un changement de cap du gouvernement, représentants eux-mêmes un nombre de grévistes très important dans les collèges par les temps qui courent (presque 50% des enseignants de collège). L'Assemblée Générale à la Maison du Peuple de Brest a confirmé que les enseignants avaient une vue beaucoup plus globale et complexe des problèmes éducatifs et de la réforme que celle que présentent la plupart des médias. Et malgré tout, le gouvernement, qui cède si facilement à toutes les exigences du MEDEF, répond à nouveau face au mouvement social: la réforme se fera, quoiqu'il arrive.

A nous de poursuivre et d'intensifier la lutte pour démentir ces rodomontades et obtenir une réforme du collège qui partage des besoins et diagnostics des enseignants, qui s'appuie sur un vrai débat approprié socialement et éclairé par autres choses que des fantasmes, qui ne se fasse pas à moyens constants.

Ismaël Dupont

Brest- manif des enseignants du collège le 19 mai 2015

Brest- manif des enseignants du collège le 19 mai 2015

Réforme du collège: oui, mais pas celle là!
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19 mai 2015 2 19 /05 /mai /2015 18:14

ALERTE SOLIDARITÉ GAZA !

Nous venons d'être informée que la Marianne a des problèmes techniques, une panne de générateur, qui va entraîner quelques jours de retard. Il leur faut trouver et changer une pièce cassée avant d'entrer en Mer du Nord, par mauvais temps qui plus est, pour naviguer jusqu'à chez nous.

C'est malheureusement les aléas toujours possibles de ce type de mobilisation. Il faut absolument que tous ceux et toutes celles qui pensaient être présent-es à Brest se réservent pour les prochains jours. Nous ferons tout notre possible pour vous tenir informé -es des que nous aurons des nouvelles.

ASSOCIATION FRANCE-PALESTINE SOLIDARITE

www.france-palestine.org

Attention, alerte solidarité GAZA: la Marianne retardée dans son arrivée à Brest
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19 mai 2015 2 19 /05 /mai /2015 14:27

http://syriza-fr.org/2015/05/18/onmoment-de-verite-pour-leurope-par-tasos-koronakis/

Athènes, le 18 mai 2015

Chers amis, Après presque quatre mois de négociations intensives, nous avons atteint un moment de vérité pour notre projet européen commun. Le gouvernement dirigé par SYRIZA fait de son mieux pour parvenir à un accord honorable avec ses partenaires européens et internationaux respectant à la fois les obligations de la Grèce en tant qu’Etat membre-européen, mais aussi le mandat électoral du peuple grec. Le gouvernement dirigé par Syriza a déjà entamé une série de réformes qui s’en prennent à la corruption et à l’évasion fiscale généralisée. Les dépenses sont freinées et les recettes fiscales collectées dépassent les attentes, permettant d’atteindre un excédent budgétaire primaire de 2,16 milliards (janvier-avril 2015), bien supérieur à l’estimation initiale d’un déficit de 287 millions. Parallèlement, la Grèce a honoré toutes les obligations de sa dette avec ses ressources propres – cas unique parmi les Nations européennes – puisque tout versement de fonds a été coupé depuis août 2014. Quatre mois de négociations épuisantes ont passé, durant lesquels, systématiquement, les créanciers de la Grèce ont tout fait pour contraindre le gouvernement dirigé par SYRIZA à appliquer l’exact programme d’austérité rejeté par le peuple grec aux élections du 25 janvier. L’asphyxie de liquidités orchestrée par les institutions a conduit à une situation critique pour les finances de notre pays, rendant insupportable le service des titres de créance à venir. Le gouvernement grec a fait de son mieux pour parvenir à un accord, mais les lignes rouges –ayant à voir avec des excédents primaires durables et réalistes, la restauration des contrats collectifs et du salaire minimum, la protection des travailleurs contre les licenciements massifs, la protection des salaires, des pensions et du système de sécurité sociale contre de nouvelles réductions, l’arrêt des privatisations à prix bradé, etc- doivent être respectées. La souveraineté populaire et les mandats démocratiques doivent être respectés. Il ne faut pas confondre la patience et la bonne volonté du peuple grec avec la propension à céder à un chantage sans précédent. La démocratie européenne ne doit pas être asphyxiée. La période est cruciale ; nos partenaires européens doivent faire preuve de volonté politique pour surmonter l’impasse actuelle. Cet appel n’est pas seulement un appel à la solidarité, c’est un appel au respect des valeurs européennes essentielles. Dans ce cadre, SYRIZA appelle tous les acteurs sociaux et politiques, progressistes et démocratiques, conscients du fait que la lutte de la Grèce ne se limite pas à ses frontières nationales, mais qu’elle est une lutte pour la démocratie et la justice sociale en Europe. Dans ces moments critiques, nous appelons à des actions de solidarité sociale et politique, allant de l’organisation de rassemblements et de campagnes de sensibilisation à travers l’Europe, à des initiatives institutionnelles dans les assemblées locales, régionales et nationales et des déclarations individuelles ou collectives de soutien aux efforts de la Grèce pour faire passer le paradigme européen d’une austérité désastreuse à un nouveau modèle de croissance durable. Votre soutien est d’une importance capitale, non seulement pour le peuple grec, mais aussi pour l’avenir de l’idée européenne. Avec nos meilleures salutations, *Tasos Koronakis, Secrétaire du Comité central de la SYRIZA Pour plus d’informations, voir la dernière déclaration du Secrétariat politique de SYRIZA :

SP DE SYRIZA: LES LIGNES ROUGES DU GOUVERNEMENT SONT AUSSI LES LIGNES ROUGES DU PEUPLE GREC

Un moment de vérité pour l'Europe par Tasos Koronakis
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19 mai 2015 2 19 /05 /mai /2015 11:46

Projet de loi sur le renseignement : « suspects avant d¹être citoyens »

Le Mouvement de la Paix exprime sa plus vive inquiétude sur le projet de loi sur le renseignement. Présenté comme une loi antiterroriste et débattu par le biais d¹une procédure accélérée, ce projet concerne aussi bien le terrorisme que les atteintes à la souveraineté nationale et l¹encadrement des mouvements de masse. Ainsi, des associations, des partis qui se mobiliseraient, pourraient tomber sous le coup de la loi au titre de la « prévention des violences collectives » ou d¹une atteinte aux « intérêts économiques ou industriels essentiels de la France ». Le projet adopté à l¹Assemblée nationale et actuellement débattu au Sénat constitue une menace pour les libertés publiques et politiques de tous les citoyens.

Les citoyens américains sont particulièrement au fait des pratiques de traçage sans limite et de fichage systématique qu¹utilise l¹Etat après les attentats du 11 septembre 2001. Celles-ci reposent sur l¹idée de « tous dangereux », « tous coupables ». Déjà en 2007, en France, des mesures de surveillance (écoutes téléphoniques et interceptions de flux internet) avaient été prises en toute illégalité et sans aucune transparence. Avec le projet de loi français sur le renseignement examiné actuellement, ces mêmes pratiques liberticides sont à craindre : création de « boîtes noires » destinées à scanner le Web indistinctement, collecte de masse de
données personnelles, durée de conservation allongée jusqu¹à cinq ans pour certaines données, opacité des moyens d¹exploitation de ces données.

Et que l¹on ne se méprenne pas sur la Commission nationale de surveillance des techniques de renseignement, soi-disant garante des libertés fondamentales : faute des moyens d¹actions nécessaires, elle ne pourra pas assurer sa mission de contre-pouvoir. Par ailleurs, le Premier Ministre pourra passer outre son avis. Le gouvernement se refuse à un contrôle a priori, systématique et indépendant des demandes des services spécialisés, et il organise un contrôle a posteriori illusoire. La saisine du juge administratif risque d¹être sans efficacité réelle et le secret-défense pourra être invoqué sans autre forme de procès.

La liberté et la sûreté, que se doit d¹assurer le Président de la République pour chaque citoyen contre l¹arbitraire, sont en péril. Ces droits naturels et imprescriptibles sont reconnus par la Déclaration Universelle des Droits de l¹Homme et du Citoyen. Ce projet de loi va-t-il renforcer la sécurité du peuple français alors que la politique guerrière de la France basée sur le commerce des armes et une industrie des armes florissantes et la multiplication des opérations extérieures contribuent à fragiliser cette sécurité et à tenir l¹image de la France à l¹étranger.

Débattre des pouvoirs de surveillance de l¹Etat vis-à-vis des citoyens, c¹est rappeler qu¹en démocratie, « la liberté est la règle, la restriction de police, l¹exception ». Débattre aujourd¹hui du projet de loi sur le renseignement, c¹est exiger un contrôle strict et indépendant de l¹activité des services de renseignement, dans le respect des valeurs qui ont fondé la République, « Liberté, Egalité, Fraternité », dans le respect de la Laïcité.



Le Mouvement de la Paix
Le 18 mai 2015

Projet de loi renseignement: suspects avant d'être citoyens (Mouvement de la Paix)
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19 mai 2015 2 19 /05 /mai /2015 05:39

Communiqué de presse/ Affaire Nutréa-Triskalia,

Inquiétante décision du parquet de Saint Brieuc pour les salariés victimes, mais aussi pour les consommateurs !

Après cinq années d’inaction, le parquet de Saint Brieuc vient donc de décider de classer sans
suite les plaintes déposées le 25 mai 2010 par Laurent Guillou et Stéphane Rouxel, anciens salariés de l’entreprise Nutréa-Triskalia qui avaient été gravement intoxiqués par deux fois, en avril 2009 par un pesticide interdit (le Nuvan Total), puis à partir de février 2010 par deux autres insecticides le Nuvagrain et le K-Obiol sur leur lieu de travail à Plouisy. Classées une première fois par le Parquet de Guingamp le 29 octobre 2010, leurs plaintes avaient été ré-ouvertes le 25 novembre 2010 après l’intervention de l’Union syndicale Solidaires avant d’être ensuite transférées au parquet de Saint Brieuc.
Ce dernier a motivé sa décision au motif que : « les personnes morales soupçonnées ont aujourd’hui disparue, Nutréa ayant été dissoute le 25/09/2011 et Eolys ayant fait l’objet d’une fusion-acquisition le 01/10/2010 ; ainsi leur responsabilité pénale ne peut plus être retenue » et que « d’autre part, le ministère public est amené à constater qu’en l’état, les éléments rapportés de l’enquête préliminaire ne permettent pas de constituer charges suffisantes pour asseoir des poursuites pénales à l’encontre des personnes physiques citées dans le dossier, la découverte d’éventuels éléments probants 5 ans après les faits, au sein d’entités n’ayant plus d’existence légale, devenant fortement aléatoire. ».
Solidaires tient à rappeler simplement, pour mémoire, que les infractions relevées par la Gendarmerie et l’inspection du travail concernaient : l’utilisation d’insecticides interdits et cancérigènes, de surdosage de produits dangereux jusqu’à sept fois la dose maximum autorisée, d’absence d’équipement de protection adéquats pour les salariés, d’utilisation illégale de personnel intérimaire sans formation à la manipulation de produits dangereux, de non-respect des délais d’attente entre les traitements et les incorporations des céréales traitées lors
de la fabrication des aliments pour bétail, de sous-traitance des épandages des pesticides par une entreprise non-agrée, de vente d’aliment pour bétail hautement pollué par des pesticides et donc dangereux à la consommation et, qu’enfin le responsable de l’entreprise Eolys de Plouisy a reconnu les faits sur procès-verbal allant même jusqu’à revendiquer ses actes devant une caméra de l’émission « Envoyé Spécial », témoignage diffusé à une heure de grande écoute sur France 2 le 20 mars 2013. (« Pesticides interdits : Le trafic continue cinq ans après »)
A noter également que dans le cadre de la constitution de partie civile, un recours à été déposé auprès de la chambre d’Instruction de la Cour d’Appel de Rennes par Maître François Lafforgue, l’avocat des victimes. Si tous ces faits semblent être des détails pour le parquet de St Brieuc, ils ne le sont pas pour les salariés victimes, qui ont perdus leur santé, leur travail, ni pour les milliers de consommateurs de viande de porcs ou de poulet concernés. Cela d’autant plus que le Parquet de Saint Brieuc ne peut ignorer que le 11 septembre 2014 l’entreprise Nutréa a été condamnée pour faute inexcusable de l’employeur par le Tribunal des Affaires de Sécurité Sociale de Saint Brieuc et qu’elle n’a pas fait appel de cette décision. Ce classement sans suite, va de toute évidence mécontenter toutes les victimes directes ou indirectes de ce scandale lié aux pesticides, et créer un trouble légitime. Mais une fois de plus, il en dit long, sur la protection dont jouissent de la part des autorités de l’Etat les représentants du lobby agricole productiviste dans notre région, qui savent si bien jongler avec les statuts juridiques de leurs sociétés pour pouvoir polluer en paix et en toute impunité.

L'Union Régionale Solidaires.

Affaire Nutréa-Triskalia: inquiétante décision du parquet de St Brieuc pour les victimes, mais aussi pour les consommateurs! (Solidaires)
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17 mai 2015 7 17 /05 /mai /2015 08:50
Pharmacies: un nouveau racket sur le dos des malades (à lire sur le blog du PCF Pays Bigouden et sur L'Humanité)

Publié par glazik-plomeur (Blog du PCF pays Bigouden pcbigouden.over-blog.com/)

Révélation. Un nouveau racket sur le dos des malades

À l'heure où de plus en plus de patients se voient contraints de diminuer leurs dépenses de santé, une réforme passée quasiment inaperçue grève encore un peu plus le budget santé des Français. Depuis le 1 er janvier, les pharmaciens facturent en effet 0,82 euro la délivrance de chaque boîte de médicament remboursable, qu'il soit prescrit ou non d'ailleurs. C'est ce qu'on appelle l'« honoraire de dispensation », censé rétribuer « la fonction du conseil de pharmacien d'officine ». Mais de quoi parlet-on exactement ? C'est simple : pour chaque boîte de médicament remboursable vendu, les pharmaciens perçoivent désormais 0,82 euro. Et, cerise sur le gâteau, quand l'ordonnance comporte cinq médicaments différents, s'ajoutent alors des honoraires pour ordonnance complexe de 0,51 euro. Sur une prescription de cinq médicaments, votre apothicaire encaissera donc 4,61 euros.

Prenons un exemple concret : l’année dernière, une boîte de Clamoxyl 1 g (antibiotique) de 14 comprimés coûtait 4,46 euros ; désormais, le patient la paye 5,28 euros (4,46 + 0,82 euro). L’assurance maladie affirme que « l’assuré n’a rien à payer ». Il est vrai que les honoraires de dispensation sont pris en charge par l’assurance maladie dans les mêmes conditions (au même taux, donc) que le médicament auquel il se rapporte, soit en moyenne 65 % (soit 0,53 euro), celui pour ordonnance complexe étant entièrement pris en charge par le régime obligatoire. Le remboursement de la Sécu sur la boîte de Clamoxyl 1 g interviendra donc sur la somme globale – 5,28 euros –, remboursée à 65 %, le reliquat (0,29 euro) étant remboursé par les complémentaires santé si le contrat le prévoit ou, et c’est là que le bât blesse, restera à la charge des patients qui n’ont pas de mutuelle. Ce qui arrive de plus en plus fréquemment… Seuls les patients en ALD (affection de longue durée) et les bénéficiaires de la CMU (couverture maladie universelle) ou de l’AME (aide médicale d’État) bénéficient d’une exonération totale.

« La ficelle est un peu grosse, s’agace Arnaud Faucon, secrétaire général de l’association de consommateurs Indecosa CGT. On rémunère soi-disant un conseil alors qu’il s’agit seulement d’augmenter la rémunération des pharmaciens. On estime que ces honoraires de dispensation devraient représenter 10 à 13 % de leur chiffre d’affaires. Les personnes âgées au faible pouvoir d’achat et les plus démunies vont en être les premières victimes. Vous êtes malade et on va vous faire payer encore plus cher le fait que vous êtes malade. Et tant pis si vous avez le malheur de ne pas avoir de complémentaire santé ! »

Des honoraires tout bonnement « discutable »

Même les principaux intéressés dans cette affaire reconnaissent que les patients sont pris pour les dindons de la farce. « Là où ils seront le plus pénalisés, c’est sur l’achat de médicaments sans prescription », indique ainsi Gilles Bonnefond, président du deuxième syndicat de pharmaciens (Uspo, non-signataire de l’accord qui a donné lieu à cette réforme), exemple à l’appui : « Le paracétamol et l’homéopathie représentent 25 % des médicaments remboursables délivrés sans ordonnance. À chaque fois qu’un pharmacien en vend une boîte ou un tube sans prescription, les 82 centimes vont directement dans sa poche, sans remboursement pour le patient. Il n’est plus question, là, d’honoraires, qui sont un acte de dispensation, puisqu’on le lie uniquement à une marchandise. Il y a ambiguïté. »

Pour comprendre l’origine de ce marché de dupes, il faut remonter à 2009 et la fameuse loi HPST (hôpital, patients, santé, territoire) de Roselyne Bachelot, qui officialisait de nouvelles missions pour les pharmaciens. Il avait été alors convenu que la future convention (qui lie les pharmaciens à l’assurance maladie) s’orienterait vers un nouveau mode de rémunération de ces professionnels de santé. L’idée étant de rétribuer les conseils donnés par les pharmaciens. La réforme en vigueur depuis le 1er janvier, issue d’un accord signé entre le syndicat majoritaire des pharmaciens (FSPF) et l’assurance maladie, s’est donc traduite par un arrêté (paru au Journal officiel du 28 janvier 2015) qui augmente les honoraires versés pour chaque boîte vendue de 82 centimes en 2015 puis 1 euro en 2016, et instaure une prime de 51 centimes par ordonnance complexe. En contrepartie, la marge commerciale que les pharmaciens perçoivent pour chaque boîte vendue (calculée en pourcentage du prix fabricant) a été ajustée à la baisse. Pour le syndicat signataire, il s’agit d’une « réforme positive qui permet de sécuriser le réseau officinal dans un contexte de baisse de chiffre d’affaires ».

« Concrètement, avec ce nouveau mécanisme, les prix des médicaments les plus chers baissent un peu, mais, inversement, les prix des médicaments pas chers augmentent, constate Bruno Bordas, pharmacien à Messeix (Puy-de-Dôme). Si on ne comptabilise pas les 82 centimes d’honoraires, le tube d’homéopathie passe de 2,02 à 2,08 euros. Ce n’est pas énorme, mais mis bout à bout… » Pour ce pharmacien, ces honoraires qu’il dit « subir » sont tout bonnement « discutables » : « Personnellement, je suis pour la valorisation de l’acte pharmaceutique, ce moment qu’on prend avec les patients lors de la dispensation de leur ordonnance. Ce n’est pas seulement sortir des boîtes, mais expliquer au patient son traitement, les dangers qu’il peut encourir… Pharmacien, ce n’est pas faire du commerce. »

« Il faut rouvrir des négociations sur la rémunération »

« Le but était de valoriser la fonction de pharmacien en accompagnant le patient et de décrocher les prix et les volumes, mais on fait l’inverse », dénonce Gilles Bonnefond, de l’Uspo, qui parle de « marché de dupes ». « Auparavant, notre système de rémunération faisait que plus on vendait de boîtes, plus on était payé. Et plus les boîtes étaient vendues chères, plus on y gagnait. Avec cette nouvelle réforme de rémunération, on s’accroche encore plus aux volumes. Ce qui n’augure rien de bon pour l’avenir. Si demain, je veux suivre les recommandations de la HAS (Haute Autorité de santé), quel sera mon intérêt si je suis lié aux volumes, si chaque fois que je pratique le bon usage, je suis pénalisé financièrement ? » interroge le président de l’Uspo. Pour ce dernier, on aurait tout aussi pu faire autrement : développer de nouvelles missions comme l’entretien pharmaceutique, l’information sur le risque de mésusage du médicament, l’éducation thérapeutique, etc. Et être rémunéré sur ces missions. Mais les pouvoirs publics ont manqué d’ambition et de courage, assène Gilles Bonnefond, convaincu que le gouvernement a plié face aux lobbies : « Il est certain que les laboratoires ne voyaient pas d’un très bon œil notre intervention pour réduire l’usage des médicaments… »

Alors que la prochaine étape de cette réforme est prévue pour janvier 2016, un certain nombre de pharmaciens ne désespèrent pas de faire reculer le gouvernement. « Sur les 22500 officines, plus de 7000 ont écrit au directeur de la Cnam (Caisse nationale d’assurance maladie) pour ne pas passer à l’étape de 2016 ; cela montre bien que la profession n’adhère pas à ce projet et qu’il faut rouvrir des négociations sur la rémunération », insiste le président de l’USPO, rappelant la tenue en fin d’année des élections professionnelles, qui pourraient changer la donne en matière de représentativité. En concluant : « La profession et les patients méritent mieux que de voir les pharmaciens courir après des boîtes de médicament ! »

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