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2 mai 2014 5 02 /05 /mai /2014 19:47

Entre 400 et 500 personnes sur la fête malgré le temps mitigé, 200 repas servis: on est loin de la petite affluence décrite par le journaliste du Télégramme. Cette 50eme fête du Viaduc a rempli toutes ses promesses sur le plan fraternel, musical (avec la chorale du Front de Gauche et Claude Bonnard à l'orgue de Barbarie, Célestino Lopez et Christina, le groupe Voodoo Revival...) et politique (avec les discours très percutants de Xavier Compain, membre du Bureau National du PCF et n°2 sur la liste aux Européennes dans la circonscription Ouest) et de Bertrand Seys (Parti de Gauche, n°8 sur la liste du Front de Gauche). Merci à tous les participants et bénévoles de 50ème fête du 1er mai du PCF Morlaix!

 

PHOTOS PIERRE-YVON BOISNARD (administrateur du blog d'information citoyenne de Plougasnou Le Homard Enchaîné) 

 

fête du Viaduc 2014 Roger Héré JM Nayet Julia                                  Roger Héré (CGT), Jean-Marc Nayet et Julia Thatje (FSU) au rassemblement syndical 

 

 

fête du Viaduc 2014 AFPS                                                                  le stand de l'AFPS en préparation

 

fête du Viaduc 2014 Bernard, Jean-Luc                                         Bernard Chamblet, Jean-Luc Le Calvez et Annick Chamblet 

 

fête du Viaduc 2014 Célestino et Christina                                                                        Célestino et Christina - les artistes

 

fête du Viaduc 2014 chorale                                                     la chorale révolutionnaire se prépare

 

fête du Viaduc 2014 chorale 2                                                      

fête du Viaduc 2014 Daniel et Alain                                       Daniel Ravasio et Alain David à la librairie politique 

 

fête du Viaduc 2014 discours Ismaël                                         le discours d'accueil d'Ismaël Dupont sur l'histoire de la fête du Viaduc 

 

fête du Viaduc 2014 FDG                                    le stand du Front de Gauche tenu par François Rippe et Fabienne Sanquer et à côté, le stand d'information du collectif contre le Grand Marché Transatlantique 

 

fête du Viaduc 2014 François et Fabienne

fête du Viaduc 2014 G.Bui et JP Vermotle député Gwenegan Bui et la tête de liste PS aux municipales Jean-Paul Vermot étaient présents à l'apéritif, invités par la section PCF, avec Hervé Gouedard, secrétaire de section PS

 

Fête du Viaduc 2014 Guy Tandé et Ismaël Dupont

        Guy Tandé explique le projet de financement citoyen de la rénovation de la maison du Peuple, le local de la CGT 

 

fête du Viaduc 2014 Loïc et JP Beuzit                                                  Loïc Digaire et Jean-Pierre Beuzit, les cuisiniers

 

fête du Viaduc 2014 Serge et Sylvie

                                          Serge Puil, notre trésorier, "l'homme aux millions", peut enfin déguster sa tarte devant l'exposition sur la fête du Viaduc préparée par Jean-Luc Le Calvez

 

ARTICLE DU TELEGRAMME LE 2 MAI 2014: 

 

fête du Viaduc Le Télégramme 02.05.14 (2)

 

fête du Viaduc Télégramme 02.05.14 (1)

 

 

 

 

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2 mai 2014 5 02 /05 /mai /2014 19:06

Ouest-France-02.05-fete-du-1er-Mai-Morlaix.JPG

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2 mai 2014 5 02 /05 /mai /2014 18:01
Histoire. Premiers "1er mai", de Chicago à Vallauris
Défilé chantant, discours et remise de cadeaux, banquet et bal populaire : à Vallauris ce 1°Mai 1909, le premier dans l’histoire de la cité des potiers, on est loin, très loin des émeutes sanglantes de mai 1886 à Chicago qui amèneront la II° Internationale, par la voix du français Raymond Lavigne, à proposer, le 20 juin 1889 « que soit organisée une grande manifestation à date fixe de manière que dans tous les pays et dans toutes les villes à la fois, le même jour convenu, les travailleurs mettent en demeure les pouvoirs publics de réduire légalement à huit heures la journée de travail… ».

« Le jour viendra où notre silence sera plus puissant que les voix que vous étranglez aujourd’hui ».Augustin Spies, anarcho-syndicaliste américain, condamné à mort et pendu le 11 novembre 1886 à Chicago.

« Vous qui ne craignez pas de faire massacrer les ouvriers et de jeter en prison des membres de la CGT sous prétexte d’entrave à la liberté du travail, nous vous demandons ce que vous allez faire devant les menaces du syndicat patronal de Vallauris ! ». Léon Morel, secrétaire général de la Bourse du travail de Nice. Lettre de septembre 1908 au président du Conseil, Georges Clémenceau, après le lock-out des ouvriers potiers.

Ainsi donc, le 1° mai 1886, suivant le mot d’ordre de l’American Federation of Labour (AFL, Fédération américaine du travail) des dizaines de milliers de travailleurs américains sont en grève afin d’obtenir la réduction horaire de la journée de travail. Le 1° mai a été choisi par le syndicat car c’est la première journée comptable pour les entreprises. Dans les défilés revendicatifs, les salariés  arborent un triangle rouge sur leurs poitrines pour symboliser le partage de la journée en huit heures de travail, huit heures de sommeil et huit heures de loisirs. Ce mouvement de grève, bien que très suivi, n’est  qu’un demi-succès car plus de 300 000 travailleurs sont obligés de poursuivre l’action  pour obtenir cette « journée de huit heures ». L’historien américain Howard Zinn (1) a retrouvé quelques traces de ces prolongations : « à Detroit , onze mille personnes défilèrent. A New York ils étaient vingt- cinq mille à participer à une retraite aux flambeaux emmenée par les trois mille quatre cents membres du syndicat des boulangers. A Chicago quarante mille personnes firent grève, toute l’activité ferroviaire cessa et la plupart des entreprises furent paralysées. Les marchés aux bestiaux fermèrent également leurs portes. La milice de l’Etat avait été dépêchée sur place et la police était prête. Le « Mail » de Chicago exigeait qu’Albert Parsons, imprimeur et August Spies, tapissier, les responsables anarchistes de l’Association internationale des travailleurs soient tout particulièrement tenus à l’œil ». C’est que, sous leur impulsion, la Central Labour Union (Union centrale du travail, anarcho-syndicaliste) avait adopté à l’automne 1885 une vigoureuse et menaçante résolution : «  qu’il soit entendu que nous appelons instamment la classe salariée à s’armer pour opposer à ses exploiteurs le seul argument réellement efficace : la violence ».

Le 3 mai, devant les locaux de la société Mac Cormick Harvester Works, alors que les grévistes et leurs partisans se battent contre des briseurs de grève, la police tire sur un groupe de manifestants qui fuyait l’endroit, faisant de nombreux blessés et quatre morts. Furieux, Spies se rend à l’imprimerie du « Arbeiter Zeitung » (le journal des travailleurs immigrés allemands, NDR) et tire un tract en anglais et en allemand : « Revanche !Aux armes travailleurs !Depuis des années vous endurez les plus abjectes humiliations, vous vous épuisez au travail , vous offrez vos enfants en sacrifice aux seigneurs industriels. En bref toute votre vie vous avez été des esclaves misérables et obéissants pour satisfaire la cupidité insatiable et remplir les coffres de votre voleur et fainéant de maître. Aujourd’hui que vous lui demandez de soulager votre fardeau il envoie ses tueurs vous tirer dessus. Pour vous tuer ! Nous vous exhortons à prendre les armes ! Aux armes ! ». Un rassemblement est alors organisé le 4 mai, au Haymarket Square de Chicago. Trois mille personnes y participent. Tout se déroule pacifiquement. Puis comme l’orage se fait menaçant et l’heure tardive, la foule commence à se disperser. Un détachement composé de cent quatre-vingts policiers s’avance pour demander aux orateurs de faire cesser la réunion .C’est alors qu’une bombe explose au milieu des policiers faisant soixante dix blessés dont sept allaient bientôt expirer. « La police répliqua en tirant sur la foule faisant à son tour plusieurs morts et deux cents blessés. Sans même savoir qui avait lancé la bombe la police arrêta huit responsables anarchistes de Chicago » relate Howard Zinn.

Un an après un procès inique qui souleva l’indignation dans le monde entier, quatre des anarchistes condamnés – Albert Parsons, August Spies, Adolph Fisher et George Engel – furent pendus. Louis Lingg, un jeune charpentier de 21 ans se suicida en cellule, les trois autres restèrent des années en prison. On n’a jamais su  qui avait lancé la bombe…

La conséquence principale de ces évènements qui ont entraîné une répression sans précédent aux Etats Unis où la police procéda à des centaines d’arrestations d’activistes, fut la décision prise par le Congrès de l’AFL à Saint Louis en décembre 1888, relayée l’année suivante par l’Internationale, de faire du 1° mai , une grande journée revendicative des travailleurs. En France, il faudra une bonne dizaine d’années et la création de la Confédération générale des travailleurs (CGT) en 1895 à Limoges, pour  que cette «  fête des travailleurs »  (rebaptisée « fête du Travail » par Pétain en 1941) s’enracine vraiment dans le paysage social et politique.

La tragédie de Fourmies – l’armée tuant à coups de Chassepot dix manifestants pacifiques dont huit jeunes de moins de 21 ans à l’issue du défilé du 1° mai 1891- ne refroidit pas les ardeurs syndicales .D’année en année , à l’image d’une classe ouvrière qui prend conscience de son nombre et de sa force, les participants sont de plus en plus nombreux et déterminés .

Dans la petite bourgade ouvrière de Vallauris, par exemple, ce sont pas moins de 1500 personnes qui se rassemblent sur la place des écoles, le 1° mai 1909, à l’appel des syndicats des potiers, des engobeuses, des enfourneurs de poterie, du bâtiment , des boulangers et des charretiers. Le journal républicain   « l’Avenir de Vallauris » raconte : « le cortège se forme et cette foule de travailleurs des deux sexes parcourt les principales artères de la ville en chantant l’Internationale. On se rend ensuite dans la spacieuse cour du café de France où est servi le vermouth d’honneur. Le citoyen Corporandy, président du syndicat des potiers ouvre la série des discours ».Le plus acclamé de ces discours sera celui du «  citoyen Maffert » auquel il est offert « un magnifique plat peint à la barbotine par l’artiste Louis Bô » qui a inscrit au revers : «  le prolétariat triomphant à son camarade Louis Maffert ».

Ce prolétariat triomphant de Vallauris, c’est celui qui sort tout juste d’un interminable conflit qui l’a opposé au patronat local , lequel a utilisé sans vergogne, l’arme qu’il croyait fatale , du « lock-out »  autrement dit, en français, du « tout le monde dehors ! ».

Inventée au début de la révolution industrielle dans les villes anglaises de Manchester et Liverpool et d’ailleurs rajoutée, un siècle après, à l’arsenal répressif de Thatcher pour détruire le syndicalisme britannique, cette «  grève des patrons » est expérimentée pour la première fois à Vallauris, en juillet 1908. Tout part  de l’usine Lombard, va s’étendre à  trente cinq fabriques de la cité potière et concerner mille deux cents travailleurs. « Le samedi 18 juillet à 18 heures la sirène de la machine à pétrir la terre lance pour la dernière fois son cri strident dans l’espace. C’est pour les ouvriers le glas funèbre leur annonçant que le lock-out va prendre effet » racontera dans une brochure syndicale, Etienne Lieutaud, membre de la Chambre syndicale ouvrière et principal animateur de la section de Vallauris du Parti socialiste. La veille du lock-out, les patrons vallauriens  s’étaient montrés complètement sourds aux revendications des ouvriers potiers déposées par le conseil de leur syndicat : augmentations des salaires, durée maximale du temps de travail et projet d’assurance chômage. 

Deux mois après ce coup de force patronal, Léon Morel, secrétaire général de la Bourse du Travail de Nice adresse une lettre ouverte à Georges Clémenceau,  « Le Tigre » qui fait donner l’armée contre les grévistes, dénommé ironiquement par le syndicaliste niçois, « défenseur de la liberté du travail ». «  La vie ouvrière de cette cité (de Vallauris) d’ordinaire si travailleuse se trouve suspendue, la ruine et la misère règnent en maîtresse de par la volonté d’une poignée d’individus sans scrupules qui ne craignent pas d’affamer toute une population »  constate-t-il  avant de conclure, en faisant allusion aux manifestants tués par les forces de l’ordre lorsque Clémenceau était ministre de l’Intérieur  : «  prenez garde, le peuple de Vallauris se réveille, il va maintenant montrer les dents et peut être cela va-t-il vous donner un nouveau crime à ajouter à votre conscience ! Tachez au moins que cela n’arrive pas. Invitez les patrons qui se mettent en dehors de la légalité à cesser cette attitude inhumaine. Il en est peut être encore temps ».

En fait Clémenceau n’interviendra pas  à Vallauris. Par contre dans la commune voisine de Golfe Juan, seront dépêchées la troupe pour disperser une manifestation d’un millier de personnes et la gendarmerie pour briser une grève à l’usine d’émaux céramiques L’Hospied et Cie. A Vallauris même, le bataillon de ligne cantonné en périphérie de la commune observera une sorte de neutralité tout en montrant qu’il se tenait prêt à intervenir en cas de « troubles ». Mais ce sont les patrons qui finiront par battre en retraite .Le 2 décembre soit pratiquement cinq mois après le début du conflit un accord sera arraché, portant notamment sur les salaires .Ce sera une grande victoire pour le syndicat des ouvriers qui aura su s’adapter parfaitement à une nouvelle donne économique.

En quelques dizaines d’années de la fin du XIX° siècle, Vallauris et son activité économique principale, la poterie,  ont en effet beaucoup évolué. Certes, la matière première, cette argile réfractaire exceptionnelle qui permet la fabrication  d’ustensiles culinaires ainsi que les pinèdes dont le bois alimente les fours sont toujours là. Elles ont attiré dès le XVI° siècle des familles Gênoises qui ont repeuplé un canton dévasté par la peste durant le siècle précédent. Familles qui ont transmis de génération en génération, savoir faire et acharnement au travail. Mais à la «  Belle Epoque » on ne descend plus la production (la « terraille ») à dos de mulet jusqu’à Golfe Juan pour y être embarquée. Le chemin de fer apparu à partir des années 1860 a tout changé. Lorsqu’éclate ce grand conflit  de 1908 il n’y a plus d’ateliers « familiaux » comprenant le plus souvent un artisan avec son ouvrier et son apprenti mais des fabriques qui se sont au fil du temps regroupées en sociétés capitalistes composant une industrie  qui au plus fort de son histoire va  employer des milliers d’ouvriers. C’est une industrie qui exporte et se diversifie. Exemple type de cette évolution : la société Massier à Golfe Juan. Fondée en 1883 par deux frères, Clément et Delphin, simples tâcherons lorsque Vallauris ne comptait dans les années 1860 que 200 habitants, cette usine emploie 120 ouvriers durant cette année 1887 où elle devient fournisseur officiel de la couronne d’Angleterre. Vallauris aura bientôt plus de 7000 habitants, tous liés à des degrés divers à cette nouvelle industrie connue pour ses pignates (« marmites » en italien) en terre mais au sein de laquelle la poterie artistique tient une place grandissante.

Une industrie qui fait appel à toutes sortes de métiers .Il y a les mineurs qui exploitent l’argile servant autant à la fabrication de vaisselle que de briques ou de tuiles. Il y a dans les pinèdes les bûcherons qui confectionnent toujours les fagots mais fendent le bois à la machine. Il y a les batteurs qui préparent les cônes de pâte pour les tourneurs. Il y a les ouvriers potiers (certains sont appelés les pignatiés) et les maîtres potiers qui préparent l’objet, les engobeuses (ce sont souvent des femmes) qui posent la glaçure, les enfourneurs qui font cuire, les mouleurs , émailleurs , sculpteurs …

Leur unité de mesure du travail fourni, rare survivance des temps anciens, c’est la «  charge ». Une charge c’était autrefois la quantité d’argile maximum qu’un mulet était capable de transporter soit 160 kg .Sachant que la moitié de cette masse est de l’eau, la charge payée à la sortie du four est équivalente au nombre d’objets que l’on peut fabriquer avec 80 kg de matière première. Enfin cette charge est divisée selon des calculs différents selon la taille des objets fabriqués. C’est sur le paiement de cette charge – 5,50 francs sans règlementation des horaires- que le bras de fer s’engagea entre le syndicat des potiers bien implanté parmi les tourneurs et les engobeuses depuis sa création en 1886 et un patronat divisé en fait en deux  associations  : celle de 35 petites entreprises pratiquant le lock-out et celle de 7 grosses sociétés cherchant avant tout à absorber les petits.

Mais c’est dans un contexte de surproduction que le conflit éclata en juillet 1908. Au point que l’on peut a posteriori se demander si le lock-out qui vise avant tout à ruiner toute négociation n’avait pas pour premier objectif de liquider les stocks sans payer les ouvriers. Pierre Corporandy, le président du syndicat des ouvriers potiers n’est pas loin de le penser qui déclare au quotidien « Le Petit Niçois » en septembre suivant : « à la source du conflit nous ne trouvons aucune question qui motive les usiniers à nous fermer les portes de leurs fabriques étant donné que le syndicat n’avait posé aucun ultimatum mais proposait tout simplement une discussion , un examen contradictoire du projet de règlementation du travail et d’endiguement de la surproduction ».

Ainsi les patrons du « syndicat des 35 » font durer leur grève qui est particulièrement dure pour les enfourneurs. Ils ont été les derniers à être lock-outés soit une semaine après les pignatiés mais ils n’ont formé leur syndicat qu’en 1906 et donc leur caisse de secours est plutôt maigre. Les tourneurs n’ont pas ce problème car ils sont affiliés à la CGT (syndicat de la Céramique) et bénéficient de la solidarité financière de la Confédération. Heureusement pour les syndicats, le front patronal va se craqueler après ces deux premiers mois de conflit .La réputée société Clément Messier annonce le 23 septembre qu’elle met à la disposition des ouvriers potiers dans son usine de Golfe Juan une zone de production de poterie culinaire dans l’un de ses ateliers de poterie artistique !Peu après d’autres gros patrons proposent des tours et des fours. Cependant cette « générosité patronale » ne concerne qu’une poignée de travailleurs. Pour la grande masse des lock-outés, bien aidés cependant par l’avocat socialiste Louis Maffert désigné comme arbitre-ouvrier, l’automne est la saison des privations de toutes sortes. Ils  devront finalement endurer leur calvaire jusqu’au 1° décembre. Ce jour là rapportent les gazettes locales une foule immense d’ouvriers potiers accompagne Louis Maffert depuis la gare où il vient d’arriver en provenance de Nice au début de l’après midi, jusqu’à la mairie de Vallauris. Là, l’arbitre-ouvrier et celui de la préfecture M. Soleau doivent entendre les représentants des patrons et des syndicats. Après deux heures d’audiences, Maffert  apparaît sur le perron de l’Hôtel de Ville et demande aux manifestants qui gardent leur calme comme ils ont gardé leur unité durant ces cent cinquante journées de conflit, de patienter jusqu’au lendemain matin .Un accord est en vue on discute des détails…

Effectivement le 2 décembre 1908 à 9 heures «  l’allégresse est générale à Vallauris »  comme le racontera « Le Petit Niçois ».L’augmentation est de 0,75 franc en moyenne par charge soit 13,6% ! Aussi important pour les ouvriers : leur syndicat est officiellement reconnu comme interlocuteur des patrons qui s’engagent à ne pas prendre de sanction en cas de grève. On fête  ces acquis au café de France. Dans la cour des centaines d’ouvriers  potiers boivent le vermouth de la victoire…et les paroles de Maffert. Ce dernier après avoir détaillé le contenu de l’accord, engage les ouvriers à prélever 25 centimes par charge pour reconstituer leur caisse de chômage.

L’avocat socialiste est conscient que la guerre qui s’engage entre une classe dirigeante qui a tous les pouvoirs et une classe ouvrière de plus en plus consciente de sa force , sera longue .Mais la victoire remportée à Vallauris est d’importance car c’est tout le mouvement syndical qui sort renforcé. A Vallauris même, il est décidé dans la foulée de créer une Union locale des syndicats. Chacune des organisations, pas seulement celles des potiers, versera à une caisse commune de secours .Ce qui permettra, par exemple, à Césarie Ferrandou , présidente du syndicat des engobeuses d’annoncer , en mars 1913, que «  les employées sans travail recevront après une semaine de chômage une indemnité journalière de un franc et ce pendant cinq semaines ». Plus jamais les travailleurs de Vallauris ne se laisseront prendre à la gorge par un lock-out.

C’est donc à l’Union locale des syndicats que revient l’idée de transformer le premier « 1° mai » de Vallauris en une grande fête populaire de solidarité. Après les discours et le vermouth de la victoire, sur le coup de midi, une collecte est organisée au profit des grévistes de Mazamet « qui produit la somme appréciable de 49 francs ».La journée se poursuit par un banquet républicain de deux cents cinquante couverts et jusqu’à cinq heures par une «  partie récréative durant laquelle de talentueux amateurs se font entendre dans un répertoire varié ».On en oublie pas pour autant la principale revendication du monde ouvrier qui avait provoqué les évènements de Chicago. Une missive est portée à la préfecture par une délégation de syndicalistes qui, reprenant de précédentes motions ouvrières adoptées à la Bourse du travail de Nice, affirme : «Monsieur le préfet , les ouvriers unis en ce jour pour affirmer leur solidarité et revendiquer par tous les moyens en leur pouvoir leurs droits, viennent vous prier de transmettre au gouvernement qu’ils seraient heureux de voir le Parlement voter la journée de huit heures. Ils vous informent que toutes les occasions seront saisies par le prolétariat organisé pour obtenir ce résultat ». 

Après l’assassinat de Jaurès, le temps du muguet et de son ruban rouge à la boutonnière (apparu pour la première fois à Paris en 1907 en remplacement de la fleur d’églantine, symbole du printemps) ne reviendra que le 1° mai 1919, pour un défilé de la victoire. Une semaine auparavant, le 2 avril, le Sénat avait ratifié une loi sur la journée de huit heures !

  1. Une histoire populaire des Etats-Unis de 1492 à nos jours. Howard Zinn. Traduction Frédéric Cotton. Editions Agone.
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2 mai 2014 5 02 /05 /mai /2014 07:02

 Morlaix jeudi 01 mai 2014

Roger Héré............. Alain David..... Daniel Ravasio et Iismaël Dupont 

   Ismaël Dupont

La  50 ème édition de la " Fête du Viaduc " ne connaît pas la crise ! Les sympathisants étaient présents en grand nombre pour cette 50 ème édition.

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30 avril 2014 3 30 /04 /avril /2014 18:10

50 ANS DE COMBAT COMMUN

 

DES LIENS FORTS AVEC LA POPULATION

 

Cette année nous tenons la 50ème Fête du Viaduc du nom du journal de la section PCF du pays de Morlaix.

Cette durée en dit long sur la qualité des liens que les communistes et leurs amis (car ils ont toujours été présents sur la Fête) ont su tisser avec la population. En témoigne aussi la fidélité des annonceurs qui sont pour beaucoup dans le succès financier.

 

UNE FETE NOMADE

 

Le souci de rencontrer la population et différentes contraintes ont conduit à chercher des implantations diverses. La première fête s’est déroulée le 5 septembre 1965 à Kernéguès. Mais très rapidement le 1er mai, la fête des travailleurs, devint le rendez-vous incontournable des communistes avec la population du pays de Morlaix. Jusqu’en 1978 elle se déroula autour du terrain de foot de la Madeleine ; terrain où se déroulait une rencontre corpo très suivie. En 1979 la fête s’installa aux Jacobins pour une mémorable édition, très riche artistiquement… mais qui ne dégagea pas beaucoup de bénéfices. A partir de 1980 s’ouvre une longue période dans la vallée de Ty-Dour. Elle va durer jusqu’en 2004 à ce carrefour du quartier du plateau nord-est. Je fus à l’origine de son départ en décidant, en tant qu’adjoint à l’urbanisme, de la construction de la résidence étudiante sur le terrain qui servait de parking. S’en suivirent 2 ans à Ploujean où la salle mettait les stands à l’abri des intempéries puis le déplacement, par souci de visibilité, place Allende pendant 3 années. Un essai fut fait en 2010 à la Boissière, Place de la Commune de Paris, dont le nom nous plaisait évidemment. Mais l’année suivante nous rejoignîmes la place Allende.

 

POLITIQUE, CULTURE ET CONVIVIALITE

 

Organisée par le PCF, la Fête du Viaduc n’est évidemment pas une simple kermesse. La politique y tient une grande place. Par l’intervention politique assurée par un dirigeant national, départemental ou local, par un élu ou un candidat. Nous lui avons substitué depuis plusieurs années un débat avec les participants à la fête qui peuvent ainsi échanger avec le dirigeant présent et les militants. Mais la politique est aussi présente par les affiches , les livres, la presse, les revues, les pétitions, les expos… et les discussions informelles toujours passionnées. S’y ajoute la présence d’associations amies et de nos partenaires du Front de Gauche. Tous les ans, nous y enregistrons plusieurs adhésions.

 

La culture a toujours été présente à la fête du Viaduc. Expositions de peinture, dessins, photos avec toujours la diversité, la qualité…et le contenu. Spectacles : chansons françaises, rock, chants de marins ; musique, jazz, musique et danse bretonnes, fanfare, musique baroque, percussions, spectacle de magie, théâtre, littérature…sans oublier la dimension sportive.

 

La fête est aussi un moment de rencontre et de convivialité. Aux jeux, stands, loteries, concours s’ajoute bien évidemment la restauration. Aux casse-croûtes et grillades des premières années se sont ajoutés la crêperie et le restaurant où militant-e-s et ami-e-s font tous les ans merveille permettant ainsi d’ajouter aux plaisir des papilles ceux des retrouvailles et des discussions.

 

LA SOLIDARITE EN ACTION

 

Beaucoup de partis politiques ont organisé des fêtes …qui parfois ont disparu. Nous ne sommes pas peu fiers de tenir cette année la cinquantième fête du Viaduc. Ce n’est possible que grâce à l’investissement des militants et des amis qui d’année en année y mettent toute leur énergie dans les différentes tâches à assurer. Que grâce aussi à toutes celles et à tous ceux qui y participent chaque année.

 

Longue vie à la Fête du Viaduc et succès à tous les combats que nous mènerons ensemble !

 

 

PCF 50ème

 

 

Alain DAVID   

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30 avril 2014 3 30 /04 /avril /2014 18:02

Déclaration de Myriam Martin, tête de liste Front de gauche dans l'Ouest.


Valls fait voter trois ans d'austérité supplémentaire.

 

Hier à l'Assemblée nationale, M. Valls a tout fait pour solenniser l'instant et le vote qui allait suivre et pour faire pression sur les députés socialistes.

Voulant forcer le passage, il n'a pas hésité à assumer et les nouveaux cadeaux fiscaux aux patrons et les 50 milliards d'économies sur le dos des collectivités territoriales, de la protection sociale, de la santé et des services de l'Etat, notamment.

Le vote mêlant pacte de responsabilité et pacte de stabilité, les 265 députéEs qui ont ratifié hier le plan de M. Valls ont rajouté trois ans supplémentaires de cure d'austérité.

Pour paraître adoucir la purge, il avait prévu de dispenser de glaciation budgétaire, les pensions jusqu'à 1200 euros, des prestations sociales et le plan de lutte contre la pauvreté.

Ca n'a pas suffi !

M. Valls entame, et F. Hollande avec lui, cette nouvelle étape du quinquennat avec une majorité rabougrie et fracturée au sein même du Parti socialiste.
Après avoir perdu les écologistes au lendemain des municipales, ce sont 41 députéEs socialistes qui ont résisté jusqu'au bout et se sont abstenuEs.

C'est le signe d'une insatisfaction profonde qui monte de partout et notamment des couches populaires.
De nombreux électeurs de F. Hollande en 2012 ont conscience que ce plan ne satisfait que le Medef et les riches.

La manifestation du 12 avril a montré une volonté et une disponibilité pour s'opposer à la politique du gouvernement dans de nombreux milieux politiques, syndicales, associatifs.
Le 25 mai le vote pour les candidatEs du Front de gauche aux élections européennes seront un vote contre la politique d'austérité menée partout en Europe.

Mais au-delà des échéances électorales, il s'agit de donner une suite au 12 avril , de poursuivre la reconstruction d'un mouvement d'opposition à la politique de F. Hollande et de M. Valls.

 

Le 30 avril 2014.

 

Myriam Martin

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30 avril 2014 3 30 /04 /avril /2014 07:00

Une expo sur les 50 ans de la fête du Viaduc, un stand du PCF et librairie politique, un stand du Front de Gauche, des points d'information de l'AFPS, de Morlaix-Wavel, du collectif anti Grand Marché Transatlantique (pendant l'apéritif) seront installés lors de cette 50e édition de la fête du Parti Communiste du pays de Morlaix, qui aura lieu place Allende entre 12h15 et 18h30 le jeudi 1er Mai.

A 12h15, aura lieu l'inauguration de la fête et l'apéritif offert autour d'un discours d'introduction d'Ismaël Dupont et des chants de la chorale du Front de Gauche accompagnée par Claude Bonnard à l'orgue de barbarie.

De 12h45 à 14h: restauration.

Menu adulte: crudités- rôti de porc - pommes de terre nouvelles - gâteau - café - boissons comprises: 12€

Menu enfant: 5 €

13h45: Célestino Lopez, percussionniste cubain, nous fera de nouveau le grand bonheur de sa présence! 

15h: Européennes 2014: intervention meeting de Xavier Copain, membre du Bureau National du PCF, responsable du secteur "pêche-agriculture" au PCF, syndicaliste agricole et n°2 de la liste du Front de Gauche aux élections européennes du 25 mai 2014. Présence de Bertrand Seys, candidat finistérien du Front de Gauche (Parti de Gauche) aux Européennes avec Yoann Daniel (PCF), excusé car présent à la fête du 1er mai de Rosporden.   

16h15: le groupe Voodoo Revival: rock années 60/70, reggae, funk, blues. NELLY au chant, Tchak: Guitare et Chant (Chihuahua, Assez), Eric Catfish: Guitare/ chant (Blues Train, Escalier C), Olivier à la Basse (Carbon, Mescan) et Yo à la Batterie (The dirts)

 

Sur la fête: exposition de peintures de Constance Adigard et Christophe Ducourant, stand crêperie, galoche, jeux pour enfants, maquillage, pêche à la ligne, tombola, fleurs...

 

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30 avril 2014 3 30 /04 /avril /2014 06:40

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On pourra cette année voir à la fête du 1er Mai du PCF, place Allende à Morlaix, une exposition intéressante et touchante réalisée grâce à un patient travail de sélection d'archives de Jean-Luc Le Calvez.

A partir de ce travail, et du dépouillement de quelques exemplaires du Journal du PCF, on peut restituer quelques moments forts de l'histoire de la section PCF de Morlaix ces 50 dernières années, tour à tour dirigée par Michel Derrien, Alain David, Jean-Yvon Ollivier, Stephane Mayer, François Bourven, Daniel Ravasio. 

 

La Fête du Viaduc est née non pas le 1er Mai mais en septembre 1964.

Elle avait lieu d'abord au Stade de Kernéguès et était déjà une grande fête populaire. L'entrée était payante (2 francs). Il n'y avait pas encore de partie musicale et artistique mais on pouvait y entendre l'allocution d'un membre du comité fédéral du PCF (Gabriel Paul en 1965), y participer ou y assister à des tournois de foot (entre des équipes coporatives: Ameublement, Renault, Hôpital...), des concours de Palais, de Luttes Bretonnes.

Plus tard,  à la fin des années 1960 et jusqu'en 1978, la Fête du Viaduc s'est déplacée au Terrain de la Madeleine. La Musique s'est invitée, comme le Radio-Crochet, la Course à l'Oeuf, la Course Humoristique, les Floralies, les Concours de Dominos.    

Dans les années 1980 et jusqu'en 2004, la Fête du Viaduc avait lieu dans la Vallée du Ty-Dour. Puis à Ploujean en 2005 et 2006, place Allende de 2007 à 2009, place de la Commune en 2010 à La Boissière, puis à nouveau place Allende.      

 

La naissance de cette fête du Viaduc témoigne d'un renforcement et d'une ambition nouvelle du PCF dans le Pays de Morlaix et coïncide avec la création du journal Le Viaduc, organe de la section du Parti Communiste de Morlaix.

Ce journal naît fin 1963 avec pour directeur de publication Louis Ollivier. On y lit aussi des articles de Michel Derrien, le secrétaire de section du PCF Morlaix, qui sera adjoint au maire pendant plusieurs mandats, et de François Paugam, le très estimé dirigeant de la CGT des Cheminots, responsable à l'organisation du PCF.

Alain David, qui sera secrétaire de section du PCF Morlaix de 1968 à 1976, devient à la fin des années 1960 et pour plusieurs décennies le directeur de publication et la plus brillante plume du Viaduc.

 

Le premier éditorial du Viaduc commence ainsi, donnant le ton à la fois populaire, impertinent et bien senti du journal :

 

"Travailleurs morlaisiens, vivez-vous au dessus de vos moyens? C'est du moins l'avis de notre Ministre des finances qui entend ajouter un cran à votre ceinture. Toute la propagande gaulliste de la presse, de la radio et de la télévision, est insuffisante pour démontrer que les vessies sont des lanternes. En effet, depuis 1958, les prix ont augmenté de 42,50%, les taxes de vie chère de 78% et les profits des grosses sociétés de 85%. Mais depuis 5 ans, bien des yeux se sont ouverts sur la nature du pouvoir des financiers dont les méfaits pèsent de plus en plus sur la population laborieuse de notre ville.

- Les salaires et traitements sont en retard sur les prix

- Les vieux vivent dans la misère

- Les logements neufs sont inabordables

- Notre zone n'a d'industriel que le nom. Pourquoi?

La main d'oeuvre qualifiée manque, mais le pouvoir et la municipalité laissent dormir dans les cartons le projet de collège technique...

Nous voulons combattre avec vous sur tous les plans la politique néfaste du gaullisme, du patronat et de leurs représentants à la municipalité".

 

Au delà de ces déclarations politiques générales, le 1er Viaduc fait aussi la part belle aux revendications locales: mieux équiper pour les besoins des sportifs la salle du Poulliet, datant d'un an, et que l'on détruit cette année, 50 ans après, prévoir une école pour le quartier Saint Augustin, dont la population a cru avec les nouveaux immeubles de la Rape Saint Augustin.

 

L'édito du Viaduc n°2, publié en janvier 1964, a un titre et des propositions que l'on ne renierait pas aujourd'hui:

 

" Pour une démocratie véritable.

Le remplacement du pouvoir gaulliste par une république démocratique est à l'ordre du jour. De part, la constitution actuelle, le pouvoir sert les banquiers, les marchands de pétrole, les trusts: il faut que ça cesse. Il faut remplacer le pouvoir d'un seul homme par celui de tout le peuple et non par celui d'un autre homme. Le PCF propose à tous les démocrates comme base d'un programme commun:

- élection à la proportionnelle d'une assemblée constituante qui dotera le pays d'une constitution démocratique.

- par l'intermédiaire de l'Assemblée Nationale, le gouvernement doit être l'émanation de la volonté populaire.

- transfert du pouvoir des Préfets aux conseils généraux élus à la proportionnelle

- laïcité de l'Etat et de l'Ecole et réforme démocratique de l'enseignement

- réforme de la fiscalité permettant de faire payer les grosses sociétés

- nationalisation des monopoles pour permettre une véritable politique sociale

- abandon de la force de frappe, signature des accords de Moscou et politique de désarmement" 

 

Suite une présentation de François Paugam, "sympathiquement connu de notre population", candidat du Parti aux Cantonales. 

 

Au verso du journal qui ne compte que feuille A4 recto verso jusqu'en 1970, on trouve des articles locaux truculents sur la nécessité de nettoyer les abords de l'école du Calvaire - en l'occurence la promenade ombragée par les peupliers qui offre un magnifique panorama sur la ville mais où s'entassent les boîtes de conserve qui servent aux jeux de "foot boîtes" des enfants. On demande à brancher les eaux de ruissellement de future école Corentin Caer au tout-à-l'égoût et à installer des bancs en contrebas sur la promenade. On apprend que les crédits pédagogiques dont bénéficient les écoles publiques morlaisiennes sont insuffisants, comme leurs systèmes de chauffage sont défaillants. A l'inverse, on nous présente une école maternelle et primaire modèle de Moscou où le taux d'encadrement et les conditions pédagogiques sont optimales: "dans l'Etat socialiste, l'ENFANT EST ROI". 

 

Viaduc n°3 - Mars 1964 - sous le titre ironique "Les arguments frappants des patrons", une charge contre Tilly qui fait tabasser les militants de la CGT à Guerlesquin: "La direction "TILLY" à GUERLESQUIN, n'aime pas les défenseurs des ouvriers. F. PAUGAM, responsable CGT en a fait l'expérience. Aux tracts qu'il distribuait à GUERLESQUIN pour dénoncer l'exploitation dont sont victimes les ouvriers de cette entreprise, le beau-frère de Mr Tilly a opposé les coups de poing. La classe ouvrière ne peut tolérer de telles méthodes. Pour parer cette méthode fasciste dont notre camarade F.PAUGAM a déjà été victime, tous les travailleurs doivent faire preuve d'une vigilante solidarité à l'égard de leurs responsables, prévoir et assurer leur défense dans tous leurs déplacements intéressant leur travail de militant".

 

Sur le plan local, diatribe contre les voitures qui encombrent l'allée du Poan Ben, jadis "réservée aux jeunes enfants et aux vieillards qui y trouvaient une paisible retraite, loin de l'agitation de la ville": "leur gaz d'échappement n'a rien de comparable avec l'air pur des sommets" et la mairie ne finance pas de classe de neige pour les enfants, "la pétarade des moteurs crée dans les classes une ambiance défavorable aux études et sensibilise des organismes déjà fortement éprouvés par les trépidations de la vie moderne".

Cette attaque contre l'invasion de l'allée du Poan Ben par la voiture ne s'arrête pas là: "Le moins dangereux n'est pas le gymkana des voitures parmi les enfants aux heures d'entrée et de sortie des écoles. Attend-on un accident grave pour remédier à cet état de chose? Qu'a cela ne tienne des mesures sont envisagées: un agrandissement du parking par la couverture de la rivière! pas moins...

Ce qui, parait-il coûterait plus cher que la couverture du bassin. Ce serait, avouez-le, porter beaucoup d'estime aux quatres roues et bien peu à nos enfants qui n'ont, il est vrai, que deux jambes à garer. Pourquoi ne pas transformer les cours d'écoles en parking? ..."

 

Toujours dans ce Viaduc n°3, le PCF, dans son programme pour les cantonales, plaide pour le rattachement de Morlaix à St Martin des Champs, précise sa conception du soutien public au développement économique du territoire: "l'expansion économique ne signifie pas pour nous, des cadeaux aux capitalistes sous forme de terrains et d'installations gratuites (zone de Kerivin aménagée aux frais du contribuable)".

 

En fin, au bas de la page 2, ce qui deviendra une tradition dans le journal des communistes morlaisiens, on peut lire une mise en cause du Télégramme:

 

"LES SILENCES ... DU TELEGRAMME"

Le télégramme a omis d'informer ses lecteurs des raisons pour lesquelles il n'a pu paraitre vendredi 21 février:

Les linotypistes ont fait grève pour soutenir un de leur camarade mis à pied injustement. Bravo pour cet exemple

LOUABLE DE SOLIDARITE OUVRIERE!".

 

Dans le Viaduc N°4 (juin 1964), les rédacteurs qui militent pour l'installation d'un centre médico-pédagogique à Morlaix s'offusquent que la Salle Omnisports de Morlaix soit retenue pour la célébration du messe à l'occasion de la fête Diau tandis que le 7 juin, le stade de Kernéguez est également retenu pour la célébration d'une messe: "Décidément le pouvoir encourage au maximum le clergé et celui-ci en profite. Après la radio et la télé, la réaction monopolise les installations sportives".   

 

Dans Le Viaduc n°6 (novembre 1964), le PCFMorlaix justifie la constitution d'une liste indépendante au 1er tour des élections Municipales tout en se montrant partisan d'une union avec les socialistes au second tour sur la base d'un programme commun. "Une liste d'union au 1er tour consisterait à passer sous silence les grandes réalisations des élus communistes, notamment à SCAER, LEUHAN, SCRIGNAC, HUELGOAT etc... où ils détiennent la municipalité depuis 20 ans... En présentant une liste d'union au 1er tour comme en 1959 nous créerons la confusion et faciliterons ainsi l'élection des représentants du pouvoir... Notre Parti, qui arrive en tête des partis de gauche à MORLAIX, ne peut accepter  d'être une force d'appoint. Pour avoir la confiance des travailleurs, il faut que chaque Parti détermine le niveau de ses forces...

Quand nous aurons mis en échec les défenseurs du Pouvoir Gaulliste, au soir du 1er tour, les Communistes feront tout, à Morlaix, pour former une liste d'union pour le 2e tour; sur la base d'un programme commun et compte-tenu des forces de chaque organisation.

Les Communistes ont prouvé leur discipline républicaine en votant en masse pour élire les camarades PRAT et TANGUY PRIGENT. Il est temps de cesser la polémique et de passer au travail de masse, c'est à dire à l'explication aux électeurs des malfaisances du régime gaulliste et de l'équipe du docteur Le Duc".

 

Lors des Municipales de 1965, les communistes affirment le caractère politique des élections locales:

"Nous proclamons que les élections municipales ont un caractère politique.

Pour qui réalise t-on?

Qui paie?

Répondre à ces deux questions, c'est faire un choix politique.

Nous, Communistes, avons choisi. Nous voulons réaliser pour les travailleurs, pour les classes les plus deshéritées; nous voulons faire payer les riches et avant tout les gros patrons.

Toutes les municipalités communistes ont toujours appliqué ces deux principes.

Le rôle d'une municipalité ouvrière est de réaliser avant tout pour alléger la peine des travailleurs, de défendre l'enfance, d'organiser les loisirs de la jeunesse, d'aider les vieux".

Pour les enfants, le PCF de Morlaix propose la création de trois nouveaux patronages laïques (Madeleine, centre-ville, Rampe Saint Augustin) et le soutien au départ en vacances en colonies des enfants de famille modeste. Pour les mères qui travaillent à la Manufacture, à l'hôpital, aux PTT, il propose une crèche municipale. Pour les vieux, la création d'un Foyer, la création d'une aide aux travailleurs. La création aussi d'un office municipal d'HLM et l'achat par la ville des terrains nécessaires à la construction de logements accessibles aux bourses modestes. Le gros chantier du mandat parait-être celui de l'aissinissement: "le docteur Le Duc, maire de Morlaix depuis 18 années, écrit: "il convient d'améliorer les conditions d'hygiène et de ne plus utiliser la rivière comme exutoire naturel". Bravo, Monsieur le Maire, il eut fallu penser plus tôt et commencer par construire un épurateur et un collecteur central et ensuite étendre à toute la ville le tout-à-l'égout".    

 

Dans le Viaduc de juin 1965, c'est une pétition pour demander l'implantation d'un STOP à l'intersection de la Bellevue de la Madeleine et de la Venelle de la Madeleine à cause des collisions de voitures à répétition. "Attend t-on un autre accident, peut-être mortel, celui-là? La vie d'un homme vaut-elle moins qu'un panneau? Les habitants du quartier de la Madeleine, lorsqu'ils entendront un crissement strident et si un malheur arrivait sauront accuser les responsables de cette négligence que l'on pourra qualifier de criminelle".   

 

Après une interruption,  en 1970, Le Viaduc, qui a a désormais comme directeur de publication Alain David, secrétaire de section du PCF Morlaix depuis quelques mois, s'étoffe, gagne en quantité d'articles, à qualité de mise en page, et en ambition: notamment celle d'établir un dialogue avec les lecteurs. Il parait toujours tous les deux mois.

En novembre 70, le journal qui coûte 30 centimes, auquel on s'abonne, a pour éditorial:

 

Pourquoi ce journal?

 

AMIS LECTEURS, 

 

En France, l'écrasante majorité des journaux appartient à un petit nombre de groupes financiers. Quant à la radio-télévision, elle demeure un instrument de propagande au service du gouvernement. Et ce n'est pas parce qu'un dirigeant communiste ou syndical peut faire de temps à autre une apparition sur le petit écran que cela change quelque chose à l'essentiel. L'information est unilatérale, dirigée, partiale. 

C'est pourquoi la section de Morlaix du PCF a décidé de publier un journal local afin de faire connaître à la population de Morlaix et de ses environs le point de vue des communistes sur quelques questions internationales, nationales et locales. 

Il est évident que, dans une publication modeste comme la nôtre, il nous sera impossible d'aborder ou de développer tous les problèmes de l'actualité. D'autre part, les auteurs des différents articles de ce journal sont des militants de base de la section de Morlaix du Parti Communiste, ce sont des ouvriers, des paysans, des artisans, des enseignants et ils n'ont pas, pour rédiger, la facilité des journalistes professionnels.

Nous espérons cependant que vous lirez avec intérêt ce journal que vous recevrez tous les deux mois.

C'est avec plaisir que nous accepterions de dialoguer avec vous en répondant, dans nos prochains numéros, aux questions que vous nous auriez posées en écrivant au siège de notre parti, situé 5, rue Haute à Morlaix.

Le Comité de rédaction".

 

Signent leurs articles dans ce journal Renée Deroux (la place de l'EPS dans l'éducation nationale), François Paugam (luttes sociales aux Combustibles Morlaisiens), Daniel Crassin (Regards sur la RDA: réaction argumentée à un article du Télégramme), Janine Tardivel qui fait le compte rendu d'une conférence où Alain David et Louis Le Roux, membre du Comité Cental du PCF, ont parlé de la situation prometteuse du Chili.

 

En juin 1971, Le Viaduc relate une conférence débat avec le grand résistant communiste ROL-Tanguy, né en gare de Morlaix, ouvrier metallurgiste, ancien des Brigades Internationales et libérateur de Paris. "150 personnes étaient venues assister à la conférence-débat que donnait Rol-Tanguy dans la salle des conférences de la mairie de Morlaix. Aux côtés de Rol-Tanguy avaient pris place au bureau les camarades Alain David, secrétaire de section, Louis Aminot, membre du comité fédéral et Le Nagar de Plougonven". 

 

En mai-juin 1972, il est question de la 8e fête du Viaduc. Louis Ollivier commente: "Le 1er mai 1972, malgré son temps incertain, a apporté sur le terrain de la Madeleine, un millier de personnes. Notre "Fête du Viaduc" devient la kermesse la plus importante de notre ville. En effet, le grand nombre de stands, leur décoration, leur qualité et surtout le match de football ont contribué à son succès en créant une ambiance gaie, joyeuse et sportive". Alain David écrit un article anti-colonialiste de circonstance:

Halte à l'agression américaine au Vietnam:

 "Depuis plus d'un quart de siècle, les peuples d'Indochine sont contraints à défendre leur existence et leur dignité, leur indépendance et leur liberté. En minant les ports de la République Démocratique du Vietnam, en reprenant les bombardements intensifs sur les objectifs civils, le gouvernement américain fait un pas de plus dans l'escalade de la guerre. Il faut en finir avec cette "sale guerre". Comme tous les peuples du monde, les peuples indochinois ont un droit imprescriptible: le droit à la paix. Cette paix ne pourra voir le jour tant que l'envahisseur américain occupera l'Indochine"...

Comme d'habitude François Paugam se fait écho des luttes sociales dans la région de Morlaix, aux PTT et aux Imprimeries. Michel Derrien écrit sur les implantations d'école à La Vierge Noire et à La Boissière, et sur le manque d'espaces de vie collective dans le nouveau quartier HLM de La Vierge Noire. Son texte, toujours d'actualité, mérite d'être cité:

"Le vendredi 19 mai, la première chaîne de télévision présentait une dramatique: "Un dimanche volé". C'est le drame réel d'un ouvrier vaincu par la fatigue du travail, les bruits de la rue et de l'immeuble filtrant à travers les cloisons et les fenêtres de l'appartement, le manque de sommeil accumulé. Au-delà de cette existence, on peut trouver une condamnation des logements construits au rabais, véritables usines à névroses, des cadences de travail, de l'absence de terrains de jeux pour les enfants des HLM, condamnés à jouer au milieu des voitures ou dans les escaliers. Allez vous promener dans la rue de La Vierge Noire à Morlaix. Voyez ces clapiers humains qui montent, les espaces libres sont chichement mesurés. Dans quelques années, des centaines d'enfants y habiteront. Ce décor de béton vous fera immanquablement penser au film de Gérard Chouchan. Existe t-il une solution? Certes oui. Les constructions de ce quartier sont en place, on n'y peut plus rien. Mais il existe encore, tout à côté, du terrain. Il faut d'urgence que la ville de Morlaix achète, si ce n'est déjà fait, le "petit bois de Coat Serho", ainsi que les prés et les terrains qui bordent la route de Lanmeur. A cet endroit, il est possible, sans de trop grandes dépenses, d'aménager une part de promenade et de loisir. L'aménagement d'un bassin ne pose aucune difficulté. En outre, il faut des terrains de jeux pour les enfants. Ne serait-il pas possible de prévoir un tel espace entre la Boissière et la Vierge Noire? L'erreur serait d'attendre que les constructions soient terminées pour penser à un tel problème..."    

 

En décembre 1972, Le Viaduc s'ouvre sur un article d'Alain David sur le Programme Commun:

 

"Le programme... c'est le vôtre.

Le programme commun signé par le Parti Communiste, le Parti Socialiste, et les Radicaux de Gauche ouvre au peuple des perspectives nouvelles.  

Ce programme n'est pas un simple accord électoral conclu entre les dirigeants des trois partis; ce programme commun que les travailleurs ont attendu si longtemps c'est une arme que nous mettons entre leurs mains pour qu'ils puissent se libérer des quelques monopoles parasites qui sucent le fruit du travail de tout un pays.

Le programme commun est le programme de tous ceux qui ont intérêt à l'avènement d'une démocratie véritable. C'est le programme des ouvriers dont l'exploitation est sans cesse accrue, des employés et des fonctionnaires dont le pouvoir d'achat est sans cesse menacé par la hausse des prix, des artisans et des commerçants de plus en plus victimes du secteur monopoliste, des paysans que l'on force à quitter la terre pour grossir les rangs des chômeurs ou des O.S, des femmes surexploitées qui bouclent de plus en plus difficilement leur budget, des jeunes à qui ce régime n'offre aucun espoir et des personnes âgées qu'il oblige à vivre dans la misère.

En un mot le programme commun que nous vous appelons à acheter, à étudier, à populariser et à soutenir, c'est le VOTRE.

A.DAVID"     

 

(Suite au prochain numéro...)

 

 

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29 avril 2014 2 29 /04 /avril /2014 09:50

Coordination Front de Gauche Finistère

 

FDG Grand Ouest - Européennes 2014


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29 avril 2014 2 29 /04 /avril /2014 06:41

 Morlaix lundi 28 avril 2014 

Jean-Luc Fichet : Sénateur-Maire de Lanmeur et maintenant Président de Morlaix Communauté. Le président et ses vice-présidents ( de gauche à droite) : Serge Le Pinvidic, Guy Pouli-quen, Agnès Le Brun, Thierry Piriou, Jean-Luc Fichet, Françoise Raoutt, Yves Maison, Maryse Tocquer, Guy Pennée et Yvon Le Cousse.  

 

Cet après-midi, le conseil communautaire a élu son président (Jean-Luc Fichet ) et ses neuf vice présidents au cour de ce premier conseil.

1 - Thierry Piriou (Maire de Pleyber-Christ)

2- Françoise Raoult (Maire de Loc-Eguiner-Saint-Thégonnec)

3 - Serge le Pinvidic (Conseiller municipal de Saint-Martin des Champs)

4 - Agnès le Brun (Maire de Morlaix)

5 - Guy Pennec (Maire de Plourin les Morlaix)

6 - Maryse Tocquer (Maire de Sain-Jean du Doigt)

7 - Yvon le Cousse (Maire de Plougonven)

8 - Yves Moysan (Maire de Plouézoc’h)

9 - Guy Pouliquen (Maire de Locquénolé)

 

Question orale d'Ismaël Dupont élu communautaire de Morlaix et du Front de Gauche :

Comment rapprocher Morlaix-Communauté du citoyen et améliorer son fonctionnement démocratique. 

Le changement de mandature, le renouvellement d'une partie des élus communautaires et de l'exécutif de Morlaix-Communauté est une opportunité pour faire un état des lieux de ce qui peut être amélioré dans le fonctionnement de la structure inter-communale qui gère des compétences et un budget en augmentation croissante mais qui tient trop le citoyen à distance de ses processus de décision. 

Cette année, pour la première fois, les élus communautaires ont été élus directement par les citoyens lors des élections municipales, mais sur des listes bloquées et sur des critères municipaux plutôt que relevant de l'adhésion à un projet communautaire bien défini pour le territoire. 

A défaut d'élection directe à la proportionnelle des élus communautaires, l'assemblée communautaire est insuffisamment représentative des différentes sensibilités politiques de la population de la communauté d'agglomération. 

Les enjeux communautaires ont été au cœur de ces élections municipales de mars 2014 sans que soient clairement mises en présence plusieurs conceptions politiques du rôle de Morlaix-Communauté et des orientations qui doivent être poursuivies dans les 6 ans à venir pour le développement du territoire et l'intérêt des 67 000 habitants de la communauté d'agglomération.

Dès lors, pour légitimer les décisions des 6 ans à venir, garantir leur adaptation aux besoins des habitants, leur cohérence d'ensemble et la transparence de leur élaboration, il est important de prendre plusieurs dispositions visant à garantir l'existence d'un vrai débat de fond et d'une réflexion collective impliquant les citoyens dans la gestion de la communauté d'agglomération.

1) Faire en sorte que le conseil communautaire ne soit plus simplement une chambre d'enregistrement de ce qui a été décidé en bureau exécutif et en bureau des maires selon des logiques qui tiennent souvent davantage du marchandage ou de l'échange de bons procédés plutôt que de l'arbitrage suite à des débats et des consultations entre plusieurs conceptions de l'intérêt général du territoire.

2) Faire en sorte que l'ordre du jour du Conseil Communautaire puisse être connu suffisamment tôt pour être discuté dans les conseils municipaux.

Réduire le nombre des questions à l'ordre du jour quitte à se réunir plus souvent afin de rendre possible un véritable débat sur le fond, malaisé quand les conseils communautaires ont un ordre du jour trop volumineux.

3) Donner aux commissions communautaires tout leur rôle dans l'élaboration en amont des projets (tout ne doit pas être pré-digéré par avance) et leur évaluation en y associant tous les élus municipaux volontaires, en y garantissant une écoute et un vrai dialogue respectueux, et en rendant leurs réunions publiques pour ouvrir ces commissions aux citoyens.

4) Créer un conseil citoyen consultatif en parallèle du Conseil Communautaire qui portera un avis sur les projets du Conseil Communautaire et pourra lui faire des propositions.

5) Placer les commissions et les conseils communautaires à des heures qui permettent aux actifs d'y participer ou d'y assister.

6) Mieux informer le public par avance et après coup sur les séances du conseil communautaire. Encourager la population à y assister. Filmer et retransmettre les séances sur le site de Morlaix-Communauté.

Je propose que le Conseil Communautaire prenne la décision de créer une Commission provisoire chargée d'étudier les différentes propositions possibles pour améliorer le fonctionnement démocratique de Morlaix-Communauté et rapprocher cette instance du citoyen. 

 

Commentaire:

 

Si Jean-Luc Fichet m'a laissé exprimé nos attentes de plus de démocratie jusqu'au bout, ce qui est bien, il ne nous a pas répondu sur le fond et ne s'est engagé à rien, ce qui ne laisse pas présager de grands changements, même si on espère se tromper : "on vous a entendu, dont acte... Cette commission dont vous demandez qu'elle se mette en place: on ne promet pas même d'en reparler à un moment ou dans une réunion approprié".  

Plusieurs raisons m'amènent à penser que le mandat ne s'engage pas sous les meilleurs auspices, en dépit de la qualité humaine et des compétences qu'ont certainement beaucoup de nos nouveaux élus aux postes de responsabilité:  

- la co-gestion consensuelle entre l'UMP et le PS: JL Fichet a été élu par la plupart des élus communautaires de droite, A.Le Brun a été applaudie par la plupart des élus communautaires du PS, à la différence de mon intervention évidemment, qui mettait les pieds dans le plat

- le refus de "faire de la politique" au Conseil Communautaire

- l'absence de représentation de la diversité politique au sein du Conseil Communautaire (en dehors de la majorité PS, de 25 élus de droite, et de quelques non encartés proches du PS, 1 EELV, 1 FDG)

- le peu d'empressement à réfléchir sur les conditions d'exercice de la démocratie au sein de Morlaix-Communauté: le nouveau règlement intérieur va être travaillé semble t-il par quatre personnes cooptées que l'on ne connait pas mais qui auraient été déjà choisies au sein du groupe PS

 

Pour ma part, je me suis abstenu sur l'élection du Président de la Communauté d'Agglo (étant donné que le débat et le vote n'avait d'abord eu lieu qu'à l'intérieur du PS et que l'on a fait aucun effort pour intégrer le FDG à l'exécutif, préférant gérer avec la droite, et parce que je sais que JL Fichet soutient objectivement dans ses activités de sénateur la politique gouvernementale néo-libérale, ayant notamment voté pour la réforme des retraites, l'ANI et le Pacte Budgétaire Merkel-Sarkozy) et sur celle de la plupart des vice-présidents, sauf ceux dont le caractère progressiste m'était connu et/ou qui travaillent avec le Front de Gauche dans leurs municipalités.

 

Cette abstention n'est pas une opposition de principe mais une position d'attente vigilante et exigeante.  


Je me suis abstenu aussi (la seule abstention de l'assemblée) sur les indemnités des élus: trop élévées pour des élus qui cumulent souvent avec une casquette de sénateur, de maire, d'adjoint au maire...   


Ismaël Dupont

 

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