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2 décembre 2012 7 02 /12 /décembre /2012 13:35

Le programme a commencé par une distribution de tracts alertant sur la situation des Vendeurs Livreurs du Télégramme sur le marché en fin de matinée.

Nos amis considèrent que les aides au portage que le Télégramme a reçu de l'Etat de 2009 à 2011 (8 millions d'euros) ne leur ont été reversées que dans des proportions négligeables (1 million d'euros), tout comme les bénéfices de l'augmentation de 5 centimes du Télégramme, alors qu'ils gèrent 80% des ventes du Télégramme, que la croissance du journal dépend d'eux, et surtout qu'ils ont des revenus faibles, devant être cumulés avec d'autres emplois le plus souvent, avec quasiment pas de protection sociale et de retraite, des frais de carburant en croissance et un entretien des voitures à leur charge.  

Ce samedi 1er décembre, après des rencontres pour exposer leurs revendications au cabinet du premier ministre, au ministère du travail et au ministère de la culture, ils voulaient alerter la population sur leur situation, faire pression sur la direction du Télégramme pour qu'elle satisfasse leur revendication légitime d'une indemnité kilométrique à 0,20 centimes d'€ du kilomètre (contre 0,14€ actuellement) tout en gardant les 5 centimes d'augmentation du carburant et une augmentation du taux de commission de 1%.    

C'était le combat d'une profession contre la précarité et la sous-retribution.

Dans les conditions de dispersion, d'isolement et de crainte du lendemain des livreurs du Télégramme, il n'a pas été facile de réunir beaucoup de représentants de cette profession dans le Finistère, mais une vingtaine de voitures avec des panneaux "Livreurs du Télégramme en Colère" a tout de même pu interpeller sur la situation de "petites mains oubliées" du journal des VCP du Télégramme en organisant une opération escargot bruyante et colorée entre Morlaix et le pont de la Corde, puis dans le centre-ville de Morlaix jusqu'au siège du Télégramme, opération de sensibilisation qui s'est achevée vers 17h30.

On espère qu'ils seront entendus rapidement, à la fois par le Télégramme et par l'Etat, pour essayer de mieux leur garantir des retraites et une protection sociale décente.   

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1 décembre 2012 6 01 /12 /décembre /2012 07:16
 
Le 24 février 2012, en pleine campagne présidentielle, le candidat François Hollande effectuait une visite surprise à Florange et déclarait être "prêt à déposer une proposition de loi" obligeant à céder des unités de production à des repreneurs.

"Quand une grande firme ne veut plus d'une unité de production et ne veut pas non plus la céder", il faut qu'elle en ait "l’obligation pour que les repreneurs viennent et puissent donner de l'activité supplémentaire", a-t-il déclaré.

Aujourd'hui, les salariés et leurs familles attendent la nationalisation du site de Florange afin de pouvoir maintenir leurs emplois
Ils ont besoin de votre aide! Signez cette pétition en cliquant sur ce lien, et diffusez-la le plus largement possible:
  
"Je viens devant vous prendre des engagements (...) Je ne veux pas me retrouver dans la situation d'être élu un jour sur une promesse et ensuite de ne pas revenir parce qu'elle n'aurait pas été tenue" a déclaré François Hollande. Or, neuf mois plus tard, la promesse n’est pas encore honorée. De plus, le Premier Ministre Jean-Marc Ayrault, alors conseiller spécial de François Hollande, s'est engagé mardi 24 avril 2012 à faire voter par "la future majorité parlementaire de gauche" une loi obligeant les groupes industriels à céder les usines "rentables" qu'elles voudraient fermer en France sans pour autant accepter de les vendre.

Il y a urgence. Après 18 mois de lutte nous attendons que Monsieur le Président tienne sa promesse et qu’il nationalise le site afin de permettre à un repreneur d’investir. Nous appelons tous les citoyens à soutenir notre démarche en signant cette pétition :
 
Parlez-en autour de vous ! Faites connaître notre combat !

Édouard Martin, Salarié et Représentant syndical, Arcelor MITTAL.
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1 décembre 2012 6 01 /12 /décembre /2012 07:11

un drapeau pour Gaza...à Morlaix

 

 

Une lueur d'espoir, le 29 novembre 2012, la Palestine devient le 194 ème état, non membre, des Nations Unies; grâce a un appui indéfectible de la communauté internationale.
La mobilisation et la solidarité doivent se poursuivre pour la reconnaissance complète d'un état palestinien, en application des résolutions de l'ONU dont le droit au retour des réfugiés palestiniens.  

Dimanche, à Traon Nevez (le Dourduff), l'association de jumelage Morlaix Wavel tiendra un stand de produits palestinien (huile, céramiques...) de 10h à 18h.
L'argent sera utilisé pour l'achat de fournitures scolaires.

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30 novembre 2012 5 30 /11 /novembre /2012 06:47

Le 27 novembre, un bataillon de gendarmes évacuait à Pacé 202 demandeurs d'asile, dont 40 familles avec enfants, installés avec l'appui de l'association Droit au Logement dans une ancienne maison de retraite ... qui fait l'objet d'un projet de reconversion en Centre d'accueil de demandeurs d'asile (Cada).  

Ce squatt montrait bien que beaucoup d'étrangers en attente de régularisation sont sans solution de logement, alors que c'est le devoir de l'Etat quand il instruit des demandes d'asile de le leur fournir. Le fait que ces familles aient été relogées un peu partout en Ile et Vilaine ne change rien pour les autres sans-papiers, que l'on hésite pas à laisser dans la rue dans les grandes villes bretonnes quand ils ne peuvent compter sur la solidarité d'amis, de familles, d'association, et qu'ils n'ont pas d'enfants en très bas âge.

Cette situation est humainement inacceptable, indigne d'un pays riche et démocratique qui se vante d'avoir proclamé le premier l'évangile laïque des droits de l'homme.

Cette évacuation ordonnée par la préfecture au service du ministère de l'Intérieur traduit aussi la volonté de ne pas rendre la misère des sans-papiers trop voyante pour qu'elle suscite l'attention et la sympathie de l'opinion, un regain de combativité des associations. Elle vise plus cyniquement encore à faciliter les expulsions et à montrer médiatiquement à l'intention de toute une partie de l'opinion hostile à l'immigration que le gouvernement actuel est aussi fort, insensible, sans pitié que son prédécesseur.

 

Autre illustration de ce maintien d'une politique du chiffre odieuse et absurde en matière d'expulsion d'étrangers, dans un rapport rendu public il y a deux jours, Amnesty International appelle le gouvernement à "mettre immédiatement un terme aux expulsions forcées" des 15.000 Roms présents sur le territoire, ressortissants roumains et bulgares pour l'essentiel, et leur permettre d'accéder à un "logement convenable", au nom du droit international.

Ce rapport, intitulé "Chassés de toutes parts, Les expulsions forcées de Roms en Ile-de-France", est basé sur une enquête de terrain de plusieurs mois, menée en région parisienne. L'ONG y alerte l'opinion publique et les pouvoirs publics sur les conséquences des expulsions, en matière de santé ou encore de scolarisation des enfants, et y présente une série de recommandations.

Les conditions d'accueil et de gestion des Roms en France sont très "en dessous des standards du droit international qui exige que les personnes ne soient pas laissées sans abri, sans solution de relogement, et ne soient pas expulsées sans être dûment informées, consultées ni averties au préalable", résume John Dalhuisen, le directeur du programme Europe à Amnesty.

Au-delà du problème majeur du logement, les conséquences des expulsions sont multiples, poursuit le rapport. Sur la santé des personnes notamment. "Alors qu'on arrive à inscrire des personnes dans des territoires de soins, qu'on rapproche des femmes enceintes de structures de protection maternelle et infantile par exemple, qu'on mène des activités de prévention, de dépistage, ces changements en permanence d'endroits provoquent une rupture de suivi" médical avec de graves conséquences sur les "pathologies chroniques ou la prévention", explique Martin Duteurtre, co-reponsable de la mission Roms à Médecins du Monde.

Les Roms "ont parfois engagé des démarches pour avoir une couverture médicale" à un endroit, des démarches "longues" qu'il leur faut "recommencer à zéro". Les délogés ne peuvent "pas être stabilisés", ajoute-t-il.

Les enfants aussi subissent de plein fouet ces expulsions, poursuit le rapport. "500 enfants au minimum" pour la seule Seine-Saint-Denis et dans les territoires proches "ne sont pas scolarisés", estime Véronique Decker, directrice d'une école primaire accueillant des enfants Roms, à Bobigny. "Certains ont vécu trois, quatre, cinq expulsions. Avec pour première conséquence l'effroi, l'incohérence de la scolarité, l'effondrement psychique et finalement l'abandon", témoigne-t-elle. "Nous créons des Causette et des Gavroche qui vivent comme si ils étaient au XIXème siècle. Ce ne sont pas des sous-enfants! S'ils sont présents sur le territoire de la commune, c'est au maire de les recenser et de les inscrire!", conclut-elle, rappelant l'existence d'une loi sur l'obligation scolaire.

"On déplace les problèmes sans jamais les résoudre. Si on continue, on va vers plus de tensions, plus de préjugés. Il faut arrêter la spirale de la violation des droits de l'homme" conclut John Daluisen, directeur du programme Europe d'Amnesty (source: site Internet du Nouvel Observateur - 29 novembre 2012).  

 

Le mercredi 28 novembre, Manuel Valls présentait sa circulaire présentant les nouveaux critères de régularisation des sans-papiers. Les associations de défense des sans-papiers dénoncent déjà le fait s'agisse d'une circulaire, soumise à interprétation, et non d'une loi, débattue et ayant une force contraignante plus importante. Cette circulaire fixe des objectifs chiffrés: limiter les régularisations à 30 000 par an (sur 350 000 ou 400 000 sans papiers) et accélérer le rythme des reconduites à la frontière par rapport à cette année. Dès lors, dès qu'il y a des marges d'interprétation subjective pour les critères de régularisation des sans-papiers, dès qu'il y a une difficulté pour eux à faire valoir leurs droits en produisant des pièces justificatives, cela aura forcément des effets en défaveur des étrangers en attente de régularisation, et le droit ne pourra être appliqué sereinement avec ces objectifs médiatico-politiques de reconduite à la frontière.

Se verront délivrer "une carte de séjour temporaire vie privée et familiale"  les parents étrangers présents en France depuis au moins 5 ans et ayant au moins un enfant scolarisé depuis trois ans (si c'est pas une mesure restrictive car il faut encore que ces parents aient survécu à la chasse à l'étranger sans-papier organisée depuis quelques années !); les jeunes majeurs arrivés en France avant leurs 16 ans et suivant une scolarité "assidue et régulière"; le conjoint depuis 18 mois au moins d'un étranger en situation régulière depuis plus de 5 ans. Sera admis "au titre du travail" toute personne "justifiant d'un contrat de travail ou d'une promesse d'embauche", "d'une ancienneté de travail de 8 mois consécutifs ou non dans les 24 derniers mois, ou de trente mois consécutifs ou non dans les 5 dernières années".  (0uest-France, 29/11/2012).

 

Les sénateurs CRC (communistes, républicains et citoyens) reprochent "un manque d'ambition" et demandent que "l'immigration soit détachée du ministère de l'Intérieur".

 

 

  Voici leur déclaration à l'annonce des critères Valls de régularisation:  

Régularisation - Circulaire Valls :

Communiqué du groupe Communiste République et Citoyen du Sénat

 


28 novembre 2012

 

Régularisation/Valls : Abandon d’une politique du chiffre mais maintien des objectifs de la précédente majorité… cherchez la contradiction.

 

Après le renvoi aux calendes grecques du droit de vote des étrangers, après le vote au Sénat par le groupe socialiste (grâce aux voix de l’UMP, et l’UDI (UC) ) du projet de loi créant une procédure de rétention des étrangers liberticide et un nouveau délit de maintien sur le territoire, on ne s’étonnera pas du peu d’ambition dont fait preuve Manuel Valls dans sa circulaire, tant attendue, relative aux critères de régularisation des sans-papiers. Il y est notamment fait peu de cas du sort des jeunes de 18 ans, avec un nouveau critère permettant de leur donner un titre de séjour que s’ils peuvent prouver deux ans de scolarisation en France.

Par ailleurs, parallèlement à cette nouvelle circulaire, il nous est annoncé un plafond de 30 000 régularisations par an, et surtout, que les expulsions seront plus nombreuses qu’en 2011. Ces affirmations ne présagent pas d’un réel abandon d’une politique du chiffre, bien au contraire.

Après 6 mois au pouvoir, bien plus qu’une timide circulaire, le temps des réelles réformes est venu. Pour cela, doivent être envisagés le rétablissement de la carte unique de 10 ans et le droit au regroupement familial, conditions d’une vie digne. De plus, un nouveau code de la nationalité, fondé sur le respect intégral et automatique du droit du sol dès la naissance et sur un droit à la naturalisation permettant à tous les étrangers qui le souhaitent d’acquérir la nationalité française au-delà de 5 ans de résidence doit être mis en place. Enfin, pour que ces questions soient correctement prises en compte et traitées avec le respect de l’humain, il est urgent que le sujet de l’immigration soit détaché du ministère de l’Intérieur.

Paris, le 28 novembre 2012.

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28 novembre 2012 3 28 /11 /novembre /2012 15:55

Ce week-end, des militants CFDT ont manifesté devant le magasin La Foire Fouille de la Zone d'activité du Launay à Saint Martin des Champs, seul magasin ouvrant illégalement sur le territoire en employant des employés d'une entreprise sous-traitante de Prestations. Cette mobilisation visait à dénoncer l'ouverture le dimanche, à sensibiliser les clients aux conséquences pour la vie familiale du travail des salariés le dimanche, travail contraint très souvent.

C'est un combat juste qu'il faut soutenir car la tentation est grande, au nom de la croissance, de la course à la compétitivité, de la hausse du pouvoir d'achat des salariés, et du confort du consommateur, de banaliser le travail du dimanche.

Or, sans même envisager la signification religieuse du congé dominical, il est bon qu'une société entière, en dehors de certaines professions spécifiques dont le travail le dimanche est vital au bon fonctionnement de la société (secteur médical notamment), puisse se ressourcer dans les activités familiales, sociales, culturelles et sportives, un jour dans la semaine, en s'abstrayant un peu du cycle du travail et de la consommation.

Le développement humain de la vie sociale et l'épanouissement vrai des individus est à ce prix. Le "moral des ménages" aussi...  

Les salariés qui travaillent le dimanche, souvent des caissières et des vendeuses, ont eux aussi des familles avec qui ils veulent et doivent passer du temps.

Que quelques salariés puissent préférer travailler le dimanche, soit parce qu'on ne leur propose que des contrats le week-end comme le fait Bricorama vis à vis d'étudiantes, soit parce qu'ils sont payés au lance-pierre et que travailler le dimanche leur permet d'arrondir un peu la paye à la fin du mois, n'est pas un argument valable pour détruire des garanties collectives favorables dans l'ensemble aux travailleurs.

Ce n'est que le signe que les salaires sont trop faibles et les contrats trop précaires. Ce qui nuit d'ailleurs au dynamisme de la demande intérieure et de l'économie, et détruit des emplois.

FO a donc eu raison d'assigner Bricorama en justice pour ouverture illégale le dimanche, ce qui a valu à l'enseigne une amende énorme de 37 millions d'euros.

FO a proposé d'échanger une partie importante des sommes dûes contre la mise en place d'un 13e mois, le paiement de l'intéressement à tous les salariés, la pérennisation du travail le dimanche mais l'enseigne a refusé, comme il fallait s'y attendre, préférant défendre le droit des capitalistes à exploiter la main d'oeuvre 7 jours sur 7.   

On saura le 17 décembre si ce jugement exemplaire qui pourrait faire jurisprudence et bloquer le développement sauvage du travail le dimanche dans les grands magasins sera confirmé.

 

I.D 

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28 novembre 2012 3 28 /11 /novembre /2012 13:34

Le samedi 1er décembre, après avoir été reçus dans les bureaux du cabinet du premier ministre puis ceux du ministère du Travail, les VCP indépendants du Télégramme se mobilisent à nouveau à Morlaix pour sensibiliser les citoyens à leur situation et exiger une amélioration de leurs conditions de rémunération et de protection sociale.

 

Le Front de Gauche soutient leur mobilisation et appelle à les rencontrer sur le marché de Morlaix entre 11h et 13h et à participer à un rassemblement revendicatif devant le Télégramme à 16H30.

 

Cela fait 3 ans que les VCP du Télégramme réclament 0,20€ du kilomètre au lieu de 0, 1296€ aujourd'hui alors qu'ils travaillent avec leur véhicule personnel.

 

Pour la retraite, ils ne toucheront que 170€ par mois pour 25 ans de livraison et, en cas de maladie, ils n'ont droit qu'à 2,80€ par jour.

 

Ils paient les frais de gestion alors que les enveloppes, internet, téléphone et impayés sont à leur charge.

 

Ils représentent 80% des ventes du Télégramme.  

 

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27 novembre 2012 2 27 /11 /novembre /2012 18:48

 

Les évènements autour du projet d’aérodrome de Notre Dame des Landes suscitent à juste titre un débat animé au sein des partis, des associations et plus largement de la population.

Les méthodes policières du gouvernement, la brutalité de l’intervention des « forces de l’ordre » sont très largement sinon unanimement condamnées. Dans ce domaine aussi le véhicule du changement est en panne sèche.

 

Sur le fond du problème par contre les avis sont partagés dans le parti et nombre de militants sont dans l’expectative. C’est normal car ce problème, pas plus que la politique énergétique en Bretagne n’a fait l’objet d’aucune réflexion, d’aucun débat impliquant l’ensemble des communistes de la Fédération du Finistère. Dès lors il n’est ni étonnant, ni dramatique que nous n’ayons pas tous la même opinion sur le sujet et il nous faut respecter les différents points de vue et surtout ceux qui les expriment.

 

Nous avons vocation à être un parti de gouvernement.

 

Dès lors notre position ne saurait être justifiée par un argument d’autorité s’appuyant sur le choix d’une direction ou des élus communistes dans les deux régions concernées…surtout quand ils sont justifiés par des trocs de financement d’infrastructures par les conseils régionaux.

 

Mais elle ne saurait non plus consister à la reprise pure et simple sans examen de positions prises par des partis, des élus, des associations, des citoyens aussi impliqués, déterminés et respectables soient ils.

 

Au vu de l’émotion qui se développe dans la population, de la complexité des problèmes et des conséquences, un passage en force n’est pas acceptable.

 

Les personnes, organisées ou non, qui se sont engagées dans le combat de Notre Dame des Landes ont bien évidemment leurs motivations et leurs priorités qu’il nous faut respecter. Mais il nous appartient, en tant que parti , d’essayer de prendre en compte l’ensemble de la problématique pour dégager des réponses justes et pertinentes

 

Sans que cela soit exhaustif

  • Le fonctionnement de l’aéroport actuel est-il satisfaisant pour les usagers, pour la population nantaise ? Y a-t-il des solutions sur place ?

 

  • Quelles sont les conséquences ( positives ou négatives ) du projet en terme écologique, économique, agricole, humain , …?

 

  • Dans le contexte actuel…et futur, le projet est-il utile, souhaitable, nécessaire, contradictoire, opposé à la mise en œuvre d’une politique qui mette l’humain au centre de tous les choix ?

 

  • Dans la société que nous voulons, y a-t-il une place pour des transports aériens en perpétuelle croissance ?

 

  • Si nous considérons que le droit de se déplacer est un droit fondamental est-il logique de confier à un groupe privé non seulement la construction mais aussi l’exploitation pendant 55 ans du nouvel aéroport ?

 

Au lieu de s’arc-bouter sur le respect de la décision prise (quand, par qui, avec quel éclairage, … ?) et de la chose jugée, c’est ce débat démocratique que le gouvernement et les collectivités devraient se sentir obligés d’ouvrir et de mener jusqu’à son terme. Ensuite une décision pourra être prise…. et acceptée par tous.

 

Mais cela ne nous exonère pas de notre responsabilité de mener aussi ce débat, sans tabou et sans œillères au sein de parti.

 

Nous sommes contre la délégation de pouvoir dans la société. Appliquons-nous à nous même ce principe.

 

Alain DAVID

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27 novembre 2012 2 27 /11 /novembre /2012 17:50

"Quand on demande aux Français s'ils préfèrent mourir dans des souffrances insupportables ou être euthansiés, l'écrasante majorité des sondés choisit la deuxième option... Comment répondre autrement? On en déduit benoitement qu'il faudrait l'aide active à mourir. C'est là un raisonnement un peu court... L'euthanasie ne "complète" pas les soins palliatifs, elle les interropt... Elle ne couronne pas l'accompagnement, elle le stoppe... Elle ne soulage pas le patient, elle l'élimine". Jacques Ricot, philosophe (Ouest-France, 04/10/2012)

 

En 2011, un directeur de l'Agence Régionale de Santé de Bretagne déclarait: "Dépenser 200 000€ pour un patient n'est plus possible... les enveloppes budgétaires sont fermées et limitées! ... Il faudra choisir entre des budgets accordés pour les maternités ou pour la dépendance."

 

 

Christiane Caro (membre de la commission nationale Santé du PCF et, avec Alain David notamment, de l'Atelier Citoyen de Bretagne "De la naissance à la fin de vie: l'Humain d'abord) a eu l'excellente idée d'organiser un débat sur la dépénalisation de l'euthanasie à la fête de l'Humanité Bretagne de Lanester le dimanche 25 novembre.

 

Il y avait trois intervenants (le psychanalyste et clinicien en CMPP Etienne Rabouin n'ayant finalement pas pu venir) pour animer ce débat, suivi par 80 personnes environ :

 

1268 

 

- Hervé Messager, le kinésithérapeuthe de Vincent Humbert à Berck/ Mer qui a vu de près la manipulation médiatique qui a entourée sa mort provoquée. Hervé Messager a dénoncé "l'avalanche médiatique" avec la "répétition en boucle d'une multitude de mensonges...". Tout comme le généticien Axel Kahn, membre du Comité national d'éthique qui rapporte que "Chantal SEBIRE avait refusé aussi bien une opération, qui aurait eu de fortes chances de réussite, que toute forme de médicament (y compris la morphine), qu'elle considérait comme "du poison" pour leur préferer la seule hompéopathie. Lui aussi "regrette que cette vérité ait été occultée par le "tsunami médiatique"".  

 

- Simone Fayaud, infirmière, membre du Conseil National et de la Commission Nationale Santé du PCF, Sécrétaire fédérale du PCF de la Charente.

 

- Docteur Eric Fossier, président de la Coordination Bretonne des Soins Palliatifs (http://www.bretagnesoinspalliatifs.com).

 

Tous les trois, comme Christiane Caro, sont opposés à une dépénalisation de l'euthanasie (pratiquée par injection létale par les médecins) ou légalisation du suicide assisté.

 

Ils ont présenté des arguments extrêmement forts, basés sur leur expérience du terrain, leur perception des manques actuels énormes de la prise en charge publique des personnes en fin de vie et extrêmement dépendantes ainsi que sur leur analyse partagée des dérives eugénistes contenues dans une société qui sacrifie tout à la performance, à l'individualisme, au narcissisme (je ne m'accepte qu'en bon état tant je suis soucieux de mon image), pour contrebalancer le discours ambiant justifiant une dépénalisation de l'euthanasie au nom de l'autonomie individuelle, du droit à avoir une vie digne et décente, du devoir de soulager la souffrance par compassion.

 

Leurs interventions furent rationnelles, profondes, émouvantes, à mille lieux des débats un peu simplistes relayés par les médias le plus souvent.

 

Cela ne clôt évidemment pas le débat, sur lequel il n'est pas simple de se faire un avis, les partisans de la dépénalisation de l'euthanasie ayant eux aussi quelques arguments de poids à faire valoir, mais ces interventions méritent d'être connues et lues pour pouvoir se poser toutes les bonnes questions avant de justifier la dépénalisation de l'euthanasie au nom du progrès, de la sortie de la religion, du droit à l'auto-détermination des individus.

 

C'est pourquoi nous remercions chaleureusement Simone Fayaud et Eric Fossier d'avoir bien voulu nous communiquer leurs textes d'introduction et espérons vivement être en mesure bientôt d'organiser un atelier citoyen de réflexion et dé débat à Morlaix qui soit aussi riche que celui de Lanester.  

 

Pour eux, la justification ou la valorisation de l'euthanasie, c'est d'abord un recours de paresse et un symptôme du fait que la société (les médecins, l'hôpital, l'Etat, les familles) ne parvient pas assez à alléger la souffrance morale et physique des malades, des vieux, des personnes en grande dépendante, notamment au travers d'une présence humaine digne de ce nom à leurs côtés.

Christiane Caro et Simone Fayaud soulignent qu'une bonne prise en charge humaine des malades et des personnes en perte d'autonomie permettrait de réduire leur désespoir et leurs souffrances qui bien souvent justifient la valorisation de l'euthanasie, et qu'elles ne posent au fond qu'uyn problème de répartition des richesses, pour que l'on prenne véritablement en charge la perte d'autonomie et que l'on remette des moyens dignes de ce nom à l'hôpital, sans vouloir en faire une entreprise rentable.        

 

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"Une loi sur l’euthanasie est-elle la solution ?" 

par Simone Fayaud, secrétaire fédérale du PCF de la Charente

 

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Le débat sur l’euthanasie a pris de l’ampleur avec les évènements douloureux et très fortement médiatisés concernant Chantal Sébire ou Vincent Humbert. Toute la vérité n’a pas été dite à leur sujet.

Il a atteint un certain degré de provocation lors de la campagne présidentielle lorsque l’association pour le droit à mourir dans la dignité a publié des affiches montrant trois candidats en situation de fin de vie. Cette publicité tapageuse préoccupante ne permet pas un débat serein. Il est dommageable qu’elle cherche à faire pression sur les citoyens en faisant appel à l’émotion plus qu’au raisonnement. Ainsi, cette présentation mortifère de personnalités politiques relève de la manipulation de l’opinion publique, c’est problématique pour la démocratie.

Mourir dans la dignité, être libre de choisir sa mort : ces mots dignité et liberté recouvrent de nombreuses réalités complexes qui nécessitent un débat public apaisé. Il doit permettre de dépasser les a- priori, les méconnaissances et les préjugés. Il doit poser les responsabilités et les devoirs de la société vis-à-vis des personnes vulnérables. Il doit nous aider à revisiter nos principes d’humanité.

Selon Paul Ricoeur, la dignité est « quelque chose qui est due à l’être humain du seul fait qu’il est humain ». C’est la culture face à l’animalité !

Le rapport de chacun à l‘idée de sa mort est une question intime, complexe, qui ne peut pas être débattue sous l’angle de la parodie ou du discours binaire. Une chose est de se projeter en situation de fin de vie lorsque l’on est bien portant, une autre est de vivre ce moment dont on ne sait pas quand il adviendra ni comment il se réalisera. Il s’agit d’un droit et d’une situation très personnels : comment une loi de portée générale peut –elle traiter de cas particuliers ? Pour Robert Badinter « il est dangereux de légiférer à partir d’un cas particulier pour un cas particulier. La loi est normative et universelle, elle dit la règle et s’applique à tous. »

Pourquoi une loi accorderait-elle le pouvoir de donner la mort ?

Si c’est pour combattre la douleur ou l’acharnement thérapeutique, la loi Léonetti donne une définition claire du traitement de la fin de vie. Avant d’écrire une loi nouvelle, il est indispensable de faire l’évaluation des lois de 2002 et de 2005 pour mieux faire le bilan de leur application. A la lumière de l’expérience et des pratiques soignantes, il s’agit de mieux connaître les problématiques de la fin de vie, s’interroger sur les moyens humains et financiers, sur la formation des soignants, sur les structures d’accueil afin de réussir l’accompagnement des mourants !

Pour la société française d’accompagnement et de soins palliatifs, la plupart des patients souhaitent vivre leur vie jusqu’au bout et les soins palliatifs sont là pour les y aider.

Il faut prendre en compte l’ambivalence des patients : un jour, ils veulent en finir, le lendemain, ils pensent que leur vie vaut d’être vécue jusqu’à son terme. Ce qui est important quand on est face à une demande d’euthanasie, c’est accepter d’en parler. De façon majoritaire, les demandes disparaissent quand les personnes soignées sont bien accompagnées !

Donner la mort ne relève pas de la médecine ! Cependant, le débat sur l’euthanasie s’organise autour du rôle du médecin. C’est paradoxal ! Toutes les propositions qui militent pour la dépénalisation de l’euthanasie censées donner plus de liberté aux patients, renforcent en réalité le pouvoir médical dans tous les dispositifs : c’est le médecin qui fait l’expertise, qui décide, qui fait l’acte !

Pourquoi associer le médecin à un geste qui relève de l’autodétermination ? Est-ce qu’une personne peut demander à l’Etat d’organiser sa mise à mort? C’est une question qui interroge la société au-delà du champ médical !

Selon le rapport de l’inspection générale des affaires sociales 2010 sur les soins palliatifs, seules, 20% des personnes qui devraient bénéficier des soins palliatifs, sont prises en charge. L’organisation des soins est insuffisante, la moitié des départements seulement, disposent d’unités de soins palliatifs. C’est peut-être dans cette pénurie de structures compétentes et de moyens que réside le débat ?

Selon le sondage d’opinion way, 68% des français ignorent qu’il existe une loi interdisant l’acharnement thérapeutique ce qui relativise le sondage d’octobre 2010, selon lequel 91% des français sont favorables à une loi sur l’euthanasie. Nous avons besoin d’un vrai débat nourri par les enquêtes sur la réalité des pratiques soignantes et non basé sur les sondages d’opinion.

Face à la dégradation physique, à la souffrance morale des patients en fin de vie, ceux qui en sont les témoins, pensent que cette vie n’a pas de sens ! N’est-ce pas leur propre peur qu’ils projettent dans l’autre ? « Car c’est moins la mort d’un autre que nous ressentons lors d’un deuil que la disparition de lambeaux de nous-mêmes » nous dit Claude Levi-Strauss.

Pour Françoise Dolto, « demander la mort et la donner, c’est une communication manquée, une déception de communication. Les humains ne communiquent pas assez les uns avec les autres. Ils sont pris dans les fantasmes de la mort de l’autre qui ne sont pas des pulsions de mort mais des pulsions d’agressivité visant l’autre qui déçoit. Il y a toujours une agressivité inconsciente dans la demande de mort, une immense déception…Celui qui la reçoit ne la perçoit pas toujours consciemment. Mis en échec par celui qui réclame la mort, le soignant se sent coupable et tente d’échapper à cette culpabilité en prenant la fuite ou au contraire en s’exécutant. Tous ces mécanismes inconscients viennent pervertir la relation. ».

Il faut également, placer le débat sur l’euthanasie dans le contexte économique français et européen. Les choix politiques sont des choix de société et, le choix de l’austérité qui préside à l’élaboration des budgets de la nation, des collectivités locales et de la protection sociale est mortifère. Qui peut assurer que les abus ne l’emporteront pas  pour garantir la satisfaction des intérêts économiques ?

Pour Jacques Attali «  dès qu’il dépasse 60/65 ans, l’homme vit plus longtemps qu’il ne produit et il coûte alors cher à la société. Il est bien préférable que la machine humaine s’arrête brutalement plutôt qu’elle ne se détériore progressivement » ! Est-ce l’annonce d’une logique décomplexée justifiant l’euthanasie ?

Cette idéologie de négation de l’humain tisse sa toile d’araignée en France, en Europe à travers la gouvernance des marchés qui du traité de Maastricht au traité de stabilité, de coordination et de gouvernance, dépossède les peuples de leur souveraineté, met à mal la démocratie.

Sous le quinquennat précédent, la campagne de stigmatisation et de culpabilisation des personnes vulnérables (les malades, les assistés, les immigrés, les chômeurs) a ouvert la voie aux dérives les plus dangereuses : la haine de l’autre, l’égoïsme, le racisme et la xénophobie décomplexés, l’exclusion, le recul des solidarités collectives.

La réforme hospitalière menée sous Nicolas Sarkozy englobant la tarification à l’activité et la loi HPST (hôpital, patient, santé, territoires) a transformé en profondeur l’hôpital public géré selon les critères de l’entreprise et du profit : il n’est question que de rentabilité des soins, de productivité des actes. Les emplois sont la variable d’ajustement budgétaire, des services utiles aux besoins de santé sont fermés, des tragédies humaines se vivent dans les déserts médicaux. A quand la sélection des malades face à la pénurie des moyens budgétaires ?

La tarification à l’activité pousse à la rentabilité financière, à la multiplication d’actes inutiles mais lucratifs, joue contre la prise en charge des patients aux pathologies lourdes et coûteuses.

L’année 2013 s’inscrit dans la continuité d’une politique de dégradation de la santé publique. Au nom de l’austérité et sous le contrôle de la commission européenne, l’évolution des dépenses de santé reste en dessous des besoins réels…L’objectif national des dépenses de l’assurance maladie c'est-à-dire l’ONDAM hospitalier 2013 est porté à 2,7% contre 2,5% en 2012 alors que la FHF (fédération hospitalière de France) l’évalue à 3,2% pour permettre aux hôpitaux d’assumer leurs charges fixes.

Peut-on imaginer dans quelles conditions de travail se trouvent les soignants ? Dans l’hôpital où j’ai travaillé plus de 30 ans, il n’y a que deux aides-soignants en gérontologie, la nuit pour soigner 68 personnes, sur deux étages. Ils n’ont que 3 minutes à leur consacrer, à la limite de la maltraitance !

Le Parti communiste français place l’humain au cœur de son projet de société. Le programme du Front de Gauche s’intitule « l’humain d’abord ». Il propose des alternatives à l’ordre capitaliste, prédateur d’humanité.

 

Dans cette société à la dérive, il convient d’accueillir la revendication d’euthanasie avec une extrême prudence.

Le débat sur l’euthanasie est un débat sur la société ! Dans quelle société voulons-nous vivre ? Quelle humanité voulons-nous être ?

Dans le huis clos de l’hôpital-entreprise, rien ne serait plus terrifiant si l’euthanasie devenait un moyen de réguler les dépenses de santé.

 

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Intervention Dr Eric FOSSIER  Président de la Coordination Bretonne de Soins Palliatifs www.bretagnesoinspalliatifs.com

Dépénaliser l’euthanasie ?  Fête de l’Humanité Bretagne – Lanester 25/11/12

 

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Je vais essayer de vous apporter quelques point de repère, en m’appuyant sur ma pratique de 25 années auprès des patients atteints de maladies graves et incurables, Pour tenter de répondre à la question « Etes-vous pour légaliser l’euthanasie ? »

 

Je pense pouvoir dire comme président de la coordination bretonne de soins palliatifs, qui réunit tous les professionnels des équipes spécialisées en Bretagne, que ma position est unanimement partagée par mes collègues

 

  • C’est une Question d’une extrême complexité ne pouvant se réduire à un débat pour/contre et à une loi

  • Et ce n’est sûrement pas à un débat droite/gauche comme voudraient le laisser penser quelques raccourcis médiatiques, opposant liberté/autonomie/progressistes (de gauche) et archaïques/conservateurs/catholiques…(de droite)

 

« L’aide active à mourir ou la demande de « légaliser une assistance médicalisée pour terminer sa vie dans la dignité » sont des expressions floues source de confusion

 

chaque jour, comme médecin de soins palliatifs, j’ « aide » mes malades à mourir le moins mal possible « sans les faire mourir » pour autant, et je mets tout en œuvre pour en qu’ils terminent leur vie dans la dignité, c'est-à-dire sans souffrir.

 

Les professionnels et bénévoles auprès des personnes en fin de vie sont les mieux placés pour témoigner de ce ces patients expriment.

Nous ne sommes pas en croisade contre l’euthanasie, nous sommes des professionnels qui travaillons journellement auprès de malades en fin de vie et nous rapportons ce qu’ils nous disent et ce que nous voyons.

 

Je parle de mon expérience de médecin. Ce n’est pas à partir d’idées philosophiques ou religieuses mais bien à partir de cette expérience clinique quotidienne au chevet de patients gravement malades.

 

 

J’ai accompagné et pris en charge des centaines de personnes en fin de vie et seules quelques-unes, un jour m’ont demandé à mourir.

 

Je peux affirmer que la dépénalisation de l’euthanasie n’est pas la réponse à un problème aussi complexe que celui de la prise en charge des personnes en fin de vie.

 

 

Ce que ces patients nous demandent dans leur immense majorité est :

De les soulager de symptômes pénibles

De les entendre

D’être sûrs que nous respecterons leur choix s’ils décident d’arrêter les traitements qu’ils ne supportent plus

D’être à leur cotés parce qu’ils sont effrayés de cette fin de vie qui s’annonce

 

Quel paradoxe ce malade qui nous dit j’ai peur de mourir (dans de mauvaises conditions), tuez-moi !!

 

Car outre le droit de choisir sa mort, ce qui nous est rapporté comme argument principal justifiant la dépénalisation de l’euthanasie serait les conditions inacceptables de certaines fins de vie.

 

Ayant travaillé pendant 10 ans en EMSP, allant dans tous les services, je peux témoigner, qu’effectivement dans certaines situations, la prise en charge de ces patients arrivant au bout de leur vie est inacceptable.

 

Il est effectivement indispensable de s’obstiner pour élever le niveau de compétences des équipes qui prennent en charge ces patients

 

  • Ce qu’il faut faire d’urgence, c’est obliger les soignant, les médecins à appliquer la loi actuelle.

 

En 2011 : 7 Français sur 10 ne savent pas encore que l'acharnement thérapeutique est interdit

 

Sur les cinq dernières années il n'y a eu que trois médecins sur 100 qui ont reçu une formation sur les soins palliatifs

 

Le rapport de l’observatoire national de la fin de vie confirme l’ expérience des professionnels et bénévoles : presque 2/3 des malades dont l’état requiert une prise en charge palliative ne reçoit pas les soins appropriés !!

 

Dans de nombreuses situations, un médecin décide seul, alors que la loi Leonetti l’oblige depuis 2005 à s’appuyer sur une réflexion collégiale prenant en compte l’avis du patient, des proches, et des autre professionnels en charge du patient

 

La plupart des patients que je rencontre souhaite vivre leur vie jusqu'au bout, à une condition : celle de ne pas souffrir.

Dans fin de vie, ce qui est important n’est pas FIN, mais VIE !

  •  
    • Il suffit d’être allé dans des endroits où les patients ne sont bien pris en charge pour le constater

 

Notre métier du soin c’est la solidarité, la prise en charge de la fragilité, la sollicitude : je crois que vous partagez ces valeurs

 

Il ne faudrait pas qu’une dépénalisation de l’euthanasie finisse par s’imposer simplement du fait d’un accès insuffisant à des professionnels compétents ou à une mauvaise application de la loi.

 

Dépénaliser l’euthanasie est inutile et dangereux dans ce contexte.

 

Ce que je vois, c’est que moins on est compétent pour prendre en charge les symptômes de ces patients, symptômes physiques ou souffrance morale, plus on a de risque de trouver dans ces services des patients réclamant d’en finir, et plus ces services incompétents seront tentés de répondre à la demande de mort, par une euthanasie si elle est légale alors qu’il s’agissait surtout une demande de soulagement.

 

L’euthanasie n’est pas le complément des soins palliatifs, elle les interrompt.

 

a titre personnel, je n’ai pas souvenir de patients qui chaque jour m’ait demandé l’euthanasie au point d’être confronté à une impasse. De façon majoritaire, ces demandes disparaissent quand les personnes sont prises en charge par des soignants formés aux soins palliatifs.

 

La loi actuelle, bien appliquée et sans hypocrisie permet de soulager l’immense majorité des personnes concernées.

 

J’ai une responsabilité envers les personnes seules, vulnérables ou très âgées, se sentant un poids pour la société. L’interdit de tuer les protège, nous protège collectivement.

 

Certains nous disent que la loi Leonetti est hypocrite, que les limitations de traitement laissent les malades mourir de faim et de soif, sans soins

 

Dire que les personnes « meurent de faim et de soif » est une malhonnêteté qui joue sur la peur. Cette expression choque le public à juste titre mais elle est un mensonge.

 

Les personnes qui meurent dans le cadre de l’évolution d’une maladie qu’on ne peut pas guérir ou lorsque on suspend un traitement qui maintient artificiellement leur vie ne ressentent pas la faim.

Nous en faisons tous une expérience, moins dramatique bien sûr, lorsque nous avons tout simplement la grippe.

Dans tous les cas, les personnes ne ressentent pas la sensation de faim, et la soif est totalement supprimée par des traitements efficaces.

 

Ils y a quelques dizaines d’années nos anciens finissaient leurs jours à la maison, entourés des leurs, en s’éteignant doucement : mourraient t’ils de faim et de soif ?

Arrêter de boire et de manger fait partie du processus naturel du mourir

 

Par ailleurs Il existe une nuance fondamentale entre provoquer la mort d’un malade à l’aide d’une injection létale et s’assurer qu’il ne souffre pas en acceptant que les doses nécessaires de  médicaments pour le soulager puissent éventuellement précipiter un décès inéluctable.

 

C’est le fondement même de la médecine que de soulager le malade, c’est le même fondement que de ne pas le tuer.

 

C’est la base du contrat de confiance entre le patient et son médecin

 

 

La différence entre l’euthanasie et la limitation de traitement est très claire :

 

Dans un cas on demande au médecin de provoquer la mort par une injection,

 

Dans l’autre on lui demande d’accéder à la demande d’un patient d’arrêter les traitements qui le maintiennent en vie au prix de désagréments que ce patient juge disproportionnés et ne veut plus subir..

 

Le progrès, ce n’est pas de légaliser l’euthanasie au nom d’une pseudo liberté avec ses risques de dérives,

 

Le progrès c’est poursuivre les améliorations des traitements que nous faisons depuis 30 ans pour que toutes les personnes en fin de vie de notre société meurent sans douleurs, sereinement et entourés.

 

Le progrès c’est d’obliger les équipes soignantes à appliquer une loi équilibrée qui nous aide à réfléchir aux cotés des patients.

 

Le progrès c’est d’améliorer l’accès aux soins palliatifs y compris pour les plus vulnérables.

 

Il serait terrible d’arriver au paradoxe qui ferait que les plus démunis, les plus vulnérables, ceux qui ont le moins accès à une médecine de qualité ne trouvent d’autres voies que de devoir demander l’euthanasie pour ne plus souffrir.

 

Dépénaliser l’euthanasie apporte plus de risques pour la société que de solutions à la demande d’un petit nombre de malades.

 

Prendre en compte la dignité ne consiste pas à provoquer la mort mais accompagner la vie qui se termine et à soulager le malade : c'est le rôle de la médecine et des soins palliatifs

 

Mourir dignement c’est mourir sans souffrir,

Mourir dignement c’est mourir en étant accompagné,

Mourir dignement c’est mourir là où je souhaite et non mourir sur un lit d'hôpital alors que je voulais mourir chez moi entourés des miens

Mourir dignement c’est être entendu de l’équipe de soins et ne pas subir d’obstination déraisonnable

Mourir dignement c’est avoir accès à une équipe rodée à la prise en charge des symptômes pénibles

 

Mourir dignement ce n’est sûrement pas être tué par un soignant missionné pour cela.

 

« Bénéficier d’une assistance médicalisée pour terminer sa vie dans la dignité » ce n’est pas provoquer la mort c’est au contraire prodiguer les soins médicaux indispensables pour que ce patient ne souffre pas !

 

C’est la définition des soins palliatifs !!

 

Alors si c’est cela la proposition figurant au programme de notre président, j’ai grand espoir qu’il poursuive plutôt le développement des soins palliatifs !

 

Comme médecin de soins palliatifs j’ai quelques certitudes :

  • Je n'ai pas remède contre la tristesse

  • Je crois qu’anticiper la mort pour éviter la souffrance est une utopie

  • Je crois que vouloir supprimer la souffrance est une utopie.

  • Je crois qu’on ne fera pas taire la souffrance par des lois.

  • Je suis sûr qu’une loi dépénalisant l’euthanasie ne fera pas disparaitre la souffrance de perdre un être cher.

  • Je suis sûr que La fin de la vie d’un être cher EST et RESTERA un moment intime et tragique

 

Il est totalement illusoire d’envisager une nouvelle loi, au prétexte que la précédente (la loi Leonetti) n’est pas appliquée !

 

Quelles garanties avons-nous que cette loi serait mieux appliquée ?

 

Nous avons connu de tous temps et jusqu’à aujourd’hui une frontière naturelle entre la vie et la mort.

  • Dépénaliser l’euthanasie, c’est modifier cette limite pour la transformer en une frontière entre la vie qui vaut la peine, et celle qui ne vaudrait plus la peine d’être vécue.

  • Cette frontière serait inévitablement mouvante, dans un sens prévisible (voir les pays bas ou un lobby réclame d’étendre la loi a toute personne de plus de 75 ans en faisant la demande….) qui serait un éloignement de la mort naturelle…vers une limite ténue que serait par exemple l’apparition d’une dépendance, d’une perte de discernement…et bientôt quoi d’autre !!

 

Peut-on décider socialement qu’il y a des vies qui ne valent pas la peine d’être vécues ?

 

Peut-on construire un « vivre ensemble » sur la seule valeur de « liberté » comprise au sens de l’autonomie et de l’individualisme ?

 

De mon point de vue de médecin confronté chaque jours aux humains les plus fragiles je pense que l’immense majorité d’entre eux ne nous demandent pas cela, mais de les entendre, de les assurer de notre soutien, de les assurer que nous resterons présents à leur coté quoi qu’il arrive

 

Je crois que Karl Marx disait la nécessité de s’occuper prioritairement de l’être humain…

 

Faut-il nous aligner sur une vision de la société « esthétique », ou l’individualisme, la hantise de notre image, l’exigence d’autonomie, nous convoquerons à apporter une réponse à ceux qui estiment leur image altérée ??

 

Ne peut-on considérer encore qu’une société pourrait être éthique et solidaire en accordant de l’attention à cet autre fragilisé, autrement qu’en acquiesçant à sa demande de mort ?

 

Légaliser l’euthanasie est une mauvaise réponse à une vraie question : que fera demain la société pour soutenir les plus fragiles d’entre nous ?

 

L’euthanasie ne soulagerait pas le patient, elle l’éliminerait.

 

 

Fondement de la médecine

 

La loi leonetti

 

  • La loi Léonetti ce n’est pas laisser mourir c'est accompagner la personne qui meurt en évitant qu'elle souffre.

  • La sédation en phase terminale existe déjà dans la loi, il faut mieux l’appliquer et mieux la mise en œuvre

  • Pour la sédation s'est assuré le patient que lorsque je limiterai un soin il ne se réveillera pas au risque de souffrir

  • La sédation n'est pas hypocrite elle ne vise pas à provoquer la mort mais il vise à soulager le malade afin qu'il ne vive pas à l'effroi d'une situation qui ne souhaite pas. C’est un geste d’humanité et de sollicitude

Les soins palliatifs

 

 

Et si vous voulez en savoir un peu plus sur les soins palliatifs en Bretagne, allez sur le site Internet, où vous pourrez trouver entre autre:
la video de Leonetti expliquant sa loi (dans l'onglet "documentation 1")
l'intervention video du sociologue Patrick Baudry pour la journée CBSP de 2011, très éclairante
et bientôt l’intervention de Jacques Ricot à notre congrès de vendredi dernier
site CBSP

  • Les soins palliatifs et la médecine en général ne hâte ni ne retient la mort : ils accompagnent les patients pour qu’ils ne souffrent pas

  • Il y a une totale contradiction entre les soins palliatifs et l’euthanasie. Il n’y a aucune complémentarité. Dans le cas des soins palliatifs nous sommes dans le champ de la médecine c'est-à-dire de soulager et cela nous savons faire dans l’autre il s’agit d’un autre champs qui est de provoquer la mort : ce n’est pas le rôle de la médecine

  • Les soins palliatifs sont la réponse médicale efficace à la souffrance des malades en fin de vie et pourtant, sur le terrain, nous constatons quotidiennement qu’en dépit des progrès réalisés depuis 20 ans, l’accès aux soins palliatifs, à ce progrès de la médecine, reste très largement insuffisant.

  • Nous avons en France une médecine efficace et des lois qui garantissent l’accès aux soins palliatifs : la loi de 1999 sur le droit à l’accès aux soins palliatifs et la loi de 2005 sur le droit des malades en fin de vie, qui a fait école dans 6 pays.

  • Il nous reste à appliquer l’une et l’autre à l’ensemble des malades et non plus seulement à quelques uns !!

  • Cela est légitime et c'est le rôle des soins palliatifs et de la médecine en général que de s'assurer qu'ils ne souffriront pas. Aujourd'hui des progrès remarquables ont été faits en ce sens.

  • L’objectif de la médecine et des soins palliatifs n’est Ni de hâter la mort ni de la retenir mais bien de soulager les malades.

  • Les soins palliatifs sont un droit reconnu aux Français mais ils sont encore insuffisamment connus et insuffisamment appliqués.

  • La première chose que les français demandent avant de dépénaliser l’euthanasie c’est avant tout d’améliorer et de développer les soins palliatifs  

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26 novembre 2012 1 26 /11 /novembre /2012 19:51
COMMUNIQUE DU FRONT DE GAUCHE DU PAYS DE MORLAIX ENVOYE A LA PRESSE LE MARDI 27 NOVEMBRE.  
 
Depuis quelques années, les attaques contre l'Islam pris en bloc et les musulmans servent d'étendard et de faux-nez aux racistes et xénophobes de droite et d'extrême-droite qui n'acceptent pas qu'on puisse être reconnus Français de plein droit tout en ayant des parents ou grands-parents étrangers et brandissent des principes de laïcité qu'ils ont historiquement toujours combattu pour légitimer la haine et le rejet de l'autre.
La nation française fondée à la Révolution sur les valeurs républicaines du droit du sol, de l'égalité, de la fraternité, de la liberté et de la laïcité est diverse du fait de notre passé colonial et notre identité de terre d'accueil. Nos millions de concitoyens de confession musulmane doivent avoir la possibilité s'ils le désirent de pratiquer leur culte à égalité de droit avec les catholiques, les protestants, les juifs et les autres confessions représentées en France.
Certes, l’État et les collectivités locales n'ont pas à investir d'argent au service de quelque religion que ce soit et, au nom de la laïcité, ils doivent rester neutres vis à vis des religions.
Mais, c'est un fait incontestable que la religion catholique bénéficie de l'entretien des églises qui sont propriétés publiques et patrimoine historique et artistique de la nation tandis que, bien souvent, les musulmans pratiquants de France n'ont pas de lieux pour célébrer leur culte et se retrouver alors que l'Islam est la deuxième religion de France.
Ainsi, au nom de l'égalité des droits, les collectivités ne doivent rien faire pour décourager l'établissement de lieux de culte musulmans alors que ces concitoyens sont aujourd'hui discriminés d'une certaine manière dans l'accès à la pratique religieuse.
Les élus de la République doivent surtout prôner la tolérance et condamner sans ambiguïté toutes les tentatives de stigmatisation des minorités culturelles représentées sur le territoire, et cela particulièrement lorsque, comme aujourd'hui, la crise développe les ferments d'un retour de la peste brune.
A ce titre, le Front de Gauche du pays de Morlaix est choqué par l'absence de condamnation par Agnès Le Brun, maire de Morlaix, des lettres anonymes au racisme vénéneux adressées aux voisins de la possible future mosquée de Morlaix, située au 56, rue Gambetta. Dire que ces lettres contiennent des accusations fausses parce que la mairie ne favorise aucunement ce projet de mosquée dont elle ne s'occupe pas est une chose, ne pas dénoncer l'incitation à la haine raciale contenue dans ces lettres en est une autre!
Contrairement à ce qu'elle dit, il n'est pas possible de "rester neutre dans une telle affaire".  
Ne pas signifier que les musulmans de la région de Morlaix ont droit à un lieu de culte, ne pas dénoncer le poison de l'extrême-droite contenu dans ces lettres n'est pas innocent. 
Espérons seulement que Madame le maire n'emprunte pas les mauvaises habitudes de son ami Jean-François Copé qui en utilisant sans vergogne l'islamophobie ambiante à des fins politiques, finit par la renforcer.  
 
 
 
front de Gauche Morlaix
 
 
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26 novembre 2012 1 26 /11 /novembre /2012 17:54

 

Congrès départemental du PCF29 - 26 & 27 janvier 2013

 

Contribution

pour un nouveau fonctionnement de la Fédération du Finistère

 

 

proposée par les « communistes finistériens pour le front de gauche » 10 novembre 2012

Pour un débat large, transparent, démocratique et sans tabou

 

La préparation du prochain congrès de notre Parti est l’occasion pour les communistes de notre département de faire le bilan de leur activité politique au plan local et départemental.

 

Comme l’a justement précisé Patrick BESSAC, dans son rapport au Conseil national intitulé « un congrès combatif pour le PCF, une ambition nouvelle pour le Front de gauche », il s’agit de rassembler tous les communistes, dans l’objectif d’une culture commune. Celle-ci ne pouvant se réaliser, théoriquement et pratiquement, qu’en prenant en compte « deux sphères relativement autonomes dans ce débat : la sphère des plates formes politiques (du Parti, du Front de gauche, ou d’autres…) et la sphère du débat d’idées ».

 

Nous pensons que nos expériences politiques récentes peuvent nourrir et enrichir nos débats dans les prochaines semaines de préparation de nos assemblées de section et de notre congrès départemental, à condition de pouvoir en discuter sur des bases claires et en toute liberté.

 

Ainsi, au regard de nos expériences respectives durant la période électorale de la présidentielle et des législatives, il n’est pas inutile de nous interroger sur la nature des confusions entretenues entre la sphère des idées et la sphère des plates formes politiques, y compris entre les plates formes politiques du PCF et du Front de gauche, dans nos sections comme dans notre fédération.

 

Nous pensons que le meilleur moyen d’avancer avec l’ensemble des communistes est de faire confiance à leur expérience et à leur intelligence en leur offrant tous les matériaux utiles à leur réflexion.

 

Dans la période récente, la complexité de la situation s’est souvent traduite par des actions politiques différentes d’une section à l’autre ou entre des sections et la fédération. Ces contradictions sont évidemment au cœur du débat et il appartient aux communistes et à eux seuls d’en débattre pour essayer d’en comprendre les causes et de les dépasser.

 

À cette fin, il faut que les divers points de vue puissent être confrontés, de manière ouverte, que cette confrontation soit encouragée et soutenue par les différentes instances du Parti. C’est dans cet esprit que nous avons décidé de proposer au Conseil départemental du Finistère, le texte ci-dessous, en lui demandant de bien vouloir le diffuser aux directions de section et à l’ensemble des communistes.

 

Si nous pensons que le débat doit légitimement être coordonné par les directions de section et par le Conseil départemental, nous pensons aussi que la circulation horizontale des points de vue, des textes et des idées, doit être non seulement admise, mais surtout encouragée et facilitée.

 

Le texte ci-dessous n’a d’autre ambition que de contribuer au débat communiste dans notre département, que nous souhaitons large, transparent, démocratique et sans tabou.

 

Pour un monde libéré des entraves du capitalisme

 

Une fédération communiste unie

sur de nouvelles pratiques

pour plus de démocratie

et plus d’efficacité

 

Depuis plusieurs congrès les communistes affirment que le PCF n’existe pas pour lui-même mais pour « répondre aux immenses défis de notre époque par l’émancipation de chacun(e), la maîtrise sociale, la mise en commun et le partage des connaissances, des richesses. Elles et ils refusent un monde où les possibilités considérables qui surgissent de l’activité et du génie humain sont dévoyés en pillage des ressources, en concurrence aveugle, en affrontements et en guerre ; une société d’injustices et d’inégalités où les forts écrasent toujours les faibles. Elles et ils considèrent que la toute puissance de l’argent peut être combattue, que le capitalisme n’est pas la fin de l’Histoire » (préambule des statuts).

 

Promouvoir l’autonomie et l’épanouissement de chaque femme et de chaque homme en faisant reculer jusqu’à leur dépassement toutes les formes sociales d’exploitation, de domination et d’aliénation. Tels sont les objectifs des communistes. Ils impliquent un combat sans relâche et sans complaisance contre le capitalisme.

 

La passionnante phase électorale que les communistes ont menée dans le cadre du Front de Gauche montre combien sont grandes les possibilités de rassemblement pour mener ce combat dans le respect de l’identité de chacun-e. Elle a aussi montré les difficultés qui subsistent et les écueils à éviter. Face au combat que mènent toutes les forces du capital pour empêcher, quel que soit le vote des électeurs, toute possibilité de changement réel, les communistes, à tous les niveaux, ont un rôle crucial à jouer pour ouvrir la voie d’un autre monde...

 

 

 

I-Le bilan creux de la direction départementale

 

1.1-Les organisations du parti, à tous les niveaux, ont la responsabilité de tout mettre en œuvre pour atteindre les objectifs ci-dessus énoncés sur l’ensemble du territoire.

 

Est-ce le cas dans le Finistère ? Avons-nous, concrètement, tout mis en œuvre pour favoriser les rassemblements avec la population pour faire évoluer les choses dans ce sens ?

 

Le Conseil départemental a-t-il permis à la Fédération communiste du Finistère d’agir pour défendre :

  • l’activité industrielle et agricole 

  • le devenir du groupe Doux et de la filière avicole 

  • la pêche 

  • l’emploi 

  • l’avenir des jeunes 

  • l’environnement, le traitement des algues vertes

  • une véritable politique énergétique et mettre en débat le projet d’usine à gaz de Landivisiau

  • le droit de vivre dignement jusqu’à la fin de ses jours 

  • des services de santé accessibles à tous 

  • etc. ?

 

La Direction départementale du Finistère a-t-elle permis à la Fédération communiste de dénoncer la vente de statuettes et de figurines de Hitler, Goebbels ou Goering dans les locaux de l’école de gendarmerie de Châteaulin ; de dénoncer aux côtés du PS et du NPA l’organisation d’un « banquet patriotique » par Jean-Marie Le PEN à Port-Launay ; de dénoncer la tentative d’exclure le Front de Gauche de la manifestation et du colloque sur les langues régionales ; de dénoncer les attaques contre le droit d’asile ; de dénoncer l’escalade en matière d’armement nucléaire ?

 

Certes des choses ont été faites… le plus souvent à l’initiative et sous la responsabilité des sections ou des collectifs auxquels nous participons, ce qui est bien sûr très positif, mais nuit aussi, faute de coordination fédérale, à l’impact de ces actions sur l’ensemble du département.

 

L’activité initiée par l’exécutif de la fédération, elle , se réduit le plus souvent à de la communication dans la presse et est, toujours strictement compatible avec les positions du Parti Socialiste ou des Collectivités qu’il dirige (Conseil Général et Conseil Régional) alors qu’il aurait fallu pour le moins être présents sur le terrain et aussi organiser la réflexion autonome et collective des militants et des élus communistes pour les mettre en situation de jouer pleinement leur rôle (les problèmes de l’énergie, des algues vertes, de la santé, de l’aide à l’autonomie… sont en ce domaine particulièrement significatifs). Pour ne prendre qu’un exemple cette dérive est parfaitement illustrée par l’épisode d’Ouessant où l’on a déplacé Patrick LE HYARIC, l’exécutif, une trentaine de militants « continentaux »… pour rencontrer quelques Ouessantins et avoir une photo et quelques lignes dans la presse. Bien entendu, comme d’habitude, il n’a pas été fait d’évaluation de cette initiative pas plus que de « l’atelier législatif »  sur la pêche pourtant annoncé par le secrétaire départemental comme une initiative majeure.

 

La réflexion collective ne saurait se réduire à la réunion de quelques élus et quelques camarades triés sur le volet comme c’est le plus souvent le cas, mais au contraire, devrait être nourrie de l’expérience de tous les militants et des personnes concernées. À tous les niveaux, le Parti et le Front de Gauche en seraient d’autant plus à l’aise pour mener le débat et le combat avec la population.

 

 

 

La réforme territoriale est, avec la filière avicole ou l’énergie, un exemple où, faute de réflexion collective, la fédération et l’ADECR ont été particulièrement absentes, mettant ainsi la population « hors du coup » et réservant donc la réflexion et l’action à quelques « spécialistes » auto proclamés. Alors, qu’en cohérence avec ce que nous préconisons, il aurait fallu animer un large débat sur tout le territoire. Notre absence n’a-t-elle pas nui à la crédibilité de notre discours et à l’évaluation de notre utilité ? Avec le changement de gouvernement (et la responsabilité particulière de Marylise Lebranchu), Il faut que le PCF et le Front de Gauche prennent toute leur place dans la lutte pour l’abrogation immédiate de toute la réforme des collectivités territoriales de Sarkozy  et l’élaboration démocratique, avec toutes les parties concernées, d’un nouveau texte.

 

Cette démarche pourrait se décliner sur bien d’autres sujets.

 

Il importe qu’une priorité soit donnée à notre présence et à notre action sur le terrain. Que la direction départementale de la fédération communiste du Finistère joue réellement son rôle de coordination et d’animation qui doit être le sien sur tout le département comme sur toute la région.

 

 

1.2 Le deuxième rôle de la direction départementale de la fédération est d’assurer toutes les conditions de la réflexion et de la souveraineté des communistes.

 

Dans le respect des orientations nationales.

À ce sujet les leçons du déni de démocratie qu’a constitué l’épisode des régionales, qui a bafoué la liberté de choix des adhérents et vu la présence de communistes sur deux listes différentes n’ont pas été tirées. Et, en ce qui concerne le Front de Gauche, on continue dans le Finistère à traîner les pieds alors que sur le terrain on constate qu’une grande dynamique se développe.

 

Tout le monde a constaté l’absence d’investissement de la direction de la fédération dans la campagne des élections présidentielle et législatives. Le rôle plus qu’effacé du parti dans la coordination départementale du Front de Gauche alors que des choses très intéressantes se développaient sur le terrain dans les circonscriptions sans insister sur les bâtons dans les roues dans la 1ère circonscription…

 

Dans le respect du rôle de direction du conseil départemental

Le conseil départemental devrait être le lieu où se réfléchit et s’élabore la politique départementale ; l’exécutif n’ayant pas à se substituer à celui-ci ni dans la réflexion, ni dans les prises de décision, ni dans les prises de position publiques.

 

D’ailleurs il n’est jamais donné au conseil départemental (qui pourtant est d’après les statuts du parti chargé de le contrôler) d’information sur l’activité de l’exécutif dont par ailleurs de nombreux membres « sèchent » régulièrement les réunions du conseil départemental ou n’y prennent jamais la parole. Ce qui permet de se poser des questions sur l’activité ou l’existence réelle de cet Exécutif et sur le respect qu’en ont ses membres pour le Conseil Départemental qui est pourtant la direction du parti.

 

En réalité, le conseil départemental est devenu une chambre d’enregistrement de décisions prises on ne sait où, par on ne sait qui. L’opacité en matière de finances est totale. Depuis 2008, ni la Commission de Contrôle Financier ni le Collectif transparence et de suivi de la bataille financière n’ont été réunis.

 

Enfin que reste-t-il de la souveraineté des communistes quand, en raison de son emploi au cabinet du président de région, ils ne peuvent plus présenter leur secrétaire départemental à une élection ?

 

Dans le respect de la diversité des communistes

Les statuts du Parti considèrent la diversité des communistes comme une richesse pour la réflexion collective et pour une vision large de la complexité de la société et ils recommandent absolument de la garantir. Cela implique l’écoute, la recherche de convergence, le respect de l’individu et du collectif et devrait exclure toute volonté de clivage systématique comme, par exemple, nous l’avons encore vu lors de la composition de la délégation à la conférence nationale du 18 juin dernier.

 

L’unité des communistes, dans le respect des opinions de chacun, devrait être la règle et prévaloir sur l’« esprit de clan » qui stérilise la richesse de la réflexion collective et l’efficacité de l’action.

 

La Fédération du Finistère doit assurer à chaque communiste les moyens de jouer pleinement son rôle et d’assumer pleinement ses responsabilités.

 

 

II-Les engagements de la liste que nous proposons

 

Les candidat-e-s de la liste « une fédération communiste unie sur de nouvelles pratiques du Finistère, pour plus de démocratie et plus d’efficacité » s’engagent à agir dans les 3 directions suivantes.

 

2.1. Rassembler pour résister à la domination de la finance et ouvrir la voie à une véritable alternative

 

La domination sans partage de la finance internationale est la source des difficultés et des drames qui frappent les populations sur la totalité de la planète. Mettre fin à cette situation implique de créer partout et pour tous les conditions du rassemblement de toutes celles et tous ceux qui, objectivement et au-delà de leurs différences, ont intérêt à ce qu’il y soit mis fin. Ces rassemblements se développeront à partir des difficultés rencontrées par les différentes catégories de la population, les collectivités, les services publics, les entreprises… Ils permettront, à la fois de résister, d’avancer et d’ouvrir des perspectives.

 

C’est l’objectif que se donne le Front de Gauche dont le PCF a été à l’initiative. Les différentes échéances électorales, et particulièrement les dernières élections, présidentielle et législatives, ont montré le potentiel qu’il a fait naître. Nous proposons que la Fédération s’engage fermement et sans réticence, sans arrière pensée et volonté de récupération, dans la recherche de son renforcement, de son élargissement et de l’amélioration de son fonctionnement. Cela contribuera également au développement de l’activité propre du Parti. Une telle politique ouverte implique, l’acceptation du «risque» que les faits ne se déroulent pas comme le PCF l’avait souhaité mais comme nos concitoyens ont contribué à les construire.

 

Nous proposons pour cela une activité et une présence forte des communistes, sans volonté hégémonique, dans les luttes, dans les quartiers populaires et dans les entreprises en étant particulièrement attentifs aux difficultés faites aux plus jeunes, avec nos propositions qui contribueront à montrer concrètement les possibilités réelles de changement. Cet engagement sincère sera un apport important pour le développement du Front de Gauche et de l’action populaire.

 

Cela suppose que le Parti soit actif dans l’organisation d’actions à tous les niveaux avec à chaque fois le souci de rassembler au maximum. Cela implique aussi notre participation à la réflexion et aux actions organisées par d’autres afin de faire avancer les exigences et les objectifs de la population.

 

Cela suppose aussi que, dès maintenant, nous nous préoccupions de la présence des communistes et du Front de Gauche dans les différentes institutions lors des prochaines échéances électorales dans le respect absolu de l’identité et de l’autonomie de chacun et de tous.

 

 

2.2-Mener une grande activité d’éducation populaire

 

Pour mener le combat contre la Finance il importe de donner à chacun-e- les moyens de prendre sa place et de jouer son rôle efficacement dans toutes les actions sur le terrain (Doux, licenciement chez Carrefour, spéculation sur les céréales qui vont faire grimper le prix du porc et de la volaille, aliments de base des plus démunis, etc.)

 

C’est pourquoi il est capital de mettre en œuvre et/ou de participer à une grande activité d’éducation populaire pour contrebalancer la pression des médias et le consensus de fait entre les forces de droite et une partie de la gauche. Elle prendra en compte la complexité des situations en évitant tout schématisme réducteur et, au-delà de la politique et de l’économie, en s’ouvrant aussi à la culture, la philosophie, l’histoire, la géopolitique. Cette action doit être multiforme avec, à chaque fois, le souci d’élargir au maximum le cercle des personnes auxquelles nous nous adresserons. Là encore une attention particulière devra être portée vers les entreprises, les quartiers populaires, la jeunesse et le mouvement syndical et les associations.

 

La participation effective et efficace des communistes à ces actions implique bien entendu que nous remettions en place une véritable politique d’éducation et de formation au sein de la Fédération, qui s’adresse à tous les communistes et à toutes les sections. Cela amènera sans doute à diversifier les formes que prendra cette politique qui doit être une activité permanente et prioritaire qui, tirant les leçons du passé, doit être largement ouverte sans crainte des débats que cela pourrait susciter.

 

La même nécessité de formation et de réflexion collective existe bien évidemment en ce qui concerne l’activité et le rôle des élu-e-s et la formation de candidat-e-s.

 

La Fédération recherchera les volontés et les compétences disponibles en son sein et à l’extérieur pour assurer la qualité et le niveau de ces actions, y compris par « la formation des formateurs » .

 

La complexité des problèmes nécessitera de plus en plus une réflexion collective, faisant appel à des compétences et des expériences diverses (sociologues, psychologues, économistes, syndicalistes, militants, citoyens engagés…) avec des approches elles aussi diverses.

 

La réflexion, bien entendu, ne saurait se borner aux sujets pour lesquels une position est aboutie mais abordera aussi (surtout ?) ce qui fait débat.

 

2.3 Agir pour le renforcement et la vie démocratique du Parti

 

La séquence qui vient de s’achever, avec la dynamique du Front de Gauche ; nous a permis de multiplier les rencontres y compris avec des gens que nous ne côtoyions pas auparavant.

 

Nous avons dans beaucoup d’endroits fait des adhésions… et d’autres sont encore possibles. Il faut continuer dans cette direction… et prendre les mesures pour que l’accueil de ces nouveaux adhérents soit organisé et suivi de formation.

 

La Fédération assurera une aide efficace à toutes les sections et apportera son soutien aux actions qu’elles mettront en place. En même temps, sur les problématiques d’intérêt départemental, régional et national, elle favorisera la réflexion, la recherche des réponses, la mise en cohérence et la convergence des décisions et des actions. Elle veillera à ce que tous les communistes qui le désirent, puissent être partie prenante de l’ensemble du processus.

 

Tous les communistes recevront de la Fédération une information complète et objective qui leur permettra, en toute liberté, d’exercer leur souveraineté lors des prises de décision et des votes (y compris lorsque des questions suscitent des points de vue différents ou divergents).

 

Le Conseil départemental étant l’organe dirigeant de la Fédération, son travail, sa réflexion, son action seront élaborés collectivement. Son mode de fonctionnement (en particulier le moment des réunions) devra permettre à tous ses membres une réelle participation et devra permettre plus particulièrement la participation des camarades exerçant une activité salariée et notamment les femmes et les jeunes.

 

Un compte rendu synthétique de la réunion précédente, intégrant l’essentiel de la discussion, sera soumis à remarques et approbation, à l’ouverture de chaque réunion du conseil départemental.

 

Les prises de position publiques du Parti feront l’objet d’une réflexion et d’une élaboration collective au Conseil départemental. Si un consensus n’est pas possible le vote se fera suivant les règles statutaires. En cas d’urgence, une consultation rapide des membres du Conseil départemental se fera par courrier électronique ou à défaut par téléphone.

 

L’Exécutif départemental rendra compte au Conseil départemental de son activité qui, de toute façon, devra être le reflet des stratégies élaborées par le C D.

 

Lors des rencontres nationales la délégation sera représentative de la diversité des communistes du Finistère.

 

 

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La plupart de ces propositions ont été faites à plusieurs reprises au cours des deux dernières mandatures de l’exécutif départemental sans jamais être prises en compte. Ces propositions correspondent à l’expression d’une majorité des sections de la Fédération ce qui suppose un renouvellement de l’exécutif départemental.

 

C’est pourquoi les élus de la liste « Une fédération communiste unie sur de nouvelles pratiques pour plus de démocratie et plus d’efficacité », s’engagent à mettre en œuvre, tous ensemble, ces propositions qui ouvrent sur une pratique politique correspondant aux idées et aux espoirs qui se sont faits jour lors des manifestations de la Bastille, de Marseille et de Toulouse, et dont le souffle passera, c’est du moins ce que nous espérons, dans la préparation de notre congrès.

 

Le Congrès départemental de notre Fédération peut-être l’occasion de donner une impulsion nouvelle au Parti communiste français dans la période à venir pour le développement du Front de Gauche et l’avenir du pays. Ce rôle historique est à notre portée pour peu que nous mettions en œuvre de nouvelles pratiques politiques, ouvertes et transparentes.

 

Le Congrès départemental de notre Fédération du PCF, soucieux de faire vivre pleinement la stratégie de Front de gauche dans toutes les instances communistes du Finistère, peut et doit se donner une équipe capable de mettre en œuvre «ces nouvelles pratiques, pour plus de démocratie et plus d’efficacité »

 

Le Congrès départemental de la Fédération du Finistère du PCF, peut compter sur l’engagement de chacun des membres présenté sur cette liste à y consacrer toute son expérience et toute son énergie.

 

 

 

Le 10/11/2012

 

 

PREMIERS SIGNATAIRES DE LA CONTRIBUTION

« POUR UN NOUVEAU FONCTIONNEMENT

DE LA FEDERATION DU FINISTERE »

 

ALAYSE Anne-Marie

Section PCF du Pays de Brest

ABRAMOVICZ Yves

Section PCF du Pays de Morlaix

BERNARD André

Section PCF de Briec-Fouesnant-Quimper

BERNARD Marie-Andrée

Section PCF de Briec-Fouesnant-Quimper

BERTHELOT Jean-Jacques

Section PCF de Scaer

BLANCHE Denise

Section PCF de Briec-Fouesnant-Quimper

BLANCHET Véronique

Section PCF du Pays Bigouden

CHARLIER Alain

Section PCF de Plozévet

CHARLIER Elyett

Section PCF de Plozévet

DAVID Alain

Section PCF du Pays de Morlaix

DUPAS Roger

Section PCF du Pays Bigouden

DUPONT Ismaël

Section PCF du Pays de Morlaix

FERRENBACH Daniel

Section PCF de Briec-Fouesnant-Quimper

GAUTHIER Alain

Section PCF de Rosporden

GAUVIN-DUPONT Frédérick

Section PCF du Pays Bigouden

HENRY Jeanne

Section PCF du Cap-Sizun-Audierne

JAOUEN Michel

Section PCF de Rosporden

JOUAN Daniel

Section PCF de Briec-Fouesnant-Quimper

JULLIERE Claude

Section PCF de Concarneau

LABELLE Nicole

Section PCF du Pays de Morlaix

LAZARO Annick

Section PCF de Rosporden

Le BELLEC Etienne

Section PCF du Pays Bigouden

Le CALVEZ Jean-Luc

Section PCF du Pays de Morlaix

Le CLOAREC Jacqueline

Section PCF du Pays Bigouden

Le CLOAREC Robert

Section PCF du Pays Bigouden

Le DUFF Georges

Section PCF de Lanmeur

Le GUEN Jean-Claude

Section PCF de Briec-Fouesnant-Quimper

Le GUEN Lydie

Section PCF de Briec-Fouesnant-Quimper

Le MOGUEN Claude

Section PCF de Briec-Fouesnant-Quimper

Le NOZERTH Martine

Section PCF de Plozévet

LEVEN Jean-Yves

Section PCF du Pays Bigouden

MORVAN Marguerite

Section PCF de Briec-Fouesnant-Quimper

OUVRARD François

Section PCF du Pays de Brest

PASCAL Jean-Louis

Section PCF de Concarneau

PERCHEC Xavier

Section PCF de Briec-Fouesnant-Quimper

PILORGE Camille

Section PCF de Briec-Fouesnant-Quimper

PILORGE Lydie

Section PCF de Briec-Fouesnant-Quimper

PLOUGONVEN Pierre

Section PCF de Crozon

PODER Hubert

Section PCF de Briec-Fouesnant-Quimper

PODER Marie-Claire

Section PCF de Briec-Fouesnant-Quimper

PUIL Serge

Section PCF de Roscoff-Saint-Pol

QUELAUDREN Patrick

Section PCF du Pays Bigouden

RANNOU Jacques

Section PCF de Rosporden

RAVASIO Daniel

Section PCF du Pays de Morlaix

ROUSSAIN Annie

Section PCF de Briec-Fouesnant-Quimper

ROUSSAIN Loïc

Section PCF de Briec-Fouesnant-Quimper

RYAN Juliette

Section PCF de Briec-Fouesnant-Quimper

TUPIN Hugues

Section PCF de Douarnenez

TILLY Marcel

Section PCF de Rosporden

VOREAUX Alain

Section PCF du Pays Bigouden

 

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