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10 décembre 2023 7 10 /12 /décembre /2023 06:28

 

 

Depuis 1945, les élus de la République ont voté plus d’une centaine de textes sur l’immigration. Le gouvernement Macron n’échappe pas à la règle et présente sa deuxième loi en cinq ans (2018 Collomb et 2023 Darmanin).

Cette frénésie législative qui s’accélère au début des années 70 est caractéristique de la stratégie du « bouc émissaire » faisant des immigrés les responsables de toutes les crises pourtant générées par le capitalisme le plus débridé. Diviser le monde du travail a toujours été une des armes essentielles de l’exploitation capitaliste et c’est aussi un moyen d’entraver la nécessaire convergence des intérêts de classe. Cette dernière loi immigration particulièrement durcie après son examen au Sénat permet de faire diversion face à la montée en puissance d’un État autoritaire et la mise en place d’une économie de guerre en France, en Europe et dans le monde.

Ces discours xénophobes s’appuient sur des mythes et des affirmations infondées qui trouvent un écho bien au-delà des rangs de l’extrême droite.

Par exemple, en 2022, la France compte 4,5 millions d'étrangers, soit 7,7 % de leur population, ce qui la situe autour de la moyenne européenne 8,4 %. Contrairement aux arguments rabâchés pour durcir encore plus la loi soumise au Parlement, les migrants et les réfugiés participent à la vie économique et ne prennent pas le travail des nationaux. Pourquoi ? En premier lieu, les immigrés sont avant tout des consommateurs dont les besoins, pour être satisfaits, nécessitent de développer l’emploi. Ils participent ainsi à accroître la demande de biens de consommation, de services, de logements. En second lieu, il existe une réelle relation de complémentarité plutôt que de substituabilité entre la main-d’œuvre immigrée et la main-d’œuvre autochtone. Il existe plusieurs marchés du travail séparés par des cloisons pratiquement étanches. Des secteurs comme le bâtiment, la restauration (cuisine et plonge), le nettoyage, la sécurité, l’aide à la personne sont largement réservés aux étrangers. Ceux-ci ne prennent le travail de personne, car aucun « national » n’accepterait les conditions de de travail désastreuses dans ces branches professionnelles. En d’autres termes, les étrangers se chargent des tâches que les nationaux ne veulent plus accomplir, tâches caractérisées par les célèbres « trois D » (dégueulasses, difficiles, dangereuses).

Pour le Parti communiste français, les raisons objectives et positives d’intégrer les populations migrantes sont avérées et l’Europe vieillissante a besoin d’une population active renouvelée. Nos budgets fiscaux et sociaux ont besoin de travailleuses et travailleurs cotisants dont le régime de la clandestinité et de l’exploitation les prive. Régulariser la situation des migrants pourrait tarir à la source les réseaux de passeurs et mafieux de tous genres.

Nos élus au Sénat et à l’Assemblée nationale ont porté et porteront des amendements de très grande qualité pour « dénoncer la défiance, les préjugés, la suspicion à l'égard des étrangers, considérés comme des profiteurs, voire des délinquants. Ils réfutent cette vision populiste anti-immigration et considèrent que la France doit faire preuve de responsabilité et garder à l’esprit l’immense apport humain et matériel que les étrangers lui ont déjà apporté. Les migrants ne doivent pas être perçus comme un fardeau pour la société. Il faut en finir avec la politique migratoire répressive menée depuis plusieurs années qui réduit le migrant à la figure du clandestin, du retenu destiné à être expulsé ».

Ensemble, élus, militants et adhérents nous mettront tout en œuvre et participeront aux rassemblements pour la journée internationale des migrants et migrantes le 18 décembre prochain partout en France. Journée de mobilisation mondiale pour que soit respectée « la convention internationale de l’Onu sur la protection des droits de tous les travailleurs migrants et des membres de leur famille ». 

Patricia Tejas, membre du CEN

 

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9 décembre 2023 6 09 /12 /décembre /2023 06:31

 

Gabriel Attal, Ministre de l’Éducation nationale vient d’annoncer les mesures qui constituent son « choc des savoirs ». Il en résulte une série de propositions autoritaires, dont certaines ont démontré leur inutilité, voire leur caractère néfaste dans la réussite scolaire des élèves les plus en difficulté.


Redoublement, obligation d’obtention du brevet pour accéder au lycée, groupes de niveau, autant de mesures qui nous plongent plus de 50 ans en arrière, avant l’avènement du collège unique qui offrait la possibilité pour chacune et chacun d’aller au lycée.


En réalité, pas un euro, pas une heure de classe en plus ne sont proposés dans ces annonces . Au contraire, il s’agit d’aggraver le tri social au collège, de rompre avec l’ambition de faire accéder le plus grand nombre à l’enseignement supérieur sans augmenter le budget de l’Éducation nationale.


Alors que la baisse démographique devrait permettre de réduire le nombre d’élèves par classe, il n’en est rien, alors que c’est un élément décisif dans la capacité des enseignants à donner à chacune et chacun ce dont les élèves ont besoin en terme d’accompagnement.


Alors qu’un élève a perdu entre 1 à 2 années de temps d’enseignement en classe depuis 15 ans, rien n’est avancé en termes de reconquête de ce temps volé.


Alors que la formation des enseignants est indispensable pour mettre en œuvre les gestes et les moyens de combattre la difficulté scolaire, il n’est proposé que le retour du redoublement, dont toutes les études indiquent qu’il est inutile d’une part, et que d’autre part, dans tous les pays où il est pratiqué, il a pour conséquence de réduire la durée d’études des élèves concernés.

Enfin, rien pour répondre à la crise du métier d’enseignant qui nécessiterait un plan massif de recrutement et une véritable revalorisation salariale doublée d’une reconnaissance de ce métier qui mérite mieux que l’exercice de communication et d’auto-promotion du ministre.

 

 

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9 décembre 2023 6 09 /12 /décembre /2023 06:19
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9 décembre 2023 6 09 /12 /décembre /2023 06:15
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6 décembre 2023 3 06 /12 /décembre /2023 18:24
Les départements ne sont pas au-dessus des lois : les enfants étrangers doivent être protégés ! - Communiqué de la Cimade et de Gisti
Les départements ne sont pas au-dessus des lois : les enfants étrangers doivent être protégés !

 

 
Les mineur·es non accompagné·es font face à de multiples dysfonctionnements du dispositif censé les accueillir dès le stade de leur présentation aux services de l’aide sociale à l’enfance. Les conséquences ? La rue, la violation de leurs droits fondamentaux, l’exposition à des traitements inhumains et dégradants, à des risques de maltraitance voire d’exploitation. Nos associations dénoncent cette situation et demandent des mesures urgentes pour ces enfants.

Une obligation légale : la mise à l’abri des personnes se déclarant mineures et isolées

La "protection de l’enfance" est une mission et une compétence départementale. Le premier accueil des mineur·es isolé·es par les départements doit constituer un temps de repos et de protection avant toute évaluation de leur minorité et de leur isolement. Il s’agit d’une obligation légale des départements qui doivent assurer un accueil provisoire d’urgence pour toute personne se déclarant mineure isolée.

Pourtant, nos organisations constatent, en particulier depuis cet été, qu’il n’en est rien. Après la brusque baisse des demandes de protection due à la pandémie, les chiffres sont à nouveau à la hausse. Plutôt que d’adapter leur capacité d’accueil, des départements ont décidé, en toute illégalité, de ne plus accueillir ces enfants. Face à cette situation, les tribunaux administratifs de Dijon, Marseille, Rennes ou encore Bordeaux, ont constaté que l’absence de mise à l’abri de ces enfants par les départements ont pu porter une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale.

À Rennes, ce sont des dizaines d’enfants concerné·es. Selon Utopia 56, entre le 1er juin et le 27 octobre 2023, 108 jeunes personnes se déclarant mineures, dont 3 jeunes filles ont été accueilli·es et enregistré·es par la mission MNA sans être mis·es à l’abri. Toutes et tous ont été contraint·es de dormir à la rue pour au moins une nuit et généralement bien plus. Les délais pour que ces jeunes dorment sous un toit sont passés de quelques jours au début de l’été à plusieurs semaines.

À Lyon, ce sont près de 60 jeunes qui dorment à la rue, les capacités d’hébergement de la métropole se limitant à seulement 3 ou 4 admissions par jour pour une dizaine d’arrivées. Les jeunes restent en moyenne 7 jours dehors, et certains, admis en hôtel, y demeurent 2 mois avant leur évaluation.

À Belfort, une motion a été votée en assemblée départementale pour limiter la prise en charge des mineur·es se présentant aux services de l’ASE.

À Nantes, des dizaines de jeunes n’ont pas bénéficié de mise à l’abri depuis le début de l’été. La situation semble s’améliorer grâce à une forte mobilisation associative et des actions contentieuses.

À Marseille, de juillet à septembre, des dizaines de jeunes exilé·es laissé·es à la rue dans l’attente d’une évaluation se sont organisés pour faire valoir leurs droits : manifestations, rassemblement devant les locaux de l’aide sociale à l’enfance, occupation d’une église. Le 22 septembre, dans un timing coïncidant avec la venue du pape à Marseille, une négociation entre le département et le diocèse ayant mis à l’abri des enfants, a amené le conseil départemental à finalement prendre en charge 66 personnes se déclarant mineures, dans les locaux d’un centre médico-psychologique connus pour son insalubrité. Moins de 48 heures après, des évaluations bâclées ont toutes conclu à des non reconnaissance de minorité, provoquant leur remise à la rue.

Dans les Alpes-Maritimes, en pleine canicule, des jeunes arrivés d’Italie ont été enfermés, plusieurs heures ou plusieurs jours à Menton, en complète violation des dispositions nationales et internationales. Remis en liberté sans aucune proposition de prise en charge, ils se sont trouvés dans l’obligation de dormir plusieurs semaines devant la caserne Auvar, à Nice. Accompagnés par des militants associatifs et des avocats, ils sont près d’une cinquantaine à avoir saisi le tribunal administratif. Dans le même temps, ils ont dû faire face à des opérations régulières de la police municipale, visant à jeter toutes leurs affaires ou à les déloger.

Plus récemment, la présidente du conseil départemental des Alpes-Maritimes a menacé de “se mettre hors la loi” en refusant de nouvelles prises en charge [1]. Cette semaine, ce sont les départements de l’Ain puis du Jura qui ont décidé de suspendre l’accueil de mineur·es non accompagné·es. Celui de la Vienne vient d’annoncer l’instauration prochaine d’un « seuil maximal » pour leur prise en charge.

La situation est tout aussi difficile à Toulon, à Nîmes, ou à Calais et dans de nombreux autres lieux.

Les mineur·es isolé·es, des enfants avant tout !

La situation de ces enfants provoque régulièrement la crispation des élu·es départementaux. Pourquoi ? Depuis une dizaine d’années, des départements dénoncent le manque de moyens et expliquent que leurs de dispositifs d’accueil sont "embolisés". Ils estiment aussi que la plupart de ces jeunes sont majeurs.

La France s’est pourtant engagée à protéger tous les enfants, français·es ou non. C’est aussi ce que nous dit la convention internationale des droits de l’enfant (CIDE), texte ratifié par la France il y a plus de 30 ans : les mineur·es isolé·s résidant sur le sol français ont les mêmes droits que les autres enfants. La protection de l’enfance est en crise et les mineur·es isolé·es seraient la cause de tous ces maux. Et pourtant, les mineur.es non accompagné·es ont été un peu moins de 15 000 à être confié·es à l’aide sociale de l’enfance en 2022 tandis que plus de 377 000 mesures, tout enfant confondu, ont été prises sur la même période.

La France doit se conformer aux recommandations du Comité des droits de l’enfant

Le dispositif de la mise à l’abri et de l’évaluation des personnes se déclarant mineures et isolées doit par ailleurs être réformé en profondeur, conformément aux recommandations du Comité des droits de l’enfant de l’ONU, afin de permettre de passer d’une logique de suspicion à celle de protection, sous l’autorité du juge des enfants.

Il est urgent de mettre en œuvre une véritable politique publique de protection de l’enfance de renforcer les moyens alloués à l’accompagnement des mineur·es en danger.

Nos organisations exhortent les départements concernés à mettre à l’abri ces enfants, dans des lieux adaptés à leurs besoins d’enfants. Les départements doivent appliquer la loi et aucune personne se déclarant mineure ne doit dormir dehors.

Le 6 décembre 2023

Organisations signataires :

  • Cimade
  • Gisti
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6 décembre 2023 3 06 /12 /décembre /2023 17:07
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6 décembre 2023 3 06 /12 /décembre /2023 17:04
Loi immigration où comment faire encore une fois diversion ! - Patricia Tejas, PCF

Depuis 1945, les élus de la République ont voté plus d’une centaine de textes sur l’immigration. Le gouvernement Macron n’échappe pas à la règle et présente sa deuxième loi en cinq ans (2018 Collomb et 2023 Darmanin).

Cette frénésie législative qui s’accélère au début des années 70 est caractéristique de la stratégie du « bouc émissaire » faisant des immigrés les responsables de toutes les crises pourtant générées par le capitalisme le plus débridé. Diviser le monde du travail a toujours été une des armes essentielles de l’exploitation capitaliste et c’est aussi un moyen d’entraver la nécessaire convergence des intérêts de classe. Cette dernière loi immigration particulièrement durcie après son examen au Sénat permet de faire diversion face à la montée en puissance d’un État autoritaire et la mise en place d’une économie de guerre en France, en Europe et dans le monde.

Ces discours xénophobes s’appuient sur des mythes et des affirmations infondées qui trouvent un écho bien au-delà des rangs de l’extrême droite.

Par exemple, en 2022, la France compte 4,5 millions d'étrangers, soit 7,7 % de leur population, ce qui la situe autour de la moyenne européenne 8,4 %. Contrairement aux arguments rabâchés pour durcir encore plus la loi soumise au Parlement, les migrants et les réfugiés participent à la vie économique et ne prennent pas le travail des nationaux. Pourquoi ? En premier lieu, les immigrés sont avant tout des consommateurs dont les besoins, pour être satisfaits, nécessitent de développer l’emploi. Ils participent ainsi à accroître la demande de biens de consommation, de services, de logements. En second lieu, il existe une réelle relation de complémentarité plutôt que de substituabilité entre la main-d’œuvre immigrée et la main-d’œuvre autochtone. Il existe plusieurs marchés du travail séparés par des cloisons pratiquement étanches. Des secteurs comme le bâtiment, la restauration (cuisine et plonge), le nettoyage, la sécurité, l’aide à la personne sont largement réservés aux étrangers. Ceux-ci ne prennent le travail de personne, car aucun « national » n’accepterait les conditions de de travail désastreuses dans ces branches professionnelles. En d’autres termes, les étrangers se chargent des tâches que les nationaux ne veulent plus accomplir, tâches caractérisées par les célèbres « trois D » (dégueulasses, difficiles, dangereuses).

Pour le Parti communiste français, les raisons objectives et positives d’intégrer les populations migrantes sont avérées et l’Europe vieillissante a besoin d’une population active renouvelée. Nos budgets fiscaux et sociaux ont besoin de travailleuses et travailleurs cotisants dont le régime de la clandestinité et de l’exploitation les prive. Régulariser la situation des migrants pourrait tarir à la source les réseaux de passeurs et mafieux de tous genres.

Nos élus au Sénat et à l’Assemblée nationale ont porté et porteront des amendements de très grande qualité pour « dénoncer la défiance, les préjugés, la suspicion à l'égard des étrangers, considérés comme des profiteurs, voire des délinquants. Ils réfutent cette vision populiste anti-immigration et considèrent que la France doit faire preuve de responsabilité et garder à l’esprit l’immense apport humain et matériel que les étrangers lui ont déjà apporté. Les migrants ne doivent pas être perçus comme un fardeau pour la société. Il faut en finir avec la politique migratoire répressive menée depuis plusieurs années qui réduit le migrant à la figure du clandestin, du retenu destiné à être expulsé ».

Ensemble, élus, militants et adhérents nous mettront tout en œuvre et participeront aux rassemblements pour la journée internationale des migrants et migrantes le 18 décembre prochain partout en France. Journée de mobilisation mondiale pour que soit respectée « la convention internationale de l’Onu sur la protection des droits de tous les travailleurs migrants et des membres de leur famille ». 

Patricia Tejas, 
membre du CEN

Article publié dans CommunisteS, numéro 975, du 6 décembre 2023.

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3 décembre 2023 7 03 /12 /décembre /2023 13:30

 

 

 

Je vais essayer d’expliquer en quelques secondes ce que sont les prix de transfer. Est-ce que vous savez quel est le premier distributeur de bananes en Europe ? Et bien c’est Jersey.

Par quel artifice c’est possible ? Parce que le groupe irlandais, le grand négociant de fruits qui s’appelle Fives, a domicilié une entreprise qui est une stricte boîte aux lettres installée à Jerseyen pleine campagne, dans une petite commune qui s’appelle St-John.

Donc Jersey, c’est la plus grande des îles anglo-normandes, superficie que de 118 km², moins de 100 000 habitants,50% des salariés travaillent dans l’industrie financière. Les trois groupes américains, Chiquita, Dole et Del Monte, les spécialistes de la banane au monde, vous savez que la banane est le fruit le plus consommé dans le monde, Saint-Helier est Capital de Jersey, les traders achètent et revendent ainsi les productions de bananes en provenance d’Amérique centrale principalement.

La banane fait deux voyages. Un voyage physique dans un cargo depuis les plantations du Costa Rica par exemple, en direction du marché européen, l’Allemagne et ses 80 millions d’habitants. Premier marché consommateur sur le vieux continent. Et puis il y a un deuxième voyage purement virtuel, le second circuit de la banane qui est un circuit purement spéculatif et virtuel, circuit informatisé des factures et de la spéculation sur les prix qui chemine par les îles Caïman pour l’assurance, par les Bahamas pour le droit de la marque, pourla facturation c’est l’île de Man et pour les frais financiers c’est Jersey.

Et ce qui fait que la banane qui est partie de 15 centimes du Costa Rica est vendue 1 euro à Berlin par exemple. Donc 85% du prix de la banane a échappé à l’impôt ou quasiment.

Voilà ce qu’on appelle les prix de transfert, on est sur un enjeu fondamental. Ça s’appelle l’optimisation fiscale, moi j’appelle ça de l’évasion légale.

 

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2 décembre 2023 6 02 /12 /décembre /2023 13:01
Stop à la hausse des factures d'énergie - pour une énergie décarbonée au juste prix! (PCF)
Stop à la hausse des factures d'énergie - pour une énergie décarbonée au juste prix! (PCF)
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2 décembre 2023 6 02 /12 /décembre /2023 06:40
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