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26 mai 2024 7 26 /05 /mai /2024 05:52

 

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24 mai 2024 5 24 /05 /mai /2024 05:23
Choc des savoirs: pourquoi le monde de l'éducation s'indigne - L'Humanité, 24 mai 2024
« Choc des savoirs » : pourquoi le monde de l’éducation s’indigne ?

Une intersyndicale d’une ampleur inédite appelle ce samedi 25 mai à la mobilisation contre le tri des élèves et, plus largement, contre la politique éducative du gouvernement.

C’est rarissime, voire inédit : tous les syndicats de l’enseignement et de l’éducation (à l’exception d’un seul, ultra-minoritaire), mais également la FCPE, principale fédération de parents d’élèves, ainsi que les organisations lycéennes appellent ensemble à dire « Non au choc des savoirs » et à se manifester pour cela samedi 25 mai, dans plus de 60 villes et à Paris. Le message est clair : au-delà des différences, des désaccords et des divisions, la gravité de la situation exige de se rassembler.

Même si le gouvernement refuse désormais de parler de groupes « de niveau », car l’expression en révèle déjà trop sur ses intentions de tri social, c’est bien cela dont il s’agit. Et c’est ce que refuse l’intersyndicale : « Le projet de ce gouvernement est de faire vivre les jeunes dans des mondes parallèles », expliquait ainsi la secrétaire générale du Syndicat des enseignants de l’Unsa, Élisabeth Allain-Moreno, lors d’une conférence de presse de l’intersyndicale, mercredi 22 mai.

Les syndicats craignent une séparation des élèves dès l’entrée en 6e, les « bons » d’un côté, les « faibles » de l’autre, ces derniers se voyant ensuite imposer l’obtention du DNB (diplôme national du brevet) pour entrer au lycée et, en cas d’échec, une orientation vers des classes « prépa seconde », antichambre de leur éjection vers l’apprentissage.

« Un décalque de mesures portées par Marine Le Pen en 2017 »

Benoît Teste, secrétaire général de la FSU, développe l’analyse : il voit dans le « choc des savoirs » et, au-delà, dans les dernières annonces du gouvernement en matière éducative ces derniers mois, « une tentative d’avancer des mesures démagogiques, réactionnaires », de faire passer des idées nauséabondes comme celle « qu’une partie des élèves ne serait pas éducable », qu’il faudrait « en envoyer certains vers l’entreprise au plus tôt… ».

Le syndicaliste y détecte aussi « un décalque de mesures portées par Marine Le Pen à la présidentielle 2017, comme le DNB barrage ou l’uniforme. C’est aussi notre responsabilité de lutter au quotidien pour un projet humaniste d’une école pour tous. Lutter contre l’extrême droite, ce n’est pas abstrait ».

Pour lui, « l’école est à un point de rupture et c’est grave pour le futur de notre pays ». C’est l’autre point principal sur lequel l’intersyndicale s’accorde : la bataille contre les mesures du « choc des savoirs » va plus loin que le seul enjeu scolaire. Pour Maud Valégeas, de SUD éducation, « le 25 est le début d’une mobilisation plus large pour construire une école publique émancipatrice ».

Depuis janvier, les mobilisations sont partout : locales, avec la multiplication devenue presque quotidienne d’opérations « collège mort » portées aussi par les parents d’élèves ; départementales, comme le mouvement de grève « pour un plan d’urgence » en Seine-Saint-Denis, entamé le 26 février et qui dure toujours face à un ministère qui joue ostensiblement la montre ; et nationales, avec deux journées de grève « majoritaires dans les collèges », souligne encore Benoît Teste. Et personne ne voit dans ce samedi une conclusion. Au contraire, reprend le secrétaire général de la FSU, « nous espérons une forte mobilisation qui soit le début d’un mouvement de tout le pays pour son école ».

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24 mai 2024 5 24 /05 /mai /2024 05:19
Pierre Dharréville, député communiste des Bouches-du-Rhône: ce projet de fusion de l'audiovisuel public est un retour à une ORTF (L'Humanité, 23 mai 2024)
Comment réagissez-vous au projet de fusion de l’audiovisuel public, voulu à marche forcée par la ministre de la Culture Rachida Dati ?
 
On voit surtout les deux objectifs derrière cette décision : d’abord, le souhait de réaliser des économies financières. Or, nous devrions plutôt investir dans le service public pour lui permettre d’être à la hauteur de ses missions. Ensuite, il existe une volonté de mettre un peu plus sous contrôle une direction qui rendra des comptes à l’exécutif.
C’est un retour à une ORTF sous tutelle, qu’on a bien connue et qui a été remise en cause, à juste raison. Depuis le début, nous nous opposons à cette mauvaise idée, qui aura pour conséquence d’affaiblir le pluralisme dans le service public lui-même.
 
Dès 2017, Macron parlait de l’audiovisuel public comme de « la honte de la République ». Or, avec les fictions, l’investigation, l’information, le service public ne fait-il pas contrepoids au privé, aux médias de Bolloré ?
 
Un certain nombre d’acteurs privés ont bien l’intention de coloniser nos imaginaires en les uniformisant, en nous vendant de la soupe et du blockbuster. Le service public, c’est bien entendu l’information, mais c’est aussi une part de la création culturelle dans le pays, il faut donc lui en donner les moyens.
« Les fusions locales dans les rédactions entre France Bleu et France 3 ont déjà donné lieu à des suppressions de postes, qui manquent aujourd’hui à l’appel. »
Le paysage de l’audiovisuel est plutôt inquiétant, avec une concentration des médias, des risques d’instrumentalisation de l’information. Face à cela, et pour une vie démocratique saine, l’existence d’un service public fort, indépendant, est un atout. C’est pour cette raison que j’insiste sur la question du pluralisme au sein de l’audiovisuel public : ce rôle ne doit pas être simplement assuré par les médias privés, d’un côté, et un service public uniforme, de l’autre.
Il doit aussi vivre au sein du service public, car on voit bien que, selon les antennes ou la chaîne que l’on choisit, on n’est pas toujours dans le même registre.
Les personnels craignent aussi les coupes claires dans les effectifs…
Les fusions locales dans les rédactions entre France Bleu et France 3 ont déjà donné lieu à des suppressions de postes, qui manquent aujourd’hui à l’appel. Le député PCF de Seine-Maritime, Sébastien Jumel, me faisait observer qu’un des enjeux de taille, c’est justement la couverture du territoire.
Lui me racontait qu’il a une antenne France 3 à Dieppe. Moi, je n’ai pas cela à Martigues, puisque tout est centralisé à Marseille : quand je les vois, c’est qu’il a neigé. La capacité à se projeter sur le territoire et à être dans la vie de nos concitoyens, à ne pas venir simplement quand survient un événement racoleur, c’est important et, aujourd’hui, délaissé.
 
Cette fusion intervient alors que le mode de financement de l’audiovisuel public a été revu en 2022, avec la suppression de la redevance. Pourquoi n’est-il pas pérenne aujourd’hui ?
 
Il est très dangereux. Notre groupe a critiqué dès le départ la suppression de la redevance, qui avait été aussi décriée à l’échelle européenne. Cette décision affaiblit l’indépendance de l’audiovisuel public et lui met une pression supplémentaire.
Les attaques contre l’audiovisuel public sont puissantes, à commencer par celles d’Emmanuel Macron. Mais j’entends surtout régulièrement le RN expliquer que l’une de ses premières actions, s’il arrivait au pouvoir, ce serait de couper les vivres à l’audiovisuel public. Là aussi, ça devrait nous inquiéter. La défense de ce service public, c’est une vraie garantie démocratique.
Les directions de Radio France et de France Inter semblent déjà très sensibles aux remarques de l’extrême droite et à leurs dernières décisions qui éjectent des voix de gauche emblématiques…
Il ne faut pas idéaliser le service public. Il ne s’agit pas simplement de défendre l’existant, on doit fournir un effort constant pour qu’il soit à la hauteur de ses ambitions. Nous sommes globalement à une époque où le pouvoir essaie de limiter le champ de la liberté d’expression et de faire taire un certain nombre d’opinions.
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23 mai 2024 4 23 /05 /mai /2024 05:52

 

La proposition communiste visant à faire entrer la Sécurité sociale dans la constitution a été rejetée par une alliance des voix du RN, de la droite et des macronistes.

Le Rassemblement national et « les Républicains » viennent une fois de plus au secours de la Macronie. Main dans la main, les élus de ces trois familles politiques ont voté contre la constitutionnalisation de la Sécurité sociale, mercredi en commission des Lois de l’Assemblée nationale.

Les députés communistes avaient déposé une proposition de loi en ce sens pour mettre cette conquête sociale à l’abri des politiques néolibérales. Le RN, qui n’a eu de cesse ces dernières années d’attaquer l’aide médicale d’État, qui protège les sans-papiers, a cherché à introduire la préférence nationale par la petite porte.

Ses parlementaires ont, par voie d’amendement, tenté de saper la vocation universelle de la Sécurité sociale en défendant que les prestations sociales ne devraient être attribuées qu’aux personnes de nationalité française ou aux étrangers en situation régulière.

À la suite du rejet du texte en commission, il sera reproposé par le député PCF Pierre Dharréville en plénière, le 30 mai, à l’occasion de la niche parlementaire du groupe de la Gauche démocrate et républicaine.

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22 mai 2024 3 22 /05 /mai /2024 12:53
Israël / Palestine : La France doit agir pour faire appliquer la décision de la CPI (PCF)
Publié le 21 mai 2024
Le procureur de la Cour Pénale Internationale vient de réclamer un mandat d’arrêt contre trois dirigeants du Hamas, Yahya Sinwar, Mohammed Deif et Ismael Hanyeh et contre le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou et son ministre de la Défense Yoav Gallant pour des faits qualifiés de crimes de guerre et de crimes contre l’Humanité.
 
Le PCF se félicite de cette décision qui est un tournant. Les massacres de masse commis par le gouvernement israélien d’extrême-droite contre les populations civiles palestiniennes de la Bande de Gaza ainsi que l’empêchement d’acheminer l’aide humanitaire tombent désormais sous le coup d’une caractérisation juridique internationale officielle. De même, les crimes terroristes du Hamas, commis le 7 octobre, qui ne relèvent en rien d’actes de résistance, doivent conduire leurs instigateurs devant la justice internationale.
 
La décision du procureur de la CPI vient compléter les ordonnances de la CIJ enjoignant le gouvernement israélien de prévenir le risque de génocide, alors que ces injonctions sont systématiquement violées et que Benyamin Netanyahou vient de déclencher un assaut militaire contre Rafah où s’entassent des centaines de milliers de civils palestiniens. C’est pourquoi les juges de la CPI doivent y donner suite et décider de délivrer les mandats d’arrêt demandés.
 
La communauté internationale et notamment les 124 pays membres de la CPI se voient rappelés à leurs obligations. En matière de droit, Il ne doit pas y avoir deux poids, deux mesures. Aucun gouvernement, aucun dirigeant politique ne peut se placer au dessus du droit international.
 
La France et l’Union européenne doivent sortir de leur passivité face aux horreurs perpétrées au Proche-Orient et faire respecter le droit. Ce qui implique qu’elles agissent de toute urgence en faveur d’un cessez-le-feu à Gaza, de l’organisation d’une aide humanitaire massive aux populations civiles, de mesures politiques et diplomatiques visant à contraindre le gouvernement Netanyahou d’arrêter les massacres, de la libération des otages détenus par le Hamas dans la bande de Gaza. Elles doivent prendre toutes les dispositions pour que les décisions de la CPI concernant les dirigeants israéliens et les chefs du Hamas soient suivies d’effets. 
 
La France, pour ce qui la concerne et parce que sa voix peut peser dans une telle situation, doit prendre les initiatives propres à oeuvrer au rétablissement du droit international. Elle doit agir afin que l’Union européenne prenne des sanctions contre le pouvoir israélien tant qu’il poursuivra sa politique criminelle, en commençant par suspendre l’accord d’association qui la lie à l’État d’Israël et par arrêter toute vente d’armes, de munitions et de composants militaires à ce dernier. Elle doit, en outre, ouvrir le chemin à une solution politique en reconnaissant l’État de Palestine, appelé à se construire aux côtés de l’État d’Israël, suivant en cela le vote de l’Assemblée générale des Nations unies.
 
Paris, le 21 mai 2024
Parti communiste français.
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18 mai 2024 6 18 /05 /mai /2024 06:40

 

L’aggravation brutale de la crise en Nouvelle-Calédonie se solde par un bilan humain et matériel d’ores et déjà inacceptable et tragique : quatre morts dont un gendarme et de très nombreux blessés ainsi que la présence de milices armées qui agissent en toute impunité.

Nous adressons toute notre amitié et nos pensées aux familles des victimes et nous appelons à ce que toute la lumière soit faite sur ces drames .

Nous adressons également à la famille du gendarme décédé, à ses proches, ses collègues ainsi qu'à l'ensemble de la Gendarmerie nationale toutes nos condoléances.

La crise politique néo-calédonienne rappelle les heures les plus difficiles des années 1980.

Pourtant, depuis 30 ans, les présidents de la République et leurs premiers ministres successifs ont su préserver le cadre d’un processus fondé sur l'impartialité de l’Etat, la concertation, l’équilibre et le respect mutuel entre les différents partis.

Aujourd’hui ce processus qui a commencé par la poignée de main historique entre Jean-Marie Tjibaou et Jacques Lafleur au moment des Accords de Nouméa, est remis en cause.

Le seul responsable de cette crise est le président de la République Emmanuel Macron et son Gouvernement, qui avancent à coup d’ultimatums et de menaces, de l’imposition du calendrier du 3e référendum en dépit du deuil du peuple calédonien au moment de la pandémie à celle de la réforme du corps électoral.

La colère qui explose aujourd’hui est le fruit amer de cette politique destructrice, dont les conséquences sont accentuées par des inégalités sociales très fortes sur l’île .

Le PCF appelle au calme. Plus aucun drame humain, plus aucun mort, plus aucun blessé, autant parmi les manifestant·es que parmi les forces de l’ordre, ne doit être à déplorer.

Emmanuel Macron et le Premier ministre sont les responsables de cette crise. C’est à eux de trouver les ressorts pour en sortir.

Malheureusement, en décrétant l’État d’urgence, en annonçant d’ores et déjà que le Congrès sera convoqué fin juin, ils se comportent de la pire manière, comme les représentants d’un Etat colonial dont on pensait être définitivement débarrassés.

Il faut retrouver les voies du dialogue, sans ultimatum, ni coup de force, et dans le respect mutuel des différents partis. Pour cela, le PCF et ses parlementaires demandent que la réforme du corps électoral soit stoppée.

Ils appellent à l’envoi immédiat d’une mission gouvernementale dirigée par le Premier ministre, chargée de réunir l’ensemble des partis pour trouver une solution politique négociée et consensuelle à la crise dans le respect des Accords de Nouméa.

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16 mai 2024 4 16 /05 /mai /2024 05:36

Le secrétaire national du PCF appelle une nouvelle fois à actionner tous les leviers diplomatiques pour faire cesser le bain de sang au Proche-Orient. Il s’alarme aussi de la répression qui s’abat sur les étudiants mobilisés pour un cessez-le-feu en Palestine.

 

Fabien Roussel au siège du PCF, place du Colonel Fabien

Dénonçant l’attaque de l’armée israélienne à Rafah, après sept mois d’une guerre ayant fait plus de 34 000 morts, Fabien Roussel appelle à agir fermement pour exiger « le respect des résolutions de l’ONU, le cessez-le-feu et la libération des otages »« La France s’honorerait à être aux côtés de l’Afrique du Sud pour dénoncer le risque génocidaire. Or elle demeure muette », s’indigne le secrétaire national du PCF, qui salue la mobilisation pour la Palestine de la jeunesse malgré la répression dont elle est victime.

Benyamin Netanyahou a confirmé son intention d’intervenir par voie terrestre à Rafah, malgré les avertissements de l’ONU, des ONG et même de Washington. Comment jugez-vous cet acharnement du gouvernement israélien ?

C’est terrible. Le gouvernement Netanyahou a décidé de cette offensive terrestre quelques heures après que le Hamas a accepté les conditions d’un cessez-le-feu. Cela vient s’ajouter aux mois de souffrances qui se sont abattus sur le peuple palestinien. Le risque génocidaire est en cours et l’impuissance des États-Unis et de l’Union européenne est coupable. C’est une cicatrice béante qui restera marquée sur le visage de l’humanité.

Vous vous êtes rendu en mars en Israël et en Cisjordanie, où vous avez rencontré des familles de victimes des deux côtés. Que vous ont-elles dit ?

Ce que j’ai retenu de ces échanges, c’est que ce qui se passe là-bas ne date pas de l’attaque terroriste du 7 octobre. Depuis l’élection d’un gouvernement d’extrême droite avec des ministres racistes et suprémacistes, la violence s’est développée à l’encontre du peuple palestinien. J’ai rencontré un père, dans le camp de réfugiés d’Aida, donc loin de Gaza, qui venait de perdre son fils de 13 ans, abattu un soir par des militaires. Ceux-ci descendent dans le camp et tirent une salve, tuent sans raison.

J’ai aussi rencontré un père qui a perdu son fils dans l’une des attaques de kibboutz du 7 octobre. Sa colère est aujourd’hui dirigée contre Netanyahou car il est pour lui complice du Hamas. On sait que son gouvernement a participé au financement de cette organisation terroriste, via le Qatar, pendant des années. J’ai aussi rencontré des dirigeants de partis progressistes, arabes et juifs, qui appellent ensemble à une solution politique et à un cessez-le-feu. Il faut soutenir et s’appuyer sur ces mouvements.

Quels sont les leviers dont disposent la France et l’Europe pour faire cesser le massacre ?

Aujourd’hui, la France est en dessous de tout. Emmanuel Macron n’a pas pris la mesure de ce qui se passait là-bas. Nous pouvons prendre des initiatives. La plus forte, la plus emblématique, serait de reconnaître l’État de Palestine – si la France faisait ce choix, d’autres pays de l’Union européenne feraient de même. On doit convoquer l’ambassadeur d’Israël au ministère des Affaires étrangères, comme on sait le faire avec l’ambassadeur de Russie en France.

Nous pouvons interdire de séjour en France les colons qui ont été responsables de meurtres sauvages de Palestiniens dans les territoires occupés, qui ont développé les colonies en violation des résolutions des Nations unies. La France s’honorerait à être aux côtés de l’Afrique du Sud pour dénoncer le risque génocidaire. Or elle demeure muette.

Un fort mouvement de solidarité s’exprime en France, notamment dans les universités, dans le sillage des campus américains. En quoi est-ce important que la jeunesse se mobilise ?

La jeunesse du monde s’identifie à ce peuple qui se fait massacrer. Ces images sont insupportables. Elle est belle, cette jeunesse étudiante française qui réclame un cessez-le-feu et de mettre fin au massacre, ou qui demande simplement à pouvoir en débattre dans les amphithéâtres. Or la jeunesse qui se mobilise est insultée, réprimée. Bien sûr, le débat doit se faire sans propos racistes ou antisémites, de quelque bord que ce soit. Mais je suis certain qu’on peut obtenir une position quasi unanime sur le respect de l’ensemble des résolutions de l’ONU, le cessez-le-feu et la libération des otages. Nous devons trouver un consensus plus large sur ces questions et je regrette que le gouvernement français n’ait pas eu ni les mots ni les gestes pour rassembler les Français sur cette question, au contraire.

« Le gouvernement a décidé de cataloguer tous ceux qui défendent la Palestine et condamnent le massacre à Gaza comme étant pro-Hamas, ce qui est inadmissible. »

Fabien Roussel

Comment expliquez-vous que ce conflit crispe à ce point le débat public en France, notamment à gauche ?

Le gouvernement a décidé de cataloguer tous ceux qui défendent la Palestine et condamnent le massacre à Gaza comme étant pro-Hamas, ce qui est inadmissible. Ensuite, il y a une forte collusion entre l’extrême droite française et l’extrême droite israélienne : elles se parlent et elles se soutiennent, nous devons en avoir conscience.

Je regrette aussi des prises de position à l’extrême gauche qui n’ont pas été assez claires pour condamner le Hamas ou pour appeler à une solution politique à deux États. Le débat ne peut pas se réduire à ceux qui disent, d’un côté, qu’il faudrait une solution palestinienne de la mer au Jourdain, et ceux qui veulent un seul État israélien sans les Palestiniens. Nous ne devons pas dévier du combat historique que le PCF porte depuis le début, celui de la coexistence pacifique entre ces deux peuples.

 

A voir en vidéo

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14 mai 2024 2 14 /05 /mai /2024 15:32

 

La mobilisation des étudiantes et étudiants contre le génocide en cours à Gaza est un espoir pour la construction d’un large mouvement pour la paix. Sur leurs lieux d’études, les Jeunes Communistes sont partie prenante et moteur de ces mobilisations.

L’histoire nous regarde. Malgré de grandes déclarations et des condamnations, la France n’a pas pris d’initiatives politiques d’ampleur pour imposer un cessez-le-feu à Gaza. Cette inaction rend la France complice du massacre de civils et d’une famine utilisée comme une arme de guerre.

Au-delà des initiatives diplomatiques, la France doit faire pression sur le gouvernement de Netanyahu en se battant pour la suppression de l’accord d’association entre l’Union européenne et la France. Elle doit aussi immédiatement cesser la coopération militaire et en finir avec l’ambiguïté entretenue sur la livraison d’armes à Israël.

La jeunesse a un rôle à jouer dans le combat pour la paix. Par notre mobilisation, nous pouvons mettre la pression sur notre gouvernement pour obtenir qu’il agisse enfin. La répression policière et administrative systématique des mobilisations dans les universités est inacceptable. Les lieux d’études sont aussi des lieux de débats et de pensée critique. Les ingérences politiques dans leur fonctionnement représentent une menace.

Notre victoire passera par une mobilisation massive. Pour les Jeunes Communistes, cela passe par le fait d’aller convaincre chaque jeune, même très éloigné des mobilisations actuelles, de se mobiliser. Seule une mobilisation à vocation majoritaire, sur des mots d’ordres clairs et rassembleurs, pourra obtenir des victoires.

Le MJCF appelle à l’amplification de la mobilisation sur les lieux d’études en faisant du 7 mai une grande date de mobilisation pour la paix et pour le peuple palestinien afin d’obtenir :

- Un cessez-le-feu immédiat et le retrait de l’armée israélienne de Gaza.

- La fin de la colonisation en Cisjordanie.

- La libération de tous les prisonniers politiques palestiniens et la libération des otages détenus par le Hamas.

- La reconnaissance d’un État palestinien aux côtés de l’État israélien sur les frontières de 1967, conformément aux résolutions de l’ONU.

Amado Lebaube

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14 mai 2024 2 14 /05 /mai /2024 08:25

 

 

 

 

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13 mai 2024 1 13 /05 /mai /2024 08:22

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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