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6 mars 2019 3 06 /03 /mars /2019 12:24

Appel de Grenoble

Faire valoir les droits des personnes sans-abri

mercredi 6 mars 2019 - Lettre du Cidefe, elunet.org

Réunis à Grenoble le 5 mars dernier, les acteurs de l’hébergement et du logement ont lancé un appel à « faire valoir les droits des personnes sans-abri ». Trop de personnes sans domicile ne sont pas accompagnées et renoncent à déposer un recours, restant sans toit stable.

L’Appel :

La déconnexion des prix du marché immobilier avec les revenus des personnes, en particulier dans les grandes villes, empêche un nombre croissant de ménages d’accéder ou de se maintenir dans un logement.

Chaque année, des dizaines de milliers de personnes sont jetées à la rue.

En 2017, 15 547 ménages ont été expulsés par l’intervention de la police et d’un huissier, du fait principalement d’impayés de loyer ou de congé pour vendre du propriétaire. Près de deux millions de ménages sont sur la liste d’attente pour un logement social.

En 2018, selon le collectif des morts de la rue, 422 personnes sans-abri sont décédées. Face à ces drames humains se jouant sous nos yeux chaque jour, les structures d’hébergement sont totalement saturées.

En 2007, notre pays s’est doté d’une loi ambitieuse instaurant le droit au logement opposable. L’objectif est de basculer d’une logique de moyens mis en oeuvre selon l’offre disponible de logements ou d’hébergements, à une logique de résultat : faire accéder à un logement ou un hébergement. L’opposabilité du droit contraint l’État à garantir l’accès effectif au droit à un logement ou à un hébergement.... (lire la suite)

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6 mars 2019 3 06 /03 /mars /2019 12:19
5 propositions de loi du groupe communiste examinés demain 7 mars à l'Assemblée Nationale: augmentation du SMIC, allocation adultes handicapés, rétablissement de l'ISF...
5 propositions de loi du groupe GDR examinées demain à l’Assemblée

mercredi 6 mars 2019 - Lettre du Cidefe, elunet

Cinq Propositions de loi seront "débattues" demain, dans le cadre de la niche parlementaire annuelle du groupe Gauche démocrate et républicaine (GDR) à l’Assemblée nationale.

- Economie : transparence dans l’utilisation de l’épargne populaire en matière énergétique, - Rapporteure : Elsa Faucillon

- Economie : rétablissement de l’ISF et renforcement de la progressivité de l’impôt sur le revenu - Rapporteur : Jean-Paul Dufrègne

Pouvoirs publics : intégrité des mandats électifs et de la représentation nationale - Rapporteur : Moetai Brotherson

- Questions sociales et santé : suppression de la prise en compte des revenus du conjoint dans la base de calcul de l’allocation aux adultes handicapés - Rapporteure : Marie-George Buffet

Travail : augmentation du SMIC et des salaires en accompagnant les TPE et PME - Rapporteur Stéphane Peu

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4 mars 2019 1 04 /03 /mars /2019 06:20
photo JM Nayet Conférence débat avec Patrick Le Hyaric, Glenn Le Saoût, Cindérella Bernard 2 mars 2019 Roscoff Café restaurant c'est ici

photo JM Nayet Conférence débat avec Patrick Le Hyaric, Glenn Le Saoût, Cindérella Bernard 2 mars 2019 Roscoff Café restaurant c'est ici

photo JM Nayet Conférence débat avec Patrick Le Hyaric, Glenn Le Saoût, Cindérella Bernard 2 mars 2019 Roscoff Café restaurant c'est ici

photo JM Nayet Conférence débat avec Patrick Le Hyaric, Glenn Le Saoût, Cindérella Bernard 2 mars 2019 Roscoff Café restaurant c'est ici

photo JM Nayet Conférence débat avec Patrick Le Hyaric, Glenn Le Saoût, Cindérella Bernard 2 mars 2019 Roscoff Café restaurant c'est ici

photo JM Nayet Conférence débat avec Patrick Le Hyaric, Glenn Le Saoût, Cindérella Bernard 2 mars 2019 Roscoff Café restaurant c'est ici

photo I Dupont Roscoff 2 Mars conférence-débat sur le Brexit et les enjeux de l'Europe avec Patrick Le Hyaric

photo I Dupont Roscoff 2 Mars conférence-débat sur le Brexit et les enjeux de l'Europe avec Patrick Le Hyaric

photo I Dupont Roscoff 2 Mars conférence-débat sur le Brexit et les enjeux de l'Europe avec Patrick Le Hyaric

photo I Dupont Roscoff 2 Mars conférence-débat sur le Brexit et les enjeux de l'Europe avec Patrick Le Hyaric

photo I Dupont Roscoff 2 Mars conférence-débat sur le Brexit et les enjeux de l'Europe avec Patrick Le Hyaric

photo I Dupont Roscoff 2 Mars conférence-débat sur le Brexit et les enjeux de l'Europe avec Patrick Le Hyaric

photo I Dupont Roscoff 2 Mars conférence-débat sur le Brexit et les enjeux de l'Europe avec Patrick Le Hyaric

photo I Dupont Roscoff 2 Mars conférence-débat sur le Brexit et les enjeux de l'Europe avec Patrick Le Hyaric

photo I Dupont Roscoff 2 Mars conférence-débat sur le Brexit et les enjeux de l'Europe avec Patrick Le Hyaric

photo I Dupont Roscoff 2 Mars conférence-débat sur le Brexit et les enjeux de l'Europe avec Patrick Le Hyaric

photo I Dupont Roscoff 2 Mars conférence-débat sur le Brexit et les enjeux de l'Europe avec Patrick Le Hyaric

photo I Dupont Roscoff 2 Mars conférence-débat sur le Brexit et les enjeux de l'Europe avec Patrick Le Hyaric

photo I Dupont Roscoff 2 Mars conférence-débat sur le Brexit et les enjeux de l'Europe avec Patrick Le Hyaric

photo I Dupont Roscoff 2 Mars conférence-débat sur le Brexit et les enjeux de l'Europe avec Patrick Le Hyaric

photo Cindérella Bernard Roscoff 2 mars

photo Cindérella Bernard Roscoff 2 mars

photo Cindérella Bernard Roscoff 2 mars

photo Cindérella Bernard Roscoff 2 mars

photo I Dupont Roscoff 2 Mars conférence-débat sur le Brexit et les enjeux de l'Europe avec Patrick Le Hyaric

photo I Dupont Roscoff 2 Mars conférence-débat sur le Brexit et les enjeux de l'Europe avec Patrick Le Hyaric

photo I Dupont Roscoff 2 Mars conférence-débat sur le Brexit et les enjeux de l'Europe avec Patrick Le Hyaric

photo I Dupont Roscoff 2 Mars conférence-débat sur le Brexit et les enjeux de l'Europe avec Patrick Le Hyaric

photo I Dupont Roscoff 2 Mars conférence-débat sur le Brexit et les enjeux de l'Europe avec Patrick Le Hyaric

photo I Dupont Roscoff 2 Mars conférence-débat sur le Brexit et les enjeux de l'Europe avec Patrick Le Hyaric

photo I Dupont Roscoff 2 Mars conférence-débat sur le Brexit et les enjeux de l'Europe avec Patrick Le Hyaric

photo I Dupont Roscoff 2 Mars conférence-débat sur le Brexit et les enjeux de l'Europe avec Patrick Le Hyaric

photo JM NAYET Roscoff 2 mars Cindérella Bernard Glenn Le Saout Patrick Le Hyaric avec le patron du restaurant C'est ici!

photo JM NAYET Roscoff 2 mars Cindérella Bernard Glenn Le Saout Patrick Le Hyaric avec le patron du restaurant C'est ici!

Très beau café-citoyen sur l'Europe et les enjeux et conséquences du Brexit hier à Roscoff, au bar-restaurant, C'est ici! , qui nous a reçu très chaleureusement avec son propriétaire Vincent et ses employés, avec 80 personnes présentes pour échanger avec Patrick Le Hyaric, Glenn le Saout , Cindérella Bernard candidats du PCF aux élections Européennes du 26 mai prochain. L'échange a été extrêmement riche. Patrick Le Hyaric passionnant et très percutant sur les fondements de cette Europe du capital et de la mise en concurrence de tous contre tous et la nécessité d'en révolutionner les bases!

Auparavant, Patrick Le Hyaric, Glenn Le Saout et Ismaël Dupont avaient rencontré Eddy Pierres, co-fondateur de Wart et de Panoramas, pour évoquer la problématique des Festivals face aux nouvelles normes réglementaires sécurité et son, et aux surcoûts que ça engendre.  

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4 mars 2019 1 04 /03 /mars /2019 06:19
Cindérella Bernard, Patrick Le Hyaric, Glenn Le Saoût, candidats du PCF aux élections européennes, à Roscoff le 2 mars 2019 pour un débat sur le Brexit et ses conséquences, l'enjeu des élections Européennes au bar restaurant C'est Ici, devant 80 personnes (photo Gwendal Hameury, Le Télégramme)

Cindérella Bernard, Patrick Le Hyaric, Glenn Le Saoût, candidats du PCF aux élections européennes, à Roscoff le 2 mars 2019 pour un débat sur le Brexit et ses conséquences, l'enjeu des élections Européennes au bar restaurant C'est Ici, devant 80 personnes (photo Gwendal Hameury, Le Télégramme)

Patrick Le Hyaric, directeur de L’Humanité et n° 3 de la liste PCF aux prochaines élections européennes, était de passage ce samedi au port de Bloscon, à Roscoff. Devant près de 80 personnes, il a parlé Brexit, évidemment, mais pas seulement. Selon lui, il faut « révolutionner la construction européenne ».


Vous êtes venu ce samedi au port de Bloscon, à Roscoff, pour parler Brexit. Quelles seront, selon vous, ses conséquences sur les ports bretons ?

« Elles seront multiples. Dès lors que l’on va remettre des frontières, on va avoir des questions liées aux douanes, aux infrastructures, à la logistique. Notamment ici, à Roscoff. Il existe derrière ça d’assez lourds enjeux car une chose est le contrôle, une autre est la collecte de la TVA par les douaniers par exemple. À l’intérieur de tout ceci, il y a un débat intra-européen sur les priorités qui vont être données. Si les institutions européennes décident de privilégier les ports du nord de l’Europe, ce sera au détriment de ceux des côtes Manche et Atlantique. Mais à l’intérieur de ce débat, il y en a encore un autre puisque, vraisemblablement, à Matignon, aujourd’hui, on privilégie un axe Le Havre-Paris contre Roscoff, Brest ou Lorient. Tout cela risque de déstabiliser beaucoup de choses en Bretagne. À tout ceci s’ajoutent évidemment les enjeux de la pêche. Jusque-là, les zones de pêche communes profitaient davantage aux pêcheurs des autres pays européens qu’aux pêcheurs britanniques. Or, aujourd’hui, dans la négociation, l’affaire de la pêche devient une sorte de levier qu’utilisent les Britanniques. En retrouvant leurs zones de pêche, ils vont nous en enlever ; ça leur élargit l’espace. D’ailleurs, les pêcheurs britanniques étaient plutôt pour le Brexit… Il y a donc beaucoup d’enjeux qui sont posés pour la région. Car derrière les ports, il y a aussi les exploitations agricoles qui en dépendent ; certaines usines agroalimentaires qui transforment du poisson sont également concernées. Quant à la gare de Roscoff, l’argumentaire pour défendre la ligne Roscoff-Morlaix-Paris est plus solide si on est capable de défendre nos intérêts que s’il y a une sorte d’organisation pour affaiblir le port de Roscoff ».

Croyez-vous à un nouveau référendum sur le Brexit au Royaume-Uni ?

« Au point où nous en sommes… Pour ce qui concerne Roscoff et les alentours, qu’il y ait un accord ou pas, ce ne sera pas très positif. On peut craindre que même dans le cas d’un accord transitoire, ce soit négatif. Encore plus négatif qu’une sortie dure. S’il y a de nouveau une consultation, un référendum qui est décidé, je crois que c’est une voie qui peut devenir raisonnable. Je ne suis pas, par principe, pour revenir sur des choses qui ont été décidées par le peuple… Mais compte tenu des points de blocage, des divisions qu’il y a au Royaume-Uni, chez les Conservateurs et un peu aussi chez les Travaillistes désormais, je crois que la voie la plus sage serait de consulter à nouveau les populations du Royaume-Uni ».

Le Brexit, la montée des populismes… N’est-il pas temps de repenser le modèle européen ?

« Il y a une incapacité dans l’Union européenne à prendre des décisions en commun. On l’a vu dans le dossier Alstom Siemens : pas d’accord de coopération. Et on vient de le voir encore sur le dossier Air France KLM. La montée des populismes est la résultante du fait que l’Union européenne ne répond pas du tout aux besoins des peuples, crée des fractures. Je pense qu’il ne faut pas repenser mais révolutionner la construction européenne. C’est-à-dire repartir sur de nouvelles bases, dépasser ce qui existe aujourd’hui et reconstruire à partir des demandes des populations, des salariés ».


Quelles sont les propositions de la liste PCF aux Européennes pour y parvenir ?

« On ne peut pas faire une union européenne tant, par exemple, qu’on maintient des différentiels de salaires aussi importants. On ne peut pas avoir un SMIC à 1 800 € au Luxembourg, 1 200 € chez nous, à peine 700 € chez les Portugais et 150 € chez les Roumains. Le grand effort qu’il faudrait produire, c’est monter très rapidement ceux qui sont le plus bas pour qu’ils commencent à nous rejoindre. De telle sorte qu’il y ait une égalité de traitement. C’est pareil en matière de protection sociale, d’assurance chômage, de recettes. La question sociale, c’est-à-dire faire une Europe du travail, devient une question principale. Autre point : la négociation sur la politique agricole commune. C’est assez catastrophique ce qui est proposé. Non seulement on va laisser les prix tomber mais on ne va pas compenser. Tout ça est à revoir fondamentalement. On a aussi une banque européenne qui fait un peu ce qu’elle veut. Elle produit beaucoup de monnaie qu’elle prête ou donne aux banques. Mais on n’a aucune assurance que cet argent va à l’investissement, à la formation, à l’emploi, au développement des territoires. Or, il y aurait la possibilité de créer une banque spécifique pour l’environnement et le développement social, qui tiendrait nos services publics. Car une des questions qui est posée actuellement, notamment par les Gilets jaunes, c’est le maintien des services publics. C’est un facteur d’égalité. On voit bien ce qui se passe dans nos collectivités locales, nos hôpitaux, le transport… Tout cet argent-là devrait aller aux services publics, à leur rénovation, à leur démocratisation ; ça devrait aller au progrès social et à la transition environnementale. À ce tarif-là, on commencerait un petit peu à changer le paysage ».


Un petit mot sur la situation de L’Humanité et de ses 175 salariés, que vous dirigez.

« La situation est extrêmement difficile au sens où nous sommes en redressement judiciaire. Nous menons une campagne de collecte de dons et de souscriptions pour assurer notre trésorerie pendant toute la période d’observation, qui va durer jusqu’au 7 août. Nous sommes aussi en train de construire un plan de redressement sur la base d’une conquête plus large de lecteurs et d’abonnés parce qu’il y a la possibilité aujourd’hui de développer L’Humanité, mieux sans doute que nous l’avons fait les années précédentes. Mais au-delà de nous, il y a une question de pluralisme, de démocratie qui nous est posée à tous. Presse nationale, presse magazine, presse régionale… C’est notre diversité qui fait la démocratie. Cette richesse est absolument indispensable pour que les gens puissent avoir des informations fiables sur lesquelles discuter afin de se faire leur propre opinion ».

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4 mars 2019 1 04 /03 /mars /2019 06:13
Ian Brossat

Ian Brossat

Lettre de Ian Brossat à Emmanuel Macron. Une gigantesque machine à fabriquer de la régression sociale
Lundi, 4 Mars, 2019

Ian Brossat est tête de liste PCF pour les élections européennes.

Monsieur le Président

de la République,

Vous vous apprêtez à publier une tribune en direction des Européens à un peu moins de cent jours des élections qui se tiendront le 26 mai prochain. Je me permets donc de prendre la plume pour vous faire quelques suggestions.

Commençons par ouvrir les yeux. L’Europe va mal. Plus exactement : les Européens vont mal. Parmi les jeunes de moins de 25 ans, 15 % sont au chômage.

Quant à la pauvreté, elle atteint des niveaux considérables. Dans toute l’Union européenne, 17 % de la population vit avec un revenu disponible inférieur au seuil de pauvreté (60 % du revenu médian national), soit 87 millions de personnes. En Allemagne, si souvent présentée comme exemple de bon élève au sein de l’Europe, près d’un habitant sur cinq vit (ou, plus exactement, survit) sous le seuil de pauvreté.

Cette pauvreté n’est pas l’apanage des seuls chômeurs. Désormais, notre continent compte 10 % de travailleurs pauvres. Ils étaient 7 % il y a dix ans. Dans le même temps, les richesses produites par les travailleurs européens sont passées de 15 000 milliards d’euros à 17 200 milliards d’euros. Autrement dit, ils ont produit davantage, et ils ont été appauvris. Vous êtes fort bien placé pour le savoir : les « réformes » du droit du travail que vous avez entreprises ont largement contribué à les précariser.

Les Européens vont mal, l’Europe aussi. C’est dans ce contexte en effet que l’extrême droite progresse. Elle menace à l’est de notre continent comme dans les pays fondateurs de l’Union européenne. Là même où beaucoup considéraient qu’elle avait été balayée par l’Histoire, elle refait surface : en Italie, en Allemagne, et plus récemment en Espagne.

Pour la première fois depuis la naissance de l’Union européenne, c’est la question de son existence même qui se trouve posée.

Ce qui s’effondre sous nos yeux, c’est une certaine conception de l’Union européenne.

Il suffit pour s’en convaincre de mesurer l’écart abyssal entre la réalité vécue par les Européens et les objectifs que les États de l’UE se sont assignés dans le traité de Lisbonne (en vigueur depuis 2009) : « la promotion du bien-être des peuples », « une croissance économique équilibrée », « une économie sociale de marché qui tend au plein-emploi et au progrès social », « la lutte contre l’exclusion sociale », « la promotion de la justice et de la protection sociales »… Plus qu’un échec : une faillite.

L’Europe meurt d’être devenue une gigantesque machine à fabriquer de la régression sociale. L’Europe et ses 510 millions d’habitants méritent mieux que les dogmes de l’austérité et de la « concurrence libre et non faussée » imposés à coups de lattes aux peuples réfractaires.

Dans un tel contexte, il serait irresponsable de demander à nos concitoyens d’Europe de choisir entre les libéraux et les fachos, car ni les uns ni les autres ne portent de solutions pour répondre aux intérêts des peuples européens.

Face au défi climatique, à l’enjeu de l’accueil des réfugiés, au poids considérable de multinationales plus puissantes que les États, nous avons à l’évidence besoin d’Europe. Mais d’une Europe repensée, transformée, porteuse d’une ambition de civilisation autrement plus utile aux peuples que le respect des sacro-saints 3 % de déficit public.

Je voudrais terminer par une proposition concrète. Depuis dix ans, la Banque centrale européenne a versé 3 000 milliards d’euros aux banques privées. Elle l’a fait sans la moindre condition, sans la moindre contrepartie. Cet argent a pour une bonne part servi à alimenter la spéculation. Pourquoi ne pas imaginer que cet argent serve à autre chose ? Je propose qu’il alimente un fonds pour le développement des services publics partout sur notre continent. Le mouvement des gilets jaunes a montré à quel point la disparition des services publics a fait mal à nos territoires, dans la ruralité comme dans nos quartiers populaires. Si l’Europe servait à cela, elle ferait la démonstration qu’elle peut être au service des gens, pas de l’argent.

Lettre de Ian Brossat à Emmanuel Macron. Une gigantesque machine à fabriquer de la régression sociale (L'Humanité, 4 mars 2019)
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3 mars 2019 7 03 /03 /mars /2019 06:53

Monsieur Fabien Gay

Monsieur le ministre d’État, je trouve bizarre que, dans votre propos liminaire de huit minutes, vous n’ayez à aucun moment parlé de nos concitoyens. La précarité énergétique touche pourtant 12 millions de Françaises et Français, incapables de satisfaire leurs besoins fondamentaux. Il est inacceptable de devoir choisir entre se chauffer au risque d’encourir des impayés ou ne plus se chauffer, exposant sa santé et son logement aux conséquences du froid !

Vous ne manquerez pas de me brandir le chèque énergie en guise de réponse. Pourtant, vous le savez, outre que les conditions pour bénéficier de certaines aides sont trop restrictives, de nombreuses personnes ne déposent pas de demande faute d’avoir eu une information suffisante. D’ailleurs, dans le cadre du grand débat national, les gens ne parlent pas du chèque énergie. Ils ne demandent pas l’aumône ; leur revendication porte sur l’augmentation de leurs salaires pour pouvoir payer leurs factures.

Les privatisations, la dérégulation et la concurrence libre et non faussée ont finalement conduit à un alourdissement très net de la facture énergétique des ménages, fragilisant ainsi les plus modestes.

M. le président. La parole est à M. le ministre d’État.

M. François de Rugy, ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire. Monsieur le sénateur Fabien Gay, j’ai parlé des personnes, j’ai même commencé par cela. J’ai parlé de nos concitoyens, qui sont évidemment au cœur de cette transition énergétique. J’ai en effet évoqué la réduction des consommations d’énergie, dont le bénéfice revient à nos concitoyens.

Au cours de débats précédents, vous m’avez déjà entendu dire qu’il faut « se libérer du pétrole et se libérer des énergies fossiles ». Cette idée, je la défends, bien sûr, parce qu’elle est bonne pour le climat et pour la planète mais aussi et surtout parce qu’elle est surtout bonne pour le porte-monnaie de chacune et de chacun de nos concitoyens ! L’économie du pays et notre balance extérieure tireront aussi profit de ce choix puisque les énergies fossiles représentent aujourd’hui un déficit commercial de plusieurs dizaines de milliards d’euros par an. Il s’agit surtout de permettre à nos concitoyens de ne plus subir les hausses des prix du pétrole, qui se traduisent dans la facture du fioul pour le chauffage, par exemple. C’est à cela que je pensais quand j’ai parlé de sortir des chaudières au fioul.

Je ne l’oublie pas, cet aspect était à l’origine du mouvement de nos concitoyens qui ont protesté ces derniers mois contre le coût de la vie, soulignant l’importance des dépenses contraintes et du pouvoir d’achat. Leurs revendications allaient évidemment bien au-delà du coût de l’énergie mais je ne mésestime pas son poids. Si certains ont protesté contre les taxes, considérant que nous pouvions intervenir pour les modifier, ce sont surtout les cours mondiaux du pétrole qui sont en cause.

Nous allons donc poursuivre cette politique. Vous avez parlé du chèque énergie, que je n’avais pas mentionné : s’il est certes un outil d’accompagnement social et solidaire, il n’a pas vocation à transformer les choses. Si on veut lutter contre la précarité énergétique, préoccupation que nous partageons, il faut donner aux Français les moyens de rénover leur logement. Dans la même logique, nous avons créé la prime à la conversion et la prime à la casse pour nous débarrasser des vieilles voitures. Une aide de l’État, votée par le Parlement en 2017 et mise en œuvre en 2018, a remporté un succès qui va très au-delà de nos espérances.

Nous devons avoir la même démarche, bénéfique pour le climat et nos concitoyens, s’agissant du chauffage pour faire baisser les factures et permettre qu’elles soient durablement maîtrisées.

M. le président. La parole est à M. Fabien Gay, pour la réplique.

M. Fabien Gay. Merci, monsieur le ministre d’État, de votre réponse.

Dans le cadre du grand débat national, à côté des trente-deux questions, que je ne réfute pas et auxquelles il va falloir répondre, il me semble qu’il en manque une. Pour lutter contre la précarité énergétique, il faut se demander si nous avons la maîtrise publique de l’énergie. Vous m’aviez dit être d’accord avec la privatisation d’Engie. Eh bien, moi, je suis pour qu’on donne la parole au peuple et qu’on lui demande s’il est d’accord avec le fait que, depuis vingt ans, on brade tous les services publics et toutes les entreprises publiques. Demandons à nos concitoyens s’ils pensent que c’est une bonne manière de lutter, par exemple, contre la précarité énergétique.

Depuis que vous avez privatisé Engie, le service s’est dégradé, le prix du gaz a augmenté de 70 % et les dividendes versés aux actionnaires…

M. le président. Il faut conclure !

M. Fabien Gay. … n’ont jamais été aussi hauts dans ce pays ! On pourrait poser cette question, par exemple !

Certes, le législateur a qualifié l’électricité de « bien de première nécessité », mais il est impératif, si nous voulons véritablement endiguer la précarité énergétique, de franchir une nouvelle étape et d’appréhender l’énergie comme un bien commun de l’humanité.

La lutte contre la précarité énergétique ne doit pas relever des seules politiques sociales. Il faut la placer au cœur de la politique énergétique, laquelle englobe, outre les questions de production, les économies d’énergie et l’efficacité énergétique, que ce soit dans les transports, les logements ou le système productif.

C’est aussi cela la transition énergétique : une transition sociétale où l’accès à l’énergie tout au long de l’année devient une nécessité impérieuse pour éviter l’exclusion !

Monsieur le ministre d’État, ma question est simple : comment allez-vous lutter contre la précarité énergétique au sein de cette programmation pluriannuelle de l’énergie ?

 

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3 mars 2019 7 03 /03 /mars /2019 06:49
La proposition de loi communiste pour le rétablissement de l'ISF rejetée par la Commission des lois de l'Assemblée reviendra le 7 mars en débat à l'Assemblée Nationale

"Rejetée en commission, la proposition de loi des @deputesPCF pour rétablir l'ISF et améliorer la progressivité de l'impôt sera débattue jeudi 7 mars dans l'hémicycle. On compte sur vous pour relayer ! #InitiativesPCF"

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3 mars 2019 7 03 /03 /mars /2019 06:00

(Communiqué de la Coordination nationale Solidarité Kurdistan – CNSK)

Le Conseil Démocratique Kurde en France appelle à un rassemblement le samedi 2 mars 2019 à 14h, Place de la République, à Paris, pour alerter l’opinion publique et les gouvernements européens sur le message que portent, depuis plus de trois mois, les grévistes de la faim kurdes. Parmi eux, des centaines de prisonniers politiques ainsi que la députée Leyla Güven qui a dépassé les 113 jours. A Strasbourg, 14 kurdes sont également engagé-e-s dans ce mouvement devant le Parlement Européen, la vie d’un certain nombre d’entre eux est aujourd’hui gravement en danger, il en est de même pour celle de Mme Leyla Güven.

Ces femmes et hommes demandent la fin de l’isolement du leader kurde Abdullah Öcalan et la libération de tous les prisonniers politiques. Le régime d’isolement auquel est soumis M. Öcalan est contraire aux conventions internationales régissant le respect des conditions d’incarcération des détenu-e-s. La Turquie doit respecter ce droit comme elle doit respecter les droits du peuple kurde à faire valoir son identité, sa culture et ses choix politiques dans un pays membre du Conseil de l’Europe et de l’Union douanière européenne.

A ce titre la Turquie n’est pas exempte de respecter les principes fondamentaux de la démocratie, des droits des minorités, de la liberté d’expression individuelle et collective.

La Coordination Nationale Solidarité Kurdistan appelle à une large mobilisation le 2 mars 2019 à Paris et dans toutes les villes où des rassemblements se tiendront.

Joignons nos voix à celles des grévistes de la faim pour exiger, ensemble, la fin de l’isolement de M. Abdullah Öcalan et la libération de tous les prisonnier-e-s politiques en Turquie.

2 MARS À PARIS 14H PLACE DE LA REPUBLIQUE

Paris le 27/02/2019

_________________________________
Alternative Libertaire – Amis du Peuple Kurde en Alsace – Amitiés Corse Kurdistan –  Amitiés Kurdes de Bretagne (AKB) – Amitiés Kurdes de Lyon Rhône Alpes –  Association Iséroise des Amis des Kurdes (AIAK)  Association Solidarité France Kurdistan –Centre d’Information du Kurdistan (CIK) – Collectif Amitiés Kurde Vendée – Conseil Démocratique Kurde de France (CDKF) – Ensemble – Mouvement de la Jeunesse Communiste de France – Mouvement de la Paix –  Mouvement des Femmes Kurdes en France (TJK-F)- MRAP (Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié́ entre les Peuples) –  Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA) – Parti Communiste Français (PCF) – Réseau Sortir du Colonialisme – Union Démocratique Bretonne (UDB)) – Union Syndicale Solidaire – Solidarité́ et Liberté́ (Marseille)

 
["Conseil Démocratique Kurde en France"]
 
 
Appel urgent à la mobilisation pour les grévistes de la faim

Samedi 2 mars 2019,
Paris-Place de la République, 14h


BRISER L’ISOLEMENT
Pour en finir avec la dictature et le fascisme en Turquie !
 
 
Chèr(e)s ami(e)s,
 
L'état de santé des grévistes de la faim qui luttent au Kurdistan, à Strasbourg et ailleurs pour rompre l'isolement d'Ocalan et dénoncer le fascisme en Turquie se dégrade de plus en plus et dangereusement. La député kurde Leyla Güven a atteint aujourd'hui son 107ème jour de grève de la faim, tandis que les 14 grévistes de la faim à Strasbourg en sont à leur 68ème jour. Mais la communauté internationale, l'Europe en particulier, reste sourde à leur revendication.
 
Il est urgent de se mobiliser pour porter plus haut la voix des grévistes de la faim, pour faire pression afin que leurs revendications justes et légitimes soient entendues, pour éviter toute mort. C'est pourquoi, les organisations kurdes en Europe appellent à une grande mobilisation samedi 2 mars.
 
Nous vous appelons à signer cet appel (ci-dessous et ci-joint) et comptons sur vous pour manifester en grand nombre votre solidarité avec les grévistes de la faim, le 2 mars, à Paris-Place de la République.
 
Votre solidarité peut sauver des vies!
 
 
Depuis plusieurs années, le leader kurde Abdullah Öcalan est soumis à un isolement sévère sur l'île-prison d'Imrali. Déjà privé de la visite de ses avocats depuis 2011, il n'a eu droit qu'à deux visites des membres de sa famille entre avril 2015 et aujourd'hui. Par cette pratique qui est en passe de s'étendre à tous les prisonniers politiques, la Turquie viole les conventions internationales et européennes des droits humains auxquelles elle est partie, en particulier la Convention européenne des Droits de l'Homme.
 
Depuis avril 2015, moment où la Turquie a mis fin, de façon unilatérale, aux pourparlers de paix menés avec le mouvement kurde représenté par M. Öcalan, elle s'est engagé dans une guerre anti-kurde, même au-delà de ses frontières territoriales. La répression, les violations des droits humains, voire les massacres, sont devenus le terrible quotidien des Kurdes et de l'opposition au Président turc Erdogan.
 
Le 7 novembre 2018, la députée kurde du HDP (Parti démocratiques des Peuples) Leyla Güven a entamé une grève de la faim dans la prison de Diyarbakir où elle était détenue depuis janvier 2018. Elle a voulu, à travers cette action, dénoncer la montée de la dictature et du fascisme en Turquie, et rompre l'isolement carcéral imposé à Abdullah Öcalan, car, sans celui-ci, une reprise du processus de paix est impossible en Turquie. Grâce à la solidarité internationale qu’elle a suscitée par son action de résistance, Leyla Güven a été libérée le 25 janvier. Cependant, elle a annoncé qu’elle poursuivrait son action jusqu’à ce que sa revendication soit satisfaite. Aujourd’hui, après plus de trois mois de jeûne, elle se trouve au seuil de la mort.
 
A l'instar des plus de 300 prisonniers politiques qui ont rejoint progressivement le mouvement lancé par Leyla Güven, un groupe de 14 personnes a entamé une grève de la faim à Strasbourg, le 17 décembre 2018. Il y a, dans ce groupe, une ancienne Députée du HDP, des dirigeants d'organisations représentatives des Kurdes en Europe, une journaliste, un juriste, des universitaires et des activistes associatifs.
 
Ils ont choisi de mener leur action à Strasbourg, car c'est là que se trouve le siège du Conseil de l'Europe et de son Comité pour la Prévention de la Torture (CPT).
 
La revendication des Grévistes de la faim est aussi la nôtre.
 
  • Ainsi, nous demandons aux États et aux institutions européennes, en particulier au Conseil de l’Europe et à son Comité pour la Prévention de la Torture (CPT), d'intervenir pour que la Turquie, membre fondateur du Conseil de l’Europe, respecte les principes et les valeurs mêmes sur lesquelles est assise la construction européenne.
  • Nous les appelons à contribuer ainsi à la paix et à la démocratie dans un pays qui en manque dangereusement.
  • Nous les interpellons pour empêcher la mort d'une Députée, de prisonnières et prisonniers politiques, de militantes et militants kurdes qui résistent avec le seul moyen de lutte qui leur reste, leur vie, pour défendre ces mêmes valeurs.
  • L’Europe doit répondre à Leyla Güven et à tous les grévistes de la faim engagés dans ce combat pour les droits humains, la paix et la démocratie! Il en va des fondements et de la crédibilité des institutions européennes!
 
Premiers signataires : Conseil démocratique kurde en France (CDKF), Mouvement des Femmes kurdes, Union des Etudiants kurdes en France (UEKF)

 

A l'attention de l'opinion publique mondiale,
 
Nous vous interpellons afin de vous informer au sujet d'une situation très critique et urgente.
 
En Avril 2015, inquiet de la poussée du HDP ( Parti Démocratique des Peuples ) le gouvernement turc d'Erdogan a rompu les pourparlers en rétablissant l'isolement totale à l'encontre du leader du mouvement de libération , Abdullah Ocalan, avant de se lancer dans une guerre anti-kurde et anti-démocratique. L'isolement est une pratique illégale et inhumaine. Cet isolement s'est suivi par l'arrestation de plus de 20 000 opposants au gouvernement dont 2800 enfants et 9 000 femmes souvent sans procès ou avec parodies de procès. Parmi elles, 3 502 détenues sont dans un état de santé grave.
 
L'action de grève de la faim illimitée engagée par Leyla Güven le 8 Novembre 2018 de la prison de Diyarbakir, a déclenché un grand mouvement de solidarité, qui parti des prisons turques, s'est répandu dans la société civile.
Aujourd'hui plus de 300 prisonniers politiques sont en grève de la faim illimitée en Turquie.
 
A la date du 17 Décembre 2018, 14 militants kurdes ont entamé une grève de la faim illimitée à Strasbourg, afin de dénoncer les conditions carcérales des prisonniers politiques en Turquie notamment d' Abdullah Ocalan.
 
Cette action est menée dans le but de briser le silence autour des violations des Droits de l'Homme en Turquie. Il n' y a plus d'espaces démocratiques en Turquie pour militer et revendiquer les droits humains. C'est pourquoi, des militants, élu.e.s, intellectuel.les, journalistes, activistes, avocats , syndicalistes, étudiants.. ont décidé de faire entendre leur cri en mettant leur vie en danger afin que cesse ce régime d'oppression.
 
Parmi ces grévistes, se trouvent Dilek Ocalan, ancienne députée kurde forcée à l'exil, Gulistan Ike, journaliste, Yuksel Koç, Co-président KCDK-E ( Fédération des associations kurdes en Europe ).
 
Ils ont choisi de mener cette action à Strasbourg, car c'est là que se trouve le Conseil de l'Europe et de son Comité pour la Prévention de la Torture.
 
Des vies sont en danger ici, à Strasbourg. Les grévistes sont au 75 ème jour de grève de faim. 
Leur état de santé se dégradent. 
 
Il est important de réagir face aux violations des Droits de l'Homme et face au régime dictatorial en Turquie. Les revendications des grévistes de la faim sont légitimes et légales car elles peuvent apporter des contributions concrètes et directes à la Paix et à la stabilité en Turquie, en Syrie et en Europe.
 
Pourrions-nous convenir d'une visite auprès des grévistes de la faim à Strasbourg afin que nous puissions vous exprimer nos préoccupations?
 
Ci-joint : le témoignage d'une journaliste en grève de faim à Strasbourg.
 
 

Communiqué du PCF le 1er février 2019

Depuis près de 50 jours, quatorze militants kurdes de Strasbourg sont en grève de la faim pour exiger la fin de l’isolement de leur leader Abdullah Ocalan emprisonné sur l’île d’Imrali (Turquie). En violation du droit international, il ne peut recevoir aucune visite ni de sa famille, ni de ses avocats.

Les parlementaires communistes Laurence Cohen, Patrick Le Hyaric et du Front de gauche Marie Christine Vergiat ainsi que la sécrétaire fédérale du Bas-Rhin du PCF Hülliya Turan, leur ont apporté leur soutien actif.
L’un d’entre-eux, co-président des associations kurdes d’Europe, vient d’être hospitalisé dans un état grave.

Le combat de ces militants courageux s’inscrit dans un mouvement plus large qui mobilise près de 300 prisonniers politiques dont la parlementaire HDP Leyla Güven.

Le Parti communiste français (PCF) apporte à nouveau tout son soutien aux grévistes de la faim de Strasbourg et de Turquie. Il appelle le gouvernement français ainsi que les autorités de l’Union européenne à intervenir auprès d’Ankara pour faire respecter la légalité internationale et ainsi contribuer à mettre un terme à des drames humains. Les Kurdes constituent une force de paix au Moyen-Orient.

Le PCF est indéfectiblement à leurs côtés.

Parti communiste français
Le 1er février 2019

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1 mars 2019 5 01 /03 /mars /2019 17:36

Ford Blanquefort : l’impuissance du gouvernement et la nécessaire reconquête industrielle
Finies les déclarations tonitruantes de Bruno Le Maire : Celui qui accusait en décembre le constructeur américain de « mensonge » et de « trahison » vient de valider la fermeture du site.

Emmanuel Macron peut bien parler du « cynisme » de l’entreprise, non content d’entériner les destructions d’emplois, son gouvernement indique également qu’il est impossible de réclamer à Ford le remboursement des aides publiques perçues.
Entre 2009 et 2017, Ford a perçu 50 millions d’aides publiques cumulées. Autant d’agent public utilisé aujourd’hui pour licencier.
Ce que dit le dossier Ford, c’est l’abandon de la vocation industrielle du pays, c’est le renoncement de l’État à agir contre les destructions d’emplois et les fermetures de sites.

Un repreneur était disponible, le site est viable, rien n’impose la fermeture.
Le Parti Communiste français et ses parlementaires exigent la réquisition du site afin de permettre la poursuite de l’activité avec le repreneur Punch et le remboursement de l’intégralité des aides publics perçus.

Nous continuerons d’agir pour :
- Le contrôle et la conditionnalité des aides publiques afin qu’elles soient utiles à l’emploi, aux investissements, à la transition écologique.
- Une Sécurité d’Emploi et de Formation protégeant les salariés et leur ouvrant un pouvoir d’intervention dans les entreprises.
- L’interdiction des licenciements boursiers.
- Un pole public bancaire permettant l’accès au crédit pour favoriser les investissements et les relocalisations industrielles.


Parti communiste français
Paris le 1er mars

Ford Blanquefort : l’impuissance du gouvernement et la nécessaire reconquête industrielle (PCF, 1er mars)
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1 mars 2019 5 01 /03 /mars /2019 06:44
Au Proche-Orient, Paris vend des armes et de la surveillance (le chercheur Tony Fortin interviewé par Stéphane Aubouard, L'Humanité, 27 février 2019)

Il faut prendre la mesure de l'énormité de ce que nous rappelle Tony Fortin, spécialiste de l'industrie d'armement: la France alimente l'appareil répressif et impérialiste des régimes les plus réactionnaires et répressifs, en donnant ensuite des leçons de démocratie et de droit de l'homme à un des seuls gouvernements de gauche d'Amérique Latine, au Venezuela, assailli par les Américains et les gouvernements de droite du continent: 

" Le fait est que Paris est déjà dans une position de dépendance vis-à-vis de ces pays (du Golfe), qui, en 2018, représentaient quelque 60 % de son marché de l’armement. Cela entraîne de facto une complicité d’ordre politique qui débouche sur une perte réelle de souveraineté. Ces arrangements industrialo-financiers ont abouti à l’apparition de réseaux d’initiés. Par exemple, Luc Vigneron, ancien dirigeant de Thales, se trouve aujourd’hui à la tête du principal groupe émirati de défense, Emirates Defense Industries Company (Edic), qui s’est manifesté par le rachat de Manurhin, fleuron alsacien de l’armement français spécialisé dans la fabrication de machines pour la production de munitions. L’an dernier, les banques françaises et européennes ne se sont pas positionnées quand l’entreprise a été mise en redressement judiciaire, laissant la voix ouverte à Edic. En échange de tout cela, la France pense pouvoir gagner sa place dans le golfe d’Aden, qui est une zone stratégique majeure de transit de marchandises. « Je t’arme et tu me donnes accès à la mer Rouge… » Il s’agit donc d’un deal très construit. On comprend mieux aussi l’enchaînement de la guerre au Yémen, avec non seulement des ventes d’armes à l’Arabie saoudite qui se sont poursuivies malgré les appels d’ONG ou des Nations unies sur leur utilisation contre la population civile, mais aussi avec des contrats ad hoc dont on peut penser qu’ils ont été montés en vue de cette guerre au Yémen. On sait qu’on a demandé à des entreprises françaises d’adapter, en 2014-2015, les composants d’armes commandés vers 2011 aux EAU et à l’Arabie saoudite en fonction des conditions climatologiques du Yémen… Il y a donc un marché de la guerre pensé et réfléchi en amont et à peine caché, dans lequel l’Élysée a su s’engouffrer. On parle aujourd’hui de 16 références d’armes françaises utilisées par la coalition militaire arabe au Yémen" .

"Avec l’Égypte, il y a eu une augmentation exponentielle des ventes d’armes. On est passé de 40 millions d’euros de commandes en 2010 à 1,4 milliard d’euros en 2017 ! Il est aussi notable de remarquer – comme pour l’exemple des armes utilisées au Yémen – la très grande capacité des industriels français à s’adapter aux besoins de leurs clients. Par exemple, aujourd’hui, on ne fabrique plus de chars Leclerc parce qu’ils ne peuvent pas circuler dans les rues arabes. On a donc privilégié la fabrication de blindés Sherpa, qui ont été testés dans les rues du Caire lors des manifestations réprimées par le régime d’Al Sissi depuis sa prise de pouvoir après le coup d’État de juillet 2013. C’est aussi pour avoir su s’adapter à cela que les Français ont supplanté les Américains sur ce marché. La France a littéralement co-construit l’architecture du régime répressif d’Al Sissi et ce au moment même où le président égyptien subissait des critiques de la part des États-Unis. La France y a vu une opportunité. La même chose s’est produite avec Riyad. C’est au moment où Obama refusait de donner les images satellitaires du Yémen à l’Arabie saoudite que la France a profité de cette faille pour donner des photos au royaume wahhabite et s’ouvrir un espace qui dépasse le seul marché de l’armement."

Avec MACRON, comme avec HOLLANDE et SARKOZY, LE DRIAN étant peut-être le trait d'union entre tous ces hommes de la finance, le droit des peuples à la liberté, à la dignité, les droits de l'homme ne sont rien face à l'intérêt des multinationales de l'armement et de leurs amis de la finance. Aujourd'hui Sarkozy est devenu propriétaire du plus grand casino et du plus grand complexe hôtelier au Maroc de Mohammed VI: retour à l'envoyeur. La politique internationale de la France se fait à la corbeille, des intérêts de l'industrie d'armement. 

Diplomatie. « Au Proche-Orient, Paris vend des armes et de la surveillance »
Mercredi, 27 Février, 2019

Pour Tony Fortin, spécialiste de l’industrie de l’armement, les profits immédiats générés par les entreprises françaises du secteur en Égypte et dans le Golfe participent aux morts d’aujourd’hui, comme ils préparent les guerres de demain.

La France est aujourd’hui l’un des principaux fournisseurs d’armes de l’Arabie saoudite et des Émirats arabes unis, deux États qui, depuis 2015, mènent une guerre meurtrière au Yémen. Depuis quand remonte cette relation entre l’industrie de l’armement française et les pays du Golfe ?

Tony Fortin Le rapprochement entre la France et les pays du Golfe a été graduel. Il y a eu quelques contacts après la Seconde Guerre mondiale, puis une première accélération s’est produite sous les présidences de Giscard et de Mitterrand. Le déploiement du GIGN à La Mecque en 1979, lors de la prise d’otages dans la grande mosquée, ouvre une brèche. Dans la foulée de cet événement, les ventes d’armes françaises augmentent de manière substantielle, avant que cela ne se tasse au milieu des années 1990 et ce, jusqu’à la fin des années 2000. En 2008, sous le quinquennat de Nicolas Sarkozy, un nouveau coup d’accélérateur est donné. Ce dernier met en pratique la réflexion menée en amont lorsqu’il était ministre de l’Intérieur, puis de l’Économie de Jacques Chirac. L’idée consiste à s’aligner sur les pays du Moyen-Orient en deux temps : tout d’abord, en installant une base militaire à Abu Dhabi en 2009 – base qui deviendra la vitrine de l’armement français au Moyen-Orient –, puis en faisant venir des entreprises directement sur place.

Quel intérêt ces entreprises françaises ont-elles à venir s’installer dans les pays du Golfe ?

Tony Fortin L’intérêt est d’abord d’ordre commercial. Être présent dans un pays qui s’affirme comme la puissance militaire la plus avancée de tout le Proche-Orient rapporte gros. Il y a un effet domino immédiat. Par exemple, quand Abu Dhabi achète à la France des Mark 3 Crotale – système antiaérien nouvelle génération –, Riyad s’est aussitôt positionné pour en acquérir. Thales, Airbus, Construction mécanique de Normandie ou encore Safran ont de suite compris l’intérêt d’avoir pignon sur rue. Cela se fait aussi sous forme de joint-venture. Thales vient récemment d’en créer un en Arabie saoudite avec CMI Defence, une entreprise belge spécialisée dans la construction de tourelles de tir pour de nouveaux blindés. On trouve aussi des sous-traitants, des petites boîtes peu connues mais essentielles au processus de construction, principalement des fabricants de composants, qui viennent aussi s’agréger aux grands groupes. L’autre avantage de cette délocalisation, c’est de produire le plus possible, de manière à échapper aux législations des pays européens dont les obligations de transparence sont théoriquement contraignantes. C’est le cas de l’entreprise Amesis, qui s’est installée à Abu Dhabi pour vendre ses technologies de surveillance à l’Égypte du maréchal Sissi. Lorsque vous possédez une filiale aux EAU, cela permet de vendre discrètement sans avoir besoin de demander l’autorisation de l’État français pour produire un élément ou une arme dans sa totalité. Vous dépendez des législations du pays dans lequel vous êtes implanté et, concernant l’Arabie saoudite et ou les Émirats, ce genre de législation est quasi nulle, voire absente. Du point de vue fiscal, enfin, l’opération est très intéressante, car vous n’avez pas non plus à vous soumettre au régime français.

Cette politique basée sur le profit immédiat ne peut-elle avoir à terme des conséquences sur l’indépendance de la France vis-à-vis de ces pays ?

Tony Fortin Le fait est que Paris est déjà dans une position de dépendance vis-à-vis de ces pays, qui, en 2018, représentaient quelque 60 % de son marché de l’armement. Cela entraîne de facto une complicité d’ordre politique qui débouche sur une perte réelle de souveraineté. Ces arrangements industrialo-financiers ont abouti à l’apparition de réseaux d’initiés. Par exemple, Luc Vigneron, ancien dirigeant de Thales, se trouve aujourd’hui à la tête du principal groupe émirati de défense, Emirates Defense Industries Company (Edic), qui s’est manifesté par le rachat de Manurhin, fleuron alsacien de l’armement français spécialisé dans la fabrication de machines pour la production de munitions. L’an dernier, les banques françaises et européennes ne se sont pas positionnées quand l’entreprise a été mise en redressement judiciaire, laissant la voix ouverte à Edic. En échange de tout cela, la France pense pouvoir gagner sa place dans le golfe d’Aden, qui est une zone stratégique majeure de transit de marchandises. « Je t’arme et tu me donnes accès à la mer Rouge… » Il s’agit donc d’un deal très construit. On comprend mieux aussi l’enchaînement de la guerre au Yémen, avec non seulement des ventes d’armes à l’Arabie saoudite qui se sont poursuivies malgré les appels d’ONG ou des Nations unies sur leur utilisation contre la population civile, mais aussi avec des contrats ad hoc dont on peut penser qu’ils ont été montés en vue de cette guerre au Yémen. On sait qu’on a demandé à des entreprises françaises d’adapter, en 2014-2015, les composants d’armes commandés vers 2011 aux EAU et à l’Arabie saoudite en fonction des conditions climatologiques du Yémen… Il y a donc un marché de la guerre pensé et réfléchi en amont et à peine caché, dans lequel l’Élysée a su s’engouffrer. On parle aujourd’hui de 16 références d’armes françaises utilisées par la coalition militaire arabe au Yémen.

L’industrie française de l’armement semble aussi s’être remarquablement adaptée – au mépris des valeurs de la République et des droits de l’homme – à un autre « marché » basé sur le flou d’une frontière de plus en plus ténue entre besoins militaires et policiers…

Tony Fortin La relation Paris-Le Caire est en cela un exemple frappant de ce business hybride. En 2012, à Eurosatory (Salon international de l’armement, voir l’Humanité du 13 juin 2018), lors d’une conférence de presse, les organisateurs ont expliqué sans rougir qu’il y avait une demande forte des polices du Moyen-Orient pour s’équiper en matériel militaire. Avec l’Égypte, il y a eu une augmentation exponentielle des ventes d’armes. On est passé de 40 millions d’euros de commandes en 2010 à 1,4 milliard d’euros en 2017 ! Il est aussi notable de remarquer – comme pour l’exemple des armes utilisées au Yémen – la très grande capacité des industriels français à s’adapter aux besoins de leurs clients. Par exemple, aujourd’hui, on ne fabrique plus de chars Leclerc parce qu’ils ne peuvent pas circuler dans les rues arabes. On a donc privilégié la fabrication de blindés Sherpa, qui ont été testés dans les rues du Caire lors des manifestations réprimées par le régime d’Al Sissi depuis sa prise de pouvoir après le coup d’État de juillet 2013. C’est aussi pour avoir su s’adapter à cela que les Français ont supplanté les Américains sur ce marché. La France a littéralement co-construit l’architecture du régime répressif d’Al Sissi et ce au moment même où le président égyptien subissait des critiques de la part des États-Unis. La France y a vu une opportunité. La même chose s’est produite avec Riyad. C’est au moment où Obama refusait de donner les images satellitaires du Yémen à l’Arabie saoudite que la France a profité de cette faille pour donner des photos au royaume wahhabite et s’ouvrir un espace qui dépasse le seul marché de l’armement. Pourquoi ? Parce que, lorsque vous achetez des chars à la France, vous achetez aussi un système de contrôle. Ces chars ne sont pas que des véhicules de destruction. Ils sont aussi munis de caméras qui permettent de voir à 8 kilomètres. Ils peuvent être reliés via une liaison numérique à un poste de commandement, recevoir des données numériques, des vidéos, des images de la population. Il s’agit donc d’outils de renseignement, de surveillance et de répression. La France a sciemment vendu à l’Égypte du matériel fabriqué par Amesis qui a permis de capter les conversations téléphoniques d’opposants au régime. Morpho, une autre entreprise française, a elle aussi vendu un système de fichage, de collecte et d’analyse biométrique à l’État égyptien qui constitue une interface de surveillance des populations. Paris a par ailleurs traité pour des satellites qui déclenchent des alertes chez les opérateurs de renseignement. Des contrats liés à la vente de drones de surveillance, qui peuvent aussi être armés, existent également. Mais l’Égypte n’est pas le seul pays à profiter du « savoir-faire » à la française. Des échanges extrêmement approfondis sur le sujet sécuritaire ont cours entre les États du Golfe et la France. Notre pays ne fait d’ailleurs pas que renseigner, il enseigne aussi. Des CRS sont régulièrement dépêchés en Arabie saoudite pour former les forces de police saoudiennes, de même que des forces spéciales pour des entraînements conjoints.

Cette politique opportuniste peut-elle durer encore longtemps ?

Tony Fortin Il est bien sûr difficile de se prononcer sur la durée de ce genre de relations bilatérales. Ce qui est sûr, en revanche, c’est que cette politique de vente d’armes contribue d’abord et avant tout à la déstabilisation de régions entières, à la mort de dizaines de milliers de civils et au déplacement de millions d’autres. Ce genre de politique peut aussi fabriquer les guerres de demain, notamment dans la Corne de l’Afrique que les pays du Golfe tentent d’occuper avec l’aval de la France. L’Arabie saoudite, qui investit très fortement dans les ports de la mer Rouge, ne vient-elle pas d’installer une petite base militaire à Djibouti ? Dans un futur proche, un territoire allant de la mer Rouge au golfe de Guinée peut devenir le terrain de jeu meurtrier de pays aux intérêts divergents. Cette course à l’armement nous mène donc dans une impasse, où la France s’expose à des accusations de complicité liées à des crimes de guerre. Ce qui ne semble pas affecter l’Élysée qui, malgré l’arrivée d’un nouveau président, persiste et signe sur sa politique à court terme dans le Golfe, avec néanmoins des nuances notables concernant les acteurs. Qui sait, par exemple, que depuis 2017 le Koweït est devenu le premier client de la France en matière d’armement ? Un contrat pour des blindés Sherpa est en cours, de même qu’une commande pour des hélicoptères Caracal. Ce nouveau marché koweïtien est une manière discrète de continuer à pourvoir du matériel de guerre à la coalition arabe via la plateforme des pays du Golfe. Cela met en lumière un système de mutualisation qui sert au même objectif. Ce matériel militaire pourra être prêté aux Émirats arabes unis ou à l’Arabie saoudite dans le cas de conflits à venir et ce au nom de leurs propres objectifs militaires. Pour la France, le marché koweïtien est donc une manière d’aménager des sas par lesquels elle peut vendre ses armes sans que cela éveille les soupçons des quelques rares institutions qui tentent de réguler ce marché. En outre, le Koweït est, en plus d’Abu Dhabi, une base arrière des Forces spéciales engagées au Yémen.

Des contre-feux en France peuvent-ils encore freiner cette machine infernale ?

Tony Fortin C’est peut-être cela le plus inquiétant. La classe dirigeante française refuse de faire naître tout débat sur le sujet. On a un système très centralisé qui tourne autour de la figure du président de la République, qui concentre tous les pouvoirs. C’est lui qui donne le « la » dans le domaine des ventes d’armes, comme dans celui des opérations françaises extérieures (opex). Créer les conditions du débat pour infléchir cette politique mortifère serait pourtant salutaire. En ce sens, le combat des gilets jaunes est révélateur du manque de démocratie qui étouffe notre pays. Nous sommes dans un contexte où tout le monde est conscient du déficit démocratique lié au fonctionnement d’une Ve République à bout de souffle. Dans le cas de la France, seule une démocratisation de la vie publique et de l’État pourra permettre de revenir à un peu plus de raison en matière de diplomatie de l’armement.

Tony Fortin

Chercheur à l’Observatoire des armements

Entretien réalisé par Stéphane Aubouard
Au Proche-Orient, Paris vend des armes et de la surveillance (le chercheur Tony Fortin interviewé par Stéphane Aubouard, L'Humanité, 27 février 2019)
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