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18 mai 2017 4 18 /05 /mai /2017 17:14
Décès d'Eva Golgevit, résistante du groupe FTP-MOI, à 105 ans (Le Télégramme)
 
Une grande Dame s'est éteinte la semaine dernière à l'âge de 105 ans. Elle a milité dans la Résistance de la MOI (Main-d'oeuvre immigrée) et elle rejoint dans nos cœurs les héros de l'Affiche rouge désignés comme des terroristes par les allemands.
 
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18 mai 2017 4 18 /05 /mai /2017 05:28

Le nouveau concept politique du moment : l'Extrême Centre renait de ses cendres grâce au nouveau Rastignac du libéralisme !

 

Ci-joint un article paru dans l’Humanité qui mérite que l’on le lise et s’en imprègne pour comprendre un peu le présent..

 

« LA MARCHE ARRIERE VERS L’EXTREME CENTRE » de Pierre SERNA (Historien et directeur de l’Institut de la Révolution française, Université Paris –I

 

«L'histoire ne se répète pas, elle bégaie » (Karl Marx)

 

 

Jean-François Dirringer

La grande marche en arrière vers l'Extrême Centre: quelques rappels de l'historien Pierre Serna sur la construction de cette extrême-centre contre-révolutionnaire en 1795
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14 mai 2017 7 14 /05 /mai /2017 04:59
13 mai 1968: la grève générale dans toute la France (par Robert Clément)
13 mai 1968: la grève générale dans toute la France (par Robert Clément)
13 mai 1968: la grève générale dans toute la France (par Robert Clément)
13 mai 1968: la grève générale dans toute la France (par Robert Clément)
13 mai 1968: la grève générale dans toute la France (par Robert Clément)
13 mai 1968: la grève générale dans toute la France (par Robert Clément)

13 mai 1968, début de la grève générale dans toute la France


La journée du 13 mai 1968, fut en quelque sortel e « 14 juillet » du mouvement. Dans la grève générale de vingt-quatre heures, les manifestations monstres, dans le mot d’ordre « Étudiants, travailleurs, tous unis », les étudiants avaient retrouvé le lit d’un fleuve historique. Et de ce fleuve qui allait irriguer la quasi-totalité des entreprises bientôt en grève, le personnage emblématique était Georges Séguy. C’est à lui que revient le rôle capital, celui d’avoir convoqué la réunion du 11 mai, au lendemain des barricades de la rue Gay- Lussac et de la violente répression policière, d’où sortira la journée du 13 mai, et ses milliions de manifestants dans toute la France aux cris : « De Gaulle, dix ans çà suffit »

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11 mai 2017 4 11 /05 /mai /2017 05:20
Prison de Long Kesh - H-Block - 1979-1981: grève de la faim et de la propreté des prisonniers politiques républicains irlandais (Sorj Chalandon, Mon traître)

« A Long Kesh, dans l'immense camp de prisonniers construit en pleine campagne, au sud de Belfast, trois cent républicains irlandais vivaient nus depuis trois ans. Nus, absolument. Enroulés dans leur couverture de lit, ils refusaient de porter l'uniforme des droit-commun. Je regardais leurs photos jusqu'au vertige. Deux d'entre eux, surtout, surpris dans leur cellule par une caméra de télévision, maigres, le visage couvert de barbe, les cheveux sur leurs épaules, donnant aux couvertures rêches l'élégance d'un drapé. J'avais cette image avec moi partout. Dans mon porte-feuille, dans mon atelier. Quand je levais les yeux du bois blond, c'était pour ces peaux blanches. Un matin de 1979, pour briser la résistance, les surveillants ont refusé que les prisonniers vident leurs tinettes. Alors ils sont entrés en « dirty protest », la protestation dégueulasse. Ils ont pissé par terre. Ils ont étalé leurs excréments à la main sur les murs de leurs cellules. Ils se hurlaient prisonniers politiques. Nus et dans leur merde, les pieds couverts d'urine, sans visite, sans promenade, sans courrier, sans rien, seuls, pendant encore des mois et des mois qui dureront deux ans.

Vus du ciel, les bâtiments du camp étaient en forme de « H ». La lettre blanche fut bientôt le symbole du martyre républicain. Peinte sur les murs, portée aux revers, collée dans les chambres adolescentes, imprimée sur les maillots, gravée dans la pierre, marquée au fer et dans le bois, criée par les enfants, répétée à l'infini ».

Sorj Chalandon, Mon traître (chapitre 4)

 

« Le 1er mars 1981, j'ai appris que Bobby Sands commençait une grève de la faim pour le statut de prisonnier politique. J'étais à Paris. Je l'ai lu dans un journal froissé, oublié sur une table de café. C'était un article tout faux. Faux dans les faits, les dates, les lieux, les termes. L'IRA était désignée comme Armée « révolutionnaire » irlandaise. Le camp de Long Kesh, décrit comme une « prison pour catholiques extrémistes ». La grève de la faim, analysée comme un « chantage au suicide commandité par les va t-en-guerre républicains ».

Je n'avais jamais vu Bobby Sands. Lorsque je suis arrivé en Irlande, il était déjà prisonnier. L'hiver dernier, une première grève de la faim a échoué. Marguaret Thatcher avait promis un geste d'humanité si le jeûne s'arrêtait. Dès qu'il a cessé, le Premier ministre britannique a renié sa parole, et pincé ses lèvres en disant qu'elle ne céderait jamais.

J'étais là, face à la rue, assis à une table. J'avais chiffonné le journal avec moi. Je regardais mon coin de Paris, des immeubles gris ciel... Je me sentais loin, perdu et seul. Je savais qu'une deuxième grève de la faim allait débuter au printemps. Jim, Tyrone, tous m'avaient expliqué. Par ce jeûne à mort, les prisonniers républicains mettaient fin à cinq ans de « protestation des couvertures », et à une « grève de l'hygiène » pour rien.

Bobby Sands était l'officier de l'IRA commandant Long Kesh, condamné à cinq ans pour possession d'une arme. Il avait décidé de conduire le mouvement. Une semaine après, un autre le rejoindrait. Puis un troisième. Et puis un quatrième. Et un cinquième remplacerait le premier décédé. Et un sixième prendrait la place du deuxième martyr. La liste des volontaires établie à l'intérieur de la prison s'étalait en dizaines, puis en centaines de noms. Le visage souriant de Bobby Sands a rejoint la lettre « H » sur chaque brique de la ville ».

Sorj Chalandon, Mon traître (chapitre 6)

 

« Il était quatre heures du matin, le 5 mai 1981. Un homme a hurlé dans la rue. Un cri ivre ou colère, je ne savais pas trop. Un déchirement humain qui nous disait que Bobby était mort. Juste cela. « Bobby is dead ! » (…)

C'était une nouvelle immense. Gréviste de la faim, il avait été élu député à Westminster par les nationalistes du comté Fermanagh/ South Tyrone. Il était emprisonné, mais aussi député du Parlement britannique. Il avait joué le jeu. La population républicaine s'était rendue aux urnes pour lui donner sa voix. A l'annonce de élection, au plus fort de son agonie, l'Irlande a bondi. Jamais, jamais, jamais Thatcher ne pourrait laisser mourir de faim un membre de son Parlement. Jamais. Que Votre volonté soit faire sur la terre comme au ciel. Et voilà qu'il était mort. Après 66 jours. Et que Francis Hugues allait mourir à son tour, et Ray Mc Creesh, et Patsy O'Hara. S'ils avaient laissé mourir Bobby Sands, les autres n'avaient pas l'ombre d'une chance ».

Remember Bobby Sands! - chef républicain irlandais mort après 66 jours de grève de la faim le 5 mai1981

 

Les prisonniers politiques irlandais grévistes de la faim dans la prison de Long Kesh

Les prisonniers politiques irlandais grévistes de la faim dans la prison de Long Kesh

les prisonniers politiques irlandais décédés des suites de leur grève de la faim en 1981

les prisonniers politiques irlandais décédés des suites de leur grève de la faim en 1981

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9 mai 2017 2 09 /05 /mai /2017 05:19

8 mai 1945 : Massacre de Sétif
 

Au milieu des drapeaux alliés, un drapeau vert, symbole du mouvement national, des banderoles exigeant la libération de Messali Hadj. La police tire. Le porteur de drapeau, un jeune homme, est tué. Une flambée de violence secoue le Constantinois. La répression va être terrible. Cela se passe aussi le 8 mai…Claude Lecomte dans un article publié dans l’Humanité du 9 mai 1995 revient sur cette terrible répression qui ouvrira l’époque de la disparition des empires coloniaux.
« Massacre à Sétif »
« Il n'existe qu'une image de la manifestation du 8 mai 1945 à Sétif, floue, trouble, réalisée par un amateur. Mais elle est terrible quand on sait ce qui va suivre. Elle est un des moments chocs (il y en bien d'autres) du film réalisé pour Arte qui sera présenté sur les écrans le 10 mai . Cet événement dramatique est pourtant absent des histoires officielles et bien des Français l'ignorent encore aujourd'hui. Que s'est il donc passé ce 8 mai?
A Paris, dans toute la France, c'est la fête. La guerre est finie, l'Allemagne vient de s'effondrer et de capituler sans condition. Les criminels de guerre vont être jugés. En Algérie, défilés militaires et réceptions officielles vont de pair. Mais le climat est différent. Le 1er Mai a été marqué par des incidents sanglants. La police a tiré sur les cortèges de travailleurs là où apparaissait le drapeau vert, drapeau de l'indépendance: à Oran, Bougie, Guelma, Alger où l'on compte 10 morts!
Le 8, le PPA (Parti du peuple algérien), de Messali Hadj, interdit et dont le dirigeant vient d'être déporté en Afrique, appelle ses partisans à manifester en réclamant la libération de Messali et en mêlant le drapeau vert à ceux des nations alliées. A Sétif, 7.000 à 8.000 Algériens se regroupent dans la ville «arabe» et se dirigent vers la ville «française». A la hauteur du Café de France, à 8 h 45, la police s'interpose. Coups de feu. Bouzid Saal, peintre en bâtiment de vingt ans, tombe. Les manifestants ripostent à coups de pierre - l'ordre du PPA était formel, pas d'armes - un car de gendarmerie survient. Nouveau tir, nouvelles victimes. Les manifestants refluent, se répandent dans la ville. Là, des victimes européennes cette fois, une vingtaine. A noter que le maire de la ville, le socialiste Deluca, a été sans doute tué par la police lors du premier affrontement.
La nouvelle se propage dans tout le Constantinois. Elle engendre une flambée de violence, une révolte paysanne sans merci, que le film rend vivante. Un témoin raconte qu'à Kerrata «on a pris des bidons d'essence pour les faire flamber» en parlant des Français réfugiés dans la poste. Soigneusement recensés par les autorités, cette jacquerie fera 102 victimes. Le rapport des autorités militaires précise (2) qu'il y avait parmi elles «14 militaires dont 3 indigènes»!
Une répression. féroce
La répression va être féroce. Nul ne peut encore aujourd'hui dénombrer les victimes: 1.500 selon le ministre de l'Intérieur de l'époque, le socialiste Tixier, 10.000 selon la BBC, 15.000 d'après les travaux - vite interrompus - de la commission d'enquête présidée par le général Tubert, 45.000 pour Bachir Boumaza, président de la Fondation du 8 Mai 1945.
A Guelma, le sous-préfet Achiary, futur comploteur du 13 mai 1958, arme les civils, forme une milice qui va multiplier meurtres et exactions. On parlait encore dans cette ville des cadavres jetés dans les fours à chaux d'Héliopolis, sept ans plus tard. Le ministre de l'Intérieur devait dénoncer les «exécutions illégales dues à la milice» et «certaines représailles collectives». Mais il n'y eut pas que la milice. Le commandant de la marine de Bône (Annaba aujourd'hui) écrit dans un rapport officiel «tous les douars avoisinant un endroit où s'était commis un meurtre furent brûlés».
Marine, aviation, troupes coloniales furent mises en mouvement et, le 22 mai, une mascarade de reddition fut organisé sur la plage des Falaises. Mais, ce jour-là, 400 hommes furent emmenés vers une destination inconnue, que l'on ne revit jamais!
La presse française d'alors applaudit à la répression à peu d'exceptions près: «Combat», qui publia du 13 au 23 mai des articles d'Albert Camus demandant que l'on exporte en Algérie «le régime démocratique dont jouissent les Français», et «l'Humanité», qui devait très vite condamner des «opérations de représailles parfaitement injustifiées» malgré la censure qui frappe le journal, pratiquement tous les jours, du 15 mai au 1er juin, date à laquelle elle est abolie.
Des censeurs bien indulgents pour les crimes colonialistes, mais qui recherchent la moindre occasion de contester l'attitude du PCF sur ces questions, ont tenté de faire porter une responsabilité aux communistes pour un article du 11 mai et le fait que Charles Tillon ait alors été ministre de l'Air. Un témoignage de Raymonde Tillon dans le film atteste qu'il n'a pas été informé de l'engagement de l'aviation dans la répression et qu'il a protesté dès qu'il l'a su. De plus, le général Weiss, commandant de l'aviation en Algérie, a déclaré le 30 mai 1946 au journal «Liberté» que «M. Tillon n'a jamais donné cet ordre», car, d'ailleurs, ce n'était pas au ministre mais au commandant en chef qu'il appartenait de commander une mission.
Quant à «l'Humanité», elle n'a publié le 11 mai que le communiqué officiel du gouvernement et, nous l'avons vu, a pris position contre la répression dès que celle-ci fut connue en France. On peut discuter des condamnations de «fascisme» portés alors par les communistes, algériens et français, contre le PPA. François Billoux, dans le livre d'Alleg, en parle comme de «déclarations condamnables». Complètement engagés dans la lutte contre l'hitlérisme, les communistes n'ont sans doute pas perçu alors la portée du sentiment national qui allait prendre tant d'importance dans les années cinquante. Domine également le sentiment que la victoire des peuples sur le nazisme va se traduire par des changements démocratiques valables pour tous. Il n'en sera malheureusement rien et les communistes français ne vont pas tarder à prendre toute leur place dans la lutte anticolonialiste.
Mais il est certain que le 8 mai 1945, s'il marque une date historique par l'effondrement de la barbarie nazie, ouvre également une autre époque, celle de la disparition des empires coloniaux et l'accession à l'indépendance de millions d'hommes ».
CLAUDE LECOMTE

(page Facebook de Robert Clément)

Une page sombre de l'histoire du colonialisme français: 8 mai 1945, début des massacres de Sétif
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6 mai 2017 6 06 /05 /mai /2017 19:21
Remember Bobby Sands! -  chef républicain irlandais mort après 66 jours de grève de la faim le 5 mai1981

Le 5 mai 1981, mourait Bobby Sands, député irlandais, prisonnier politique en Grande-Bretagne, en grève de la faim assassiné par Thatcher "Aimez plus fort Comme aimait Bobby Sands"

"Il y a trente six ans, le 5 mai 1981, au terme de soixante-six jours de grève de la faim, mourait Bobby Sands, en Irlande du Nord, dans la prison de Maze. Cette prison, installée sur l’ancienne base de la Royale Air force nommée Long Kesh, fut d’abord un lieu de détention où l’armée britannique pouvait enfermer sans procès tout opposant à sa présence. Ainsi, en 1971, lors de l’opération «Démetrius», 450 hommes des quartiers catholiques de Belfast y furent parqués dans les H Blocks, des bâtiments en forme de H, dans des conditions très rudes. Bobby Sands avait vingt-sept ans. Après lui, dans les jours qui suivirent, moururent neuf autres prisonniers politiques qui, à son exemple, menèrent jusqu’au bout leur mouvement de protestation." Un article de Francis Combes en 2013 dans L'Humanité. 

 

Bobby SANDS, né le 9 mars 1954, mourait il ya 36 ans le 5 mai 1981 après une grève de la faim.
 

Bobby Sands est un personnage connu pour son combat en Irlande du Nord dans les années 80, où il mena une grève de la faim jusqu’à son propre décès. Républicain irlandais et membre de l’IRA, sa lutte à l’encontre du gouvernement londonien et sa perte firent de lui un véritable martyr, avec un impact médiatique fort… Retour sur la vie de Bobby Sands…

Une Jeunesse très vite marquée par le conflit anglo-irlandais
Bobby Sand nait à Newtownabbey en Irlande du Nord, en 1954. Son enfance se déroule dans un climat conflictuel opposant sans cesse catholiques et protestants au travers d’actes de violences.
Très influencé par cette situation, c’est à 18 ans qu’il rejoint l’IRA (en 1972) et connait sa première arrestation de 1972 à 1976, période durant laquelle il est emprisonné.
A sa sortie de prison, Bobby Sands décide de s’impliquer d’avantage dans les actions de l’IRA, devenant ainsi l’un des principaux leaders activistes du mouvement.

Il est cependant arrêté très rapidement, en 1977, pour détention d’arme à feu et attentat.
Bien que l’accusation d’attentat soit rapidement rejetée par le tribunal en charge de son dossier, il est toutefois condamné à 14 ans de prison pour port d’arme prohibé à la prison de Maze (aussi nommée Longh Kesh).

Bobby Sands souhaite être reconnu comme un prisonnier politique
Dans ce centre pénitentiaire, Sands commence alors à écrire des textes politiques engagés, ainsi que quelques poèmes. De nombreux textes de sa composition sont même publiés tout au long de sa détention dans l’An Phoblacht, le journal officiel de l’IRA.
La vie carcérale à Maze est particulièrement difficile, et les tensions entre les prisonniers et les surveillants sont palpables. Dès le début, les prisonniers tentent de protester avec le « Blanket Protest (1976-1981) » et le « Dirty Protest (1978-1981) ». Il s’agit d’une technique de protestation où les prisonniers refusent de se vêtir de l’uniforme de prisonnier et vivent nus, enveloppés dans seulement une couverture. A ce refus de porter l’uniforme s’ajoute ensuite une véritable guerre à l’hygiène, où les prisonniers refusent de se laver, urinent et défèquent partout afin de placer la prison dans un état sanitaire déplorable.
Bobby Sands participe également à cette lutte, mais semble vouloir aller plus loin pour se faire entendre.
Sands organise une Grève de la Faim sans précédent
Conscient du puissant levier médiatique que peut être celui de la grève de la faim, Bobby Sands décide d’organiser une grève de la faim le 1er mars 1980, afin de sensibiliser l’opinion publique aux actions de l’IRA et à l’attitude du gouvernement londonien vis à vis de l’Irlande du Nord. Bobby Sands est alors accompagné par d’autres membres de l’IRA, fermement décidés à aller jusqu’au bout pour se faire entendre, acceptant la possibilité de mourir.
Durant cette grève, la mort d’un député républicain du Fermanagh et du Sud du Tyrone éveille cependant bien des convoitises, et Bobby Sands ne peut s’empêcher de briguer ce poste. Les catholiques proposent alors Sands comme candidat, et est finalement nominé le 9 avril 1981 où il l’emporta sur Harry West.
Face à cette victoire inattendue, le gouvernement londonien décide de contrer Bobby Sands en votant une loi électorale visant à interdire aux prisonniers toute possibilité de rôle politique et de présentation à des élections durant leur incarcération (cette loi est connue sous le nom de Representation of the Peole Act).
Perdant ainsi son siège de député, Bobby Sands décide de poursuivre sa grève de la faim et continuer à protester. Son état se détériore sur une soixantaine de jours, où il perd beaucoup de poids, et connait un fort affaiblissement. Il décède le 5 mai 1981, après 65 jours de grève.
L’annonce de son décès fait la Une des journaux, et provoque alors un immense tollé en Irlande du Nord et dans le reste du Monde, faisant de Bobby Sands et de ses compagnons, de véritables martyrs.
A l’annonce de sa mort, de nombreuses émeutes éclatèrent dans tous les quartiers nationalistes de l’Ulster, et notamment sur Falls Road, à Belfast, où un « murals » (ces fresques à la mémoire des activistes républicains ou loyalistes) lui rend d’ailleurs hommage.
Margaret Thatcher, la « dame de fer » , Premier ministre en Angleterre, déclara cyniquement à la Chambre des Communes : « Monsieur Sands était un criminel condamné. Il a fait le choix de s’ôter la vie. C’est un choix que l’organisation à laquelle il appartenait n’a pas laissé à beaucoup de ses victimes. ».

 

 

L'Irlande au cœur...
100 ans après les Pâques sanglantes irlandaises, 35 ans après la mort de Bobby Sands, hommage aux révolutionnaires Irlandais engagés pour la liberté de leur peuple.

Il y a cent ans, le trois mai 1916, le leader nationaliste irlandais et poète Patrick Pearse était fusillé par les autorités coloniales lors de l'écrasement du soulèvement pour l'indépendance de l'Irlande à Dublin, ce que l'on a appelé les "Pâques sanglantes" irlandaises.

16 exécutions capitales, 3226 arrestations, 1862 internements en Angleterre furent décrétés contre les insurgés.

Le 12 mai 1916, c'était le tour de James Connolly, chef de l'Irish Citizen Army, leader syndicaliste, socialiste et marxiste, d'être exécuté à la prison de Kilmainham à Dublin, assis sur une chaise car il ne tenait plus debout avec ses blessures.

Son fils Roderic Connolly crééra le Parti Communiste Irlandais en novembre 1921.

L'Irlande obtint finalement partiellement son indépendance en 1921 mais ce ne fut qu'une demi-victoire amère puisqu'elle était amputée de la riche et industrielle Ulster, restant sous domination britannique, ce qui ouvrira la voie à des décennies de conflit de décolonisation pour la réunification de l'Irlande.

Il y a 35 ans, le 5 mai 1981, victimes de la politique répressive d'intransigeance coloniale de Margareth Tatcher, Bobby Sands s'éteignait après une nouvelle grève de la faim de 66 jours à la prison de Maze en Irlande du Nord.

Lui et ses neuf camarades détenus que le pouvoir britannique laissa mourrir dans d'atroces souffrances revendiquaient simplement la reconnaissance de leurs droits et de leur statut de prisonniers politiques.

Bobby Sands écrivait quelques temps avant: "J'étais seulement un enfant de la classe ouvrière d'un ghetto nationaliste, mais c'est la répression qui a créé l'esprit révolutionnaire de liberté. Je ne me résoudrai qu'à la libération de mon pays, jusqu'à ce que l'Irlande devienne une république souveraine, indépendante et socialiste."

La fédération du Parti Communiste du Finistère rend aujourd'hui un vibrant hommage au combat anti-colonial de ces courageux militants irlandais engagés de manière inséparable pour la liberté de leur pays et pour un idéal de justice sociale, combat qui est aujourd'hui toujours porté par le Sinn Féin de Gerry Adams, troisième parti du pays incarnant les aspirations sociales et démocratiques contre l'austérité, qui siège au Parlement Européen avec les députés du Front de Gauche, de Die Linke et de Syrisa.

Au-delà d'une certaine proximité culturelle et de la solidarité celtique que ressentent beaucoup de bretons vis-à-vis des Irlandais, les combats populaires pour l'auto-détermination, la liberté opprimée par les puissances coloniales, sont des combats universels qui mobilisent les consciences éprises de justice.

Aujourd'hui, la longue lutte irlandaise contre l'oppression coloniale trouve des prolongements tout aussi héroïques et douloureux dans la résistance des Palestiniens, des Kurdes, des Saharaoui, et de tant d'autres petits peuples sous le joug d'un occupant.

La fédération du Finistère du Parti Communiste

A Brest, le 3 mai 2016

Lire aussi: 

Hommage à l'insurrection irlandaise débutée le lundi de Pâques 1916, il y a cent un an...: aux origines de la liberté de la nation irlandaise

James Connolly, un révolutionnaire irlandais (1868-1916) - par Greg Oxley (blog de La Riposte)

Soviets irlandais : expériences autogestionnaires dans l’Irlande révolutionnaire (1918-1923) (1/2) par Olivier Coquelin

 

 

Remember Bobby Sands! -  chef républicain irlandais mort après 66 jours de grève de la faim le 5 mai1981
Remember Bobby Sands! -  chef républicain irlandais mort après 66 jours de grève de la faim le 5 mai1981
Remember Bobby Sands! -  chef républicain irlandais mort après 66 jours de grève de la faim le 5 mai1981
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3 mai 2017 3 03 /05 /mai /2017 07:30
Jacques Guivarch a en sa possession un lourd héritage à remettre à la descendance d'Albert Rannou : ses dernières correspondances avant son exécution le 17 septembre 1943. © Le Télégrammehttp://www.letelegramme.fr/finistere/pleyber-christ/resistance-les-derniers-ecrits-d-un-guimilien

Jacques Guivarch a en sa possession un lourd héritage à remettre à la descendance d'Albert Rannou : ses dernières correspondances avant son exécution le 17 septembre 1943. © Le Télégrammehttp://www.letelegramme.fr/finistere/pleyber-christ/resistance-les-derniers-ecrits-d-un-guimilien

Jacques Guivarc'h nous avait confié les copies des lettres manuscrites d'Albert Rannou et Paul Monot, fusillés au Mont Valérien, à Alain David et à moi au mois de janvier dernier. Nous les avions publiées intégralement sur le "Chiffon Rouge" et raconté ce que nous savions du contexte de la résistance brestoise, de la vie de ces héros communistes bretons morts pour la France, la liberté, et leurs idéaux du Front Populaire. Un livre est en préparation, qui sera édité chez Skol Vreizh dans quelques mois, avec Dominique Derrien et moi-même à la baguette, sur ces résistants communistes brestois fusillés en septembre 1943. 

Ismaël Dupont. 

 Le Télégramme, Pleyber-Christ, 3 mai 2017 

C'est tout à fait par hasard que Jacques Guivarch a trouvé, dans le tiroir d'une armoire ayant appartenu à son père Jean, une douzaine de lettres, adressées par un jeune résistant guimilien, Albert Rannou, à sa famille jusqu'à son exécution à Fresnes pendant la Seconde Guerre mondiale. L'ancien marbrier morlaisien souhaite maintenant les remettre à la famille Rannou.

La correspondance confiée à un ami sûr


Albert Rannou, maçon et résistant communiste, avait été arrêté en mars 1943 et enfermé à la prison de Rennes avant de rejoindre, en août, Fresnes (Seine-et-Oise). Jusqu'à son exécution le 17 septembre 1943, il écrivait régulièrement à sa famille qui, sans doute par peur d'une fouille et pour les préserver, avait confié ces lettres à une connaissance sûre, Jean Guivarch, qui habitait rue de Brest, à Morlaix, en face de la gendarmerie (il allait lui-même être emprisonné un an). Ce dernier n'en avait jamais parlé à son fils Jacques, né cette même année 1943, qui les a découvertes bien plus tard.

Une dernière lettre avant son exécution en 1943


Jacques Guivarch a lu et relu cette correspondance et, à chaque fois, il en a été bouleversé. Le jeune résistant s'inquiétait moins pour lui que pour ses parents, il évoquait sa vie en détention toujours en positivant.

 « Il est possible d'être heureux même en prison », écrivait-il dans une de ses lettres. Il demandait aussi des nouvelles de la famille et des relations. Mais, en juillet 1943, son ton avait changé car il assistait alors à des tortures perpétrées par la police française. C'est la lettre écrite à ses parents, cinq heures avant son exécution, qui a surtout bouleversé Jacques Guivarch : « Je meurs content car mon sacrifice, j'en ai la certitude, n'aura pas été vain, j'ai lutté durant ma courte existence pour le bonheur des travailleurs et pour que la paix règne en ce monde ».

Retrouver la descendance pour lui remettre cet héritage


Ce n'est que quelques années après sa découverte que Jacques Guivarch a retrouvé la trace du frère d'Albert Rannou, âgé de plus de 80 ans, à Nantes. Il lui a remis les lettres originales en conservant des copies. Cette fois, Jacques Guivarch souhaite rencontrer la descendance d'Albert Rannou et lui transmettre ces écrits.

Un hommage aux résistants morts pour la France lundi


Lundi, sera célébré le 72e anniversaire de la victoire de la Guerre 39-45. Ce sera l'occasion de se souvenir de l'héroïsme des jeunes résistants comme Albert Rannou, entrés dans le maquis pour lutter contre l'envahisseur. Ils ont été nombreux à avoir été assassinés ou déportés dans l'anonymat.
 

 Le Télégramme

 

A lire aussi sur "Le Chiffon Rouge": 

Résistance et répression des communistes brestois de 1939 à 1943 (à partir des souvenirs et des enquêtes d'Eugène Kerbaul, résistant communiste)

Albert Rannou: Lettres de prison d'un résistant communiste brestois né à Guimiliau fusillé le 17 septembre 1943 au Mont-Valérien

Dernière lettre de Paul Monot, résistant brestois fusillé au Mont-Valérien le 17 septembre 1943 avec Albert Rannou et 17 autres résistants brestois dont André Berger et Henri Moreau

Dernière lettre à sa femme de Jules Lesven, dirigeant de la résistance communiste brestoise, ouvrier et syndicaliste à l'Arsenal, fusillé le 1er juin 1943,

Lettre de Joseph Ropars, résistant communiste brestois, écrite à sa mère et à sa soeur le jour de son exécution le 17 septembre 1943 au Mont-Valérien

Lettre à ses parents de la prison de Rennes du résistant communiste brestois Albert Abalain, fusillé au Mont-Valérien le 17 septembre 1943 (fonds d'archives ANACR 29)

Communistes de Bretagne (1921-1945)      

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30 avril 2017 7 30 /04 /avril /2017 19:34
Histoire du Premier mai! - par Robert Clément
Histoire du Premier mai! - par Robert Clément

Histoire du Premier mai !


1884 : Congrès de l’American Federation of Labor


Au IVe congrès de l'American Federation of Labor, en 1884, les principaux syndicats ouvriers des États-Unis s'étaient donné deux ans pour imposer aux patrons une limitation de la journée de travail à huit heures. Ils avaient choisi de débuter leur action un 1er mai parce que beaucoup d'entreprises américaines entamaient ce jour-là leur année comptable.
Arrive le 1er mai 1886. Un grand nombre de travailleurs obtiennent immédiatement satisfaction de leur employeur (près de 200 000 travailleurs). Mais d'autres, moins chanceux, au nombre d'environ 340.000, doivent faire grève pour forcer leur employeur à céder.


Le 3 mai, une manifestation fait trois morts parmi les grévistes de la société McCormick Harvester, à Chicago. Une marche de protestation a lieu le lendemain et dans la soirée, tandis que la manifestation se disperse à Haymarket Square, il ne reste plus que 200 manifestants face à autant de policiers. C'est alors qu'une bombe explose devant les forces de l'ordre. Elle fait une quinzaine de morts dans les rangs de la police.
Trois syndicalistes anarchistes sont jugés et condamnés à la prison à perpétuité. Cinq autres sont pendus le 11 novembre 1886 malgré des preuves incertaines (ils seront réhabilités plusieurs années après).
Sur une stèle du cimetière de Waldheim, à Chicago, sont inscrites les dernières paroles de l'un des condamnés, Augustin Spies :«Le jour viendra où notre silence sera plus puissant que les voix que vous étranglez aujourd'hui»


Manifester pour la journée de 8 heures
Trois ans après le drame de Chicago, la IIe Internationale socialiste réunit à Paris son deuxième congrès. Celui-ci se tient au 42, rue Rochechouart, salle des Fantaisies parisiennes, pendant l'Exposition universelle qui commémore le centenaire de la Révolution française. Les congressistes se donnent pour objectif la journée de huit heures (soit 48 heures hebdomadaires, le dimanche seul étant chômé), sachant que jusque-là, il était habituel de travailler dix ou douze heures par jour (en 1848, en France, un décret réduisant à 10 heures la journée de travail n'a pas résisté plus de quelques mois à la pression patronale).
Le 20 juin 1889, sur une proposition de Raymond Lavigne, ils décident qu'il sera«organisé une grande manifestation à date fixe de manière que dans tous les pays et dans toutes les villes à la fois, le même jour convenu, les travailleurs mettent les pouvoirs publics en demeure de réduire légalement à huit heures la journée de travail et d'appliquer les autres résolutions du congrès. Attendu qu'une semblable manifestation a été déjà décidée pour le 1er mai 1890 par l'AFL, dans son congrès de décembre 1888 tenu à Saint Louis, cette date est adoptée pour la manifestation.»
Le 1er mai 1891, à Fourmies, une petite ville du nord de la France, la manifestation rituelle tourne au drame. La troupe équipée des nouveaux fusils Lebel et Chassepot tire à bout portant sur la foule pacifique des ouvriers. Elle fait dix morts dont 8 de moins de 21 ans. L'une des victimes, l'ouvrière Marie Blondeau, habillée de blanc et les bras couverts de fleurs, devient le symbole de cette journée
 

Avec le drame de Fourmies, le 1er mai s'enracine dans la tradition de lutte des ouvriers européens.
 

Quelques mois plus tard, à Bruxelles, l'Internationale socialiste renouvelle le caractère revendicatif et international du 1er mai.
 

L'horizon paraît s'éclaircir après la Première Guerre mondiale. Le traité de paix signé à Versailles le 28 juin 1919 fixe dans son article 247«l'adoption de la journée de huit heures ou de la semaine de quarante-huit heures comme but à atteindre partout où elle n'a pas encore été obtenue».
Les manifestations rituelles du 1er mai ne se cantonnent plus dès lors à la revendication de la journée de 8 heures. Elles deviennent l'occasion de revendications plus diverses. La Russie soviétique, sous l'autorité de Lénine, décide en 1920 de faire du 1er mai une journée chômée. Cette initiative est peu à peu imitée par d'autres pays... L'Allemagne nazie va encore plus loin: Hitler, pour se rallier le monde ouvrier, fait, dès 1933, du 1er mai une journée chômée et payée.
Le 1er mai en France


En France, dès 1890, les manifestants du 1er mai ont pris l'habitude de défiler en portant à la boutonnière un triangle rouge. Celui-ci symbolise la division de la journée en trois parties égales : travail, sommeil, loisirs.
Le triangle est quelques années plus tard remplacé par la fleur d'églantine. En 1907, à Paris, le muguet, symbole du printemps en Île-de-France, remplace cette dernière. Le brin de muguet est porté à la boutonnière avec un ruban rouge.


Le 23 avril 1919, le Sénat français ratifie la journée de huit heures et fait du 1er mai suivant, à titre exceptionnel, une journée chômée.


Dans l’histoire du 1er Mai, l’année 1936 est certainement une des plus importantes. Plusieurs événements vont la marquer. D’abord dès le mois de mars se tient du 2 au 6 mars le congrès au cours duquel la Cgt se réunifie. Ensuite la manifestation du 1er Mai tombe deux jours avant les élections législatives qui vont porter au pouvoir les forces politiques du Front populaire et porter à la tête du gouvernement français le leader socialiste Léon Blum. Enfin après un mouvement de grève mémorable sont signés en juin les accords de Matignon qui légalisent la semaine de quarante heures, les congés payés ainsi que les conventions collectives.

L’année suivante le 1er Mai 1937 aura lieu sans doute la plus grande manifestation jamais organisée en France.


1941 : la fête du Travail
C'est pendant l'occupation allemande, le 24 avril 1941, que le 1er mai est officiellement désigné comme la Fête du Travail et de la Concorde sociale et devient chômé. Cette mesure est destinée à rallier les ouvriers au régime de Vichy. Son initiative revient à René Belin. Il s'agit d'un ancien dirigeant de l'aile socialiste de la CGT (Confédération Générale du Travail) qui est devenu secrétaire d'État au Travail dans le gouvernement du maréchal Pétain.
À cette occasion, la radio officielle ne manque pas de préciser que le 1er mai coïncide avec la fête du saint patron du Maréchal, Saint Philippe (aujourd'hui, ce dernier est fêté le 3 mai) !


1947 : journée chômée
En avril 1947, sur proposition du député socialiste Daniel Mayer et avec l’accord du ministre du Travail, le communiste Ambroise Croizat, le 1er Mai devient dans toutes les entreprises publiques et privées un jour chômé et payé. Autrement dit, le 1er mai n'est toujours pas désigné officiellement comme Fête du Travail. Cette appellation n'est que coutumière....
 

1954 : les manifestations sont interdites
Alors que la guerre d’Indochine se termine pour les autorités françaises avec la partition du Vietnam, une autre guerre, une guerre sans nom commence en Algérie. Elle va durer huit ans.
Dès lors les manifestations seront interdites dans Paris. Celle du 1er Mai 1954 se transformera en un rassemblement sur la pelouse de Reuilly. Il faudra attendre quinze années c’est-à-dire 1968 pour qu’à l’initiative de la Cgt, à nouveau, le monde du travail se donne rendez-vous dans les rues de Paris pour défiler un 1er Mai. Le cortège partira de la République pour se rendre à la Bastille symbole des libertés recouvrées.
 

Depuis, les cortèges du 1er Mai ont connu des fortunes diverses. La manifestation les plus importantes de l’après-mai 1968 fut probablement celle de 1975, qui fut prétexte à fêter la fin de la guerre de Vietnam, et celle de 2002, pour lutter contre le Front National présent au second tour de l’élection.

Histoire du Premier mai! - par Robert Clément
Histoire du Premier mai! - par Robert Clément
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29 avril 2017 6 29 /04 /avril /2017 10:01
Dimanche 30 avril: Journée nationale des victimes de la déportation! Souvenons-nous en!

Dimanche 30 avril : Journée nationale des victimes de la déportation ! Souvenons-nous !

Chaque dernier dimanche d’avril est dédié à la célébration de la mémoire des victimes de la déportation dans les camps de concentration et d’extermination nazis lors la Seconde Guerre mondiale.

« En cette journée dédiée au souvenir de la libération des camps nazis de concentration et d’extermination, nos pensées vont d’abord vers les souffrances de celles et ceux qui y sont morts. 
Nous voulons aussi rendre hommage aux déportés qui, grâce à la solidarité face à la tyrannie, ont survécu malgré l’horreur de leur situation. 
Sans équivalent dans l’Histoire, ces camps de la mort avaient pour principe la supériorité de la « race aryenne » et pour conséquence l’élimination de leurs opposants et l’éradication par des méthodes de mort industrielle de plusieurs millions de femmes, d’hommes et d’enfants. 
En 1946, le procès de Nuremberg, fondé en partie sur le témoignage des déportés a permis d’élaborer la notion juridique de crime contre l’humanité, suivie en 1948 de la Déclaration universelle des Droits de l’Homme adoptée par les Nations Unies. 
Les déportés pouvaient donc penser que les tragédies qu’ils avaient vécues ne se reproduiraient pas. 
En ces temps d’inquiétude et de menace pour l’avenir de l’humanité, il convient de dénoncer toutes les doctrines de haine, de racisme et toutes les violations des libertés fondamentales dont tout être humain doit pouvoir se prévaloir. 
Notre hommage d’aujourd’hui n’aurait pas de sens si nous ne prenions pas l’engagement de poursuivre la lutte pour la liberté et la solidarité entre les peuples, conquêtes fragiles qu’il faut défendre sans faiblesse. 
C’est l’éducation aux valeurs civilisatrices de paix et d’humanité, l’enseignement de la morale de l’engagement et du devoir civique à l’école qui constituent les plus belles promesses de liberté, d’égalité et de fraternité en France et dans le monde. »

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25 avril 2017 2 25 /04 /avril /2017 18:58
Il y a 80 ans, le 26 avril 1937: le bombardement de Guernica. "De Guernica, il ne reste que 5 maisons" (Gabriel Peri)

26 avril 1937 : Bombardement de Guernica - repris à la page Facebook de Robert Clément
 

Le 3 juillet 2004, L’Humanité publia l’article signé de Gabriel Péri écrit le 29 avril 1937, sous ce titre : « De Guernica, il ne reste que cinq maisons ! »

 

« L'effroyable récit d'un journaliste anglais sur " ce raid sans parallèle dans l'histoire militaire " : malades éventrés dans un hôpital, un prêtre mitraillé au moment où il sauvait un enfant, l'amas des corps déchiquetés de cinquante femmes dans une rue... On lira plus loin l'hallucinant compte rendu que publie le correspondant du Times à Biscaye sur la tragédie de Guernica. Le fascisme italien et le fascisme allemand nous avaient habitués à des horreurs sans nom. Se souvenir de Badajoz, se souvenir de Malaga et des descriptions que conte le livre si puissant de M. Arthur Koestler, l'Espagne ensanglantée. Le Times et tous les journaux anglais commentent des événements dans des articles extrêmement sévères dont, hélas, nous ne trouvons pas l'équivalant dans la presse française. Le Times parle des " avions allemands de Mola ".
Le gouvernement français sait que les antifascistes du monde entier ont parfaitement discerné les responsables du massacre du Guernica : " Le massacre n'a été possible que parce que la politique de non-intervention a été, de fait, celle de l'intervention fasciste tolérée. "
Des femmes et des enfants ont péri dans les flammes parce que la France et la Grande-Bretagne ont laissé Hitler et Mussolini transporter en Espagne des bombes incendiaires.
Et comme le Duce veut venger la défaite de Guadalajara, ces transports se poursuivront. La décision en a été prise formellement ces jours-ci par Goering et Mussolini au cours de leur rencontre. " À Guernica, l'ordre de bombardement a été donné par l'état-major allemand. Il a été exécuté par 120 avions allemands. "
M. Delbos s'imagine-t-il qu'il lui suffira tout à l'heure, pour justifier sa politique devant la commission des affaires étrangères, de dire que le contrôle fonctionne sur les côtes d'Espagne ?
Le gouvernement français, si tant est qu'il ait pu jusqu'ici, ne peut plus plaider l'ignorance.
Mola a annoncé hier que l'armée rebelle et interventionniste était décidée à " raser Bilbao comme elle a incendié Guernica ".
L'Allemagne hitlérienne veut transformer la Biscaye en un monceau de ruines.
Il y a quinze jours, del Vayo a annoncé - mais M. Delbos et M. Eden ont fait semblant de ne pas entendre - que l'Italie et l'Allemagne utiliseraient les navires contrôleurs et les gaz asphyxiants contre les villes républicaines. Une note du gouvernement espagnol confirme que les hydravions des navires contrôleurs coopèrent ouvertement avec les unités rebelles, et le sous-marin allemand U35 arrête les navires gouvernementaux. Très exactement, comme nous en avions avisé par avance M. Delbos !
Si placées devant ces menaces, si prévenues de ce plan infernal, la France et la Grande-Bretagne se croisent les bras, elles mériteront d'être accusées de complicité. On dira : la Biscaye est en flammes parce que des gouvernements ont eu la lâcheté d'être complices des incendiaires ; comme on a dit : Mussolini a vaincu à Addis-Abeba parce que la complicité de la France de Laval a appuyé l'action de l'ypérite.
Et la colère légitime des antifascistes se retournera, non point seulement contre ceux qui lancent des bombes, mais contre ceux qui ont toléré que les bombes parvinssent en Espagne.
Encore un coup ; le bombardement des villes ouvertes, le massacre d'un peuple, et ce qui revient au même, la tolérance de ces massacres, ce n'est pas la paix, c'est son contraire.
Les gouvernements qui se sont illustrés par ces pratiques n'ont jamais dans l'histoire mérité le titre de sauveurs de la paix : on les a traités de coupables et de complices et ils ont mérité de tout temps, et à juste raison, la réprobation publique.
Monsieur le ministre des Affaires étrangères doit être reçu tout à l'heure par la commission des affaires étrangères. Cette audition ne servirait à rien si elle ne nous fournissait pas une réponse aux questions suivantes :
- La France estime-t-elle que le bombardement d'une ville ouverte espagnole par 120 avions allemands, sur l'ordre de l'état-major allemand, est ou n'est pas un acte d'agression prévu et puni par le pacte de la SDN ?
- La France estime-t-elle que ce bombardement allemand, survenant le 27 avril, constitue ou non une violation de l'accord de non-intervention ?
- La France estime-t-elle que le contrôle naval, qui permet aux unités allemandes et italiennes de bombarder les côtes espagnoles, constitue ou non le plus grand danger pour la paix ?
Nous attendons la réponse. Nous attendons de savoir si le programme de paix du Rassemblement populaire, revu et corrigé par M. Yvon Delbos, s'énonce ainsi : " Complicité avec l'agresseur, dénonciation au profit des fauteurs de coups de force du droit international. Complaisance active envers les ennemis de la démocratie. Affamement des pays victimes d'une agression. Latitude donnée aux agresseurs de bombarder les côtes des pays attaqués. Application immédiate et automatique des sanctions des États victimes de l'agression ».
 

Gabriel Péri

 

 

 

15 décembre 1941: Gabriel Péri et Lucien Sampaix liquidés par les nazis avec la complicité du gouvernement de Vichy

Il y a 80 ans, le 26 avril 1937: le bombardement de Guernica. "De Guernica, il ne reste que 5 maisons" (Gabriel Peri)
Il y a 80 ans, le 26 avril 1937: le bombardement de Guernica. "De Guernica, il ne reste que 5 maisons" (Gabriel Peri)
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