Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
5 janvier 2018 5 05 /01 /janvier /2018 09:20
Laurent Baudry, de l'association La Minoterie/À pleine voix, Daniel Fleury, journaliste du web magazine Kedistan et Naz Öke, journaliste fondatrice de Kedistan.

Laurent Baudry, de l'association La Minoterie/À pleine voix, Daniel Fleury, journaliste du web magazine Kedistan et Naz Öke, journaliste fondatrice de Kedistan.

Les toiles originales de Zehra Dogan, artiste et journaliste kurde de 28 ans emprisonnée en Turquie, sont exposées à partir de ce week-end à Traon-Nevez, au Dourduff-en-Mer. C'est la première date d'une tournée internationale de ces oeuvres fortes et sans filtre, témoignage de la souffrance et de la résistance du peuple kurde. Expo, débats, et projections jusqu'au 21 janvier. 

L'exposition « Les yeux grands ouverts » est co-organisée dans le pays de Morlaix par le Plourinois Laurent Baudry, de l'association La Minoterie/À pleine voix (lire ci-dessous) et Naz Öke et Daniel Fleury, journalistes à Kedistan, un site d'information basé à Angers qui traite de la Turquie et du Moyen-Orient. C'est en 2016, à l'occasion du Festival de cinéma de Douarnenez, qu'ils se sont tous les trois rencontrés, et qu'est ainsi né le projet.

« Invitée absente » du festival de cinéma de Douarnenez


Zehra Dogan, fondatrice de l'agence féministe Jinha (qui signifie « femme et information »), militante citoyenne qui se bat pour retrouver ses racines et sa culture kurde, était alors l'invitée du festival. Finalement, la jeune femme y sera « l'invitée d'honneur absente », car incarcérée le 21 juillet 2016 dans son pays, la Turquie, à cause de la publication d'un dessin et de la photo d'une enfant qui déplorait par quelques mots sur une feuille blanche : « On tire sur nous, laissez-nous retourner à l'école ».

Des toiles fortes et audacieuses


Elle passe alors 141 jours de détention provisoire dans la prison des femmes du village de Mardin. Une incarcération pendant laquelle les geôliers autorisent Zehra, diplômée des Beaux-Arts, à s'exprimer par la peinture. Elle se lance alors dans toute une série de portraits sur les femmes en milieu carcéral, des peintures audacieuses de corps très dénudés, qui échappent au filtre de la censure et donneront lieu à une première exposition, sobrement intitulée « 141 », dans un supermarché désaffecté d'une petite ville turque. La journaliste Naz Öke se prend d'affection pour la jeune femme et son combat pour la culture kurde, touchée par « la tendresse énorme qui découle de ses personnages ».

 

 Elle se rapproche de Laurence Loutre-Barbier, une éditrice lyonnaise de livres d'arts pour concevoir bénévolement un livre sur Zehra, et une exposition itinérante et internationale de ses oeuvres.

Deux ans, 9 mois et 22 jours


Sa peine effectuée, Zehra Dogan est temporairement libre, et se cache à Istanbul en attendant sa condamnation définitive. Une période prolifique pendant laquelle elle peint énormément pour parler des massacres auxquels elle assiste. Laurence Loutre-Barbier en profite pour se rendre en Turquie et parvient à exfiltrer illégalement, cachées dans un rouleau, une cinquantaine de ses toiles ainsi que les textes rédigés par la jeune Kurde, pour les ramener en France. Le 12 juin 2017, le jour même où Naz Öke travaillait à photographier en studio les toiles pour le livre, elle apprend que Zerah Dogan, condamnée à deux ans, 9 mois et 22 jours d'emprisonnement, vient d'être arrêtée. Dans la prison de haute sécurité de Diyarbakir, plus question de loisirs. Zehra réalise alors que toutes les solutions alternatives pour dessiner sont sous sa main. Elle continue de peindre, en cachette, sur des journaux ou papiers d'emballage, en utilisant du bout des doigts le jaune du curcuma, le rouge du sang des femmes... La plupart des dessins sont détruits par ses gardiens mais elle parvient à correspondre avec Naz Öke dont elle reçoit parfois les lettres.

Vente aux enchères des toiles


En prison, elle poursuit son combat par des lectures, débats avec ses codétenues dont elle rédige les récits de vie. Témoignage de ces leçons d'existence, les toiles de Zehra présentées à Traon-Nevez s'exposeront ensuite à Paris, Londres et New York. Des reproductions seront vendues aux enchères le dimanche 21 janvier, au profit des enfants de prisonniers et des familles dont les villes ont été rasées. Laurent Baudry lance d'ailleurs un appel aux artistes locaux qui voudraient eux aussi mettre leurs créations aux enchères. 

Renseignements 
Contact et programme complet des rencontres sur kedistan.fr
 

Zehra Dogan. Les yeux grands ouverts (Le Télégramme, Morlaix, Sophie Guillerm, 5 janvier 2017)
Zehra Dogan. Les yeux grands ouverts (Le Télégramme, Morlaix, Sophie Guillerm, 5 janvier 2017)
Partager cet article
Repost0
29 décembre 2017 5 29 /12 /décembre /2017 09:52
Démographie: une évolution à la baisse à Morlaix et dans le pays de Morlaix en 2010 et 2015 (Le Télégramme, 28 et 29 décembre 2017)

Moins 158 habitants dans le Pays de Morlaix. C'est ce qu'attestent les derniers chiffres de l'Insee sur l'évolution de la population entre 2010 et 2015. Paradoxe, les petites communes attirent quand la population des grandes chute, avec Morlaix qui passe sous les 15.000. 

1. Morlaix : le passage en dessous des 15.000. Le cap a été passé l'année dernière. Morlaix n'a plus « que » 14.830 habitants. Si la ville reste la plus peuplée du territoire, il est bien loin le temps où la cité du Viaduc comptait, en 1982, 18.348 habitants. Une baisse qui est donc entamée depuis plusieurs années mais qui se confirme avec la perte de 591 Morlaisiens de 2010 à 2015. Un chiffre qui fait de Morlaix la ville ayant perdu le plus d'habitants sur le territoire. Petite consolation, la ville n'a perdu que sept habitants entre 2014 et 2015. Ses communes voisines, Plourin-lès-Morlaix et Saint-Martin-des-Champs, sont entraînés dans la chute. Avec respectivement moins 80 et moins 111 habitants entre 2010 et 2015. 

2. Le Pays de Morlaix négatif. Avec seulement -0,03 % d'évolution moyenne de la population par an, de 2010 à 2015, le nombre d'habitants du Pays de Morlaix n'évolue presque pas. Mais si, de 2009 à 2014, le territoire composé de 60 communes avait gagné 122 habitants, la dynamique s'inverse depuis trois ans. Entre 2012 et 2013, 23 habitants de moins, 122 entre 2013 et 2014... Pour arriver à une perte totale de 248 habitants (entre 2010 et 2015). 

3. Les principales communes en baisse. 
Morlaix (moins 591 habitants), Landivisiau (88), Saint-Pol-de-Léon

 

(320), Saint-Martin-des-Champs  (111)... Les principales communes du territoire voient leur population baisser. Seule exception, Plouigneau, qui enregistre une hausse de 148 habitants (3,1 % par an).

4. Les petites communes en progression. La palme des progressions les plus importantes est attribuée aux petites communes, dont Trézilidé qui arrive en tête, en passant de 277 à 350 (une croissance de 26,4 %), devant Lanhouarneau dont la population passe de 1.165 à 1.323 (13 %). 
5. Des communes proches de la RN12 qui attirent.

 Bodilis a vu sa population augmenter de 33 habitants, Guiclan de 230, Plouégat-Moysan de 53 et Sainte-Sève de 116 habitants. Toutes ces communes ont un point commun : elles profitent de la RN12 reliant Morlaix à Brest. Un axe incontournable pour certains travailleurs.
6. Le littoral délaissé.
Les chiffres de l'Insee confirment la perte de vitesse des communes littorales. Locquirec, la plus forte chute, en terme de pourcentage, du Pays de Morlaix, a vu sa population diminuer de 129 habitants (8,7 %), Roscoff de 272 (7,5 %), l'île de Batz de 37 (7,3 %) et Plougasnou de 213 (6,8 %).

Voici l'évolution de la population du pays de Morlaix entre 2010 et 2015, commune par commune. Elles (les 60) sont réparties par secteur, de la plus importante en nombre d'habitants à la moins peuplée. 

1. Territoire de Morlaix communauté. 1. Morlaix, 14.830 (-591). 2. Plouigneau, 4.901 (+148). 3. Saint-Martin-des-Champs, 4.648 (-111). 4. Plourin-lès-Morlaix, 4.368 (-80). 5. Plougonven, 3.439 (+146). 6. Carantec, 3.149 (-40). 7. Pleyber-Christ, 3.076 (+6). 8. Saint-Thégonnec Loc-Eguiner, 3.016 (+48). 9. Plougasnou, 2.999 (-213). 10. Taulé, 2.985 (+56). 11. Lanmeur, 2.187 (+16). 12. Plouezoc'h, 1.591 (+6). 13. Locquirec, 1.347 (-129). 14. Guerlesquin, 1.343 (-26). 15. Henvic, 1.321 (+23). 16. Plounéour-Ménez, 1.251 (-14). 17. Plouégat-Guérand, 1.081 (+1). 18. Garlan, 1.045 (+55). 19. Sainte-Sève, 987 (+116). 20. Guimaëc, 970 (+18). 21. Locquénolé, 791 (-17). 22. Plouégat-Moysan, 701 (+53). 23. Le Cloître-Saint-Thégonnec, 663 (+28). 24. Saint-Jean-du-Doigt, 636 (+19). 25. Botsorhel, 425 (-38). 26. Lannéanou, 381 (+21). 27. Le Ponthou, 173 (+9). 

Partager cet article
Repost0
22 décembre 2017 5 22 /12 /décembre /2017 07:16
photo Le Télégramme

photo Le Télégramme

 

Les éclairages nocturnes, comme ici à la gare, ont été pointés du doigt par les élus de l'opposition, mercredi soir.

À la toute fin d'un conseil municipal qui aura duré trois heures et demie, l'opposition a réclamé que la municipalité s'engage dans une démarche vertueuse en réduisant l'éclairage nocturne. « On y travaille depuis un bon moment », a répondu la majorité, qui s'est engagée à obtenir un label. 

« Alors que l'heure est aux économies, pourquoi ne pas supprimer les lumières inutiles ? » C'est en ces termes que Jean-Pierre Cloarec a questionné la majorité, mercredi, en fin de conseil. « De nombreuses communes en France se sont engagées dans une démarche vertueuse en éteignant l'éclairage entre 23 h et 6 h le matin. Pourquoi la ville de Morlaix ne pourrait-elle pas à la fois réaliser des économies et réfléchir à une meilleure qualité de vie pour ses habitants ? », a poursuivi l'élu d'opposition en citant quelques exemples : « Qui utilise à pied les venelles et voies secondaires dans la nuit ? À la gare, onze luminaires en façade éclairent le ciel, sans oublier la multitude de lampes sur les pylônes qui permettent de lire le journal en pleine nuit alors qu'il n'y a pas de voyageurs entre 23 h et 6 h ! ». « Je ne demande pas d'interdire l'éclairage partout, mais de mesurer là où il est nécessaire. Il y a plein d'endroits où il y a des solutions.

 

 Et quand on sait que la majorité des cambriolages et méfaits se produisent de jour, l'éclairage ne constitue qu'un alibi faussement sécuritaire », a conclu Jean-Pierre Cloarec.

Variateurs de puissance et horloges


« Éteindre augmente le sentiment d'insécurité », lui a répondu Jean-Charles Pouliquen, en évoquant les enjeux complexes (financier, santé publique, environnement) qui entourent cette problématique. « On estime qu'un lampadaire cause la mort de 5.000 insectes par nuit », a argumenté l'adjoint chargé de l'environnement, en soulignant que la ville travaille depuis longtemps sur cette question de l'éclairage public. « On a réalisé un état des lieux il y a un an. On a supprimé les lumières qui éclairaient le ciel, on a mis en place des variateurs de puissance dans certaines zones et des horloges vont permettre d'adapter l'éclairage en fonction de la luminosité. D'autres solutions sont à l'étude. Quant à la gare, je m'engage à être votre porte-parole auprès de Morlaix communauté afin que son plan énergie climat soit respecté », a détaillé Jean-Charles Pouliquen, en précisant que la ville s'est engagée à décrocher le label ville étoilée. Un dossier sera déposé à l'automne prochain.
 

Morlaix: Conseil Municipal, suite: éclairage public, vidéo-surveillance, Morlaix-Wurselen, stationnement payant (Le Télégramme, 22 décembre 2017)
Partager cet article
Repost0
21 décembre 2017 4 21 /12 /décembre /2017 20:33
Compte rendu du Conseil Municipal du 21 Décembre par Delphine Van Hauwaert et Jennifer Pinel, Ouest-France. Une petite partie seulement des débats et des interventions y est reprise mais l'article fait référence à nos interventions, à Jean-Pierre Cloarec et à moi, contre 80 000€ d'investissement dans la vidéo-surveillance.

Compte rendu du Conseil Municipal du 21 Décembre par Delphine Van Hauwaert et Jennifer Pinel, Ouest-France. Une petite partie seulement des débats et des interventions y est reprise mais l'article fait référence à nos interventions, à Jean-Pierre Cloarec et à moi, contre 80 000€ d'investissement dans la vidéo-surveillance.

Partager cet article
Repost0
21 décembre 2017 4 21 /12 /décembre /2017 06:23
photo Le Télégramme

photo Le Télégramme

Il a beaucoup été question de gros sous, hier, en conseil municipal - le dernier de l'année -, les élus devant en effet voter le budget primitif 2018 de la ville. Mais aussi de cohérence, majorité et opposition jugeant que l'autre camp en manquait cruellement. 

C'est devant une salle du conseil où quelques élus manquaient à l'appel (ils avaient donné procuration), qu'un mois après le débat d'orientations budgétaires, Alain Tigréat, adjoint aux finances, a présenté le budget primitif 2018 de la ville. En section fonctionnement, ce dernier s'équilibre en recettes et en dépenses à hauteur de 22,35 M€. Soit 300.000 € de moins que le précédent budget, obligation de l'État faite aux communes de réduire leurs dépenses oblige. Les principales recettes viennent des impôts et taxes, qui représentent 62,7 % du total (un peu plus de 14 M€). La dépense la plus importante se situe dans les charges de personnel (10,35 M€, soit 43,3 %).

8,78 M€ d'investissements


Si on regarde de plus près les programmes d'actions, on remarque que près de 7,64 M€ sont consacrés aux services généraux et aux administrations publiques locales (34,2 %), 1,19 M€ à l'enseignement et la formation (18,8 %) et 3,96 M€ à l'aménagement et service urbain, environnement (17,7 %). Le plus petit budget revient à l'action économique (18.300 €, soit 0,1 %). Du côté des investissements, la ville va engager pas moins de 8,78 M€, dont près de 7,28 € en dépenses d'équipements. Notamment 1,7 M€ pour l'aménagement des espaces publics et 2,8 M€ dans le patrimoine bâti (dont 1,7 M€ pour le seul musée des Jacobins). Ces investissements seront financés à 62,9 % par l'emprunt et à 21, 7 % par des subventions. Et ce dans un contexte de nouvelle baisse des dotations de l'État et d'une stabilité de la fiscalité locale voulue par la ville : taxe d'habitation et sur le foncier non bâti stables ; taxe sur le foncier bâti en baisse d'1 %.

 

 

Le centre-ville : une priorité


Sans vouloir refaire le débat du mois dernier, l'opposition, par la voix de Jean-Paul Vermot, a remis le sujet du Grand Morlaix sur la table, expliquant qu'il fallait un comité de pilotage et une approche collective sur la revitalisation du centre-ville. Accord d'Agnès le Brun, qui a estimé qu'il fallait « aller plus vite, plus loin et ensemble », tout en jugeant que le sujet nécessitait néanmoins de la cohérence. Or, « les positions sont souvent à géométrie et géographie variables ». Jean-Pierre Cloarec, quant à lui, est revenu sur quelques points de détails, soulignant surtout qu'il était difficile de s'y retrouver en raison des transferts de budgets, pourtant décidés pour plus de clarté. Et de demander, lui aussi, que la question du centre-ville soit désormais considérée comme la priorité nº1. « C'est une question de survie, car si la ville centre décline, c'est tout le territoire qui en pâti. » Cohérent. C'est finalement Ismaël Dupont qui s'est montré le plus virulent, jugeant qu'il n'y avait « pas de ligne directrice dans ce budget pour faire face au défi de perte de population de la ville. »

« Les discours changent pas les actes »


Moyennant quoi, l'opposition a voté en bloc contre ce budget « sans vision d'avenir ». Ce qui a eu le don d'agacer Agnès Le Brun. « Vous formulez le souhait que l'on travaille ensemble mais vous prouvez le contraire avec votre vote », a réagi le maire. Quelques minutes plus tard, elle est revenue à la charge à l'occasion de la présentation de son rapport d'activité de vice-présidente de Morlaix Communauté. « On veut le Grand Morlaix mais on ne donne qu'une seule vice-présidence à la ville centre. Les discours changent, pas les actes. » « Mais vous n'avez même pas voté le dernier budget de Morlaix Communauté. La cohérence doit aussi être de votre côté », lui a rétorqué Jean-Paul Vermot. Match nul, balle au centre.
 

Musée. Déjà 900.000 € de dépassement !

La réhabilitation du musée des Jacobins est arrivée en toute fin de conseil sur le tapis. Ou plus exactement sur la table. Si bien que l'opposition a vertement réagi, s'agaçant de prendre connaissance des éléments en conseil, s'agissant du plus lourd investissement de la ville. Mais elle a surtout pointé un dépassement de l'enveloppe de l'ordre de 900.000 € pour les phases 1 et 3, « alors que les travaux n'ont pas encore commencé ». Soit une augmentation de 16,63 %. Le coût total du projet va donc passer de 13 à 14 M€ TTC.

 

Deux imprévus


Regrettant le retour très tardif en mairie des documents nécessaires à la rédaction de la délibération, Agnès Le Brun a expliqué ce dépassement par deux imprévus : des fondations spéciales et la création d'une mezzanine dans l'église. Et de souligner que d'autres dépassements plus importants avaient déjà été votés « sans sourciller ». « Bien sûr qu'il y a toujours des dépassements sur les travaux. Mais là, c'est quand même près d'1 M€ de surplus ! Si encore ce chantier s'insérait dans un projet global pour le centre-ville, j'aurais pu m'engager. Mais là, non », a reproché Jean-Paul Vermot, qui s'est abstenu, tout comme les sept autres élus de l'opposition. « J'aurais aimé que vous déployiez autant d'énergie pour le coût élevé de la passerelle de la gare », lui a répondu Agnès Le Brun, en précisant que ce million d'euros complémentaire ne va pas être supporté uniquement par la ville. » La Drac abondera à hauteur de 120.000 €, a précisé le maire. Reste à combler la différence. À l'origine, la part de la ville s'élevait à 5 M€.

Quelques subventions


Par ailleurs, toujours concernant le musée, une subvention de fonctionnement de 68.440 € dans le cadre du projet culturel 2018 qui accompagne la fermeture pour travaux du site des Jacobins. La ville a également décidé d'inscrire 25.000 € dans le budget primitif 2018 afin de financer les travaux de conservation préventive des oeuvres conservées au musée. Enfin, une convention a été signée avec la Fondation de France pour le dépôt au musée de quatre peintures et 62 dessins de l'artiste Camille Bryen.
Rues de Kermadiou et du Château : près de 368.000 € pour conforter les talus
Suite à des éboulements et glissements de terrains survenus au départ des talus, rues de Kermadiou et du Château, la municipalité souhaite réaliser des travaux de confortement de ces talus afin de mettre en sécurité les abords de ces deux rues. Sur la base des diagnostics géotechniques réalisés par la société Arcadis, de Quimper, une double mission a été confiée à la société Géolithe Grand Ouest, de Pacé (35) : la rédaction des pièces techniques du marché de travaux de confortement des talus et l'analyse des offres ; le visa des études d'exécution et la supervision des travaux. Le montant prévisionnel des travaux est de 127.818,36 € pour la rue de Kermadiou ; 239.946,36 € pour celle du Château. Soit un total de 367.764,72 € TTC.
Plus d'1 M€ de subventions aux associations culturelles
Un total de 1.048.231 € de subventions aux associations culturelles subventionnées ont été votées hier soir par le conseil. À une exception près, les montants sont identiques à ceux votés l'an dernier. Centre social du Plateau Carré d'As, 53.904 € + 1.000 € pour l'organisation d'une fête de fin d'année; Centre social Ti an Oll - Kernéguès, 10.200 €; Bretagne Vivante, 17.575 €; accueil de loisirs sans hébergement (ALSH) La Récré, 67.320 €; Morlaix Animation Jeunesse (Maj), 83.946 €; Office des retraités et personnes âgées de Morlaix (Orpam), 45.166 €; Wart, 16.000 € de fonctionnement, 4.000 € de participation aux navettes pendant le festival Panoramas et 25.420 € de participation à l'organisation dudit festival; Les Moyens du Bord, 27.000 €; Théâtre du Pays de Morlaix, 522.000 €; Théâtre de l'Entresort, 8.200 €; Cinéma Art et Essai La Salamandre, 15.000 €; Maison des Jeunes et de la culture (MJC), 136.500 € (+ 1.500 € par rapport à l'an passé) et enfin l'Espace des Sciences, 15.000 €. À noter qu'en toute fin de séance, une subvention exceptionnelle complémentaire de 50.000 € a été attribuée au Théâtre du Pays de Morlaix pour l'exercice 2017.
La séance en bref
Frelons asiatiques. Tout comme Morlaix communauté l'a fait lundi, la ville va poursuivre le dispositif d'aide à la destruction des nids de frelons asiatiques. Concrètement, une aide maximale de 100 € pourra être reversée à chaque particulier. Acquisition d'un terrain. La ville a acquis un terrain non construit de 16 m² situé 6, rue de Ploujean. Son propriétaire est disparu et les taxes foncières n'avaient pas été acquittées depuis trois ans. Temps de travail. La ville s'est mise en conformité avec les règles du temps de travail dans la fonction publique en faisant passer la durée annuelle de travail effectif des agents de 1.540 h à 1.607 h. Des sets de table distribués. Plusieurs milliers de sets de table représentant des tableaux du musée des Jacobins ont été imprimés. Ils ont été distribués aux commerçants afin de promouvoir le site et ses collections.
Partager cet article
Repost0
20 décembre 2017 3 20 /12 /décembre /2017 15:15
Conseil Municipal du 28 juin 2016

Conseil Municipal du 28 juin 2016

Le mercredi 20 décembre, à 18h, aura lieu le prochain Conseil Municipal de Morlaix.

Celui-ci sera consacré essentiellement au vote du budget primitif.

Voici l'ordre du jour :

- Vote du budget primitif (7,2 millions investissement, 22 millions fonctionnement, dont 46 % de dépenses de personnel)

- Vote taux d'imposition 2018 (baisse du taux de la taxe sur le foncier bâti de 1%)

- Approbation des tarifs 2018 (pas d'évolution sauf les tarifs de concessions au cimetière qui augmentent de 5 % en moyenne et les frais de location de salle qui augmentent de 1€)

- Rapport d'activité Morlaix-Communauté 2016

- Dérogations collectives de la règle au repos dominical pour cinq dimanches (commerces de détail et automobile)

- rapport de la CLECT (commission locale des charges transférées) sur le transfert de compétence des zones d'activités économiques

- adoption des grilles tarifaires pour le stationnement (17€ si dépassement du temps limité)

- subvention aux associations et structures conventionnées (inchangées sauf pour la MJC avec une augmentation marginale liée à une évolution mécanique des dépenses de personnel)

- convention territoriale projet de cohésion sociale

- fonds d'aide à l'initiative des jeunes

- Projet éducatif local

- Convention avec l'association ART pour le montage et démontage

- rapport sur le service public d'assainissement collectif

- convention de partenariat pour l'étude du plan de sauvegarde et de mise en valeur (PSMV) du centre historique de Morlaix

- augmentation du temps de travail des personnels de la ville à 1607 heures

- augmentation du régime indemnitaire pour les catégories C (+40€) et B (+15€)

- indemnité de conseil allouée au trésorier municipal

- renouvellement de la convention de la MJC pour la période 2018-2020

- subvention complémentaire (de 50 000€) au théâtre du pays de Morlaix

- Musée : demande de subvention pour la conservation préventive d’œuvres : coût estimé de 25 000€

Intervention d'Ismaël Dupont, élu PCF-Front de Gauche, au débat d'orientation budgétaire du 16 novembre

Intervention d'Ismaël Dupont, élu PCF-Front de Gauche, au débat d'orientation budgétaire du 16 novembre

Intervention d'Ismaël Dupont, élu PCF-Front de Gauche, au débat d'orientation budgétaire du 16 novembre

Intervention d'Ismaël Dupont, élu PCF-Front de Gauche, au débat d'orientation budgétaire du 16 novembre

Partager cet article
Repost0
20 décembre 2017 3 20 /12 /décembre /2017 15:14
Compte rendu du conseil communautaire du 18 décembre 2017 de Morlaix-Communauté par Delphine Van Hauwaert, Ouest-France (20 décembre 2017)
Ouest-France
Le sud de Morlaix mieux desservi par deux lignes de bus

Modifié le 

Delphine Van Hauwaert.

Les riverains et les élus ont été entendus. À partir de février, deux allers-retours quotidiens permettront aux habitants de Plouigneau et Plougonven de se rendre à Morlaix à la demi-journée.

Une demande des usagers

En octobre 2016, était adopté le schéma des transports de Morlaix communauté. Un collectif de riverains s’est saisi de l’occasion pour réclamer une meilleure desserte du sud du territoire. Des maires étaient également en demande. Ils ont été entendus.

Deux allers-retours par jour

Deux lignes communautaires permettant aux habitants de Plougonven et de Plouigneau d’accéder à Morlaix sont créées. À partir de février, elles effectueront deux allers-retours quotidiens. Ce qui permet de se rendre à la demi-journée en ville.

 

Les horaires ne sont pas encore connus, mais on se dirige vers une arrivée à Morlaix pour 10 h, un retour vers 12 h 30-13 h. Et l’après-midi, un départ pendant l’heure de midi et un retour autour de 18 h.

Des horaires calqués également sur les TGV, la gare étant le terminus.

Au départ de Plouigneau

La ligne reprend le numéro d’une ligne communautaire existante, et desservant Plouigneau. Mais cette nouvelle ligne « 40 + » n’a pas le même tracé. Actuellement, la ligne 40 emprunte l’ancienne voie express.

La « 40 + » passe par Kérin, puis au sud, vers Saint-Eutrope, Croix-de-Pierre, pour remonter vers la place Traoulen et le viaduc. « Demandé par des habitants et des entreprises, un arrêt a été créé, route de Callac », indique Nathalie Bernard, vice-présidente aux transports. Pratique pour se rendre chez les Chiffonniers et au centre de formation Askoria. Le tracé n’est pas définitif.

Si « toutes les demandes ne peuvent être satisfaites », il pourrait y avoir un nouvel arrêt entre Val-Fleuri et Croix-de-Pierre.

Au départ de Plougonven

Actuellement, il n’existe pas de ligne gérée par Morlaix communauté au départ du bourg de Plougonven. Uniquement une ligne départementale, la 36, qui part de Carhaix.

La « 36 + » reprend son tracé, intégrant des arrêts à Guervénan (antenne de l’hôpital), Coatélan, Plourin et Saint-Fiacre. Un ou deux autres arrêts pourraient, là encore, être créés à Plougonven et dans le bourg de Plourin.

En fonction de la fréquentation

Thierry Piriou, président, souligne le coût d’une telle création : « Près de 100000€ » (93 500 € hors taxes). Aussi, faudra-t-il que la fréquentation soit au rendez-vous pour que les lignes soient maintenues au-delà d’une expérimentation d’un an environ. Des campagnes de mesures sont prévues chaque mois.

Le collectif d’usagers mitigé

Pour le collectif « Morlaix sud », qui multiplie les actions et prises de paroles depuis plus d’un an, « un grand pas a été franchi concernant Plouigneau ».

En revanche, ils émettent un bémol pour la ligne Plougonven - Morlaix. « Aucun aller-retour n’est prévu le samedi, contrairement à la ligne Plouigneau - Morlaix. »

Interrogation également soulevée par Ismaël Dupont (Morlaix). « La ligne départementale est active le samedi », répond l’élue en charge du dossier. Ismaël Dupont a aussi pointé un problème de desserte vers le centre-ville pour la ligne « 36 + ».

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/le-sud-mieux-desservi-par-deux-lignes-de-bus-5460392

Ouest-France Morlaix, 20 décembre 2017 compte rendu Conseil de Communauté

Ouest-France Morlaix, 20 décembre 2017 compte rendu Conseil de Communauté

Ouest-France Morlaix, 20 décembre 2017 compte rendu Conseil de Communauté

Ouest-France Morlaix, 20 décembre 2017 compte rendu Conseil de Communauté

Partager cet article
Repost0
19 décembre 2017 2 19 /12 /décembre /2017 21:39

COMMUNIQUE DE PRESSE

 PROCÈS GEORGES TRON : L'URGENCE DE FORMER LES MAGISTRATS (PCF)

 Le procès de Georges Tron, ancien maire de Draveil et ancien
secrétaire d¹État, accusé de viol et d'agression sexuelles par des
collaboratrices, suscite colère et indignation. Ce sont les plaignantes
qui, en réalité, se sont retrouvées au banc des accusé-e-s. Quelle
victime osera désormais porter plainte contre son violeur alors que la
parole des femmes est à ce point discréditée?

 Le récit est glaçant. Le président de la cour d'assises a interrogé
les femmes qui se déclarent victimes avec une violence insoutenable :
« Vous vous laissez déshabiller sans rien dire ? », « Vous aviez une
culotte ou un string ? ». Autant de questions imprégnées de la
culture du viol, culpabilisantes et déstabilisantes pour ces femmes. En
larmes, elles ont d'ailleurs dû sortir de la salle, tant elles étaient
submergées par l'émotion, la révolte, l'incompréhension, la honte
injustifiée.

 Nous voyons bien qu'il persiste un grave problème dans la formation
des personnel.le.s de justice et de police. Alors que la parole se
libère et que les femmes osent porter plainte, elles se retrouvent
confrontées à des obstacles inadmissibles et à de nouvelles
violences, rendant ineffectif leur droit à disposer de leur corps.

 En déclarant, grande cause nationale les violences faites aux femmes,
le Président de la République s'est engagé à agir. Nous attendons
donc de lui et de son gouvernement des actes, afin de mettre en ¦uvre
un plan d'urgence contre les violences sexuelles et sexistes, avec un
budget d'au moins un milliard d'euros et des formations immédiates pour
l'ensemble des personnel.le.s de justice et de police.

 Laurence Cohen et Hélène Bidard,

 Responsables nationales des Droits des femmes et du Féminisme du PCF,

 Paris, le 18 décembre 2017.
 

Procès Georges Tron: l'urgence de former les magistrats (PCF)
Partager cet article
Repost0
19 décembre 2017 2 19 /12 /décembre /2017 21:31
Conseil communautaire du 18 décembre: photos de Pierre-Yvon Boisnard et compte rendu partiel d'Ismaël Dupont
Conseil communautaire du 18 décembre: photos de Pierre-Yvon Boisnard et compte rendu partiel d'Ismaël Dupont
Conseil communautaire du 18 décembre: photos de Pierre-Yvon Boisnard et compte rendu partiel d'Ismaël Dupont
Conseil communautaire du 18 décembre: photos de Pierre-Yvon Boisnard et compte rendu partiel d'Ismaël Dupont
Conseil communautaire du 18 décembre: photos de Pierre-Yvon Boisnard et compte rendu partiel d'Ismaël Dupont
Conseil communautaire du 18 décembre: photos de Pierre-Yvon Boisnard et compte rendu partiel d'Ismaël Dupont
Conseil communautaire du 18 décembre: photos de Pierre-Yvon Boisnard et compte rendu partiel d'Ismaël Dupont
Conseil communautaire du 18 décembre: photos de Pierre-Yvon Boisnard et compte rendu partiel d'Ismaël Dupont
Conseil communautaire du 18 décembre: photos de Pierre-Yvon Boisnard et compte rendu partiel d'Ismaël Dupont
Conseil communautaire du 18 décembre: photos de Pierre-Yvon Boisnard et compte rendu partiel d'Ismaël Dupont
Conseil communautaire du 18 décembre: photos de Pierre-Yvon Boisnard et compte rendu partiel d'Ismaël Dupont
Conseil communautaire du 18 décembre: photos de Pierre-Yvon Boisnard et compte rendu partiel d'Ismaël Dupont
Conseil communautaire du 18 décembre: photos de Pierre-Yvon Boisnard et compte rendu partiel d'Ismaël Dupont
Conseil communautaire du 18 décembre: photos de Pierre-Yvon Boisnard et compte rendu partiel d'Ismaël Dupont
Conseil communautaire du 18 décembre: photos de Pierre-Yvon Boisnard et compte rendu partiel d'Ismaël Dupont

Au conseil communautaire hier soir étaient présents une vingtaine de membres d'associations défendant l'accueil des migrants dont les Utopistes, des membres du collectif pour un accueil digne des migrants en pays de Morlaix, et des militants de France insoumise. Ils voulaient dénoncer les conditions d'accueil des migrants à Lampaul, les expulsions de dublinés, le renforcement réel aux conséquences humaines dramatiques de la politique répressive à l'égard des migrants de la part de Macron et de son ministre de l'intérieur Collomb, la suspicion vis-à-vis des jeunes migrants mineurs isolés et les tests osseux. On demandait aussi dans ce texte de prendre vraiment en charge, dans l'urgence, le problème de l'hébergement des réfugiés, avec des solutions publiques et collectives, car aujourd'hui ce sont bien souvent les citoyens qui hébergent des jeunes migrants mis à la rue.

Les Utopistes avaient envoyé un texte dans l'après-midi au président de Morlaix-Communauté Thierry Piriou et à plusieurs élus communautaires demandant à pouvoir le lire en Assemblée. Thierry Piriou y a fait référence en début de Conseil en apportant quelques éléments de réponse, mais sans vouloir donner la parole aux militants, ce qui a donné lieu à des réactions d'hostilité très marquée de la part de certains d'entre eux dénonçant les élus dans leur globalité qui, selon eux, ne feraient rien, qui laisseraient les migrants à la rue, être expulsés au péril de leur vie…

Pour ma part, j'ai toujours défendu à titre personnel et dans le cadre de mes responsabilités politiques, en tant qu 'élu, l’accueil des migrants et réfugiés en France et sur le territoire de Morlaix, porté les revendications des Utopistes (qui ont fait et continuent à faire un travail tout à fait nécessaire avec un investissement très généreux comme d'autres associations et collectifs engagés dans la défense des migrants) et des autres associations de défense des migrants dans les Assemblées, et je ne m'estime aucunement concerné par les accusations portées par certaines personnes présentes au conseil hier. Même si je comprends l'exaspération et la colère face à ce que l'ont fait subir à beaucoup de migrants déjà traumatisés par leurs chemins d'exil et leurs histoires au pays, je trouve qu'elles sont aussi particulièrement inadaptées et injustes pour un certain nombre d'élus qui ont mouillé leur chemise pour l'accueil des migrants parmi les élus communautaires présents hier soir, le maire de Pleyber-Christ, en particulier, qui a accueilli un CAO dans sa commune avec un fort engagement de ses élus.

Qualifier les élus locaux de « lâches », « d'indifférents », « d'assassins » comme on l'a entendu hier soir de la part de certains, n'est pas propice à faire avancer le moins du monde la cause de l'accueil des migrants, selon moi, car cela globalise injustement là où des élus s'engagent réellement, et que les responsabilités principales de la situation sont du côté du gouvernement, de l’État et de cette politique inhumaine portée au niveau national et de l'Union Européenne.

Nous avons un problème commun qui est difficile à résoudre et une politique de l’État qu'il faut dénoncer et changer, et ce n'est pas en divisant les bonnes volontés qu'on y arrivera.

Il y a avait aussi une présence d'une douzaine de citoyens défendant le renforcement des transports en commun sur le secteur sud et sud-est de Morlaix-Communauté.

Pour ma part, je suis intervenu à plusieurs reprises lors de ce conseil communautaire :

- D'abord, suite à l'intervention de Thierry Piriou faisant part d'une partie des demandes des Utopistes et du contenu de leur lettre, pour demander où en étaient réellement les démarches pour ouvrir un CADA à Morlaix afin de trouver une solution d'accueil plus adaptée pour les demandeurs d'asile, sachant que j'avais présenté un vœu dans ce sens en début d'année du temps de la présidence de Jean-Luc Fichet, qui m'avait répondu que les contacts étaient pris au niveau des services de l’État. Thierry Piriou m'a fait la même réponse en parlant d'une réunion qui a eu lieu avec la DDCS à ce sujet, et du fait que Coallia avait été choisi pour être porteur de projets sur la création de CADA dans le Finistère pour répondre à la demande de l’État mais maintenant, il faut que des communes se manifestent effectivement pour proposer des solutions d'hébergement collectif et qu'il y ait une vraie volonté politique sur le territoire.

 

- Puis, réagissant à un exposé de décisions prises par délégation et usage des prérogatives du bureau communautaire contenant une subvention apportée à l'ORPAM, j'ai rappelé que Claude Le Luc, son président, et ses administrateurs, ont lancé un message d'alerte sur la baisse des subventions publiques, le manque d'assurance sur la capacité à financer le poste de salarié sur lequel reposent les activités de l'association, vu que le déficit atteint cette année 5 700€..

 Avec pourtant un nombre d'adhérents de l'ORPAM a augmenté de 65% en 5 ans, avec plus de 170 adhérents en plus enregistrés (430 adhérents en tout, ce n'est pas rien!). Morlaix-Communauté s'est désengagé du printemps des générations (prix pour les jeunes créateurs d'entreprises innovants) animé par l'ORPAM et ne donne aucune subvention de fonctionnement à l'ORPAM alors que l'association, plus qu'un simple club de retraités, organisateur de loisirs et de voyages ou club d'amitié, poursuit en même temps que ces fonctions très utiles des objectifs de santé publique dans la prévention du vieillissement, la lutte contre l'isolement, des objectifs d'éducation continue et d'éducation populaire, de sport pour les seniors, de conseil et d'écoute. L'ORPAM a également un rôle d'information des personnes âgées, de formation des stagiaires et de conseil et concertation pour les politiques pour les seniors et associatives.Pourtant, près de la moitié des adhérents de l'ORPAM viennent de commune autres que Morlaix, et Morlaix qui conventionne l'ORPAM lui attribue environ 45 000€ par an (subvention qui avait baissé il y a quelques années). "On va tranquillement vers un dépôt de bilan" a dit Claude Le Luc lors du précédent Conseil d'administration. . « Il ne reste que 2 ou 3 ans possible à tenir comme cela ». Et pourtant, le travail quotidien de 4 ou 5 bénévoles très qualifiés, dévoués et expérimentés n'est pas compté en charges financières pour l'ORPAM, et pourtant toutes les possibilités d'économie ont été explorées. L'ORPAM pousse donc un cri d'alarme. Il doit être entendu, et être suivi d'actions... Les retraités sont 5 fois plus nombreux aujourd'hui qu'en 1967. Ils sont 14 millions maintenant contre 3 millions en 67, grâce aux progrès de l'espérance de vie, au baby boom de la Libération. Le Pays de Morlaix a lui même une population plus vieille que la moyenne du Finistère et a fortiori que le reste de la France. L'accompagnement du vieillissement de la population par des politiques publiques locales adaptées fait censément partie du projet de territoire de Morlaix Communauté sur les 10 ans à venir mais il n'y a pas d'actions significatives qui correspondent à ces déclarations d'intentions.

 

En fin de conseil, Marie Simon Gallouedec, pour la majorité municipale morlaisienne, a défendu les mêmes positions que moi sur l'ORPAM en disant son accord avec ce que j'avais porté en début de conseil et la nécessité d'inscrire le soutien à cette association qui emploie du personnel et qui rend un service d'intérêt public à des usagers de tout le territoire de Morlaix-Communauté dans les attributions de Morlaix-Communauté.

 

- Je suis intervenu aussi contre une modification des délégations du conseil communautaire au président et au bureau communautaire prévoyant que le bureau communautaire pourrait attribuer désormais des subventions jusqu'à 20 000 aux associations (contre 3 000 €) auparavant sans que cela fasse l'objet d'information et de débat avant prise de décision en Conseil Communautaire, ce qui pose pour moi un problème de transparence et de démocratie dans l'utilisation des fonds publics. Je me suis abstenu sur ce rapport (seul dans l'assemblée).

 

- Je suis intervenu aussi sur l'avenant concernant une augmentation du service sur la desserte sud du territoire à travers la création de deux allers-retours quotidiens supplémentaires sur deux lignes express reliant Morlaix et Plouigneau d'un côté, Morlaix, Plourin et Plougonven de l'autre, et cela à titre expérimental pour un coût annuel de 93 500€ Hors Taxe. J'ai salué le résultat de la lutte déterminée et du travail de proposition et de sollicitation régulière des élus du collectif citoyen pour renforcer la desserte du sud de la communauté en transport en commun. La lutte paye partiellement dans cette affaire comme dans le débat sur les fermetures de déchetteries. J'ai fait part d'une demi-satisfaction que l'on rompe enfin avec le statut quo en matière d'offre de transport en commun en faisant monter en puissance le service, même de manière limitée et marginale, ce qui s'impose au regard des besoins de mobilité des jeunes et personnes âgées qui vivent dans les communes périphériques, de la lutte contre le réchauffement climatique et du soutien au pouvoir d'achat des familles. Toutefois, j'ai remarqué que l'arrivée à Morlaix de la ligne 36 express se faisait par St Fiacre et qu'il n'y avait pas de liaison rapide avec le centre-ville ensuite et surtout, qu'il n'y avait pas de solution satisfaisante de transport par car le samedi sur l'axe Morlaix-Plourin-Plougonven.

Ismaël Dupont

Partager cet article
Repost0
18 décembre 2017 1 18 /12 /décembre /2017 21:08
Ce lundi matin, les représentants syndicaux des Genêts d’or ont quitté le CCE, comité central d’entreprise, au siège à Keriven (Saint-Martin), après avoir lu une motion. | DR

Ce lundi matin, les représentants syndicaux des Genêts d’or ont quitté le CCE, comité central d’entreprise, au siège à Keriven (Saint-Martin), après avoir lu une motion. | DR

Ils déplorent le manque de dialogue social et un fin de non-recevoir à leurs revendications salariales.

Ce lundi matin, les représentants syndicaux des Genêts d’or ont quitté le CCE, comité central d’entreprise, au siège à Keriven (Saint-Martin), après avoir lu une motion.

Une action commune à tous les syndicats « pour dénoncer la façon dont la direction procède avec les instances du personnel : les décisions sont prises, et on nous met sur le fait accompli ». Tout cela sur fond d’ordonnances Macron, « qui viennent bouleverser le dialogue social dans les entreprises. On va y perdre en moyens. »

« Extrême rigueur »

Ils citent aussi « des revendications salariales qui n’ont pas abouti jusque-là. Les salariés ne peuvent plus se contraindre à ce discours d’extrême rigueur qui leur est servi depuis plusieurs années et qui impacte conditions de travail et pouvoir d’achat ».

Les syndicats font savoir qu’ils ne siégeront dans aucune instance tant qu’ils n’obtiendront pas satisfaction concernant leurs revendications. Et évoquent de possibles « actions dans l’avenir ».

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Le chiffon rouge - PCF Morlaix/Montroulez
  • : Favoriser l'expression des idées de transformation sociale du parti communiste. Entretenir la mémoire des débats et des luttes de la gauche sociale. Communiquer avec les habitants de la région de Morlaix.
  • Contact

Visites

Compteur Global

En réalité depuis Janvier 2011