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10 février 2018 6 10 /02 /février /2018 07:02
Rassemblement contre la fermeture de trois classes dans les écoles publiques morlaisiennes: une centaine de personnes présentes devant la mairie ce vendredi 9 février (photos de Jean-Luc Le Calvez)

Une centaine de personnes présentes ce soir pour défendre les trois classes que l'inspection académique a prévu de supprimer dans trois écoles publiques de Morlaix, Jean Jaurès, Gambetta, Corentin Caër, trois écoles qu'on va appauvrir en moyens humains pour assurer une apprentissage de qualité pour la réussite de tous les enfants, sachant qu'il s'agit d'écoles de quartiers populaires qui réalisent un travail remarquable pour donner le plus d'atouts possibles à tous les enfants.    

Il y avait les enseignants et des parents d'élèves des trois écoles concernées, mais aussi des autres écoles publiques morlaisiennes, et de nombreux citoyens, dont plusieurs militants communistes présents. 

Au niveau du Finistère, c'est 27 postes et classes qui en tout pourraient être supprimées alors que les prévisions du rectorat ne sont que d'un élève par école en moyenne en moins à la rentrée 2018. L'école des quatre vents à Lanmeur est aussi concernée par cette volonté de récupérer les postes pour des raisons essentiellement budgétaires, de l'ordre du désengagement étatique dans les services publics en général, et l'éducation en particulier.  

Un scandale quand on connaît l'importance de l'éducation pour la société et la formation des personnalités et la réussite des jeunes. 

Nous ne baissons pas pavillon et ne laisserons pas ce gouvernement qui fait des milliards de cadeaux aux très riches via la suppression de l'ISF et le maintien des exonérations pour les revenus financiers et les profits des entreprises, et son administration, dépouiller les écoles publiques morlaisiennes de leurs moyens en compliquant les conditions d'enseignement. 

Sandrine Le Feur, la députée En Marche de la circonscription de Morlaix, est venue en fin de rassemblement à la rencontre de représentants des parents d'élèves: pour déplorer les conséquences locales des budgets ultra-libéraux et d'austérité qu'elle vote sans souci à l'Assemblée. Quelle inconséquence!

 

En marche ... vers la régression scolaire: 
Alerte rouge pour les écoles publiques morlaisiennes!
L'inspection académique prévoit de fermer trois postes, cela ferait donc trois classes supprimées dans les écoles publiques morlaisiennes à la rentrée de septembre 2018: à Jean Jaurès, Corentin Caër, Gambetta.
Et cela dans le cadre d'une suppression de 27 postes de professeurs des écoles dans le Finistère.
Une politique de réduction de la qualité des services publics et d'austérité qui se fait au détriment de l'éducation de nos enfants dans des écoles publiques des quartiers populaires, des écoles qui font pourtant un travail remarquable grâce à l'engagement des enseignants, des personnels et des parents. Or, comment ne pas voir que l'accueil des élèves, si cette décision se confirmait, serait moins bon et propice à la réussite de toutes et tous ? Mais au gouvernement, on raisonne avec la calculatrice plus qu'avec une vision de long terme sur l'efficacité sociale de l'éducation ! 
A titre d'exemple, à Gambetta, il n'y aurait, si cette décision se confirmait, plus que trois niveaux: une grande maternelle, un CP-CE1-CE2, un CM1-CM2, avec des classes à plus de 25-26 élèves. De quoi alimenter de nouvelles fuites vers l'école privée? 
C'est inacceptable.
Nous ne nous laisserons pas faire ces reculs qui fragilisent nos écoles de proximité à taille humaine ! 
Nous ne laisserons pas les conditions d'accueil dans les écoles publiques morlaisiennes être attaquées à ce point.
Trois postes perdus dans les écoles pour la même ville, qui est déjà en difficulté économique et sociale, c'est irresponsable.
Les élus de l'opposition de gauche à Morlaix sont pleinement solidaires des parents d'élèves, des enseignants et des élèves des écoles publiques concernés par ces suppressions de classes.    

 

Rassemblement contre la fermeture de trois classes dans les écoles publiques morlaisiennes: une centaine de personnes présentes devant la mairie ce vendredi 9 février (photos de Jean-Luc Le Calvez)
Rassemblement contre la fermeture de trois classes dans les écoles publiques morlaisiennes: une centaine de personnes présentes devant la mairie ce vendredi 9 février (photos de Jean-Luc Le Calvez)
Rassemblement contre la fermeture de trois classes dans les écoles publiques morlaisiennes: une centaine de personnes présentes devant la mairie ce vendredi 9 février (photos de Jean-Luc Le Calvez)
Rassemblement contre la fermeture de trois classes dans les écoles publiques morlaisiennes: une centaine de personnes présentes devant la mairie ce vendredi 9 février (photos de Jean-Luc Le Calvez)
Rassemblement contre la fermeture de trois classes dans les écoles publiques morlaisiennes: une centaine de personnes présentes devant la mairie ce vendredi 9 février (photos de Jean-Luc Le Calvez)
Rassemblement contre la fermeture de trois classes dans les écoles publiques morlaisiennes: une centaine de personnes présentes devant la mairie ce vendredi 9 février (photos de Jean-Luc Le Calvez)
Rassemblement contre la fermeture de trois classes dans les écoles publiques morlaisiennes: une centaine de personnes présentes devant la mairie ce vendredi 9 février (photos de Jean-Luc Le Calvez)
Rassemblement contre la fermeture de trois classes dans les écoles publiques morlaisiennes: une centaine de personnes présentes devant la mairie ce vendredi 9 février (photos de Jean-Luc Le Calvez)
Rassemblement contre la fermeture de trois classes dans les écoles publiques morlaisiennes: une centaine de personnes présentes devant la mairie ce vendredi 9 février (photos de Jean-Luc Le Calvez)
Rassemblement contre la fermeture de trois classes dans les écoles publiques morlaisiennes: une centaine de personnes présentes devant la mairie ce vendredi 9 février (photos de Jean-Luc Le Calvez)
Rassemblement contre la fermeture de trois classes dans les écoles publiques morlaisiennes: une centaine de personnes présentes devant la mairie ce vendredi 9 février (photos de Jean-Luc Le Calvez)
Rassemblement contre la fermeture de trois classes dans les écoles publiques morlaisiennes: une centaine de personnes présentes devant la mairie ce vendredi 9 février (photos de Jean-Luc Le Calvez)
Rassemblement contre la fermeture de trois classes dans les écoles publiques morlaisiennes: une centaine de personnes présentes devant la mairie ce vendredi 9 février (photos de Jean-Luc Le Calvez)

Le Télégramme Finistère, 9 février 2018: 

 

Il ne s'agit que d'un document préparatoire mais il déclenche déjà la colère de syndicats, comme Sud Education 29. Ce document dévoile les premières pistes de la carte scolaire de rentrée 2018 dans le Finistère et sera présenté, ce mardi, lors d'un Comité technique spécial départemental. Y figurent (ci-dessous), les ouvertures et fermetures de classe dans les écoles de la pointe bretonne. Et Sud Education a fait le compte : "45 fermetures de postes, pour seulement 22 ouvertures, la note est salée pour notre département. Le premier degré devait être la priorité de ce gouvernement, le Finistère n’est manifestement pas la "priorité de ce gouvernement" !", débute le communiqué transmis ce  jeudi. 

"Classes surchargées"

Le syndicat concède que "le nombre d’élèves scolarisés en primaire va baisser de 845, soit une perte d’environ… un élève par école du département". Et estime que "la rentrée 2018 se fera de nouveau dans un contexte de classes surchargées (...). Les premières victimes de ces classes surchargées sont les élèves en difficulté". 

"Annoncé à grand renfort de publicité, le dédoublement des CP dans les réseaux d’éducation prioritaire se fait… à moyens constants. Cette mesure coûtera sept postes au département, postes qui sont donc retirés aux autres écoles du département. Les autorités académiques s’étaient engagées à ce que le dispositif "Plus de maîtres que de classes" ne soit pas impacté : ce sont 6 postes qui ferment alors que cette mesure qui bénéficie à un grand nombre d’élèves a fait ses preuves sur le terrain", vitupère Sud Education qui "espère obtenir des conditions de travail à la hauteur des enjeux". 

 

Suppression d’un demi-poste. La Roche-Maurice : école élémentaire du Bourg.
Fermetures de classes (une par établissement). Pour les maternelles, Brest : école Jacques-Prévert ; Quimper : Les Pommiers ; Quimperlé : rue Bisson ; Scaër : Joliot-Curie.
Pour les écoles élémentaires, Audierne : école Pierre Le Lec; Brest : écoles Jean-Macé, Jean-Rostand, Le Questel, Paul-Langevin ; Cléder : école Per-Jakez Helias ; Clohars-Carnoët : école Saint-Maudet ; Crozon : école Jean-Jaurès ; Daoulas : école Josette-Cornec ; Dirinon : école Jean-Rouxel ; Douarnenez : école Laennec ; Elliant : école du Bourg ; L’Hôpital-Camfrout : école Renée-Le-Née ; Le Faou : école du Bourg ; Lesneven : école Jacques-Prévert ; Morlaix : écoles Corentin-Caer, Gambetta et Jean-Jaurès ; Plogastel-Saint-Germain : école du Bourg ; Ploudalmézeau : école Keribin ; Plouescat : école Anita-Conti ; Plougonvelin : école Roz Avel ; Plouguerneau : école du Phare ; Plouigneau : école de Lannelvoëz ; Plouzané : école Croas Saliou ; Plozévet: école Georges-Le-Bail ; Pont-Aven : école Nizon ; Quimper : écoles Léon-Blum et Victor-Hugo ; Quimperlé : école Brizeux ; Rosporden : école des Étangs ; Tréméoc : école Jean-Bideau.
Création d’un demi-poste. Plouegat-Moysan : école primaire Lucien-Prigent.
Ouvertures de classes (une par établissement). Pour les écoles élémentaires, Concarneau, école Beuzec-Conq ; Guipavas, école Louis-Pergaud ; Le Folgoët, école Paul-Gauguin ; Mellac, école Pierre-Jakez-Hélias ; Pleyber-Christ, école Jules-Ferry ; Quimper, école Kergoat-Ar-Lez ; Saint-Yvi, école du Bourg.
Ouvertures de classes de CP dédoublées (une par établissement) pour les écoles élémentaires. Brest, écoles Auguste-Dupouy, Kerhallet, Lucie et Raymond Aubrac, Paul Dukas, Pen Ar Streat; Quimper, écoles Paul-Langevin et Penanguer.

Le Télégramme, 9 février 2018

 

Le SNUipp-FSU du Finistère appelle, à son tour, les parents d’élèves, élus et enseignants à constituer des délégations pour manifester, mardi, devant la direction académique du Finistère, à Quimper, en réaction au projet de carte scolaire publique 2018.

Le principal syndicat enseignant dans le 1er degré public indique avoir lancé une alerte sociale et déposé un préavis de grève pour ce jour-là. Il s’agit de permettre aux enseignants de se mobiliser, alors que se tiendra, mardi, à Quimper, l’instance paritaire qui examinera le projet de carte scolaire.

Le document de travail révélé par Sud Éducation 29, ce jeudi, prévoit 22 ouvertures et 45 fermetures de poste pour une perte de 845 élèves et alors que le Finistère doit rendre 24 postes d'enseignant. «Les fermetures de classe prévues vont de fait limiter l’inscription des enfants de moins de 3 ans, l’un des deux piliers essentiels de la réussite de l’école publique dans la région, avec la proximité écoles-familles», regrette le SNUipp.

«Les écoles de proximité dans les zones rurales et dans les villes sont mises en difficulté par des effectifs chargés», pointe le syndicat. Il critique, par exemple, «que l’on ferme des postes du dispositif "Plus de maîtres que de classes" pour alimenter les dédoublements de CP dans les réseaux d’éducation prioritaire prévus dans la réforme du gouvernement».

 

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9 février 2018 5 09 /02 /février /2018 07:18
L'école primaire Corentin-Caër fait partie des établissements publics de la ville qui devraient perdre une classe, avec les écoles Jaurès et Gambetta.

L'école primaire Corentin-Caër fait partie des établissements publics de la ville qui devraient perdre une classe, avec les écoles Jaurès et Gambetta.

 

Face à la probable suppression de trois postes d'enseignants dans les écoles publiques morlaisiennes, les associations de parents d'élèves se mobilisent. Un rassemblement est prévu pour ce vendredi. 

« Une décision brutale ». Les associations de parents d'élèves des écoles concernées ne mâchent pas leurs mots, face aux probables suppressions de postes de professeurs des écoles, voulues par l'Inspection académique. À Morlaix, les écoles publiques Gambetta, Jaurès et Corentin-Caër devraient donc être amputées d'une classe à la rentrée prochaine. Attendue mardi prochain, l'annonce fait partie d'une modification de la carte scolaire à l'échelle du Finistère, avec 27 fermetures de postes dans le département. « Morlaix paye un lourd tribut. Trois classes en moins, c'est du jamais vu, les parents ne comprennent pas », déplore Stéphane Pellé, vice-président de l'APE Jaurès. Motif d'inquiétude principal : les effectifs, qui devraient augmenter dans les classes, au risque de mettre à mal les conditions de scolarisation des enfants. « On va se retrouver dans la même situation qu'il y a quelques années, c'est du gâchis », se désole Sébastien Portier, co-président de l'APE Gambetta. Selon le calcul du parent d'élève, l'école devrait se retrouver avec seulement trois niveaux (grande maternelle, CP-CE1-CE2 et CM1-CM2) et des classes de près de 30 élèves. « Pour une école en ville, c'est fou ».

 

 

« Précariser encore plus »


Pour les associations de parents d'élèves, l'Inspection ne voit pas la réalité, ne prenant pas tous les chiffres en compte. À l'image des 13 élèves Ulis (touchés par un handicap qui ne permet pas une scolarisation individuelle) de Jaurès, non comptabilisés. Autre grief : le caractère « populaire » des établissements concernés. « Nous sommes trois écoles publiques avec une mixité sociale importante et un certain nombre de familles en difficulté. Cette décision risque de précariser encore plus Morlaix », s'alarme Guillaume d'Ancoisnes, président de l'APE C.-Caër. Les associations s'inquiètent : « Comment donner envie à des familles de s'installer ici dans ces conditions ? » ; « Quelle est la prochaine étape, supprimer une école ? ».

Mobilisation vendredi


Les APE ont rapidement relayé l'information à l'ensemble des parents, après avoir appris la nouvelle en début de semaine. Une mobilisation est prévue ce vendredi, à 18 h, devant la mairie. « À l'appel de toutes les associations de parents d'élèves, même des écoles qui ne sont pas concernées par les suppressions », précisent les organisateurs. Une délégation devrait, par la suite, se rendre à l'Inspection académique de Quimper, mardi, jour où les suppressions de postes devraient être validées.

Les élus réagissent:

Agnès Le Brun, maire de Morlaix : « Je ne suis pas favorable à la fermeture de postes, mais je n'ai jamais considéré que crier au loup avait fait avancer les choses. Il faut regarder la réalité en face et continuer de négocier, en toute objectivité, avec l'Inspection académique. Les discussions ont déjà permis de maintenir l'école Cloarec (Ploujean), sur laquelle il y avait de fortes inquiétudes. Si vous regardez les chiffres, avec moins de 70 élèves, l'école aurait dû disparaître. Lorsque j'ai rencontré la directrice de l'académie, je lui ai dit à quel point nous y tenions. Il faut aussi faire valoir les spécificités de nos écoles. Gambetta, par exemple, a besoin d'un taux d'encadrement supérieur à la moyenne, du fait du nombre d'élèves allophones notamment. Pour être juste, on ne peut pas dire que l'Inspection académique a une logique comptable. Elle fait de sa priorité le renforcement du pôle de remplaçants, les zones rurales, et étudie l'évolution démographique. Pour Morlaix, il faut trouver une voie raisonnable. »
 
 Ismaël Dupont, élu communiste d'opposition : « Trois postes perdus dans les écoles pour la même ville, c'est irresponsable. C'est une politique de réduction de la qualité des services publics et d'austérité, qui se fait au détriment de l'éducation de nos enfants, dans des écoles publiques des quartiers populaires. Des écoles qui font, pourtant, un travail remarquable grâce à l'engagement des enseignants, des personnels et des parents. Or, comment ne pas voir que l'accueil des élèves, si cette décision se confirmait, serait moins bon et propice à la réussite de toutes et tous ? Mais au gouvernement, on raisonne avec la calculatrice, plus qu'avec une vision de long terme, sur l'efficacité sociale de l'éducation ! Nous ne laisserons pas faire ces reculs qui fragilisent nos écoles de proximité à taille humaine. Nous ne laisserons pas les conditions d'accueil dans les écoles publiques morlaisiennes être attaquées à ce point. Les élus d'opposition de gauche à Morlaix sont pleinement solidaires des parents d'élèves, des enseignants et des élèves des écoles publiques concernés par ces suppressions de classes ».

 

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9 février 2018 5 09 /02 /février /2018 06:41
Le Vendredi 9 Février, 18h30 au bar des Deux Rivières - A quoi Serge? - chansons ni reprises ni échangées - dans le cadre de l'exposition de peinture Marie-Paule Kérebel
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8 février 2018 4 08 /02 /février /2018 06:37
La commune s'est engagée dans une réfection complète de l'école publique des Quatre Vents

La commune s'est engagée dans une réfection complète de l'école publique des Quatre Vents

Comme Morlaix (notre édition d'hier), la commune pourrait être concernée par la suppression d'une classe, à la rentrée prochaine. La maire, Cathy Lucas revient sur les actions menées par la municipalité en faveur des enfants et appelle à la mobilisation. 

La nouvelle carte scolaire pour l'année 2018-2019 suscite des inquiétudes. En effet, une classe pourrait être supprimée à l'école publique des Quatre Vents. Aussi, Cathy Lucas a souhaité s'exprimer sur ce sujet et appelé à la mobilisation pour la sauvegarde de l'école de la République. « La nouvelle carte scolaire est en préparation et suscite des inquiétudes pour l'école des Quatre Vents. Il est impératif que les parents d'enfants, nés en 2015 et 2016, se manifestent auprès de la directrice, au plus vite, pour l'inscription de leur enfant. En effet, les arguments en notre faveur doivent être transmis à l'Inspection d'académie, avant la décision définitive, prévue le mardi 13 février.

Travaux et activités culturelles programmées


La commune s'est engagée dans une réfection complète de l'école : bâtiments, accessibilité, sécurisation, cantine, nouveau préau, tableau interactif, tablettes, classe numérique, pour le bien-être des enfants de l'école de la République, gratuite. La semaine des quatre jours devrait être remise en place, à la rentrée 2018. Des activités culturelles et sportives gratuites seront proposées, le mercredi matin, et deux matinées pendant les petites vacances, pour continuer la dynamique d'accès à la culture et au sport pour tous les enfants. La municipalité, l'équipe pédagogique et les parents d'élèves sont invités à tout mettre en oeuvre pour maintenir et défendre l'équilibre de l'école publique. Des actions seront organisées dans les prochains jours ».
© Le Télégrammehttp://www.letelegramme.fr/finistere/lanmeur/ecole-publique-classe-menacee-la-mairie-appelle-a-la-mobilisation-08-02-2018-11844238.php#WhZiJz5QdUDBxLeB.99

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7 février 2018 3 07 /02 /février /2018 14:56
Appel à participation solidaire des Utopistes en Action pour l'accueil des Réfugiés et Migrants

Appel à participation solidaire des Utopistes en Action pour l'accueil des Réfugiés et Migrants: 

Les Utopistes en Action et d'autres associations et citoyens volontaire hébergent actuellement une vingtaine de jeunes exilés, leurs prises en charge étant refusées par les services de l'Etat (Aide Sociale à l'Enfance) pour des raisons de maturité trop avancée... après tests osseux ou pas! De plus en plus de jeunes et de familles avec enfants sont privés de droits, jetés à la rue, au travers une politique d'Etat inhumaine vis-à-vis des migrants. 

Les Utopistes ont donc mis en place une collecte de fonds afin de subvenir aux besoins des familles accueillant ces jeunes, qui sont laissés à l'abandon et en situation d'insécurité par l'état. 

Merci de porter attention à notre collecte, d'y participer à hauteur de vos moyens et envies, et de faire tourner l'information au maximum à l'aide de tous vos contacts.

Voici donc ci-dessous le lien d'accès au site Hello Asso, qui se chargera de collecter et reverser vos dons sur le compte des Utopistes en Action, dons qui serviront à approvisionner toutes les familles hébergeantes en nourriture et produits de première nécessité.  

 

Par ailleurs, un Tri de Vêtements pour les Utopistes sera réalisé au local du PCF à Morlaix les samedi 17 et dimanche 18 février. Toute personne intéressée peut s'y associer.  

 

https://www.helloasso.com/ associations/les-utopistes-en- action/collectes/pot-commun- hebergement-des-exiles-de- notre-territoire

Appel à participation solidaire des Utopistes en Action pour l'accueil des Réfugiés et Migrants
Pays de Morlaix Solidarité Migrants                          
 
Mercredi 7 février à 19 heures 
 
Réunion au Tempo (café situé sur le port de Morlaix côté Trégor) 
 
                                                       
                                               Ordre du jour :
 Situation des dublinés 
 Situation des mineurs non accompagnés (MNA) 
 L'hébergement 
 Situation du CAO de Lampaul 
 Projet de loi
 Participation au collectif du Finistère et au collectif  Grand ouest 
 Finances 
 Questions diverses 
 
Si des nouveaux veulent venir pour connaitre l'association et parler de la manière dont ils aimeraient s'engager je peux les rencontrer une heure avant . L'ordre du jour très chargé ne facilitant pas toujours le premier contact .
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7 février 2018 3 07 /02 /février /2018 13:47
Tous au rassemblement citoyen et de parents d'élèves et personnels des écoles pour défendre les 3 classes à Corentin Caër, Jean Jaurès, Gambetta, à 18h le vendredi 9 février devant la Mairie de Morlaix!
 
En marche ... vers la régression scolaire: 
Alerte rouge pour les écoles publiques morlaisiennes!
L'inspection académique prévoit de fermer trois postes, cela ferait donc trois classes supprimées dans les écoles publiques morlaisiennes à la rentrée de septembre 2018: à Jean Jaurès, Corentin Caër, Gambetta.
Et cela dans le cadre d'une suppression de 27 postes de professeurs des écoles dans le Finistère.
Une politique de réduction de la qualité des services publics et d'austérité qui se fait au détriment de l'éducation de nos enfants dans des écoles publiques des quartiers populaires, des écoles qui font pourtant un travail remarquable grâce à l'engagement des enseignants, des personnels et des parents. Or, comment ne pas voir que l'accueil des élèves, si cette décision se confirmait, serait moins bon et propice à la réussite de toutes et tous ? Mais au gouvernement, on raisonne avec la calculatrice plus qu'avec une vision de long terme sur l'efficacité sociale de l'éducation ! 
A titre d'exemple, à Gambetta, il n'y aurait, si cette décision se confirmait, plus que trois niveaux: une grande maternelle, un CP-CE1-CE2, un CM1-CM2, avec des classes à plus de 25-26 élèves. De quoi alimenter de nouvelles fuites vers l'école privée? 
C'est inacceptable.
Nous ne nous laisserons pas faire ces reculs qui fragilisent nos écoles de proximité à taille humaine ! 
Nous ne laisserons pas les conditions d'accueil dans les écoles publiques morlaisiennes être attaquées à ce point.
Trois postes perdus dans les écoles pour la même ville, qui est déjà en difficulté économique et sociale, c'est irresponsable.
Les élus de l'opposition de gauche à Morlaix sont pleinement solidaires des parents d'élèves, des enseignants et des élèves des écoles publiques concernés par ces suppressions de classes.    
Les élus d'opposition à Morlaix: Elisabeth Binaisse, Ismaël Dupont, Hervé Gouédard, Valérie Scattolin, Sarah Noll, Jean-Philippe Bapcérès, Jean-Paul Vermot, Jean-Pierre Cloarec

Les élus d'opposition à Morlaix: Elisabeth Binaisse, Ismaël Dupont, Hervé Gouédard, Valérie Scattolin, Sarah Noll, Jean-Philippe Bapcérès, Jean-Paul Vermot, Jean-Pierre Cloarec

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7 février 2018 3 07 /02 /février /2018 13:44
Concocté par Thierry Piriou et son équipe, le budget primitif 2018 de Morlaix Communauté sera présenté au vote, le 26 mars

Concocté par Thierry Piriou et son équipe, le budget primitif 2018 de Morlaix Communauté sera présenté au vote, le 26 mars

La moitié du premier conseil communautaire de l'année, qui s'est tenu lundi soir à la CCI, a été consacrée à l'examen du rapport d'orientations budgétaires (Rob). Il en ressort que Morlaix Communauté a une forte capacité d'endettement, ce qui lui permet de poursuivre de lourds investissements. Elle y consacrera 17 M€ cette année. 

« Je ne suis pas un petit garçon à qui on coupe le sifflet ! » La saillie, signée Ismaël Dupont, a soudainement tendu les débats, ce lundi soir, à la CCI, suite à la présentation du rapport d'orientations budgétaires (Rob) de Morlaix Communauté par Serge Le Pinvidic, vice-président chargé des finances. L'élu communiste-Front de gauche s'agaçait d'avoir été coupé à plusieurs reprises par le président Thierry Piriou, alors qu'il portait « un argumentaire ouvertement de gauche » à l'occasion de « l'un des moments les plus politiques de l'année d'une collectivité ».

« 25 milliards retirés en dix ans »


Son intervention consistait à mettre en avant des prévisions « macron-économiques » particulièrement inquiétantes. « La loi de programmation des finances publiques prévoit un nouveau tour de vis sur les collectivités locales de l'ordre de 13 milliards d'euros. Cela fera 25 milliards retirés aux services publics locaux en dix ans », a-t-il insisté. Et de pointer du doigt, jusqu'à ce que le président lui suggère assez sèchement de revenir à des considérations moins générales, « des marges de manoeuvres amoindries » et « une dépendance de plus en plus grande des collectivités aux dotations de l'État », en raison de la fin programmée de la taxe d'habitation. Ce qui conduira inévitablement, selon lui, à une « politique d'austérité ».


Hormis cette passe d'armes de quelques minutes, à laquelle Agnès Le Brun a pris sa part, renvoyant Ismaël Dupont dans ses buts quand il lui reprochait de discuter pendant sa prise de parole, les élus ont été unanimes sur ce Rob.

 

 

1 M€ de recettes en plus


Malgré la baisse des dotations de l'État (5,35 M€ depuis 2014), ils se sont ainsi félicités de constater que la situation financière de la communauté était « encourageante », selon les mots de Thierry Piriou : un faible endettement de 7 M€ sur le budget principal, une capacité de désendettement d'un peu plus d'une année et une capacité d'autofinancement de 16 % qui permet d'investir sans risque, de manière durable. Autre bonne nouvelle : Morlaix Communauté devrait disposer, en 2018, d'une manne financière supplémentaire d'1 M€ par rapport à 2017. Et ce, grâce à une augmentation du produit de la contribution sur la valeur ajoutée des entreprises (+ 534.000 €) et à une dotation d'intercommunalité en hausse de 649.000 €, suite à la prise de compétence assainissement. Sans compter ce que rapporteront la nouvelle taxe Gemapi (lire ci-dessous) et le pacte fiscal entre la communauté et les communes au sujet du développement des zones d'activités économiques. Seule ombre au tableau, l'augmentation des charges à caractère général (6,4 %) et des charges de personnel (5,12 %). « On a pris de nouvelles compétences et dû embaucher. Mais à périmètre constant, ces hausses se limitent à 1,3 % et 2,4 %. On est quasiment dans les clous », a précisé un Thierry Piriou conscient qu'il y avait des efforts à consentir dans le domaine.

« Ne pas aller à l'aventure »


Sur un budget d'environ 60 M€, Morlaix Communauté investira 17 M€ cette année (13 M€ réalisés en moyenne par an depuis le début du mandat) : finalisation du Pem (1 M€), Espace des sciences (3,5 M€), Manufacture (2,5 M€), développement économique (1,2 M€), collecte et traitement des déchets (2 M€), voirie (800.000 €)... « Nous sommes sur de bons rails », a réagi Guy Pennec, maire de Plourin. « On prendrait un risque à ne pas investir davantage. Car quand on n'investit pas, on s'appauvrit. On a quand même une sacrée marge de manoeuvre ! », a, quant à elle, commenté Agnès Le Brun, maire de Morlaix. Pour autant, « il ne faudra pas aller à l'aventure et garder les excédents pour les investissements lourds », a conclu un président Piriou prudent. Pour preuve, le montant des subventions aux associations ne repartira pas à la hausse. La communauté y consacrera 2 M€. Comme l'an passé
 

Le Télégramme - Gwendal Hameury

 

De la difficulté de porter un argumentaire ouvertement de gauche dans l'enceinte communautaire - peut-on exprimer une voix dissonante face au libéralisme à Morlaix-Communauté?

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7 février 2018 3 07 /02 /février /2018 12:31
Photos du Conseil communautaire du 5 février 2018 par Pierre-Yvon Boisnard

Photos du Conseil communautaire du 5 février 2018 par Pierre-Yvon Boisnard

Global Sea Food (21 salariés) en redressement judiciaire: sujet tabou à Morlaix-Communauté qui lui a consenti une avance remboursable de 75 000€ en juillet 2017 en même temps que d'autres financements publics
Global Sea Food (21 salariés) en redressement judiciaire: sujet tabou à Morlaix-Communauté qui lui a consenti une avance remboursable de 75 000€ en juillet 2017 en même temps que d'autres financements publics
Plougasnou. Global Seafood SAS en redressement judiciaire

 

Global Sea Food (21 salariés) en redressement judiciaire.

Sujet tabou à Morlaix-Communauté.

Je posais la question et je le laissais entendre en Conseil Communautaire lundi dernier. Je n'ai eu le droit à aucune information ni aucune réponse. Yves Moisan et Thierry Piriou n'ont pas voulu y répondre et en faire un sujet de discussion auprès des élus du territoire alors que manifestement ils avaient l'information et que Morlaix-Communauté a consenti une avance remboursable de 75 000€ en 2017 pour Global Sea Food qui reprenait une partie du personnel et les locaux des Viviers de la Méloine, et qui, comme les repreneurs de Tilly Sabco, a bénéficié de beaucoup d'argent public pour s'installer alors que c'est une entreprise liée au groupe Le Saint. 
Aujourd'hui, le Ouest-France nous le confirme, la société Global Sea Food (chiffre d'affaires de 1,5 millions d'euros et 21 salariés) qui propose la vente de crustacés par internet a été placée en redressement judiciaire par le tribunal de commerce de Brest. "Les dirigeants de Global Sea Food préparent un plan de redressement".

Le secret des affaires à l'ombre de l'argent public.

Ismaël Dupont. 

 

Extrait de mon compte rendu du Conseil communautaire du 5 février 2018: 

 

De la difficulté de porter un argumentaire ouvertement de gauche dans l'enceinte communautaire - peut-on exprimer une voix dissonante face au libéralisme à Morlaix-Communauté?

" Je suis aussi intervenu au sujet des aides publiques attribuées aux entreprises privées sous la forme souvent de subvention à l'investissement dans l'immobilier d'entreprise ou autres (275 000 € d'aide en 2017, dont 75 000 € d'avance remboursable à Global Sea Food SAS à Plougasnou qui a aussi touché des aides d'autres collectivités), pour demander:

1/ S'il était bien sûr que ce soient les aides publiques communautaires qui ont permis, comme condition nécessaire, "2 millions d'euros Hors Taxe d'investissements prévoyant environ 13 emplois sur le territoire"? N'est-ce pas le rôle de l'entreprise privée d'investir pour son activité visant la rentabilité? N'y a t-il pas simplement un effet d'opportunité pour certaines entreprises? Ne joue t-on pas aux stratèges économiques sans vraie efficacité en distribuant de l'argent ici et là? 

2/ un bilan sur les dix dernières années d'aides publiques communautaires aux entreprises. Qu'est-ce qui a été versé à qui? Pour quel bénéfice pour l'emploi, sa pérennisation? Sachant qu'au niveau national 200 milliards d'aides publiques arrivent aux entreprises, souvent comme des effets d'aubaine sans retour bien identifié sur les créations, maintiens d'emplois, et la qualité de l'emploi.

Réponse d'Yves Moisan, vice-président à l'économie: on ne peut que faire un bilan sur le dispositif qui existe aujourd'hui, depuis un plus d'un an, d'aide à l'équipement immobilier des entreprises, et pas sur les dix années antérieures, sous-entendu car on a pas à assumer les décisions.

3/ quelle est la santé économique, les perspectives de devenir et de maintien de l'activité pour Global Sea Food sachant que des rumeurs alarmantes existent sur le devenir d'une activité qui s'est montée en remplacement des Viviers de la Méloine en bénéficiant de fonds publics significatifs et en ne reprenant qu'une partie des salariés ? Le scénario Tilly-Sabco va t-il se reproduire? 

Réponse: on ne peut pas en parler dans cette enceinte, il est trop tôt pour en parler, on en reparlera sans doute. On nous avait aussi dit (Jean-Luc Fichet), circulez il y a rien à voir quand nous manquions le manque de fiabilité et d'investissements des repreneurs providentiels de l'entreprise qui avaient bénéficié d'aides diverses et variées". 

 

Global Sea Food (21 salariés) en redressement judiciaire: sujet tabou à Morlaix-Communauté qui lui a consenti une avance remboursable de 75 000€ en juillet 2017 en même temps que d'autres financements publics

Un article pour approfondir: 

Les aides publiques aux entreprises privées, c’est 200 milliards d’euros !

mercredi 7 février 2018

L’aide publique aux entreprises privées se monte chaque année à environ 200 milliards d’euros.

C’est à peine moins que le budget de l’Etat qui se chiffre à 241,5 milliards d’euros en 2018… dont 15 millions seulement pour le Travail contre 16,68 millions en 2017 et 12 millions programmés pour 2019.

Ces chiffres sont confirmés par le pôle économique de la CGT. A sa connaissance, les données synthétiques récentes ne sont pas disponibles, mais sur la base d’un rapport de la Cour des comptes, on peut estimer que chaque année l’Etat et les collectivités accordent quelque 200 mds€ d’aides et exonérations sociales et fiscales aux entreprises.

Cela représente environ 10 % du PIB de la France. Déjà en 2010, la Cour des comptes chiffrait ces aides et exonérations à 172 milliards d’euros. Depuis, de nouveaux dispositifs sont mis en place, à l’instar du CICE d’un total de 20 mds € par an, ou encore le « pacte de stabilité » pour un total de 9 mds.

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7 février 2018 3 07 /02 /février /2018 07:10

Rassemblement citoyen et de parents d'élèves et personnels des écoles pour défendre les 3 classes à Corentin Caër, Jean Jaurès, Gambetta, à 18h le vendredi 9 février devant la Mairie de Morlaix.  

Alerte rouge pour les écoles publiques morlaisiennes!

L'inspection académique prévoit de fermer trois postes, cela ferait donc trois classes supprimées dans les écoles publiques morlaisiennes à la rentrée de septembre 2018: à Jean Jaurès (La Boissière), Corentin Caër (La Madeleine), Gambetta (Quartier St Augustin, de la Gare).
Et cela dans le cadre d'une suppression de 27 postes de professeurs des écoles dans le Finistère.
Une politique macronienne de réduction de la qualité des services publics et d'austérité qui se fait au détriment de l'éducation de nos enfants dans des écoles publiques des quartiers populaires, des écoles qui font un travail remarquable grâce à l'engagement des enseignants, des personnels et des parents, mais qui accueillent aussi des élèves qui ne viennent pas de milieu privilégié et pour qui les conditions d'apprentissage sont d'autant plus importantes.  Or, comment ne pas voir que l'accueil des élèves si cette décision se confirmait serait moins bon et propice à leur réussite.

A titre d'exemple, à Gambetta, il n'y aurait si cette décision se confirmait plus que trois niveaux: une grande maternelle, un CP-CE1-CE2, un CM1-CM2, avec des classes à plus de 25-26 élèves. De quoi alimenter de nouvelles fuites vers le Privé qui a déjà profité de la réforme des rythmes scolaires mal calibrée et financée du gouvernement précédent.  

C'est inacceptable.

Nous ne nous laisserons pas faire.

Nous laisserons pas les conditions d'accueil dans les écoles publiques morlaisiennes être attaquées à ce point.
Trois postes perdus dans les écoles pour la même ville, qui est déjà en difficulté économique et sociale, c'est complètement dément.
Le rendez-vous à l'inspection académique où se décidera les dotations aura lieu mardi à l'inspection académique.

Ismaël Dupont, élu PCF-Front de Gauche à Morlaix

Membre de la commission Enseignement du Conseil Municipal au titre de l'opposition 

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6 février 2018 2 06 /02 /février /2018 06:25
photo Pierre-Yvon Boisnard - Conseil Communautaire du 5 février 2018

photo Pierre-Yvon Boisnard - Conseil Communautaire du 5 février 2018

photo Pierre-Yvon Boisnard - Conseil Communautaire du 5 février 2018

photo Pierre-Yvon Boisnard - Conseil Communautaire du 5 février 2018

photo Pierre-Yvon Boisnard - Conseil Communautaire du 5 février 2018

photo Pierre-Yvon Boisnard - Conseil Communautaire du 5 février 2018

De la difficulté de porter un argumentaire ouvertement de gauche dans l'enceinte communautaire

...ou comment le président Thierry Piriou parait mettre ses pas dans ceux de l'ex-président Jean-Luc Fichet.

 

Grosse indignation de mon côté ce soir au sortir du Conseil Communautaire.

Alors que je ne m'étais pas exprimé précédemment - on n'aime pas trop les poils à gratter trop bavards dans ces chambres qui fonctionnent aux rapports de force pré-établis, à la discimpline de partis majoritaires ou de bureau des maires et au consensus -  et alors que je prenais la parole sur le Débat d'Orientation Budgétaire et le rapport qui nous avait été présenté à deux voix pendant 30 mn par Serge Le Pinvidic suivi des commentaires de Thierry Piriou, ce dernier, m'accordant la parole, que j'ai été le premier à demander sur ce Débat d'Orientation budgétaire,un des moments les plus politiques de l'année d'une collectivité, m'a coupé la parole au moins trois fois dans mon intervention, et discutait avec ses voisins à partir de la moitié de mon intervention.

Vive la démocratie et le respect des élus minoritaires! Un élu PCF et Front de Gauche sur une soixantaine, c'est encore trop pour certains, visiblement... Surtout quand il s'exprime pour remplir le mandat que lui ont donné ses électeurs, qui ne sont pas des partisans du moins de service public, du libéralisme et de l'austérité, ni de la conciliation avec la politique de Macron. 

C'est vrai que le propos est moins dans la "positive attitude", le fatalisme serein et le centrisme gestionnaire de bon aloi que beaucoup affectionnent dans cet exécutif, et Agnès Le Brun pour la droite et Christian Le Manach pour les quelques élus macronistes sont allés dans le sens du président PS Thierry Piriou, celui du refus de voir mis en accusation la politique libérale et d'austérité et l'Etat et ses conséquences pour les services publics locaux, le soutien aux associations, les capacités à servir les citoyens.

Il est vrai que c'est une politique qu'ils ont défendu pendant les 5 ans de pouvoir de Hollande en prétendant qu'il n'y en avait pas d'autre possible et raisonnable, avec le résultat que l'on sait.

J'avais déjà été excédé (et pas que moi, de nombreux citoyens assistant au conseil communautaire aussi) depuis 2014 quand il était président par l'attitude de l'ex-président PS et nouveau sénateur Jean-Luc Fichet à certains conseils, interrompant mes interventions, me disant les sujets que je devais, ou pas aborder, me refusant de présenter certains voeux ou questions orales, ou n'y répondant pas.

Avec Thierry Piriou président, j'espérais que l'assemblée communautaire fonctionne de manière plus respectueuse du pluralisme politique et de la nécessité de faire de la politique et d'avoir des vrais débats dans l'assemblée, et il semble pas malheureusement à l'épreuve des faits que ça n'en prenne pas le chemin.

En tout cas, je remarque qu'il n'y a qu'à moi qu'on coupe la parole, sans doute parce que la critique de gauche dérange plus que le discours de la droite qui s'accorde sur certains présupposés communs ... 

J'espère me tromper. 

On peut avoir des désaccords, rien de plus normal, il n'y a sans doute pas de vérité unique et absolue en politique, nous n'avons pas les mêmes analyses politiques, n'appartenons pas aux mêmes formations politiques, et j'aurais accepté que Thierry Piriou reprenne mes arguments pour les contester sur le fond, mais ce qui n'est pas acceptable, c'est de mépriser et de contester son droit à l'expression à la parole de la gauche critique et de progrès social, simplement parce qu'un seul élu ou presque la porte dans une assemblée qui sans mes interventions, aurait aussi moins de débats sur des sujets importants.

Voici l'intervention générale qu'une fois de plus j'ai dû présenter dans la difficulté, avec des interruptions qui visaient à me déstabiliser et à me couper la parole :

 

Débat d'orientation budgétaire de Morlaix-Communauté - 5 février 2018

Des prévisions macron-économiques inquiétantes

Le rapport introductif au débat d'orientation budgétaire de Morlaix-Communauté est précédé par un rappel de la loi de programmation des finances publiques d'inspiration macronienne.

Celle-ci prévoit un nouveau tour de vis sur les collectivités locales de l'ordre de 13 milliards d'euros en 5 ans.

Cela ferait 25 milliards retirés aux services publics locaux en 10 ans !

En 3 ans, de 2013 à 2016, la baisse du déficit de l'Etat a été pour 85 % le fruit de l'effort que les collectivités locales, dont les communes et communautés de commune, ont fourni.

Morlaix-Communauté a perdu 5,36 millions d'euros de dotation d’État entre 2014 et 2017 en perte cumulée si l'on se base sur une hypothèse où les dotations annuelles seraient restées au niveau de 2013.

La suppression de la taxe d'habitation va rendre les villes dépendantes à 95 % des dotations de l'Etat, en contradiction avec la décentralisation et l'article 72 de la constitution. La compensation des produits de la taxe d'habitation est loin d'être garantie au-delà des 3 ans à venir.

Parallèlement, on donne de nouvelles charges aux communes et intercommunalité (PACS, carte d'identité et passeport, GEMAPI…)

Macron veut de surcroît accentuer la tutelle et le chantage sur les collectivités de manière à ce que qu'au niveau local, comme au niveau européen et national, il n'y ait plus qu'une politique possible, celle du libéralisme, contrôlée par les préfectures : austérité, moins de fonctionnaires, moins de services publics. La baisse ou la stagnation des budgets de fonctionnement serait un préalable pour une diminution moindre des dotations d’État selon un système de bonus malus.

Les préfets, dans un parfait retour en arrière avant 82 et les lois de décentralisation, auraient un pouvoir de contrôle budgétaire sur les collectivités.

Il ne s’agit plus en effet, comme jusqu’à présent, de limiter (« simplement » si l’on peut dire) le financement des collectivités locales pour réduire les dépenses de l’état, mais d’aller bien plus loin encore en imposant aux collectivités de réduire elles-mêmes leur dépenses et leur endettement.

Les conséquences vont être l'accélération dans la pression mise pour fusionner les communes, réduire considérablement les 36 000 communes, et donc aussi le lien entre les citoyens et leurs élus et le contrôle démocratique sur l'utilisation des deniers publics.

Mais aussi une pression pour réduire le personnel par la transition numérique, le recours aux contractuels à la place des titulaires, les plans de départ dans la fonction publique territoriale.

Le rapport d'orientation budgétaire parle déjà d'affectation de personnels au « management du changement » (p.15 du document) ou « d'optimisation de la gestion publique » (p.17 du document). Dans la novlangue de Macron et du néo-libéralisme il s'agit d'adapter les services publics aux règles de gestion de l'entreprise privée à but lucratif.

Et un service au public diminué, mais ce peut-être aussi le cas du soutien aux associations.

Pour un territoire de Morlaix-Communauté qui a perdu 1070 habitants depuis 2014 et qui a un problème de dynamisme économique, de vieillissement et d'emploi, ce sont des mauvaises nouvelles.

Pour l'exécutif de Morlaix-Communauté, il semble que les économies de dépense de fonctionnement sont plus que jamais au menu - cachés derrière des objectifs "d'optimisation" - et qu'un des axes majeurs de ces économies puisse être le service environnement et gestion des déchets. Avec un volonté affirmée de séparer ce service du budget général et de constituer un budget annexe à l'équilibre, ce qui suppose soit de trouver 500 000€ de ressources supplémentaires ou d'économies à réaliser pour y parvenir.

Ira t-on vers une restriction de l'accès aux déchetteries, la fin de la gratuité inconditionnelle, moins de passage en collecte, une réduction du prélèvement au porte-à-porte?

Une question subsidiaire, pourquoi le poids des indemnités d'élus a augmenté de 30 000€ entre 2016 et 2017, et augmenterait à nouveau de 25 000€/ an de 2017 à 2018? Est-ce lieu à la création de nouvelles vice-présidences et délégations?

Par ailleurs, nous investissons 6,5 millions pour la Manu en 2018 entre l'espace des sciences (3,5 millions), les travaux de la Manu, le projet Sew, quelles actions de coordination et de mise en synergie des différents acteurs qui travaillent à la Manu (Aadi et Institut Franco-Indien, Moyens du Bord, Skol Vreizh, les artistes propriétaires de certains locaux) pour faire un projet cohérent avec tout ça qui mette en avant l'apport culturel de chacun...?

Je suis aussi intervenu au sujet des aides publiques attribuées aux entreprises privées sous la forme souvent de subvention à l'investissement dans l'immobilier d'entreprise ou autres (275 000 € d'aide en 2017, dont 75 000 € d'avance remboursable à Global Sea Food SAS à Plougasnou qui a aussi touché des aides d'autres collectivités), pour demander:

1/ S'il était bien sûr que ce soient les aides publiques communautaires qui ont permis, comme condition nécessaire, "2 millions d'euros Hors Taxe d'investissements prévoyant environ 13 emplois sur le territoire"? N'est-ce pas le rôle de l'entreprise privée d'investir pour son activité visant la rentabilité? N'y a t-il pas simplement un effet d'opportunité pour certaines entreprises? Ne joue t-on pas aux stratèges économiques sans vraie efficacité en distribuant de l'argent ici et là? 

2/ un bilan sur les dix dernières années d'aides publiques communautaires aux entreprises. Qu'est-ce qui a été versé à qui? Pour quel bénéfice pour l'emploi, sa pérennisation? Sachant qu'au niveau national 200 milliards d'aides publiques arrivent aux entreprises, souvent comme des effets d'aubaine sans retour bien identifié sur les créations, maintiens d'emplois, et la qualité de l'emploi.

Réponse d'Yves Moisan, vice-président à l'économie: on ne peut que faire un bilan sur le dispositif qui existe aujourd'hui, depuis un plus d'un an, d'aide à l'équipement immobilier des entreprises, et pas sur les dix années antérieures, sous-entendu car on a pas à assumer les décisions.

3/ quelle est la santé économique, les perspectives de devenir et de maintien de l'activité pour Global Sea Food sachant que des rumeurs alarmantes existent sur le devenir d'une activité qui s'est montée en remplacement des Viviers de la Méloine en bénéficiant de fonds publics significatifs et en ne reprenant qu'une partie des salariés ? Le scénario Tilly-Sabco va t-il se reproduire? 

Réponse: on ne peut pas en parler dans cette enceinte, il est trop tôt pour en parler, on en reparlera sans doute. On nous avait aussi dit (Jean-Luc Fichet), circulez il y a rien à voir quand nous manquions le manque de fiabilité et d'investissements des repreneurs providentiels de l'entreprise qui avaient bénéficié d'aides diverses et variées. 

Sur le rapport présenté par Gwenolé Guyomarc'h sur la politique du commerce, j'ai pointé, outre la qualité de la présentation orale, les ambiguïtés persistantes des orientations prioritaires présentées de manière écrite par la délibération qui ménage la chèvre et le chou, le développement des grandes surfaces commerciales de périphérie, tout en disant qu'elles ne créent pas forcément plus de consommation et d'emplois au final, et les commerces de centre-ville et de centre-bourg à conserver, faire tenir, développer, en soulignant le problème que posait par exemple l'extension de la galerie commerciale du Géant pour le commerce de centre-ville à Morlaix, déjà en difficulté, et, dans un contexte où la ville de Morlaix a perdu 1000 habitants depuis 2014, la difficulté à maintenir une attractivité du centre-ville pour les habitants si les commerces de proximité ferment et si l'hétérogénéité et la richesse de l'offre commerciale se réduit. Le problème est qu'on a trop tendance à privilégier des orientations tendanciellement contradictoires pour ne fâcher personne et à continuer l'extension des zones économiques et commerciales périphériques alors que nos centre-villes et centre-bourgs s'étiolent.

Ismaël Dupont, conseiller communautaire PCF-Front de Gauche

 

le 5 février 2018

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