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31 janvier 2018 3 31 /01 /janvier /2018 07:53
photo Le Télégramme

photo Le Télégramme

Ce mardi, Morlaix n'a évidemment pas échappé au mouvement national de mécontentement des personnels et directions des Ehpad de France et de Navarre. Bélizal et La Boissière se sont mobilisés. Chacun à leur manière. 

« À bout de souffle », « Ras le bol », « Soigne-moi et tais-toi », « En grève » ou encore « Prendre soin de nos aînés ». Accrochées à la rambarde du deuxième étage de l'établissement d'hébergement pour personnes dépendantes de Bélizal, ces banderoles laissaient transparaître l'état d'esprit du personnel réuni devant l'accueil, ce mardi, à 14 h 30. À l'appel national de sept organisations syndicales et patronales, il a débrayé pendant une heure, afin de crier haut et fort son désarroi face à des conditions de travail devenues insupportables. À tel point que les conséquences sur les personnes hébergées sont gravissimes, comme le rappelait une dernière banderole, installée à l'entrée de l'Ehpad : « Personnels épuisés, résidents maltraités ». « À l'école d'infirmière ou en école d'aide-soignants, on nous dit que notre rôle est de préserver l'autonomie des personnes le plus longtemps possible. On est bien loin de tout cela à l'heure actuelle », soufflaient les manifestants.

Application du plan solidarité grand âge


Comme ils le font parfois depuis des années, ces derniers ont notamment pointé du doigt le manque de moyens alloués aux Ehpad. Pour ceux comme Bélizal, qui dépendent du centre hospitalier des Pays de Morlaix, les restrictions budgétaires vont se traduire par une baisse de dotations « de 330.

 

000 € par an jusqu'en 2021 ! », précisait Francis Landouar, du Sud, il y a quelques jours dans nos colonnes. Alors de l'avis unanime des personnels réunis hier, ce ne sont pas les 50 M€ promis par le ministère de la Santé qui résoudra les problèmes qui se posent. Après avoir remercié toutes les personnes présentes d'avoir débrayé symboliquement pendant une heure alors que leurs collègues défilaient à Quimper, les représentants syndicaux ont renouvelé leur principale revendication : l'application du plan solidarité grand âge de 2007. Soit un salarié par résident, l'abrogation des dispositions législatives relatives à la réforme de la tarification en Ehpad, l'arrêt des baisses de dotation et le maintien des effectifs, y compris les contrats aidés, qui doivent être intégrés et sécurisés. La suppression annoncée de ces derniers va, en effet, toucher de plein fouet les Ehpad.

La Boissière : tous à Quimper


Si Bélizal avait décidé d'une action locale, en revanche, du côté de l'Ehpad de la Boissière, qui dépend du CCAS de la Cité du Viaduc, aucune manifestation n'a été organisée, hier après-midi. Si les revendications étaient évidemment les mêmes, les grévistes avaient tous fait le choix de rejoindre le cortège unitaire, à Quimper. Tout en laissant suffisamment de personnels sur place pour s'occuper des résidents. Car tel est leur métier. « Et on aimerait pouvoir l'exercer dans de bonnes conditions ».
 

Forte mobilisation dans le Pays de Morlaix

CLÉDER. L'Ehpad de Mestioual était en grève ce mardi matin. « Les personnes âgées ont le droit de vieillir dans la dignité », lisait-on sur une banderole. Une vingtaine de personnels a débrayé à 13 h 15. Le maire Gérard Daniélou et la directrice Monique Kerbrat se sont joints au mouvement. 
GUERLESQUIN. Le personnel de la résidence du Guic, les membres du CCAS, certains résidents et leur famille ont manifesté en fin de matinée. 
LANMEUR. Le personnel du centre hospitalier a débrayé 45 minutes, dans l'après-midi. « Deux soignants pour 35 à 45 patients le soir, c'est trop peu », entendait-on dans le cortège, qui s'est rendu jusqu'à la mairie en reprenant, à sa sauce, le refrain des Enfoirés. 
PLEYBER-CHRIST. Selon les 60 salariés (39 équivalents temps plein) de l'Ehpad du Bruc, qui accueille 67 résidents, il manque cinq aide-soignantes, une infirmière, trois agents et du personnel administratif dans l'établissement. Dans le cortège qui s'est rendu jusqu'à la mairie, on trouvait aussi des élus du CCAS, des habitants, le maire Thierry Piriou, Jean-Michel Parcheminal, maire de Plounéour-Ménez, et la directrice, Laurie Kergourlay. 
PLOUESCAT. Soutenus par le directeur Olivier Feinte, les salariés ont interrompu leur service pendant 45 minutes. Si les 198 résidents de La Fondation ne souffrent pas de conditions d'accueil et de soins aussi dégradées qu'ailleurs, elles sont toutefois de plus en plus difficiles et les restrictions budgétaires imposées par les nouvelles tarifications font peur. 
PLOUIGNEAU. Hormis les administratifs, l'ensemble du personnel de l'Ehpad du Kreisker était en grève. Il a pointé du doigt la précarité de l'emploi : deux tiers des 65 salariés sont contractuels.
 PLOUGONVEN. Une soixantaine de soignants ainsi que des résidents et leurs familles ont répondu à l'appel intersyndical du CHPM en manifestant devant l'Argoat. 
SAINT-THÉGONNEC - LOC-ÉGUINER. L'ensemble du personnel de Sainte-Bernadette a débrayé pour dénoncer le manque de moyens humains. L'établissement compte 110 lits pour 81 emplois en CDI. Comme ailleurs, les résidents sont de plus en plus âgés et dépendants.


 

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30 janvier 2018 2 30 /01 /janvier /2018 19:05
Prochain Conseil Municipal de Morlaix le mercredi 31 janvier à 18h30: question orale de l'opposition sur le logement et l'avenir de Morlaix et sur la création d'un CADA

Le Conseil Municipal de Morlaix ce mercredi 31 janvier 2018 aura un ordre du jour très léger: délibérations sur les travaux du musée, sur le stationnement payant, sur l'usage de Langolvas, sur les attributions déléguées du maire et,... c'est à peu près tout, sauf que nous, dans l'opposition, nous posons des questions orales qui soulèvent la question de l'avenir de la ville et des solidarités à Morlaix.   

Questions orales présentées par l'opposition de gauche (Coopérative Citoyenne, PS, Front de gauche): Jean-Philippe Bapcérès, Elisabeth Binaisse, Jean-Pierre Cloarec, Ismaël Dupont, Hervé Gouédard, Sarah Noll, Valérie Scattolin, Jean-Paul Vermot  

1- Regagnons la ville.

Selon l’INSEE, 15% des logements sont vacants à Morlaix.
La moyenne bretonne est 2 fois moins élevée, à 7,4%, tout comme la moyenne Finistérienne à 7,9%.
Certes, les villes moyennes souffrent, mais Lannion n’affiche qu’un taux de 8,2%, Quimperlé 9%, Concarneau 9,8%, Carhaix 12,3% ou encore Douarnenez, 9,8%...
Seul Guingamp affiche un résultat supérieur au nôtre en Bretagne à 16,9%.
C’est donc que nous sommes face à un problème particulier et qui s’aggrave. Ce taux n’atteignait que 12% en 2009.
C’est dire qu’il corrobore les chiffres de la population : elle baisse, et le nombre de logements vacants augmente. CQFD.
Sur 1400 logements vacants à Morlaix, environs 500 sont dans un périmètre allant globalement de la Place De Gaulle au quartier Saint Mathieu, ce qui révèle une concentration spécifique de la vacance en centre-ville.
Dès lors, un plan d’action spécifique doit être défini.
Le problème est d’une telle ampleur qu’il faut programmer notre action zone par zone, définir les îlots d’intervention : Ange de Guernisac, rue du mur/Saint Mathieu, etc…
La mobilisation de l’argent public doit également se programmer : regagner la ville nécessite l’investissement public, certes, mais aussi l’appui des partenaires publics et privés, des collectivités, des bailleurs sociaux, des établissements publics…
Alors, allez-vous mettre en place un plan de reconquête de la ville et de lutte contre la vacance, en réunissant les partenaires cités (et tout autre également) ? Nous sommes prêts à nous y associer pleinement.

 

2 - Pour la mise en place d'un nouveau CADA

En raison de la fermeture programmée du CAO (centre d'accueil et
d'orientation) de Pleyber-Christ , le secteur géographique de Morlaix va
constituer dans le Département , une zone blanche (3 Centres d'Accueil des
Demandeurs d'Asile existants à Brest, Quimper et Quimperlé )puisque
celui de Carantec n'existe plus.
Le CAO de Pleyber fermera après 2 ans de fonctionnement sans incident ,
car anticipé et porté par la municipalité.
Alors que les habitants du territoire se déclarent de plus en plus
demandeurs pour participer à des actions de solidarité , il importe de ne
pas laisser les associations et les collectifs se substituer aux obligations des
élus et des services de l’État. L'accueil des migrants doit se mener sur le
long terme, pour résoudre les incompréhensions et la défiance .
Une rencontre a eu lieu récemment entre le préfet et ses services ,et les
élus de Pleyber-Christ pour envisager un CADA d'une capacité de 50 à 60
places , éventuellement éclaté sur 2 communes .
Morlaix Communauté sous la direction de Madame Tocquer, s'est engagé
dans la recherche d'un site complémentaire ( car limitation à 30 places à
Pleyber).
Morlaix présente de nombreux avantages pour ce type d'équipement dans
la mesure où la ville-centre offre des facilités de transport (bus ou train),
une proximité des services tels Pôle Emploi, agences d'intérim, mission
locale,CAF …..qui n'existent pas en périphérie.De plus, la disponibilité
en bâtiments apparaît plus importante que dans des communes moindres
Autre atout, une offre affirmée de loisirs et de culture, le dynamisme des
nombreuses associations éducatives et sportives , tous ces éléments
concourent à rompre l'isolement des demandeurs d'asile , sans négliger la
réduction des coûts et des temps de déplacement des bénévoles.
QUELLE PLACE VA (OU PEUT) PRENDRE LA VILLE DE MORLAIX DANS
CETTE DEMARCHE DE CREATION D'UN NOUVEAU CADA, en relation avec
Morlaix Communauté ?* 

 

* Création d'un CADA pour les demandeurs d'asile à Morlaix. 
Il est temps que la mairie de Morlaix se positionne pour un accueil décent des exilés en prenant sa part de responsabilité. 
En Conseil Communautaire en décembre 2017, Thierry Piriou, le président de la communauté, a dit que des contacts étaient pris avec la préfecture et l'Etat pour l'éventuelle ouverture d'un Cada sur la zone de Morlaix Communauté. Reste à trouver la commune qui mettra à disposition un équipement pouvant accueillir ce Cada. Pour ma part je l'avais appelé de mes voeux dès le 12 septembre 2016 à travers cette question orale au Conseil Communautaire de Morlaix-Communauté:

Question orale présentée au Conseil de Communauté de Morlaix Communauté le 12 septembre 2016 par Ismaël Dupont, conseiller communautaire de Morlaix.

« Comment faire en sorte que les demandeurs d'asile et leurs familles ne dorment pas à la rue sur le territoire de Morlaix-Communauté ? »

Depuis plusieurs mois, des particuliers et des associations travaillent dans des conditions difficiles, avec beaucoup d'investissement personnel et financier, à trouver des solutions d'hébergement provisoires et insuffisantes pour des migrants, réfugiés , dont certains avec des enfants, qui arrivent dans le Pays de Morlaix démunis de tout.

Dans la foulée de l'émoi public considérable suscité par les images atroces du petit Aylan retrouvé noyé sur une plage de Turquie il y a un an, et des appels du gouvernement à la participation des communes pour l'hébergement de réfugiés irakiens et syriens, qui finalement, tardent à obtenir leur visa, ou de réfugiés acceptant de quitter Calais, plusieurs communes ont annoncé publiquement leur intention de mettre des logements à disposition de réfugiés et certaines ont effectivement des hébergements en attente.

La création du CAO de Pleyber-Christ s'est accompagné d'un grand volontarisme des élus et d'un élan de solidarité de beaucoup de citoyens pour accueillir ces réfugiés dans les meilleures conditions.

Cependant, si les demandeurs d'asile qui viennent de la jungle de Calais et sont reçus en CAO sont régulièrement et assez rapidement orientés en CADA ou en UDAH, il n'est pas de même de tous les autres demandeurs d'asile qui sont, eux, avertis par écrit par Coallia, la Pada (plateforme des demandeurs d 'asile) du Finistère Nord qu'ils ne trouveront aucun logement dans le Finistère. Et effectivement, nombre de demandeurs d'asile dans le Finistère comme ailleurs se retrouvent sans logement, à la rue ou dans des squats indignes alors que les textes de loi prévoient que tout demandeur d'asile a droit à un hébergement dès son inscription en préfecture.

Or, l'accès effectif aux logements normalement destinés par certaines communes de Morlaix-Communauté à des demandeurs d'asile pose problème dès que les associations essaient d'y faire accéder des migrants qu'elles accompagnent dans leur demande d'asile. Les communes, du moins pour celles qui se sont engagés dans la mise à disposition de logements pour des réfugiés, préfèrent visiblement bénéficier d'une convention avec l’État et d'un dédommagement de celui-ci dans le cadre d'une sollicitation préfectorale.

Certes, les logements recensés le sont dans le cadre de la relocalisation et sont destinés principalement à des demandeurs d'asile syriens ou irakiens. Cependant les communes et les particuliers restent les seuls maîtres de leurs choix et ils peuvent s'ils le souhaitent proposer ces mêmes hébergements pour d'autres personnes migrantes, et cela sans l'aval de la préfecture. De plus, les collectifs et associations qui ont fait une demande de rencontre avec Morlaix-Communauté aimeraient avoir accès à la liste des propositions de logements de communes ou de particuliers qui n'ont pas été retenues comme intéressantes par la préfecture. C'est le sous-préfet lui-même qui lors d'une première rencontre au printemps avait suggéré au collectif d'aide aux migrants et réfugiés du pays de Morlaix de se rapprocher des services de Morlaix Communauté pour recenser les adresses de logements potentiellement disponibles.
De fait, pour certains migrants, les associations se retrouvent à payer plusieurs centaines d'euros de nuits à l'auberge de jeunesse pour que des familles ne se retrouvent pas dans la rue. Les services de l’État n'assurent pas leur responsabilité de mise à l'abri des enfants et des demandeurs d'asile faute de moyens budgétaires et de volonté. Les communes ont peur de se mettre des charges nouvelles sur le dos et estiment n'avoir pas cette compétence.
Comment sortir de cette situation inextricable ?
Même si c'est à l’État de faire en sorte de veiller à l'accueil et à l'accompagnement des demandeurs d'asile dans des conditions dignes d'un pays civilisé qui ne laisserait pas à la rue ou dans des taudis les déshérités cherchant à fuir la misère, la dictature ou la guerre, nous pensons aussi que nos collectivités locales peuvent faire quelque chose pour l'accueil des réfugiés et des migrants et que ce n'est pas à des associations et des particuliers aux maigres moyens de se retrouver constamment en première ligne, sans soutien.
De fait, il serait souhaitable de pouvoir créer un CHP décentralisé pour les migrants sur plusieurs communes du pays de Morlaix (un appel d'offre semble avoir été lancé) ou/et un CADA pour offrir une vraie solution d'accueil et d'accompagnement aux migrants en attente de régularisation. Les communes et Morlaix-Communauté peuvent se manifester en ce sens auprès de l’État. Cela s'est fait par le passé, cela se fait ailleurs, comme à Avranches, dernièrement, avec très souvent le déploiement d'une très grande solidarité citoyenne.
Ne peut-on pas envisager aussi la mise à disposition réelle et opérationnelle très vite de logements d'urgence d'accueil pour les migrants et réfugiés, particulièrement les familles?

Prochain Conseil Municipal de Morlaix le mercredi 31 janvier à 18h30: question orale de l'opposition sur le logement et l'avenir de Morlaix et sur la création d'un CADA
Opposition de gauche au Conseil Municipal: Elisabeth Binaisse, Ismaël Dupont, Hervé Gouédard, Valérie Scattolin, Sarah Noll, Jean-Philippe Bapcérès, Jean-Paul Vermot, Jean-Pierre Cloarec

Opposition de gauche au Conseil Municipal: Elisabeth Binaisse, Ismaël Dupont, Hervé Gouédard, Valérie Scattolin, Sarah Noll, Jean-Philippe Bapcérès, Jean-Paul Vermot, Jean-Pierre Cloarec

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29 janvier 2018 1 29 /01 /janvier /2018 19:18
Comme vous le savez, demain 30 janvier aura lieu un mouvement national d'actions dans les EHPAD.
 
Dans le Finistère une manifestation aura lieu à 15 h à Quimper, place de la Résistance. Le comité de Morlaix a prévu d'y participer.
 
Un covoiturage est donc organisé pour ceux qui peuvent s'y rendre à partir de Morlaix. Rendez-vous donc  à 13 h place René Cassin, demain 30 janvier. Merci d'indiquer votre participation.
 
Par ailleurs, des débrayages auront lieu dans les EHPAD de 14 h 30 à 15 h 30, et des rassemblements sont prévus devant ces EHPAD (Bélizal, Argoat, Lanmeur, Plouigneau, Pleyber-Christ, St Thégonnec, St Pol de Léon, etc,...)
 
Roger Héré pour le Comité de défense de l'Hôpital Public en pays de Morlaix
EHPAD: Le Comité de défense de l'Hôpital Public en pays de Morlaix organise un co-voiturage pour la manifestation à Quimper, RDV à 13h le mardi 30 janvier, place René Cassin
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29 janvier 2018 1 29 /01 /janvier /2018 18:03
Pays de Morlaix. De la souffrance dans les EHPAD (Ouest-France, Delphine Van Hauwaert,
 

Delphine Van Hauwaert

Ce mardi 30 janvier, quatre collègues d'un Ehpad du pays de Morlaix feront grève pour la première fois. Elles demandent plus de moyens pour mieux répondre aux besoins des aînés.

Témoignges

Elles sont auxiliaire de vie, aide-soignante ou aide-médico psychologique, et elles ont choisi de se faire appeler Sophie, Pierrette, Dominique et Fanny. Si elles ne dévoilent pas leur identité, ces femmes « oseront » faire grève pour la première fois, mardi, journée de mobilisation nationale pour les Ehpad.

« On a tout accepté jusque-là, mais là, on n'en peut plus », souffle Sophie, qui, ce matin-là, avant d'embaucher, a convié chez elle trois de ses collègues d'un Ehpad de Morlaix communauté.

Toutes en ont visiblement gros sur le coeur. Sous-effectif, manque de considération, frustration, surmenage... Les revendications varient peu d'un Ehpad à l'autre (lire ci-dessous). La souffrance est cependant très personnelle. Elle a poussé Pierrette, l'auxiliaire de vie, et Fanny, l'aide-soignante, à « craquer en plein service ».

Solidarité

Pour Fanny, c'était à cause des « coupes », ces doubles services dans la journée, le matin et le soir. Parce qu'une personne est en arrêt, le planning d'une de ses collègues est modifié. « Je m'en suis plainte, en disant qu'à ce rythme, il y aurait encore plus d'arrêts... »

Mais comme Pierrette, elle ne s'est pas arrêtée. « Car elles pensent à leurs collègues », glisse Dominique, aide-soignante également. La solidarité joue à plein, « dès lors que la confiance est acquise ».

Cela aide à surmonter « le sentiment de ne pas bien faire notre travail ». Sophie explique: « Le maître mot en Ehpad, c'est de préserver l'autonomie des personnes. Mais ce n'est pas ce qu'on fait, quand par exemple on leur lave le visage, au lieu de les pousser à le faire. »« On va plus vite à le faire pour eux », abonde Fanny, aide-soignante.

Le temps est devenu un ennemi invisible contre lequel il faut se battre à chaque instant. Parce que cela prend de précieuses minutes- « un quart d'heure, même si une demi-heure est nécessaire » -, les douches, c'est une fois par semaine, « parfois toutes les deux semaines quand il y a des personnes en arrêt ». Quant à la toilette quotidienne, au gant de toilette, elle est souvent sommaire.

« C'est dommage, parce que c'est aussi un des rares moments où le résident voit quelqu'un. » Ce qui est difficile, pour Fanny, c'est quand « l'un d'eux me dit : arrête de courir, assieds-toi qu'on discute un peu... Bien sûr, on le fait de temps en temps, mais ça nous oblige à passer encore moins de temps avec les suivants, ou bien à empiéter sur notre pause ».

Selon Dominique, des familles s'en sont émues auprès de la direction. « Ce qui est bien, c'est de savoir qu'elles ne nous incriminent pas », remarque Pierrette, l'auxiliaire de vie. Sophie déplore « qu'on vende du rêve aux personnes, avec des activités, un personnel qui peut répondre aux besoins... Ce que les familles voient quand elles viennent, c'est souvent des résidents endormis, qui ne sortent quasiment plus de leur chambre. »

Ces salariés dénoncent aussi « les glissements » de poste. Quand une stagiaire remplace une personne absente. Qu'une aide-soignante se retrouve à donner les médicaments à la place de l'infirmière, « avec un risque d'erreur. C'est déjà arrivé... », confie Pierrette.

« Il ne faut pas vieillir »

Tout cela fait dire ces mots terribles à Sophie. « Il ne faut pas vieillir, pour ne pas se retrouver dans un endroit comme ça. » Si elles aiment toujours leur travail, surtout quand elles sentent l'affection que leur portent les résidents, ces quatre collègues demandent, comme d'autres personnels dans d'autres Ehpad en France, que les choses changent.

Les 50 millions d'euros supplémentaires annoncés par la ministre de la Santé, jeudi? « On espère que ce sera pour embaucher du personnel. Pour qu'on puisse, enfin, bien s'occuper de nos aînés. »

Le personnel des établissements d’accueil pour personnes âgées sera en grève, mardi 30 janvier.

De l’Ehpad de Bélizal à ceux de Roscoff, de Lanmeur ou de Huelgoat, partout, le constat est le même : « Le personnel manque cruellement de moyens et ne peut plus assurer correctement sa mission envers nos aînés »

« Certains jours, nous n’avons pas le temps de lever tous les résidents. […] On a sept minutes top chrono pour habiller des personnes qui sont parfois toutes cassées de partout… […] Les repas sont expédiés à la va-vite, au risque d’occasionner des fausses routes… », témoignent, en vrac, les personnels des Ehpad des pays de Morlaix

« À la limite de la maltraitance ».

Rongés par « un sentiment de travail bâclé, à la limite de la maltraitance », les agents, tous métiers confondus, sont « à bout », selon les syndicats qui les appellent à se rendre nombreux à la manifestation départementale prévue à Quimper.

Entre autres revendications, les manifestants réclameront « l’application du plan solidarité grand âge qui prévoit un salarié par résident ! », « l’abrogation des dispositions législatives relatives à la réforme de la tarification en Ehpad », « l’arrêt des baisses de dotation et le maintien des effectifs, y compris les contrats aidés qui doivent être intégrés et sécurisés ! »

 « Dans les Ehapd qui dépendent du centre hospitalier des pays de Morlaix, la dotation va baisser de 330 000 euros de moins, par an, jusqu’en 2021 », chiffre Sud-Santé

 

Mardi 30 janvier, à 15 h, manifestation départementale, place de la résistance à Quimper. Covoiturage au départ de Morlaix à 13 h. Un point de ralliement est prévu à 14 h à l’aire de covoiturage du Pouillot à Châteaulin pour un convoi jusqu’à Quimper. Tél. 06 07 28 87 85.

Des rassemblements sont aussi prévus à 14 h 30, devant les Ehpad de Bélizal, La Boissière (Morlaix), Lanmeur, Plouigneau et Plougonven.

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29 janvier 2018 1 29 /01 /janvier /2018 17:18
Communiqué de la CGT: mobilisation dans les EHPAD de Morlaix le 30 janvier
Communiqué de presse sur la mobilisation du mardi 30 janvier dans les Ehpad.

Communiqué de presse sur la mobilisation du mardi 30 janvier dans les Ehpad.

Communiqué de la CGT: mobilisation dans les EHPAD de Morlaix le 30 janvier
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28 janvier 2018 7 28 /01 /janvier /2018 08:42

Les communistes de Plouigneau vous présentent leurs meilleurs vœux pour 2018.

 

Que cette année vous apporte santé et  bonheur  aussi bien pour vous mêmes, que votre famille et tous vos proches.

 

Encore plus d’austérité pour les communes.

Avec la réforme de la taxe d’habitation, Emmanuel Macron veut poursuivre l’adaptation des territoires à la mondialisation libérale. Une ponction sur cinq ans de 13 milliards sur les collectivités.est annoncée et une incitation au regroupement prôné explicitement par E. Macron vise implicitement les communes et les départements.

C’est un lourd danger pour la démocratie car ces deux institutions sont cruciales pour le lien de proximité avec la population et pour le maintien et le développement des services publics.

La réforme de la taxe d’habitation apparaît comme une arme au service de cette ambition de dérégulation institutionnelle. Que l’on ne s’y trompe pas ! L’avantage fiscal apparaît fort limité et le flou demeure sur le nombre de personnes concernées. Ce qui sera donné parcimonieusement d’une main sera repris massivement de l’autre : CSG, baisse du pouvoir d’achat et nouveaux frais liés à l’épuisement du service public.

La remise en cause de la taxe d’habitation, dont le PCF prône depuis longtemps une réforme en profondeur, et le plan d’économies de 13 milliards sur le budget des collectivités, portera un coup dur aux finances des collectivités locales, à leur autonomie reconnue par la Constitution.

En remplaçant la taxe d’habitation par des dotations, l’État met les communes sous perfusion financière et les place sous sa tutelle.

Notre majorité municipale peut pousser des cris d’orfraie face à cette situation.  Mais n’a-t-elle pas soutenu sans réserve la candidature de Maël de Calan aux dernières élections législatives, alors que celui-ci se prétendait lui-même parfaitement Macron-compatible ?

Déploiement des compteurs Linky

 

Lors du conseil municipal du 7 décembre, Roger Héré, conseiller municipal PCF-Front de Gauche, a évoqué la question des compteurs Linky à l’occasion de la présentation du rapport annuel du syndicat départemental de l’électricité (SDEF) dans lequel on ne trouvait pas trace de l’état d’avancement de l’installation de ces nouveaux compteurs controversés.

Il a rappelé que nombreuses inquiétudes existaient depuis un certain temps concernant ces nouveaux compteurs.

À ce jour on dénombrait, en effet, plus de 300 collectivités qui, pour des motifs économiques, sociaux, environnementaux et éthiques, avaient pris position par un vote de leur assemblée délibérante contre l'installation des compteurs « Linky ».

Aussi il a indiqué que la commune de Plouigneau, même si elle a délégué sa compétence au SDEF depuis de nombreuses années, devait, au minimum, toute l’information nécessaire aux Ignaciens sur ce sujet, et qu’à son avis elle devrait même engager un débat de fond sur cette question.

 

 

La fuite des services publics

 

Les politiques libérales qui sont menées depuis plusieurs décennies  conduisent invariablement à la casse des services publics et à leur fuite organisée.

Sur une majeure partie du territoire, en particulier dans les zones rurales, les services ferment les uns après les autres.

Notre territoire n’échappe pas à la règle. Lorsque la perception de Plouigneau avait été fermée, en 2015, pour être transférée à Lanmeur,  nous avions émis les plus grands doutes quant à la pérennité de ces mêmes services dans cette commune, compte tenu des politiques menées.

Nous avions, hélas, parfaitement raison ! En effet la direction départementale des Finances publiques vient

d’annoncer cette fois que la perception de Lanmeur, à son tour, fermera le 1er janvier 2019.

Une stratégie du rouleau compresseur pour des motifs purement budgétaires et comptables où l’intérêt des usagers et des territoires ne pèse pas lourd face à la détermination libérale de nos dirigeants.

 

 

Pays de Morlaix, hôpital public menacé

 

La direction de l’hôpital de Morlaix avait envisagé de fermer l’unité de soins intensifs de cardiologie.

 

Du fait d’une importante mobilisation, elle a dû reculer.

 

Cependant, les problèmes demeurent : un cardiologue a démissionné et les deux autres sont en arrêt de maladie. Les consultations ne sont plus assurées à Morlaix, avec les conséquences qui en découlent quant à l'hospitalisation des patients, et pour les autres services. 

 

Les politiques publiques menées (lois Bachelot et Touraine)  fragilisent l'hôpital. Pour des raisons purement comptables, on assiste à une dégradation de l'offre de soins au détriment des usagers et de la qualité du service public, tout comme aux moyens et conditions de travail du personnel.

Il faut défendre le principe de l'accès aux soins de proximité pour toutes et tous, et défendre pour cela un véritable service public de santé.

Le pays de Morlaix a besoin d'un hôpital public de proximité, véritable lieu de soins de plein exercice doté des outils nécessaires et d’un nombre plus important de praticiens hospitaliers complètement qualifiés pour assurer ces missions essentielles.

 

Ehpad, sous le vernis

Il y a peu le nouvel EHPAD était inauguré en grande pompe, en la présence du nouveau sous-préfet de Morlaix, M. Gilles Quénéhervé.

Bel équipement en effet et, sauf que son emplacement n’est pas le plus judicieux, une construction moderne qui apparaît très séduisante.

Mais voilà, dès que les flonflons de la fête se sont tus, la vie ordinaire a repris son cours et les réalités leurs droits.

Sous le vernis, le quotidien est en effet moins rose qu’on ne tente de le présenter. Car derrière les murs les conditions se sont dégradées. De 56 résidents à Pors an Doas on est passé à 70 dans le nouvel équipement avec de plus une unité protégée de 18 personnes, ce qui a généré un surcroît de travail et d’attention. Cependant les effectifs n’ont pas évolué à la hauteur des nouveaux besoins. La nuit, par exemple, deux agents seulement sont présents pour 70 patients répartis sur deux étages avec une unité sécurisée à gérer. Les personnels sont actuellement à bout de souffle.

La direction, au mode de gestion autoritaire, n’y va pas par quatre chemins. Aux familles de résidents qui viendraient à se plaindre, elle les rembarre sans ménagement : « si vous n’êtes pas contents allez voir ailleurs si vous pouvez trouver moins cher ». Les personnels aussi, aux deux tiers en contrats précaires, en font les frais. Leurs droits sont loin d’être intégralement respectés. Et pour un oui ou pour un non certains se retrouvent à la porte, leur contrat n’étant pas renouvelé purement et simplement. De leur côté certains résidents en viennent même à dire « c’était mieux avant ». Des familles sont même allées se plaindre auprès des services du département.

 

 

L’EHPAD dépend du CCAS dont la présidente est Mme le maire de Plouigneau.

Aussi, alertée lors du dernier conseil municipal du 7 décembre, Mme le maire a été invitée par R. Héré pour le compte de l’opposition à prendre toutes ses responsabilités pour que cette situation ne perdure pas et pour trouver les moyens de répondre aux besoins des personnels et des résidents.

 

 

Revitaliser le centre-bourg  et penser l’avenir

 

Enfermée dans une conception rétrograde de gestion municipale, la majorité refuse obstinément d’engager toute réflexion sérieuse d’aménagement d’ensemble pour permettre une nouvelle dynamique économique et sociale autour du centre-bourg.

En tout et pour tout elle propose un aménagement de l’ancienne perception en locaux à vocation médicale, la démolition d’une maison et la création d’un porche pour l’accès à l’écomusée depuis la place du bourg.

Son projet a d’ailleurs été jugé bien trop modeste, puisqu’il n’a même pas été retenu dans le dispositif lancé par l'Etat, la Région, l'Etablissement public foncier et la Caisse des dépôts et consignations en vue de dynamiser les centres-bourgs.

Pourtant de nouvelles réflexions seraient bien nécessaires, et ce dans plusieurs directions, par exemple :

  • Quelles réflexions mener en concertation avec la population à l’échelle de notre commune, s’agissant des défis climatiques et environnementaux ? comment anticiper et préparer dès maintenant l’avenir, sans attendre de devoir subir des contraintes plus tard ?...
  • Quelle occupation de l’espace communal ? Comment préserver l’espace foncier, permettre de devoir moins se déplacer, favoriser l’implantation de services au cœur de bourg ? etc .…

Au contraire d’une gestion ringarde et passive, il faudrait  une gestion moderne, dynamique et volontariste, pour  répondre aux enjeux d’aujourd’hui et de demain.

Eoliennes de Kernébet, l’Arlésienne

 

Lors du dernier conseil municipal la majorité a été interrogée sur la situation des éoliennes de Kernébet, dont le projet a été annoncé depuis plusieurs années.

 

Les dernières nouvelles datent de septembre 2016, lors du  conseil municipal ayant accordé à Mme Le Maire de signer toute convention accordant à la société les servitudes nécessaires au passage des câbles ainsi qu’un droit de survol intermittent pour les pales des futures éoliennes au-dessus de tout chemin communal

 

Depuis, plus rien ! La majorité est incapable de fournir quelque précision que ce soit quant à l’état d’avancement du projet, tout au plus a-t-elle indiqué qu’une demande de permis devait être déposée en octobre, mais qu’à ce jour elle n’avait rien vu venir.

 

Manifestement la majorité ne semble pas très préoccupée par tout ce qui se passe sur son territoire ; nos « héros » semblent fatigués.

 

Et on est en droit de se poser la question : du vent tout ça ?

 

Ecomusée,  largesses municipales

 

La majorité municipale chouchoute son écomusée, tout le monde le sait bien.

Mais ce que les contribuables Ignaciens ne savent peut-être pas c’est que cet équipement est, chaque année, très largement déficitaire.

Ainsi, les comptes de résultat de 2015 et 2016 montrent que pour chacune de ces deux années  les recettes perçues ont été respectivement de 25 000 € et 24 000 €, alors que le total des charges était dans le même temps de 76 000 € aussi bien pour 2015 que pour 2016. Les recettes ne couvrent donc que le tiers des dépenses !

Les déficits, épongés par le budget de la commune, se sont donc élevés à  51 000 € pour la seule année 2015, et à 52 000 € pour celle de  2016.

La gestion est toujours la même, les années se suivent et se ressemblent. On est donc en droit de s’imaginer (nous ne possédons pas précisément les chiffres) la hauteur du déficit cumulé depuis la création de l’écomusée. Il doit certainement être particulièrement conséquent, mais cela ne semble pas gêner notre majorité municipale.

Celle-ci est manifestement moins tolérante dans d’autres circonstances, en particulier vis-à-vis des activités sociales. Par exemple, en 2016, elle a mis fin sans état d’âme au service d’aide à domicile du CCAS au motif d’un déficit cumulé sur plusieurs exercices qu’elle trouvait insupportable (75 000 €).

Très clairement, selon les valeurs de droite de notre municipalité actuelle, les euros ne valent pas la même chose selon le lieu ou l’action où ils se trouvent placés. C’est ce que l’on appelle une gestion particulièrement sélective.

 

 

Parti Communiste Français 2 petite Rue Callac 29600 MORLAIX Tel : 02 98 88 30 35 Mel : pcf-morlaix@wanadoo.fr    Blog : http://le-chiffon-rouge-pcf-morlaix.over-blog.com/

Parti Communiste Français 2 petite Rue Callac 29600 MORLAIX Tel : 02 98 88 30 35 Mel : pcf-morlaix@wanadoo.fr Blog : http://le-chiffon-rouge-pcf-morlaix.over-blog.com/

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27 janvier 2018 6 27 /01 /janvier /2018 19:56
photo Jean-Luc Le Calvez

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Photo de Pierre-Yvon Boisnard

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photo Jean-Luc Le Calvez

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Article du Télégramme, 27 janvier 2018: "La cuisine de l'hôpital fait bouillir les Syndicats"

Comme ils l'avaient annoncé, une petite centaine de personnels hospitaliers et de membres du comité de défense du CHPM ont manifesté pendant une heure, hier après-midi. Leur mot d'ordre : non à la fermeture programmée de la cuisine centrale de l'établissement, devant laquelle ils étaient regroupés. Car après l'externalisation du froid, la direction a, en effet, décidé de lancer un appel d'offres pour l'externalisation de la production chaude (cuisson).

Grève illimitée


Au-delà du gain financier que l'hôpital attend de cette privatisation, et que l'intersyndicale remet en cause sur le long terme, c'est surtout le coût humain que les manifestants ont pointé du doigt. L'externalisation va, en effet, entraîner la suppression de 20 postes à compter du 1e r juin. Soit un tiers des effectifs de ce service qui compte 60 agents et prépare quelque 800.000 repas par an. Et après les remous en psychiatrie puis en cardiologie, cette annonce ne passe pas du tout. À tel point que ce débrayage n'était, sans doute, que le premier d'une longue série. Un deuxième préavis de grève, illimité celui-là, en prévoit plusieurs par jour, à partir de lundi, échelonnés entre 11 h et 14 h. Pour l'intersyndicale, très remontée, cette décision s'apparente à un « plan social déguisé ». D'autant que, selon elle, ni le comité technique ni le CHSCT ni le conseil de surveillance n'ont été prévenus. C'est exactement ce qu'elle a redit à la direction, rencontrée dans l'après-midi, après l'envahissement du pavillon administratif. Réunion assez tendue à l'issue de laquelle la CFDT, la CGT et Sud ont réclamé la tenue d'un CHSCT exceptionnel. En soirée, ces organisations syndicales devaient rencontrer la députée Sandrine Le Feur pour évoquer ce sujet, et plus largement l'avenir de l'hôpital de Morlaix.
 

Photos du rassemblement à l'hôpital pour le maintien de la cuisine de l'hôpital de Morlaix: mobilisation du 24 janvier 2018 (photos Pierre-Yvon Boisnard et Jean-Luc Le Calvez)
Environ 80 personnes ont débrayé hier, pour dénoncer l'externalisation de la production chaude, et la suppression de 20 postes. | PYB

Environ 80 personnes ont débrayé hier, pour dénoncer l'externalisation de la production chaude, et la suppression de 20 postes. | PYB

Ouest-France, Delphine Van Hauwaert

Environ 80 personnes ont débrayé hier, pour dénoncer l'externalisation de la production chaude, et la suppression de 20 postes. Des agents concernés témoignent.

Vendredi après-midi, ils étaient environ 80 à débrayer devant la cuisine de l'hôpital.

Il y a une semaine, le personnel a appris que la production de plats chauds sera externalisée, comme l'est déjà celle des entrées. Selon les syndicats, au moins une vingtaine de postes seront supprimés en juin. Soit autant de contractuels.

« Il y a des familles derrière »

Plusieurs de ces agents non titulaires étaient présents dans le cortège. « Depuis une semaine, je dors très mal. Je n'arrête pas de me demander : que va-t-on devenir ? », confie l'une d'eux. Comme ses collègues, elle est employée polyvalente, affectée à la plonge, la chaîne plateaux, le magasin, le self ou encore le conditionnement.

Les personnes présentes souhaitent garder l'anonymat. Certaines travaillent depuis de nombreuses années, parfois près d'une décennie. Autant d'années « sans vacances ou presque, à répondre présent dès que l'on nous appelle », glisse l'un des contractuels.« Il y a des familles derrière », abonde une autre.

Certains évoquent des espoirs déçus de titularisation. On parle aussi de cet ancien de Gad qui, quelques années après la fermeture de l'abattoir, revit la même chose.

« Tout est mis en oeuvre pour faire en sorte que les personnels concernés puissent être réaffectés dans d'autres services de l'hôpital ou dans d'autres établissements », assurait Ariane Bénard dans nos colonnes (Ouest-France de mercredi). Les intéressés confirment qu'ils doivent rencontrer la direction des ressources humaines la semaine prochaine.

« Inacceptable »

Dans le hall de l'hôpital, Francis Landouar, pour l'intersyndicale CFDT-Sud-CGT, a dénoncé « une décision inacceptable, motivée par des arguments qui ne tiennent pas la route ». Selon les syndicats, la cuisine dégradée pourrait être rénovée, quand la direction évoque un chantier trop coûteux, à l'heure de la rigueur budgétaire.

Le cortège a ensuite pris la direction de l'administration. Au terme d'une réunion « très tendue »selon la CDFT, « la direction est restée sur sa position ».

La grève sera reconduite pour une durée illimitée à partir de lundi, avec des débrayages de 11 h à 14 h.

Morlaix. Cuisine de l'hôpital : « Que va-t-on devenir ? »
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25 janvier 2018 4 25 /01 /janvier /2018 06:15
Le rassemblement aura lieu devant la cuisine par contre

Le rassemblement aura lieu devant la cuisine par contre

pital. Grève et débrayage vendredi pour la cuisine centrale

pital. Grève et débrayage vendredi pour la cuisine centrale

Hôpital: grève et débrayage à la cuisine centrale vendredi 26 janvier

Le Télégramme, 24 janvier

Après l'annonce, vendredi, par la direction de l'externalisation de la production chaude de la cuisine centrale qui s'accompagne de la suppression de vingt postes, les syndicats se sont mis en ordre de bataille. Ils appellent à la mobilisation, à partir de vendredi. 

C'est la crise de plus qui ne passe pas. « Il y a des départs de feu dans tous les services. Il y a un mois et demi, c'était la cardio. Cette fois-ci, c'est la cuisine centrale. Quelle sera la prochaine ? », lancent, d'une même voix, les représentants syndicaux de la CGT, la CFDT et Sud de l'hôpital. Après l'annonce de vendredi concernant la cuisine centrale (lire Le Télégramme du 20 janvier), ils se sont réunis en intersyndicale. Un préavis de grève a été déposé pour vendredi, avec débrayage de 14 h 45 à 15 h 45, devant le self. Un deuxième préavis de grève illimité et reconductible a été déposé à partir de lundi avec, tous les jours, des débrayages échelonnés de 11 h à 14 h. La perte de vingt postes à la cuisine centrale (800.000 repas par an) liée au choix de la direction d'externaliser la production chaude n'est rien d'autre qu'un « plan social », pour la CGT, la CFDT et Sud. « Ces vingt emplois perdus, ce sont vingt de plus après les cinquante, au moins, supprimés depuis 2015. Derrière toutes ces personnes, il y a des familles », rappelle Christophe Boudrot, de la CGT.

 

 

« L'hôpital ne prend pas soin de ses agents »


« Cette annonce est violente quand on sait que c'est pour le 1e r juin ! Et, pour le moment, à part une annonce verbale, on ne sait rien », regrette Francis Landouar, de Sud, qui, comme ses collègues, dénonce la mauvaise qualité du dialogue social. « La direction a bafoué le droit et manqué à ses obligations » en ne prévenant ni le comité technique ni le CHSCT ni le conseil de surveillance. Vendredi, la direction a indiqué avoir fait ce choix pour des raisons, notamment, d'économies. « Mais dans les hôpitaux qui ont fait le même choix, on a vu les tarifs du prestataire augmenter, parfois de 25 à 30 % », préviennent les syndicats. D'indiquer également que l'appel d'offres va devoir être relancé avec la mise en place, au 1e r janvier, du Groupement hospitalier de territoire. Pour Céline Ecke-Lucas, de la CFDT, « l'orientation de la direction va à l'encontre de l'intérêt du territoire. La solution aurait pu être de mutualiser les outils, comme à Lanmeur ». Cette nouvelle annonce de la direction est, enfin, pour la CGT, la CFDT et Sud, la preuve que « l'hôpital ne prend pas soin de ses propres agents » et de rappeler leurs inquiétudes sur « ce que subit le personnel en termes de risques psychosociaux ». Un mal-être qui se traduit dans les chiffres de l'absentéisme à l'hôpital, « qui a progressé de 2,7 % en 2017 », annonce Francis Landouar. Pour rappel, l'établissement compte 2.300 salariés.
© Le Télégrammehttp://www.letelegramme.fr/finistere/morlaix/hopital-greve-et-debrayage-vendredi-pour-la-cuisine-centrale-24-01-2018-11825138.php#VBQIYwLt5zxKgVbI.99

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25 janvier 2018 4 25 /01 /janvier /2018 06:11
Dans un communiqué adressé à la rédaction, l'intersyndicale CFDT/FO du centre hospitalier de Lanmeur réclame « l'application du plan solidarité grand âge : un salarié par résident ; l'abrogation des dispositions législatives relatives à la réforme de la tarification en Ehpad, l'arrêt des baisses de dotation et le maintien des effectifs, y compris les contrats aidés, qui doivent être intégrés et sécurisés ». Dénonçant des conditions de travail devenues « déplorables » qui entraînent des situations « à la limite de la maltraitance envers nos aînés », l'intersyndicale estime que le personnel de l'hôpital de Lanmeur est à bout. « Une société se juge à la manière dont elle traite ses personnes âgées », écrit-elle. Et de poursuivre : « Ces aînés, ce sont vos parents, vos conjoints, vous, nous dans quelques années. Accepterons-nous d'être ainsi traités durant les dernières années de notre vie ? » Elle invite donc le plus grand nombre à rejoindre le personnel en grève, mardi, à 14 h, dans le parc de l'établissement, afin de « dire très haut notre refus de travailler dans de telles conditions »

Dans un communiqué adressé à la rédaction, l'intersyndicale CFDT/FO du centre hospitalier de Lanmeur réclame « l'application du plan solidarité grand âge : un salarié par résident ; l'abrogation des dispositions législatives relatives à la réforme de la tarification en Ehpad, l'arrêt des baisses de dotation et le maintien des effectifs, y compris les contrats aidés, qui doivent être intégrés et sécurisés ». Dénonçant des conditions de travail devenues « déplorables » qui entraînent des situations « à la limite de la maltraitance envers nos aînés », l'intersyndicale estime que le personnel de l'hôpital de Lanmeur est à bout. « Une société se juge à la manière dont elle traite ses personnes âgées », écrit-elle. Et de poursuivre : « Ces aînés, ce sont vos parents, vos conjoints, vous, nous dans quelques années. Accepterons-nous d'être ainsi traités durant les dernières années de notre vie ? » Elle invite donc le plus grand nombre à rejoindre le personnel en grève, mardi, à 14 h, dans le parc de l'établissement, afin de « dire très haut notre refus de travailler dans de telles conditions »

Une journée d'action est organisée mardi, à l'appel de trois sections syndicales représentant les Ehpad de Morlaix, du Haut-Léon et Huelgoat. Face aux restrictions budgétaires, la colère monte. 

Les trois sections syndicales de Sud-Santé, représentant les Ehpad (Établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes) de Morlaix (Bélizal et Plougonven), du Haut-Léon (Saint-Pol-de-Léon et Roscoff) et de Mont-Leroux à Huelgoat, participeront, mardi, à la grève et à la manifestation lancées au plan national par sept organisations syndicales et patronales. Comme l'a rappelé Francis Landouar, de Morlaix, les manifestants finistériens se retrouveront à Châteaulin, à 14 h avant de se diriger, en convoi, vers Quimper, pour un rassemblement unitaire. Les délégués seront reçus vers 16 h par le préfet, le président du conseil général, et deux délégués de l'Agence régionale de santé. Les représentants des sections syndicales de ces trois établissements, tous sous la responsabilité d'Ariane Besnard, du Centre hospitalier des Pays de Morlaix, sont en colère face aux restrictions budgétaires : « Ici à Morlaix, la dotation diminuera de 330.000 € par an jusqu'en 2021 ! », a précisé Francis Landouar.

 

 

Moins de personnel


Ces baisses de dotation entraînent une diminution du personnel, comme à Huelgoat, par exemple, qui devra rendre dix postes sur 118 : « Et puis, nous allons prendre de plein fouet la suppression des contrats aidés ! », a ajouté Véronique Paugam, de Saint-Pol-de-Léon. Cette diminution du nombre de postes, mais aussi l'arrivée de résidents très dépendants ou venant de psychiatrie, sont responsables de l'augmentation des cadences et de la dégradation des conditions de travail : « Les toilettes sont expédiées en moins de dix minutes, on ne change plus les résidents la nuit, et il n'est pas rare le dimanche, quand nous sommes en sous-effectif, que quatre à cinq résidents ne puissent être levés pendant le week-end ! », a rappelé Véronique Zerbib. Des situations qui aboutissent à la maltraitance des résidents, au mécontentement de leurs familles, à la détresse et au stress du personnel, confronté en outre à la flexibilité, et à la prise en charge de tâches pour lesquelles il n'est pas qualifié. 

Pratique 
Covoiturage au départ des villes du Nord-Finistère, à 13 h de Morlaix. Point de ralliement à Châteaulin à 14 h sur l'aire du Pouillot. Contact : poste 74.89 et 06.07.28.87.85.
 

Dans un communiqué adressé à la rédaction, l'intersyndicale CFDT/FO du centre hospitalier de Lanmeur réclame « l'application du plan solidarité grand âge : un salarié par résident ; l'abrogation des dispositions législatives relatives à la réforme de la tarification en Ehpad, l'arrêt des baisses de dotation et le maintien des effectifs, y compris les contrats aidés, qui doivent être intégrés et sécurisés ». Dénonçant des conditions de travail devenues « déplorables » qui entraînent des situations « à la limite de la maltraitance envers nos aînés », l'intersyndicale estime que le personnel de l'hôpital de Lanmeur est à bout. « Une société se juge à la manière dont elle traite ses personnes âgées », écrit-elle. Et de poursuivre : « Ces aînés, ce sont vos parents, vos conjoints, vous, nous dans quelques années. Accepterons-nous d'être ainsi traités durant les dernières années de notre vie ? » Elle invite donc le plus grand nombre à rejoindre le personnel en grève, mardi, à 14 h, dans le parc de l'établissement, afin de « dire très haut notre refus de travailler dans de telles conditions ».
 

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25 janvier 2018 4 25 /01 /janvier /2018 06:04
Rassemblement pour l'hôpital de Morlaix du Comité de défense de l'hôpital public le 19 octobre dernier

Rassemblement pour l'hôpital de Morlaix du Comité de défense de l'hôpital public le 19 octobre dernier

Vendredi 26 janvier, 14h45 - Appel du comité de défense de l'hôpital public en pays de Morlaix à soutenir les 20 emplois menacés de la cuisine centrale de l'hôpital qui sert 800 000 repas par an dans la proximité

Morlaix le 24 janvier 2018-01-24

 

COMMUNIQUÉ DU COMITÉ DE DÉFENSE 

DE L'HÔPITAL PUBLIC EN PAYS DE MORLAIX (CDHPPM)

 

Depuis sa création le Comité de défense de l’hôpital public dénonce la diminution constante des moyens dédiés aux structures de santé en Pays de Morlaix. 

 

Au point qu’aujourd’hui, les personnels considèrent souvent qu’ils ne peuvent plus assurer leurs missions comme ils le souhaiteraient et que les usagers témoignent de plus en plus d’une qualité de soins qui se dégrade.

 

C’est dans ce contexte que les organisations syndicales de l’hôpital de Morlaix viennent d’apprendre qu’une vingtaine de postes de la cuisine centrale de l’établissement seraient supprimés en juin prochain. 

 

Cette nouvelle menace sur l’emploi des personnels consécutive au choix de la direction de sous-traiter à une entreprise privée la préparation des 800 000 repas annuels servis à l’hôpital est un choix contestable et contesté. 

 

Les personnels sont appelés à une première journée de mobilisation intersyndicale le vendredi 26 janvier de 14 h 45 à 15 h 45, devant le self. La grève sera reconduite pour une durée illimitée à partir de lundi, avec des débrayages de 11 h à 14 h.

 

Pour notre collectif, chaque nouvelle dégradation des conditions de travail des personnels se répercute sur la qualité des soins et du séjour des usagers que nous sommes. Il est donc essentiel que nous leur disions tout notre soutien dans cette nouvelle bataille pour l’emploi dans le service public.

 

Après la psychiatrie et la cardiologie, c’est maintenant aux services généraux de subir la logique comptable de l’administration. Prétendre toujours faire mieux avec moins de moyens, ce n’est plus possible aujourd’hui à l’hôpital de Morlaix, c’est ce qui disent les professionnels.

 

 C’est pourquoi, nous appelons le public à les soutenir pour obtenir le maintien des 20 postes menacés et le maintien du service de restauration au sein de l’hôpital de Morlaix.

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