Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
19 décembre 2024 4 19 /12 /décembre /2024 17:02
Le Télégramme, 9 décembre 2024

Le Télégramme, 9 décembre 2024

Partager cet article
Repost0
19 décembre 2024 4 19 /12 /décembre /2024 16:55
Samar Yazbek, romancière syrienne exilée en France : « Il est prématuré de prévoir un futur démocratique » (L'Humanité, Entretien avec Muriel Steinmetz, 11 décembre 2024)
Samar Yazbek, romancière syrienne exilée en France : « Il est prématuré de prévoir un futur démocratique » (L'Humanité, Entretien avec Muriel Steinmetz, 11 décembre 2024)

Opposante de gauche au régime de Bachar Al Assad, Samar Yazbek, romancière exilée en France, nous fait part de ses sentiments après la chute du tyran et de ses interrogations sur l’avenir de son pays.

Culture et savoir - L'Humanité

11 décembre 2024

Née en Syrie, Samar Yazbek est romancière, poète, journaliste. Elle répond à nos questions depuis le Qatar, où elle vient d’atterrir après avoir quitté la France. Née en 1970 à Jableh (Syrie), opposante de gauche au régime de Bachar Al Assad, plus d’une fois menacée de mort par sa communauté, les Alaouites – à la tête de l’appareil répressif et sécuritaire – elle a été contrainte à l’exil en 2011 avec sa fille.

Poursuivie par les services de renseignement pour avoir participé à des manifestations pacifistes durant les premiers mois de la révolution syrienne, elle retournait clandestinement sur place, en 2012 et 2013, pour observer la militarisation et la radicalisation à l’œuvre au nord du pays.

En 2019, elle publiait 19 femmes (Stock), devenant ainsi la greffière de la vie des autres, hors récit officiel. Elle témoigne aujourd’hui de sa joie, celle de tout un peuple, suite à la chute du régime du tyran, mais aussi de sa crainte pour l’avenir, notamment celui des femmes.

Bachar Al Assad chassé du pouvoir. Quel a été votre sentiment à cette annonce ?

J’ai éclaté de joie. C’est la libération de la Syrie. Vingt ans que nous attendons ce moment. Nous voilà libérés d'un assassin.

Vous en avez souffert, vous-même…

À plusieurs reprises, ils ont calomnié mes écrits, ils m’ont discréditée, diffamée, interrogée avec brutalité, frappée…

Quel est votre vœu le plus cher pour l’avenir de la Syrie ?

Que la Syrie devienne un pays uni, démocratique, laïque, qu’une vraie justice soit mise en place pour toutes les victimes. Nous luttons depuis si longtemps. Nous allons continuer. Il est encore trop tôt pour parler de la suite.

Le peuple s’est battu durant toutes ces années pour arriver à ce résultat, mais le destin du pays dépend de régimes et de gouvernements extérieurs, les États-Unis, l’Iran, la Turquie, la Russie, Israël…

Quel rôle pourrait avoir la diaspora répartie dans le monde, si nombre d’exilés rentrent au pays ?

La priorité est de revenir pour participer à la reconstruction et à la renaissance. La Syrie, aujourd’hui, c’est l’enfer. Les villes sont détruites. Notre rôle consiste à rentrer, écrire, témoigner, retisser des liens de tous ordres, y compris culturels, entre les différentes factions du pays.

Envisagez-vous votre retour ?

Bien sûr ! Je réfléchis à l’organisation de ma vie sur place. Pour le moment, nous sommes débordés. Nous avons besoin d’écrire des articles, de parler avec les médias, de contacter des partis politiques. Je m’apprête à rentrer chez moi, même si j’ai le sentiment d’être une femme française. Je serai entre deux pays, chose positive, pour créer des passerelles entre la France et la Syrie.

Vous êtes sûrement en contact avec des parents, des proches, des amis là-bas ? Comment voient-ils la situation ?

Le fait que le HTC soit allé jusqu’à Damas en passant par plusieurs régions, sans qu’une seule goutte de sang n’ait été versée, sans qu’aucune agression contre les minorités n’ait été constatée, c’est déjà une victoire de taille. Avec cette très longue guerre et le ressentiment accumulé, nous nous attendions à des tueries. Il est trop tôt pour parler de la suite. Je peux vous dire que les parents et les amis sont à la fois très heureux et assez inquiets. Ils ont peur de l’avenir.

Pensez-vous qu’après le soulagement né de la chute d’un régime tyrannique, ceux qui en sont venus à bout pourront définir un chemin de paix en vue d’une reconstruction honorable de la Syrie ?

Je ne sais pas. L’avenir du pays est ouvert vers toutes sortes de directions, y compris du côté de très grands dangers. Israël a bombardé plus de 400 cibles en Syrie les deux derniers jours. Ils ont mis la main sur plusieurs terres syriennes, en même temps que le Hayat Tahrir al-Cham (HTC) marchait sur Damas et qu’Assad perdait le pouvoir.

S’il est prématuré de prévoir un futur démocratique, cela dépendra, à mon avis, des accords qui auront lieu entre les différentes nations intervenues sur le terrain. Je souhaite, de tout mon cœur, qu’après tout le sang versé par le peuple syrien, les différents pays impliqués laissent les Syriens reconstruire eux-mêmes la Syrie en paix.

On ne sait pour l’heure, passé la liesse populaire après la chute de Bachar, quel sera le pouvoir qui va se mettre en place. Fera-t-il leur juste place aux femmes ? Qu’en dites-vous ?

C’est une question essentielle. Le premier comité de presse que le HTC a sorti était en rapport avec l’habit des femmes. Ce qu’il dit est très clair : personne n’a le droit de se mêler de la façon dont elles souhaitent se vêtir. Notre pays ne sera pas comme l’Afghanistan. Il semble que, pour l‘instant, il n’y ait pas de vue sur la répression des femmes. Ce n’est pas dans l’agenda du HTC. Cependant, leur situation est difficile dans les pays arabes, surtout en Syrie, après cette guerre. Je connais bien ces difficultés. J’ai travaillé avec des réseaux activistes qui leur sont dédiés. Je ne suis pas particulièrement pessimiste mais pas optimiste non plus. Je continue d’avoir peur pour elles.

Cet entretien a été réalisé avec le concours de Yasmine Jraissati pour la traduction.

Muriel Steinmetz

 

Lire aussi:

L'écrivaine syrienne Samar Yazbek invitée à Morlaix le jeudi 9 décembre à 19h à la librairie Les Déferlantes

Samar Yazbek entr'ouvre les "Portes de la terre du néant" en Syrie

L’héroïsme de femmes syriennes dans la guerre
Jeudi, 7 Novembre, 2019

19 femmes Samar Yazbek, traduit de l’arabe (Syrie) par Emma Aubin-Boltanski et Nibras Chehayed Stock, 425 pages, 22,50 euros
Grâce à des témoignages étayés, la romancière Samar Yazbek, délaissant un temps la fiction, fait entendre la voix de ses compatriotes, celles dont on parle peu, qui ont tant à dire sur ce qu’elles ont vécu.

 

Opposante à Bachar Al Assad, la romancière, poète et journaliste Samar Yazbek (née en 1970 à Jableh, en Syrie), plus d’une fois menacée de mort par sa propre communauté, les Alaouites – à la tête de l’appareil sécuritaire et militaire syrien –, publie un document poignant. Elle y donne la parole à ses compatriotes en première ligne durant la révolution de 2011. Leur calvaire, leur résistance acharnée, leur rôle au plus fort de la lutte constituent la chair de ce livre qu’on dirait écrit avec leur sang. Samar Yazbek s’efface derrière ces voix plurielles. N’est-elle pas la 20e femme de son livre ? Contrainte à l’exil en 2011 avec sa fille, elle retourne clandestinement en Syrie en 2012 et 2013, observant sur place la militarisation et la radicalisation à l’œuvre au nord du pays. En retrait de sa vocation de romancière, la voici greffière de la vie des autres, hors récit officiel, consignant par écrit « des faits incontestables ». La plupart de ces femmes sont aujourd’hui en exil en France, en Allemagne, en Hollande, au Canada, en Turquie, au Liban… Issues de la classe moyenne, elles font ou ont fait des études. Samar Yazbek s’est promis de recueillir bientôt les témoignages de Syriennes issues de classes pauvres et réfugiées dans des camps, et ceux de femmes kurdes, ainsi que d’opposantes au soulèvement de 2011. Œuvre de vérité en cours qui dessinera, à la longue, une terre en lambeaux éprouvée du dedans.

Elles exigeaient la fin d’une culture patriarcale étouffante

Ces 19 femmes, dès le début de la révolution de mars 2011, se sont dressées contre le régime dictatorial de Bachar Al Assad. Elles exigeaient la démocratie, des changements dans leurs conditions de vie, des droits élargis, ainsi que la fin d’une culture patriarcale étouffante. La plus jeune a 20 ans quand éclate la révolution, la plus âgée, 77. Sara, Mariam, Doucha, Souad, Amal, ­Hazami, Faten… sont alaouites, sunnites, chiites, druzes, chrétiennes… Peu sont alors politisées, hormis deux, dont l’une a été membre du « Parti de l’action communiste » interdit. Elles viennent de toutes les régions du pays. On les entend dans leur quotidien d’effroi. Toutes sont devenues activistes dans l’urgence. Elles ont essuyé les tirs de mortier, les bombes au chlore, le gaz sarin, armes chimiques aux dégâts extrêmes (« le sol jonché d’intestins », « On ne faisait que ramasser des cadavres déchiquetés »). Certaines ont dû recoudre des corps en charpie pour les rendre présentables. Elles se sont improvisées infirmières d’urgence. Beaucoup ont perdu un père, une mère, des frères. Elles ont organisé des centres d’éducation dans les sous-sols. Les hommes, y compris ceux de l’Armée syrienne libre, voyaient souvent d’un mauvais œil leurs initiatives. Elles ont été progressivement empêchées d’agir, d’abord par le régime, les conseils locaux, les brigades et enfin les djihadistes. On les humilie, on les jalouse. Qu’à cela ne tienne. « Invraisemblablement courageuses », elles alphabétisent, animent des ateliers clandestins pour former leurs sœurs à « l’autonomie économique », créent des bureaux d’aide psychologique. Elles filment et documentent les événements au péril de leur vie. Elles ont pour la plupart été torturées, ou prises en otage. Le corps capté par les hommes de tout poil, elles sont contraintes de se voiler de la tête aux pieds lorsque Daech gagne du terrain. « Tout ce qui touchait à notre présence et à notre apparence les rendait dingues », dit l’une d’elles.

L’ouvrage éclaire aussi sur les rivalités entre groupes rebelles, du sécularisme démocratique de l’Armée syrienne libre au « djihadisme gradué d’al-Nosra et de Daech » en passant par « le salafisme nationaliste » de Jaych al-Islam. Il analyse la flamme du confessionnalisme allumée par le régime, les collusions entre Assad et les brigades salafistes, le rôle délétère de l’argent saoudien… Zaina Erhaim dit : « Nous revendiquions plus de liberté et de dignité et nous n’avons obtenu qu’asservissement et humiliation. »

Muriel Steinmetz
Samar Yazbek, romancière syrienne exilée en France : « Il est prématuré de prévoir un futur démocratique » (L'Humanité, Entretien avec Muriel Steinmetz, 11 décembre 2024)
Partager cet article
Repost0
18 décembre 2024 3 18 /12 /décembre /2024 12:35
Photo sur la plaque de la tombe de Fernand Iveton à Bab el Oued, Alger

Photo sur la plaque de la tombe de Fernand Iveton à Bab el Oued, Alger

Fernand Iveton et ses parents sur sa tombe à Bab el Oued

Fernand Iveton et ses parents sur sa tombe à Bab el Oued

la plaque d'hommage à Fernand Iveton sur sa tombe à Bab el Oued

la plaque d'hommage à Fernand Iveton sur sa tombe à Bab el Oued

La tombe de Fernand Iveton au cimetière de Bab el Oued (Saint Eugène, désormais cimetière de Bologhine)

La tombe de Fernand Iveton au cimetière de Bab el Oued (Saint Eugène, désormais cimetière de Bologhine)

 
 
Gisèle Halimi, à propos de Fernand Iveton, seul algérien d'origine européenne
 
(communiste algérien partisan de l'indépendance) guillotiné pendant la guerre d'Algérie, dans "Le lait de l'oranger" (première édition en 1988, L'Imaginaire Gallimard).
 
 
"Le 11 février 1957, Fernand Iveton fut guillotiné à Alger. Ce jeune tourneur à l’Électricité et Gaz d'Algérie avait déposé dans l'usine du Hamma, où il travaillait, un engin explosif à retardement. La minuterie marquait dix-neuf heures trente. Une heure où les locaux étaient, à coup sûr, déserts. Les artificiers de la police désamorcèrent à temps la bombe. Il ne pouvait y avoir de sang, il n'y eut même pas de dégâts.
Dénoncé, appréhendé, torturé, Iveton avoua et s'expliqua.
Membre du Parti communiste algérien, alors dissous, il se battait pour l'indépendance du peuple colonisé.
"J'en suis, à part entière", lança-t-il avec courage à l’aréopage d'uniformes français qui le jugeait.
Il avait pris, comme chacun dans son groupe de "combattants de la libération", un engagement: "Nous avions promis que nous ne ferions un geste fatal à une vie humaine". Son acte, disait-il, "était destiné à attirer l'attention et cela seulement".
L'instruction révélera même qu'il avait publiquement condamné les attentats de la Cafétéria et du Milk Bar (commis à Alger le 30 septembre 1956: 4 morts et 56 blessés).
"Je suis algérien, je défends mon peuple, répétait-il lors de son procès, j'aime la France, mais je n'aime pas les colonialistes".
Quelques jours auparavant, je me trouvais à Alger en compagnie de Gaston Amblard, avocat communiste de Paris. Il me parla d'Iveton, qui lui demandait de le défendre: "Mais ils me l'interdisent", me dit-il bouleversé.
Ils, c'était le Parti. Une discipline qui exigeait de lui la désertion. Double. Avocat, il resterait sourd à l'appel d'un homme broyé par la répression. Communiste, il n'expliquerait par les raisons de ce "terroriste à l’œil juste", son camarade.
Le Parti n'a donc jamais tort?
Nous en discutâmes longuement ce soir-là, à l'hôtel Aletti où nous nous trouvions. Amblard, sous le choc, me devenait très proche. Par sa juste vulnérabilité, par son intelligence blessée, par cette sorte de grande fidélité humaine.
Dans l'histoire algérienne, la ligne communiste refusait l'imagination. Au prix d'ambiguïtés et d'erreurs, elle ne reconnaissait que les bons vieux mouvements de masse, pétitions, réunions, manifs. Pas question d'aider les "aventuristes", les partisans de l'action directe. Crainte de la provocation, hantise de l'interdiction et du ghetto politique sans doute.
Cette position reflétait d'ailleurs l'extraordinaire insensibilité de la classe ouvrière au drame algérien. Souvenons-nous. Pas une seule grève générale durant la guerre d'Algérie. A l'exception de celle qui rassembla plusieurs millions de travailleurs - et, malice de l'Histoire, De Gaulle y avait appelé: "Françaises, Français, Aidez-moi!" - contre le putsch des généraux le 21 avril 1961, à Alger.
Longtemps les communistes tentèrent de coller à cette distorsion. "Paix en Algérie", plutôt qu'"Indépendance algérienne" proclamaient leurs slogans. Le "fait national algérien" prendra son temps pour remplacer la "nation en formation".
Avec le FLN, ils entretenaient des rapports difficiles, heurtés. Des discussions, au sein des instances dirigeantes, mettaient en cause la représentativité du Front de libération, ses méthodes, son hétérodoxie marxiste. Faute de combattants, l'internationalisme prolétarien tournait de plus en plus au mythe. Aussi les communistes algériens furent-ils instamment priés de n'engager en rien la doctrine ou l'appareil du Parti. A cette condition, une aide discrète leur serait dispensée.
Un nombre croissant de militants, cependant, supportait mal cette inertie. Le fantasme d'un nouveau Front populaire, à travers le Front républicain, se perdait de plus en plus dans les méandres de la tactique.
Après le vote des pouvoirs spéciaux en 1956 et la répression qui s'ensuivit, les communistes s'enhardirent. Avec modération. Un accord tacite couvrait quelques actions témoins, mais jamais exemplaires, celles de déserteurs comme l'aspirant Henri Maillot, ou de soldats insoumis comme Alban Lietchi.
Pour Iveton, tout alla très vite. Arrêté en flagrant délit le 14 novembre 1956, condamné à mort le 25 novembre.
Amblard, rentré de Paris pour s'expliquer, essaya de convaincre les camarades, au plus haut niveau. Il ne fut pas écouté. Défense de défendre. Défense de se compromettre auprès d'Iveton.
Demeurée à Alger, une idée saugrenue me poussa à proposer à Iveton, par l'intermédiaire de militants incarcérés à Barberousse, de l'assister.*
Laisser cet homme seul, face à ses juges militaires, me paraissait indécent. Notre politique l'avait contraint à cet engagement, il devait s'exprimer. Je ne songeais même pas à une éventuelle condamnation à mort. Elle semblait tellement improbable! Après tout, Iveton n'eut jamais l'intention de tuer ou de blesser. Ni sang, ni dégâts, je l'ai dit, ne restait que la symbolique du geste.
Iveton me fit répondre combien mon offre le touchait. Mais selon lui, un militant communiste se devait, dans un procès politique, de ne choisir qu'un avocat communiste. Il refusa donc.
Le Tribunal militaire désigna, selon la loi, deux avocats du bureau d'Alger, un jeune stagiaire, Maître Smadja, et Maître Lainé, partisan de l'Algérie française. Ce dernier plaida techniquement, comme pour un crime de droit commun. On n'avait jamais, de mémoires d'annales judiciaires, infligé de peine capitale pour celui qui ne blessa, ne tua ni ne voulut le faire, soutiendra-t-il avec talent.
Iveton fut condamné à mort.
Son pourvoi en cassation rejeté, son recours en grâce soumis au Président de la République, René Coty, je n'entendis plus parler de cette affaire avant la nuit qui précéda l'exécution.
Les communistes ne se préoccupèrent d'Iveton qu'après l'arrêt de mort. Avec eux, avec la Ligue des Droits de l'homme, Mgr Duval, évêque d'Alger, et certains intellectuels engagés, moi aussi, en démarches désespérées.
Le téléphone sonna jusqu'à l'aube. Jusqu'à l'heure fatale.
Coty voulut faire un exemple. Le sens politique de sa décision n'échappa à personne. Il importait peu que le crime ne signifiât qu'une "explosion-appel", une "explosion-témoignage". Le premier européen mêlé au terrorisme algérien devait avoir la tête tranchée?
Et elle le fut, au petit matin, dans la cour de la prison de Barberousse.
Iveton marcha au supplice avec ses trente ans et le courage des grands".
 
( Gisèle Halimi, p.179-182).
 
* Gisèle Halimi venait de sauver 17 condamnés à mort dans l'affaire des meurtres d'européens à Philippeville (aujourd'hui Skida) en prouvant que leurs aveux avaient été obtenus sous la torture de l'armée française et correspondait à des constats de médecins légistes qui étaient faux et bâclés, l'exhumation des cadavres des victimes européennes le prouvant.
 
Lire aussi:
 
Fernand Iveton et Hélène Ksiazek, sa fiancée

Fernand Iveton et Hélène Ksiazek, sa fiancée

Gisèle Halimi à propos de l'exécution de Fernand Iveton dans "Le lait de l'oranger", ses mémoires de 1988

Gisèle Halimi raconte dans "Le lait de l'oranger" sa proximité avec le Parti communiste dans sa jeunesse. Elle milite pour le Parti communiste tunisien dans son adolescence et est accueilli à Paris par un couple de militants communistes, dans l'après-guerre, pour faire ses études de droit et de philosophie.

 

Gisèle Halimi, "Le Lait de l'oranger":
 
"C'est un peu plus tard que je me suis mis à fréquenter, avec Gaby, la maison de mon oncle Jacques.
Mon père me parlait avec colère de son frère et de sa "clique". Ce terme englobait, au-delà de l'épouse ("sa complice"), les "Arabes", les "pouilleux", et les "communistes", présents toutes les semaines sur les lieux, pour la réunion de cellule.
En secret, il admirait la culture politique de son frère - Marx, Staline, Maurice Thorez...- et sa détermination. S'avouer communiste, risquer d'être fusillé par les Allemands en 1943, accepter, revendiquer même sa marginalité, voilà qui méritait considération. Mais en même temps, ce Jacques le dérangeait.
Fortunée, elle, ne l'aimait pas.
Les raisons ne lui manquaient guère. D'abord Jacques se proclamait athée. "Dieu soit loué... et mes appartements aussi!" avait-il coutume de lancer en arrivant chez nous, sur le ton de l'incantation religieuse. Provocation qui la hérissait et nous faisait pouffer de rire, Gaby et moi.
Marcelle, ma tante, avait réussi une performance unique pour son époque. Bien que femme et autodidacte, elle régnait sur le cabinet d'un grand avocat comme premier clerc, en fait "homme" de confiance décidant de tout. De l'organisation même des affaires, de l'étude des dossiers, des audiences devant les tribunaux. Experte incontestée, elle se livrait avec Edouard à des joutes techniques, en jargon procédural de surplus, qui agaçaient Fortunée, de tempérament plutôt jaloux.
Enfin, inutile de le nier, l'oncle Jacques exerçait sur nous, les filles, une séduction dangereuse. Ne nous entraînait-il pas vers des fréquentations détestables avec ces communistes de peu de foi? Appréhensions qui se révélèrent quelque peu justifiées. Très vite, je lus des brochures, participai à des discussions avec les camarades, partageai - sommairement - avec eux un programme d'antiracisme, d'égalité et de justice sociale. La bataille anticolonialiste me motiva très tôt.
J'allais même jusqu'à vendre dans les rues l'hebdo du Parti.
Le dimanche matin, je sortais furtivement de chez moi, passais chez mon oncle, comptais mes journaux et me plaçais au grand carrefour de l'avenue Jules-Ferry, à l'angle même de l'immeuble de "La Dépêche tunisienne", organe, orgueil, et symbole de la présence française. Comme un camelot rompu à cette pratique, j'interpellais les passants: "Achetez "L'Avenir de la Tunisie", organe central du Parti communiste tunisien... Lisez L'Avenir! ... "
Des bras m'écartaient sans aménité, des lippes de mépris me toisaient, je ne perdais rien de mon assurance. Je martelais mon annonce d'une voix forte et fourrais d'autorité le journal sous le nez des promeneurs: "A-che-tez L'A-ve-nir de la Tu-ni-sie, or-ga-ne cen-tral du Par-ti com-mu-nis-te-tu-nis-sien". Je m'époumonais, sans complexe. Je voulais édifier les masses. Je discutais, avec les réticents ou avec ceux que le spectacle, insolite à l'époque, de cette gamine défendant sur la voie publique une cause difficile intriguait". (...)
Mon féminisme embryonnaire m'entraîna à fonder avec un petit groupe, et sous l'aile tutélaire des communistes, l'Union des jeunes filles de Tunisie. "
 
Gisèle Halimi, "Le Lait de l'oranger"
 
* On est en 1944, Jacques son oncle était résistant communiste contre Vichy et l'occupation allemande de la Tunisie, Edouard est son père, Fortunée sa mère, Gaby sa sœur.
Partager cet article
Repost0
18 décembre 2024 3 18 /12 /décembre /2024 06:31
Georges Ibrahim Abdallah doit être libéré - Blogs Médiapart, Tribune collective du 17 décembre
Tribune 17 décembre 2024
 
En 2025, Georges Abdallah doit être libéré !
Georges Abdallah est un militant communiste libanais emprisonné en France depuis plus de 40 ans. Sa demande de libération conditionnelle a été acceptée par le tribunal d'application des peines. Le parquet a immédiatement fait appel de cette décision. Alors qu’une nouvelle audience doit se tenir, un large ensemble de personnalités réaffirment « leur engagement en faveur de la libération de celui qui est devenu le plus ancien prisonnier politique d’Europe ».
Georges Abdallah est un militant communiste libanais emprisonné en France depuis plus de 40 ans. Engagé aux côtés des peuples palestinien et libanais contre les invasions du Liban par l’armée israélienne en 1978 et 1982 et co-fondateur des Fractions Armées Révolutionnaires Libanaises (FARL), il est finalement arrêté à Lyon le 24 octobre 1984.
Lors d’un procès politique qui est le théâtre de nombreuses irrégularités, il est condamné à la perpétuité. Le procureur avait requis 10 ans de détention.
Libérable d’après le droit français depuis 1999, Georges Abdallah a fait neuf demandes de libération. En 2013, elle est acceptée par le tribunal d’application des peines et conditionnée à la signature d’un arrêté d’expulsion vers le Liban. Le Ministère de l’Intérieur refuse de le signer pour l’expulser en arguant le refus de repentir de Georges Abdallah. Lors d’une audience du tribunal administratif pour statuer sur son expulsion en janvier 2022, la rapporteure publique avait déclaré « qu’il est bien évident que le maintien en détention [de Georges Abdallah] obéit à des considérations de nature extra-juridiques ».
En juin 2023, l’avocat de Georges Abdallah, Maître Jean-Louis Chalanset, a déposé une nouvelle demande de libération conditionnelle devant le juge d’Application des Peines de Paris. Le Tribunal d’Application des Peines a tenu une audience à Lannemezan le 7 octobre dernier afin de statuer sur cette demande.
Vendredi 15 novembre 2024, sa demande de libération conditionnelle a été acceptée par le tribunal d'application des peines. Celle-ci est subordonnée à la condition de quitter le territoire national et de ne plus y paraître et non plus à un arrêté d’expulsion dépendant du Ministère de l’Intérieur, ce qui constitue une première victoire importante. Le parquet a immédiatement fait appel de cette décision.
Alors qu’une nouvelle audience doit se tenir le 19 décembre 2024, nous réaffirmons notre engagement en faveur de la libération de celui qui est devenu le plus ancien prisonnier politique d’Europe. L’acharnement des autorités françaises contre Georges Abdallah n’a que trop duré. En 2025, il doit retourner vivre libre dans son pays, le Liban !
 
Signataires :
Jean Abaul, président CNCP - Martinique
Robert Abdallah, frère et porte-parole de la campagne libanaise pour la libération de Georges abdallah
Sarah Abdel-Motaleb, National Lawyers Guild (USA)
Fidaa AbdFatah, avocate
Nahla Abdo, Chancellor's Professor
Rabab Abdulhadi, chercheuse (USA
Pierre Abi Saab, journaliste
Malek Abisaab, professeur (McGill University)
Gilbert Achcar, auteur et professeur (Université de Londres)
Suzanne Adely, présidente de la National Lawyers Guild
Nassim Aissou, analyste Moyen-Orient
Norman Ajari, Maître de conférence University of Edinburgh
Bassam Al Kantar, chercheur
Osamah Alabdulrahim, Kuwaiti Progressive Movement
José Alcala, réalisateur
Zahra Ali, Universitaire, Rutgers University (USA)
Omar Alsoumi, porte-parole d'Urgence Palestine
Jean-Claude Amara, porte-parole de Droits Devant!
Lydia Amarouche, éditrice
Salah Amokrane, militant pour l'égalité Toulouse
Klaod An Duigou, syndicaliste
Joseph Andras, écrivain
Ariane Anemoyannis, porte-parole du Poing Levé
Raphaël Arnault, député
Nathalie Arthaud, Porte-Parole de Lutte Ouvrière
Sihame Assbague, journaliste et militante
Jean Asselmeyer, réalisateur
Simon Assoun, éducateur spécialisé et porte-parole de Tsedek!
Manon Aubry, députée Européene FI
Ron Augustin, éditeur
Olivier Azam, réalisateur
Paola Bacchetta, sociologue et professeur Université de Berkeley
Etienne Balibar, philosophe
Salwa Banna, romancière palestinienne
Ludivine Bantigny, historienne
Khaled Barakat, ecrivain et militant
Frank Barat, auteur et producteur
Docteur Ramzy Baroud, journaliste, auteur et rédacteur en chef de Palestine Chronicle
Pernando Barrena, député Européen Euskal Herria Bildu (Pays basque espagnol)
Jean-Pierre Bastid, cinéaste et écrivain
Al Baylac, écrivain
Yessa Belkhodja, co-fondatrice du Collectif Défense des Jeunes du Mantois
Judith Bello, United National Antiwar Coalition
Hajer Ben Boubaker, historienne et chercheuse indépendante
Manel Ben Boubaker, enseignante, autrice et syndicaliste
Laila Benderra, pédiatre
Stéphane Berard, artiste
Antonin Bernanos, militant antifasciste
Judith Bernard, metteuse en scène
Olivier Besancenot, ancien candidat à la présidentielle
Manuel Bompard, coordinateur nation FI et député FI
Véronique Bontemps, anthropologue - CNRS
Catherine Boskowitz, metteuse en scène
Saïd Bouamama, sociologue, auteur et militant
Laura Bouillic, éditrice
Alima Boumediene Thiéry, avocate et militante associative
Jacques-Marie Bourget, journalitse
Youssef Boussoumah, militant décolonial
Gabriel Boutan, étudiant et co-fondateur de Tsedek!
Houria Bouteldja, militante décoloniale
José Bové, paysan retraité et ancien député Européen
Erig Bainvel, Militant de la Gauche Indépendantiste Bretonnert conseiller Municipal (St Herblain)
Rony Brauman, médecin et essayiste
Gaël Briand, conseiller regionale et municipal (Lorient)
Sebastian Bugden, Directeur éditorial-Verso Books
Anton Burel, militant de la Gauche Indépendantiste Bretonne et conseiller Municipal (Cintré/Kentreg)
François Burgat, politologue
Mark Burton, National Lawyers Guild (USA)
Fabrice Cadou, Fsu Morlaix-Montroulez
Matteo Capasso, University of Venice, Marie Curie Reseasercher
Pierre Carles, réalisateur
Rita Carlos, sociologue
Benjamin Carrot, photographe Encrage
Carmen Castillo, cinéaste
Laurence Chable, comédienne
Leïla Chaibi, députée Européenne FI
Luc Chauvin, éditeur
Ismahane Chouder, enseignante et formatrice
Irene Clausen, Boykot Israel (Danemark)
Jean Clément, Porte-parole de la Campagne Unitaire pour la Libération de Georges Abdallah
Jason Cohen, Friends of Swazi Freedom (USA
Kathleen Copps, BDS Vancouver/Coast Salish Territories
Éric Coquerel, député
Philippe Corcuff, professeur des universités (Science Politiques Lyon)
Enzo Cormann, écrivain
Annick Coupé, militante altermondialiste
Fatima Daas, autrice
Laurence De Cock, autrice et historienne
Laurent De Wangen, enseignant
Gérard Delteil, écrivain
Chris Den Hond, journaliste
Elsa Diaz Torres, conseillère municipale (Melle)
Douce Dibondo, écrivaine
Alexandra Dols, artiste et réalisatrice
Elsa Dorlin, philosophe et professeur Université Toulouse Jean-Jaurés
Nicolas Dot-Pouillard, checheur en sciences politiques (Beyrouth - Liban)
Peio Dufau, député Euskal Herria Bai-NFP
David Dufresnes, écrivain et réalisateur
Charlotte Dugrand, éditrice et correctrice
Ismaël Dupont, conseiller départemental communiste (Finistère), conseiller municipal (Morlaix)
Assia El Kasmi, éditrice
Christo El Morr, professeur-York University
Paul Elek, doctorant
Annie Ernaux, prix Nobel de littérature
Christian Etelin, avocat
Marie-Christine Etelin, avocate honoraire
André Fadda, syndicaliste
Mireille Fanon Mendès France, fondation Frantz Fanon
Navid Farnia, Wayne State University
Nina Faure, autrice et réalisatrice
Sara Flounders, International Action Center
Sebastien Fontenelle, auteur et journaliste
Emma Fourreau, députée Européenne France Insoumise
Estrella Galán, députée Européenne Sumar (Espagne)
Patrick Gambache, adjoint à Morlaix
Isabelle Garo, philosophe
Sabah Ghandour, Professeur retraité
Denis Gheerbrant, cinéaste
Terri Ginsberg, professeure
Alain Giraudie, cinéaste
Liliane Giraudon, écrivain
Jean-Marie Goater, conseiller municipalet communautaire (Rennes)
Jeanne Gobin, photographe Encrage
Dominique Grange, chanteuse engagée
Jeannette Graulau, professeure CUNY (USA)
Alain Gresh, journaliste
Céline Grillon, documentariste et réalisatrice
Thomas Grimonprez, enseignant
Robert Guediguian, rélaisateur et producteur
Thierry Guitard, auteur et illustrateur
Habibitch, danseuse et chorégraphe
Sarah Haidar, écrivaine
Salah Hamouri, avocat franco-palestinien
Kaoutar Harchi, écrivaine et sociologue
Mathilde Hary, porte-parole Euskal Herria Bai
Rima Hassan, députée Européenne FI
Sarah Hassenforder, dramaturge
Jacqueline Héré, conseillère départementale du Finistère et maire de quartier à Brest (PCF)
Charles Hoareau, syndicaliste
Amanda Jacquel, autrice et journaliste
Joseph Jamison, US Peace Council
Chantal Jaquet, philosophe et professeure émérite Unviversité Paris 1 Panthéon-Sorbonne
Iqbal Jassat, Media Review Network (Afrique du Sud)
Salam Jawad, productrice - Orok Films
Pascale Jeay, assistante sociale
Mathieu Jeuland, Collectif Vacarme(s) Films
Nadav Joffe, militant Tsedek!
Jean Kader, photographe Encrage
Charlotte Kates, coordinatrice internationale de Samidoun
Bruce Katz, Palestinian and Jewish Unity (PAJU)
Sarah Katz, socio-démographe et coordinatrice des actions de l'UJFP avec Gaza
Anasse Kazib, porte-parole de Révolution Permanente
Léo Kekemenis, photographe Encrage
Razmig Keucheyan, sociologue
John King, New York University, Associate Adjunct Professor
David Klein, professeur émérite California State University Northridge
Stathis Kouvelakis, philosophe
Hubert Krivine, physicien
Souad Labbiz, autrice
Selma Labib, Porte-Parole du NPA-Révolutionnaires
Thomas Lacoste, cinéaste - La bande passante
James Lafferty, National Lawyers Guild (Los Angeles)
Arlette Laguiller, ancienne candidate aux élections présidentielles, porte-parole Lutte Ouvrière
Leopold Lambert, architecte et éditeur
Alfred Lang, journalitse (Danemark)
Mathilde Larrère, historienne
Stéphanie Latte Abdallah, historienne
Arnaud Legall, député FI
Nina Lendal, coordinatrice de Colombia Solidarity (Danemark)
Didier Lestrade, journaliste et écrivain
Frédéric Lordon, philosophe
Lena Louarn, vice-présidente du conseil regional de bretagne Roazhoan-rennes
Christian Mahieux, éditeur Syllepse
Noël Mamère, journaliste et homme politique
Toufan Manoutcheri, comédienne et autrice
Elsa Marcel, avocate au barreau de Saint-Denis
Fabio Marcelli, CRED
Maguy Marin, chorégraphe
Tom Martin, porte-parole du collectif Palestine Vaincra
Catarina Martins, députée Européenne Bloco de Esquerda (Portugal)
Corinne Masiero, actrice
Isabelle Mazelin, adjointe au maire PCF (Relecq-Kerhuon)
Jean-Luc Mélenchon, homme politique et ancien candidat à la présidentiel
Avigail Melka, membre de Tsedek!
Victor Mendez, Porte-Parole du NPA Jeunes Révolutionnaires
Jean-Pierre Mercier, Porte-Parole de Lutte Ouvrière
Morgane Merteuil, Militante féministe
Gustave Massiah, économiste
Marina Mesure, Députée européen France Insoumise
Bill Meyer, Président du Peace Council (Michigan)
Adam Mitelberg, AED et membre de Tsedek!
Raphaëlle Mizony, Porte-Parole du NPA Jeunes Révolutionnaires
Marie-José Mondzain, philosophe
Irene Montero, députée Européenne Podemos (Espagne)
Monira Moon, militante antiraciste et décoloniale
Rémi Moons, photographe Encrage
Monica Moorehead, Workers World Party
Corinna Mullin, CUNY for Palestine (USA)
Sara Mychkine, écrivaine
Mystique, dj (Marseille)
Rehab Nazzal, artiste (Canada)
Hannah Nelson, photographe Encrage
Immanuel Ness, public university in NYC
Sol Netra, éditeur
Olivier Neveux, universitaire
NnoMan, photographe
Nicolas Norrito, éditeur
Orsso, musicien (Marseille)
Karima Ouaghenim, éditrice
Miel Pagès, écrivaine
Ugo Palheta, sociologue et professeur Université de Lille
Thierry Perennes, comité Nathalie Le Mel
Mireille Perrier, actrice
Primael Petit, militant de la Gauche Indépendantiste Bretonne et Conseiller municpal St Herblain
Julien Pitinome, photographe Encrage
Thomas Portes, député FI
Christine Poupin, porte-parole du NPA
Philippe Poutou, ancien candidat à la présidentielle
François Pradal, responsable de recherche et membre d eTsedek!
Serge Quadruppani, romancier et essayiste
Nathalie Quintane, autrice et enseignante
Gaël Quirante, Porte-Parole du NPA- Révolutionnaires
Lissell Quiroz, historienne et professeur Université de Cergy
Tancrène Ramonet, réalisateur
Jacques Rancière, Philosophe et professeur honoraire (Unviversité Paris VIII)
Jacques Rannou, maire délégué (Kernevel)
Marie Reynal, comédienne et metteuse en scène
Houyem Rebai, enseignante, militante et autrice
Mouhad Reghif, porte-parole de Bruxelles Panthères
Milady Renoir, poétesse au service de la lutte des sans papiers
Fabrice Riceputi, historien
Anita Richard, conseillere municipale (Rosporden Kernevel)
Mathieu Rigouste, chercheur indépendant
Bernard Ripert, avocat
Joyce Rivière, écrivaine et poètesse juive antisioniste
Gaël Roblin, Conseiller Municipal de la ville de Guingamp/Gwengamp
Michel Rodinson, Responsable du journal Lutte Ouvrière
Liliane Rovere, Comédienne
Jonathan Ruff, cofondateur du collectif Tsedek!
Robert Sae, responsable aux affaires extérieures CNCP - Martinique
Elodie Safaris, journaliste.
Nordine Saïdi, membre de Bruxelles Panthères et Mouvement Citoyen Palestine
Pauline Salingue, porte-parole du NPA
Aziz Salmone Fall, politologue
Catherine Samary, économiste
Mariana Sanchez, éditeur Syllepse
Sasha Yaropolskaya, militante à Révolution Permanente et Du Pain et de Roses
Martha Schmidt, National Lawyers Guild (USA)
Heike Schotten, Professor of Political Science, University of Massachusetts Boston
Jean-christophe Sellin, Co-coordinateur national du Parti de Gauche
Isabel Serra Sanchez, députée Européenne Podemos (Espagne)
Bachir Sfeir, journaliste
Ramy Shaath, militant palestinien et ancien prisonnier politique en Egypte
Yoav Shemer-Kunz, politologue (Université de Strasbourg)
Michèle Sibony, porte-parole UJFP
Sylvain Silverstein, éditeur Syllepse
Jean-François Sivadier, metteur en scène
Skalpel, rappeur
Omar Slaouti, militant antiraciste et élu de la ville d'Argenteuil.
Anthony Smith, Député européen FI
Ersilia Soudais, députée FI
Maboula Soumahoro, cofondatrice du Black History Month
Pierre Stambul, porte-parole de l'UJFP
Mark stern, National Lawyers Guild (USA)
Taoufiq Tahani, maître de Conférences (Université de Lille)
Tardi, dessinateur
Pierre Tevanian, philosophe et co-animateur de LMSI.NET
Enzo Traverso, historien
Cheryl Trine, avocate (USA)
Anne Tuaillon, présidente de l'Association France Palestine Solidarité
Tulyppe, photographe Encrage
Francoise Vergès, autrice
Thomas Vescovi, doctorant en etudes politiques
Dominique Vidal, journaliste et essayiste
Marie-Pierre Vieu, éditrice
Irvin Violette, syndicaliste
Luz Volckmann, écrivaine
Léo Walter, ancien député
Roger Waters, musicien et militant
Eileen Weitzman, avocat
Wissam Xelka, streameur et militant décolonial
Cem Yoldas, porte-parole de la Jeune Garde
Louisa Yousfi, journaliste et autrice
Sophie Zafari, syndicaliste
Olivia Zemor, présidente de CAPJPO-Europalestine
Partager cet article
Repost0
18 décembre 2024 3 18 /12 /décembre /2024 06:16
Solidarité avec Mayotte et ses habitants!

ci contre le lien pour la solidarité envers les mahorais  https://don.secourspopulaire.fr/mayotte/~mon-don

 

Mayotte : Fabien Roussel exhorte le président de la République à faire appel à l’aide internationale
Publié le 17 décembre 2024

Chaque heure qui passe, sans soutien, sans vivre, sans eau, sans hébergement est une heure de trop pour tous les Mahorais et les Comoriens meurtris par le cyclone Chido et toujours sans secours.

4 jours après son passage, il ne reste à Mayotte qu’un champ de ruines. 90% des habitations sont détruites sur cette île surpeuplée de 320 000 habitants.

« Où sont les gens ? » s’interrogent, hébétés, les Mahorais qui découvrent avec horreur la situation, cherchant leurs parents, leurs voisins, leurs amis dans les amas de tôles, les manguiers, les palmiers arrachés, tombés.

Combien y a-t-il de sans-abris ? 100 000, 200 000 ? Des enfants souffrent du manque d’eau, de vivres. Les médecins sont démunis, faute de matériels. Les secours arrivés sur place n’ont même pas d’hébergement et de nourriture. Les habitants enterrent, seuls, leurs proches le long des routes, dans les jardins. Les épidémies menacent, dont le choléra déjà présent sur place avant le passage du cyclone.

Nous devons, collectivement, prendre la mesure du caractère exceptionnel de la force du cyclone. Des milliers de blessés, des dizaines voire des centaines de morts, un territoire, déjà en très grande difficulté, dévasté et des populations démunies plongées dans l’horreur et la peur.

Cette situation appelle à une mobilisation totale de l’Etat français, des collectivités et des associations de solidarité de notre pays ainsi que le recours à l’aide internationale. Des ONG, spécialisées dans les secours d’urgence et l’accueil de réfugiés, ont l’habitude de monter des campements d’urgence. Faisons appel à elles !

L’aide active de La Réunion, qui sert de hub maritime et aérien, ne suffira pas malgré tous les efforts déployés par les collectivités, dont la région avec Huguette Bello, sa présidente.

L’heure n’est pas à la polémique mais à la solidarité et aux actes concrets.

Le Premier ministre doit se rendre immédiatement sur place comme l’a fait le ministre de l’Intérieur, le chef de l’Etat suivra. La France doit faire de la solidarité avec les Mahorais et Mayotte une cause nationale en n’hésitant pas à demander toute l’aide internationale possible.

Le moment est à sauver les vies. L’urgence est là.

Le PCF appelle ses fédérations, ses militants et ses élus à prendre toutes les initiatives possibles pour amplifier la solidarité avec les populations de Mayotte. Des dizaines, des centaines d’initiatives doivent se concrétiser à l’échelle de l’hexagone. Depuis des décennies avec ses parlementaires au Sénat et à l’Assemblée nationale, les communistes alertent sur les grandes difficultés des territoires d’Outre-Mer et notamment de Mayotte. Ces derniers mois par la voix d’André Chassaigne, de Fabien Roussel ou de Cécile Cukierman, nous avons demandé à l’Etat d’agir contre la pollution, la vie chère, l’accès à l’eau potable, pour un habitat digne dans les Outres-Mers et particulièrement à Mayotte.

Avec le Parti communiste réunionnais avec les élus de la Région Réunion, sa présidente, les députés nous portons cette exigence de répondre aux difficultés sociales et aux urgences vitales de Mayotte confrontée à cette catastrophe naturelle d’une ampleur inédite.

Après la crise nous devrons ensemble tirer tous les enseignements. Il faudra notamment tenir compte des propositions faites par l’Assemblée nationale et le Sénat dans le cadre des commissions d’enquête sur la situation explosive des Outre-Mer, en matière de logement, de vie chère ou encore de gestion des risques naturels majeurs.

Fabien Roussel, secrétaire national du PCF

Partager cet article
Repost0
1 décembre 2024 7 01 /12 /décembre /2024 17:05

URGENCE SOLIDARITÉ CUBA

Depuis des dizaines d’années, notre parti entretien des liens étroits avec CUBA et soutient bien sûr la voie socialiste révolutionnaire du peuple Cubain.

CUBA est un pays pauvre des caraïbes, de 11 millions d’habitants mais qui applique une politique très sociale.

  • L’accès à la santé, à l’éducation, le sport, la culture, aux hautes études sans condition de ressources, sans discrimination.

  • Malgré de faibles ressources financières dues au blocus des Etats-Unis d’Amérique, ce pays a été capable de développer trois vaccins contre la Covid alors que la France a été dans l’incapacité dans produire un seul. Nombre de pays pauvres ont pu profiter de ces vaccins.

  • la solidarité sanitaire de Cuba n’est plus à démontrer, elle met de nombreux médecins à disposition des pays en difficulté.

  • Cuba, malgré tous ses problèmes économiques, est un pays qui respecte le mieux du monde le développement durable. Ce sont les institutions internationales qui le démontrent en croisant l’empreinte écologique avec l’indice du développement humain.

Depuis 62 ans CUBA subit l’embargo des Etats-Unis qui depuis le 3 Février 1962, s’est amplifié.

Cet embargo porte sur les moyens économiques, financiers nécessaires au peuple Cubain. Au fil des ans l’embargo s’est transformé en blocus par des lois extraterritoriales qui s’imposent aux états ayant des relations économiques avec les Etats-Unis d’Amérique, notamment aux pays de l’Union Européenne.

Depuis son élection en 2021, TRUMP a mis CUBA sur la liste des pays qui soutiennent le terrorisme. Sa nouvelle élection en 2025 va encore accentuer les difficultés de vie des Cubains. Sa politique impérialiste veut par tous les moyens, renverser le régime socialiste, solidaire des cubains.

Outre ce contexte économique, l’état du réseau électrique cubain est défaillant eu égard au manque de carburant pour le faire fonctionner, à sa vétusté, ce qui provoque de nombreuses coupures d’électricité auxquelles il faut rajouter cette année, le passage de l’ouragan OSCAR ainsi qu’un tremblement de terre.

La situation de CUBA et de tous les cubains est dramatique :

  • Manque de certains médicaments, de matériel médical, pénurie alimentaire notamment de lait pour les enfants, de moyens matériels pour produire de l’énergie renouvelable, de produits d’hygiène etc…

Pour répondre à l’urgence de solidarité, le PCF, la CGT, des associations de solidarité ont organisé la 19éme rencontre de solidarité Européenne avec CUBA au siège de notre parti les 23 et 24 Novembre :305 délégué-es de 28 pays représentant 108 associations et organisations.

Cette conférence a décidé de mener la bataille, politique, idéologique pour une coopération économique et sociale, pour lutter contre le silence dont fait l’objet le blocus et contre la désinformation qui entoure CUBA et sa révolution.

Elle s’appuie entre autre, pour son aide matériel, sur CUBA CCOPERATION dont le président d’honneur est notre camarade André Chassaigne, auteur du livre « CUBA cette étoile dans la nuit »

Les dons financiers peuvent être adressés :

-Au siège de notre parti, 2, place du colonel Fabien 75019 Paris, chèque à l’ordre de ANF PCF avec au dos du chèque la mention CUBA.

-A l’association « CUBA COOPERATION FRANCE » 32 Rue de Lénine 94 200 Ivry sur Seine.

Chèque à l’ordre de Cuba Coopération France, en indiquant au dos du chèque ou sur le courrier, si vous le souhaitez, le choix de votre don, en ce moment l’association privilégie l’envoi de lait et les équipements d’énergie renouvelable.

La fédération du Finistère émet le souhait de réunir un groupe de travail motivé pour la création d’une association cuba coopération, rejoignant ainsi les 18 Fédérations de notre parti dont celle des côtes d’Armor.

Dans l’attente, nous appelons les camarades à s'inscrire dans cet appel à la solidarité avec Cuba. 

pour tous renseignements complémentaires, vous pouvez joindre notre camarade Christian Beaumanoir

Par mail : christian.beaumanoir@orange.fr

Pour le PCF Finistère, Christian Beaumanoir.

URGENCE SOLIDARITÉ CUBA: la fédération du Finistère relaie l'appel national du Parti communiste
Publié le 27 novembre 2024

Ce weekend le PCF accueillait à son siège les 19e rencontres de solidarité européenne avec Cuba : 305 délégué·es de 28 pays représentant 108 associations et organisations.

À l’heure où le blocus n’a jamais été aussi violent, empêchant le pays d’avoir accès aux biens et produits de première nécessité, cette conférence co-organisée par les associations françaises de solidarité, le PCF et la CGT, est la plus grande initiative de solidarité avec Cuba depuis des années en France, la plus grande depuis des décennies au siège de notre parti. C’est donc avec une grande fierté que nous voyons notre organisation retrouver une place centrale dans la défense de Cuba, contre l’impérialisme états-unien.

Cette conférence nous oblige !

La bataille politique et idéologique, la coopération économique, solidaire et touristique, la communication pour lutter contre le silence dont fait l’objet le blocus et contre la désinformation qui entoure Cuba et sa Révolution sont autant de thèmes débattus ce weekend. Un mot d’ordre a irrigué l’ensemble de nos travaux : unité !

Unité dans les actions que nous pouvons mener à l’échelle européenne avec Cuba. Unité dans la campagne politique et les argumentaires juridiques que nous devons développer face au blocus. Unité y compris pour l’envoi de matériel comme celui du lait en poudre proposé par Cuba Coopération.

Le travail que nous avons entamé avec l’ensemble des associations de solidarité en France doit être prolongé au quotidien dans la campagne politique et de solidarité concrète avec Cuba. Le comité d’organisation de la conférence pourrait maintenant devenir un Comité de coordination de campagne pour Cuba en France.

À l’heure ou Donald Trump s’apprête à retourner à la Maison-Blanche, avec comme secrétaire d’État Marco Rubio, un anticastriste primaire, nous ne pouvons plus laisser les États-Unis décider de la politique étrangère de la France. Ensemble, nous pouvons forcer nos gouvernements à prendre leur responsabilité et mettre en échec l’obsession des États-Unis de détruire la révolution et le peuple cubains.

Viva Cuba Socialista ! Venceremos !
#CubaNoEstaSola #TumbaElBloqueo

Charlotte Balavoine, Vincent Govelet
et Rachel Ramadour 
pour la coordination de campagne du PCF.

Partager cet article
Repost0
1 décembre 2024 7 01 /12 /décembre /2024 16:33
Déclaration commune de solidarité entre l'OLP (Organisation de Libération de la Palestine) et le Parti communiste français  (29 novembre 2024)
Déclaration commune de solidarité OLP-PCF
Publié le 29 novembre 2024

Le peuple palestinien subit la plus grande catastrophe de son histoire. Le gouvernement israélien d’extrême droite veut détruire tout espoir d’émancipation du peuple palestinien. Les massacres de masse, les crimes contre l’humanité et les crimes de guerre, le génocide, dont il est coupable ont été condamnés par la Cour Internationale de Justice et ont donné lieu à l’émission de mandats d’arrêt de la part de la Cour Pénale Internationale. Nous dénonçons également la politique d’épuration ethnique de l’armée et des colons israéliens en Cisjordanie et à Jérusalem-Est occupées.

Nous réaffirmons le droit inaliénable du peuple palestinien à la réalisation de ses droits légitimes nationaux, en toute indépendance, en application du droit des peuples à l’autodétermination, et à vivre en paix et en sécurité, dans le cadre d’un État souverain et démocratique, aux côtés du peuple israélien. Seule une solution politique et l’application du droit international permettra une paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens.

Nous exigeons donc, en application des résolutions de l’ONU :

  • Un cessez-le-feu immédiat et permanent pour l’ensemble de la région 
  • La mise en jugement des criminels de guerre en application de l’arrêt de la CPI
  • La protection du peuple palestinien contre les attaques de l’armée et des colons israéliens
  • La reconnaissance par la France et l’Union Européenne de l’État de Palestine sur la base des frontières de 1967 avec Jérusalem-Est pour capitale
  • La libération des prisonniers politiques palestiniens et des otages israéliens
  • Le démantèlement de toutes les colonies israéliennes et la fin de l’occupation
  • La levée du blocus de Gaza
  • L’exercice du droit au retour des réfugiés.

Telle est la voie pour établir une relation pacifique entre les peuples palestinien et israélien. 

Nous demandons à l’UE et à la France de condamner les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité commis par le gouvernement israélien. Elles doivent faire appliquer les arrêts de la CPI. Nous appelons à la suspension de l’accord de libre-échange UE-Israël tant que l’État d’Israël ne se plie pas au droit international, et à la fin immédiate de toute livraison d’armes, de matériel militaire et de la coopération militaire entre les pays européens et l’État d’Israël.

Alors que l’extrême droite israélienne a annoncé l’annexion unilatérale et illégale d’une partie de la Cisjordanie pour 2025, qui s’ajouterait à l’annexion illégale de Jérusalem-Est, il y a urgence à agir !

En cette Journée internationale de solidarité envers le peuple palestinien, le PCF et l’OLP annoncent donc s’engager dans la construction d’une campagne large de solidarité à l’échelle européenne et française pour la réalisation des droits nationaux du peuple palestinien.

Ramallah et Paris, 29 novembre 2024
Parti Communiste Français
Organisation de Libération de la Palestine


TÉLÉCHARGER LA DÉCLARATION COMMUNE EN PDF

 Je signe la pétition pour la reconnaissance de l'État de Palestine

 

Partager cet article
Repost0
24 novembre 2024 7 24 /11 /novembre /2024 06:54

La Cour Pénale Internationale (CPI) a émis des mandats d’arrêt contre Benyamin Netanyahou, son ancien ministre de la Défense, Yoav Gallant, et contre le chef de la branche armée du Hamas, Mohammed Deif. Pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité.

Cette décision fait suite aux réquisitions du procureur de la CPI rendues en mai dernier.

Le PCF salue cette décision qui est un pas important pour le respect du droit international. Les massacres de masse à Gaza, les crimes de guerre et crimes contre l’humanité, l’épuration ethnique, le génocide et la mise à feu et à sang de la Cisjordanie, les bombardements contre la population libanaise de la part du gouvernement d’extrême-droite israélien, ainsi que les crimes terroristes commis par les islamistes du Hamas, doivent conduire leurs commanditaires devant la justice internationale.

Cette décision est aussi une exigence adressée à la communauté internationale et aux 124 pays membres de la CPI qui se voient rappelés à leurs obligations. En matière de droit et de politique internationale, il ne doit pas y avoir deux poids, deux mesures. Aucun gouvernement, aucun dirigeant politique ne peut se placer au-dessus du droit international.

Cela concerne aussi la France et l’UE, priées de faire appliquer cette décision et de rompre avec leur passivité et leur complicité.

Faisons arrêter ces massacres ! Il faut un cessez-le-feu immédiat, général et permanent. Cette décision de la CPI illustre la nécessité de suspendre l’accord d’association UE-Israël ainsi que la livraison d’armes et la coopération militaire tant que le gouvernement israélien refusera de se conformer au droit international.

Elle doit, en outre, ouvrir le chemin à une solution politique en reconnaissant l’État de Palestine, appelé à se construire aux côtés de l’État d’Israël.

Partager cet article
Repost0
24 novembre 2024 7 24 /11 /novembre /2024 06:46

 

La Cour Pénale Internationale (CPI) a émis des mandats d’arrêt contre Benyamin Netanyahou, son ancien ministre de la Défense, Yoav Gallant, et contre le chef de la branche armée du Hamas, Mohammed Deif. Pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité.

Cette décision fait suite aux réquisitions du procureur de la CPI rendues en mai dernier.

Le PCF salue cette décision qui est un pas important pour le respect du droit international. Les massacres de masse à Gaza, les crimes de guerre et crimes contre l’humanité, l’épuration ethnique, le génocide et la mise à feu et à sang de la Cisjordanie, les bombardements contre la population libanaise de la part du gouvernement d’extrême-droite israélien, ainsi que les crimes terroristes commis par les islamistes du Hamas, doivent conduire leurs commanditaires devant la justice internationale.

Cette décision est aussi une exigence adressée à la communauté internationale et aux 124 pays membres de la CPI qui se voient rappelés à leurs obligations. En matière de droit et de politique internationale, il ne doit pas y avoir deux poids, deux mesures. Aucun gouvernement, aucun dirigeant politique ne peut se placer au dessus du droit international.

Cela concerne aussi la France et l’UE, priées de faire appliquer cette décision et de rompre avec leur passivité et leur complicité.

Faisons arrêter ces massacres ! Il faut un cessez-le-feu immédiat, général et permanent. Cette décision de la CPI illustre la nécessité de suspendre l’accord d’association UE-Israël ainsi que la livraison d’armes et la coopération militaire tant que le gouvernement israélien refusera de se conformer au droit international.

Elle doit, en outre, ouvrir le chemin à une solution politique en reconnaissant l’État de Palestine, appelé à se construire aux côtés de l’État d’Israël.

Partager cet article
Repost0
24 novembre 2024 7 24 /11 /novembre /2024 06:46

 

La Cour Pénale Internationale (CPI) a émis des mandats d’arrêt contre Benyamin Netanyahou, son ancien ministre de la Défense, Yoav Gallant, et contre le chef de la branche armée du Hamas, Mohammed Deif. Pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité.

Cette décision fait suite aux réquisitions du procureur de la CPI rendues en mai dernier.

Le PCF salue cette décision qui est un pas important pour le respect du droit international. Les massacres de masse à Gaza, les crimes de guerre et crimes contre l’humanité, l’épuration ethnique, le génocide et la mise à feu et à sang de la Cisjordanie, les bombardements contre la population libanaise de la part du gouvernement d’extrême-droite israélien, ainsi que les crimes terroristes commis par les islamistes du Hamas, doivent conduire leurs commanditaires devant la justice internationale.

Cette décision est aussi une exigence adressée à la communauté internationale et aux 124 pays membres de la CPI qui se voient rappelés à leurs obligations. En matière de droit et de politique internationale, il ne doit pas y avoir deux poids, deux mesures. Aucun gouvernement, aucun dirigeant politique ne peut se placer au dessus du droit international.

Cela concerne aussi la France et l’UE, priées de faire appliquer cette décision et de rompre avec leur passivité et leur complicité.

Faisons arrêter ces massacres ! Il faut un cessez-le-feu immédiat, général et permanent. Cette décision de la CPI illustre la nécessité de suspendre l’accord d’association UE-Israël ainsi que la livraison d’armes et la coopération militaire tant que le gouvernement israélien refusera de se conformer au droit international.

Elle doit, en outre, ouvrir le chemin à une solution politique en reconnaissant l’État de Palestine, appelé à se construire aux côtés de l’État d’Israël.

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Le chiffon rouge - PCF Morlaix/Montroulez
  • : Favoriser l'expression des idées de transformation sociale du parti communiste. Entretenir la mémoire des débats et des luttes de la gauche sociale. Communiquer avec les habitants de la région de Morlaix.
  • Contact

Visites

Compteur Global

En réalité depuis Janvier 2011