Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
3 janvier 2026 6 03 /01 /janvier /2026 16:16
Communiqué du PCF Pays de Morlaix: Stop à l'agression impérialiste des Etats-Unis de Trump contre le Venezuela!
Communiqué du PCF Pays de Morlaix: Stop à l'agression impérialiste des Etats-Unis de Trump contre le Venezuela!

2 Petite Rue Callac 29600 MORLAIX – tel : 02 98 88 30 35

Mel : pcf-morlaix@wanadoo.fr             Blog : http://le-chiffon-rouge-pcf-morlaix.over-blog.com/

 
 
Stop à l'agression impérialiste des États-Unis de Trump contre le Venezuela
 
DÉCLARATION DE LA SECTION DU PCF DU PAYS DE MORLAIX
 
L’année 2026 commence par un sinistre retour en arrière.
 
Le coup d’État militaire, les interventions pour contrôler les ressources, la mise au pas des régimes récalcitrants. L’histoire se répète, violente et sinistre. Hélas, un scénario trop familier. 
 
Le président des États-Unis, Donald Trump, et l’armée américaine viennent de mener une agression militaire contre le Venezuela, accompagnée du kidnapping du président vénézuélien, Nicolas Maduro. 
 
Cet acte d’une extrême gravité constitue une violation manifeste du droit international, une atteinte intolérable à la souveraineté d’un État et une mise en danger directe de la population civile.
 
Derrière les prétextes sur la démocratie et les droits de l’Homme, la même logique impérialiste. S’emparer des richesses du Venezuela et imposer un régime docile aux multinationales.
 
La loi du plus fort, le mépris du droit international.
 
La section du PCF de Morlaix condamne avec la plus grande fermeté cette offensive impérialiste. Rien ne peut justifier le recours à la force armée, aux enlèvements politiques et à la loi du plus fort pour tenter d’imposer des choix contraires à la souveraineté du peuple vénézuélien.
 
Ce qui se joue aujourd’hui révèle le visage nu de l’impérialisme contemporain.
 
Bombardements criminels, sanctions économiques qui frappent d’abord les populations, chantage permanent et désormais enlèvement d’un chef d’État, le néocolonialisme américain déploie l’ensemble de son arsenal.
 
L’objectif de cette attaque n’est autre que de s’emparer des ressources stratégiques du Venezuela, pétrolifères et minérales. 
 
Il s’agit ni plus ni moins d’une guerre capitaliste, impérialiste et coloniale que notre section du PCF du Pays de Morlaix dénonce avec vigueur comme un crime, tant elle rappelle les pires moments de la doctrine Monroe et des invasions américaines en Haïti, à Panama ou à Grenade au siècle dernier, ou encore l'agression contre la démocratie chilienne et le gouvernement de gauche d'Allende par le coup d'état de Pinochet le 11 septembre 1973 avec l'organisation des États-Unis et de la CIA. 
 
Les communistes de Morlaix expriment leur pleine solidarité avec le peuple vénézuélien et réaffirment leur engagement pour la paix, le respect du droit international et le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes.
 
Nous appelons à une mobilisation large, unitaire et démocratique, et participerons à toute initiative de protestation avec l’ensemble des forces citoyennes, pacifistes et progressistes qui refuseront cette escalade guerrière.
 
Le PCF appelle les citoyens, les forces de gauche et de progrès à dénoncer ce coup de force, et à pousser notre président de la République à saisir le conseil de sécurité en urgence. Nous agirons pour l'organisation rapide d'un rassemblement unitaire à Morlaix. 
 
Section PCF du Pays de Morlaix 
 
Le 3 janvier 2025
Communiqué du PCF Pays de Morlaix: Stop à l'agression impérialiste des Etats-Unis de Trump contre le Venezuela!
Partager cet article
Repost0
3 janvier 2026 6 03 /01 /janvier /2026 15:14
Stop à l'agression impérialiste des Etats-Unis de Trump contre le Venezuela

STOP À L’AGRESSION IMPÉRIALISTE CONTRE LE VENEZUELA 🇻🇪

Dans la nuit du 2 au 3 janvier, les États-Unis ont lancé une intervention militaire contre le Venezuela et annoncé l’arrestation et l’exfiltration du président Nicolás Maduro.
Une violation flagrante de la souveraineté du pays, du droit international et de la Charte des Nations unies.

Le Parti communiste français exige :
l’arrêt immédiat des opérations militaires
 la désescalade et une solution politique sous l’égide de l’ONU
des preuves de vie et la libération des personnes arrêtées, en premier lieu le Président Maduro
le respect du droit du peuple vénézuélien à décider de son avenir, sans ingérence

 Contre la guerre, contre l’impérialisme, pour la paix et le droit des peuples.

 

Le PCF

 

Fabien Roussel, secrétaire national du PCF: 

"L'intervention américaine au Venezuela est un scandale absolu qui viole le droit international, menace la paix en Amérique latine. La seule motivation de Trump: le pétrole et ses minerais. Maduro doit être libéré. La France doit saisir le conseil de sécurité en urgence".  

[Communiqué] Attaque militaire des Etats-Unis contre le Venezuela
Ce matin du 3 janvier 2026, les Etats-Unis ont mené une attaque militaire de grande ampleur contre le Venezuela.
Notre Groupe parlementaire de la Gauche Démocrate et Républicaine (GDR), dont plusieurs des membres sont issus de la Caraïbe et d’Amérique, dénonce fermement et avec inquiétude l’agression militaire américaine sur le Venezuela, la capture de son Chef d’État et le comportement délictueux du Président Trump.
Cette tentative de prise de possession s’est construite depuis des mois dans le silence complice de l’occident.
C’est toute l’Amérique du Sud et la Caraïbe, dont font partie les territoires et collectivités dites d’outre-mer, qui sont aujourd’hui déstabilisées.
L’objectif de cette attaque n’est autre que de s’emparer des ressources stratégiques du Venezuela, pétrolifères et minérales. Il s’agit ni plus ni moins d’une guerre capitaliste, impérialiste et coloniale que notre groupe dénonce avec vigueur comme un crime, tant elle rappelle les pires moments de la doctrine Monroe et des invasions américaines en Haïti, à Panama ou à Grenade au siècle dernier.
Nous exhortons le gouvernement français, les pays latino-américains et les États européens à défendre leurs valeurs démocratiques en apportant une réponse ferme à cette attaque et en convoquant d’urgence le conseil de sécurité de l’ONU.
Nous nous inquiétons en effet de ce que cet acte insensé soit les prémices à d’autres dans le monde.
Communiqué des députés communistes
 
Le groupe GDR « dénonce fermement » l’attaque américaine
 

Dans un communiqué le groupe parlementaire de la gauche démocrate et républicaine a dénoncé l’attaque américaine en cours : « Notre Groupe, dont plusieurs des membres sont issus de la Caraïbe et d’Amérique, dénonce fermement et avec inquiétude l’agression militaire américaine sur le Venezuela, la capture de son Chef d’État et le comportement délictueux du Président Trump. » Les députés communistes et ultramarins dénoncent en outre cette « tentative de prise de possession s’est construite depuis des mois sous le silence complice de l’occident. C’est toute l’Amérique du Sud et la Caraïbe, dont font partie les territoires et collectivités dites d’outre-mer, qui sont aujourd’hui déstabilisées. »

Pour le groupe GDR il s’agit pour Donald Trump de « s’emparer des ressources stratégiques du Venezuela, pétrolifères et minérales. Il s’agit ni plus ni moins qu’une guerre capitaliste, impérialiste et coloniale que notre groupe dénonce avec vigueur comme un crime, tant elle rappelle les pires moments de la doctrine Monroe et des invasions américaines en Haïti, à Panama ou à Grenade au siècle dernier. »

« Nous exhortons le gouvernement français, les pays latino-américains et les États européens à défendre leurs valeurs démocratiques en apportant une réponse ferme à cette attaque et en convoquant d’urgence le conseil de sécurité de l’ONU. » (L'Humanité, 3 janvier 2025)

 
***
Le Venezuela est attaqué et bombardé par l’armée américaine ; le président Maduro et son épouse ont été capturés et exfiltrés sur ordre de Trump.
Une fois de plus, les États-Unis foulent aux pieds le droit international, la souveraineté des nations et l’indépendance des peuples d’Amérique latine, pour imposer par la force leur domination et s’emparer des immenses ressources pétrolières et minières du Venezuela, qui détient les plus importantes réserves mondiales.
Cet enlèvement, digne des heures les plus sombres des coups d’État soutenus par Washington en Amérique latine, n’a rien à voir avec la démocratie, les droits humains ou la lutte contre le narcotrafic.
Il vise purement et simplement à installer un régime docile aux intérêts des multinationales américaines et à briser toute résistance au néocolonialisme et à l’impérialisme états-uniens.
Après l’Ukraine, le génocide à Gaza, cet acte d’une immense gravité marque une nouvelle fois que nos institutions internationales et le droit international sont attaqués sous les coups de l’impérialisme et des discours bellicistes, pour favoriser les coups de force partout sur la planète et imposer la loi du plus fort.
La France et l’Union européenne doivent condamner clairement et sans ambiguïté cette agression et cette violation du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes.
Fabien Gay, directeur de l'Humanité, sénateur communiste
***
 
VENEZUELA.
"L' impéralisme stade suprême du capitalisme" LÉNINE
Après l'invasion du Panama pour reprendre le contrôle du Canal de Panama,
Après l'invasion de l'Irak pétrolière est le mensonge de la fiole contenant la soi disant "preuve" d armes chimiques brandit à l'Onu,
Après l'invasion de la Libye gazière et pétrolière pour soit disant chasser un dictateur,
Voici maintenant l'invasion du Venezuela au plus grande réserve pétrolière du monde pour lutter contre le narco trafic.
Le colonialisme reprend de la vigueur, l accaparement des richesses mondiales la seule raison ultime de ces invasions.
Il est plus que temps d une souveraineté française et européenne, seule garantie d une indépendance.
Un nouvel ordre mondial est à créer incontestablement.
Et dire que la diplomatie européenne parle dans un communiqué de "retenue" et du "respect du droit international".
Ce n est plus du langage diplomatique c est du soutien plein et entier car il n y a eu ni retenue ni respect du droit international.
Philippe Rio, président de la coopérative des élus communistes
Partager cet article
Repost0
28 décembre 2025 7 28 /12 /décembre /2025 08:57
Le Parti communiste autrichien et la vie communale -Josef Meszlenyi, Cause commune n°45, septembre-octobre 2025
Le Parti communiste autrichien et la vie communale

Par

Se mobiliser ensemble pour un parc ou pour la réhabilitation d’une rue dans un quartier défavorisé constitue une expérience concrète de la lutte des classes.

Actif dans la IIe République et fort de son rôle dans la résistance au nazisme, le Parti commu­niste autrichien (KPÖ) est puissant à la Libé­ration. Johann Koplenig, le président du KPÖ, est vice-chancelier d’Autriche en 1945 et sept sous-secrétaires d’État communistes œuvrent à la recon­struction. Écarté du gouvernement en 1947, le Parti atteint cent cinquante mille membres en 1950, un ancrage comparable à celui du PCF dans un pays qui compte 6,8 millions d’habitants.

Sa trajectoire diverge alors de celle du PCF. Alors que ce dernier prospère dans les municipalités, le KPÖ décline. Son renouveau inattendu dé­marre dans les années 1990 en Styrie. La percée de ses résultats à Graz, la capitale du Land (8 % en 1998), se poursuit jusqu’à l’élection d’Elke Kahr en 2021, qui devient la première maire communiste. Ce succès propulse le parti : retour au parlement de Salzbourg (11,66 % en 2023), gouvernement de la ville en alliance avec les sociaux-démocrates avec lesquels il fait jeu égal, implantation dans tous les arrondissements de Vienne. Il compte désormais cent trente élus dans sept Länder.

CC : Peux-tu nous présenter le paysage communal autrichien et les compétences des différentes communes ?

L’Autriche est une république parlementaire fédérale, divisée en neuf Länder et quatre-vingt quatorze districts. Elle compte 2 092 communes de taille très diverse, allant de 41 habitants à plus de deux millions. Seules 277 dépassent 5 000 habitants. Constitutionnellement, toutes disposent des mêmes compétences. Certaines villes bénéficient cependant d’un statut particulier, exerçant les prérogatives des districts, voire d’un Land pour Vienne.

« La commune est l’échelon politique le plus accessible. Cela en fait à nos yeux le champ de bataille décisif.  »

L’organisation et les missions précises des communes sont définies par chaque Land, ce qui génère des différences entre régions, bien que celles-ci restent limitées. Leurs responsabilités incluent la voirie, les écoles, l’état civil et la lutte contre l’incendie. Elles partagent également des compétences dans le social, la construction et l’aménagement du territoire. Lorsque des compétences fédérales ou régionales leur sont déléguées, elles doivent toutefois se conformer aux objectifs fixés par ces autorités. Une tendance générale se dégage : les tâches des communes s’accroissent, pas leurs moyens.

CC : Tous les sondages montrent que les compétences du KPÖ en matière de logement sont reconnues. Comment avez-vous construit cette confiance à une époque où vous aviez pourtant peu d’élus ?

Lorsqu’ils ont des problèmes avec leur propriétaire, les gens ont l’habitude de contacter nos militantes ou nos militants, nos élus. Nous les orientons systématiquement vers les permanences logement que le parti organise dans ses locaux. Si la situation excède les compétences de nos militants, nous mettons les personnes en relation avec les experts en droit locatif du parti. Nombre de nos élus actuels se sont fait connaître via ces permanences avant d’être élus presque toujours sur des listes estampillées « KPÖ » ou « KPÖ+ ».

CC : Quelle place a l’action communale dans la stratégie de reconstruction du parti et de transformation de la société ?

La commune est l’échelon politique le plus accessible. Cela en fait à nos yeux le champ de bataille décisif. Les contradictions de la valorisation du capital y sont particulièrement visibles et peuvent y être combattues directement. Se mobiliser ensemble pour un parc ou pour la réhabilitation d’une rue dans un quartier défavorisé constitue, pour beaucoup, une expérience concrète de la lutte des classes.

CC : À part à Graz et à Salzbourg, le KPÖ est dans l’opposition. Quel est alors le rôle des élus communistes ? Qu’est-ce qui les rend différents ?

Les partis bourgeois et la social-démocratie préfèrent gérer les choses entre eux, à huis clos. La mission essentielle de nos élues et élus est donc d’informer les citoyens des décisions institutionnelles et d’y porter leur voix. Nous publions ainsi des journaux après chaque conseil municipal dans toutes les communes où nous avons des élus. Ces journaux sont financés par les indemnités de nos élus. À Knittelfeld (13 000 habitants), nos militants distribuent ainsi directement chez les habitants 6 000 exemplaires cinq fois par an. Au niveau du district (71 000 habitants), presque 17 000.

CC : Le KPÖ dirige pour la première fois une grande ville. Les élections sont dans moins d’un an. Quel bilan faites-vous de ce premier mandat ?

Nos élus au conseil municipal de Graz utilisent les marges de manœuvre communales pour une politique au service de la population. Ainsi, Graz construit de nouveau des logements communaux et veille à ce qu’ils restent accessibles. Cependant, comme beaucoup de villes, Graz connaît des dif­ficultés financières limitant les grands changements, d’autant que nous gouvernons en coalition avec les verts et les sociaux-démocrates. Obtenir des majorités pour des décisions nécessaires implique souvent de mobiliser la population.

« Ceux qui nous accusent de clientélisme sont ceux qui font une politique clientéliste en faveur des riches. Tous les ans, nous ouvrons publiquement nos comptes à la presse, contrairement aux autres partis qui ignorent ces difficultés quotidiennes. »

Dans les années 2000, lorsque l’ancienne majorité nous a confié le logement – les exécutifs communaux autrichiens intégrant proportionnellement l’opposition –, elle espérait que nous échouerions, et pensait que cela discréditerait le KPÖ en prouvant l’impossibilité du changement. Nous avons dû batailler pour préserver le patrimoine social, jusqu’à organiser un référendum contre la vente des logements communaux imposée par la majorité. Puis il a fallu lutter pour leur rénovation, tant leur état était indigne, souvent sans douches ni toilettes.

CC : On parle souvent des fonds sociaux que met en place le KPÖ pour aider les gens financièrement. Cela vous vaut parfois d’être accusés de « clientélisme ». Comment vois-tu ça ?

Le parti a fixé pour ses élus et permanents un plafond de revenu à 2 600 €, correspondant au salaire médian autrichien. La plupart de nos élues et élus exercent bénévolement et reversent intégralement leurs indemnités au parti ; elles servent à financer son activité, ses journaux ou ses secrétaires de section. Seuls les élus à plein temps peuvent conserver ces 2 600 € et reversent l’excédent à un fonds social, qu’abonde aussi la subvention dont bénéficie le parti. Dans le district de Murtal, cela représente 12 000 € par an. À Graz, 300 000 €. Ça nous permet d’aider les gens financièrement de manière directe et non bureaucratique.

« Nous avons dû batailler pour préserver le patrimoine social, jusqu’à organiser un référendum contre la vente des logements communaux imposée par la majorité.  »

Mais c’est plus que des distributions d’argent. Nos permanences sociales, organisées dans les locaux du parti, nous donnent l’occasion de connaître les difficultés concrètes des gens : par exemple le renoncement à des excursions scolaires, à réparer la voiture ou le frigo, à payer certaines factures… Nous aidons les gens de manière immédiate, puis nous engageons avec eux des luttes de plus longue haleine, en particulier contre leurs propriétaires. Nous maintenons le contact jusqu’à la résolution des problèmes.

Pour répondre à ces accusations de clientélisme, nous assumons pleinement notre action. Ceux qui nous accusent de clientélisme sont ceux qui font une politique clientéliste en faveur des riches. Tous les ans, nous ouvrons publiquement nos comptes à la presse, contrairement aux autres partis.

CC : À Graz et à Salzbourg, le KPÖ gouverne avec les sociaux-démocrates et les verts. À ton avis, de telles coalitions de gauche peuvent-elles se multiplier ?

Dans la situation actuelle, cela restera probablement exceptionnel. La social-démocratie et les verts préfèrent généralement s’allier aux conservateurs, voire à l’extrême droite pour le Parti social-démocrate autrichien (SPÖ) ! Nos relations avec ce dernier varient selon les régions et les communes. Si des coopérations ponctuelles existent, c’est quand même souvent le SPÖ qui détruit les acquis sociaux et privatise le logement communal. Dans mon district, à Judenburg et à Zelt­weg, il a ainsi tenté de vendre tout le patrimoine social. Nous avons partiellement bloqué cette opération par la mobilisation citoyenne, mais près de 20 % des logements ont tout de même été vendus à Zeltweg où les gens en ont bien besoin…

Josef Meszlenyi est membre du comité central du KPÖ, responsable de la politique communale en Styrie et élu à Knittelfeld.

Entretien, traduction et commentaire par Kevin Guillas-Cavan.

Cause commune45 • septembre/octobre 2025

Partager cet article
Repost0
28 décembre 2025 7 28 /12 /décembre /2025 08:54
Victoire de Catherine Connolly en Irlande.  Naissance d’une alliance populaire pour le changement (Cause commune n°45, septembre-octobre 2025)

Par

Les bonnes nouvelles en Europe ne sont pas légion, mais celle-ci est d’importance. La victoire de Catherine Connolly à l’élection présidentielle irlandaise est portée par les exigences populaires de progrès, de paix et d’unité pour le pays.

Il s’agit d’abord d’une défaite sans appel des deux partis libéral et conservateur qui monopolisent le pouvoir en Irlande depuis un siècle. Un véritable vent de panique s’est emparé d’eux durant la campagne, où le camp conservateur a essuyé déconvenue sur déconvenue, avec des candidats discrédités qui se retirent les uns après les autres. Il ne leur restait plus que les injures publiques contre Catherine Connolly, signe d’une trumpisation de la droite irlandaise et relayées par la presse réactionnaire. Mais là encore ce fut un échec.

Catherine Connolly a remporté 66,36 % des voix face au candidat gouvernemental du Fine Gael. Elle est soutenue par une large coalition de partis de gauche, nos amis du Sinn Féin en tête, mais également les sociaux-démocrates, le Labour Party, People Before Profit, le parti vert et les indépendants progressistes. De plus, de larges secteurs de la société civile et du mouvement social ont également apporté leur soutien. Cela ouvre des perspectives nouvelles à gauche. Comme le souligne le président du Sinn Féin, Declan Kearney : « On constate une prise de conscience croissante du fait qu’il y a bien plus de points communs que de points de division. » Derrière cette victoire, se dessinent les contours d’une possible majorité alternative au pouvoir libéral-conservateur. Alors qu’à l’occasion des dernières élections législatives dans l’État du Sud, toute la droite s’était coalisée contre le Sinn Féin, ce succès permet de rouvrir une page de l’histoire progressiste irlandaise. Rappelons que dans les six comtés du Nord, Michelle O’Neill, dirigeante du Sinn Féin, gouverne depuis février 2024, en dépit de la politique de sabotage menée par les partis unionistes conservateurs.

« Catherine Connolly a remporté 66,36 % des voix face au candidat gouvernemental du Fine Gael. »

Cette victoire démontre en effet que les aspirations populaires majoritaires vont à l’encontre de la politique de la clique conservatrice apeurée au pouvoir. Ces exigences populaires exprimées par les citoyens de l’État du Sud font écho avec celles des Irlandaises et Irlandais des six comtés du Nord et de la diaspora, qui sont empêchés de voter. La campagne menée pour la victoire de Catherine Connolly était au diapason des aspirations d’une majorité de la population : une répartition équitable des richesses, le droit au logement, la neutralité irlandaise, la solidarité avec le peuple palestinien, la langue irlandaise et, bien sûr, l’unité irlandaise.

Progrès social, paix et unité irlandaise

Ces trois éléments, indissociables, sont majoritaires en Irlande, au Nord comme au Sud. Cela résonne dans l’ensemble de l’Europe et c’est une leçon pour l’ensemble de la gauche en Europe. Au-delà du contexte particulier de l’Irlande, ce sont bien sur ces trois piliers, la transformation sociale, la souveraineté populaire et la paix, qu’il est possible de reconstruire une perspective sociale et politique majoritaire à gauche, en France et en Europe.

Les méthodes de campagne sont également instructives. Loin du « bruit et de la fureur », Catherine Connolly a adopté un ton calme, mesuré. Elle s’est appuyée sur l’expérience des mobilisations citoyennes des référendums sur le mariage pour tous et sur le droit à l’avortement (qui marquaient par ailleurs une évolution historique de la société irlandaise en dépit de l’apparition d’un courant d’extrême droite organisé). Beaucoup d’actes de campagne originaux ont émergé : collectes de fonds par des musiciens dans les pubs ruraux, street art, influenceurs sur les réseaux, initiatives inspirées de la campagne de Zohran Mamdani à New York et centrées sur la culture visuelle… C’est une nouvelle génération de campagne politique qui émerge à gauche.

« Sur l’ensemble de l’île et pour les Irlandais, la question d’une République irlandaise sociale et démocratique est désormais posée. »

Enfin, la question de l’unité irlandaise a structuré la campagne de Catherine Connolly. C’est l’objectif stratégique central du Sinn Féin, avec lequel les communistes français sont pleinement solidaires. Si Catherine Connolly n’a pas les pouvoirs institutionnels d’agir dans ce sens, c’est un message adressé au gouvernement irlandais de respecter son obligation constitutionnelle pour l’unité irlandaise. Cette victoire montre que cette question n’est ni secondaire, ni utopique, mais qu’elle est immédiate et concrète. Sur l’ensemble de l’île et pour les Irlandais la question d’une République irlandaise sociale et démocratique est désormais posée. Comme le défendait un autre Connolly, James, fusillé par les Britanniques en 1916, la République irlandaise et la liberté pour le peuple irlandais sont indissociables de la transformation des rapports sociaux dans le pays. Cela montre d’ailleurs à quel point l’engagement républicain des progressistes irlandais rejoint celui des progressistes français, que ce soit durant la Révolution française ou autour de Jean Jaurès.

C’est une bataille stratégique qui requiert un niveau de rapport de force. Les oppositions seront particulièrement nombreuses. L’essor rapide de l’extrême droite en Grande-Bretagne annonce de futurs combats extrêmement durs. Les communistes français seront aux côtés du Sinn Féin et du peuple irlandais pour les mener !

Vincent Boulet est membre du comité exécutif national, chargé des relations internationales du PCF.
Il est vice-président du Parti de la gauche européenne.

Cause commune45 • septembre/octobre 2025

Partager cet article
Repost0
24 décembre 2025 3 24 /12 /décembre /2025 08:34
L’Agent secret, de Kleber Mendonça Filho, Brésil, 2 h 38 - actuellement en salle

L’Agent secret, de Kleber Mendonça Filho, Brésil, 2 h 38 - actuellement en salle

Kleber Mendonça Filho, réalisateur de « l’Agent secret » : « La nostalgie de la dictature, c’était inimaginable pour moi et beaucoup de Brésiliens »

Doublement primé à Cannes, le quatrième long métrage de fiction de Kleber Mendonça Filho suit, dans le Brésil dictatorial de 1977, le parcours clandestin de Marcelo, pourchassé par des policiers corrompus.

Michaël Mélinard - L'Humanité, 16 décembre 2025 

Kleber Mendonça Filho, cinéaste de la mémoire et de l’oubli, a fait de Recife, capitale du Pernambouc, le cœur battant de son cinéma. Cette région mal aimée de l’élite brésilienne occupe le cadre comme pour contrer la ligne de démarcation tracée entre le nord et le sud du pays par l’un des personnages maléfiques de l’Agent secret, son nouveau long métrage. Avec un tel titre, le réalisateur brouille les pistes. Au film d’espionnage envisagé, il préfère un polar métaphorique et fantastique, une chasse à l’homme remplie d’ambivalence carnavalesque, mêlant fête et mort dans le Brésil de 1977.

Le héros porte un nom d’emprunt, Marcelo (Wagner Moura). Caché dans une communauté de réfugiés, il fuit un passé mystérieux qui ne passe pas pour des poursuivants à la fois flics et voyous. En même temps, il cherche ses origines, sur les traces de sa mère inconnue, et tente de s’inventer un futur en retissant les liens avec son jeune fils, jusque-là élevé par ses grands-parents.

Comme en témoigne une séquence d’ouverture impressionnante dans une station-service, Kleber Mendonça Filho filme un Brésil gangrené par la corruption. Ici règnent l’impunité des puissants et les vérités alternatives relayées par une presse que ne renierait pas Jair Bolsonaro. Kleber Mendonça Filho n’a certes pas décroché la Palme d’or. Son Agent secret est néanmoins l’autre grand vainqueur du dernier Festival de Cannes, d’où il est reparti avec le prix du meilleur réalisateur et celui du meilleur acteur, attribué au lumineux Wagner Moura.

Votre film se situe essentiellement dans le Brésil de 1977, mais certaines thématiques, comme la violence et la corruption de la police ou la justice de classe, semblent renvoyer à une époque plus contemporaine. Que raconte votre film du Brésil d’aujourd’hui ?

Kleber Mendonça Filho

cinéaste

Le temps piège les gens. C’est très cohérent avec la manière des Brésiliens de faire avec la dictature. Ils préfèrent ne plus y penser parce qu’ils trouvent l’idée déplaisante, préfèrent parler du futur ou de choses plus agréables. On m’a souvent dit que l’Agent secret était un film sur la mémoire.

Je suis de plus en plus convaincu qu’il parle d’oubli et d’amnésie. La présidente Dilma Rousseff, injustement destituée en 2016 et torturée dans les années 1970, a mis en place un comité « vérité et réconciliation ». Quand Bolsonaro est arrivé au pouvoir, il s’est empressé de le supprimer en ajoutant une de ses citations inoubliables : « Seuls les chiens cherchent les os. »

Le cinéma est un fantastique outil pour la mémoire. Notre pays regorge de poésie, de beauté mais aussi de laideur et de tensions. Il aurait été incohérent avec ce film qui se déroule en 1977 d’ignorer ce contexte historique.

En achevant Portraits fantômes, un film d’archives, j’ai compris qu’en s’étant nourri de nombreuses images du passé, il constituait une nouvelle archive. Observer cette période est important car nous avons récemment assisté au retour d’une certaine nostalgie de la dictature, un sentiment que je pensais révolu. C’était inimaginable pour moi et beaucoup de Brésiliens.

Comment expliquez-vous l’omniprésence du cinéma populaire dans vos films ?

La culture, la littérature, la musique, le cinéma font partie de notre vie. La création artistique mondiale trace des empreintes du temps avec les personnes croisées, connues, appréciées ou aimées mais aussi avec la culture qui a marqué notre vie.

Quand j’étais petit, dans les années 1970, les salles de cinéma étaient nombreuses dans le centre-ville. Ils étaient comme des repères géographiques et culturels. J’ai découvert la Malédiction (de Richard Donner, 1976 – NDLR), dont un extrait figure dans l’Agent secret, bien avant de voir véritablement le film, grâce à son affiche ou aux photos exposées devant le cinéma. J’avais peur de regarder ces supports hyperspectaculaires de la Malédiction et des Dents de la mer (de Steven Spielberg, 1976 – NDLR).

Le générique indique que le film a généré 1 200 emplois directs et indirects. Cette indication répond-elle aux attaques contre le cinéma dans votre pays ?

Il est incroyable que des gens ne comprennent toujours pas que la culture est un élément de l’économie. Non seulement des gens sont employés pour la recherche, la préproduction, la production, la postproduction ou la distribution mais en plus, leur travail permet à d’autres personnes de se nourrir. Ce message à la fin du film a un effet éducatif.

L’Agent secret a été distribué dans 94 pays. Il a été vu par 900 000 personnes au Brésil et a généré beaucoup de choses positives. Le soutien public à la production culturelle au Brésil est inscrit dans notre Constitution, ce qui est une excellente chose. Il est à nouveau soutenu par Lula et le gouvernement, qui ont compris que le cinéma était une chose importante pour l’image du pays.

Pourquoi utilisez-vous le flash-back et le flashforward ?

Sans l’inclusion du présent, le film serait presque plat, en 2D. Lorsque la perspective du futur nourrit le passé ou que ce passé s’imprègne du présent, le film passe en quelque sorte en 3D. Si notre conversation trouve une place dans les archives, elle aura dans quarante-huit ans une valeur singulière, très différente de la date de publication de cet entretien. Il s’y ajoutera le poids du temps et de l’histoire.

Cela peut paraître cérébral mais j’essaie surtout d’amplifier la résonance de l’histoire. On peut être très impliqué dans le Brésil de 1977 et s’apercevoir après coup qu’il ne représente qu’une parenthèse dans le temps. Des personnes sont mortes et la vie a continué. C’est triste, mais c’est aussi la manière dont le monde fonctionne.

Une historienne par laquelle nous découvrons un pan de la vie de Marcelo décide, contre l’avis de son université, de conserver des archives. En quoi ces actes de résistance permettent à votre pays de lutter contre le révisionnisme ?

Il est très important de ne pas seulement considérer l’histoire comme un beau tableau du passé mais de réfléchir à ce qu’elle signifie, à ce que nous pouvons et devons en faire. C’était déjà ce dont parlait Walter Salles dans son très beau film Je suis toujours là et ce dont parle l’Agent secret.

 

Kleber Mendonça Filho, réalisateur de « l’Agent secret » : « La nostalgie de la dictature, c’était inimaginable pour moi et beaucoup de Brésiliens » - Interview du réalisateur primé à Cannes par Michaël Melinard dans L'Humanité du 16 décembre 2025
« L’Agent secret », de Kleber Mendonça Filho, faux film d’espionnage et véritable œuvre de mémoire

Pour sa troisième participation à la compétition, le Brésilien Kleber Mendonça Filho revisite une nouvelle fois la ville de Recife. Cette fois, il situe son récit dans les années 1970 avec un homme contraint de se cacher.

Michaël Mélinard  18 mai 2025 - L'Humanité

Depuis les Bruits de Recife (2012), son premier long métrage, Kleber Mendonça Filho reconstitue l’histoire de sa ville natale du nord du Brésil. Ces récits ont à voir avec les violences sociale et politique, la corruption, et se déploient souvent sur plusieurs époques dans une atmosphère sensuelle qui lorgne volontiers le cinéma fantastique.

Déjà Aquarius (2016), porté par l’immense Sonia Braga, effectuait des allers-retours entre 1980 et les années 2010 pour dresser le portrait d’une femme en rémission d’un cancer. Bacurau (2019) s’inscrivait dans un futur proche pour évoquer un village éponyme disparaissant des cartes quelques jours après la mort de sa matriarche. Dans un geste similaire, l’Agent secret, son quatrième long métrage de fiction, explore la mémoire douloureuse de son pays à l’instar de Je suis toujours là (2024) de son compatriote Walter Salles.

Un drame historique et social

Un travail délicat à accomplir après la présidence révisionniste de Jair Bolsonaro dans un pays où une loi d’amnistie offre une immunité aux tortionnaires de la dictature militaire (1964-1985). Mais de politique, il n’est pas directement question dans l’Agent secret. Si son titre peut laisser croire à un film d’espionnage, c’est plutôt dans le drame historique social qu’il se situe.

En 1977, dans une station-service, un cadavre recouvert d’un carton gît au sol. Un homme intrigué arrête sa Coccinelle jaune. Le pompiste lui explique que le trépassé, abattu par son collègue, n’a eu que ce qu’il méritait. Comme par miracle arrive une voiture de police. Mais les agents snobent la dépouille pour contrôler Marcelo (Wagner Moura), le quidam venu prendre de l’essence. Un début de voyage en Absurdie. La suite explique l’attitude policière. Tout est en règle et pourtant, l’un des représentants de la loi invite Marcelo à faire un don. Il s’en tire en lui donnant des cigarettes. Bienvenue dans le système de corruption.

Ce n’est que le début mais déjà, le cinéaste impose sa patte avec une image vintage en Cinémascope et un arrière-plan surexposé. Marcelo devient le ciment d’une histoire où les fils du récit ne se dénouent que sur le tard. Tout juste comprend-on rapidement qu’il est père de famille, veuf, et doit vivre sous une fausse identité pour échapper à ses poursuivants.

Comme un paradoxe, sa couverture professionnelle passe par un centre de délivrance de papiers d’identité où il a obtenu un poste dans l’espoir de retrouver des traces de sa mère. Mais il fait surtout la rencontre d’Euclides (Roberio Diogenes), un flic ripou et vulgaire qui s’amuse en lisant le lourd bilan (91 morts) du carnaval.

Le cinéaste brésilien s’épanouit dans un cinéma de la digression

De retour pour la troisième fois en compétition à Cannes, deux ans après avoir présenté en séance spéciale Portraits fantômes, un documentaire en forme d’essai cinématographique sur l’architecture et les cinémas de Recife, le cinéaste brésilien s’épanouit dans un cinéma de la digression. Un parti pris qui donne certes un récit parfois foutraque mais lui permet de brasser large. Et c’est heureux tant il a à dire sur sa ville et ses habitants.

Dans un rapport ambivalent à Recife, il mêle charme, inégalités sociales, mépris de classe – telle la séquence où une notable, responsable de la mort de la fille de sa bonne, est reçue avec tous les égards par les policiers pendant que son employée se voit violemment refuser l’entrée –, liens avec l’Afrique – représentés par deux réfugiés angolais – et la richesse des relations entre les générations.

On peut certes regretter certaines intrusions maladroites du fantastique dont le kitsch assumé ne fonctionne pas toujours. Si la présence d’un drôle de chat à deux têtes convainc, une jambe coupée tout droit sortie d’un mauvais remake des Dents de la mer donnant des coups à des couples en pleins ébats est moins heureuse.

Mais avant tout, il y a la mémoire contrariée et effacée, matérialisée par la disparition des mères biologiques (celle du héros et de son fils). En dépit de ces absences et de tous les fantômes du passé, Mendonça Filho se veut optimiste. Car il y a l’art populaire avec le cinéma (vécu dans la nostalgie avec des bobines, un projectionniste et des films comme l’Exorciste, Shining et ceux de Belmondo), le sexe qui se pratique à la vue de tous, dans les parcs, les salles obscures et même sur le lieu de travail et le carnaval, moment où tout semble permis. Comme si, même dans la dictature, la fête et la jouissance devenaient face à la violence d’un système des actes de résistance et des pulsions de vie.

L’Agent secret, de Kleber Mendonça Filho, Brésil, 2 h 38

 

Partager cet article
Repost0
23 décembre 2025 2 23 /12 /décembre /2025 06:01
Malika Baouya: le soin de Gaza - Emilien Urbach, L'Humanité: 18-19-20 décembre 2025

Une camarade de flottille niçoise qui, à peine sortie des geôles israéliennes, a renfilé sa blouse blanche d'infirmière militante. Je suis très heureux de l'accompagner ces prochains jours au Caire, à la rencontre des mères isolées gazaouies réfugiées en Egypte

Emilien Urbach 

Partager cet article
Repost0
22 décembre 2025 1 22 /12 /décembre /2025 16:15
Message de remerciement des enfants d'une localité agricole de Cisjordanie ayant bénéficié de la campagne de solidarité "Un million d'oliviers pour la Palestine" , Photo : Association des agronomes arabes (AAA)

Message de remerciement des enfants d'une localité agricole de Cisjordanie ayant bénéficié de la campagne de solidarité "Un million d'oliviers pour la Palestine" , Photo : Association des agronomes arabes (AAA)

 Photo : Association des agronomes arabes (AAA)

Photo : Association des agronomes arabes (AAA)

 Photo : Association des agronomes arabes (AAA)

Photo : Association des agronomes arabes (AAA)

 Photo : Association des agronomes arabes (AAA)

Photo : Association des agronomes arabes (AAA)

 Photo : Association des agronomes arabes (AAA)

Photo : Association des agronomes arabes (AAA)

 Photo : Association des agronomes arabes (AAA)

Photo : Association des agronomes arabes (AAA)

 
Dans le Finistère, 8570 euros ont été réunis par la fédération du PCF Finistère (3000€), les sections du PCF Finistère (3845€) avec des dons des sections de Brest (700€), Quimperlé (500€), du Pays Bigouden (500€), de Quimper (500€), de Concarneau (500€), de Morlaix (495€), du Relecq-Kerhuon (300€), de Rosporden (250€), de Crozon (100€), et les dons des camarades et de citoyens non apparentés au PCF (+40, pour un montant global de 1725€) pour la campagne 1 million d'oliviers pour la Palestine.  
 
Notre objectif était de réunir 10 000 € d'ici la fin de l'année 2025 pour pouvoir planter 1000 oliviers au printemps en les achetant à l'hiver et nous sommes à 85% de l'objectif aujourd'hui. 
 
Merci à tous pour nous aider à continuer à alimenter cet effort de solidarité: 
 
Chèques à envoyer à la fédération du PCF Finistère / 5 rue Henri Moreau / 29 200 BREST 
Mettre les chèques à l'ordre de « AMITIÉ PALESTINE SOLIDARITÉ » 
ou bien à ADF PCF 29 avec au dos souscription oliviers Palestine 
 
Des dons peuvent être aussi faits directement sur Hello Asso: 
 
 
 
Solidarité Palestine
Grâce aux dons venus des campagnes de dons animées par le PCF, versés à l'Association des Agronomes Arabes la distribution des oliviers a pu commencer en Cisjordanie occupée.
Les distributions ont eu lieu à Baqa Elshatquieh dans la région de Tulkarem, à Atara la région de Ramallah et dans des villages au nord-ouest de Jérusalem.
Les plantations auront lieu de décembre 2025 à mars 2026.
 
Avec déjà 36 762 € récoltés (versements et promesses de dons) depuis avril 2025, cette campagne de solidarité politique et financière est un succès et le signe d'une forte mobilisation populaire.
Notre objectif est d'atteindre 100 000€, avec la volonté de la déployer encore plus largement. Avec plus de 70% des sommes collectées par les militants communistes, elle montre que le PCF est aux côtés du peuple palestinien dans sa lutte de libération nationale, tout en étant utile concrètement.
Cette campagne de solidarité internationale, menée en partenariat avec l'association palestinienne AAA (l'association des agronomes arabes), soutient la résistance pacifique, aide économiquement les familles des producteurs agricoles et protège les terres contre la colonisation.
Enfin, elle se conçoit en articulation avec la bataille politique du PCF pour l'instauration d'un Etat de Palestine libre et souverain, fondée sur le droit international, ainsi qu'une paix juste et durable au Proche-Orient et le droit à l'autodétermination du peuple palestinien.
"1 million d'oliviers pour la paix en Palestine" lancée en 2025.
 
Description du projet :
La situation vécue par le peuple palestinien : la spoliation de sa terre !
Depuis 1967, le peuple palestinien subit l’occupation militaire israélienne et la spoliation de sa terre. Depuis 2020, date de la seconde intifada, 1 million d’oliviers sont arrachés, brulés, détruits par les militaires et les colons israéliens.
Avec la construction du mur de l’apartheid et l’extension du nombre de colonies, les agriculteurs se trouvent privés de leur terre ancestrale et sans revenus. La culture de l’olivier représente un fort enjeu économique en Palestine : 35 à 45% de la population se trouve exposée à l’insécurité alimentaire.
La stratégie militaire israélienne est d’accaparer des milliers d’hectares de terres agricoles fertiles dans le nord de la Cisjordanie (Tulkarem, Naplouse, Ramallah, Jénine). C’est dans cette région attaquée que la campagne de solidarité est mise en œuvre où plus de 90 000 ha sont plantées en oliviers (46% des surfaces agricoles).
L’olivier, symbole de paix, sert au développement économique du peuple palestinien. Le secteur oléicole représente environ 3 millions de jours de travail et constitue plus de 40% des revenus annuels de 70 560 familles, soit 25% de la population totale. Chaque olivier planté est un acte de résistance pacifique face à l’occupant.
Contribuer à cette campagne de solidarité, c’est aider les familles des petits producteurs agricoles à rester sur leur terre et à garantir la production d’huile d’olive. C’est aussi un moyen politique de protéger la terre contre sa confiscation et sa destruction.
Depuis des années, les comités populaires et les associations palestiniennes luttent contre le mur et la destruction des oliviers. Ils cherchent à mobiliser les associations et personnalités au niveau mondial. Ces dernières souhaitent manifester leur solidarité avec les populations rurales affectées, d’un point de vue politique et par des actions de développement.
Un projet de solidarité et de développement est né «1 million d’oliviers pour la paix en Palestine ». Nous avons choisi d'organiser cette opération en partenariat avec l'Association des Agronomes Arabes (AAA) qui est implantée dans tous les territoires de la Palestine, Gaza et les territoires occupés de Cisjordanie.Cette ONG reconnue mène déjà depuis de nombreuses années des actions de solidarité en direction de toute la population palestinienne.
AAA est engagée dans le développement rural et agricole, la justice sociale et pour la libération nationale du peuple palestinien. Elle mène également des actions en direction de groupes de populations pauvres et précarisées et leurs organisations communautaires.
C'est d'ailleurs avec cette ONG que l'association Amitié Palestine Solidarité (APS), le PCF 94, La CGT 94 et de nombreuses associations de solidarité avec la Palestine mènent la campagne “Urgence Gaza, Urgence Palestine” sur Hellasso.
La campagne “Un million d'oliviers pour la paix” est mise à disposition de tous les citoyens-nes attachés-es au droit international et qui souhaitent exprimer leur solidarité au peuple palestinien !
En partenariat avec APS et AAA et à l'occasion de la journée internationale de la terre du 22 avril 2025, le PCF 94 attaché à la paix, aux droits et à l'autodétermination du peuple palestinien lance cette campagne de solidarité et de développement sur le département du Val-de-Marne.
La JC 94, le Mouvement de la Paix 94, l'ARAC (l'association républicaine des anciens combattants), l'AFPS Créteil, l'AFPS Villejuif, l'association Solidarité Choisy Palestine, la SSTI (l'association Solidarité Socialiste avec les Travailleurs Iraniens) s'associent au projet.
Après la fédération du Val de Marne et ses sections, se sont associées à la campagne les fédérations du Gers, de l’Oise, du Finistère, du Lot et Garonne, du Var, de l'Hérault et les sections de Rennes, Draguignan, de Clermont l’Hérault et Paris 20-ème…
Le PCF a décidé d'en faire une campagne nationale suite à la résolution de son conseil national du 17 mai 2025.
Pourquoi planter des oliviers ?
On estime que, depuis septembre 2000, plus de 1.000.000 oliviers ont été déracinés ou détruits. Depuis la création du mur de l'apartheid et de la construction des colonies, ce nombre augmente considérablement, puisque tous les vergers sont systématiquement rasés ou rendus inexploitables, les uns après les autres ; ou alors, les agriculteurs sont destitués de leurs terres.
Cette situation prive les agriculteurs de la région de leurs moyens de subsistance. D’autres deviennent des réfugiés, privés de leurs terres ancestrales et des moyens économiques pour soutenir leurs familles. La stratégie militaire israélienne planifie la saisie des dizaines de milliers d’hectares de terres agricoles fertiles. Tous les points d’eau sont réquisitionnés par Israël.
La confiscation des terres palestiniennes se traduit par une redéfinition de la frontière de 1967 entre Israël et la Palestine occupée, réduit considérablement le territoire palestinien et remet en cause la création de l'Etat de Palestine. Les zones touchées s'étendent le long de la frontière israélo-palestinienne, de Jénine à Hébron, avec un risque de plus en plus fort d'annexion totale des terres palestiniennes par Israël.
Les oliviers, symboles du patrimoine palestinien et leurs récoltes sont vitaux pour l’économie. Cette campagne de ré implantation est un moyen politique pour protéger la terre contre la confiscation et la destruction. De nombreux agriculteurs ont été laissés sans ressources, entraînant un effet dévastateur sur les travailleurs palestiniens et toute l’économie qui en découle.
Planter des oliviers en Palestine c’est participer au programme des Nations-Unies pour le développement durable. Planter des oliviers participe à cette démarche : réduction des inégalités, car ce sont de petits agriculteurs qui bénéficient des plants d'oliviers, lutte contre le changement climatique. Les champs d'oliviers permettent d'éviter l'érosion des terres et recréent des écosystèmes…. Aider les producteurs agricoles c'est aussi leur permettre de continuer leur activité agricole et de résister pacifiquement à l'occupation israélienne en restant sur leur terre.
Description des postes de dépenses
Toutes les sommes collectées seront intégralement versées à l'ONG partenaire en Palestine, AAA sur leur compte bancaire par APS. AAA délivre à APS un reçu pour la valeur réceptionnée.
Notre partenaire sélectionne les bénéficiaires en fonction de leur besoins : des paysans individuels ou regroupés en coopératives.
Les partenaires fournissent les plants. Les bénéficiaires sont chargés des plantations et de la récolte des olives qui seront utilisées à divers usages, notamment la fabrication d'huile d'olive.
Les sommes collectées, 10€ pour un olivier planté, serviront à l'achat sur place en Cisjordanie occupée de plants d'oliviers d'une taille d'environ 80 à 120 cm.
AAA s'engage à produire des comptes-rendus de leurs actions sur le terrain : preuves d'achats, photos, liste des bénéficiaires, nombre d'oliviers achetés, localisation des plantations …
Amitié Palestine Solidarité s'engage à communiquer régulièrement aux donateurs le bilan de la campagne contenant les éléments fournis par AAA et les pièces comptables.
Bénéficiaires finaux de la collecte
Notre partenaire AAA (Association des Agronomes Arabes), après avoir reçu les dons, procède à des achats en collaboration avec les agriculteurs et agricultrices bénéficiaires, tout en sélectionnant les implantations dans les zones les plus nécessiteuses.
Le projet cible entre 500 et 1000 familles agricoles ayant perdu leurs arbres et devenues paysannes sans terres.
À titre d'exemple, la campagne 2022 a permis de soutenir 123 bénéficiaires répartis sur 15 villages et de planter 4071 oliviers sur une superficie de 26 hectares.
Porteurs du projet
L'Association APS coordonne en France avec l'association AAA en Palestine le projet
Campagne 1 million d'oliviers pour la Palestine soutenue par le PCF et les sections et la fédération du PCF Finistère: les oliviers commencent à être distribués aux familles
Lettre de remerciements d'Issa Elshateh, directeur général de l'Association des agronomes arabes - AAA (ONG), responsable du Parti du peuple palestinien 
Solidarité avec la Palestine : la culture de l'olivier, un acte de résistance et d'espoir

Chers camarades, amis et donateurs,

L’Association des agronomes arabes (AAA) a pour mission d'améliorer les conditions de vie des Palestiniens et vise à l’émancipation humaine. Elle apporte un soutien financier et technique aux agriculteurs, ainsi qu’aux de familles en situation de précarité. Elle agit pour la protection de l'environnement et conduit des projets de solidarité et de développement.

Au nom d’AAA, je remercie très chaleureusement le PCF du Val-de-Marne, d'avoir lancé cette campagne majeure, « 1 million d’oliviers pour la paix en Palestine », le 22 avril 2024, journée internationale de la terre, en coordination avec Amitié Palestine Solidarité (APS). Votre engagement continu en soutien au peuple palestinien est vital.

Votre générosité a permis de collecter, à ce jour, près de 37 000 euros pour cette initiative.

Cette réussite est le fruit d'une solidarité exceptionnelle. Nous tenons à remercier:

  • Le Conseil national du PCF, notamment son secrétaire Fabien Roussel, pour avoir engagé cette campagne au niveau national.

  • Les Fédérations du Parti communiste de Lot-et-Garonne, du Gers, de l’Hérault, du Finistère, de l’Oise, des Pyrénées Atlantiques, de la Meurthe-et-Moselle, du Var, des Bouches-du-Rhône et de la Gironde.

  • Les sections locales de Draguignan, de Rennes, de Béziers, de Paris 20ᵉ et de Fougères* 

  • Nos partenaires associatifs : APS, le Mouvement de la Paix 94, l’ARAC, l’AFPS de Villejuif et Créteil.

  • Et, bien sûr, les nombreux citoyens et collectifs qui ont participé.

Une urgence humanitaire et politique

Comme vous le savez, la situation en Palestine est catastrophique.

  • À Gaza, sous blocus depuis 2007, le génocide se poursuit. La situation humanitaire est dramatique depuis le 7 octobre : bombardements intensifs, famine, maladies, destructions massives d’habitations, d’hôpitaux et d’écoles. La population est menacée de famine, et l'aide entrante est à son plus bas niveau.

  • En Cisjordanie occupée, les camps de réfugiés (Tulkarem, Naplouse, Jénine) subissent des bombardements réguliers.

  • La destruction des citernes d’eau, qui vise à empêcher les Palestiniens de rester sur leurs terres, menace 600 000 personnes de la faim selon l'ONU.

Depuis 1967, plus d’un million d’oliviers ont été détruits par les colons et les militaires israéliens. L’olivier, pilier de la culture palestinienne, est la cible d’une stratégie de dépossession programmée pour empêcher la création d’un État de Palestine viable et souverain.

L'olivier, symbole de résistance et enjeu économique

L’olivier est l'emblème de la Palestine, le symbole de la paix, de la culture séculaire de la terre et de notre identité nationale.

Face à la stratégie d’expulsion, aux violences des colons, à l’occupation militaire et au nettoyage ethnique, chaque olivier planté est un acte de résistance pacifique.

Pour nos agriculteurs, cette relation à la terre est notre force, notre symbole national et la garantie de notre indépendance économique. Les arbres acquis grâce à vos dons seront plantés dans les zones les plus fragiles (les lieux précis vous seront communiqués prochainement).

Nous avons procédé à la cueillette des olives en octobre-novembre 2025, une récolte qui a fait l'objet d'une violence sans précédent de la part des colons. Nous lançons actuellement l'appel d’offres pour l’achat des nouveaux oliviers, en vue d'une plantation prévue au printemps. Vous serez les bienvenus si vous souhaitez nous rendre visite !

Amplifier la solidarité internationale

Votre soutien contribue concrètement à notre lutte politique pour la reconnaissance de l'État de Palestine, donnant une légitimité à notre peuple et à notre identité nationale.

Nous saluons également le succès de la campagne parallèle « Urgence Gaza, Solidarité Palestine », lancée par le PCF du Val-de-Marne en janvier 2024, qui a déjà récolté plus de 28 442 euros, témoignant de votre mobilisation face à l'urgence humanitaire.

Face à l’annexion totale des terres en cours, il est impératif de poursuivre et d'amplifier cette solidarité internationale. Votre aide est indispensable pour assurer la survie et la dignité de notre peuple.

En conclusion, notre objectif reste la réalisation d'une paix juste et durable, passant par un cessez-le-feu immédiat et indispensable, la création d’un État de Palestine basé sur la solution des deux États, le respect du droit international, et une pression internationale accrue sur les puissances internationales.

Merci encore pour votre solidarité indéfectible et pour votre mobilisation en France pour le peuple palestinien.

Solidairement,

Issa ELSHATEH

Directeur général de l’Association des agronomes arabes - AAA (ONG)

Responsable du Parti du Peuple palestinien (PPP)

 

et dans le Finistère 9 sections du PCF ont contribué fortement à cette souscription: les sections de Brest, Quimper, Le Relecq-Kerhuon, du Pays Bigouden, de Morlaix, de Quimperlé, de Concarneau, Rosporden, Crozon

Partager cet article
Repost0
22 décembre 2025 1 22 /12 /décembre /2025 07:30
La poétesse Alaa Al Qatrawi (photo sur son compte instagram): "De promesse à trahison : la France doit rouvrir ses portes aux exilés palestiniens" - Discours de Raphaëlle Primet, élue communiste à Paris, au Conseil Municipal de Paris

La poétesse Alaa Al Qatrawi (photo sur son compte instagram): "De promesse à trahison : la France doit rouvrir ses portes aux exilés palestiniens" - Discours de Raphaëlle Primet, élue communiste à Paris, au Conseil Municipal de Paris

De promesse à trahison : la France doit rouvrir ses portes aux exilés palestiniens

Créé en 2017 par le Collège de France et l’État, le Programme national d’Accueil en Urgence des Scientifiques et des artistes en Exil incarnait une promesse claire : celle d’une France refuge pour les talents persécutés, une France fidèle à l’universalisme des savoirs et à la liberté de l’art.

Aujourd’hui, cette promesse est trahie.

Alors que Gaza est ravagée et que les universités, les écoles et les lieux de culture sont détruits, les demandes d’exfiltration de scientifiques et d’artistes palestiniens menacés de mort se multiplient. Pourtant, les moyens du programme PAUSE ont été sabrés : de 9 millions d’euros en 2022 au début de la guerre en Ukraine à 3,5 millions en 2025. Ce n’est pas une contrainte budgétaire, c’est un choix politique. Et ses conséquences sont dramatiques. Vingt-six lauréats palestiniens, pourtant validés par tous les ministères concernés et devant être évacués, sont bloqués à Gaza. Certains ont déjà payé de leur vie l’inaction de l’État français comme l’architecte Ahmed Shamia, d’autres survivent encore, dans l’attente que la France tienne sa promesse.

C’est le cas de la poétesse reconnue Alaa Al Qatrawi. Lauréate du programme PAUSE, elle a perdu ses quatre enfants dans les bombardements israéliens. Tout est prêt pour son accueil en France : logement, accompagnement professionnel, elle bénéficie aussi d’un soutien citoyen et universitaire colossal.

On est en droit de se demander où s’est terrée la volonté politique de la France depuis la reconnaissance en grandes pompes en septembre dernier de la Palestine par Macron.

Pourtant, accueillir ces scientifiques et artistes n’est pas une faveur : c’est une obligation politique et humaine qu’a pris notre pays. La Ville de Paris doit exiger de l’État qu’il tienne ses engagements et ouvre sans délai ses portes à celles et ceux dont la survie dépend de notre action.

https://communistes-paris.fr/conseil-de-paris/interventions/article/de-promesse-a-trahison-la-france-doit-rouvrir-ses-portes-aux-exiles?fbclid=IwY2xjawO15BhleHRuA2FlbQIxMQBzcnRjBmFwcF9pZBAyMjIwMzkxNzg4MjAwODkyAAEe6-eCmz6OOSEXKYGpXDxKuELVmRbfvjy3uMyIXcv0iBRwsfM_ZT1uyxp3m5Y_aem_5vGl8KFf-BVKdmcCju1DPQ

 

Lire aussi: 

« Que ma mort apporte l’espoir, poèmes de Gaza » - Poètes et poètesses de Gaza publiés aux éditions Libertalia, Orient XXI

Raphaëlle Primet, élue communiste à Paris, la fille de notre camarade Jean-Paul Primet, de la cellule de Roscoff et de la section PCF du Pays de Morlaix, décédé en mars 2021

Raphaëlle Primet, élue communiste à Paris, la fille de notre camarade Jean-Paul Primet, de la cellule de Roscoff et de la section PCF du Pays de Morlaix, décédé en mars 2021

Alaa Al Qatrawi, la poétesse gazaouie sous les bombes

La poétesse gazaouie Alaa Al-Qatrawi attend toujours d’être évacuée dans le cadre du Programme PAUSE d’accueil des scientifiques et des artistes en exil, suspendu pour les ressortissants de l’enclave palestinienne. Dans une tribune publiée le 21 novembre dans le journal Le Monde, 80 personnalités se mobilisent pour demander son accueil en France.

Latifa Madani L'Humanité, 23 novembre 2025 

Poétesse gazaouie, traduite et maintes fois primée, Alaa Al Qatrawi a perdu ses quatre enfants dans un bombardement israélien en décembre 2023. Elle enseignait dans une école de l’Unrwa, l’agence des Nations unies pour les réfugiés palestiniens. Aujourd’hui elle (sur) vit toujours dans l’enfer de Gaza. Pourtant, toutes les conditions sont réunies pour l’accueillir en France.

En septembre, son collectif de soutien de Dieulefit (Drôme) a fait une demande auprès du Collège de France dans le cadre de son programme Pause (Programme national d’accueil en urgence des scientifiques et des artistes en exil). Son dernier recueil de poèmes a été traduit en français et sera bientôt publié aux éditions Le Temps des cerises. Un logement l’attend ainsi qu’un contrat de travail et des projets à mener avec une association culturelle. Son dossier est toujours en attente de validation des ministères de la Culture, des Affaires étrangères et de l’Intérieur.

80 personnalités demandent son accueil en France

Aussi, plus de 80 écrivains et personnalités, parmi lesquels Abdellatif Laâbi, Leïla Slimani, Dominique Eddé, Mathias Enard, Hervé Le Tellier, Éric Vuillard, ont, dans une tribune au Monde, vendredi 21 novembre, affirmé joindre leur voix à celle du collectif de Dieulefit et demandent « aux autorités françaises, à tous les niveaux, d’user de leurs prérogatives et d’honorer leur attachement aux valeurs humanistes de la République pour que la poétesse gazaouie puisse venir en France et poursuivre dans des conditions de liberté son travail d’autrice et renouer avec l’espoir de soigner un jour ses blessures ».

Programme PAUSE : face au gel des évacuations, un collectif se mobilise pour l'accueil en France de la poétesse gazaouie Alaa Al-Qatrawi

Un collectif drômois tente d'organiser l'évacuation de la poétesse gazaouie Alaa Al-Qatrawi dans le cadre du Programme PAUSE d’accueil des scientifiques et des artistes en exil, suspendu pour les ressortissants de l'enclave palestinienne. La France, qui vient de reconnaître l'Etat de Palestine, est mise face à ses contradictions. Le Conseil d'Etat, saisi par des associations, étudie jeudi 25 septembre la constitutionnalité du gel de l'accueil des Gazaouis par Paris.

Lina Sankari, L'Humanité, 25 septembre 2025 

L’élimination d’un peuple passe aussi par la destruction de son identité, de son avenir et de son geste créatif. Evoquer un Etat de Palestine sans parler des Palestiniens eux-mêmes a quelque chose de vertigineux. La France, qui a officiellement reconnu le droit à l’autodétermination du peuple palestinien, ce 22 septembre, à la tribune des Nations Unis, gèle, depuis le 1er août, l’évacuation des ressortissants palestiniens qui subissent un génocide à Gaza.

En conséquence, les lauréats ou prétendants gazaouis au Programme PAUSE (Programme national d’accueil en urgence des scientifiques et des artistes en exil), piloté par le ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche, sont suspendus au bon vouloir des autorités françaises.

Un collectif se mobilise pour faire venir Alaa Al-Qatrawi en France

C’est le cas de la poétesse Alaa Al-Qatrawi qui a perdu ses quatre enfants dans un bombardement de l’armée israélienne en décembre dernier. « Pour elle, la terre est désormais imprégnée du sang de ses enfants », témoigne Mathieu Yon, un maraîcher biologique de la Drôme qui, touché par ses textes, a entamé, il y a six mois, une correspondance avec l’autrice.

Il évoque ses poèmes auprès d’un groupe d’habitants de Dieulefit qui se réunit mensuellement pour évoquer l’impact de la guerre à Gaza en France. « Ses vers nous ont bouleversé aux larmes ». C’est à ce moment que l’idée de faire sortir Alaa Al-Qatrawi de l’enfer duquel elle est prisonnière prend corps.

Tout le mois d’août, le collectif de la Drôme s’active pour monter un dossier et le déposer au Collège de France chargé de l’instruire et d’obtenir la validation des ministères de la Culture, des Affaires étrangères et de l’Intérieur, « de loin le plus problématique », relève Mathieu Yon.

Partager cet article
Repost0
18 décembre 2025 4 18 /12 /décembre /2025 06:01
Lettre au Président de la République de Philippe Rio - Stop à la colonisation de la Palestine! Stop à la destruction du terrain de foot du camp de Aïda!
Lettre au Président de la République de Philippe Rio - Stop à la colonisation de la Palestine! Stop à la destruction du terrain de foot du camp de Aïda!

Chronique de Philippe Rio dans L'Humanité, 18 décembre 2025: Football et Paix

Les caméras du monde entier ont quitté la Palestine depuis qu’un cessez-le-feu fantôme a été signé le 10 octobre. En deux mois, l’encre de l’accord de paix a à peine séché que 400 Palestiniens sont morts sous les balles israéliennes dans la bande de Gaza. Les Gazaouis continuent de vivre dans un état de famine et sont désormais victimes de terribles inondations de l’hiver qui contraignent 800 000 Palestiniens à être déplacés.

Dans son projet funeste et génocidaire de mort et d’étouffement du peuple palestinien, la colonisation repart de plus belle en Cisjordanie et atteint un niveau sans précédent depuis 2017. Face à cette violence de l’État génocidaire israélien, le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a trouvé les mots justes pour l’avenir du peuple palestinien : « Je condamne l’expansion implacable de la colonisation israélienne en Cisjordanie, y compris Jérusalem-Est, qui continue à alimenter les tensions, empêcher l’accès des Palestiniens à leur terre et menace la viabilité d’un État palestinien totalement indépendant, démocratique, continu et souverain. »

En Cisjordanie, près de Bethléem, au pied d’un mur de séparation de 8 mètres avec Israël entouré de barbelés, se trouve dans un espace surpeuplé et surplombé par les miradors israéliens le camp de réfugiés palestiniens d’Aida, avec lequel la ville de Grigny est jumelée. On y vit sous surveillance permanente, sous l’oppression, les menaces, les arrestations et les violences de l’armée israélienne. Jusque-là, un terrain de foot contigu au mur s’y trouvait comme rare lieu d’évasion pour la jeunesse du camp. Il est désormais menacé de démolition. C’est l’espoir et la liberté du peuple palestinien que l’on veut tuer !

Aux côtés des échanges culturels et d’un projet d’accès à l’eau dans le camp, ce terrain de foot est au cœur de nos liens de solidarité avec Aida. Avec Grenoble et Strasbourg, et grâce à la Fédération sportive et gymnique du travail (FSGT), des délégations sportives ont été reçues en France. Et nous avions foulé le terrain d’Aida avec Fabien Roussel, en mars 2024. Grâce à l’Association pour le jumelage entre les camps de réfugiés palestiniens et les villes françaises (AJPF), des dizaines de villes sont engagées. Et la Plateforme des ONG françaises pour la Palestine lance une campagne pour mettre la survie du peuple palestinien à l’agenda des élections municipales 2026.

La diplomatie des villes s’écrit au plus près des vies humaines. Par leurs coopérations et leurs engagements, les villes transforment l’action locale en parole universelle et rappellent que la politique étrangère peut aussi être une affaire d’humanité. Pour la solidarité, la paix et les droits humains, le terrain de foot d’Aida doit être sauvé !

Partager cet article
Repost0
18 décembre 2025 4 18 /12 /décembre /2025 05:51
Des groupes israéliens de défense des droits humains dénoncent la systématisation de la torture contre les prisonniers palestiniens - Article publié par Haaretz, 26 novembre 2025
Des groupes israéliens de défense des droits humains déclarent à l’ONU qu’Israël a recouru davantage à la torture pendant la guerre à Gaza
 
5 DÉCEMBRE 2025 PAR NIR HASSON, MATAN GOLAN
 
Article publié par le quotidien Haaretz le 26 novembre 2025
 
traduction rédaction a l'encontre : https://alencontre.org/.../dossier-1-gaza-une-etude...
.
Le rapport soumis à l’ONU indique que les détenus ont reçu des soins médicaux alors qu’ils étaient menottés et les yeux bandés, et qu’ils ont été contraints d’utiliser des couches pour faire leurs besoins. Il précise également que les détenus ont été affamés, avec «un régime officiel d’environ 1000 calories par jour».
Depuis le 7 octobre 2023, Israël a intensifié ses violations de la Convention des Nations unies contre la torture, selon un rapport détaillé soumis le mois dernier par des organisations israéliennes de défense des droits humains au Comité des Nations unies contre la torture.
Ce rapport, déposé dans le cadre de l’examen périodique des États parties à la convention par le comité, a été rédigé par le Centre juridique Adalah, le Comité public contre la torture en Israël, Parents Against Child Detention, HaMoked: Centre pour la défense de l’individu et Physicians for Human Rights–Israel.
«Israël a supprimé les garanties existantes et recourt désormais à la torture tout au long du processus de détention – de l’arrestation à l’emprisonnement – en ciblant les Palestiniens sous occupation et les citoyens palestiniens; des hauts fonctionnaires sanctionnent ces abus tandis que les mécanismes judiciaires et administratifs ne réagissent pas», indique le rapport.
Selon ce rapport, Israël justifie la détention des Palestiniens en s’appuyant sur des dispositifs juridiques qui ne sont pas conformes au droit international. Le principal outil utilisé est la qualification des Palestiniens comme «combattants illégaux».
Cette désignation n’est pas reconnue par le droit international, mais elle permet à Israël de détenir des Palestiniens pendant de longues périodes sans procès, tout en leur refusant les droits accordés aux prisonniers de guerre.
Tout au long de la guerre, Israël a détenu plus de 4000 habitants de Gaza en vertu de cette qualification et a de même largement recouru à la détention administrative [c’est-à-dire l’arrestation et la détention d’une personne par l’autorité militaire, sans inculpation ni jugement, pour une durée inconnue et renouvelable indéfiniment, mesure non applicable aux citoyens juifs]. Avant la guerre, les prisons israéliennes comptaient environ 1100 détenus administratifs palestiniens.
En septembre 2025, ce nombre était passé à 3500. La durée moyenne de la détention administrative a doublé par rapport à la période d’avant-guerre.
Les détenus de Gaza étaient incarcérés dans des centres de détention militaires dans des conditions extrêmement difficiles. «Pendant de longues périodes, les détenus étaient confinés dans des enclos à ciel ouvert, exposés aux intempéries, enchaînés et les yeux bandés 24 heures sur 24, contraints de rester à genoux pendant la majeure partie de la journée et obligés de dormir à même le sol», indique le rapport.
«Ils ont enduré des conditions d’hygiène inadéquates, un manque de soins médicaux et des sévices continus. Ces conditions difficiles persistent», poursuit le rapport.
Le rapport note également que les détenus recevaient des soins médicaux alors qu’ils étaient enchaînés et les yeux bandés, et qu’ils étaient contraints d’utiliser des couches pour faire leurs besoins. Il ajoute que la politique alimentaire dans les centres de détention équivalait à une sous-nutrition, avec «un régime officiel d’environ 1000 calories par jour et à peine 40 grammes de protéines».
Les auteurs concluent que les témoignages «font état d’abus graves à chaque étape, notamment: l’utilisation de matraques; le recours à de l’eau bouillante, provoquant de graves brûlures; les attaques de chiens contre les détenus; l’utilisation d’une «salle disco» recourant à une manipulation sensorielle intense avec une musique douloureusement forte; les viols avec des objets».
Selon ce rapport, les établissements pénitentiaires israéliens ont également eu recours à des politiques de privation alimentaire et d’abus systématiques, notamment «coups de poing, coups de pied, coups de matraque, entraves douloureuses, attaques de chiens, menaces et urination sur les détenus, ainsi que des actes de violence sexuelle et des viols avec des objets».
En conséquence de ces pratiques, le rapport fait état d’au moins 94 décès dans les centres de détention israéliens depuis le début de la guerre, ainsi que de dizaines de cas de dommages irréversibles pour la santé.
Selon le rapport, le nombre de plaintes pour torture pendant les interrogatoires a fortement augmenté, passant de 66 au cours des deux décennies précédant la guerre à 238 au cours des deux dernières années. Le rapport note également le décès de trois détenus pendant les interrogatoires du service de sécurité Shin Bet.
Le Shin Bet ne reconnaît pas l’utilisation de la torture, mais admet employer des «méthodes d’interrogatoire spéciales», qui comprennent la privation de sommeil, l’utilisation de menottes douloureuses, les vibrations, l’exposition au froid, la musique forte, les interrogatoires dans le plus simple appareil et les menaces visant les membres de la famille.
Malgré le nombre important de plaintes et d’abus documentés, le nombre d’enquêtes ouvertes reste négligeable. Sur les 238 plaintes déposées concernant des actes de torture commis par le Shin Bet, les services de sécurité n’ont recommandé l’ouverture d’une enquête que dans deux cas, et même dans ces deux cas, aucune poursuite n’a finalement été prononcée.
Au sein de l’armée israélienne, 58 enquêtes ont été ouvertes contre des soldats pour leur traitement des détenus, dont 44 concernaient des décès de détenus. Seules deux enquêtes sur des abus ont abouti à des poursuites.
L’une d’elles concernait l’affaire largement médiatisée contre les cinq soldats qui servaient au centre de détention de Sde Teiman [situé dans le Néguev]. Dans l’autre affaire, un soldat a été reconnu coupable d’abus et condamné à sept mois de prison.
Au sein du service pénitentiaire israélien, 36 enquêtes ont été ouvertes pour abus sur des détenus, dont six ont abouti à des inculpations. Aucune de ces enquêtes ne concernait des cas de décès ou de violences sexuelles.
Selon le rapport, l’état déplorable du système de détention a été effectivement approuvé par la Cour suprême. Sur les 20 requêtes soumises à la Haute Cour de justice concernant les conditions de détention, 18 ont été rejetées, principalement pour des raisons de procédure ou après que les juges ont accepté sans contestation la position de l’État.
Deux requêtes ont été acceptées, mais seulement après de longs délais. Dans la première, les juges ont ordonné la fermeture du centre de détention de Sde Teiman; dans la seconde, concernant la politique alimentaire, la requête a été partiellement acceptée après 17 mois.
Le rapport indique en outre que les établissements pénitentiaires israéliens utilisent le refus de soins médicaux comme méthode de torture, citant, entre autres exemples, les épidémies de gale qui touchent des milliers de détenus. Il note également que le sort de centaines de détenus de Gaza reste inconnu.
En outre, le rapport indique que les détenus pour raisons de sécurité sont parfois maintenus en isolement total et se voient refuser de rencontrer des avocats, des représentants du Croix-Rouge, des journalistes ou des membres de leur famille.
Il y a environ deux semaines, le Comité des Nations unies contre la torture a tenu une session sur cette question. Des représentants du ministère des Affaires étrangères, du ministère de la Justice et des services pénitentiaires ont comparu devant le comité et ont rejeté les allégations selon lesquelles Israël aurait violé la convention ou le droit international dans son traitement des détenus.
Les représentants israéliens ont décrit les conditions dans les centres de détention et les droits accordés aux détenus, arguant que le bureau du procureur général et le système judiciaire israélien supervisent ce qui se passe dans les prisons et les centres de détention.
 
Publié sur la page Facebook de l'AFPS Pays de Morlaix
Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Le chiffon rouge - PCF Morlaix/Montroulez
  • : Favoriser l'expression des idées de transformation sociale du parti communiste. Entretenir la mémoire des débats et des luttes de la gauche sociale. Communiquer avec les habitants de la région de Morlaix.
  • Contact

Visites

Compteur Global

En réalité depuis Janvier 2011