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19 janvier 2025 7 19 /01 /janvier /2025 06:51
Solidaires avec la Palestine.. Rassemblement à Morlaix le samedi 25 janvier à 18h au Kiosque

GAZA-PALESTINE STOP GÉNOCIDE !
SUSPENSION DE L'ACCORD D'ASSOCIATION UE/ISRAËL
PROTECTION DU PEUPLE PALESTINIEN

RDV LE 25 JANVIER À MORLAIX À L'APPEL DE L'AFPS QUI A INVITÉ TOUTES LES ASSOCIATIONS, PARTIS ET SYNDICATS SOLIDAIRES DU PEUPLE PALESTINIEN À LA REJOINDRE DE NOUVEAU DANS L'ACTION...

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7 janvier 2025 2 07 /01 /janvier /2025 06:37

 

Le peuple cubain subit une crise d’une ampleur gravissime. Il est étranglé par le blocus criminel, économique, commercial et financier, qu’imposent les Etats-Unis, aggravé encore par Trump lors de son premier mandat, avec l’ajout honteux de Cuba sur la liste des Etats « finançant le terrorisme ». Le commerce et les transactions financières sont gravement entravées. Le peuple cubain est privé d’alimentation, de médicaments, de carburant et de biens de première nécessité.

Les Cubains n’ont pas non plus été épargnés par les catastrophes naturelles ces dernières semaines, entre ouragans, tempêtes tropicales et séismes. Les multiples coupures générales d’électricité subies par les Cubains cet automne sont la conséquence directe du désengagement d’entreprises internationales (dont Alstom) en matière de fourniture de pièces de rechange et de carburant. Cela est dû à l’application extraterritoriale des sanctions américaines.

Face à cette situation dramatique, le peuple cubain fait preuve d’un esprit de résistance créative qu’il faut saluer. Un demi-million de Cubains, en présence du président Manuel Diaz-Canel, ont défilé vendredi 20 décembre dans les rues de La Havane et sur le Malecón, devant l’ambassade des Etats-Unis, pour exiger la levée du blocus illégal et criminel et le retrait de Cuba de la liste des pays qui soutiennent prétendument le terrorisme.

L’exigence exprimée par le peuple cubain d’exercer sa souveraineté face à l’impérialisme étatsunien, pour continuer à faire vivre la Révolution socialiste doit être entendue. L’administration Biden n’a rien fait pour annuler les décisions prises par Trump. Le retour de ce dernier au pouvoir annonce des jours encore plus sombres pour Cuba.

La France doit agir d’urgence.

Elle doit exiger que Joe Biden fasse usage de son pouvoir en retirant Cuba de la liste des Etats « finançant le terrorisme ». Antony Blinken lui-même a dit que rien ne justifiait le maintien de Cuba sur cette liste.

La France doit agir concrètement contre l’application de l’extraterritorialité des lois américaines qui est une atteinte grave à la souveraineté des peuples européens, et dont l’application frappe les entreprises et les banques européennes. 

Après la très importante initiative de solidarité européenne accueillie en son siège les 23 et 24 novembre derniers, le PCF adresse son salut fraternel et renouvelle son soutien au peuple Cubain qui lutte pour sa dignité et son développement souverain, face à l’impérialisme.

Paris, le 23 décembre 2024,

Parti Communiste Français.

 

 

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5 janvier 2025 7 05 /01 /janvier /2025 12:26
AFPS Appel à action / Participez à la campagne pour la libération du Docteur Hussam Abu Safiya
AFPS
Appel à action / Participez à la campagne pour la libération du Docteur Hussam Abu Safiya

 

Répondons à l’appel de sa famille.
Sa place est auprès de ses patients, pas dans un centre de torture de l’occupation israélienne
#FreeDrHussamAbuSafiya

Agissez pour obtenir la libération du docteur Hussam Abu Safiya et tous les soignants palestiniens !

Prenez-vous en photo avec un panneau comprenant le #FreeDrHussamAbuSafiya

  • Envoyez la photo à l’AFPS : afps@france-palestine.org pour que nous diffusions largement la campagne
  • Postez votre photo sur votre réseau social avec le #FreeDrHussamAbuSafiya et mentionnez l’AFPS : @AFPSOfficiel sur X et @francepalestine_afps sur Instagram. Vous pouvez l’accompagner d’un message, vous présenter succinctement et exiger sa libération et celle de tous les soignants, la fin du génocide et des sanctions contre Israël.

 

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5 janvier 2025 7 05 /01 /janvier /2025 07:51
« Nous sommes horrifiées et préoccupées » : deux rapporteures de l’ONU alertent sur les « sommets d’impunité » d’Israël contre le droit à la santé des Palestiniens

Les attaques contre le droit à la santé des Palestiniens atteignent des « sommets d’impunité », ont dénoncé, jeudi 2 janvier, deux rapporteures spéciales de l’ONU.

Clémentine Eveno - L'Humanité, 3 janvier 2025

Onze personnes sont mortes, et quinze personnes ont été blessées « après le bombardement d’une tente » abritant des personnes déplacées dans la zone d’Al-Mawasi, à l’ouest de la ville de Khan Younès, dans le sud de la bande de Gaza, a déclaré, jeudi 2 janvier, la Défense civile dans un communiqué.

Le même jour, la rapporteure sur la situation dans les territoires palestiniens occupés depuis 1967, Francesca Albanese, et la rapporteure sur le droit à la santé physique et mentale, Tlaleng Mofokeng, ont déclaré, dans un communiqué qui dénonce le génocide en cours : « L’attaque flagrante d’Israël contre le droit à la santé à Gaza et dans le reste des territoires palestiniens occupés atteint de nouveaux sommets d’impunité ».

Les deux rapporteures spéciales de l’ONU ont appelé « à mettre fin au mépris flagrant du droit à la santé à Gaza, suite au raid de la semaine dernière sur l’hôpital Kamal Adwan et à l’arrestation et la détention arbitraire de son directeur, le docteur Hossam Abou Safiya ».

« Nous sommes horrifiées et préoccupées »

La représentation israélienne auprès de l’ONU à Genève (Suisse) a, sans surprise, jugé le communiqué « très éloigné de la vérité », ajoutant qu’il « ignore complètement des faits cruciaux » et « l’utilisation par le Hamas d’infrastructures civiles à des fins militaires ».

Mais les deux expertes, qui sont mandatées par le Conseil des droits de l’Homme des Nations unies mais ne s’expriment pas au nom de l’ONU, ont alerté : « Nous sommes horrifiées et préoccupées par les informations en provenance du nord de la bande de Gaza et en particulier par l’attaque contre le personnel de santé, y compris le dernier des 22 hôpitaux aujourd’hui détruits : l’hôpital Kamal Adwan ».

Elles ont assuré être « gravement préoccupées par le sort du docteur Hossam Abou Safiya », dont elles indiquent que son fils a été tué sous ses yeux, et demandent sa « libération immédiate » ainsi que celle de « tous les autres travailleurs de santé détenus arbitrairement ». « Cette situation s’inscrit dans le cadre d’un schéma israélien visant de façon continue à bombarder, détruire et anéantir totalement la réalisation du droit à la santé à Gaza », ont-elles affirmé.

« Cinq à dix ans » pour évacuer les « plus de 12 000 personnes » qui en ont besoin

Plus de 1 057 professionnels de santé ont été tués depuis le début de la guerre dans la bande de
Gaza, déclenchée par l’attaque du 7 octobre 2023 du Hamas contre Israël, soulignent les
rapporteures, citant des données du ministère de la Santé du gouvernement du mouvement islamiste
palestinien.

 

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22 décembre 2024 7 22 /12 /décembre /2024 08:52
Désarmement nucléaire - Rassemblement à Crozon le dimanche 26 janvier, après-midi, avec une délégation japonaise et un prix Nobel de la Paix
Désarmement nucléaire - Rassemblement à Crozon le dimanche 26 janvier, après-midi, avec une délégation japonaise et un prix Nobel de la Paix

Un évènement international pour le désarmement nucléaire aura lieu avec la CGT, le mouvement de la Paix, le PCF, et toutes les formations politiques et associatives attachées à ce combat pacifiste et pour le désarmement nucléaire le dimanche 26 janvier à partir de 14h au port du Fret sur la presqu’île de Crozon avec une délégation japonaise et le prix nobel de la paix.

La fédération PCF du Finistère
 

 

Comme vous le savez, le prix Nobel de la paix 2024 a été attribué à l'association Nihon hidankyo Association des survivants d'Hiroshima et de Nagasaki.
 
Une delégation sera présente en France du 22 au 27 janvier.
 
Le syndicat ZENOREN qui assure au Japon une  responsabilité importante dans l'organisation des conférences contre les bombes A et H et qui est le partenaire en France de la CGT est membre de la délégation.
 
C'est pourquoi  les mouvements de paix japonais ont sollicité e Mouvement de la Paix et la CGT pour co-organiser l'accueil de cette délégation en France. Délégation qui sera la semaine précédente accueillie en Espagne.
 

La délégation japonaise sera conduite par Monsieur  Shigemitsu Tanaka (Mr.), vice-président de Hidankyo, Prix nobel de la paix  2024,  sera présente  en France du 22 au 27  janvier 2025 à la tête d'une délégation de 4 autres personnes.

 

Ils seront en Bretagne du 24 au 26 janvier 2025, et devant la base de sous marins nucléaires de l'Ile Longue le dimanche 26 janvier à 14h.
 

 La  délégation japonaise sera composée de 1) Shigemitsu Tanaka (Mr.) , Japan Confederation of A- and H-Bomb Sufferers Organizations, NagasakiSurvivor, vice président de Hidankyo Prix nobel de la paix  20242) Toshiaki Ishikawa (Mr.)   Vice President of Zenroren (National Confederation of Trade Unions), partenaire de la CGT en France3) Yayoi Tsuchida (Ms.) Assistant General Secretary of Gensuikyo (Japan Council against A and H Bombs)3) Masako Watanabe (Ms)  Secretary General of Akita (Gensuikyo)
4) Mitsuko Imai (Ms.) Secretary General of Nara Gensuikyo5) Shin'ichi Tanaka (Mr.) Secretary General of Hyogo Prefectural Peace Committee Director of Japan Peace Committee
 
Ces deux jours seront un moment marquant dans la vie de notre région avec un impact national et international. Ce n'est pas tous les jours, ni tous les ans que nous accueillons un Prix Nobel de la paix dans notre région.
 
 
Roland Nivet co-président du Mouvement de la Paix.
 
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22 décembre 2024 7 22 /12 /décembre /2024 08:22
Solidarité des camarades de la fédération PCF du Finistère aux réfugiés de la commune de Doha el Hoss au Liban
Le PCF Finistère a envoyé depuis le début de l'agression de l’État d'Israël et de son armée contre le Liban grâce aux dons des sections et adhérents finistériens déjà 2500 euros pour la petite ville de Doha el Hoss au sud de Beyrouth qui a vu son nombre d'habitants multiplié par dix avec des réfugiés victimes de l'agression israélienne et des bombardements de l'armée israélienne ayant tout perdu.
Cet appel à la solidarité des communistes finistériens et de leurs amis avec la population libanaise réfugiée de guerre à Doha el Hoss au Liban "court toujours" car la situation est dramatique là-bas aussi en raison de la guerre menée par Israël contre le Liban contre le droit international mais avec l'appui et le soutien logistique et militaire des américains.
Avec le PCF Finistère continuez à vous engager pour venir en aide aux réfugiés de guerre du Liban et les déplacés qui affluent dans la ville de Doha el Hoss au sud de Beyrouth.
2500 euros ont déjà été envoyés par la fédération PCF Finistère via Gladys Grelaud à son amie Charlène qui participe à l'organisation de l'aide aux déplacés sur place avec son mari.
Cet argent a servi quotidiennement d'acheter des vivres pour des repas collectifs, des kits alimentaires de survie, des kits cuisine, des réchauds à gaz, des matelas.
 
Vous pouvez aider les réfugiés de Doha el Hoss en faisant un don pour les déplacés du Liban de Doha el Hoss à l'ordre de l'ADF PCF 29 à envoyer à la fédération PCF du Finistère - 5 rue Henri Moreau - 29 200 Brest. Ou bien en faisant un don par internet via le pot commun.
 
L'ensemble des fonds collectés va bien pour l'aide humanitaire au Liban (aucun prélèvement pour des frais de structure ou de personnel, l'aide là-bas est organisée bénévolement à 100%).
 
A la mi-décembre, les mots de Charlène, notre correspondante sur place, bénévole dans l'organisation de l'aide humanitaire :
"La situation locale (Liban, et plus précisément notre commune près de Beyrouth), loin d'être apaisée par un "cessez le feu" se dégrade.
Nombreux des déplacés ont rejoint leurs villages pour y découvrir l'ampleur de la dévastation de leur résidence et leurs biens et faire demi-tour. De même concernant les habitants de la banlieue sud de Beyrouth.
Ceux qui ont la chance de vivre dans des zones relativement moins touchées se sont attelés à la tâche longue et pénible (mais nécessaire) de réhabiliter leurs maisons afin de les rendre viables à nouveau au milieu des débris.
Nous recensons près de 15 000 personnes (recensement encore en cours) dans un état émotionnel qui a pratiqué tous les ascenseurs connus.
Nous avions, fort heureusement, commencé à équiper tous ceux que l'on pouvait de bonbonnes de gaz, réchauds, couvertures, habits d'hiver...Il y a ceux qui sont partis avec, par nécessité, et ceux qui sont encore là et qui en manquent forcément par manque de moyens.
Nous continuons à fournir des denrées alimentaires et à couvrir le reste des besoins dans la mesure du possible;
Mais il faut dire ce qui est: nous sommes plus que jamais à court de financement sérieux, ce qui ne nous empêchera pas de faire avec le peu qu'on a.
La vie est bien courte, et nous l'avons touché du doigt, alors autant faire le maximum pour le plus grand nombre possible."
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19 décembre 2024 4 19 /12 /décembre /2024 17:02
Le Télégramme, 9 décembre 2024

Le Télégramme, 9 décembre 2024

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19 décembre 2024 4 19 /12 /décembre /2024 16:55
Samar Yazbek, romancière syrienne exilée en France : « Il est prématuré de prévoir un futur démocratique » (L'Humanité, Entretien avec Muriel Steinmetz, 11 décembre 2024)
Samar Yazbek, romancière syrienne exilée en France : « Il est prématuré de prévoir un futur démocratique » (L'Humanité, Entretien avec Muriel Steinmetz, 11 décembre 2024)

Opposante de gauche au régime de Bachar Al Assad, Samar Yazbek, romancière exilée en France, nous fait part de ses sentiments après la chute du tyran et de ses interrogations sur l’avenir de son pays.

Culture et savoir - L'Humanité

11 décembre 2024

Née en Syrie, Samar Yazbek est romancière, poète, journaliste. Elle répond à nos questions depuis le Qatar, où elle vient d’atterrir après avoir quitté la France. Née en 1970 à Jableh (Syrie), opposante de gauche au régime de Bachar Al Assad, plus d’une fois menacée de mort par sa communauté, les Alaouites – à la tête de l’appareil répressif et sécuritaire – elle a été contrainte à l’exil en 2011 avec sa fille.

Poursuivie par les services de renseignement pour avoir participé à des manifestations pacifistes durant les premiers mois de la révolution syrienne, elle retournait clandestinement sur place, en 2012 et 2013, pour observer la militarisation et la radicalisation à l’œuvre au nord du pays.

En 2019, elle publiait 19 femmes (Stock), devenant ainsi la greffière de la vie des autres, hors récit officiel. Elle témoigne aujourd’hui de sa joie, celle de tout un peuple, suite à la chute du régime du tyran, mais aussi de sa crainte pour l’avenir, notamment celui des femmes.

Bachar Al Assad chassé du pouvoir. Quel a été votre sentiment à cette annonce ?

J’ai éclaté de joie. C’est la libération de la Syrie. Vingt ans que nous attendons ce moment. Nous voilà libérés d'un assassin.

Vous en avez souffert, vous-même…

À plusieurs reprises, ils ont calomnié mes écrits, ils m’ont discréditée, diffamée, interrogée avec brutalité, frappée…

Quel est votre vœu le plus cher pour l’avenir de la Syrie ?

Que la Syrie devienne un pays uni, démocratique, laïque, qu’une vraie justice soit mise en place pour toutes les victimes. Nous luttons depuis si longtemps. Nous allons continuer. Il est encore trop tôt pour parler de la suite.

Le peuple s’est battu durant toutes ces années pour arriver à ce résultat, mais le destin du pays dépend de régimes et de gouvernements extérieurs, les États-Unis, l’Iran, la Turquie, la Russie, Israël…

Quel rôle pourrait avoir la diaspora répartie dans le monde, si nombre d’exilés rentrent au pays ?

La priorité est de revenir pour participer à la reconstruction et à la renaissance. La Syrie, aujourd’hui, c’est l’enfer. Les villes sont détruites. Notre rôle consiste à rentrer, écrire, témoigner, retisser des liens de tous ordres, y compris culturels, entre les différentes factions du pays.

Envisagez-vous votre retour ?

Bien sûr ! Je réfléchis à l’organisation de ma vie sur place. Pour le moment, nous sommes débordés. Nous avons besoin d’écrire des articles, de parler avec les médias, de contacter des partis politiques. Je m’apprête à rentrer chez moi, même si j’ai le sentiment d’être une femme française. Je serai entre deux pays, chose positive, pour créer des passerelles entre la France et la Syrie.

Vous êtes sûrement en contact avec des parents, des proches, des amis là-bas ? Comment voient-ils la situation ?

Le fait que le HTC soit allé jusqu’à Damas en passant par plusieurs régions, sans qu’une seule goutte de sang n’ait été versée, sans qu’aucune agression contre les minorités n’ait été constatée, c’est déjà une victoire de taille. Avec cette très longue guerre et le ressentiment accumulé, nous nous attendions à des tueries. Il est trop tôt pour parler de la suite. Je peux vous dire que les parents et les amis sont à la fois très heureux et assez inquiets. Ils ont peur de l’avenir.

Pensez-vous qu’après le soulagement né de la chute d’un régime tyrannique, ceux qui en sont venus à bout pourront définir un chemin de paix en vue d’une reconstruction honorable de la Syrie ?

Je ne sais pas. L’avenir du pays est ouvert vers toutes sortes de directions, y compris du côté de très grands dangers. Israël a bombardé plus de 400 cibles en Syrie les deux derniers jours. Ils ont mis la main sur plusieurs terres syriennes, en même temps que le Hayat Tahrir al-Cham (HTC) marchait sur Damas et qu’Assad perdait le pouvoir.

S’il est prématuré de prévoir un futur démocratique, cela dépendra, à mon avis, des accords qui auront lieu entre les différentes nations intervenues sur le terrain. Je souhaite, de tout mon cœur, qu’après tout le sang versé par le peuple syrien, les différents pays impliqués laissent les Syriens reconstruire eux-mêmes la Syrie en paix.

On ne sait pour l’heure, passé la liesse populaire après la chute de Bachar, quel sera le pouvoir qui va se mettre en place. Fera-t-il leur juste place aux femmes ? Qu’en dites-vous ?

C’est une question essentielle. Le premier comité de presse que le HTC a sorti était en rapport avec l’habit des femmes. Ce qu’il dit est très clair : personne n’a le droit de se mêler de la façon dont elles souhaitent se vêtir. Notre pays ne sera pas comme l’Afghanistan. Il semble que, pour l‘instant, il n’y ait pas de vue sur la répression des femmes. Ce n’est pas dans l’agenda du HTC. Cependant, leur situation est difficile dans les pays arabes, surtout en Syrie, après cette guerre. Je connais bien ces difficultés. J’ai travaillé avec des réseaux activistes qui leur sont dédiés. Je ne suis pas particulièrement pessimiste mais pas optimiste non plus. Je continue d’avoir peur pour elles.

Cet entretien a été réalisé avec le concours de Yasmine Jraissati pour la traduction.

Muriel Steinmetz

 

Lire aussi:

L'écrivaine syrienne Samar Yazbek invitée à Morlaix le jeudi 9 décembre à 19h à la librairie Les Déferlantes

Samar Yazbek entr'ouvre les "Portes de la terre du néant" en Syrie

L’héroïsme de femmes syriennes dans la guerre
Jeudi, 7 Novembre, 2019

19 femmes Samar Yazbek, traduit de l’arabe (Syrie) par Emma Aubin-Boltanski et Nibras Chehayed Stock, 425 pages, 22,50 euros
Grâce à des témoignages étayés, la romancière Samar Yazbek, délaissant un temps la fiction, fait entendre la voix de ses compatriotes, celles dont on parle peu, qui ont tant à dire sur ce qu’elles ont vécu.

 

Opposante à Bachar Al Assad, la romancière, poète et journaliste Samar Yazbek (née en 1970 à Jableh, en Syrie), plus d’une fois menacée de mort par sa propre communauté, les Alaouites – à la tête de l’appareil sécuritaire et militaire syrien –, publie un document poignant. Elle y donne la parole à ses compatriotes en première ligne durant la révolution de 2011. Leur calvaire, leur résistance acharnée, leur rôle au plus fort de la lutte constituent la chair de ce livre qu’on dirait écrit avec leur sang. Samar Yazbek s’efface derrière ces voix plurielles. N’est-elle pas la 20e femme de son livre ? Contrainte à l’exil en 2011 avec sa fille, elle retourne clandestinement en Syrie en 2012 et 2013, observant sur place la militarisation et la radicalisation à l’œuvre au nord du pays. En retrait de sa vocation de romancière, la voici greffière de la vie des autres, hors récit officiel, consignant par écrit « des faits incontestables ». La plupart de ces femmes sont aujourd’hui en exil en France, en Allemagne, en Hollande, au Canada, en Turquie, au Liban… Issues de la classe moyenne, elles font ou ont fait des études. Samar Yazbek s’est promis de recueillir bientôt les témoignages de Syriennes issues de classes pauvres et réfugiées dans des camps, et ceux de femmes kurdes, ainsi que d’opposantes au soulèvement de 2011. Œuvre de vérité en cours qui dessinera, à la longue, une terre en lambeaux éprouvée du dedans.

Elles exigeaient la fin d’une culture patriarcale étouffante

Ces 19 femmes, dès le début de la révolution de mars 2011, se sont dressées contre le régime dictatorial de Bachar Al Assad. Elles exigeaient la démocratie, des changements dans leurs conditions de vie, des droits élargis, ainsi que la fin d’une culture patriarcale étouffante. La plus jeune a 20 ans quand éclate la révolution, la plus âgée, 77. Sara, Mariam, Doucha, Souad, Amal, ­Hazami, Faten… sont alaouites, sunnites, chiites, druzes, chrétiennes… Peu sont alors politisées, hormis deux, dont l’une a été membre du « Parti de l’action communiste » interdit. Elles viennent de toutes les régions du pays. On les entend dans leur quotidien d’effroi. Toutes sont devenues activistes dans l’urgence. Elles ont essuyé les tirs de mortier, les bombes au chlore, le gaz sarin, armes chimiques aux dégâts extrêmes (« le sol jonché d’intestins », « On ne faisait que ramasser des cadavres déchiquetés »). Certaines ont dû recoudre des corps en charpie pour les rendre présentables. Elles se sont improvisées infirmières d’urgence. Beaucoup ont perdu un père, une mère, des frères. Elles ont organisé des centres d’éducation dans les sous-sols. Les hommes, y compris ceux de l’Armée syrienne libre, voyaient souvent d’un mauvais œil leurs initiatives. Elles ont été progressivement empêchées d’agir, d’abord par le régime, les conseils locaux, les brigades et enfin les djihadistes. On les humilie, on les jalouse. Qu’à cela ne tienne. « Invraisemblablement courageuses », elles alphabétisent, animent des ateliers clandestins pour former leurs sœurs à « l’autonomie économique », créent des bureaux d’aide psychologique. Elles filment et documentent les événements au péril de leur vie. Elles ont pour la plupart été torturées, ou prises en otage. Le corps capté par les hommes de tout poil, elles sont contraintes de se voiler de la tête aux pieds lorsque Daech gagne du terrain. « Tout ce qui touchait à notre présence et à notre apparence les rendait dingues », dit l’une d’elles.

L’ouvrage éclaire aussi sur les rivalités entre groupes rebelles, du sécularisme démocratique de l’Armée syrienne libre au « djihadisme gradué d’al-Nosra et de Daech » en passant par « le salafisme nationaliste » de Jaych al-Islam. Il analyse la flamme du confessionnalisme allumée par le régime, les collusions entre Assad et les brigades salafistes, le rôle délétère de l’argent saoudien… Zaina Erhaim dit : « Nous revendiquions plus de liberté et de dignité et nous n’avons obtenu qu’asservissement et humiliation. »

Muriel Steinmetz
Samar Yazbek, romancière syrienne exilée en France : « Il est prématuré de prévoir un futur démocratique » (L'Humanité, Entretien avec Muriel Steinmetz, 11 décembre 2024)
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18 décembre 2024 3 18 /12 /décembre /2024 12:35
Photo sur la plaque de la tombe de Fernand Iveton à Bab el Oued, Alger

Photo sur la plaque de la tombe de Fernand Iveton à Bab el Oued, Alger

Fernand Iveton et ses parents sur sa tombe à Bab el Oued

Fernand Iveton et ses parents sur sa tombe à Bab el Oued

la plaque d'hommage à Fernand Iveton sur sa tombe à Bab el Oued

la plaque d'hommage à Fernand Iveton sur sa tombe à Bab el Oued

La tombe de Fernand Iveton au cimetière de Bab el Oued (Saint Eugène, désormais cimetière de Bologhine)

La tombe de Fernand Iveton au cimetière de Bab el Oued (Saint Eugène, désormais cimetière de Bologhine)

 
 
Gisèle Halimi, à propos de Fernand Iveton, seul algérien d'origine européenne
 
(communiste algérien partisan de l'indépendance) guillotiné pendant la guerre d'Algérie, dans "Le lait de l'oranger" (première édition en 1988, L'Imaginaire Gallimard).
 
 
"Le 11 février 1957, Fernand Iveton fut guillotiné à Alger. Ce jeune tourneur à l’Électricité et Gaz d'Algérie avait déposé dans l'usine du Hamma, où il travaillait, un engin explosif à retardement. La minuterie marquait dix-neuf heures trente. Une heure où les locaux étaient, à coup sûr, déserts. Les artificiers de la police désamorcèrent à temps la bombe. Il ne pouvait y avoir de sang, il n'y eut même pas de dégâts.
Dénoncé, appréhendé, torturé, Iveton avoua et s'expliqua.
Membre du Parti communiste algérien, alors dissous, il se battait pour l'indépendance du peuple colonisé.
"J'en suis, à part entière", lança-t-il avec courage à l’aréopage d'uniformes français qui le jugeait.
Il avait pris, comme chacun dans son groupe de "combattants de la libération", un engagement: "Nous avions promis que nous ne ferions un geste fatal à une vie humaine". Son acte, disait-il, "était destiné à attirer l'attention et cela seulement".
L'instruction révélera même qu'il avait publiquement condamné les attentats de la Cafétéria et du Milk Bar (commis à Alger le 30 septembre 1956: 4 morts et 56 blessés).
"Je suis algérien, je défends mon peuple, répétait-il lors de son procès, j'aime la France, mais je n'aime pas les colonialistes".
Quelques jours auparavant, je me trouvais à Alger en compagnie de Gaston Amblard, avocat communiste de Paris. Il me parla d'Iveton, qui lui demandait de le défendre: "Mais ils me l'interdisent", me dit-il bouleversé.
Ils, c'était le Parti. Une discipline qui exigeait de lui la désertion. Double. Avocat, il resterait sourd à l'appel d'un homme broyé par la répression. Communiste, il n'expliquerait par les raisons de ce "terroriste à l’œil juste", son camarade.
Le Parti n'a donc jamais tort?
Nous en discutâmes longuement ce soir-là, à l'hôtel Aletti où nous nous trouvions. Amblard, sous le choc, me devenait très proche. Par sa juste vulnérabilité, par son intelligence blessée, par cette sorte de grande fidélité humaine.
Dans l'histoire algérienne, la ligne communiste refusait l'imagination. Au prix d'ambiguïtés et d'erreurs, elle ne reconnaissait que les bons vieux mouvements de masse, pétitions, réunions, manifs. Pas question d'aider les "aventuristes", les partisans de l'action directe. Crainte de la provocation, hantise de l'interdiction et du ghetto politique sans doute.
Cette position reflétait d'ailleurs l'extraordinaire insensibilité de la classe ouvrière au drame algérien. Souvenons-nous. Pas une seule grève générale durant la guerre d'Algérie. A l'exception de celle qui rassembla plusieurs millions de travailleurs - et, malice de l'Histoire, De Gaulle y avait appelé: "Françaises, Français, Aidez-moi!" - contre le putsch des généraux le 21 avril 1961, à Alger.
Longtemps les communistes tentèrent de coller à cette distorsion. "Paix en Algérie", plutôt qu'"Indépendance algérienne" proclamaient leurs slogans. Le "fait national algérien" prendra son temps pour remplacer la "nation en formation".
Avec le FLN, ils entretenaient des rapports difficiles, heurtés. Des discussions, au sein des instances dirigeantes, mettaient en cause la représentativité du Front de libération, ses méthodes, son hétérodoxie marxiste. Faute de combattants, l'internationalisme prolétarien tournait de plus en plus au mythe. Aussi les communistes algériens furent-ils instamment priés de n'engager en rien la doctrine ou l'appareil du Parti. A cette condition, une aide discrète leur serait dispensée.
Un nombre croissant de militants, cependant, supportait mal cette inertie. Le fantasme d'un nouveau Front populaire, à travers le Front républicain, se perdait de plus en plus dans les méandres de la tactique.
Après le vote des pouvoirs spéciaux en 1956 et la répression qui s'ensuivit, les communistes s'enhardirent. Avec modération. Un accord tacite couvrait quelques actions témoins, mais jamais exemplaires, celles de déserteurs comme l'aspirant Henri Maillot, ou de soldats insoumis comme Alban Lietchi.
Pour Iveton, tout alla très vite. Arrêté en flagrant délit le 14 novembre 1956, condamné à mort le 25 novembre.
Amblard, rentré de Paris pour s'expliquer, essaya de convaincre les camarades, au plus haut niveau. Il ne fut pas écouté. Défense de défendre. Défense de se compromettre auprès d'Iveton.
Demeurée à Alger, une idée saugrenue me poussa à proposer à Iveton, par l'intermédiaire de militants incarcérés à Barberousse, de l'assister.*
Laisser cet homme seul, face à ses juges militaires, me paraissait indécent. Notre politique l'avait contraint à cet engagement, il devait s'exprimer. Je ne songeais même pas à une éventuelle condamnation à mort. Elle semblait tellement improbable! Après tout, Iveton n'eut jamais l'intention de tuer ou de blesser. Ni sang, ni dégâts, je l'ai dit, ne restait que la symbolique du geste.
Iveton me fit répondre combien mon offre le touchait. Mais selon lui, un militant communiste se devait, dans un procès politique, de ne choisir qu'un avocat communiste. Il refusa donc.
Le Tribunal militaire désigna, selon la loi, deux avocats du bureau d'Alger, un jeune stagiaire, Maître Smadja, et Maître Lainé, partisan de l'Algérie française. Ce dernier plaida techniquement, comme pour un crime de droit commun. On n'avait jamais, de mémoires d'annales judiciaires, infligé de peine capitale pour celui qui ne blessa, ne tua ni ne voulut le faire, soutiendra-t-il avec talent.
Iveton fut condamné à mort.
Son pourvoi en cassation rejeté, son recours en grâce soumis au Président de la République, René Coty, je n'entendis plus parler de cette affaire avant la nuit qui précéda l'exécution.
Les communistes ne se préoccupèrent d'Iveton qu'après l'arrêt de mort. Avec eux, avec la Ligue des Droits de l'homme, Mgr Duval, évêque d'Alger, et certains intellectuels engagés, moi aussi, en démarches désespérées.
Le téléphone sonna jusqu'à l'aube. Jusqu'à l'heure fatale.
Coty voulut faire un exemple. Le sens politique de sa décision n'échappa à personne. Il importait peu que le crime ne signifiât qu'une "explosion-appel", une "explosion-témoignage". Le premier européen mêlé au terrorisme algérien devait avoir la tête tranchée?
Et elle le fut, au petit matin, dans la cour de la prison de Barberousse.
Iveton marcha au supplice avec ses trente ans et le courage des grands".
 
( Gisèle Halimi, p.179-182).
 
* Gisèle Halimi venait de sauver 17 condamnés à mort dans l'affaire des meurtres d'européens à Philippeville (aujourd'hui Skida) en prouvant que leurs aveux avaient été obtenus sous la torture de l'armée française et correspondait à des constats de médecins légistes qui étaient faux et bâclés, l'exhumation des cadavres des victimes européennes le prouvant.
 
Lire aussi:
 
Fernand Iveton et Hélène Ksiazek, sa fiancée

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Gisèle Halimi à propos de l'exécution de Fernand Iveton dans "Le lait de l'oranger", ses mémoires de 1988

Gisèle Halimi raconte dans "Le lait de l'oranger" sa proximité avec le Parti communiste dans sa jeunesse. Elle milite pour le Parti communiste tunisien dans son adolescence et est accueilli à Paris par un couple de militants communistes, dans l'après-guerre, pour faire ses études de droit et de philosophie.

 

Gisèle Halimi, "Le Lait de l'oranger":
 
"C'est un peu plus tard que je me suis mis à fréquenter, avec Gaby, la maison de mon oncle Jacques.
Mon père me parlait avec colère de son frère et de sa "clique". Ce terme englobait, au-delà de l'épouse ("sa complice"), les "Arabes", les "pouilleux", et les "communistes", présents toutes les semaines sur les lieux, pour la réunion de cellule.
En secret, il admirait la culture politique de son frère - Marx, Staline, Maurice Thorez...- et sa détermination. S'avouer communiste, risquer d'être fusillé par les Allemands en 1943, accepter, revendiquer même sa marginalité, voilà qui méritait considération. Mais en même temps, ce Jacques le dérangeait.
Fortunée, elle, ne l'aimait pas.
Les raisons ne lui manquaient guère. D'abord Jacques se proclamait athée. "Dieu soit loué... et mes appartements aussi!" avait-il coutume de lancer en arrivant chez nous, sur le ton de l'incantation religieuse. Provocation qui la hérissait et nous faisait pouffer de rire, Gaby et moi.
Marcelle, ma tante, avait réussi une performance unique pour son époque. Bien que femme et autodidacte, elle régnait sur le cabinet d'un grand avocat comme premier clerc, en fait "homme" de confiance décidant de tout. De l'organisation même des affaires, de l'étude des dossiers, des audiences devant les tribunaux. Experte incontestée, elle se livrait avec Edouard à des joutes techniques, en jargon procédural de surplus, qui agaçaient Fortunée, de tempérament plutôt jaloux.
Enfin, inutile de le nier, l'oncle Jacques exerçait sur nous, les filles, une séduction dangereuse. Ne nous entraînait-il pas vers des fréquentations détestables avec ces communistes de peu de foi? Appréhensions qui se révélèrent quelque peu justifiées. Très vite, je lus des brochures, participai à des discussions avec les camarades, partageai - sommairement - avec eux un programme d'antiracisme, d'égalité et de justice sociale. La bataille anticolonialiste me motiva très tôt.
J'allais même jusqu'à vendre dans les rues l'hebdo du Parti.
Le dimanche matin, je sortais furtivement de chez moi, passais chez mon oncle, comptais mes journaux et me plaçais au grand carrefour de l'avenue Jules-Ferry, à l'angle même de l'immeuble de "La Dépêche tunisienne", organe, orgueil, et symbole de la présence française. Comme un camelot rompu à cette pratique, j'interpellais les passants: "Achetez "L'Avenir de la Tunisie", organe central du Parti communiste tunisien... Lisez L'Avenir! ... "
Des bras m'écartaient sans aménité, des lippes de mépris me toisaient, je ne perdais rien de mon assurance. Je martelais mon annonce d'une voix forte et fourrais d'autorité le journal sous le nez des promeneurs: "A-che-tez L'A-ve-nir de la Tu-ni-sie, or-ga-ne cen-tral du Par-ti com-mu-nis-te-tu-nis-sien". Je m'époumonais, sans complexe. Je voulais édifier les masses. Je discutais, avec les réticents ou avec ceux que le spectacle, insolite à l'époque, de cette gamine défendant sur la voie publique une cause difficile intriguait". (...)
Mon féminisme embryonnaire m'entraîna à fonder avec un petit groupe, et sous l'aile tutélaire des communistes, l'Union des jeunes filles de Tunisie. "
 
Gisèle Halimi, "Le Lait de l'oranger"
 
* On est en 1944, Jacques son oncle était résistant communiste contre Vichy et l'occupation allemande de la Tunisie, Edouard est son père, Fortunée sa mère, Gaby sa sœur.
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18 décembre 2024 3 18 /12 /décembre /2024 06:31
Georges Ibrahim Abdallah doit être libéré - Blogs Médiapart, Tribune collective du 17 décembre
Tribune 17 décembre 2024
 
En 2025, Georges Abdallah doit être libéré !
Georges Abdallah est un militant communiste libanais emprisonné en France depuis plus de 40 ans. Sa demande de libération conditionnelle a été acceptée par le tribunal d'application des peines. Le parquet a immédiatement fait appel de cette décision. Alors qu’une nouvelle audience doit se tenir, un large ensemble de personnalités réaffirment « leur engagement en faveur de la libération de celui qui est devenu le plus ancien prisonnier politique d’Europe ».
Georges Abdallah est un militant communiste libanais emprisonné en France depuis plus de 40 ans. Engagé aux côtés des peuples palestinien et libanais contre les invasions du Liban par l’armée israélienne en 1978 et 1982 et co-fondateur des Fractions Armées Révolutionnaires Libanaises (FARL), il est finalement arrêté à Lyon le 24 octobre 1984.
Lors d’un procès politique qui est le théâtre de nombreuses irrégularités, il est condamné à la perpétuité. Le procureur avait requis 10 ans de détention.
Libérable d’après le droit français depuis 1999, Georges Abdallah a fait neuf demandes de libération. En 2013, elle est acceptée par le tribunal d’application des peines et conditionnée à la signature d’un arrêté d’expulsion vers le Liban. Le Ministère de l’Intérieur refuse de le signer pour l’expulser en arguant le refus de repentir de Georges Abdallah. Lors d’une audience du tribunal administratif pour statuer sur son expulsion en janvier 2022, la rapporteure publique avait déclaré « qu’il est bien évident que le maintien en détention [de Georges Abdallah] obéit à des considérations de nature extra-juridiques ».
En juin 2023, l’avocat de Georges Abdallah, Maître Jean-Louis Chalanset, a déposé une nouvelle demande de libération conditionnelle devant le juge d’Application des Peines de Paris. Le Tribunal d’Application des Peines a tenu une audience à Lannemezan le 7 octobre dernier afin de statuer sur cette demande.
Vendredi 15 novembre 2024, sa demande de libération conditionnelle a été acceptée par le tribunal d'application des peines. Celle-ci est subordonnée à la condition de quitter le territoire national et de ne plus y paraître et non plus à un arrêté d’expulsion dépendant du Ministère de l’Intérieur, ce qui constitue une première victoire importante. Le parquet a immédiatement fait appel de cette décision.
Alors qu’une nouvelle audience doit se tenir le 19 décembre 2024, nous réaffirmons notre engagement en faveur de la libération de celui qui est devenu le plus ancien prisonnier politique d’Europe. L’acharnement des autorités françaises contre Georges Abdallah n’a que trop duré. En 2025, il doit retourner vivre libre dans son pays, le Liban !
 
Signataires :
Jean Abaul, président CNCP - Martinique
Robert Abdallah, frère et porte-parole de la campagne libanaise pour la libération de Georges abdallah
Sarah Abdel-Motaleb, National Lawyers Guild (USA)
Fidaa AbdFatah, avocate
Nahla Abdo, Chancellor's Professor
Rabab Abdulhadi, chercheuse (USA
Pierre Abi Saab, journaliste
Malek Abisaab, professeur (McGill University)
Gilbert Achcar, auteur et professeur (Université de Londres)
Suzanne Adely, présidente de la National Lawyers Guild
Nassim Aissou, analyste Moyen-Orient
Norman Ajari, Maître de conférence University of Edinburgh
Bassam Al Kantar, chercheur
Osamah Alabdulrahim, Kuwaiti Progressive Movement
José Alcala, réalisateur
Zahra Ali, Universitaire, Rutgers University (USA)
Omar Alsoumi, porte-parole d'Urgence Palestine
Jean-Claude Amara, porte-parole de Droits Devant!
Lydia Amarouche, éditrice
Salah Amokrane, militant pour l'égalité Toulouse
Klaod An Duigou, syndicaliste
Joseph Andras, écrivain
Ariane Anemoyannis, porte-parole du Poing Levé
Raphaël Arnault, député
Nathalie Arthaud, Porte-Parole de Lutte Ouvrière
Sihame Assbague, journaliste et militante
Jean Asselmeyer, réalisateur
Simon Assoun, éducateur spécialisé et porte-parole de Tsedek!
Manon Aubry, députée Européene FI
Ron Augustin, éditeur
Olivier Azam, réalisateur
Paola Bacchetta, sociologue et professeur Université de Berkeley
Etienne Balibar, philosophe
Salwa Banna, romancière palestinienne
Ludivine Bantigny, historienne
Khaled Barakat, ecrivain et militant
Frank Barat, auteur et producteur
Docteur Ramzy Baroud, journaliste, auteur et rédacteur en chef de Palestine Chronicle
Pernando Barrena, député Européen Euskal Herria Bildu (Pays basque espagnol)
Jean-Pierre Bastid, cinéaste et écrivain
Al Baylac, écrivain
Yessa Belkhodja, co-fondatrice du Collectif Défense des Jeunes du Mantois
Judith Bello, United National Antiwar Coalition
Hajer Ben Boubaker, historienne et chercheuse indépendante
Manel Ben Boubaker, enseignante, autrice et syndicaliste
Laila Benderra, pédiatre
Stéphane Berard, artiste
Antonin Bernanos, militant antifasciste
Judith Bernard, metteuse en scène
Olivier Besancenot, ancien candidat à la présidentielle
Manuel Bompard, coordinateur nation FI et député FI
Véronique Bontemps, anthropologue - CNRS
Catherine Boskowitz, metteuse en scène
Saïd Bouamama, sociologue, auteur et militant
Laura Bouillic, éditrice
Alima Boumediene Thiéry, avocate et militante associative
Jacques-Marie Bourget, journalitse
Youssef Boussoumah, militant décolonial
Gabriel Boutan, étudiant et co-fondateur de Tsedek!
Houria Bouteldja, militante décoloniale
José Bové, paysan retraité et ancien député Européen
Erig Bainvel, Militant de la Gauche Indépendantiste Bretonnert conseiller Municipal (St Herblain)
Rony Brauman, médecin et essayiste
Gaël Briand, conseiller regionale et municipal (Lorient)
Sebastian Bugden, Directeur éditorial-Verso Books
Anton Burel, militant de la Gauche Indépendantiste Bretonne et conseiller Municipal (Cintré/Kentreg)
François Burgat, politologue
Mark Burton, National Lawyers Guild (USA)
Fabrice Cadou, Fsu Morlaix-Montroulez
Matteo Capasso, University of Venice, Marie Curie Reseasercher
Pierre Carles, réalisateur
Rita Carlos, sociologue
Benjamin Carrot, photographe Encrage
Carmen Castillo, cinéaste
Laurence Chable, comédienne
Leïla Chaibi, députée Européenne FI
Luc Chauvin, éditeur
Ismahane Chouder, enseignante et formatrice
Irene Clausen, Boykot Israel (Danemark)
Jean Clément, Porte-parole de la Campagne Unitaire pour la Libération de Georges Abdallah
Jason Cohen, Friends of Swazi Freedom (USA
Kathleen Copps, BDS Vancouver/Coast Salish Territories
Éric Coquerel, député
Philippe Corcuff, professeur des universités (Science Politiques Lyon)
Enzo Cormann, écrivain
Annick Coupé, militante altermondialiste
Fatima Daas, autrice
Laurence De Cock, autrice et historienne
Laurent De Wangen, enseignant
Gérard Delteil, écrivain
Chris Den Hond, journaliste
Elsa Diaz Torres, conseillère municipale (Melle)
Douce Dibondo, écrivaine
Alexandra Dols, artiste et réalisatrice
Elsa Dorlin, philosophe et professeur Université Toulouse Jean-Jaurés
Nicolas Dot-Pouillard, checheur en sciences politiques (Beyrouth - Liban)
Peio Dufau, député Euskal Herria Bai-NFP
David Dufresnes, écrivain et réalisateur
Charlotte Dugrand, éditrice et correctrice
Ismaël Dupont, conseiller départemental communiste (Finistère), conseiller municipal (Morlaix)
Assia El Kasmi, éditrice
Christo El Morr, professeur-York University
Paul Elek, doctorant
Annie Ernaux, prix Nobel de littérature
Christian Etelin, avocat
Marie-Christine Etelin, avocate honoraire
André Fadda, syndicaliste
Mireille Fanon Mendès France, fondation Frantz Fanon
Navid Farnia, Wayne State University
Nina Faure, autrice et réalisatrice
Sara Flounders, International Action Center
Sebastien Fontenelle, auteur et journaliste
Emma Fourreau, députée Européenne France Insoumise
Estrella Galán, députée Européenne Sumar (Espagne)
Patrick Gambache, adjoint à Morlaix
Isabelle Garo, philosophe
Sabah Ghandour, Professeur retraité
Denis Gheerbrant, cinéaste
Terri Ginsberg, professeure
Alain Giraudie, cinéaste
Liliane Giraudon, écrivain
Jean-Marie Goater, conseiller municipalet communautaire (Rennes)
Jeanne Gobin, photographe Encrage
Dominique Grange, chanteuse engagée
Jeannette Graulau, professeure CUNY (USA)
Alain Gresh, journaliste
Céline Grillon, documentariste et réalisatrice
Thomas Grimonprez, enseignant
Robert Guediguian, rélaisateur et producteur
Thierry Guitard, auteur et illustrateur
Habibitch, danseuse et chorégraphe
Sarah Haidar, écrivaine
Salah Hamouri, avocat franco-palestinien
Kaoutar Harchi, écrivaine et sociologue
Mathilde Hary, porte-parole Euskal Herria Bai
Rima Hassan, députée Européenne FI
Sarah Hassenforder, dramaturge
Jacqueline Héré, conseillère départementale du Finistère et maire de quartier à Brest (PCF)
Charles Hoareau, syndicaliste
Amanda Jacquel, autrice et journaliste
Joseph Jamison, US Peace Council
Chantal Jaquet, philosophe et professeure émérite Unviversité Paris 1 Panthéon-Sorbonne
Iqbal Jassat, Media Review Network (Afrique du Sud)
Salam Jawad, productrice - Orok Films
Pascale Jeay, assistante sociale
Mathieu Jeuland, Collectif Vacarme(s) Films
Nadav Joffe, militant Tsedek!
Jean Kader, photographe Encrage
Charlotte Kates, coordinatrice internationale de Samidoun
Bruce Katz, Palestinian and Jewish Unity (PAJU)
Sarah Katz, socio-démographe et coordinatrice des actions de l'UJFP avec Gaza
Anasse Kazib, porte-parole de Révolution Permanente
Léo Kekemenis, photographe Encrage
Razmig Keucheyan, sociologue
John King, New York University, Associate Adjunct Professor
David Klein, professeur émérite California State University Northridge
Stathis Kouvelakis, philosophe
Hubert Krivine, physicien
Souad Labbiz, autrice
Selma Labib, Porte-Parole du NPA-Révolutionnaires
Thomas Lacoste, cinéaste - La bande passante
James Lafferty, National Lawyers Guild (Los Angeles)
Arlette Laguiller, ancienne candidate aux élections présidentielles, porte-parole Lutte Ouvrière
Leopold Lambert, architecte et éditeur
Alfred Lang, journalitse (Danemark)
Mathilde Larrère, historienne
Stéphanie Latte Abdallah, historienne
Arnaud Legall, député FI
Nina Lendal, coordinatrice de Colombia Solidarity (Danemark)
Didier Lestrade, journaliste et écrivain
Frédéric Lordon, philosophe
Lena Louarn, vice-présidente du conseil regional de bretagne Roazhoan-rennes
Christian Mahieux, éditeur Syllepse
Noël Mamère, journaliste et homme politique
Toufan Manoutcheri, comédienne et autrice
Elsa Marcel, avocate au barreau de Saint-Denis
Fabio Marcelli, CRED
Maguy Marin, chorégraphe
Tom Martin, porte-parole du collectif Palestine Vaincra
Catarina Martins, députée Européenne Bloco de Esquerda (Portugal)
Corinne Masiero, actrice
Isabelle Mazelin, adjointe au maire PCF (Relecq-Kerhuon)
Jean-Luc Mélenchon, homme politique et ancien candidat à la présidentiel
Avigail Melka, membre de Tsedek!
Victor Mendez, Porte-Parole du NPA Jeunes Révolutionnaires
Jean-Pierre Mercier, Porte-Parole de Lutte Ouvrière
Morgane Merteuil, Militante féministe
Gustave Massiah, économiste
Marina Mesure, Députée européen France Insoumise
Bill Meyer, Président du Peace Council (Michigan)
Adam Mitelberg, AED et membre de Tsedek!
Raphaëlle Mizony, Porte-Parole du NPA Jeunes Révolutionnaires
Marie-José Mondzain, philosophe
Irene Montero, députée Européenne Podemos (Espagne)
Monira Moon, militante antiraciste et décoloniale
Rémi Moons, photographe Encrage
Monica Moorehead, Workers World Party
Corinna Mullin, CUNY for Palestine (USA)
Sara Mychkine, écrivaine
Mystique, dj (Marseille)
Rehab Nazzal, artiste (Canada)
Hannah Nelson, photographe Encrage
Immanuel Ness, public university in NYC
Sol Netra, éditeur
Olivier Neveux, universitaire
NnoMan, photographe
Nicolas Norrito, éditeur
Orsso, musicien (Marseille)
Karima Ouaghenim, éditrice
Miel Pagès, écrivaine
Ugo Palheta, sociologue et professeur Université de Lille
Thierry Perennes, comité Nathalie Le Mel
Mireille Perrier, actrice
Primael Petit, militant de la Gauche Indépendantiste Bretonne et Conseiller municpal St Herblain
Julien Pitinome, photographe Encrage
Thomas Portes, député FI
Christine Poupin, porte-parole du NPA
Philippe Poutou, ancien candidat à la présidentielle
François Pradal, responsable de recherche et membre d eTsedek!
Serge Quadruppani, romancier et essayiste
Nathalie Quintane, autrice et enseignante
Gaël Quirante, Porte-Parole du NPA- Révolutionnaires
Lissell Quiroz, historienne et professeur Université de Cergy
Tancrène Ramonet, réalisateur
Jacques Rancière, Philosophe et professeur honoraire (Unviversité Paris VIII)
Jacques Rannou, maire délégué (Kernevel)
Marie Reynal, comédienne et metteuse en scène
Houyem Rebai, enseignante, militante et autrice
Mouhad Reghif, porte-parole de Bruxelles Panthères
Milady Renoir, poétesse au service de la lutte des sans papiers
Fabrice Riceputi, historien
Anita Richard, conseillere municipale (Rosporden Kernevel)
Mathieu Rigouste, chercheur indépendant
Bernard Ripert, avocat
Joyce Rivière, écrivaine et poètesse juive antisioniste
Gaël Roblin, Conseiller Municipal de la ville de Guingamp/Gwengamp
Michel Rodinson, Responsable du journal Lutte Ouvrière
Liliane Rovere, Comédienne
Jonathan Ruff, cofondateur du collectif Tsedek!
Robert Sae, responsable aux affaires extérieures CNCP - Martinique
Elodie Safaris, journaliste.
Nordine Saïdi, membre de Bruxelles Panthères et Mouvement Citoyen Palestine
Pauline Salingue, porte-parole du NPA
Aziz Salmone Fall, politologue
Catherine Samary, économiste
Mariana Sanchez, éditeur Syllepse
Sasha Yaropolskaya, militante à Révolution Permanente et Du Pain et de Roses
Martha Schmidt, National Lawyers Guild (USA)
Heike Schotten, Professor of Political Science, University of Massachusetts Boston
Jean-christophe Sellin, Co-coordinateur national du Parti de Gauche
Isabel Serra Sanchez, députée Européenne Podemos (Espagne)
Bachir Sfeir, journaliste
Ramy Shaath, militant palestinien et ancien prisonnier politique en Egypte
Yoav Shemer-Kunz, politologue (Université de Strasbourg)
Michèle Sibony, porte-parole UJFP
Sylvain Silverstein, éditeur Syllepse
Jean-François Sivadier, metteur en scène
Skalpel, rappeur
Omar Slaouti, militant antiraciste et élu de la ville d'Argenteuil.
Anthony Smith, Député européen FI
Ersilia Soudais, députée FI
Maboula Soumahoro, cofondatrice du Black History Month
Pierre Stambul, porte-parole de l'UJFP
Mark stern, National Lawyers Guild (USA)
Taoufiq Tahani, maître de Conférences (Université de Lille)
Tardi, dessinateur
Pierre Tevanian, philosophe et co-animateur de LMSI.NET
Enzo Traverso, historien
Cheryl Trine, avocate (USA)
Anne Tuaillon, présidente de l'Association France Palestine Solidarité
Tulyppe, photographe Encrage
Francoise Vergès, autrice
Thomas Vescovi, doctorant en etudes politiques
Dominique Vidal, journaliste et essayiste
Marie-Pierre Vieu, éditrice
Irvin Violette, syndicaliste
Luz Volckmann, écrivaine
Léo Walter, ancien député
Roger Waters, musicien et militant
Eileen Weitzman, avocat
Wissam Xelka, streameur et militant décolonial
Cem Yoldas, porte-parole de la Jeune Garde
Louisa Yousfi, journaliste et autrice
Sophie Zafari, syndicaliste
Olivia Zemor, présidente de CAPJPO-Europalestine
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