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25 mai 2025 7 25 /05 /mai /2025 07:36
L’Appel de Paris pour la protection du peuple palestinien

https://orientxxi.info/magazine/l-appel-de-paris-pour-la-protection-du-peuple-palestinien,8246?fbclid=IwY2xjawKfp7lleHRuA2FlbQIxMQABHhloFM0nPiSoiGC07EIAfshjeXrE5S_-Dq1Xf4_WE7zTk8Rckh1IiqfBG2Gm_aem_LszO6zGABwvG_c4LR57abw

La protection du peuple palestinien est devenue une urgence absolue. À Gaza, après quelques semaines de suspension, les massacres de masse ont repris, accompagnés d’un siège total et d’une famine généralisée ainsi que des déplacements forcés de populations ; au moins 53 000 Palestinienes ont été tuées suite aux opérations militaires israéliennes ; la bande de Gaza est dévastée et devenue inhabitable. En Cisjordanie — y compris Jérusalem-Est — en dix-neuf mois, plus de 1 500 attaques de l’armée et des colons ont fait près de 962 morts et plus de 7030 blessées palestinienes ; plus de 40 000 Palestinienes y ont été déplacées de force.

Cependant, alors que le peuple palestinien vit la pire période de son histoire, la légitimité de son combat pour la justice et l’autodétermination face à la volonté d’effacement dont il fait l’objet, est réaffirmée par le droit international. Dans le prolongement de l’avis de la Cour internationale de justice (CIJ), l’Assemblée générale des Nations unies a exigé par son vote du 18 septembre 2024 la fin de l’occupation israélienne du territoire palestinien et le démantèlement des colonies avant le 18 septembre 2025.

Dès lors, la France et l’Europe doivent s’acquitter de leurs obligations. Elles doivent, comme le précise la résolution de l’ONU, « favoriser, conjointement avec d’autres États ou séparément, la réalisation des droits du peuple palestinien à l’autodétermination et s’abstenir d’entretenir des relations conventionnelles avec Israël dans toutes les situations où celui-ci prétend agir au nom des Palestiniens ou pour des questions les concernant ».

Il y a 80 ans se construisaient les bases d’une justice internationale avec la création de l’ONU, dont la Charte fondait les conditions de la paix. Les États membres adoptaient trois ans plus tard la Déclaration universelle des droits de l’Homme. Marquons cet anniversaire par notre refus solennel que la loi du plus fort l’emporte sur le droit international en Palestine.

L’Assemblée générale de l’ONU a décidé le 3 décembre 2024 de la tenue d’une conférence internationale. Elle se tiendra du 17 au 20 juin 2025 à New York. Elle aura pour mission « d’examiner l’application des résolutions de l’Organisation des Nations Unies relatives à la question de Palestine ».

En préalable de cette conférence internationale sous l’égide de l’ONU, nous lançons solennellement un appel pour la protection du peuple palestinien et la mise en œuvre du droit international.

Nous, signataires de cet appel, sommes convaincues que c’est l’application du droit international qui garantira la protection du peuple palestinien en lui permettant de vivre enfin en paix et en sécurité. Pour cette raison, nous demandons à la France de reconnaître l’État de Palestine dans le cadre du droit à l’autodétermination du peuple palestinien.

De la même façon, nous sommes convaincues que seuls la fin de l’occupation et l’arrêt de l’oppression du peuple palestinien permettront à Israël de connaître également la paix et la sécurité. En conséquence nous demandons à la France et aux États membres de l’Union européenne d’appliquer sans tarder les mesures énoncées par la résolution votée par l’Assemblée générale des Nations unies le 18 septembre 2024.

Liste des 55 premiers signataires

  • Xavier Dolan, cinéaste réalisateur
  • Ken Loach, cinéaste réalisateur
  • Adèle Haenel, actrice
  • Reda Kateb, acteur
  • Roger Waters, auteur-compositeur-interprète
  • Blanche Gardin, actrice
  • Swann Arlaud, acteur
  • Yvan Le Bolloc’h, acteur
  • Annie Ernaux, romancière
  • Corinne Masiero, actrice
  • Robert Guédiguian, cinéaste
  • Ernest Pignon-Ernest, plasticien
  • Elias Sanbar, ancien ambassadeur de la Palestine auprès de l’UNESCO
  • Edwy Plenel, journaliste
  • Fabien Gay, journaliste rédacteur en chef de l’Humanité, Sénateur de Seine Saint-Denis
  • Denis Sieffert, journaliste, directeur de Politis
  • Denis Robert, réalisateur
  • Alain Gresh, journaliste, fondateur et directeur d’Orient XXI
  • Catherine Tricot, directrice de la revue Regards
  • Thomas Vescovi, cofondateur de Yaani
  • Daniel Mermet, journaliste
  • Rony Brauman, ex-directeur de Médecins sans frontières
  • Raphaël Pitti, médecin urgentiste
  • Yanis Varoufakis, économiste grec
  • Marine Tondelier, secrétaire nationale des Ecologistes
  • Olivier Faure, député de Seine et Marne, 1er secrétaire du Parti socialiste
  • Olivier Besancenot, porte-parole du Nouveau parti anticapitaliste
  • Manuel Bompard, député des Bouches-du-Rhône, coordinateur de La France insoumise
  • Fabien Roussel, secrétaire national du Parti communiste français
  • Aymeric Caron, député de Paris, président de Révolution écologique pour le vivant
  • Gisèle Jourda, sénatrice, présidente du groupe d’amitié France Palestine au Sénat
  • Richard Ramos, député du Loiret, président du groupe d’amitié France-Palestine à l’Assemblée nationale
  • Clémentine Autain, députée de Seine-Saint-Denis
  • Thomas Portes, député de Seine-Saint-Denis
  • Raymonde Poncet-Monge, sénatrice du Rhône
  • Elsa Faucillon, députée des Hauts-de-Seine
  • Johann Soufi, avocat et procureur, spécialisé en droit international
  • Monique Chemillier-Gendreau, professeure émérite de droit public
  • Ziad Majed, politologue, professeur universitaire et chercheur
  • François Dubuisson, professeur de droit international à l’Université libre de Bruxelles
  • Agnès Levallois, vice-présidente de l’iReMMO
  • Anne-Marie Eddé, professeure émérite à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
  • Bertrand Badie, professeur émérite à l’IEP de Paris, chercheur au CERI
  • Didier Fassin, professeur au Collège de France
  • Sylvain Cypel, journaliste
  • Pascal Boniface, géopolitologue
  • Sophie Bessis, historienne et journaliste, secrétaire générale adjointe de la FIDH
  • Sophie Binet, secrétaire générale de la CGT
  • Caroline Chevé, secrétaire générale de la FSU
  • Marylise Léon, secrétaire générale de la CFDT
  • Nathalie Tehio, présidente de la Ligue des Droits de l’Homme-LDH
  • Pierre Stambul, porte-parole de l’Union juive française pour la paix
  • Youlie Yamamoto, porte-parole d’ATTAC
  • Anne Tuaillon, présidente de l’Association France Palestine Solidarité-AFPS
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22 mai 2025 4 22 /05 /mai /2025 05:25
Campagne de solidarité avec la Palestine - 1 million d'oliviers pour la paix.   Réunissons 10 000 € dans le Finistère pour planter 1000 oliviers en Palestine.
Campagne de solidarité avec la Palestine - 1 million d'oliviers pour la paix. 
 
Réunissons 10 000 € dans le Finistère pour planter 1000 oliviers en Palestine.
 
La situation vécue par le peuple palestinien est plus dramatique que jamais. Ce week-end, la coopérative des élus communistes et l'AJPF, avec un certain nombre de camarades du PCF Finistère rencontraient à Paris des responsables de comités populaires de camps de réfugiés à Paris, en présence de l'ambassadrice de Palestine.
Le 17 mai, nous étions encore mobilisés à l'occasion des 77 ans de la Nakba pour exprimer notre solidarité avec le peuple palestinien et exiger la fin du génocide à Gaza et du nettoyage ethnique en Cisjordanie dans les manifs organisées à Brest, Quimper, Morlaix, Carhaix, Pont l'Abbé, Douarnenez, etc, et les communistes comme chaque fois étaient présents dans ces manifestations.
Nos porte-paroles nationaux s'expriment fortement dans la période sur la situation pour que cessent les massacres, crimes contre l'humanité, et la famine organisée contre la population civile à Gaza, que ce soient Fabien Roussel, Ian Brossat, Fabien Gay, Jean-Paul Lecoq, Philippe Rio, Charlotte Blandiot Faride présidente de l'AJPF, Marianne Margaté, ou d'autres parlementaires et élus nationaux. 
Le salon du Bourget sera une nouvelle fois l'occasion de dénoncer la coopération militaire et les ventes et achats d'armes à Israël et la complicité du gouvernement français, de l'UE, et de beaucoup d'entreprises, dans les barbaries commises contre la population palestinienne.
 
Comme notre journal l'Humanité, le PCF à l'occasion de son Conseil National cette exigence d'action face à l'inacceptable, l'intolérable, le génocide en marche au vu et au su de tous.
 
Il appelle les communistes et leurs amis et sympathisants à s'impliquer très nombreux et fortement dans toutes les initiatives de solidarité avec le peuple Palestinien et pour la paix, la fin des massacres et de l'oppression coloniale.
 
Il appelle aussi les communistes et l'ensemble de la population à soutenir la campagne «1 million d’oliviers pour la paix en Palestine» lancée par la fédération PCF du Val de Marne.
 
10 euros = 1 olivier planté, un symbole d'espoir et de pérennité et de résilience, de résistance, du peuple palestinien sur sa terre ancestrale. 
 
Symboliquement, ce sont aussi les oliviers plantés et entretenus par les paysans palestiniens que les colons et l'armée d'occupation israélienne arrachent pour effacer les traces de la présence palestinienne.
 
Cette campagne est menée avec le Parti communiste palestinien et l'association des agronomes palestiniens avec lequel le PCF a les contacts étroits.
 
La fédération du Finistère du PCF se propose de relayer fortement cette campagne et d'organiser une souscription auprès de ses adhérents et sympatisants au profit du peuple palestinien pour financer cette campagne «1 million d’oliviers pour la paix en Palestine».
 
Vous pouvez faire un don par chèque à l'ADF PCF 29 et nous reverserons l'intégralité des sommes au PCF 94 pour cette campagne.
 
A envoyer à la fédération: PCF Finistère - 5 rue Henri Moreau - 29 200 BREST
Vois pouvez aussi encourager vos contacts qui ne sont pas au PCF à faire un don de 10 euros par olivier planté sur la plateforme HelloAsso.
 
On se donne comme objectif de réunir dans le Finistère 10 000 euros (1000 oliviers financés par les finistériens) pour la fin de l'été, oliviers qui seront plantés en novembre ou décembre 2025.
 
La fédération du PCF FINISTERE a déjà décidé d'un premier don de 3000 euros pour financer 300 oliviers.
 
Les sections du PCF Finistère vont aussi bien sûr participer à cette campagne de solidarité internationale à et la développer à l'occasion de leurs initiatives (banquets, fêtes, etc).
 
***
Résolution du Conseil national du PCF – 17.05.2025
 
Depuis la rupture de la trêve le 18 mars dernier, le gouvernement d’extrême-droite israélien de Benyamin Netanyahou poursuit une guerre destructrice contre la population de Gaza. Il annonce, en violation totale du droit international, sa volonté de réoccuper l’intégralité de Gaza et il organise un blocus hermétique du territoire palestinien, y interdisant l’entrée de toute aide humanitaire et créant de ce fait une situation de famine qui menace plus de 2,1 millions de personnes piégées et bombardées. L’armée israélienne se livre à une politique de terre brûlée sur un territoire qu’elle a fragmenté, enfermant la population de Gaza dans de minces bandes de terre surpeuplées, détruisant les infrastructures médicales et privant les habitants d’eau, de nourriture et d’électricité.
Les institutions internationales soulignent le fait que Gaza est devenu un trou noir humanitaire. D'après un rapport de l'ONU publié cette semaine, 470 000 personnes à Gaza sont confrontées à une faim catastrophique (phase 5, la plus élevée de l'échelle de référence) pouvant entraîner leur mort. Dans le même temps, plus de 116 000 tonnes d’aide alimentaire – suffisamment pour nourrir un million de personnes pendant quatre mois – sont bloquées dans les couloirs d'aides. Face au risque de génocide, il est plus urgent que jamais d'arrêter ce blocus criminel.
L’objectif de cette politique de terreur est manifestement de pousser des centaines de milliers d’hommes, de femmes et d’enfants à prendre la fuite dans les conditions les plus inhumaines, ce que revendiquent ouvertement les ministres d’extrême droite du gouvernement Netanyahou et que soutient l’administration étatsunienne de Donald Trump. En Cisjordanie occupée, les frappes de drones, les incursions armées et la violence des colons israéliens se déchaînent. Des camps entiers de réfugiés ont été vidés (Jenine, Nour Shams, Tulkarem). Là encore, la volonté du gouvernement israélien est d’annexer illégalement la zone et de la vider de sa population palestinienne.
Ce sont là des crimes de masse, des crimes contre l’humanité, que dénoncent les Nations unies, l’UNWRA et le PAM. Alors que la Cour Pénale Internationale (CPI) évoque un « risque plausible, réel et imminent de génocide », ces crimes tombent sous le coup de la justice internationale et tous ceux qui sont directement impliqués devront répondre de leurs actes. Les condamnations de pure forme des gouvernements et de la communauté internationale ne suffisent plus. Alors qu’ils font l’objet de mandats d’arrêt internationaux, Netanyahou et ses complices doivent maintenant être traduits devant la CPI, tout comme les dirigeants du Hamas, responsables des crimes du 7 octobre 2023.
Benyamin Netanyahou est aujourd’hui soutenu par l’extrême droite en Europe, en France et aux Etats-Unis. Victor Orban, a dénoncé la Cour pénale internationale sans que cela ne fasse réagir l’UE. Et, bien que ses propositions provocatrices soient rejetées par l’immense majorité de la communauté internationale, Donald Trump réaffirme sa volonté d’expulser les Palestiniens de Gaza, cherchant à obtenir la complicité de certains gouvernements de la région. L’annonce, par la Maison Blanche, de l’envoi sur le terrain de forces paramilitaires privées, censées sécuriser le territoire, prépare les opinions à cette perspective.
Pourtant, cette politique criminelle se heurte à une pression croissante des opinions dans le monde. 148 États, c’est à dire une large majorité dans le Monde, reconnaissent déjà l’État de Palestine. De même que la France, d’autres gouvernements européens évoquent désormais eux-aussi la possibilité de reconnaître l’État de Palestine, et l’objectif de sanctions contre le gouvernement israélien d’extrême droite, tant qu’il bafouera le droit international, est aujourd’hui repris dans le débat public.
En Israël, une mobilisation inédite grandit de semaine en semaine pour l’arrêt de la guerre à Gaza, le retour des otages encore vivants que détient le Hamas, le départ de Netanyahou et de son gouvernement. Des officiers, des soldats, des réservistes manifestent à présent leur refus de servir une politique qui met en danger l’avenir et la sécurité du peuple israélien lui-même. Un sommet populaire pour la paix, « It's Time People’s Peace Summit », vient même de se tenir en présence de plusieurs milliers de citoyens juifs et arabes d’Israël.
Le pouvoir israélien est de plus en plus isolé internationalement. Il est aujourd’hui possible de l’arrêter dans ses entreprises criminelles.
Dans cette situation d’extrême urgence pour le peuple palestinien, le PCF entend mobiliser toutes ses forces en défense du peuple palestinien face à la visée génocidaire dont il est victime, en faveur de la reconnaissance des droits nationaux de celui-ci, pour une paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens. Il exige que le gouvernement français :
Expédie sans délai une aide humanitaire massive aux Gazaouis, contribuant ainsi à briser le blocus criminel mis en œuvre par le gouvernement Netanyahou,
Porte dans les institutions européennes l’exigence de sanctions, de la suspension immédiate de l’accord d’association UE-Israël et mette fin à toute forme de coopération militaire,
Reconnaisse immédiatement l’État de Palestine aux côtés de l’État d’Israël sur la base des frontières de 1967 avec Jérusalem-Est pour capitale,
Agisse pour la libération des otages israéliens et la libération des prisonniers politiques palestiniens dont celle de Marwan Barghouti,
Agisse pour le démantèlement de toutes les colonies israéliennes et la fin de l’occupation,
Prenne aux Nations unies, en sa qualité de membre permanent du Conseil de sécurité, toutes les initiatives propres à isoler totalement l’alliance Trump-Netanyahou.
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22 mai 2025 4 22 /05 /mai /2025 05:14
Stop aux massacres à Gaza - Rassemblement au Trocadero à Paris le 26 mai
Gaza, déjà plus de 50 000 morts. Des familles entières décimées. Une famine organisée. Un peuple abandonné.
✊ STOP AUX MASSACRES.
📣 Le PCF appelle à un grand rassemblement pour la paix :
📍 Lundi 26 mai à 19h
📍 Parvis des Droits de l’Homme – Trocadéro, Paris
🎙 Unissons nos voix, dans toute leur diversité, pour exiger :
➡ L’arrêt des massacres
➡ La reconnaissance de l’État de Palestine
➡ La paix maintenant !
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22 mai 2025 4 22 /05 /mai /2025 05:05
Le petit collectif breton des participants à l'assemblée de l'AJPF avec les représentants des camps de réfugiés: Michèle Gambache, Lucienne Nayet, Monique Prévost, Guillaume Robic, Martine Pivard, Grégory Lebert, Patrick Gambache

Le petit collectif breton des participants à l'assemblée de l'AJPF avec les représentants des camps de réfugiés: Michèle Gambache, Lucienne Nayet, Monique Prévost, Guillaume Robic, Martine Pivard, Grégory Lebert, Patrick Gambache

Communiqué de presse

La troisième conférence organisée par l’AJPF* pour la défense des Réfugiés palestiniens et le rôle de l’UNRWA* s’est tenue le samedi 17 Mai, à quelques jours de la date anniversaire de la Nakba, 77 ans après.

 

C’est dans cette actualité tragique et ce contexte d’urgence que s’est tenue cette conférence particulièrement riche et dense. 300 personnes étaient présentes à Paris au Théâtre Traversière : des délégués des camps de Cisjordanie, du Liban, de Jordanie, de Syrie, de Gaza, des chercheu.r.se.s, des intervenants politiques, des représentants des villes jumelées, et quelques Breton.ne.s,…

Les Palestiniennes et Palestiniens qui se sont succédé.e.s à la tribune ont égrené les horreurs de leur quotidien : incendies, attaques armées, milliers de morts et de blessés, centaines de prisonniers, populations affamées, déplacées.

A aucun moment, nous n’avons entendu de propos vengeurs, seulement beaucoup de dignité, de la résilience, pas de résignation mais une forte détermination à poursuivre la reconquête de leurs droits, pour la justice, la paix, la liberté.

Les représentant.e.s ont beaucoup insisté sur l’importance des jumelages et des projets de coopérations qui font partie de la résistance pacifique du peuple palestinien et permettent également de rapporter des témoignages de pratiques inacceptables mais réelles vécues dans les camps. Si la dernière délégation de l’AJPF qui devait avoir lieu en avril 2025 a été interdite d’entrer en Israël et ses visas annulés, c’est bien la preuve que l’opinion de ces élu.e.s engagé.e.s dérange et qu’il faut les réduire au silence.

Par ailleurs, a été fortement mise en avant la place accordée à l’éducation et à la volonté de préserver le passé, telle une mémoire vivante auprès des jeunes générations, c’est une forme de résistance légitime à l’occupation et une affirmation au droit au retour.

Le représentant de l’UNRWA a dénoncé l’exécution d’un programme planifié visant à déplacer tous les Palestiniens. L’UNRWA revendique le droit à la santé et à l’éducation pour tous, mais comme ses agents sont les témoins directs de ce qui se passe sur place, les soutiens politiques et financiers s’effritent.

Amnesty International par la voix d’un juriste, et chiffres à l’appui, liste les éléments qui lui permettent d’affirmer que ce qui se passe à Gaza en ce moment, correspond à la définition d’un génocide.

Les élu.e.s engagé.e.s dans les jumelages disent leur fierté d’être aux côtés des Palestiniens dans ce combat historique et affirment qu’ils seront toujours avec eux.
A une question posée dans la salle : « Que peut-on faire pour vous aider ? », la réponse a été : « Parlez partout, partout, partout ! Nous avons besoin de votre aide, de votre soutien moral. Utilisez tous les moyens : médias, réseaux sociaux, discussions, plaidoyers, diffusion d’informations et de photos … »
Nous remplissons donc ici une part de notre mission en terminant par la citation de Pablo Neruda rapportée par Marianne Margaté : « Ils peuvent couper toutes les fleurs, ils ne seront jamais maîtres du printemps ».

Nous espérons de tout notre cœur que le printemps ne tarde plus… Il y a trop d’injustice et trop de souffrance ! C’est insupportable.

Nous ne pouvons-nous taire plus longtemps !

*AJPF : Association pour le Jumelage entre les camps de réfugié-e-s Palestinien-ne-s et les villes Françaises

*UNRWA : United Nations Relief and Works Agency for Palestine Refugees in the Near East (Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient)

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21 mai 2025 3 21 /05 /mai /2025 05:29
« [Les Gazaouis] sont totalement déshumanisés.  Le génocide est caractérisé. »  Raphaël Pitti dans L’Humanité

« [Les Gazaouis] sont totalement déshumanisés. Le génocide est caractérisé. » Raphaël Pitti dans L’Humanité

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21 mai 2025 3 21 /05 /mai /2025 05:26
Ce samedi 17 mai 2025,la 3eme conférence des réfugiés palestiniens organisée par l’AJPF au théâtre traversière à Paris en présence d une délégation de 40 réfugiés palestiniens de Cisjordanie, de Gaza , du Liban et de Jordanie, en présence de nombreux maires, élus municipaux, parlementaires , associatif, clôturée par Hala Abou- Hassira, ambassadrice de Palestine en France !
Journée pour dénoncer le genocide , la famine , l’occupation, la déshumanisation et la volonté d éradication d’un peuple.
Les témoignages étaient poignants , déchirants …
Mais comme toujours , la résistance pacifique portée par nos sœurs et frères palestiniens, leur détermination à la justice et aux droits , la volonté de faire triompher le droit international et donc l’avènement d’un état de Palestine est une ligne permanente !
Oui la solidarité des villes et des peuples peut changer ce drame immense ! Oui l’exigence de justice , c est être du bon côté de l histoire !
« Si je meurs, je veux que ce soit une mort tonitruante. (...) Je veux que le monde entier entende parler de ma mort. Je veux qu'elle ait un impact qui ne s'estompe pas avec le temps. Je veux des images qui ne peuvent pas être enterrées dans l'espace ou le temps."_
Fatma Hassouna, photojournaliste palestinienne, héroïne d’un documentaire programmé à Cannes, tuée à Gaza le 16 mai.
 
Nos camarades morlaisiens Patrick Gambache, Michèle Gambache et Lucienne Nayet y étaient aussi au titre de l'AJPF.

 

 

 

 

 

 

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21 mai 2025 3 21 /05 /mai /2025 05:21
Rassemblement au port du fret devant l'ile longue avec le prix nobel de la Paix Japonais contre l'arme nucléaire

Rassemblement au port du fret devant l'ile longue avec le prix nobel de la Paix Japonais contre l'arme nucléaire

Non à l’atomisation de la France et de l’Europe, Oui à un monde sans armes nucléaires

Tribune

Nous publions cet appel initié par Action des Citoyens pour le Désarmement Nucléaire et signé par des élus, scientifiques, écrivains, artistes, médecins, militaires, militants associatifs…

Publié le 20 mai 2025

Le 5 mars 2025, le président de la République a annoncé qu’il avait « décidé d’ouvrir le débat stratégique sur la protection par notre dissuasion (nucléaire) de nos alliés du continent européen ». Officiellement, « notre dissuasion » consiste, face à un ennemi qui s’en prendrait aux « intérêts vitaux » de la France, à le menacer de lui délivrer d’abord un « ultime avertissement » par une frappe nucléaire en principe limitée, puis, s’il poursuit son agression, de frapper massivement ses cités.

Cette première frappe française transformera une guerre conventionnelle en guerre nucléaire. Elle amènera quasi inéluctablement un ennemi doté lui aussi d’armes nucléaires à riposter avec les siennes, voire à la devancer en frappant lui-même en premier. Dans les deux cas elle entraînera un suicide collectif. Sans l’avoir jamais voulu, c’est le prix que les Français doivent payer, aujourd’hui en Euros et demain de leurs vies, à la « souveraineté nationale », c’est-à-dire au pouvoir exorbitant du chef de l’État. Que cette stratégie soit suicidaire, c’est ce qu’avait compris Valéry Giscard d’Estaing, qui confie dans ses mémoires s’être secrètement résolu à ne jamais prendre « l’initiative d’un geste qui conduirait à l’anéantissement de la France ».

Si, comme le voudrait M. Macron, la France devait étendre aux autres pays européens la protection imaginaire de notre supposé « parapluie nucléaire », notre anéantissement provoqué par ses soins dépendrait alors de ce qui se passera pour on ne sait qui, on ne sait où, quelque part en Europe.

En attendant, la France va dépenser, en 2025, 7 milliards d’Euros rien que pour « moderniser » sa force de frappe qui n’en a pourtant pas besoin, alors même qu’elle doit puiser dans ses forces conventionnelles pour soutenir la résistance des Ukrainiens, et qu’elle ne parvient pas non plus à satisfaire ses besoins sanitaires, sociaux, éducatifs et environnementaux.

Nous refusons de sacrifier nos « intérêts vitaux » présents et futurs aux postulats d’une stratégie nucléaire absurde, ruineuse, foncièrement antidémocratique, illégale, criminelle et suicidaire. Nous refusons de massacrer les autres et d’être suicidés. La France doit négocier avec les autres États concernés l’abolition des armes nucléaires et radioactives, conformément à l’article VI du Traité de Non-Prolifération. À défaut, nous demandons que les Français soient consultés et soutenons la Proposition Parlementaire de Loi visant à organiser un référendum d’initiative partagée sur cette question vitale.

 

« Devant les perspectives terrifiantes qui s’ouvrent à l’humanité, nous apercevons encore mieux que la paix est le seul combat qui vaille d’être mené. Ce n’est plus une prière, mais un ordre qui doit monter des peuples vers les gouvernements, l’ordre de choisir définitivement entre l’enfer et la raison. » (Albert Camus, le 8 août 1945)


Contact : contact@acdn.net

 

 

Signataires

Fabrice Barusseau, député de la Charente-Maritime
Guy Benarroche, sénateur des Bouches-du-Rhône
Larbi Benchiha, cinéaste, auteur de Vent de sable et de Bons baisers de Moruroa
Benoît Biteau, député de la Charente-Maritime
Françoise Boman, médecin anatomo-cyto-pathologiste
Jacques Bordé, vice-président de Pugwash-France
André Bouny, fondateur de DEFI Viêt Nam et du Comité international de soutien aux victimes vietnamiennes de l’Agent Orange.
Bruno Boussagol, metteur en scène
Rony Brauman, médecin, ex président de Médecins Sans Frontières
Hendrik Davi, député des Bouches-du-Rhône
Nicolas Delerue, président de Pugwash France
Jean-Jacques Delfour, auteur de La condition nucléaire, L’Echappée (2016)
Jean-Pierre Desbordes, directeur d’école, vice-président d’ACDN
Roland Desbordes, ancien président de la Commission de recherche et d’information indépendantes sur la radioactivité (CRIIRAD)
Marc Finaud, diplomate, auteur de L’arme nucléaire, Éliminons-la, L’Harmattan (2020), vice-président d’IDN
Kaddour Hadadi (HK), artiste
Sylvie Justome, adjointe au maire de Bordeaux, conseillère métropolitaine
Jean-Luc Lefebvre, ancien officier de l’armée de l’air, chercheur en stratégie
Francis Lenne, général de brigade 2e Section
Yves Lenoir, auteur de La Comédie atomique, La Découverte (2016)
Jean-Luc Marchais, maire de Bussac-sur-Charente
Monique de Marco, sénatrice de la Gironde
Jean-Marie Matagne, président de l’Action des Citoyens pour le Désarmement Nucléaire (ACDN)
Chloé Maurel, historienne, spécialiste de l’ONU
Patrick Moquay, professeur à l’ÉNS du paysage de Versailles, ancien maire de Saint Pierre d’Oléron
Laurent Mucchielli, sociologue au CNRS
Bernard Norlain, général d’armée 2e Section, président d’Initiatives pour le Désarmement Nucléaire (IDN)
Raymonde Poncet-Monge, sénatrice du Rhône
Annick Suzor-Weiner, physicienne, professeure émérite à l’Université de Paris-Saclay
Patrick Zahnd, professeur de droit international

 

Non à l’atomisation de la France et de l’Europe, Oui à un monde sans armes nucléaires - Tribune dans l'Humanité du 20 mai 2025
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20 mai 2025 2 20 /05 /mai /2025 05:32
Le PCF lance une campagne de solidarité pour la Palestine « 1 million d’oliviers pour la paix »
Publié le 14 mai 2025

Le Val-de-Marne se mobilise pour la Palestine. À l’occasion de la Journée internationale de la Terre, le 22 avril, la fédération du PCF a lancé cette campagne visant à collecter des fonds pour acheter des oliviers qui seront replantés en Cisjordanie.

L’initiative, menée avec l’Association des agronomes arabes (AAA), basée à Ramallah, apporte un soutien concret au peuple palestinien face à l’occupation et la colonisation.

Les communistes du Val-de-Marne et leurs élus sont engagés pour la paix et la justice au Proche-Orient depuis longtemps. En 2024, leur opération «Urgence Gaza, urgence Palestine» avait permis de récolter 25 000 euros, utilisés pour distribuer des paniers alimentaires et des tentes aux familles et financer l’achat de citernes d’eau détruites par l’armée israélienne.

L’olivier est un symbole de résistance. La campagne «1 million d’oliviers» s’inscrit dans un contexte de guerre génocidaire à Gaza et de nettoyage ethnique en Palestine. Depuis 2000, un million d’oliviers ont été arrachés par les colons qui attaquent les paysans palestiniens. Pour Ozer Oztorun, secrétaire départemental, il est urgent d’agir : « L’existence même du peuple palestinien est aujourd’hui menacée. Notre solidarité concrète, financière et politique est devenue encore plus cruciale. Il nous faut répondre à l’urgence humanitaire et préparer la reconstruction de demain. »

En choisissant de travailler avec des organisations progressistes comme l’AAA, le PCF 94 affirme sa volonté de soutenir la résistance palestinienne, de protéger les terres face à l’occupation et d’apporter une aide économique aux petits producteurs agricoles. Plus de 70 000 familles palestiniennes vivent de la production d’huile d’olive. L’opération consiste à verser 10 euros pour la plantation d’un olivier de 80 à 120 cm de hauteur. L’argent collecté permet à AAA d’acheter des plants dans les pépinières et de les distribuer aux familles.

La fédération a lancé une vaste mobilisation des communistes, organisant des événements de solidarité dans les villes du département, axés sur la collecte de fonds et la bataille politique pour une paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens, fondée sur le droit international. Une visioconférence, organisée le 24 avril, a réuni Issa Elshatleh, vice-président de l’AAA, et Ephraïm Davidi, membre du comité central du Parti communiste d’Israël (PCI), ainsi que de nombreux communistes et organisations partenaires (la JC 94, le Mouvement de la paix 94, l’ARAC, les AFPS de Créteil et de Villejuif...).

Tous ont souligné l’importance de la mobilisation populaire pour obtenir la reconnaissance de l’État de Palestine par la France et pour renforcer la solidarité internationale. Issa Elshatleh a détaillé les enjeux de la campagne, soulignant les liens étroits entre la réimplantation des oliviers, la lutte politique contre la colonisation et les enjeux sociaux, économiques et environnementaux. Ephraïm Davidi a dénoncé la guerre coloniale et impérialiste menée par le gouvernement de Netanyahou, qualifié de «fasciste», et son allié stratégique, Trump. Il a également mis en lumière la montée de la contestation intérieure en Israël contre cette guerre et l’importance de traduire cette opposition en action politique.

Pour les deux invités, cette campagne contribue à promouvoir une solution politique à deux États et appelle à un engagement international, notamment par le biais d’une conférence internationale pour la paix. Les autres participants ont souligné l’importance de cette campagne comme action politique concrète face aux difficultés rencontrées en France pour soutenir le peuple palestinien.

Il s’agit aussi de renforcer les liens avec le PCI et les forces progressistes en Palestine, notamment avec le Parti du peuple palestinien (PPP).

Les militants communistes se sont mobilisés sur les marchés et dans les quartiers pour collecter les fonds et faire signer la pétition pour la reconnaissance de l’État de Palestine. À Bonneuil, Ivry-sur-Seine, Choisy-le-Roi, Villejuif, Créteil, Valenton… les dons ont afflué. Ces initiatives montrent à la jeunesse et à la population, sensibles à la cause palestinienne, que le PCF est à leurs côtés pour défendre la paix, la justice et le droit international.

Un objectif minimum de 15 000 euros est fixé. La Fête de l’Humanité sera l’occasion de présenter un bilan d’étape de la campagne qui se déroulera tout au long de l’année 2025. À ce jour, plus de 3 000 euros ont été récoltés. Les communistes du Val-de-Marne, pleinement engagés dans cette mobilisation, espèrent que cette campagne sera largement reprise par les organisations du PCF. Des sections comme celles de Rennes et Draguignan y ont déjà contribué, et la fédération du Gers lancera officiellement sa campagne le 18 mai, à l’occasion de sa fête fédérale.
En conclusion, le PCF 94 appelle à amplifier cette solidarité internationale, en exigeant la reconnaissance de l’État de Palestine par Macron, des sanctions contre Israël et un cessez-le-feu immédiat pour une paix juste et durable, fondée sur le droit international et l’autodétermination du peuple palestinien.

Cristine Hernandez, CRI PCF Val-de-Marne (94)

Pour soutenir la campagne «1 million d’oliviers pour la paix en Palestine», vous pouvez faire un don de 10 euros par olivier planté sur la plateforme HelloAsso.

Article publié dans CommunisteS, numéro 1041 du 14 mai 2025.

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20 mai 2025 2 20 /05 /mai /2025 05:03
Rosa Moussaoui: L'Humanité, 19 mai 2025: Gaza, les plans de déportation des Palestiniens. Un crime contre l'Humanité
UN CRIME CONTRE L'HUMANITÉ
 
Par Rosa Moussaoui, L'Humanité, 19 mai 2025
 
Gaza : les plans de déportation des Palestiniens, un crime contre l'Humanité.
 
Après bientôt vingt mois de guerre coloniale, l’annonce par Israël d’une nouvelle phase de son offensive pour « conquérir » Gaza, les affirmations de Bezalel Smotrich, le ministre israélien des Finances, selon lesquelles l’enclave palestinienne serait bientôt « entièrement détruite », ne laissent plus planer aucun doute sur les objectifs des extrémistes et des millénaristes au pouvoir à Tel-Aviv.
Au mois de mars, déjà, le même Smotrich avait officialisé l’opération de nettoyage ethnique en annonçant la création d’une agence spéciale, baptisée Autorité d’émigration, chargée de superviser le déplacement forcé des Palestiniens loin de leur terre.
En affirmant vouloir prendre le contrôle de la bande de Gaza qu’il veut transformer en « Riviera du Moyen-Orient », le président des États-Unis, Donald Trump, avait appuyé ces macabres projets, en allant jusqu’à désigner des pays de destination sommés d’accueillir les Palestiniens expulsés : l’Égypte, la Jordanie.
Ces deux États avaient fermement rejeté cette idée.
Malgré la condamnation internationale unanime suscitée par ces projets criminels, Washington s’obstine.
Jeudi, NBC News a ainsi révélé que l’administration Trump travaillait sur un plan de déportation d’un million de Palestiniens de Gaza vers la Libye. « Les détails restent flous et aucun accord final n’a été trouvé, mais le plan est suffisamment étudié pour que l’administration en discute avec les dirigeants libyens », avance la chaîne américaine.
En contrepartie, la Libye se verrait restituer plusieurs milliards de dollars de fonds gelés par Washington.
L’information est démentie par l’ambassade des États-Unis à Tripoli.
Mais l’opération d’annexion illégale lancée par Benyamin Netanyahou laisse entrevoir le pire, après les bombardements continus visant des populations civiles, le blocus sur l’aide humanitaire, l’usage de la famine comme arme de guerre, les déplacements forcés à l’intérieur de l’enclave bouclée et quadrillée par les soldats israéliens.
Le statut de Rome de la Cour pénale internationale, dans son article 7, stipule que « la déportation ou le transfert forcé de population » est un crime contre l’humanité.
À Gaza, un peuple se meurt. Donald Trump et Benyamin Netanyahou mettent le droit international en lambeaux. Les laisser faire relève d’une inexcusable complicité, d’une défaite de l’humanité.
 
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20 mai 2025 2 20 /05 /mai /2025 04:59
Appel commun pour faire face à la famine dans la bande de Gaza: Lancez le convoi humanitaire diplomatique, maintenant !
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Appel commun pour faire face à la famine dans la bande de Gaza: Lancez le convoi humanitaire diplomatique, maintenant !

La Via Campesina a signé l’appel commun lancé par la société civile palestinienne, rejoignant ainsi des centaines d’autres organisations en soutien à l’initiative visant à lancer un convoi diplomatique humanitaire pour faire face à la famine à Gaza. Vous trouverez ci-dessous l’appel.


12 mai 2025

La société civile palestinienne, rejointe par des organisations humanitaires et de défense des droits humains à travers le monde, lance cet appel commun et urgent : la famine provoquée à Gaza doit être stoppée. La communauté internationale doit agir de manière décisive, immédiate et assumer l’entière responsabilité morale et juridique de cette situation.

Nous assistons, en temps réel, à l’affamement délibéré d’une population civile utilisé comme méthode de guerre. Plus de deux millions de Palestinien·ne·s à Gaza vivent dans la famine. Depuis le 2 mars 2025, Israël bloque l’acheminement de toute aide humanitaire et de tout secours vital — il s’agit du plus long siège total jamais imposé à Gaza.

L’UNICEF et le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA) ont tiré la sonnette d’alarme : à Gaza, les terres agricoles ont été détruites, les zones de pêche sont interdites, les boulangeries et les cuisines communautaires ferment, la nourriture est épuisée, et la population se bat pour accéder à l’eau, dans un contexte de bombardements incessants. Les enfants se couchent affamés . 92 % des enfants de moins de deux ans et des mères allaitantes ne reçoivent pas une alimentation adéquate. Les hôpitaux n’ont plus de sang, et les personnes brûlées par les explosions n’ont plus accès à l’eau nécessaire à leur survie.

L’UNRWA et le Programme alimentaire mondial (PAM) ont épuisé leurs réserves, tandis qu’Israël cherche à démanteler le système de distribution de l’aide humanitaire géré par l’ONU. Le 11 avril 2025, le Réseau des ONG palestiniennes a déclaré que Gaza était entrée dans une phase avancée de famine. Cette déclaration a été suivie d’une déclaration officielle de l’État de Palestine désignant la bande de Gaza comme zone de famine, et appelant à une intervention internationale urgente, notamment au titre de l’article 99 de la Charte des Nations unies.

Des décès dus à la famine se produisent déjà et devraient augmenter fortement si les conditions persistent. Selon la Classification intégrée de la sécurité alimentaire (IPC), l’ensemble de la population de Gaza souffre d’insécurité alimentaire aiguë, et un demi-million de personnes sont confrontées à la famine. Il existe un risque élevé que la famine (Phase 5 de l’IPC – Catastrophe) se concrétise prochainement, rendant une action immédiate impérative. Malgré cette réalité catastrophique, plus de 3 000 camions d’aide et 116 000 tonnes de nourriture sont prêts à entrer à Gaza – mais sont bloqués uniquement par Israël. Cela se fait en violation flagrante des principes fondamentaux du droit international, comme l’ont rappelé des ordonnances juridiques contraignantes, notamment les mesures provisoires de la Cour internationale de Justice dans l’affaire Afrique du Sud /Israël – des ordonnances qui restent ignorées et non appliquées plus d’un an après.

Le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a déclaré :

« L’aide humanitaire n’est pas négociable… L’entrée de l’aide doit être rétablie immédiatement… Il ne doit y avoir aucun obstacle à l’aide humanitaire. Ce n’est pas le moment de manifester un soutien de manière symbolique, de cocher une case et de passer à autre chose. »

Le 29 avril 2025, le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Volker Türk, a mis en garde contre l’effondrement total de l’aide vitale, déclarant que :

« Les États tiers ont des obligations claires en vertu du droit international pour faire cesser immédiatement de tels agissements, et ils doivent agir en conséquence. »

Appel à l’organisation et au déploiement immédiats d’un convoi humanitaire diplomatique vers Gaza via le point de passage de Rafah

Nous exhortons les États à se joindre à ce convoi humanitaire en envoyant des missions diplomatiques officielles – au plus haut niveau possible – pour accompagner les camions d’aide déjà stationnés au point de passage de Rafah, et entrer à Gaza à leurs côtés. Cet acte s’inscrit dans le cadre des obligations juridiques des États, du courage moral et de la solidarité humaine.

A cette fin, nous demandons ce qui suit :

  • Nous appelons tous les États à s’engager publiquement à rejoindre le convoi humanitaire en envoyant des missions diplomatiques officielles pour accompagner les camions d’aide entrant à Gaza via le point de passage de Rafah. Une date de départ précise sera annoncée prochainement. Les États doivent également rejeter l’instrumentalisation de l’aide humanitaire ainsi que les mécanismes de distribution proposés par Israël, qui militarisent les secours et contournent les agences de l’ONU et les acteurs humanitaires.
  • Nous exhortons tous les États à coordonner leurs efforts avec les Nations Unies et le gouvernement égyptien afin de faciliter l’entrée du convoi et d’assurer un passage immédiat, sans entrave et en toute sécurité de l’aide humanitaire, des équipes médicales et des travailleurs humanitaires.
  • Si certains gouvernements, complices des atrocités en cours, choisissent de ne pas participer, nous appelons les diplomates, parlementaires et ministres de ces pays à rejoindre le convoi à titre personnel.
  • Nous exhortons les médias internationaux à accompagner le convoi – pour témoigner, documenter la famine et dénoncer le blocus qui affame Gaza.
  • Nous appelons la société civile mondiale – y compris les ONG, syndicats, groupes d’étudiants, partis politiques et réseaux de solidarité – à se mobiliser immédiatement pour faire pression sur les gouvernements afin qu’ils soutiennent le convoi, et pour fournir un soutien matériel, politique et public.
  • Nous appelons les Nations Unies à achever d’urgence les évaluations et procédures nécessaires à la déclaration de Gaza comme zone de famine, sur la base de données vérifiées, et à soutenir cet appel commun en facilitant, approuvant et rejoignant activement le Convoi Humanitaire Diplomatique.

Un convoi humanitaire diplomatique marquerait une étape historique pour briser le siège, mettre fin à la famine et affirmer le rejet mondial de la faim en tant qu’arme de guerre. Cet appel repose sur le droit international, la morale partagée, la Convention sur le génocide, les mesures provisoires de la CIJ, la Charte des Nations Unies, ainsi que de nombreuses résolutions des Nations Unies, de l’OCI, de la Ligue arabe et des Unions européenne et africaine. L’inaction entraînera des décès massifs par famine, facilitera d’autres illégalités graves et affaiblira le système juridique international.

Nous vous appelons aujourd’hui à : Laissez Gaza vivre. Mettez fin à la famine. Mettez fin au siège. Ouvrez les passages. Lancez le Convoi Humanitaire Diplomatique – MAINTENANT !

Cliquez ici pour voir les signataires

Journal Le Monde/ Gaza : les alliés d’Israël face au risque de la complicité. 
18/05/25
 
La répugnance des Etats occidentaux à prendre des mesures concrètes contre l’Etat hébreu, en dépit de l’ordonnance de la Cour internationale de justice reconnaissant le risque de génocide à Gaza, les expose à des poursuites pour manquement à leurs obligations internationales.
 
Par Stéphanie Maupas (La Haye, correspondance)
 
L’Union européenne (UE) « mise en demeure » pour « manquement » à son « obligation d’agir face au risque avéré de génocide à Gaza ». Dans deux courriers datés du 12 mai, adressés à la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, et au Conseil de l’Union européenne, l’association Juristes pour le respect du droit international (Jurdi), demande des actes, faute de quoi elle saisira la Cour européenne de justice, au Luxembourg, « pour carence fautive de la Commission en matière de respect de ses obligations découlant du droit international et du droit de l’Union ».
L’association française, qui rassemble des experts en droit international, demande à l’UE de dénoncer publiquement les crimes en cours, de revoir totalement son cadre de relation avec Israël et de prendre des sanctions contre les responsables israéliens, dont Benyamin Nétanyahou, et les ministres Bezalel Smotrich et Israel Katz. « C’est un cri d’alerte », explique Johann Soufi, cofondateur de la Jurdi, qui consiste à « mettre en garde les démocraties occidentales et l’Union européenne, car elles sont en train de sacrifier à Gaza les fondations morales sur lesquelles leur projet repose. L’Union européenne est avant tout une union de valeurs » et si « elles sont à géométrie variable ou vide de sens, alors on détruit l’UE ».
Face à l’horreur des événements dans la bande de Gaza et en Cisjordanie, les organisations humanitaires, les défenseurs des droits humains, avocats, professeurs, intellectuels, artistes et responsables des Nations unies, demandent aux Etats d’agir et de ne pas se rendre complices des crimes en cours. « J’ai visité ce qu’il reste du système médical de Gaza, et je peux vous dire que la mort à cette échelle a une odeur et des bruits qui ne vous quittent pas », a déclaré le responsable des affaires humanitaires de l’ONU, Tom Fletcher, devant le Conseil de sécurité le 12 mai, avant d’interpeller les diplomates : « De quelles preuves avez-vous besoin ? Allez-vous agir, maintenant, de façon décisive pour prévenir le génocide et assurer le respect du droit international humanitaire ? » Le fonctionnaire a évoqué les tentatives de peser, en privé, sur les responsables israéliens, sans effet selon lui, avant de suggérer : « Si tout cela vous importe encore, ne soyez pas complices. »
 
Tout est écrit, précis, assumé
Les récentes condamnations verbales des Occidentaux n’ont pas entamé la détermination d’Israël à mettre en œuvre son « plan de conquête » de la bande de Gaza, annoncé le 5 mai. Il prévoit d’achever la destruction de l’enclave, d’entasser la population dans le Sud, puis de la déporter « vers des pays tiers ». « Nous ne nous cachons pas, a déclaré M. Nétanyahou, c’est bien notre plan. » Le ministre des finances israélien, Bezalel Smotrich, a appelé quant à lui à l’expulsion des Palestiniens de l’enclave, promettant : « Gaza sera nettoyée du Hamas, et des centaines de milliers de Gazaouis seront en route pour d’autres pays. »
Tout est écrit, précis, assumé. Au mépris des trois ordonnances rendues contre Israël, en février, mars et mai 2024 par la Cour internationale de justice (CIJ), dans la procédure enclenchée par l’Afrique du Sud, accusant Israël de violer la convention pour la prévention et la répression du crime de génocide. Dans ces premières ordonnances, les juges ont sommé l’Etat hébreu de ne pas commettre d’actes de génocide, de punir les auteurs d’incitation aux crimes, de ne pas soumettre les Palestiniens à la destruction et de laisser passer l’aide humanitaire, aujourd’hui totalement bloquée.
Les juges avaient, en substance, déclaré que Gaza était au bord du génocide. C’était il y a quinze mois. En ratifiant la convention sur le génocide, les Etats « s’engagent à prévenir et à punir », selon l’article 1 du texte, en poursuivant les auteurs, « ou en saisissant les organes compétents de l’Organisation des Nations unies afin que ceux-ci prennent (…) les mesures qu’ils jugent appropriées pour la prévention et la répression des actes de génocide ». C’est ce qu’a fait l’Afrique du Sud. En Europe, seules l’Espagne et l’Irlande soutiennent la plainte de Pretoria. La France s’abstient. Interrogé sur TF1, le 13 mai, sur la question du génocide, Emmanuel Macron a renvoyé la question aux historiens, donnant l’impression d’ignorer la procédure de la CIJ.
Avec ces procédures, les dirigeants occidentaux ne pourront pas dire qu’ils ne savaient pas, leur rappellent constamment les opinions publiques, les dizaines de rapports de l’ONU, d’ONG, d’experts, et les décisions de la CIJ. Or, « la connaissance enclenche l’obligation d’agir », précise Me Soufi, qui regrette que certains s’interrogent encore sur « ce qu’il faudrait faire de plus pour Gaza ». « Un copier-coller de ce qui a été fait sur la Russie, répond Me Soufi, car les motifs sont les mêmes. Et les Etats européens ont plus d’influence et de leviers sur Israël que sur la Russie ou sur l’Iran. »
« Complicité institutionnelle »
Après avoir interpellé l’Union européenne, la Jurdi a saisi, le 12 mai, l’assemblée des 125 Etats membres de la Cour pénale internationale (CPI) pour dénoncer l’autorisation de survol accordée par la France à Benyamin Nétanyahou, qui se rendait, le 2 février, à Washington, malgré le mandat d’arrêt de la CPI.
La répugnance des capitales occidentales à rompre avec leur allié israélien pousse les sociétés civiles à agir. Du 13 au 16 mai, devant la Haute Cour de Londres, le gouvernement britannique a dû s’expliquer lors d’un procès l’opposant aux organisations palestinienne et britannique, Al-Haq et Global Legal Action Network, soutenues par Amnesty International, Oxfam et Human Rights Watch. Elles accusent le gouvernement de violer le droit international, qui stipule qu’un Etat ne peut pas exporter d’armes s’il existe un « risque clair » que celles-ci facilitent les crimes.
Or, Londres continue d’exporter du matériel militaire vers Israël, en particulier des pièces de fabrication du F-35. Au début de cette procédure, en septembre, le gouvernement britannique a annoncé le retrait de plusieurs licences d’exportation, mais maintenu celles destinées aux avions de combat de l’américain Lockheed Martin. Dans une note à la cour, il a admis qu’un risque existait, mais estimé que l’arrêt de ces exportations pourrait saper la « confiance des Etats-Unis ». La décision n’a pas encore été rendue.
Un « convoi humanitaire diplomatique »
Le 30 avril 2024, dans une procédure, toujours en cours, enclenchée par le Nicaragua, l’Allemagne avait été interpellée par les juges de la CIJ. Ceux-ci avaient rappelé à Berlin que les obligations des Etats « en ce qui concerne le transfert d’armes à des parties à un conflit armé (…) incombent à l’Allemagne en tant qu’Etat partie auxdites conventions lorsqu’elle fournit des armes à Israël ».
La Charte de l’Organisation des Nations unies, bâtie après la seconde guerre mondiale et la Shoah, sur la promesse d’un « plus jamais ça », impose aux Etats de respecter les décisions de la CIJ. Mais l’organisation mondiale n’a jamais été si ouvertement défiée. En mai 2024, le représentant d’Israël à New York, Gilad Erdan, avait passé la Charte à la broyeuse, en signe de protestation, après un vote de soutien à la Palestine.
Face au risque croissant de famine à Gaza, un collectif de près de 250 ONG du monde entier vient de lancer un appel à organiser un « convoi humanitaire diplomatique ». Il demande aux Etats d’« envoyer leurs diplomates – au plus haut niveau possible – pour accompagner les camions d’aide déjà stationnés au point de passage de Rafah, et [d’]entrer dans Gaza à leurs côtés ». Un impératif légal, fait de « courage moral et de solidarité humaine », écrivent ces ONG internationales et palestiniennes.
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