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9 juin 2025 1 09 /06 /juin /2025 12:41
Lundi 9 juin, 18h devant la sous-préfecture - Rassemblement de solidarité avec la flotille de la liberté cherchant à stopper le génocide à Gaza et rompre le blocus
Lundi 9 juin, 18h devant la sous-préfecture - Rassemblement de solidarité avec la flotille de la liberté cherchant à stopper le génocide à Gaza et rompre le blocus

Ce soir à 18h, devant la sous-préfecture de Morlaix, soyons nombreux devant la sous-préfecture de Morlaix pour dénoncer l'arraisonnement de la flotille de la liberté pour arrêter le génocide à Gaza par l'armée israélienne. Gaza est une terre palestinienne. L'arrestation des militants de la solidarité avec la Palestine est un acte de piraterie international. 

Le PCF sera présent à ce rassemblement également soutenu par l'AFPS, la France Insoumise, de nombreuses associations.

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8 juin 2025 7 08 /06 /juin /2025 10:41
Si la cartographie n’existait pas, il faudrait l’inventer pour mieux comprendre les conflits en Palestine et en Israël. Beaucoup d’ouvrages leur ont été consacrés, mais celui-ci propose d’en raconter le déroulement à travers un très riche corpus visuel en dialogue permanent avec le texte. Comment se représenter en effet des configurations territoriales sans qu’elles ne soient figurées et explicitées ? Philippe Rekacewicz et Dominique Vidal retracent ainsi, d’hier à aujourd’hui, l’histoire mouvementée de cette terre dans un récit documenté, illustré par des cartes originales et éloquentes ou des archives rares, pour certaines inédites. Ils portent aussi une attention particulière aux projets non-advenus qui ont été imaginés au fil des décennies pour en finir avec la guerre.

Si la cartographie n’existait pas, il faudrait l’inventer pour mieux comprendre les conflits en Palestine et en Israël. Beaucoup d’ouvrages leur ont été consacrés, mais celui-ci propose d’en raconter le déroulement à travers un très riche corpus visuel en dialogue permanent avec le texte. Comment se représenter en effet des configurations territoriales sans qu’elles ne soient figurées et explicitées ? Philippe Rekacewicz et Dominique Vidal retracent ainsi, d’hier à aujourd’hui, l’histoire mouvementée de cette terre dans un récit documenté, illustré par des cartes originales et éloquentes ou des archives rares, pour certaines inédites. Ils portent aussi une attention particulière aux projets non-advenus qui ont été imaginés au fil des décennies pour en finir avec la guerre.

 
France-Israël : de De Gaulle à Macron
 
Il aura fallu dix-neuf mois de guerre génocidaire contre Gaza pour que Benyamin Netanyahou soit menacé de sanctions. Tandis que l’Union européenne envisageait de suspendre son accord d’association avec Israël, Emmanuel Macron, retour du Caire, évoquait une reconnaissance de l’État de Palestine en juin prochain.
 
Dominique Vidal
 
Journaliste et historien, auteur, avec Philippe Rekacewicz, de Palestine-Israël. Une histoire visuelle (Le Seuil, Paris, 2024).
Le 9 avril, Emmanuel Macron a annoncé la « reconnaissance » de l’État de Palestine par la France, sans doute en juin, à l’occasion de la conférence qu’elle doit co-présider avec l’Arabie saoudite à New York. Cette démarche n’est certes que « possible », et elle doit, de surcroît, « permettre aussi à tous ceux qui défendent la Palestine de reconnaître à leur tour Israël, ce que plusieurs d’entre eux ne font pas ». Conditionnelle, cette perspective, si elle prend corps, marquera un tournant de la politique française au Proche-Orient. Mais ce ne sera pas le premier…
Après la Seconde Guerre mondiale, par crainte que l’appui au mouvement sioniste compromette ses positions dans le Maghreb, Paris exprime ses réserves sur la question de la Palestine. Sous pression américaine, le délégué français à l’ONU vote le plan de partage de la Palestine le 29 novembre 1947.
Suivent presque deux décennies où la France sera le plus proche allié d’Israël. Cette proximité résulte d’une culpabilité dans le génocide des juifs, mais aussi d’une communauté de lutte entre dirigeants français et israéliens face au nationalisme arabe. L’intervention israélo-franco-britannique de Suez (1956) devient leur lune de miel. La France aidera même Israël à se doter de l’arme nucléaire.
Le général de Gaulle réagit à la guerre de 1967 par une vision prémonitoire : Israël, affirme-t-il « organise, sur les territoires qu’il a pris, l’occupation qui ne peut aller sans oppression, répression, expulsions ; et il s’y manifeste contre lui une résistance qu’à son tour il appelle terrorisme ».
La guerre d’Algérie terminée, la France redéfinit sa politique arabe, tout en se distanciant des États-Unis : Paris quitte l’organisation militaire intégrée de l’OTAN. Les trois premiers successeurs resteront fidèles à son inspiration proche-orientale : ils mettent en avant le droit des Israéliens et des Palestiniens à l’existence et à la sécurité. De Gaulle ne parlait évidemment pas encore d’État palestinien, et Georges Pompidou non plus ; Valéry Giscard d’Estaing évoque leur droit à une « patrie » et inspire l’excellente déclaration, dite de Venise, de la Communauté européenne.
François Mitterrand, le premier, se prononce pour un État palestinien lors d’un discours à la Knesset, en mars 1982, deux. mois avant l’invasion israélienne du Liban… Déterminé à préserver les chances d’une négociation avec l’OLP, Mitterrand envoie fin août un bateau sauver à Beyrouth Yasser Arafat et ses fedayin. Ce départ et la disparition de la Force multinationale laissent sans protection la population palestinienne des camps du sud de Beyrouth. Sharon la livre aux Phalangistes qui y massacrent les civils de Sabra et de Chatila.
Jacques Chirac s’inscrit progressivement dans la tradition gaullienne, reprenant à son compte les différente clés du problème : droit à l’existence et à la sécurité d’Israël, droit des Palestiniens à un État, centralité de la question palestinienne dans le conflit israélo-arabe. Contrairement à d’autres, il va manifester spectaculairement son orientation. On se souvient de sa visite de Chirac à Jérusalem en 1996, où il s’en prend au Service de sécurité israélien. L’engagement chiraquien culminera, avant et pendant la guerre contre l’Irak, lorsque la France se propulsera à la tête d’opinions et de gouvernements du monde qui s’y s’opposent.
Tout cela sembla remis en question avec l’élection de Nicolas Sarkozy. Encore ministre de l’Intérieur, il avait invité à Paris, en décembre 1995, le ministre israélien de la sécurité publique Gideon Ezra et le chef de la police Moshe Karadi afin, selon Haaretz, d’exposer « à leurs homologues français la leçon qu’ils tirent de la répression des émeutes dans leur propre pays » ? Puis la diplomatie française fera silence sur la répression quotidienne en Palestine et impulsera une coopération de plus en plus étroite avec Tel-Aviv. La participation d’Alstom et Véolia à la construction du tramway reliant Jérusalem à ses colonies – que la France a toujours considérées comme illégales - relève de la schizophrénie.
Le symbole de la volte-face de la politique française, c’est la visite de Sharon à Paris en juillet 2005 : Jacques Chirac a déroulé le tapis rouge à celui qui, peu avant, dénonçait l’« antisémitisme de la France » et appelait les Juifs français à immigrer en Israël. En fait, le président français entendait sans doute donner des gages à la direction états-unienne, après le redoutable France’s bashing opposé par Washington à l’hostilité de Paris à la guerre d’Irak.
La victoire du Hamas aux élections législatives palestiniennes du 25 janvier 2006 alimente cette évolution : non seulement Paris refuse tout contact avec le nouveau gouvernement comme les députés du mouvement, mais la France vote, début avril 2006, la suspension pour un temps de l’aide de l’UE aux Palestiniens…
Après l’attaque cérébrale de Sharon, les médias se sont attachés à transformer ce criminel de guerre en saint – ou presque. Au terme de sa vie, après avoir attaché son nom à une série de massacres –Kibya (1953), la passe de Mitla (1956), Gaza (1971), sans oublier la reconquête sanglante de la Cisjordanie (2002) -, Sharon se serait converti au pacifisme pour prendre la « décision courageuse » du retrait de Gaza. « Erreur d’optique, répond alors l’historien israélien Tom Segev : il n’y avait pas de “nouveau Sharon” se révélant, au soir de sa vie, épris de paix. Ariel Sharon est resté identique à lui-même : un général qui regarde les Palestiniens à travers le viseur de son fusil et qui les considère comme des ennemis et non des partenaires. »
Le retrait israélien est une manœuvre assumée. Comme l’avoue Dov Weissglas, le plus proche conseiller de Sharon : « Quand vous gelez ce processus de paix, vous empêchez la création d'un État palestinien et une discussion sur les réfugiés, sur les frontières et sur Jérusalem. »
Successeur de Sharon, Ehoud Olmert poursuit le même cours. Son objectif ? Fixer d’ici les frontières définitives d’Israël ; s’accaparer les grands blocs de colonies et de la vallée du Jourdain ne laissant à l’éventuel État palestinien que la moitié de la Cisjordanie délimitée par le mur – la « barrière de sécurité » devenant la ligne avancée de l’annexion. Bref, Ehoud Olmert entend, comme son prédécesseur, redessiner unilatéralement le paysage proche-oriental.
Pour la communauté internationale, ce serait un virage à 180 degrés. Depuis les armistices de 1949, des centaines de résolutions de l’ONU – dont celles, contraignantes, du Conseil de Sécurité – ont défini le cadre d’une solution du conflit : négociation pour la création d’un État palestinien indépendant et viable sur les territoires occupés par Israël en 1967, avec Jérusalem-Est pour capitale, le démantèlement des colonies et une juste solution du problème des réfugiés.
Élu président en 2012, François Hollande accentue dès 2013 le tournant pro-israélien de Sarkozy. Lors d’une soirée au domicile de Netanyahou, il déclare : « J’aurai toujours un chant d’amour pour Israël et pour ses dirigeants ». L’année suivante, il apporte son soutien à la nouvelle guerre de Tsahal contre Gaza et tente même, avec son Premier ministre Manuel Valls, d’interdire les manifestations hostiles au massacre.
Une photo résume le premier mandat d’Emmanuel Macron : datée de janvier 2020, elle le montre, kippa sur la tête, devant le Mur des Lamentations, avec à ses côtés le député du Likoud à l’Assemblée française Meyer Habib ( )... Après le 7-Octobre, Macron suggérera la constitution d’une coalition internationale contre le Hamas, qu’aucun de ses homologues ne reprendra. Il lui faudra dix-neuf mois pour annoncer la reconnaissance de l’État palestinien, exigée de longue date par l'Assemblée et le Sénat. Plus net, son ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot déclare le 20 mai : « La situation est insoutenable parce que la violence aveugle et le blocage de l’aide humanitaire par le gouvernement israélien ont fait de Gaza un mouroir, pour ne pas dire un cimetière (…) Cela doit cesser parce que c’est une atteinte profonde à la dignité de la personne humaine, c’est une violation absolue de toutes les règles du droit international et c’est contraire à la sécurité d’Israël (…) Car qui sème la violence récolte la violence. ».
 
Emmanuel Macron tiendra-t-il cette promesse ?
 
ARTICLE DE DOMINIQUE VIDAL DANS LA « PRESSE NOUVELLE MAGAZINE » DE JUIN 2025 / et sur sa page Facebook.
 
 
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8 juin 2025 7 08 /06 /juin /2025 07:44
Morlaix, 7 juin 2025 - Conférence-débat avec la présidente de l'AFPS Anne Tuaillon et la présidente d'AMNESTY INTERNATIONAL Anne Savinel Barras.
Morlaix, 7 juin 2025 - Conférence-débat avec la présidente de l'AFPS Anne Tuaillon et la présidente d'AMNESTY INTERNATIONAL Anne Savinel Barras.
Morlaix, 7 juin 2025 - Conférence-débat avec la présidente de l'AFPS Anne Tuaillon et la présidente d'AMNESTY INTERNATIONAL Anne Savinel Barras.
INITIATIVE À MORLAIX 
Conférence-débat d'une grande intensité avec la présidente de l'AFPS Anne Tuaillon et la présidente d'AMNESTY INTERNATIONAL Anne Savinel Barras.
Les gradins de la grande salle du SEW étaient bien remplis
Les Morlaisiens et Finistériens sont pleinement mobilisés pour la solidarité avec le peuple palestinien
CONTRE L'APARTHEID
CONTRE LE GÉNOCIDE 
Macron et son gouvernement, comme les autres États européens peuvent arrêter ces criminels de guerre, Netanyahou et son équipe. Suspension de la coopération commerciale UE-Israel, arrêt des ventes d'armes, jugement contre les soldats franco-israéliens complices du génocide et des crimes de guerre et contre l'humanité à Gaza, reconnaissance immédiate de la Palestine comme État
 
***
INTERVIEW DANS LE TÉLÉGRAMME DU JOUR DE ANNE SAVINEL-BARRAS, PRÉSIDENTE D'AMNESTY INTERNATIONAL FRANCE. 
 
 
« Le terme génocide est une qualification juridique et nous l’avons démontré » : Amnesty International entend peser pour mettre fin à l’action d’Israël à Gaza [Interview]
 
Par Clara Gaume Le Bars
 
Le 07 juin 2025
 
« Nous ne qualifions pas le Hamas de groupe terroriste » : cette position d’Amnesty International ne cesse de faire réagir. À la veille de sa venue à Morlaix pour une conférence organisée par l’AFPS (Association France-Palestine Solidarité), Anne Savinel-Barras, juriste engagée au sein d’Amnesty France, défend une lecture rigoureuse du droit international.
Amnesty International qualifie les actes commis par Israël à Gaza de « génocide ». 
 
Pourquoi avoir choisi un terme aussi lourd de conséquences ?
 
Pour commencer, je pense qu’il est important aujourd’hui de rappeler la définition d’un génocide. Ce mot, très lourd historiquement, fait référence à des moments très sombres de notre humanité. Mais il reste avant tout une qualification juridique, avant d’être une opinion ou un avis personnel. La définition s’appuie sur des éléments qui sont décrits dans la Convention sur la Prévention du Génocide de 1948. En 2024, Amnesty International a réalisé une étude et les faits commis par Israël sur les Gazaouis relèvent des critères juridiques du génocide : meurtres de civils lors de bombardements ciblés, arrestations arbitraires suivies de détentions secrètes et de tortures, ainsi que des conditions de vie intenables à Gaza. Par exemple, les frappes sur les usines de dessalinisation ont privé la population d’accès à l’eau potable. Le terme génocide est une qualification juridique et nous l’avons démontré.
 
Les actes commis par le Hamas le 7 octobre 2023 sont des crimes de guerre, atroces et injustifiables. Pourquoi refusez-vous de qualifier le Hamas de groupe terroriste, malgré l’attente d’une partie de l’opinion française ?
 
Je comprends cette volonté de prononcer ce mot parce qu’il peut avoir une signification importante. Depuis le début, nous n’utilisons pas le terme “terroriste”, non pas parce que nous ne reconnaissons pas les crimes du Hamas, mais parce que ce mot ne nous permet pas de donner une qualification au regard du droit international. Le mot terroriste a aujourd’hui beaucoup d’interprétations différentes. Quand on parle de terroriste en France ou dans un autre pays, on ne dit pas la même chose. Nous préférons donc parler de crimes de guerre car oui les actes commis par le Hamas le 7 octobre 2023 sont des crimes de guerre, atroces et injustifiables.
 
Selon vous, quel rôle la France devrait-elle jouer dans ce conflit ?
 
Qui dit génocide dit obligation des États. Tous, y compris la France, ont l‘obligation de faire tout ce qui est en leur pouvoir pour faire cesser ce qui est en train de se passer. On attend de la France qu’elle fasse pression, et elle le peut grâce à son influence diplomatique, que ce soit au niveau de la communauté européenne ou mondiale. Elle est en mesure d’exiger un cessez-le-feu immédiat. La France doit aussi réclamer la libération des otages sans aucune condition.
 
Concrètement, que peuvent faire aujourd’hui les citoyens, les élus, ou les acteurs de la société civile pour agir face à la situation à Gaza ?
La société civile, soit l‘ensemble des associations non gouvernementales, a un rôle à jouer et doit se mobiliser. Elle doit faire pression sur les gouvernements pour les obliger à prendre leur responsabilité et leurs obligations pour que ce génocide s’arrête. Aujourd’hui, en France et dans le monde, devant l’immobilisme politique c’est à nous de continuer à nous soulever, à manifester et ce malgré la répression. Les actions menées restent insuffisantes. Nous devons pousser le plus fort possible parce qu‘il est extrêmement urgent la situation change.
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5 juin 2025 4 05 /06 /juin /2025 17:25
Photo Léon Deffontaines

Photo Léon Deffontaines

Fabien Roussel à la conférence OLP-PCF - Photo Léon Deffontaines

Fabien Roussel à la conférence OLP-PCF - Photo Léon Deffontaines

conférence OLP-PCF - Photo Léon Deffontaines

conférence OLP-PCF - Photo Léon Deffontaines

Solidarité avec le peuple palestinien - Conférence internationale du PCF avec l'OLP à Paris ce 4 juin 2025 - Un appel à l'action
Prise de parole de Sophie Binet à la rencontre du Parti communiste et de l'OLP au siège du PCF à Paris ce mercredi 4 juin - Palestine solidarité!

Prise de parole de Sophie Binet à la rencontre du Parti communiste et de l'OLP au siège du PCF à Paris ce mercredi 4 juin - Palestine solidarité!

Alliance internationale pour les droits du peuple Palestinien 
 
Face au génocide à Gaza et à la colonisation en Cisjordanie, le Parti communiste français et l'Organisation de la libération de la Palestine (OLP) lancent une campagne internationale pour la reconnaissance de l'Etat palestinien.
La France doit s'engager pleinement pour une paix juste et durable durable en Palestine et en Israël.
💬 "Nous avons combattu l'occupation de l'Algérie. Nous avons gagné.
Nous avons combattu l'occupation du Vietnam. Nous avons gagné.
Nous avons combattu l’apartheid. Nous avons gagné.
Souvent seuls au départ. Nombreux à la fin
Nous gagnerons la bataille pour la Palestine !" 
 
Fabien Roussel
Incroyable journée ! La Palestine dans sa diversité, présente au siège du PCF. La reconnaissance de l'état palestinien était le maître mot de cette manifestation : alliance internationale pour les droits des palestiniens. Bravo au PCF pour donner la visibilité qu'elle mérite à la cause palestinienne, à l'OLP dignement représentée. 
 
Déclaration finale de la conférence "Liberté pour la Palestine" – 4 juin 2025
Le PCF, l’OLP et le Forum Palestine, en présence de forces syndicales, politiques et associatives du monde entier, lancent officiellement l’Alliance pour la défense des droits du peuple palestinien.
 
Face au génocide en cours, à l’occupation, à l’apartheid et aux crimes de guerre : nous exigeons l’application du droit international, la reconnaissance immédiate de l’État de Palestine, le respect du droit au retour et des sanctions contre l’État d’Israël.
 
Une coalition internationale pour les droits du peuple palestinien est née à Paris, dans l’unité, la solidarité et la détermination.
 
 À lire et à faire circuler massivement : la résolution complète ici

Mercredi 4 juin se tenait à Paris au siège national du PCF, Place du Colonel Fabien, une conférence internationale de solidarité avec le peuple Palestinien. Elle était organisée conjointement par le PCF et l’OLP (Organisation pour la Libération de la Palestine).

Près d’une trentaine d’organisations étaient représentées, physiquement ou en visio : la CGT, la FSU, la LDH, la FIDH, le Sinn Fein, le PGE, Médecins du monde, Reporters sans frontières, le parti communiste du Japon, l’AKEL (Chypre),…De nombreux représentants d’associations et mouvements palestiniens dont Bassam al-Salhi secrétaire général du Parti du peuple Palestinien (communiste) et des personnalités comme l’ancien ministre Hubert Védrine, Jean-Paul Chagnollaud professeur émérite des Universités, Ofer Bronstein Président du Forum international pour la Paix en charge du rapprochement israélo-palestinien, Charlotte Blandiot-Faride Présidente de l’AJPF, Marie-Louise Coléro-Préca, ancienne présidente de Malte…

Cette journée a été animée par Francis Wurtz, député européen honoraire.

 

L’objet de cette rencontre était de jeter les bases d’un large et puissant mouvement de solidarité internationale en faveur du peuple palestinien. De contribuer à construire une alliance unitaire dans ce sens, avec pour objectifs immédiats ainsi que l’ont déclaré les intervenants :

 

- L’arrêt total de la guerre génocidaire menée par le gouvernement d’extrême-droite israélien à Gaza et le retrait de ses forces armées.

- La liberté pour les associations humanitaires, sous couvert de l’ONU, d’apporter l’aide alimentaire et l’aide médicale indispensables à la population de Gaza où la famine et le manque de soins créent une situation dramatique.

- L’arrêt de toutes les opérations militaires israéliennes en Cisjordanie, le retrait de ses troupes d’occupation et le démantèlement de ses colonies, conformément aux résolutions de l’ONU.

- La libération des otages israéliens et celle de tous les prisonniers politiques palestiniens.

- La reconnaissance inconditionnelle par la France, et l’Union Européenne, de l’État de Palestine avec Jérusalem-Est pour capitale, aux côtés de l’État d’Israël, sur la base des frontières de 1967, conformément aux différentes résolutions de l’ONU et au Droit International, comme l’ont déjà fait 149 pays de par le monde.

 

Une déclaration unitaire (voir sur le site internet du PCF) comportant 10 exigences a été adoptée à l’issue de cette journée.

 

Sophie Binet a rappelé les liens historiques de solidarité qui lient son syndicat au peuple palestinien, et fait part de l’action de la CGT en faveur des travailleurs

 

 

 

palestiniens au sein de la Confédération européenne des syndicats et du Bureau international du Travail .

 

Elle a insisté sur l’urgente nécessité d’élever fortement le niveau de la mobilisation populaire, particulièrement en France.

 

C’est aussi la volonté des communistes, pour lesquels la solidarité internationale n’est pas un vain mot et s’est toujours inscrite dans des actes concrets.

 

Leur engagement a été salué tout au long de la journée par plusieurs responsables palestiniens dont M. Ahmed Saeed Al Tamimi, Président du Conseil Palestinien des Droits de l’Homme qui, dans son exposé, a déclaré, parlant du PCF, que :

«... cette organisation avait toujours soutenu le peuple palestinien et qu’elle était liée aux luttes d’émancipation des peuples à travers l’histoire : le Viet-Nam, l’Algérie, l’Afrique de Sud. »

 

En écho, Fabien Roussel qui co-présidait à ses côtés cette journée internationale devait dire :

« Le PCF a porté la lutte d’indépendance du peuple algérien et nous avons gagné. Nous avons animé la résistance pour la liberté du peuple vietnamien et nous avons gagné. Nous avons animé la lutte pour la fin de l’apartheid et la libération de Nelson Mandela et nous avons gagné. Nous gagnerons cette bataille pour la reconnaissance de la Palestine. »

 

Un message d’espoir mais aussi un appel à l’action.

Cette journée marque une nouvelle étape de la solidarité avec le lancement de l’Alliance internationale pour les droits du peuple palestinien.

 

Piero Rainero, ancien conseiller régional communiste et élu communiste de Quimper, ancien secrétaire départemental du PCF, militant de la solidarité avec le peuple palestinien, représentant de la fédération PCF du Finistère à cette conférence internationale du 5 juin.

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1 juin 2025 7 01 /06 /juin /2025 07:18
Le Télégramme 1er juin 2025 : Le Télégramme, 1er juin 2025. Un projet d'accueil de danseuses palestiniennes à Quimper avec l'association Kemper-Balata et dans d'autres villes bretonnes et du Finistère: Morlaix, Brest, Carhaix, Rostrenen.

Le Télégramme 1er juin 2025 : Le Télégramme, 1er juin 2025. Un projet d'accueil de danseuses palestiniennes à Quimper avec l'association Kemper-Balata et dans d'autres villes bretonnes et du Finistère: Morlaix, Brest, Carhaix, Rostrenen.

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30 mai 2025 5 30 /05 /mai /2025 08:41
Samedi 7 juin - Palestine : Génocide/ apartheid - Conférence à Morlaix avec les présidentes de l'AFPS Anne Tuaillon et d'Amnesty International Anne Savinel-Barras
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30 mai 2025 5 30 /05 /mai /2025 08:40
Le Télégramme

Le Télégramme

Ouest-France, 28 mai

Ouest-France, 28 mai

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30 mai 2025 5 30 /05 /mai /2025 08:36
20 ans après le non au TCE, l'union européenne toujours impopulaire et antisociale! - par Fabien Gay, sénateur communiste et directeur de l'Humanité, 29 mai 2025

Le 29 mai 2005 est une date marquante de la période contemporaine puisque ce jour-là, les électeurs ont rejeté l’adoption du Traité constitutionnel européen. C’est un événement car un vote populaire massif des travailleurs, de la jeunesse, des grandes villes aux territoires ruraux, s’est exprimé alors pour dire ‘’non’’ à la fuite en avant libérale. C’est un souvenir marquant pour moi, jeune communiste de Gironde impliqué dans une de mes premières campagnes. 

Du déroulé de la campagne au contenu du traité constitutionnel européen, les liens avec l’actualité politique présente sont criants. 

Dès l’annonce d’un référendum par le président d’alors, Jacques Chirac, la doxa libérale s’est mis en branle pour dénoncer non seulement le processus démocratique mais également les partisans du ‘’Non’’ au texte à portée constitutionnelle. 

A mesure que les sondages confirmaient un rejet net et populaire du texte proposé par le Haut-commissaire Valéry Giscard d’Estaing, la hargne médiatique n’a eu de cesse de taxer de populistes, de racistes, d’irresponsables, celles et ceux qui interrogeaient cette construction européenne défaillante. 

N’en déplaise à ces chiens de garde, la campagne fut un moment de mobilisation extraordinaire, de débat politique participatif animé par des collectifs unitaires à travers tout le territoire. Des ouvriers, des employés, des étudiants, des retraités se réunissaient pour analyser le texte, décortiquer les articles dont certains étaient très techniques et précis comme celui sur l’usage des graisses animales…L’Humanité avait notamment publié un hors-série décortiquant le texte, devenu au fil de la campagne un outil phare de la mobilisation. Loin des caricatures sur le rejet d’un prétendu plombier polonais, ce sont des forces vives qui confrontaient un texte avec leurs réalités sociales.

Le contenu du texte avait de quoi faire débat. Des références sur les racines chrétiennes de l’Europe à la libéralisation de tous les pans de la vie économique et sociale, remettant en cause les services publics, puis l’alignement inconditionnel vers un atlantisme arrogant et guerrier (deux ans après l’invasion illégitime de l’Irak par une coalition étatsunienne), les inquiétudes étaient légitimes. Le débat public, poussé par la mobilisation populaire, a permis de soulever des espoirs et d’appeler à une autre construction européenne basée sur la solidarité, la coopération. Les forces progressistes en appelaient notamment à une autre utilisation de l’argent, par le biais de la Banque centrale européenne, à des coopérations avec le voisinage immédiat du Vieux continent.

Le ‘’Non’’, inattendu, a marqué un signal fort, repris quelques semaines plus tard par le rejet du même texte aux Pays-Bas puis en Irlande. Si dans ces deux pays, une deuxième consultation a eu lieu, le non a fait l’objet d’un déni intolérable en France.

Elu notamment sur la promesse de réviser le traité constitutionnel européen, devenu traité de Lisbonne, Nicolas Sarkozy a littéralement validé le texte originel et foulé aux pieds la volonté populaire. 2007 fut également le moment d’application de la directive Bolkenstein, du nom du commissaire européen à la (sacro-sainte) concurrence. Ce texte, symbole du libéralisme le plus débridé, a établi le recrutement de travailleurs communautaires selon les règles de leur pays d’origine (salaires, temps de travail) actant un nivellement par le bas des conditions de travail de l’ensemble des salariés. François Hollande en fera de même cinq ans plus tard, ne touchant pas une ligne du mécanisme européen.

Vingt ans plus tard, les dégâts d’une concurrence sans limites, accentuée par deux crises économiques (subprimes puis Covid) sont considérables. 

L’Union européenne n’est plus celle du consensus du marché libre et non faussé mais celui d’un conservatisme débridé aux accents sécuritaires, identitaires et antisociaux. 2005 a enclenché le cycle dit des populismes avec près de la moitié des gouvernements européens désormais dirigés par l’extrême droite ou participant à une coalition gouvernementale. Ces derniers ne sont d’ailleurs pas du tout hostiles à une Union européenne qu’ils dénoncent dans les mots mais dont ils appliquent les préceptes néolibéraux de manière zélée, teintés de racisme et de conservatisme.

Derrière une façade démocratique, c’est un technocratisme qui s’est imposé contre les besoins sociaux, répondant à une mondialisation de traités de libre-échange, toujours au service des puissants, des intérêts financiers des conglomérats dans l’agriculture, l’industrie, la santé. Cela a consisté en « modération salariale », en privatisations, en réformes territoriales toujours plus violentes contre les couches moyennes et populaires. L’austérité a toujours été la réponse  aux différentes crises, particulièrement en Europe du Sud où les peuples subissent encore les dégâts d’une crise de la dette privée (donc principalement des banques). Il faut dire que les mobilisations populaires ont été au mieux ignorées, au pire étouffées. L’expérience de la coalition de gauche progressiste en Grèce en 2015 a été marginalisée alors même que les gouvernements dits illibéraux, tels la Hongrie, bénéficient d’une mansuétude de la part de la Commission européenne. Il serait vain de se cacher derrière la malveillance d’une élite technocratique à Bruxelles. Les gouvernements des Etats ont leur responsabilité pleinement engagés et peu se sont opposés à toute voie alternative aux dogmes libéraux.

La construction européenne devait amener prospérité et paix, basée sur une  économie de la connaissance la plus compétitive du monde. Vingt ans plus tard, l’Union européenne reste une zone économique relativement riche comparé au reste du monde. Mais elle prend le chemin d’un déclin car elle n’a pas anticipé les chocs qu’elle a elle-même alimentés. Dans un monde où les puissance émergentes d’hier comptent davantage dans les affaires du monde, ce qui est logique quand l’Asie notamment représente la moitié de l’humanité, l’Europe décroche. Le rapport Draghi en atteste, appelant à faire les investissements d’avenir. C’est bien de s’en soucier après des décennies de bradage de l’industrie pour produire à moindre coût ailleurs, de saccager l’agriculture, d’affaiblir le tissu social de tous les pays membres. L’Union européenne s’est elle-même sabordée en participant à un jeu de libre-échange dérégulé sans vision d’avenir : aucun champion industriel n’a émergé dans les hautes technologies, la santé, l’énergie, sujets qui ont été au cœur des récentes crises et montré la nécessité d’une souveraineté dans ces domaines.

La guerre n’est plus aux portes de l’Europe mais en plein cœur du continent et la fuite en avant militariste vers l’économie de guerre, avec des gouvernements aux teintes nationalistes, ne présage rien de bon. Concevant son voisinage comme foncièrement hostile, notre continent s’est muré dans une politique migratoire irresponsable avec l’Europe forteresse du programme Frontex.

Mais plutôt que de raisonner en termes de compétitivité ou de glisser sur une grille de lecture civilisationnelle comme le veut l’extrême droite, c’est la finalité de la construction européenne qu’il faut réinterroger. 

Ce n’est pas d’un saut vers le fédéralisme, d’un marché unique des capitaux, de commandes militaires mutualisées qui sauveront le soldat Union européenne. Une refondation de la construction est essentielle pour répondre aux défis du XXIe siècle.

Une Union des peuples et des nations souverains et librement associés doit émerger. Un nouveau traité pourrait refonder les règles communes en associant les volontés des gouvernements et des peuples. Une refondation devrait notamment permettre d’investir par un fonds européen écologique, économique et social pour réindustrialiser, adapter nos sociétés au changement climatique (notre continent étant celui qui se réchauffe le plus vite), bâtir des nouveaux services publics. Il faut repenser notre rapport au monde, dépassant l’héritage colonial, et aller vers un multilatéralisme coopératif avec le « Sud global ».

Tout cela ne sera possible que par une implication populaire, agissante au niveau national et par des actions communes au niveau continental. Les forces du travail et de la création doivent être motrices car rien ne se fera par le haut mais au contraire par un lien nécessaire entre les luttes et les perspectives politiques. 

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28 mai 2025 3 28 /05 /mai /2025 14:36
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25 mai 2025 7 25 /05 /mai /2025 07:39
On assassine un peuple et il faudrait se taire? - Francis Wurtz, chronique L'Humanité magazine, 22 mai 2025
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