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23 avril 2025 3 23 /04 /avril /2025 11:26
Cessez-le-feu immédiat à Gaza. Reconnaissance de l’Etat de Palestine

Depuis la rupture de la trêve le 18 mars dernier, le gouvernement d’extrême droite israélien de Benyamin Netanyahou poursuit la guerre destructrice contre la population de Gaza et il organise le blocage de toute aide humanitaire en faveur de la population de ce territoire. Il crée ainsi une situation de famine qui menace plus de 2,1 millions de personnes piégées et bombardées.

L’armée israélienne se livre à une politique de terre brûlée sur un territoire qu’elle a fragmenté en morceaux et qu’elle occupe à 60%, enfermant la population de Gaza dans de minces bandes de terre surpeuplées. La destruction des infrastructures médicales et de fourniture d’eau et d’électricité fait de Gaza un trou noir humanitaire.

Ce sont là des crimes de masse, des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité. Ils tombent sous le coup de la justice internationale suite à la décision de la Cour pénale internationale.

C’est dans ce contexte que 27 élu.es – dont pour le PCF les parlementaires Soumya Bourouaha et Marianne Margaté, les maires Charlotte Blandiot – Faride, Philippe Rio, Olivier Sarrabeyrouse, Gilles Leproust et des élus locaux, devaient se rendre en Israël et en Palestine du 20 au 24 avril.

Le PCF dénonce la décision des autorités israéliennes d’interdire l’entrée du territoire à la délégation. Il appelle les autorités françaises à agir face à ce précédent dangereux et à tout mettre en œuvre pour créer les conditions d’un déplacement dans les meilleurs délais.

La situation à Gaza est dénoncée par l’Organisation des nations unies (ONU), l’Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA) et le Programme alimentaire mondial (PAM).

Nombre de gouvernements se refusent à faire pression sur le cabinet israélien qui agit en toute impunité. Benyamin Netanyahou est aujourd’hui soutenu par l’extrême-droite en Europe, en France et aux Etats-Unis. Victor Orban, a dénoncé la Cour pénale internationale (CPI) sans que cela ne fasse réagir l’UE. Et, bien que ses propositions provocatrices soient rejetées par l’immense majorité de la communauté internationale, Donald Trump a réaffirmé sa volonté d’expulser les Palestiniens de Gaza, avec la complicité de gouvernements de la région.

157 journalistes ont été tués, dont dernièrement Fatma Hassona dont le film portant la voix des Gazaouis fait partie de la sélection du Festival de Cannes. Tous les syndicats de journalistes ont dénoncé ces crimes et exigent d’accéder à la bande de Gaza.

Dans le même temps, les milices suprémacistes de colons armés et l’armée israélienne d’occupation continuent à mettre à feu et à sang la Cisjordanie.

Pourtant, en Israël, une mobilisation inédite grandit de semaine en semaine pour l’arrêt de la guerre à Gaza, le retour des otages encore vivants que détient le Hamas, le départ de Netanyahou et de son gouvernement. Des officiers, des soldats, des réservistes manifestent à présent leur refus de servir une politique qui met en danger l’avenir et la sécurité du peuple israélien lui-même.  

Dans cette situation d’extrême urgence pour le peuple palestinien, le PCF exige que le gouvernement français :

  • Agisse résolument et immédiatement pour que l’UE suspende l’accord d’association UE-Israël et mette fin à toute forme de coopération militaire.
  • Reconnaisse immédiatement et sans condition l’Etat de Palestine aux côtés de l’Etat d’Israël sur la base des frontières de 1967 avec Jerusalem Est pour capitale. Emmanuel Macron a fait un premier pas dans cette direction. Il doit être suivi d’effets.
  • Agisse pour la libération des otages israéliens et la libération des prisonniers politiques palestiniens dont celle de Marwan Barghouti.
  • Agisse pour faire respecter le cessez-le-feu au Liban et la pleine souveraineté de ce pays sur la totalité du territoire.
  • Fasse concrètement appliquer les résolutions de la CIJ sur la prévention du risque de génocide et les mandats d’arrêt de la CPI. Le PCF soutient en ce sens l’initiative des députés communistes israéliens qui ont demandé à la CPI d’agir contre le gouvernement israélien sur la politique de bouclage total de la bande de Gaza.
  • S’oppose avec la plus grande fermeté à la volonté de l’extrême droite israélienne, des États-Unis et des forces intégristes et réactionnaires dans la région et dans le monde d’anéantir le mouvement national palestinien, représenté par l’OLP seule représentante légitime du peuple palestinien.
  • Agisse sur la base du plan de la Ligue arabe pour la reconstruction de Gaza.

Le PCF affirme sa solidarité agissante avec l’OLP dans sa lutte indépendante pour la reconnaissance et l’application des droits nationaux du peuple palestinien, le respect du droit international pour aboutir à une paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens et pour l’établissement d’un Etat de Palestine laïc et démocratique aux côtés de l’État d’Israël.

Il apporte son entier soutien aux forces démocratiques et de paix en Israël. Il appelle à la création d’un large front international pour la reconnaissance des droits nationaux du peuple palestinien.

Il prépare dans ce sens, avec l’OLP, une importante journée le 4 juin prochain avec des représentants français, européens et internationaux.

Les fédérations et les sections du PCF vont dans les prochaines semaines renforcer la campagne pour la reconnaissance par la France de l’Etat de Palestine, sur la base de deux Etats pour deux peuples.

Paris, le 22 avril 2025

Parti communiste français.

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21 avril 2025 1 21 /04 /avril /2025 06:45
Les enjeux de la reconnaissance de la Palestine - par Francis Wurtz, ancien député européen communiste et président du groupe de la Gauche Unie Européenne au Parlement européen
Francis Wurtz :
 
"LES ENJEUX DE LA RECONNAISSANCE DE L'ÉTAT DE PALESTINE 
 
Ainsi donc, la France s'apprête-t-elle à reconnaître l'Etat de Palestine.
La "patrie des droits de l'homme" sera le 149ème État du monde (sur 193) à prendre cette décision, 37 ans après la proclamation de la "Déclaration d'indépendance de l'Etat de Palestine" par l'Organisation de Libération de la Palestine (OLP), alors présidée par Yasser Arafat, à Alger (15 novembre 1988).
On ne peut que regretter l'attentisme et le perpétuel renvoi à un hypothétique "bon moment" manifesté à cet égard par nos dirigeants successifs.
Pour autant, plutôt que de s'appesantir sur les regrets, il est plus productif d'examiner les dynamiques positives pouvant découler de cette initiative diplomatique, "a priori" bienvenue.
️Le premier enjeu à prendre en considération me semble être l’appropriation de la signification politique de cet acte solennel par les citoyennes et les citoyens français comme par l'opinion publique internationale.
En faisant ce choix, la France réaffirme officiellement qu'il existe, en droit international,
- une autorité politique palestinienne -"l'Autorité palestinienne"-;
- un territoire palestinien -la Cisjordanie, Jérusalem Est et la bande de Gaza-;
- enfin, une population sur ce territoire : le peuple palestinien.
Cela paraît banal, sauf qu'il s'agit précisément de réalités essentielles battues en brèche par l'occupant israélien, qui prétend depuis des lustres qu'il "n'a pas d'interlocuteur avec qui négocier", qui a annexé Jérusalem, colonise la Cisjordanie et prétend expulser les Gazaouis de leur territoire anéanti et les déporter hors de Palestine !
Décider, pour la France, d'entrer officiellement en relation avec l'État de Palestine doit donc comporter l'engagement d'expliciter en toute clarté, nationalement et internationalement, la portée politique de sa prise de position. Et, à plus forte raison, faut-il cesser de traiter en quasi-délinquants celles et ceux qui se mobilisent pacifiquement pour le respect des droits fondamentaux des Palestiniens.
️Un autre enjeu, qui découle de ce qui précède, est l’action que va entreprendre la France pour contribuer à passer du slogan de "la solution à deux États" à sa concrétisation.
Cela passe par le refus de l'insoutenable impunité dont bénéficie sans discontinuité le pouvoir israélien, fût-il dirigé par un criminel de guerre frappé d'un mandat d'arrêt de la Cour pénale internationale .
À cet égard, on est en droit d'attendre de Paris, dans ce nouveau contexte, qu'il use de son influence au sein de l'Union européenne, pour que celle-ci opère un véritable tournant dans ses relations avec Tel-Aviv, en suspendant jusqu'à nouvel ordre l' "accord d'association" ultra-privilégié dont Israël est le seul pays au monde à bénéficier.
️Enfin, si le but à atteindre est bien d’arriver à une situation où les deux États, souverains, vivant côte à côte et en sécurité, soient mutuellement reconnus par tous les États de la région, la condition de cette normalisation diplomatique est la conclusion d’un accord de paix entre Israël et l’Etat palestinien.
Nous en sommes loin !
Que signifient, dès lors, ces propos sibyllins d’Emmanuel Macron, accolant à son initiative de juin prochain avec l’Arabie saoudite le projet de "finaliser le mouvement de reconnaissance réciproque par plusieurs pays" ?
Cela ressemble furieusement aux "Accords d’Abraham" lancés
par Donald Trump 1…pour priver les Palestiniens de leur dernier
atout : sans État palestinien, pas de porte ouverte pour Israël sur toute la région !
Troquer la reconnaissance de l’Etat de Palestine contre la relance du plan Trump auprès des dirigeants arabes constituerait un sommet d’hypocrisie ! Espérons qu’il n’en sera rien."
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21 avril 2025 1 21 /04 /avril /2025 06:40
Éditorial de l'Humanité, par Fabien Gay, 20 avril 2025-  État palestinien, maintenant, vraiment
Éditorial de l'Humanité-  État palestinien, maintenant, vraiment
Fabien Gay, 20 avril 2025
 
Dans l’avion qui le ramenait de son voyage diplomatique au Proche-Orient, Emmanuel Macron a déclaré vouloir reconnaître l’État de Palestine. Le « moment venu »plusieurs fois évoqué par le locataire de l’Élysée serait donc proche. La conférence internationale sur la Palestine qui se tiendra au siège de l’ONU en juin, coorganisée par la France et l’Arabie saoudite, formaliserait cet acte de reconnaissance.
 
Grande victoire ! 
 
À « l’Humanité », au sein du mouvement communiste et, au-delà, parmi tous les progressistes et démocrates attachés au droit international, cette reconnaissance par la France serait un événement. À l’été 2024, plusieurs États européens entraînés par l’Espagne avaient reconnu l’État palestinien, soulignant d’autant le rendez-vous manqué de la diplomatie française. 
 
Aujourd’hui, si la déclaration présidentielle est un signe positif, il nous faut être attentifs à son contenu : une reconnaissance… mais sous conditions. Emmanuel Macron émet même des contreparties qui douchent déjà notre espoir. En effet, le président de la République appelle les États du Golfe, dont l’Iran, à reconnaître l’État israélien. Or il sait que cette position n’est pas acceptable en l’état. Les tensions entre Tel-Aviv et Téhéran sont vives, comme en témoignent les actes d’hostilité réciproques. Pourquoi poser une condition irréaliste comme postulat de départ ?
 
Nous pourrions croire qu’Emmanuel Macron prépare déjà l’argument de son impuissance, renvoyant son inaction à l’irresponsabilité des autres. S’il s’agit de faire des accords d’Abraham version 2, en amenant l’Arabie saoudite et le Koweït à une reconnaissance bilatérale avec les Israéliens, mais sans perspectives pour les Palestiniens, cela serait vain. La crise actuelle l’a démontré : on ne peut dénier le droit inaliénable du peuple palestinien à exister. Mais, si la diplomatie consiste à ouvrir des voies de dialogue, il y a aussi des actes forts qui sont possibles et qui envoient un signal aux autres. 
 
Reconnaître l’État de Palestine, en conformité avec les résolutions onusiennes, en fait partie. Il n’est plus temps de tergiverser. L’heure est grave. Alors qu’il était à quelques kilomètres de Gaza, Emmanuel Macron a pu constater par la voix des secouristes français l’horreur des bombardements israéliens à Gaza. Il sait aussi que le champ de ruines de cette bande de terre palestinienne est déjà le lieu de crimes de guerre, de crimes contre l’humanité, avec un risque génocidaire avéré et demain l’éventualité d’un nettoyage ethnique d’ampleur, avec le projet indécent et excentrique de Donald Trump d’en faire la Riviera du Proche-Orient. Ce projet immobilier, on le sait, consiste surtout à recoloniser Gaza quand la Cisjordanie serait, elle, littéralement annexée.
 
L’idée d’un projet national palestinien est en péril. Nous ne pouvons pas faire comme si les bombes tombaient du ciel sans commanditaire. La paix avec les Israéliens est une nécessité, mais il faut cesser de donner carte blanche au premier ministre israélien, qui aurait dû être arrêté par les autorités françaises quand il a survolé le territoire national pour se rendre à Washington. Nombre de sanctions à disposition de la diplomatie française et européenne, comme l’accord d’association UE-Israël, peuvent également contribuer à faire pression sur Tel-Aviv pour qu’il cesse ses projets coloniaux.
Paris doit être du bon côté de l’histoire. La France a une voix qui porte et qui peut entraîner d’autres États, notamment en Europe. En parallèle des discussions diplomatiques, les forces populaires doivent faire résonner le message d’une France aux côtés des peuples et d’une paix juste et durable.
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21 avril 2025 1 21 /04 /avril /2025 06:25
Guerre à Gaza : la société israélienne en passe de se retourner contre Benyamin Netanyahou ? - Pierre Babancey, L'Humanité, 17 avril 2025
Guerre à Gaza : la société israélienne en passe de se retourner contre Benyamin Netanyahou ?
 
Les récentes démonstrations publiques des réservistes montrent le rejet grandissant d’une guerre inutile. Le sort des personnes détenues par le Hamas depuis le 7 octobre 2023, mais aussi le massacre des populations civiles dans les territoires palestiniens sont au centre de ces mobilisations. Un vent se lève qui inquiète Netanyahou.
 
Publié le 17 avril 2025
Pierre Barbancey
 
C’est peut-être un tournant dans la guerre génocidaire menée par Benyamin Netanyahou à Gaza. Le 10 avril, une pétition signée par près d’un millier de réservistes et retraités de l’armée de l’air israélienne a été rendue publique.
 
« À l’heure actuelle, la guerre sert principalement des intérêts politiques et personnels et non des intérêts de sécurité », dénoncent les signataires. « La poursuite de la guerre ne contribue à aucun de ses objectifs déclarés et conduira à la mort des personnes enlevées, des soldats de l’armée et des civils innocents, ainsi qu’à l’attrition des réservistes. » L’un des promoteurs de cette lettre, le capitaine Guy Poran, aujourd’hui à la retraite, s’en explique.
Cette lettre a reçu d’autant plus d’échos en Israël que l’armée de l’air est l’un des corps les plus prestigieux, la clé de voûte de la stratégie militaire qui consiste d’abord à bombarder intensément avant l’envoi des troupes au sol. C’est le scénario auquel on a assisté à Gaza dès les premiers mois de guerre, après les attaques terroristes du Hamas le 7 octobre 2023, ainsi qu’au Liban.
Multiplication des protestations
Cette première protestation écrite a été suivie d’autres, similaires. Elles ont été paraphées par d’anciens membres du Mossad, y compris des chefs et des chefs adjoints de division, environ 1 500 réservistes et retraités du corps des chars, des diplômés du programme Talpiot – un programme d’élite dédié au recrutement de jeunes diplômés –, des anciens de l’Unité 8200 – un laboratoire militaire qui se consacre à la cyberguerre –, des diplômés du Collège de défense nationale.
Les officiers réservistes de la marine ont adressé la leur au premier ministre Benyamin Netanyahou, aux membres de la Knesset, au haut commandement de l’armée et au public israélien ; ils y déclarent : « Les objectifs de la guerre – le retour des otages et le rétablissement de la sécurité – n’ont pas été atteints. Nous demandons la fin de la guerre. Nous portons le fardeau. La responsabilité vous incombe. »
Des officiers réservistes des unités de collecte de renseignements de l’armée ont même écrit : « Nous nous identifions à l’affirmation grave et troublante selon laquelle la guerre, à l’heure actuelle, sert principalement des intérêts politiques et personnels, et non des intérêts de sécurité. La poursuite de la guerre ne contribue en rien à ses objectifs déclarés et entraînera la mort d’otages, de soldats de Tsahal et de civils innocents. Nous sommes profondément préoccupés par l’érosion du système des réservistes et par l’augmentation des taux de non-conformité, et nous nous inquiétons des conséquences à long terme de cette tendance. »
Inquiétude des autorités militaires et politiques
La contestation se propage au-delà des rangs en treillis. Environ 2 000 professeurs d’établissements d’enseignement supérieur ont signé une pétition soutenant l’action des pilotes réfractaires : « À l’heure actuelle, la guerre sert principalement des intérêts politiques et personnels, et non des intérêts de sécurité. »
Il ne s’agit pas d’un simple feu de paille, et les plus hautes autorités d’Israël, militaires et politiques, s’inquiètent. Le chef d’état-major, le général de corps d’armée Eyal Zamir, a récemment demandé à l’échelon politique de « laisser tomber certains fantasmes » concernant la guerre dans la bande de Gaza. Selon le site Ynet News, du quotidien israélien Yediot Aharonot, certaines sources ont révélé que « Zamir ne déforme pas les données pour l’échelon politique ».
Le même avait été chargé d’élaborer des plans en vue d’une offensive de grande envergure visant à s’emparer de l’ensemble de la bande de Gaza en une seule fois. Ce site soulignait, en janvier : « Le nouveau chef d’état-major, Eyal Zamir, a évoqué lors de récentes discussions avec l’échelon politique la pénurie de personnel de combat dans l’armée, et a averti que toutes les ambitions des responsables politiques du gouvernement ne pourront pas être réalisées. »
Le même site poursuit : « L’armée israélienne est au cœur du plan « Petit Oranim » », même « minuscule », depuis un mois maintenant, guidée par l’échelon politique. Le plan vise de petites parties de toute la bande de Gaza, principalement sous forme d’extension de la zone tampon près de la frontière, avec un objectif modeste par rapport à ceux de la guerre, qui sont désormais loin d’être atteints : faire pression sur le Hamas pour qu’il accepte un compromis sur la libération de quelques otages supplémentaires dans un avenir proche, ou pour parvenir à un meilleur accord. Cela pourrait durer encore de nombreux mois.
 
Remise en cause de la stratégie de Netanyahou
On pourrait penser que toutes ces lettres et pétitions ne visent qu’à défendre la vie des otages israéliens en oubliant le génocide en cours. Il est vrai que le débat en Israël ne porte pas d’abord sur la protection des civils palestiniens, néanmoins évoquée dans les différentes interventions publiques. Pourtant, à travers la question du retour des Israéliens détenus à Gaza et la remise en cause de la stratégie de Netanyahou, se dessine déjà un mouvement qui pourrait empêcher le premier ministre et ses sbires d’extrême droite d’accomplir leurs funestes projets.
Ainsi lorsque Ynet News évoque « les taux actuels de participation des réservistes dans les unités de combat, qui se situent autour de 60 à 70 % dans le meilleur des cas », information transmise au gouvernement, ainsi que « l’inquiétude » des chefs militaires qui pressentent « que cela sera le cas lors d’une véritable offensive, si elle a lieu », il est clair que Netanyahou doit affronter quelque chose de plus terrible peut-être que la réprobation des peuples du monde : celle de sa propre société. Sa chute pourrait advenir de ce côté-là.
Le lien se fait petit à petit entre le présent mouvement et les manifestations qui, en 2023, avaient déjà conduit des centaines de milliers d’Israéliens dans la rue contre les projets de réforme judiciaire du premier ministre. Il s’agissait tout à la fois, pour Netanyahou, de faire disparaître la Cour suprême, seule capable – d’un point de vue légal – de le briser au regard des affaires de corruption dans lesquelles il est jugé et d’empêcher l’annexion pure et simple des territoires palestiniens, Gaza et Cisjordanie.
À l’époque, déjà, les réservistes de l’armée de l’air avaient menacé de ne plus accomplir leurs périodes de mobilisation. Rentrés dans le rang après le 7 octobre 2023, ils réagissent de nouveau aujourd’hui et toute la société israélienne est en alerte. Les Israéliens commencent à comprendre que la libération des otages passe par l’arrêt de ce massacre génocidaire, même si le mot choque encore dans le pays. La question de l’occupation comme génératrice de guerre commence à s’installer dans les esprits.
Guerre à Gaza : la société israélienne en passe de se retourner contre Benyamin Netanyahou ? - Pierre Babancey, L'Humanité, 17 avril 2025
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19 avril 2025 6 19 /04 /avril /2025 05:00
 
QUELQUE CHOSE EST EN TRAIN DE SE PASSER AUX USA
 
60 000 personnes (selon la police) à Los Angeles hier au meeting de Bernie Sanders et Alexandra Occasio-Cortez (AOC) dans leur tournée "Fighting Oligarchy" (combattons l'oligarchie) alors que les organisateurs attendaient de 32 à 36 000 personnes, avec beaucoup, beaucoup de jeunes.
C'est un évènement marquant parce qu'il suit les meetings de 30 000 personnes à Denver et de dizaines de milliers de personnes en Arizona ou dans le Colorado qui sont venues pour écouter Bernie Sanders qui se réclame ouvertement du socialisme démocratique et AOC, tous deux membres de DSA (Socialistes démocrates d'Amérique), parti dont l'objectif est l'abolition du capitalisme.
 
Les USA n'ont certainement pas connu un tel phénomène depuis les années 1910-1920 ou le socialiste Eugène Debs réunissait des centaines de milliers de personnes venues l'écouter dans ses meetings

Bernie Sanders est maire de Burlington, plus grande ville du Vermont, de 1981 à 1989, puis élu à la Chambre des représentants des États-Unis de 1991 à 2007, date à laquelle il devient sénateur au Congrès des États-Unis pour le Vermont.

Bernie Sanders est longtemps indépendant tout en étant administrativement rattaché aux démocrates du Sénat. Premier sénateur américain à se présenter comme « socialiste » puis « démocrate socialiste ».

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BERNIE SANDERS

"Je ne remercie pas souvent Elon Musk, mais il a fait un travail remarquable en montrant ce que nous soutenons depuis des années - et le fait que nous vivons dans une société oligarchique où les milliardaires dominent non seulement notre politique et les informations que nous consommons, mais aussi notre gouvernement et notre économie. ..

Cela n’a jamais été aussi clair qu’aujourd’hui.

Mais compte tenu des nouvelles et de l'attention que M. Musk a reçues ces dernières semaines pour avoir éliminé illégalement et inconstitutionnellement des institutions gouvernementales, j'ai pensé que c'était le bon moment pour poser la question que les médias et la plupart des politiciens ne semblent pas se poser : que veulent vraiment lui et les autres multimilliardaires ? Quel est leur jeu final ?

À mon avis, ce que Musk et son entourage poursuivent agressivement n’est pas quelque chose de nouveau, ce n’est pas compliqué et ce n’est pas inédit. C’est ce que les classes dirigeantes, tout au long de l’histoire, ont toujours voulu et considéré comme leur appartenant de droit : plus de pouvoir, plus de contrôle, plus de richesse. Et ils ne veulent pas que les gens ordinaires et la démocratie se mettent en travers de leur chemin.

Elon Musk et ses collègues oligarques estiment que le gouvernement et les lois ne sont qu’un obstacle à leurs intérêts et à ce à quoi ils ont droit.

Dans l’Amérique pré-révolutionnaire, la classe dirigeante gouvernait grâce au « droit divin des rois », la croyance selon laquelle le roi d’Angleterre était un représentant incontesté de Dieu. Aujourd’hui, les oligarques croient qu’en tant que maîtres de la technologie et en tant que « personnes à QI élevé », ils ont le droit absolu de gouverner.

En d’autres termes, ils sont nos rois modernes.

Et ce n’est pas seulement une question de force. C'est une richesse incroyable. Aujourd’hui, Musk, Bezos et Zuckerberg possèdent une richesse combinée de 903 milliards de dollars, soit plus que la moitié la plus pauvre de la société américaine, soit 170 millions de personnes. Incroyablement, depuis l’élection de Trump, leurs enjeux ont grimpé en flèche. Elon Musk est plus riche de 138 milliards de dollars, Zuckerberg de 49 milliards de dollars et Bezos de 28 milliards de dollars. Si l’on additionne tout cela, les trois personnes les plus riches d’Amérique sont 215 milliards de dollars plus riches depuis le jour de l’élection.

Pendant ce temps, alors que les très riches deviennent encore plus riches, 60 % des Américains vivent d’un chèque de paie à l’autre, 85 millions ne sont pas assurés ou sous-assurés, 25 % des personnes âgées vivent avec 15 000 dollars ou moins, 800 000 sont sans abri, et nous avons le taux de pauvreté infantile le plus élevé de presque toutes les grandes nations du monde.

Pensez-vous que les oligarques devraient cracher sur ces gens-là ? Croyez-moi, ils ne le savent pas. La décision d’Elon Musk de dissoudre l’agence américaine pour le développement international (USAID) signifie que des milliers de personnes parmi les plus pauvres du monde mourront de faim ou de maladies évitables.

Mais ce n’est pas seulement à l’étranger. Ici, aux États-Unis, ils prendront bientôt en charge les programmes de santé, de nutrition, de logement et d’éducation qui protègent les plus vulnérables de notre pays afin que le Congrès puisse leur accorder, ainsi qu’à leurs collègues milliardaires, d’importantes réductions d’impôts. Comme les rois d’aujourd’hui qui croient avoir le droit absolu de régner, ils n’hésiteront pas à sacrifier le bien-être des travailleurs pour protéger leurs privilèges.

De plus, ils utiliseront les grandes opérations médiatiques qu'ils possèdent pour attirer l'attention sur l'impact de leurs politiques tout en nous « divertissant à mort ». Ils mentiront, mentiront et mentiront. Ils continueront à dépenser d'énormes sommes d'argent pour acheter des politiciens des deux principaux partis politiques.

Ils mènent une guerre contre la classe des travailleurs de ce pays et ils ont l’intention de gagner cette guerre.

Je ne plaisante pas : les problèmes auxquels ce pays est confronté sont graves et difficiles à résoudre. L’économie est truquée, notre système de financement de campagne est corrompu et nous luttons pour contrôler le changement climatique, entre autres choses.

Mais voici ce que je sais :

La plus grande crainte de la classe dirigeante de ce pays est que les Américains – noirs, blancs, hispaniques, urbains et ruraux, homosexuels et hétérosexuels – se rassemblent pour exiger un gouvernement qui nous représente tous, et pas seulement une poignée de riches.

Leur cauchemar est que nous ne permettrons pas à la race, à la religion, à l’orientation sexuelle ou au pays d’origine de nous diviser, et qu’ensemble nous aurons le courage de leur tenir tête.

Est-ce que cela sera facile ? Bien sûr que non.

La classe dirigeante de ce pays vous rappellera qu’elle détient tout le pouvoir. Ils contrôlent le gouvernement, ils possèdent les médias. « Voulez-vous nous accompagner ? Bonne chance », disaient-ils. « Tu ne peux rien y faire. »

Mais notre tâche aujourd’hui n’est pas d’oublier la grande lutte et les sacrifices que des millions de personnes ont consentis au cours des siècles pour créer une société plus démocratique, plus juste et plus humaine :

* Le renversement du roi d’Angleterre afin de créer une nouvelle nation et un gouvernement autonome. Impossible.

* Instauration du suffrage universel. Impossible.

* Mettre fin à l’esclavage et à la ségrégation. Impossible.

* Donner aux travailleurs le droit de former des syndicats et abolir le travail des enfants. Impossible.

* Donner aux femmes le contrôle de leur propre corps. Impossible.

* Adoption d’une loi visant à établir la sécurité sociale, l’assurance-maladie, Medicaid, le salaire minimum, l’air pur et l’eau potable. Impossible.

En ces temps difficiles, le désespoir n’est pas une option. Nous devons riposter par tous les moyens possibles.

Nous devons participer au processus politique : nous présenter aux élections, parler à nos législateurs locaux, étatiques et fédéraux, faire des dons aux candidats qui se battront pour la classe ouvrière de ce pays. Nous devons créer de nouveaux canaux de communication et de partage d’informations. Nous devons faire du bénévolat non seulement sur le plan politique, mais aussi pour bâtir une communauté au niveau local.

Tout ce que nous pouvons, nous le devons.

Il va sans dire que j’ai l’intention de faire ma part – à la fois à l’intérieur de la rocade et en voyageant à travers le pays – pour défendre un pays de classe des travailleurs. Dans les jours, les semaines et les mois à venir, j’espère que vous me rejoindrez dans ce combat.

En signe de solidarité."

Bernie Sanders

 

Bernie Sanders est maire de Burlington, plus grande ville du Vermont, de 1981 à 1989, puis élu à la Chambre des représentants des États-Unis de 1991 à 2007, date à laquelle il devient sénateur au Congrès des États-Unis pour le Vermont.

Bernie Sanders est longtemps indépendant tout en étant administrativement rattaché aux démocrates du Sénat. Premier sénateur américain à se présenter comme « socialiste » puis « démocrate socialiste », il se présente aux primaires du Parti démocrate pour l'élection présidentielle de 2016. Rencontrant un succès inattendu, en particulier auprès des jeunes électeurs et des ouvriers, il concède finalement la victoire à l'ancienne secrétaire d'État Hillary Clinton, qui perd l'élection présidentielle face à Donald Trump.

 

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16 avril 2025 3 16 /04 /avril /2025 08:54

 

 

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15 avril 2025 2 15 /04 /avril /2025 08:27

 

 

Le Livre blanc traduit un aveuglement sur les causes des conflits actuels. Pire, la Commission européenne ne tire pas les leçons du passé.

Le bilan de trente ans d’élargissement de l’Otan vers l’Est tout comme la nécessité d’une évolution des discussions sur notre sécurité collective sont ignorés alors que notre continent s’enfonce dans les tensions avec notre voisin russe.

La plupart des Européens considèrent qu’ils n’ont d’autre choix que la guerre, alors que l’objectif doit être la paix négociée, qui ne soit pas la capitulation de l’Ukraine. La stratégie guerrière laisse derrière elle un bilan dramatique de morts et de sacrifices.

Alors qu’au printemps 2022, à Istanbul, Kiev accepte la neutralité et que Moscou concède le retrait de ses troupes sur les territoires occupés depuis février 2022, les pays occidentaux, plus préoccupés par le cas de Poutine, préfèrent fournir des armes à l’Ukraine plutôt que de répondre aux garanties de sécurité qu’elle demande. Cette stratégie présente un risque : avec un accord de paix ressemblant à une capitulation, ces armes pourraient tomber dans les mains d’un régime ukrainien revanchard souhaitant reconquérir par la force les territoires perdus, au risque de déclencher un nouveau conflit régional.

Le Livre blanc veut avancer sur l’« Europe puissance », mais il contient des contradictions. L’Union européenne souhaite un renforcement des coopérations en accord avec nos valeurs, mais se vautre dans des deals inadmissibles avec la Turquie d’Erdogan ou l’Inde de Modi. Parler de situation fragile à Gaza, c’est méconnaître le génocide qui s’y déroule, reconnu par l’ONU. Ce double standard participe à l’effondrement du droit international. Poutine utilise nos incohérences à son profit, alors qu’il faut détacher la société russe de son emprise.

En réalité, on assiste en Europe au grand retour de l’idéologie atlantiste.

Une étroite collaboration avec l’Otan est nécessaire, selon la Commission européenne, qui ajoute que la course aux armements serait la voie vers une autonomie stratégique budgétaire européenne. Monsieur le ministre, laissez-moi en douter, face à une Allemagne et une Pologne qui souhaitent acheter des armes américaines, au détriment de notre industrie.

Cette référence à l’Otan a surtout pour but d’accorder des Européens divisés en fixant le cap depuis Washington. Pourtant, les États-Unis de Trump et Vance ne sont plus nos alliés.

Même sans les États-Unis, l’Europe surpasse la Russie dans tous les domaines. Les États membres de l’Union européenne dépensent déjà 460 milliards d’euros par an pour la défense, soit quatre fois plus que la Russie. Ces 800 milliards d’euros ne répondent pas à un objectif sécuritaire mais idéologique. Alors que le secteur automobile européen est en difficulté et que l’Allemagne entre en récession pour la troisième année consécutive, l’ère du réarmement d’Ursula von der Leyen apparaît comme la solution miracle. Nous disons non à cette escalade. Perpétuer des rivalités économiques et militaires dans ce contexte n’est pas responsable. Nous appelons à reprendre la voie de la diplomatie, en restaurant ses moyens. Nous ne pouvons donner à notre jeunesse la guerre comme seule perspective.

Quelles dépenses seront sacrifiées sur l’autel de cette politique belliciste ? L’école ? Les hôpitaux ?

Enfin, sur la forme, le Parlement n’a jamais pu se prononcer sur les projets de la Commission européenne, qui n’a aucune légitimité démocratique ni compétence en la matière. Votre chemin n’est pas le nôtre. Si nous voulons la paix, préparons la paix, et un avenir serein pour nos enfants.

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9 avril 2025 3 09 /04 /avril /2025 06:45
Gaza, une guerre sans fin ? - Conférence débat organisée par l'AFPS Pays de Morlaix avec Agnès Levallois le 18 avril 2025
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5 avril 2025 6 05 /04 /avril /2025 08:07

 

Donald Trump annonce la « libération » des États-Unis en imposant des droits de douane particulièrement lourds sur les importations de produits européens et plus encore sur ceux qui viennent de Chine.

La clé de sa stratégie : le dollar, son hégémonie sur l’économie mondiale, son « exorbitant privilège » qui permet à Wall Street d’assécher les capitaux du monde entier pour venir sauver la rentabilité des multinationales étatsuniennes. Les Européens sont sommés d’apporter leurs capitaux pour financer les dépenses d’armements des États-Unis et les avancées technologiques monopolistes des GAFAM : « achetez des Bons du Trésor US à 100 ans, voire perpétuels ! ».

Comment mettre en échec la guerre commerciale voulue par Trump ? Pas en allant au-devant de ses désirs et en s’enfonçant dans une « économie de guerre » ! Notre but commun doit être de relever les défis de la Paix ainsi que ceux de la mal-vie, de l’emploi et de la pauvreté, les défis écologiques et climatiques.

Nous proposons :

  • d’engager une nouvelle industrialisation sociale et écologique et doubler nos capacités de production d’énergie décarbonée d’ici 2050 et baisser les tarifs d'électricité pour qu'ils correspondent aux coûts de production,
  • de développer les dépenses humaines et sociales, l’emploi et de la formation tout au long de la vie,
  • d’agir pour un nouvel ordre économique et politique international en mettant fin à l’austérité et en construisant une alternative avec les peuples du monde.


Cela implique de mobiliser la création monétaire de la Banque centrale européenne (BCE) dans un fonds de développement des services publics et d’abaisser le coût des crédits bancaires d’autant plus que les
investissements matériels et de Recherche et Développement qu’ils financent développent l’emploi, la formation en commun et diminuent les émissions de GES.

Mettons en commun les forces des pays du Nord et du Sud en créant une monnaie commune mondiale de coopération, alternative au dollar US, pour apporter aux 8 milliards d’habitants de la planète les fonds dont ils ont besoin pour déployer pleinement leurs capacités et relever le défi climatique !

Fabien Roussel, secrétaire national du PCF,

Paris, le 3 avril 2025.

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30 mars 2025 7 30 /03 /mars /2025 07:59
Journée de la Terre en Palestine - Photos de la manifestation à Morlaix ce samedi 29 mars 2025 par Pierre-Yvon Boisnard et articles du Télégramme et du Ouest-France
Journée de la Terre en Palestine - Photos de la manifestation à Morlaix ce samedi 29 mars 2025 par Pierre-Yvon Boisnard et articles du Télégramme et du Ouest-France
Journée de la Terre en Palestine - Photos de la manifestation à Morlaix ce samedi 29 mars 2025 par Pierre-Yvon Boisnard et articles du Télégramme et du Ouest-France
Journée de la Terre en Palestine - Photos de la manifestation à Morlaix ce samedi 29 mars 2025 par Pierre-Yvon Boisnard et articles du Télégramme et du Ouest-France
Journée de la Terre en Palestine - Photos de la manifestation à Morlaix ce samedi 29 mars 2025 par Pierre-Yvon Boisnard et articles du Télégramme et du Ouest-France
Journée de la Terre en Palestine - Photos de la manifestation à Morlaix ce samedi 29 mars 2025 par Pierre-Yvon Boisnard et articles du Télégramme et du Ouest-France
Journée de la Terre en Palestine - Photos de la manifestation à Morlaix ce samedi 29 mars 2025 par Pierre-Yvon Boisnard et articles du Télégramme et du Ouest-France
Journée de la Terre en Palestine - Photos de la manifestation à Morlaix ce samedi 29 mars 2025 par Pierre-Yvon Boisnard et articles du Télégramme et du Ouest-France
Journée de la Terre en Palestine - Photos de la manifestation à Morlaix ce samedi 29 mars 2025 par Pierre-Yvon Boisnard et articles du Télégramme et du Ouest-France
À Morlaix, 60 personnes réunies square de la Résistance avec l’AFPS pour la Journée de la Terre en Palestine

Le Télégramme, 29 mars 2025

Samedi 29 mars 2025, à l’occasion de la Journée de la Terre en Palestine, l’Association France Palestine solidarité (AFPS) du Pays de Morlaix a appelé à une nouvelle manifestation square de la Résistance. L’occasion de réagir « au génocide en cours à Gaza, et à l’occupation et le nettoyage ethnique en Cisjordanie et à Jérusalem Est ».

L’AFPS « demande un cessez-le feu immédiat »

La soixantaine de participants au rassemblement entendait aussi rappeler que « le 18 mars, Israël a violé le cessez-le-feu à Gaza, avec le soutien des États-Unis. En dix jours, son armée a tué 792 Palestiniens et, pour la seule journée du 18 mars, ce sont 174 enfants qui ont été tués ». L’AFPS « demande un cessez-le feu immédiat, la fin de l’occupation et de la colonisation du territoire palestinien, selon la résolution de l’ONU du 18 septembre 2024, et appelle l’Europe et la France à suspendre tout commerce et à prendre des sanctions contre l’État israélien ».

À Morlaix une centaine de manifestants soutiennent la Palestine, réclamant un cessez-le-feu immédiat

Ouest-France, 29 mars 2025

Une centaine de manifestants s’est retrouvée samedi 29 mars 2025, à 15 h, au square de la Résistance, à Morlaix (Finistère). Ils souhaitent aussi planter un olivier, symbole de la paix.

À l’appel de l’association France Palestine solidarité (AFPS) du pays de Morlaix (Finistère), une centaine de manifestants s’est retrouvée samedi 29 mars 2025, à 15 h, au square de la Résistance, la veille de la Journée de la Terre qui commémore des exactions de la police Israélienne perpétrées le 30 mars 1976.

Les policiers avaient tiré sur des manifestants palestiniens dont on avait confisqué les terres. Sous un soleil printanier, les manifestants se sont rassemblés autour d’une grande banderole ornée du drapeau palestinien, demandant la liberté pour ce pays.

 

Un olivier, symbole de la paix

Sur un petit chariot était posé un olivier en pot, symbole de la paix. Nous souhaitons que cet olivier soit planté dans le square de la Résistance, nous en avons fait la demande à la mairie. Nous attendons sa réponse », indique l’un des représentants de l’association.

Reprise du génocide à Gaza, épuration ethnique en Cisjordanie, que fait la France ? interroge le collectif morlaisien, avant de se mettre en marche en formant un cortège qui a emprunté la rue de Paris pour se rendre place des Otages. Nous demandons un cessez-le-feu immédiat et définitif ainsi que la fin de l’occupation et de la colonisation du territoire palestinien occupé.

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