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7 février 2017 2 07 /02 /février /2017 18:00
Suspension de l'accord d'association Union Européenne-Israël (Jeunesse Communiste) : signez la pétition en ligne

[Palestine-BDS]

Face à la politique israélienne de colonisation et d’annexion des territoires palestiniens, nous demandons que la Commission européenne, mette en œuvre une procédure de suspension de l'Accord d’association Union européenne - Israël. 

Signez la pétition ici : http://cnpjdpi.org/appel/?p=4

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7 février 2017 2 07 /02 /février /2017 13:52
colonie israélienne en Cisjordanie (route en Naplouse et Jénine)

colonie israélienne en Cisjordanie (route en Naplouse et Jénine)

Le texte, qui légalise les avant-postes construits sur des terres privées en Cisjordanie, doit à présent être examiné par la Haute Cour de justice.

LE MONDE |

Par Piotr Smolar (Jérusalem, correspondant)

Lorsque sera écrit, un jour, le bilan politique de Benyamin Nétanyahou, le 6 février 2017 occupera une place particulière. A cette date, sous son autorité, les députés de la Knesset ont récompensé l’expropriation de terres palestiniennes et tenté d’imposer la loi israélienne en territoires occupés, au lieu de la loi militaire en vigueur depuis cinquante ans.

Pour cela, ils ont adopté en dernière lecture par 60 voix contre 52 un texte ouvrant la voie à la légalisation des avant-postes construits sur des terres privées palestiniennes. Ces avant-postes sont des communautés juives, de taille réduite, établies en Cisjordanie depuis près de vingt ans sans autorisation officielle, mais protégées par l'armée et bénéficiant de financements publics.

Lire aussi : Colonies israéliennes en Cisjordanie, près d’un demi-siècle d’installations illégales

Selon le décompte de l’ONG La Paix maintenant, 3 850 logements illégaux situés dans 53 avant-postes et des dizaines de colonies pourraient être ainsi blanchis. Les propriétaires doivent recevoir une compensation en argent ou sous forme de lot de terrain alternatif.

« C’est la première fois que les députés légifèrent en dehors du territoire israélien, explique la porte-parole de l’organisation, Anat Ben Nun. Cela donne un feu vert aux colons pour construire partout, y compris sur des terres privées palestiniennes. »

« Les victimes de la loi ne sont pas des Israéliens »

Dans l’avion entre Londres et Tel-Aviv au moment du vote, le premier ministre israélien ne voulait pas d’une adoption définitive du texte avant sa rencontre avec Donald Trump à Washington, le 15 février. Les Etats-Unis avaient demandé aux autorités israéliennes d’éviter toute action unilatérale, qui compromettrait les velléités de M. Trump dans le conflit israélo-palestinien.

Mais les considérations de politique intérieure ont pris le dessus. La base des colons pousse le gouvernement vers l’annexion de la Cisjordanie, ou tout du moins de la zone C (60 % de ce territoire). D’autant que le démantèlement de l'avant-poste d'Amona, le 1er février, a été vécu comme un traumatisme.

Lire aussi : Donald Trump, aiguillon de la colonisation israélienne

Avocat très engagé auprès de plusieurs ONG israéliennes, Michael Sfard met la dernière main à un ouvrage consacré à la lutte juridique contre l’occupation. Selon lui, le texte voté à la Knesset est « extrêmement grave et important ». D’abord, parce qu’il porte atteinte « aux principes fondamentaux que sont l’égalité, la dignité ou encore le droit à la propriété ». Mais, surtout, souligne-t-il, « parce que les victimes de cette loi ne sont pas des Israéliens et ne votent pas pour élire les députés. C’est la chose la plus antidémocratique qu’on puisse imaginer, c’est un trait de régime autocratique qui mérite une censure constitutionnelle. »

Lire aussi : « A aucun moment, en Cisjordanie, il n’y a d’égalité entre colons et Palestiniens »

Fuite en avant

Selon de nombreux commentateurs, il est probable que le texte de loi sera bloqué par la Haute Cour de justice, déjà violemment critiquée par les colons pour avoir ordonné la destruction d’Amona. Le procureur général, Avichai Mandelblit, a fait connaître son opposition à son contenu et ne représentera pas le gouvernement lors de l’audience.

A la fin de novembre 2016, c’est M. Nétanyahou lui-même qui mettait en garde ses ministres contre le projet de loi, en assurant qu’il ouvrirait la voie à des poursuites judiciaires internationales contre les dirigeants israéliens. Mais depuis l’entrée de Donald Trump à la Maison Blanche, le premier ministre découvre le vertige de la conduite sans feux rouges. Il est engagé dans une fuite en avant, dénoncée par l'UE et les Nations unies (ONU), avec une obsession : ne pas perdre l’électorat national religieux au profit de son ministre de l’éducation, Naftali Bennett.

Une fuite d’autant plus éperdue que le premier ministre est cerné par plusieurs enquêtes pénales pour corruption, mettant en cause à la fois son mode de vie luxueux, sa confusion entre intérêts publics et privés et ses sombres desseins pour contrôler  les médias.

Lire aussi : Sur la colonisation, Trump avance à tâtons sur Israël et la Palestine

« Maisons construites par accident »

Certains experts s’évertuent à défendre la légalité de cette initiative parlementaire, malgré les résolutions continues du Conseil de sécurité de l’ONU contre la colonisation. Parmi eux, Eugene Kontorovich, professeur à la faculté de droit de la Northwestern University et chef du département de droit international au Kohelet Policy Forum, un cercle de réflexion proche de la droite israélienne. Selon lui, le projet de loi « n’a rien à voir avec l’annexion ». « Il s’agit seulement de résoudre un problème délicat, dit-il. Des maisons ont été construites par accident sur des terres privées, mais les propriétaires ne se sont pas manifestés pendant des décennies. »

Le professeur Kontorovich rejette aussi l’argument selon lequel ce projet de loi pourrait activer des procédures judiciaires contre les dirigeants ou les hauts gradés israéliens. « Pour le procureur de la Cour pénale internationale [CPI], dit-il, chaque bâtiment en Judée-Samarie [nom biblique de la Cisjordanie] est un crime de guerre potentiel. Ne pas passer e projet de loi ne mettrait donc pas Israël à l’abri. »

Tel n’était pas l’avis du leader travailliste Isaac Herzog, lundi soir, qui dénonçait une « annexion de facto », dans l’enceinte de la Knesset, tandis que la droite nationale religieuse saluait un jour « historique ».

 

 

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5 février 2017 7 05 /02 /février /2017 08:06
Chantal Mouffe, la philosophe politique belge qui inspire Podemos et Jean-Luc Mélenchon ( portrait de Mathieu Dejean et David Doucet dans "Les Inrockuptibles", 25 janvier 2017)
Chantal Mouffe, la philosophe politique belge qui inspire Podemos et Jean-Luc Mélenchon ( portrait de Mathieu Dejean et David Doucet dans "Les Inrockuptibles", 25 janvier 2017)
Chantal Mouffe, la philosophe politique belge qui inspire Podemos et Jean-Luc Mélenchon ( portrait de Mathieu Dejean et David Doucet dans "Les Inrockuptibles", 25 janvier 2017)
Chantal Mouffe, la philosophe politique belge qui inspire Podemos et Jean-Luc Mélenchon ( portrait de Mathieu Dejean et David Doucet dans "Les Inrockuptibles", 25 janvier 2017)
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4 février 2017 6 04 /02 /février /2017 19:16
L'Europe décide de refouler les migrants en Libye

L'Europe décide de refouler les migrants en Libye

Cachez et contenez loin de moi cette misère d'hommes en trop que je ne saurais voir et secourir... Qu'importe les milliers de témoignages sur les traitements inhumains endurés par des migrants africains en Libye. Juste lamentable: qu'on ne nous parle plus des Valeurs Universelles qui fondent l'Union Européenne...    

Hier encore des migrants sont morts de froid à Calais dans un fossé... 

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4 février 2017 6 04 /02 /février /2017 07:56
Etats-Unis: un juge fédéral bloque le décret anti-immigration et de xénophobie anti-arabe et musulmane  (Ouest-France, 4 février 2017)

Un juge fédéral de Seattle a ordonné vendredi soir la suspension à la grandeur du pays du décret de Donald Trump qui interdit temporairement l'entrée sur le territoire américain des ressortissants de sept pays à majorité musulmane.

Cette décision constitue la contestation la plus forte à ce jour du décret du président américain, qui l'a justifié lors de sa signature le 27 janvier par la nécessité d'assurer la sécurité des États-Unis. Le recours avait été déposé par les États de Washington, où se trouve Seattle, et du Minnesota. 

Le département de la Justice n'a pas tout de suite fait appel, qui serait suspensif. « Le département va examiner l'arrêt écrit du tribunal et décider des mesures à prendre », a-t-il dit dans un communiqué. L'ordre écrit devrait être communiqué pendant le week-end. 

De son côté, dans un communiqué envoyé en milieu de soirée, la Maison Blanche a qualifié dans un premier temps cette décision de justice de « scandaleuse », avant de renvoyer une nouvelle version du texte quelques minutes plus tard, en supprimant ce terme.

«Le président n'est pas au-dessus de la loi»

« Cette décision suspend le décret présidentiel sur le champ », a commenté le ministre de la Justice (attorney general) de l'État de Washington, Bob Ferguson, nommé à ce poste par l'ancien président républicain George W. Bush. Il a ajouté s'attendre à ce que les autorités fédérales respectent cette décision de justice. 

« Personne, pas même le président, n'est au-dessus de la loi », s'est réjoui le gouverneur de l'État de Washington, le démocrate Jay Inslee. Outre la "mesure provisoire de protection" accordée aux ressortissants des pays visés par le décret, le magistrat de Seattle a jugé les plaignants fondés à engager des poursuites judiciaires contre les autorités fédérales. 

D'autres contestations judiciaires à venir

« C'est une magnifique journée pour l'état de droit dans ce pays », a commenté l'avocat de l'État de Washington, Noah Purcell. Alors que le juge de Seattle rendait sa décision, des recours similaires étaient examinés dans quatre autres États, les plaignants arguant notamment du fait que le décret de Donald Trump viole la Constitution en créant une discrimination religieuse.

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30 janvier 2017 1 30 /01 /janvier /2017 08:09
De nouvelles responsabilités dans un monde nouveau! - Patrick Le Hyaric, 27 janvier 2017

L’histoire bégaie et s’accélère jusqu’à dessiner les lignes de forces d’un monde nouveau et d’une nouvelle géopolitique. Peut-être aussi celui d’un nouveau triomphe de la peur, des divisions et de la haine. L’investiture de Donald Trump la semaine dernière est l’un des évènements fondateurs de ce basculement vers le monde qui vient. Il n’est pas un monde neuf mais un monde inquiétant, miné par de multiples crises qui le rendent imprédictible.

Les puissances d’argent utilisent la crise qu’elles ont provoquée pour favoriser un basculement politique en détournant les colères populaires. Il s’agit pour elles de réorganiser les pouvoirs au sommet mais aussi les forces politiques et médiatiques pour mieux continuer d’exploiter, de trahir, de diviser, d’humilier l’immense majorité de celles et de ceux qui n’ont rien ou si peu. Les velléités d’émancipation comme les « printemps arabes », celui d’Athènes ou les mouvements des jeunes et des forces progressistes turcs ont été de diverses manières étouffées. Aux Etats-Unis, une opération de grande envergure a été organisée pour écarter Bernie Sanders. La même est à l’œuvre contre J. Corbyn alors que les familles britanniques ont été acculées au désespoir par une austérité sans fin. Celles d’Italie, d’Allemagne et d’Espagne sont sommées d’accepter les « mini jobs ». Aux frontières de l’Europe, la Turquie bascule dans un régime dictatorial. Partout, au fur et à mesure que l’on répand l’austérité comme de la cendre au goût d’autant plus insupportable que la minorité qui détient les richesses s’enrichit sans cesse, progresse la dangereuse internationale du nationalisme et des haines.

Laisser croire que M. Trump est « sans idées », « irrationnel » ou « dérangé », semer l’illusion qu’il ne ferait pas ce qu’il a dit, revient à laisser les populations ici et aux Etats-Unis désarmées face à un projet cohérent et très dangereux. Ce n’est pas un tweet qui fait revenir les conglomérats à base nord-américaine au bercail mais bien une considérable diminution des impôts sur le capital qui va exacerber encore plus la guerre économique. Le concept de « l’Amérique d’abord » dit la double rupture. Celle d’une affirmation plus nette de la priorité économique et militaire des Etats-Unis sur la base d’une vision très étroite de leurs intérêts nationaux. Pour la mettre en œuvre, les milliardaires américains ne se contentent plus d’avoir leurs intermédiaires au gouvernement, ils prennent directement les affaires en main, à la tête du pays. Elle signifie aussi la fin d’une stratégie faisant des Etats-Unis une sorte de phare universel ayant pour mission de propager les valeurs du capitalisme libéral. La thèse de Trump vise à aiguiser des antagonismes avec d’autres nations ou blocs de nations. Les ennemis principaux désignés sont l’Islam et la Chine. Les dirigeants de cette dernière viennent de réagir à Davos en se faisant les chantres du « libre-échange », espérant ainsi voir leur pays occuper la place abandonnée par M. Trump. Et, l’Union européenne, est d’autant moins considérée qu’elle est divisée et en crise. Les latino-américains et les afro-américains sont également dans son viseur.

Ici aussi, les forces démagogiques et nationalistes se développent sur les échecs d’une construction européenne qui s’oppose aux aspirations populaires. De traités en traités, de Maastricht à Lisbonne en passant par l’Acte unique, la grande coalition des droites et des socialistes a imposé la servitude à l’ordolibéralisme. Bercée par la musique enjôleuse d’une prétendue « économie sociale de marché », elle n’a pu longtemps laisser croire qu’elle était autre chose qu’une camisole libérale et antidémocratique.

Ouvertement désormais, monte ici et avec M. Trump cette vieille thèse réactionnaire selon laquelle les riches doivent s’enrichir pour investir et porter dans le cadre national la dynamique économique. Au-delà des logiques de guerres que sous-tend cette nouvelle forme de compétition entre les capitalismes nationaux, les travailleurs risquent d’en subir les sévères contreparties. Il y a urgence à contrecarrer ce mouvement, en commençant par repenser, de fond en comble, la construction européenne pour la sortir des politiques d’austérité, de désindustrialisation, de démolition des services publics, d’affaiblissement continu de notre agriculture.

Au-delà, c’est à des initiatives nouvelles visant à fédérer les forces progressistes et démocratiques à l’échelle du monde, qu’il faut travailler. A l’internationale du nationalisme, opposons celle du progressisme et de l’émancipation humaine ! Certes le chantier parait colossal. Mais les contradictions actuelles obligent à ouvrir des voies nouvelles dont la France pourrait emprunter le chemin. Ce devrait être l’un des débats fondamentaux des élections présidentielles et législatives pour sortir des sentiers battus afin d’initier un grand mouvement populaire et citoyen vers un nouvel âge du progrès social, démocratique et environnemental.

La responsabilité de la France, puissance décisive du continent, est immense. Elle pourrait promouvoir un projet continental inédit. Notre responsabilité aussi est immense !

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29 janvier 2017 7 29 /01 /janvier /2017 20:09

 

 

 

 

 

 

 

 

La commission des affaires européennes du Sénat préconise d’appliquer le principe de précaution, qui consiste à interdire toutes substances présumées perturbateurs endocriniens.

Photo : Robert Kluba/Réa

Par ALEXANDRA CHAIGNON Pour L'HUMANITÉ


 

L’Union européenne doit tenter, aujourd’hui, de se mettre d’accord sur une définition des perturbateurs endocriniens, ce qui permettrait de prendre des mesures réglementaires pour limiter leur impact.

C’était en décembre dernier. La Commission européenne devait voter – enfin – un texte pour réglementer les perturbateurs endocriniens, ces substances chimiques qui troublent le fonctionnement hormonal des êtres vivants et représentent donc un risque majeur pour la santé et l’environnement. Mais faute de recueillir une majorité au sein des États membres, le vote a été repoussé. Un nouveau texte, suivi d’un possible vote, devrait être à nouveau présenté aujourd’hui par la Commission européenne.

De quoi est-il question exactement ? L’enjeu est d’adopter une définition des perturbateurs endocriniens qui permettrait de rendre effectives les mesures réglementaires sur les pesticides, votées en 2009. Celles-ci prévoyaient qu’une substance ne pouvait être approuvée que si « elle n’est pas considérée comme ayant des effets perturbateurs endocriniens pouvant être néfastes pour les organismes non ciblés ». Or la dernière proposition de la Commission, inspirée par des études sponsorisées par l’industrie, stipulait que les pesticides conçus pour être des perturbateurs endocriniens soient l’objet d’une dérogation... En outre, la proposition de définition demandait un niveau de preuve (de nocivité) tellement élevé qu’il était susceptible de ne jamais être atteint.

Ce qui fait débat, ce sont donc les exigences du niveau de preuve demandé pour établir s’il y a effet sanitaire. La logique de la loi de 2009 du Parlement européen est une logique de gestion par le danger, c’est-à-dire une logique d’exposition zéro aux substances qui auront été définies comme perturbateurs endocriniens. Les industriels lui opposent une logique de gestion par le risque, c’est-à-dire une logique de dose limite au-dessus de laquelle ne pas être exposé.

Des risques de cancers du sein et de la prostate...

Dans la perspective de ce nouveau vote, la commission des Affaires européennes du Sénat a adopté une résolution, le 18 janvier dernier, espérant que le gouvernement soutiendra leurs orientations auprès de la Commission européenne. Elle préconise d’appliquer le principe de précaution qui consiste à interdire, outre les perturbateurs endocriniens avérés, les substances présumées perturbateurs endocriniens dans le but de protéger la santé publique et ce, sans attendre une démonstration scientifique. Cependant, les sénateurs ne suivent pas l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation et de l’environnement qui préconisait une troisième catégorie, les perturbateurs endocriniens suspectés, jugeant qu’elle était trop peu étayée scientifiquement et aurait pour conséquence « de diminuer la production et la rentabilité des exploitations agricoles ».

« Les perturbateurs endocriniens peuvent provoquer des cancers du sein et de la prostate et sont d’autant plus dangereux qu’ils sont omniprésents dans la nourriture, l’eau, les produits phytosanitaires, les biocides mais aussi les crèmes et les cosmétiques », rappelle la sénatrice (PS) du Haut-Rhin, Patricia Schillinger. La commission des Affaires européennes demande donc que l’on puisse s’appuyer sur des études reconnues par les scientifiques mais qui ne font pas encore l’objet d’une standardisation internationale. Pour ce faire, les élus « encouragent la création d’un groupe international et de haut niveau qui permette aux décideurs de disposer d’informations objectives sur les perturbateurs endocriniens ». « Une sorte de Giec, comme pour le climat », précise Jean Bizet, sénateur (LR) de la Manche et président de la commission des Affaires européennes. C’était d’ailleurs aussi la conclusion de la centaine de chercheurs qui ont publié une tribune dans le Monde en novembre, dans laquelle ils dénonçaient les atermoiements de la Commission européenne et la « fabrication du doute » sur la dangerosité de ces substances par le lobby de l’industrie.

Les connaissances scientifiques (il existe plus de 1 300 études indépendantes) semblent en effet suffisantes pour mener une action forte contre les perturbateurs endocriniens. « L’Union européenne a l’occasion unique de montrer qu’elle se soucie réellement de la santé de ses concitoyens », insiste François Veillerette, président de l’ONG Générations futures, qui alertait, mi-janvier, sur le fait que les perturbateurs endocriniens sont aussi présents dans l’eau du robinet…

Alexandra Chaignon

Rubrique Une planète et des hommes

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27 janvier 2017 5 27 /01 /janvier /2017 11:00
Vous avez été plus de 5000 à signer cet appel sur internet (sans compter toutes les signatures collectées
plus classiquement sur des feuilles de papier que nous n'avons pas encore comptabilisées et celles sur
d'autres plateformes de signatures).

Alors que le Conseil de Sécurité a adopté la résolution 2334 exigeant "l'arrêt des activités de peuplement
des territoires annexés", résolution que le gouvernement de Benyamin Netanyahou refuse d'appliquer,
il faut aller plus loin, plus fort, plus vite.

Si chacun d'entre nous fait signer 4 ou 5 de ses amis, de ses connaissances, ou de sa famille, nous serons
demain plus de 20000 signataires, donnant à l'appel une bien plus forte dimension.

Signer sur le site :  http://cnpjdpi.org/appel/?p=4
ou envoyer les signatures par mél à contact@cnpjdpi.org

Le Collectif National pour une Paix Juste et Durable entre Palestiniens et Israéliens prépare plusieurs
initiatives dont un meeting parisien le 23 février, soirée inaugurale de la "Semaine Anti-Coloniale" qui
a été confiée à la campagne "Suspension".

Visitez le site régulièrement pour connaître le programme de cette soirée, et être informé des initiatives
prévues dans votre région (et tenez nous informés des initiatives prises dans votre région !).

Nous vous tiendrons au courant, sans encombrer vos boites mél inutilement, ni trop souvent...

Le Collectif

Renvoyez les signatures sur papier à :
Collectif National pour une Paix Juste et Durable entre Palestiniens et Israéliens
Bourse du travail de Saint-Denis, 9/11, rue Genin, 93200 Saint-Denis
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24 janvier 2017 2 24 /01 /janvier /2017 09:40

Angela Davis à Washington lors de Marche des Femmes du samedi 21 janvier.

 

 

LAURENCE MAURIAUCOURT

LUNDI, 23 JANVIER, 2017

HUMANITE.FR

 

Six cents rassemblements dans le monde. Samedi 21 janvier, la Marche des femmes a donné de la visibilité à celles et ceux qui s’opposent à Donald Trump. Parmi les trois millions de manifestant-e-s, la militante féministe Angela Davis, qui a pris la parole à Washington.

Angela Davis, figure du Mouvement noir de libération des années 1970, féministe, qui fut deux fois candidate à la vice-présidence des États-Unis pour le Parti communiste, était à la Marche des Femmes, organisée à Washington. « Les prochains 1 459 jours de l’administration Trump seront 1 459 jours de résistance », a-t-elle lancé. Le site Ballast a donné traduction intégrale du discours qu’elle a prononcé intitulé "L’Histoire ne peut être effacée comme on efface une page Web"

 

Le discours d’Angela Davis

 

" À ce moment décisif de notre histoire, rappelons-nous que nous toutes et tous qui sommes ici — ces centaines de milliers, voire de millions de femmes, de personnes transgenres, d’hommes et de jeunes —, à la Marche des femmes, représentons les puissantes forces du changement : nous sommes déterminés à empêcher que ces vieilles cultures racistes et hétéro-patriarcales reviennent au devant de la scène. Nous considérons que nous sommes des agents collectifs de l’Histoire et que celle-ci ne peut pas être effacée comme on efface une page Web. Nous savons que nous nous rassemblons cet après-midi sur des terres indigènes et nous suivons l’exemple des peuples des premières nations — qui, malgré la violence génocidaire massive qu’ils ont connue, n’ont jamais renoncé à la lutte pour leur territoire, pour l’eau, pour la culture et pour leur peuple. Nous saluons particulièrement aujourd’hui les Sioux de Standing Rock. Les luttes pour la liberté des Noirs, qui ont façonné la nature même de l’histoire de notre pays, ne peuvent être supprimées d’un simple revers de la main. On ne peut pas nous faire oublier que les vies des Noirs comptent réellement. L’histoire même de ce pays est ancrée dans celles de l’esclavagisme et du colonialisme — ce qui implique, qu’on le veuille ou non, que les États-Unis sont une histoire d’immigration et d’esclavage. Propager la xénophobie, crier au meurtre et au viol et construire des murs n’effaceront pas l’Histoire. Aucun être humain n’est illégal.

 

La lutte pour la planète — contre le dérèglement climatique, pour garantir l’accessibilité à l’eau des terres sioux de Standing Rock, de Flint, du Michigan, de la Cisjordanie et de Gaza, pour sauver notre faune, notre flore et l’air — est le cœur de la lutte pour la justice sociale. Ceci est une Marche des femmes et cette Marche des femmes représente la promesse d’un féminisme qui se bat contre les pouvoirs pernicieux de la violence étatique. Un féminisme inclusif et intersectionnel qui nous invite toutes et tous à rejoindre la résistance face au racisme, à l’islamophobie, à l’antisémitisme, à la misogynie et à l’exploitation capitaliste. Oui, nous saluons la lutte pour un salaire minimum à 15 dollars. Nous nous dédions à la résistance collective. Nous résistons face aux millionnaires qui profitent des taux hypothécaires et face aux agents de la gentrification. Nous résistons face à ceux qui privatisent les soins de santé. Nous résistons face aux attaques contre les musulmans et les migrants. Nous résistons face aux attaques visant les personnes en situation de handicap. Nous résistons face aux violences étatiques perpétrées par la police et par le complexe industrialo-carcéral. Nous résistons face à la violence de genre institutionnelle et intime — en particulier contre les femmes transgenres de couleur.

 

Lutter pour le droit des femmes, c’est lutter pour les droits humains partout sur la planète ; c’est pourquoi nous disons : liberté et justice pour la Palestine ! Nous célébrons la libération imminente de Chelsea Manning et Oscar López Rivera. Mais nous disons aussi : libérez Leonard Peltier ! Libérez Mumia Abu-Jamal ! Libérez Assata Shakur ! Au cours des prochains mois et des prochaines années, nous serons appelés à intensifier nos demandes de justice sociale, à devenir plus actifs dans notre défense des populations vulnérables. Que ceux qui prônent encore la suprématie de l’homme blanc hétéro-patriarcal se méfient de nous. Les prochains 1 459 jours de l’administration Trump seront 1 459 jours de résistance. Résistance sur le terrain, résistance dans les salles de classe, résistance au travail, résistance par notre art et notre musique. Ceci n’est que le commencement, et, pour reprendre les mots de l’inimitable Ella Baker, « Nous qui croyons en la liberté, nous ne nous reposerons pas avant qu’elle n’advienne ». Je vous remercie."

 

Traduction de l’anglais par Julie Paquette et Cihan Gunes, pour le site de la revue Ballast.

Le 19 mars 2013, Angela Davis était la rédactrice en chef d'un jour de l'Humanité.

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22 janvier 2017 7 22 /01 /janvier /2017 11:49
Des centaines de milliers de personnes participaient samedi aux Etats-Unis aux "Marches des femmes" organisées pour la défense des droits civiques et contre le président Donald Trump investi la veille (Ouest-France)

Des centaines de milliers de personnes participaient samedi aux Etats-Unis aux "Marches des femmes" organisées pour la défense des droits civiques et contre le président Donald Trump investi la veille (Ouest-France)

 

Plusieurs centaines de milliers de personnes, dont une écrasante majorité de femmes, se sont rassemblées ce samedi Washington pour manifester contre le nouveau président américain Donald Trump, investi hier pour un mandat de quatre ans. Le métro a été plus fréquenté aujourd'hui que la veille, jour de l'investiture...

Ce chiffre délivré par l'autorité de transport WMATA est à méditer : à Washington, où avait lieu le plus grand rassemblement, 275.000 voyageurs avaient pris le métro en fin de matinée; soit 50% de plus que pour l'investiture de M. Trump la veille à la même heure...

Des centaines de milliers de personnes participaient samedi aux Etats-Unis aux "Marches des femmes" organisées pour la défense des droits civiques et contre le président Donald Trump investi la veille, selon plusieurs sources. A Washington, les organisateurs ont dû relevé leur estimation de participation de 200.000 à 500.000 personnes, selon le maire adjoint, Kevin Donahue.

Partout dans le pays

Ces anti-Trump, en grande majorité des femmes, défilaient pour dénoncer le programme et le discours sexiste dont Donald Trump est à leurs yeux coutumiers. Les organisatrices cette Marche des femmes sur le National Mall de la capitale fédérale annoncent environ 300 « marches sœurs »dans d’autres villes des États-Unis dont New York, Boston, Los Angeles et Seattle, ainsi qu’au-delà des frontières américaines.

« Je veux protéger nos droits et attirer l’attention sur le fait que quand les gens manifestent ensemble, ils sont forts », témoigne Trisha Norman, 72 ans, venue de Caroline du Nord, en route vers la manifestation.

Bonnets roses à oreilles de chat

Le métro de la capitale était plein samedi matin de femmes portant des bonnets roses à oreilles de chat (« pussy hats »), devenus le symbole de l’opposition à Donald Trump. Une initiative baptisée « Pussyhat Project » fédère des adeptes du tricot qui ont confectionné ces couvre-chefs pour les manifestantes.

Le terme « pussy » désigne en anglais l’animal domestique, ou le sexe féminin. C’est ce mot que Donald Trump avait utilisé dans une vidéo qui avait fait scandale en octobre, où il se vantait de pouvoir se payer les femmes qu’il voulait et de les « attraper par la chatte ».

Des centaines de milliers de personnes participaient samedi aux Etats-Unis aux "Marches des femmes" organisées pour la défense des droits civiques et contre le président Donald Trump investi la veille, selon plusieurs sources. A Washington, les organisateurs ont dû relevé leur estimation de participation de 200.000 à 500.000 personnes, selon le maire adjoint, Kevin Donahue. 
Ouest-France, 22 janvier 2017

Ouest-France, 22 janvier 2017

Ouest-France, 22 janvier 2017

Ouest-France, 22 janvier 2017

« Women's March on Paris » : le PCF appellait à la mobilisation samedi 21 janvier

 

Face à l’exigence d’égalité qui se fait de plus en plus entendre aux quatre coins de la planète, un ressac réactionnaire violent traverse le monde, de la Pologne à l'Espagne en passant par la Russie et l'Irlande. Partout, les forces les plus conservatrices œuvrent à briser les femmes, à les enfermer à la maison, à les livrer à tous les abus.

L'élection de Donald Trump, à la présidentielle aux USA, leur permet d’avoir un porte-parole international, à la tête de la première puissance mondiale. Ce milliardaire qui nomme des idéologues anti-IVG dans son gouvernement, qui n'est jamais avare d'un geste ou d'un mot dégradant pour les femmes, se vante même de commettre des agressions sexuelles.

Un président de la république, de quelque pays que ce soit, n’a pas tous les droits, il n’est pas au-dessus des lois et des règlements internationaux.

En insultant les femmes américaines, ce sont toutes les femmes qui sont insultées.

Dès à présent, il faut donc manifester la solidarité des femmes du monde entier aux états-uniennes, il faut s'organiser, accentuer la lutte, lever le voile sur le désastre que ce dirigeant promet à la société.

 

C'est l'objet de la « Women's March on Paris » (Marche des femmes à Paris), ce samedi 21 janvier, qui partira à 14h du Trocadéro pour aller jusqu'au Champ de Mars.

Les militantes et militants communistes, au premier rang desquel-le-s Pierre Laurent, secrétaire National du PCF, marcheront aux côtés des associations, des mouvements féministes, des syndicalistes, de toutes celles et de tous ceux qui veulent bâtir un monde de paix, de respect humain, de solidarité, d’égalité et de liberté.

 

 

Laurence Cohen, Co-responsable nationale du PCF aux Droits des femmes et au Féminisme

 

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Pierre Laurent et Camille Lainé (secrétaire national des Jeunesses Communistes) au rassemblement des femmes contre Trump à Paris

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Face au capitalo-fascisme de Trump, le monde entier se mobilise (article Ouest-France et communiqué de soutien du PCF à la marche des femmes contre Trump à Paris)
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