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11 janvier 2026 7 11 /01 /janvier /2026 20:06
Algérie, une guerre sans gloire, Le Passager clandestin, 14€

Algérie, une guerre sans gloire, Le Passager clandestin, 14€

Attention: ce livre issu d'une enquête journalistique de longue durée, magnifiquement écrit, profondément bouleversant, est de la dynamite!
 
Les éditions « Le Passager clandestin », ont réédité en 2025, dans une version réactualisée, cet essai déflagrateur de Florence Beaugé, journaliste au journal Le Monde dans les années 2000, couvrant le Maghreb, « Algérie, une guerre sans gloire », un essai racontant cinq ans d’enquêtes sur la torture et les viols systématisés commis par l’armée française avec le soutien et la complicité de l’état-major et du personnel politique (y compris socialiste : Mollet, Mitterrand, Max Lejeune, Lacoste).
Ce livre, initialement publié chez Calmann-Levy en 2005, extrêmement bien écrit, bien construit, avec un sens de la narration, du portrait, est un vrai coup de poing, un révélateur de la face sombre de la République et de l’Armée, du déchaînement de violence, de racisme, et de perversité qui a accompagné le travail de répression contre les rebelles et le terrorisme dans nos guerres coloniales, singulièrement la guerre d’Algérie.

C’est tellement dur, énorme, que ça explique très bien que ce passé ne passe pas, que la mauvaise conscience ou l’entêtement à nier ou justifier l’inacceptable produise encore dans notre société, transmis aux descendants, un sentiment profond de phobie anti-algérienne, un racisme anti- « arabes » héritier à la fois du système colonial et de la violence extrême de ces 8 ans de guerre coloniale.

Pourtant Florence Beaugé est une journaliste très méticuleuse, cultivée, fine et subtile dans son approche refusant le manichéisme mais attachée à l’élucidation des faits et circonstances, qui s’attire facilement la sympathie et la confiance de généraux français, tout le contraire d’une pasionaria…

 

Florence Beaugé y raconte comment après avoir fait la connaissance de Louisette Ighilahriz, peu de temps après avoir été employée au monde, en 2000, après 3 ans de collaboration avec "Le Monde" Diplomatique, elle va obtenir après des semaines d’approche un récit circonstancié des tortures et viols subis par Louisette, kabyle engagée comme sa famille avec le FLN (sa sœur aussi est torturée et violée, et sa mère et son père torturés) impliquant aussi bien les généraux Massu et Bigeard, donneurs d’ordre et témoins, que le capitaine Graziani, le tortionnaire et l’exécuteur des « viols », tué ensuite au combat pendant la guerre d’Algérie. Florence Beaugé promit à Louisette de se mettre en recherche de Richaud, le médecin militaire de la 10e division parachutiste qui l’a sortie de cette affaire pendant la bataille d’Alger.
Le témoignage bouleversant de Louisette Ighilahriz dans le journal Le Monde, à la Une du journal, le 19 juin 2000, va faire l’effet d’une déflagration, provoquant l’ire des anciens galonnés.
Cela sera le point de départ d'une période de retour du refoulé sur la guerre d'Algérie.
C’est un des premiers témoignages paru sur le viol par des soldats français de femmes algériennes. La honte du viol en Algérie retentit autant sur la victime que sur les bourreaux, ce pourquoi les femmes victimes se sont presque tout le temps tues. Mais ce silence tue lui aussi, étouffe et dévore de l’intérieur.
Il ne va pas durer, le témoignage de Louisette dans Le Monde va ouvrir le couvercle de la marmite des traumas et culpabilités, et plusieurs anciens soldats d’Algérie, appelés ou volontaires, vont ensuite soulager leur conscience quarante ans après les faits pour dévoiler le caractère tristement ordinaire du viol contre les femmes algériennes. Dans les mechtas isolées par les compagnies de Paras ou d’appelés engagés en milieu hostile, le viol est banal depuis la répression de la Toussaint 54, et surtout depuis 55, jusqu’à l’opération Challe. Et pendant ce qu’on appelle à tort la « Bataille d’Alger », en réalité plutôt la terreur coloniale sur Alger musulman, neuf femmes sur dix arrêtés aux dires de Gisèle Halimi, autrice avec Simone de Beauvoir du célèbre livre "Djamila Boupacha" (Gallimard, 1962) qui fut l'avocate de plusieurs d'entre elles, mais que souvent elles ne disent pas à la barre dans les tribunaux militaires, la totalité de leurs sévices, ont été violées quand elles été soumises à un interrogatoire, la plupart du temps sans pouvoir le dire ensuite à personne, et en vivant ce crime subi dans la honte. "Pour Gisèle Halimi, relate Florence Beaugé (p.224), les viols commis dans les campagnes avaient pour objectif "le défoulement de ma soldatesque". Dans les PC des compagnies, en revanche, l'objectif était plutôt "l'anéantissement de la personne". Gisèle Halimi rejoint ainsi le point de vue exprimé par Raphaëlle Branche dans sa thèse, à savoir que la torture avait moins pour objet de faire parler que de faire entendre qui avait le pouvoir. "Ça commençait par des insultes et des obscénités. Pour se défouler, les tortionnaires lançaient aux femmes en pleine figure: "Salope, putain, ça te fait jouir d'aller dans le maquis avec tes moudjahidine?" Et puis ça continuait par la gégène et la baignoire. Et là, quand la femme était ruisselante, hagarde, anéantie, on la violait avec un objet, une bouteille par exemple, tandis que se poursuivait le torrent d'injures. Après ce premier stade d'excitation, les tortionnaires passaient au second: le viol partouze, chacun son tour".   
 
Edwy Plenel, qui n’avait pas contrôlé la publication, est furieux après la publication de témoignage de Louisette Ighilahriz, et oblige sa journaliste, Florence Beaugé, a obtenir en contrepartie la version de Massu et de Bigeard. Et là, surprise, Massu regrette, affirmant bien tard, 40 ans après les faits, et à l’encontre de ses affirmations immédiatement postérieures à la guerre d’Algérie (La vraie bataille d’Alger, 1971), que « la torture n’est pas indispensable en temps de guerre » et confirme une grande partie de la plausibilité de ce qu’a vécu Louisette, même s’il dit ne pas s’en souvenir … Lui le chef de la répression contre-terroriste pendant la bataille d’Alger, à partir de janvier 1957, l’organisateur des tortures et des disparitions, exécutions extra-judiciaires. Bigeard, lui, le héros de la Résistance, et d’Indochine, adulé par ses hommes, aimant son côté casse-cou et franc du collier, qui fut secrétaire d’état de Giscard d’Estaing en 1975, lui refuse de s’exprimer sur son implication personnelle et s’enferme dans les mensonges et le cynisme.
C’est Germaine Tillion, ancienne résistante déportée à Ravensbruck, sociologue, spécialiste qui fera sortir Louisette Ighilahriz de prison à la fin de la guerre d’Algérie.
 
Florence Beaugé va aussi aider Mohamed Garne, qui témoigne dans l'Envoyé Spécial, avec Louisette et Annick Castel, à faire connaître son histoire terrible, lui qui est devenu "français" par le crime, le viol de sa mère, une jeune fille de la campagne de 15 ans, séquestrée pendant des semaines par des soldats qui la violeront à tour de rôle.
Louisette Ighilahriz témoignera avec Florence Beaugé à la fête de l'Humanité à La Courneuve le samedi 16 septembre 2000, l'Humanité, sous l'impulsion de Charles Silvestre, ayant joué un rôle tout à fait déterminant pour porter ce retour de mémoire sur les crimes de l'armée française en Algérie, en faisant tout pour que "ce brusque réveil de mémoire se prolonge et que la parole des anciens appelés se libère".
 
C'est lors de ce débat à l'agora de l'Humanité que Mohamed Garne, sympathisant communiste, racontera pour la première fois en public son histoire, de manière spontanée, lui l'écorché vif né d'un viol en août 1959 au camp de détention de Theniet El-Had, à 160 km au sud-ouest d'Alger, séparé de sa mère Khéïra, restée vivre dans le cimetière de Sidi Yahia, dans un trou au milieu de deux tombes, profondement destabilisée psychologiquement par le trauma des viols subis à 15 ans, et devenue "la louve". Selon les informations qu'a pu recueillir Mohamed Garne, entre 30 et 50 soldats français auraient violé sa mère algérienne. Florence Beaugé publiera son histoire dans "Le Monde" le 9 novembre 2000. La soeur de Louisette, Ouardïa, avait quatorze ans elle aussi quand elle fut violée et torturée par les parachutistes, sous les yeux de sa mère.
Florence Beaugé témoigne que Louisette Ighilahriz éprouvait, "comme beaucoup d'algériens, de la gratitude envers les communistes, qui ont dénoncé très tôt le caractère colonial de la guerre d'Algérie et les exactions commises sur le terrain: "Je leur dois bien cette petite visite et mon témoignage", a t-elle estimé".
Florence Beaugé témoigne aussi que beaucoup des appelés qui témoignent auprès d'elle après 2000 des crimes de guerre qu'ils ont commis en Algérie, ou plus fréquemment dont ils ont été témoin (viols, tortures) sont soit communistes, soit proches du PCF, soit passés par un temps de formation et de militantisme au Parti communiste. Tous ont été brisés, profondément traumatisés par cette guerre, vivant dans la honte de ce qu'ils ont vu et participer à faire, à couvrir, ou de ce qu'ils ont subi dans l'impuissance.
Au lendemain du témoignage de Louisette Ighilahriz à la fête de l'Huma, Charles Silvestre, lui-même ancien appelé d'Algérie, devenu communiste dans le refus de cette guerre, convainc l'Humanité de partir en campagne, de se mettre au service d'une démarche de vérité et de mémoire sur la guerre d'Algérie sans a priori partisan, réunissant douze grands témoins de la guerre d'Algérie, douze autorités morales dont beaucoup ont été membres du comité Maurice Audin en 1957 au lendemain de la disparition du jeune universitaire communiste: Henri Alleg, Pierre Vidal-Naquet, Germaine Tillion, Josette Audin, la veuve de Maurice, Madeleine Reberioux, Laurent Schwartz, mathématicien, l'un des signataires de l'appel des 121 sur le droit à l'insoumission dans la guerre d'Algérie (6 septembre 1960), Jean-Pierre Vernant, compagnon de route du PCF, figure de la Résistance, Simone de Bollardière, la veuve du général qui démissionna pour dénoncer la systématicité de la torture, Gisèle Halimi et Nicole Dreyfus, engagés pendant la guerre d'Algérie dans la défense des militants du FLN et du Parti communiste algérien menacés de la guillotine, notamment dans la période où Mitterrand étaient ministres de l'intérieur, puis de la justice., et enfin Alban Liechti, le rappelé jeune communiste insoumis, refusant de combattre dans une guerre colonialiste, et condamné au bagne, et Noël Favrelière, qui préféra déserter avec son prisonnier plutôt que de se rendre complice d'une "corvée de bois". Cet appel est un appel à témoignage, il dit que derrière les mots rassurants de "maintien de l'ordre", de "pacification", la guerre d'Algérie, ce fut les déplacements massifs de la population algérienne (deux millions de personnes sur huit millions), la torture, les viols et exécutions sommaires extra-judiciaires, les villages incendiés, le napalm, les meurtres préventifs, etc. Au début des années 2000, dans le sillage du travail de Florence Beaugé et de cet appel paru dans ses colonnes, L'Humanité sera le fer de lance d'un travail militant pour que la vérité éclate sur les crimes de la guerre d'Algérie, dont furent témoin une partie des un million sept cent mille appelés de la guerre d'Algérie (voire deux millions), sur fond de peur, de conditionnement et de ressentiment militaire (après la défaite de la guerre d'Indochine), d'ignorance et de racisme colonial.
 
Florence Beaugé raconte combien les élites françaises pouvaient être mal à l'aise avec le retour en visibilité de ces cadavres cachés dans le placard, tels Jean-Marie Le Pen, qui torturait à domicile dans la Casbah pendant les 6 mois de son service volontaire de député combattant chez les services de contre-terrorisme de la division parachutiste, qui fut responsable de plusieurs dizaines de morts ou de disparition au moins, et qui laissa son couteau des jeunesses hitlériennes dans une maison de la Casbah, couteau que Florence Beaugé ramena en France dans des conditions rocambolesques, quand Le Pen lui intenta un procès en diffamation, qu'il perdit. Tel Mitterrand, l'homme de l'Algérie Française et du refus de grâce aux condamnés à mort, qui ferma les yeux sur la répression et les crimes de guerre dès 1954, ou plutôt qui les cautionna.
Tel Maurice Schmitt, un des généraux les plus haut gradés de France, chef d'état-major de 1987 à 1991 (pendant la première guerre du Golfe), son chef d'état major, qui dirigeait lui-même les interrogatoires et les tortures de dizaines d'algériens et algériennes FLN ou suspects, ou membres de leurs familles, dont plusieurs femmes violées, à l'école Sarouy, à l'été 1957 pendant la bataille d'Alger, comme Ourida Meddad, qui s'est défenestrée pour fuir l'enfer des tortures quotidiennes, nue à la merci des tortionnaires, à 19 ans. Ce général Schmitt osera qualifier de "tissu d'affabulations" le témoignage de Louisette Ighilahriz dans l'émission de télévision "Culture et dépendances" du sinistre Franz-Olivier Giesbert, sur France 3, preuve du cynisme sans égal de ces militaires qui mettent leur honneur à mentir et justifier l'innommable.
Maurice Schmitt et Jean-Marie Le Pen porteront plainte contre Florence Beaugé, pas le général Aussaresses, ancien adjoint de Massu, normalien érudit, spécialiste de la littérature grecque et latine, ancien résistant, SAS avec les services britanniques, brave de la seconde guerre mondiale, personnage étrange, bravache et cynique, sans regrets mais sans tricherie, homme des basses besognes en responsabilité de l'escadron de la mort de l'armée française pendant la bataille d'Alger, qui parlera, là où les autres cadres de l'armée se taisent, et payera pour tout le monde, lui, l'assassin de Larbi Ben M'Hidi, héros et martyr de l'indépendance algérienne,  et probablement de Maurice Audin. A l'époque où Florence Beauge le rencontre il a un flirt (toxique) avec Christine Deviers Joncour, impliquée avec Loïc Le Floch Prigent et Roland Dumas dans l'affaire Elf ... 
 
Florence Beaugé va tomber sur le poignard nazi avec la signature de Le Pen en mai 2002, en retrouvant Mohamed Cherif Moulay, son "propriétaire", qui l'avait récupéré dans sa maison de la Casbah et caché après une nuit de torture et de violence à son domicile pendant la bataille d'Alger.  A l'époque c'était un enfant de 10 ans, et son père venait d'être assassiné par les paras après avoir été bastonné et torturé à l'eau. Jean-Marie Le Pen n'a fait qu'un bref séjour en Algérie (de janvier à fin mars 1957), mais il y a laissé des souvenirs d'une grande violence, son nom étant associé aux mots "torture" et "corvée de bois". A l'époque, il est déjà député, benjamin de l'Assemblée nationale, élu à l'âge de 28 ans en 1956. Volontaire pour l'Algérie il est intégré au 1er Régiment étranger de parachutistes (REP), attaché à la 10e Division Parachutiste, avec le grade de lieutenant. Basé à la villa des Roses, sur les hauteurs de El-Biar, où il va torturer, Le Pen est affecté aux tâches "antiterroristes". Il quittera Alger après avoir été décoré de la Croix de la valeur militaire par le général Massu. Le Pen a torturé à l'électricité, à l'eau, au chalumeau, il mettait les prisonniers nus, les faisait bastonner, et à ordonner des exécutions sommaires. 
Quand Le Pen portera plainte contre Florence Beaugé, Henri Alleg et Pierre Vidal Naquet viendront plaider pour la vérité des propos de la journaliste. "Alleg, à l'intelligence et à la force de conviction hors du commun. Vidal-Naquet, à qui il suffit de prendre la parole pour faire autorité. Je regarde, incrédule, ces deux "Justes". Il y a trois ans, je ne connaissais pas leurs noms. Aujourd'hui, ils sont là, à mes côtés. Avec émotion, j'entends l'un puis l'autre défendre et saluer mon travail. A la fin de sa déposition, Henri Alleg ajoute même ces mots: "Florence a fait davantage avec ses enquêtes pour rapprocher la France et l'Algérie que quarante ans de diplomatie franco-algérienne". Le 26 juin 2003, Florence Beaugé est relaxée et Jean-Marie Le Pen débouté de sa plainte en diffamation.  
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11 janvier 2026 7 11 /01 /janvier /2026 18:12
La section du Pays de Brest du PCF soutient l’appel de l’association AZADI ( = Liberté ) et du collectif des iraniens qui organisent un rassemblement en soutien aux femmes et au peuple iranien, le mardi 13 janvier à partir du 18h30 et le samedi 17 janvier à 18h30 Place de la liberté.
ommuniqué de la section du pays de Brest  du PCF .
Bien cordialement,

Jean-Paul Cam

Depuis le 28 décembre l'Iran fait face à une mobilisation inédite et l’un de ses plus grands défis depuis sa proclamation en 1979. Le mouvement, initialement déclenché à Téhéran le 28 décembre par des commerçants dénonçant l’inflation et la dépréciation de la monnaie, a gagné de nombreuses autres villes et pris de l’ampleur ces derniers jours.

À l’intérieur de la république islamique, le décompte des morts « officiel » est en complet décalage avec les associations sur place, dont certaines dénombraient ce matin « au moins 192 morts », rapporte l’AFP. Hier soir, des iraniens ont défilé en nombre à Téhéran scandant des slogans hostiles au pouvoir malgré les craintes grandissantes de répression brutale. Ce dimanche matin, la police annonçait d’« importantes » arrestations.

Les origines immédiates de cette irruption populaire sont dues à la politique économique et sociale du régime des mollahs : inflation à plus de 40 %, diminution du pouvoir d'achat, corruption des milieux dirigeants. S'y ajoute la colère devant les effets des sanctions imposées par l'impérialisme étatsunien et ses alliés. Mais, plus profondément, c’est une puissante aspiration à la démocratie, déjà exprimée avec force par le mouvement « Femmes-Vie-Liberté », qui resurgit avec force à l’occasion de cette mobilisation.

Donald Trump prend prétexte de ces manifestations pour menacer d'une intervention militaire afin de recomposer la région à sa main. Cela exposerait le peuple iranien et l'ensemble des peuples de la région à de nouvelles catastrophes et au chaos. C’est au peuple iranien, et à lui seul, de décider de son avenir après qu’il aura fait chuter cet odieux régime islamiste.

Le Parti communiste français est solidaire du mouvement de protestation du peuple iranien contre la dictature théocratique. Il exprime son plein soutien à nos camarades du Parti Tudeh d'Iran, qui agissent afin que les mouvements de protestation en cours puissent se transformer en vaste mouvement populaire pour la libération du peuple d'Iran et pour un avenir démocratique du pays, fondé sur la souveraineté populaire.

La section du Pays de Brest du PCF soutient l'appel de l'association AZADI ( = Liberté ) et du collectif des iraniens qui organisent un rassemblement en soutien aux femmes et au peuple iranien, le mardi 13 janvier à partir du 18h30  et le samedi 17 janvier à 18h30  Place de la liberté.

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11 janvier 2026 7 11 /01 /janvier /2026 08:27

Solidarité avec les réfugiés de Gaza - message de notre camarade Gérard Desmarest (PCF Carhaix-Huelgoat et AFPS Palestin Dieub 22)

L'Afps Palestin Dieub 22 devant la situation dramatique de nos amis Palestiniens dans la bande de Gaza a initié une cagnotte en ligne pour les aider.

Nous avons deux contacts sérieux à Gaza avec qui on échange plusieurs fois par semaine depuis plusieurs mois et qui organisent avec nos dons, des distributions d'eau potable, de colis de nourriture,  de lait maternel et devant l'hiver qui s'installe, de bâches et de tentes si les dons sont suffisant.
A chaque versement, il nous rendent compte de l'utilisation des dons.
LA TOTALITE des dons leur est renversée. 
Malgré la déclaration de Trump d'un cessez-le-feu,  la situation reste dramatique à Gaza, la famine, la pression de l'armée et le froid, déjà des enfants en sont morts se fait cruellement sentir, mais en silence cette fois-ci vu que les médias se sont détournés de ce génocide. 
Il n'en reste pas moins que les Gazaouis ont besoin de notre solidarité alors ne baissons pas les bras.
Dernière chose, il n'y a pas de petits dons, les petits ruisseaux faisant les grandes rivières. 
Vous pouvez nous retrouver sur notre page Facebook 
Afps palestin dieub
 
 
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10 janvier 2026 6 10 /01 /janvier /2026 17:35

 

 

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9 janvier 2026 5 09 /01 /janvier /2026 06:33
Ouest-France Morlaix - 8 janvier 2026: "Venezuela: droite et PCF s'écharpent"
Déclaration du PCF Morlaix – 6 janvier 2026:
Vous avez dit indignité?
 
Trois élus de droite de la majorité départementale, Alain Le Grand, Véronique Bourbigot, Didier Guillon se sont crus autorisés de dénoncer dans la presse régionale le 5 janvier une prétendue « indignité » du PCF qui condamnait ce week-end, par la voix de la section PCF de Morlaix, l’agression du Venezuela par les États-Unis pour s’approprier ses ressources en pétrole et favoriser l’intérêt de ses multinationales en supprimant un régime qui avait nationalisé le secteur des hydrocarbures et tenter d’endiguer la pauvreté et les inégalités, endémiques avant l’élection de Chavez.
 
Indignité ?
 
Le mot est fort et injurieux. Nous ne sommes pas étonnés, l'invective, la violence politique et la malhonnêteté intellectuelle des amalgames sont dans l'ère du temps et font partie de la palette d'une droite qui bien souvent lorgne vers le populisme.
 
Mais au fait...
 
N’y a t-il pas plutôt une « indignité » à applaudir ou à laisser faire Trump dans sa politique brutale d’agression qui bafoue le droit international et assume une logique impériale et de droit de la force brutale? Aujourd’hui, c’est le Venezuela, demain ce sera Cuba, l’Iran, et même le Canada et le Groenland, partie du Danemark, qui seront les cibles des appétits de puissance du sinistre clown d’extrême-droite fasciste et obscurantiste qui dirige les États-Unis.
 
Faut-il croire que ces mêmes élus départementaux de droite auraient applaudi pareillement au coup d’État de Pinochet avec l’appui de la CIA et d'escadrons de la mort et de tortionnaires nazis contre Allende et la gauche chilienne en 1973 ?
 
Par ailleurs, à aucun moment dans son communiqué du samedi 3 janvier ou dans le communiqué commun à 15 organisations de gauche, syndicales et associatives, d’appel au rassemblement du jeudi 8 janvier pour défendre la souveraineté du Venezuela et le droit international, dénoncer le coup de force de Trump, le PCF n’a prétendu justifier tous les aspects de la politique de Nicolas Maduro ni minimiser la crise politique et économique traversée par le Venezuela, à laquelle le blocus et les pressions exercés par les états-unis pour faire tomber le gouvernement de gauche ne sont pas étrangers.
 
A aucun moment le PCF, qui n’est pas une organisation d’extrême-gauche, mais une organisation de gauche, au cœur de la gauche, et un parti de gouvernement républicain, démocrate, et humaniste, présent dans de nombreuses collectivités, et au Département du Finistère, n’a justifié, contrairement à plusieurs personnalités de droite et d’extrême-droite, la politique de Poutine en Russie ou de Bachar Al-Assad en Syrie, et leurs violations des droits humains, d’ailleurs autrement plus considérables que celles imputées au régime Maduro au Venezuela.
 
Par contre nous refusons les logiques impérialistes et colonialistes, nous considérons que Trump qui a fait envahir le Capitole et viole les droits humains quotidiennement en étant responsable de la mort de milliers de migrants sur la frontière avec le Mexique, n’a aucun titre à se prétendre plus démocrate que Maduro, et que même s’il avait été moins autocrate et violent, il n’aurait aucune légitimité à renverser un gouvernement élu représentant un peuple et un État étranger par la force militaire. Par ailleurs, tout le monde sait que la vraie motivation de Trump n’est aucunement la démocratie, la morale, ou la lutte contre le trafic de drogue mais l’appropriation des réserves de pétrole du pays qui en compte le plus au monde. Et il ne va pas s’arrêter là.
 
Indignité ?
 
Nous aurions aimé que la droite départementale mette la même énergie à défendre les droits humains pour condamner la politique génocidaire d’Israël et de Netanyahou à Gaza alors qu’elle a plutôt cherché à délégitimer tous ceux qui cherchaient à faire stopper la guerre à Gaza et l’épuration ethnique de la Palestine par des assimilations malsaines du type « solidarité avec les palestiniens = antisémitisme » Or, c’était bien les États-Unis qui ont soutenu ces crimes contre l’Humanité et crimes de guerre contre les Palestiniens en armant les Israéliens sans limite et en les soutenant politiquement contre l’application du droit international, les décisions de l’ONU et du Tribunal Pénal International.
 
Le PCF Pays de Morlaix - 6 janvier 2026
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9 janvier 2026 5 09 /01 /janvier /2026 06:31
Chronique de Francis Wurtz pour l'Humanité Magazine, 8 janvier : IMPÉRIALISME
Francis Wurtz
 
IMPÉRIALISME
 
Lorsque la Maison Blanche publia, le 5 décembre dernier, sa « stratégie de sécurité nationale », les dirigeants européens n'en ont retenu que le passage -effectivement grave et menaçant- sur « l'effacement civilisationnel » de notre continent, véhiculant une vision clairement raciste et annonçant un soutien explicite aux « partis patriotes » de l'extrême-droite européenne. Cela n'avait pas empêché la médiocre et très réactionnaire cheffe de la diplomatie européenne -l'ancienne Première ministre d'Estonie, Kaja Kallas- de souligner que les Etats-Unis restaient « le plus grand allié » de l'Union européenne, ajoutant même que « certaines (de ses) critiques (étaient) fondées » !
Une lecture élargie de ce texte de 33 pages aurait fait apparaître un autre volet des priorités de Trump : « restaurer la suprématie américaine » en Amérique latine, conformément à la « doctrine Monroe » -du nom d'un Président des Etats-Unis...du début du 19ème siècle- autrement dit considérer cette région comme la chasse gardée de Washington ! Le coup de force ahurissant contre le Venezuela en est une (première ?) illustration. Après « la paix par la force » qui justifia notamment le soutien de Trump aux crimes de Netanyahu à Gaza, voilà « le changement de régime par la force » au Vénézuela, quitte à prendre le risque d’un bain de sang. Dans les deux cas, les Etats-Unis prétendent même « diriger » le pays à la place de son peuple, en attendant « quelqu’un qui pense comme nous » ! Cela porte un nom : l'impérialisme.
Le président américain couvre (à peine) ses objectifs économiques -l'exploitation des immenses réserves pétrolières du Venezuela- de prétextes plus présentables (en l'occurrence, celui du pseudo-combat contre le trafic de drogue). À ces cibles directement lucratives s'ajoute une visée stratégique majeure : affirmer son hégémonie en tentant de briser quiconque y résiste. À commencer par Cuba, dont est originaire la famille du Secrétaire d'Etat (ministre des Affaires étrangères) Marco Rubio, ultra parmi les ultras, mais aussi la Colombie, le Mexique, voire le Brésil dont la résistance à l'arrogance trumpiste est jugée intolérable à Washington.
Que, face à une telle prétention à faire plier tous les récalcitrants à l'ordre états-unien, l'Union européenne se contente d'appeler « à la retenue » et Macron justifie de facto le putsch de Trump est non seulement ignoble mais irresponsable. Après les menaces directes sur le Groenland (lié au Danemark, donc à l’Europe), après les tentatives d'intimidation des magistrats français ayant condamné en première instance Marine Le Pen, après l'interdiction de séjour aux Etats-Unis faite à l'ex Commissaire européen Thierry Breton, coupable d'avoir fait adopter des lois régulant la tech, jugées gênantes pour les géants américains du numérique, que faut-il de plus aux flagorneurs de Trump de ce côté-ci de l'Atlantique pour comprendre qu'à se coucher devant le suzerain américain, l'Europe risque fort d'être la prochaine victime de l'hubris du locataire de la Maison Blanche ! Rappelons leur que leur nouvelle égérie vénézuélienne, Machado, a dédié son prix Nobel à Trump et encense les champions de la démocratie comme le Brésilien Bolsonaro, l’Argentin Milei, le Hongrois Orban et le parti d’extrême-droite espagnol Vox…
On sait où commence le choix d’un droit international à géométrie variable. On ne sait pas toujours où il peut finir.
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9 janvier 2026 5 09 /01 /janvier /2026 06:27
Venezuela: Bertrand Badie: «Cet usage de la puissance pour la puissance a toutes les chances d’échouer» (Nouvelle vie ouvrière)
«Cet usage de la puissance pour la puissance a toutes les chances d’échouer»

Bertrand Badie

Lire l'article ➡️ https://nvo.fr/cet-usage-de-la-puissance-pour-la...

«Cet usage de la puissance pour la puissance a toutes les chances d’échouer»

L'attaque états-unienne sur le Venezuela, avec l'enlèvement du président vénézuélien Nicolás Maduro et de son épouse Cilia Flores, ont sidéré les esprits le 3 janvier 2026. Pour le géopolitologue Bertrand Badie, professeur émérite à Sciences Po, auteur du livre Par delà la puissance et la guerre: la mystérieuse énergie sociale (Odile Jacob), la mollesse des réactions européennes à cette intervention contraire au droit international est un signe de « soumission structurelle » du vieux continent à l'égard de l'oncle Sam, de même que l'absence de réaction de la Russie ferait office d'accord tacite entre Washington et Moscou.

Quel regard portez-vous sur l'attaque menée par les États-Unis envers le Venezuela avec la capture du président Nicolás Maduro ?

Ce qui est nouveau, c'est la forme de cette intervention et les messages dont elle est porteuse. Je ne dis pas que les « guerres d'intervention » d'autrefois étaient conformes au droit international ; elles ne l'étaient pas. Mais certaines précautions étaient prises pour tenter de bricoler un fondement juridique. Aujourd'hui, explicitement, le président des États-Unis rejette toute référence au droit. De même, l'intervention des néoconservateurs américains, avec George W. Bush, en Irak, s'opérait sous l'idée de démocratiser le régime irakien. Ici, il n'est pas question de démocratie, ni même de rapport aux valeurs. Le projet essentiel est d'affirmer sa puissance, marquer qu'on est le géant politico-militaire de ce monde, voire le maître du monde.

Les messages deviennent clairs. Ils consistent à montrer que toute forme de résistance à la puissance états-unienne est susceptible de subir le même sort. C'est aussi, et c'est grave, la confirmation d'une diplomatie de connivence entre les États-Unis et la Russie, laquelle a réagi très mollement. Ce qui est très mauvais signe, compte tenu que le Venezuela était un allié très précieux de Moscou : l'intervention américaine est accueillie par Vladimir Poutine comme une validation de son « opération militaire spéciale » en Ukraine. Trump a son opération au Venezuela, Poutine a la sienne en Ukraine. C'est une sorte de tacite acceptation des gesticulations du partenaire.

Illustre-t-elle un retour de la doctrine Monroe outre-Atlantique, avec des variantes de la part de Donald Trump ?

Il faut cesser de parler de cette doctrine, parce qu'elle est complètement décalée par rapport à notre sujet. La doctrine Monroe date de 1823, à une époque où le principal souci des dirigeants états-uniens était de se libérer de la tutelle européenne. La doctrine Monroe a été forgée pour dire « l'Amérique aux Américains et l'Europe n'a rien à y faire ». Ensuite, cette doctrine a été manipulée.

Lorsque Trump intervient au Nigeria pour bombarder des groupes djihadistes, lorsqu'il se mêle des affaires de Gaza, au point de vouloir présider une commission de maintien de la paix, il n'agit pas en Amérique, ni dans une zone d'influence. C'est tout le contraire ! Cette « diplomatie de la gonflette » tous azimuts peut tout à la fois concerner le Venezuela ou Cuba, qui sont dans le continent américain, que le Nigeria, Gaza, l'Iran, ou même le Groenland qui est en Europe.

Est-ce que les menaces de Trump d’attaquer prochainement la Colombie, Cuba, le Mexique, le Groenland sont à prendre toutes avec le même sérieux ? Ont-elles la même implication ?

L'audace trumpienne est d'autant plus dangereuse qu'on ne lui oppose pas la force. L'énorme erreur des Européens qui ont sous-réagi à cette intervention au Venezuela conforte le locataire de la Maison-Blanche dans l'idée de continuer car il semble assuré de ne rencontrer aucune résistance. Il y a là une menace qu'il faut prendre au sérieux. Peut-être que l'Europe a abandonné le Groenland, et incidemment le Danemark, en refusant de réagir avec fermeté.

Dans le détail, s'attaquer au Venezuela peut être considéré comme facile. Nous avons affaire à un État en voie de décomposition, avec une capacité de réaction limitée, tout cela renforcé par une tacite acceptation de la part des autres membres de la communauté internationale. L'importance symbolique et matérielle que représente Cuba pour toute une série de pays, notamment la Russie, fait qu'une intervention dans l'île serait beaucoup plus risquée. Le souvenir de la baie des Cochons reste dans la tête des Américains. Le Groenland, c'est un autre épisode. Ce serait affronter directement un membre de l'alliance atlantique, de la sphère occidentale. La Colombie, quant à elle, va connaître des élections en mars prochain. Les États-Unis, comme la Russie, savent manipuler les élections. Trump peut espérer l'élection d'un de ses candidats comme cela a été le cas au Chili ou en Argentine. Le Mexique est aussi un très gros morceau. Personnellement, je n'y crois pas trop. Mais tant qu'on ouvre la porte à Trump, il ne faut pas s'étonner qu'il entre en force. Il y a eu, à travers l'affaire Thierry Breton (interdit de séjour aux Etats-Unis pour son engagement en faveur d'une régulation plus stricte de la Tech, ndlr) ou l'intervention au Venezuela, une sorte de soumission structurelle des Européens.

Quelles conséquences peut avoir cette attaque sur les forces politiques et syndicales de gauche, au Venezuela comme ailleurs en Amérique latine ?

L'ignorance de la résistance sociale a coûté cher à Poutine, qui pensait arriver à Kiev en trois jours. Je ne sais pas comment vont réagir, à moyen terme, les 28 millions de Vénézuéliens. Par ailleurs, j'ai du mal à imaginer que, dans un pays aussi mobilisé que la Colombie, la société reste passive.

La réflexion que j'en tire, c'est que le retour d'une puissance nue, cette espèce d'usage de la puissance pour la puissance, a toutes les chances d'échouer parce que la résistance sociale est en mesure de lui faire barrage. Cela fait 78 ans qu'on cogne sur les Palestiniens et la résistance palestinienne n'a jamais disparu, bien au contraire. Dans toutes les guerres de décolonisation, on pensait venir à bout du « terrorisme ». On n'y est jamais parvenu. L'Ukraine se caractérise par une incroyable résilience sociale. C'est la détermination de la société, plus que toute stratégie diplomatique ou militaire, qui a mis en échec la Russie. C'est la raison pour laquelle je crois que ces exercices de musculation diplomatico-militaire n'ont pas d'avenir à long terme.

Dans quelle mesure cette politique impérialiste de Washington sur le reste du continent américain peut être mal prise électoralement au sein des États-Unis ?

Il y a des sociétés dans les pays occupés, agressés, mais il y a aussi des sociétés dans les pays agresseurs, porteurs de force. De ce point de vue, le trumpisme est le fruit d'une ambivalence. Il y a, incontestablement, une demande sociale de puissance. La société états-unienne est consciente d'un certain déclin de ses capacités dans le monde. Trump s'est fait élire par deux fois sur le slogan « Make America great again ».

Dans le même temps, il y a cette lassitude d'intervenir partout dans le monde, parce que ces guerres – Vietnam, Irak, Afghanistan – se sont révélées extrêmement coûteuses. La guerre en Afghanistan a coûté entre 1.000 et 2.000 milliards de dollars. Ce qui est gigantesque ! Des « boys » en sont victimes. La société américaine ne le supporte pas.

Trump joue avec l'idée du chef musclé doublé d'un faiseur de paix. Mais à un moment, ces buts deviennent contradictoires. Deux sondages aux États-Unis révèlent que seule une minorité d'Américains approuvent cette opération au Venezuela. Cela peut fortement déstabiliser la stature politique du président des États-Unis.

Propos recueillis par Jonathan Baudoin

La Nouvelle Vie Ouvrière, Journal de la CGT Entreprises

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9 janvier 2026 5 09 /01 /janvier /2026 06:24
Mort de l’historien Mohammed Harbi, figure intellectuelle de l’indépendance algérienne (Pierre Chaillon, L'Humanité, 2 janvier 2026)
Mort de l’historien Mohammed Harbi, figure intellectuelle de l’indépendance algérienne
 
Figure emblématique de la lutte pour l’autodétermination et l’émancipation du peuple algérien, l’historien Mohammed Harbi est décédé à l’âge de 92 ans à Paris.
 
Carnet
 
Publié le 2 janvier 2026
 
Pierre Chaillan
 
L’historien et figure du mouvement pour l’indépendance algérienne Mohammed Harbi est décédé ce jeudi 1er janvier à l’âge de 92 ans « après avoir lutté, pendant quatre jours, contre une infection pulmonaire dans un hôpital parisien », a annoncé Ali Guenoun, historien et ami de la famille.
« Sa contribution en tant qu’historien, jusqu’à la fin de sa vie, a été majeure. Mohammed Harbi est resté digne jusqu’à ses derniers instants. Son souvenir demeure intact et continuera à jamais à éclairer nos mémoires, et la mémoire algérienne. Rappelons-nous de cette phrase tirée de sa dernière déclaration : “Œuvrons tous ensemble pour construire une nation de citoyens et vivre en paix avec nos voisins” », écrit encore Ali Guenoun.
Né le 16 juin 1933 à El Harrouch, près de Skikda, dans l’Est de l’Algérie, Mohammed Harbi s’engage très tôt dans le mouvement national algérien. En 1948, il adhère au Mouvement pour le triomphe des libertés démocratiques (MTLD) de Messali Hadj, et poursuit son combat à Paris au sein de l’Association des étudiants musulmans d’Afrique du Nord. Militant pour l’autodétermination et l’émancipation du peuple algérien, il participe aux débats qui traversent le mouvement indépendantiste au début des années 1950 et compte parmi les membres fondateurs du Front de libération nationale (FLN).
Du combat indépendantiste à l’exil intellectuel
Durant la guerre d’indépendance, il dirige la Fédération de France du FLN. Il sera associé aux premières négociations des accords d’Évian. Il occupe ensuite plusieurs fonctions politiques et diplomatiques au sein du pouvoir FLN et du gouvernement provisoire de la République algérienne (GPRA).
Après l’indépendance en 1962, il devient conseiller politique du président Ahmed Ben Bella et pilote l’hebdomadaire Révolution africaine. Après le coup d’État de 1965, il est emprisonné, puis assigné à résidence pendant plusieurs années. Il parvient à s’évader et s’exile en France dans les années 1970, où il entame une carrière universitaire et se consacre à l’écriture et à la recherche historique.
En 1974, l’historien enseigne à l’université de Paris-V et Paris-VI. En 1975, il publie son ouvrage inaugural Aux origines du FLN. Le populisme révolutionnaire en Algérie, qui ouvre la voie à une lecture critique inédite de l’histoire de l’indépendance algérienne et du FLN. Son travail fait référence.
Plusieurs autres ouvrages suivent : Les Archives de la révolution algérienne (1981) ; 1954, la guerre commence en Algérie (1984) ; L’Algérie et son destin : Croyants ou citoyens (1992) ; Prisonniers politiques FLN en France pendant la guerre d’Algérie 1954-1962 : La prison, un champ de bataille (2012)… Mohammed Harbi cumule ainsi une dizaine d’ouvrages.
« Un pionnier dans la déconstruction de l’idéologie officielle véhiculée en Algérie »
L’historien Benjamin Stora salue l’importance de cette œuvre historiographique dans un hommage à retrouver sur son blog Mediapart : « Mohammed Harbi a été un pionnier dans la déconstruction de l’idéologie officielle véhiculée en Algérie sur l’histoire du pays, et la guerre d’indépendance contre la France. Sa critique, souvent très aiguisée, des pratiques du FLN pendant la guerre, de la constitution d’un appareil bureaucratique s’élevant au-dessus de la société et « confisquant » les acquis de cette action anticoloniale ne sont pas passées inaperçues. »
L’intellectuel algérien marqué par la grille de lecture marxiste poursuit avec rigueur son engagement en faveur de la reconnaissance de la mémoire de la lutte anticoloniale et de son combat actuel. Dans les années 2000, s’élevant contre la guerre en Irak, Mohammed Harbi accorde de nombreux entretiens et lance de multiples appels et tribunes dont plusieurs dans l’Humanité dont il était un lecteur attentif et fidèle. En 2001, il entreprend d’écrire ses mémoires sous le titre Une vie Debout. Dans la dernière période de sa vie, il s’exprime encore en faveur d’une reconnaissance de la responsabilité de la France de ses crimes coloniaux ou encore en faveur de la langue berbère.
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7 janvier 2026 3 07 /01 /janvier /2026 12:29
Stop à l'agression impérialiste des États-Unis de Trump contre le Venezuela - Rassemblement unitaire à Morlaix jeudi 8 janvier à 17h30 devant la mairie
Stop à l'agression impérialiste des États-Unis de Trump contre le Venezuela
 
NON A L'AGRESSION IMPERIALISTE DES ETATS-UNIS DE TRUMP CONTRE LE VENEZUELA ! 🇻🇪

➡️ RASSEMBLEMENT À MORLAIX
➡️ JEUDI 8 JANVIER à partir de 17h30
 
L’année 2026 commence par un sinistre retour en arrière.
 
Le coup d’État militaire, les interventions pour contrôler les ressources, la mise au pas des régimes récalcitrants. L’histoire se répète, violente et sinistre. Hélas, un scénario trop familier. 
 
Le président des États-Unis, Donald Trump, et l’armée américaine viennent de mener une agression militaire contre le Venezuela, accompagnée du kidnapping du président vénézuélien. 
 
Cet acte d’une extrême gravité constitue une violation manifeste du droit international, une atteinte intolérable à la souveraineté d’un État et une mise en danger directe de la population civile.
 
Derrière les prétextes sur la démocratie et les droits de l’Homme, la même logique impérialiste. S’emparer des richesses du Venezuela et imposer un régime docile aux multinationales.
 
La loi du plus fort, le mépris du droit international.
 
Nous condamnons avec la plus grande fermeté cette offensive impérialiste. Rien ne peut justifier le recours à la force armée, aux enlèvements politiques et à la loi du plus fort pour pour tenter d’imposer des choix contraires à la souveraineté du peuple vénézuélien.
 
Ce qui se joue aujourd’hui révèle le visage nu de l’impérialisme contemporain.
 
Bombardements criminels, sanctions économiques qui frappent d’abord les populations, chantage permanent et désormais enlèvement d’un chef d’État, le néocolonialisme américain déploie l’ensemble de son arsenal.
 
L’objectif de cette attaque n’est autre que de s’emparer des ressources stratégiques du Venezuela, pétrolifères et minérales. 
 
Il s’agit ni plus ni moins d’une guerre capitaliste, impérialiste et coloniale que nous dénonçons avec vigueur tant elle rappelle les pires moments de la doctrine Monroe et des invasions américaines en Haïti, à Panama ou à Grenade au siècle dernier, ou encore l'agression contre la démocratie chilienne et le gouvernement de gauche d'Allende par le coup d'état de Pinochet le 11 septembre 1973 avec l'organisation des États-Unis et de la CIA. 
 
Nous voulons réaffirmer notre engagement pour la paix, le respect du droit international et le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes.
 
Nous dénonçons l'immixtion des États-Unis en Amérique Latine dans les élections ou ses ingérences armées pour soutenir des régimes de droite ou d'extrême-droite favorables à ses intérêts.  
 
Nous appelons à une mobilisation large, unitaire et démocratique, et participerons à toute initiative de protestation avec l’ensemble des forces citoyennes, pacifistes et progressistes qui refuseront cette escalade guerrière.
 
Nous appelons les citoyens, les forces de gauche et de progrès à dénoncer ce coup de force, et à pousser notre président de la République à saisir le conseil de sécurité en urgence. 
 
Nous appelons les citoyens du pays de Morlaix à un rassemblement unitaire à Morlaix devant la mairie de Morlaix pour dénoncer cette agression d'un État souverain et cette nouvelle violation du droit international, mais aussi la réaction "complice" de la présidence de la République et de la diplomatie française qui refusent de condamner le coup de force de Trump. 
 
Le jeudi 8 janvier à partir de 17h30 
 
Avec drapeaux, pancartes, banderoles. 
 
Lecture d'un appel commun aux différentes organisations. 
 
14 premiers signataires: 
 
Le Parti communiste français, La France Insoumise, la Gauche indépendantiste bretonne, Les écologistes EELV, le Parti socialiste, Génération.S, NPA-Anticapitaliste
La FSU, la CGT, Solidaires
Le Mouvement de la Paix, Morlaix-Wavel, Morlaix-Libertés, Ligue des Droits de l'Homme.  
Stop à l'agression impérialiste des États-Unis de Trump contre le Venezuela - Rassemblement unitaire à Morlaix jeudi 8 janvier à 17h30 devant la mairie
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6 janvier 2026 2 06 /01 /janvier /2026 17:39
Jérôme Leroy: Au-delà de Maduro, c'est le souvenir de Chavez que les Etats-Unis veulent criminaliser (Marianne, 6 janvier 2026)
Le cynisme terrifiant de Trump, qui a fait enlever Maduro pour mieux s’emparer du pétrole vénézuélien se double d’une autre victoire, celle d’un récit qu’il impose au monde. Maduro est un dictateur, sa dernière victoire électorale est truquée, c’est un narcotrafiquant et un voleur. Personne ne semble vouloir mettre en question ces faits qui apparaissent comme des vérités révélées même dans nos chers médias et même pour notre président, qui avant de rétropédaler en catastrophe, n’a même pas cru bon dans un premier temps de condamner l’intervention militaire. Dans leur immense majorité, tous reprennent peu ou prou ces éléments de langage et notamment l’idée que le Venezuela serait une dictature depuis 27 ans. Or, Maduro n’est au pouvoir que depuis 2013. Et avant Maduro, qui a sans doute fait preuve d’un certain autoritarisme mais pas plus que Trump aux Etats-Unis, il y avait un certain Hugo Chavez qui a donné son nom au chavisme, ce populisme socialiste qui a fait souffler un vent de liberté dans une Amérique latine dont les richesses du sous-sol étaient systématiquement confisquées par les USA qui arrosaient au passage une kleptocratie locale maintenant le peuple dans la pauvreté et l’analphabétisme
Hugo Chavez, vous vous souvenez ? Chavez était lui aussi systématiquement présenté comme un dictateur. Sauf quand il gagnait les élections, parce qu’il y avait souvent des élections au Venezuela, beaucoup même pour une dictature. 14 scrutins en 13 ans dont quatre élections présidentielles. Hugo Chavez venait d’ailleurs de gagner la dernière en 2012 quand il est mort en 2013. Précisons que toutes les élections au Venezuela avaient été surveillées par des batteries d’observateurs internationaux et que la seule que Chavez a perdue d’un rien était un référendum sur la constitution. Et, chose étrange pour nous français, bien que ce résultat ne lui plût pas, il ne refit pas passer sa réforme constitutionnelle en catimini devant le parlement. (Coucou, Sarko et le traité de Lisbonne.)
On oublie la situation dans laquelle Chavez arrive au pouvoir, en 1998. L’Amérique latine crevait sous le poids de la dette et le « consensus de Washington », cette troïka composée du FMI, de la Banque Mondiale et du Trésor américain, forçait depuis dix ans les gouvernements à appliquer des mesures types directement inspirées de la pensée ultralibérale de l’école de Chicago.
Le résultat était que des pays potentiellement riches se retrouvaient peuplés de pauvres. On voit des paradoxes de ce genre-ci en Europe, bien que la doxa nous dise que comparaison n’est pas raison. Or, c’est la même chose : comment peut-on rationnellement expliquer que des pays riches soient pauvres et, en prenant par exemple le Venezuela d’avant Chavez, que le onzième pays producteur de pétrole ait été analphabète et ait littéralement crevé de faim ?
Me revient, tout à coup, en pensant à Chavez, cette phrase de Dom Helder Camara, l’un des fondateurs de la théologie de la libération : « Quand je donne à manger aux pauvres, on dit que je suis un saint; quand je demande pourquoi ils sont pauvres, on me traite de communiste ». Car Chavez avait autant besoin de Marx que du Christ, de Bolivar que de Cervantès pour mener sa révolution qui passait d’abord par les urnes.
En juillet 2006, j’étais au festival international de la Semaine Noire de Gijón, en Espagne. Il y avait notamment tout le gratin des auteurs de romans noirs latino-américains. J’appris ainsi par Paco Ignacio Taïbo II, organisateur et grand écrivain mexicain, que Chavez venait de faire distribuer par camions entiers des exemplaires de Don Quichotte dans les quartiers pauvres, ceux où se développaient les programmes éducatifs et sanitaires, « Barrio adentro » qui ont amélioré, c’est le moins qu’on puisse dire, la vie des Vénézuéliens
Que certaines élites se soient sucrées au passage n’a manifestement pas empêché l’amélioration globale du niveau de vie. Et puis il n’y pas d’amour, seulement des preuves d’amour. Si cette corruption avait été insupportable, les Vénézuéliens auraient dit « Basta » dans les urnes. Ils ne l’ont pas fait et même en 2002, alors que Chavez était victime d’un putsch mené par le patron des patrons, le peuple l’a ramené au palais présidentiel en moins de 24 heures.
Ce que je sais aussi, c’est que Chavez ne devait pas faire peur à ses voisins. L’expérience de Chavez s’est exportée en Bolivie, en Equateur, en Argentine, au Nicaragua. C’est sans doute ce qu’on ne lui a jamais pardonné.
Que Maduro ait bien mal géré l’héritage chaviste, sans doute. Que cet héritage chaviste soit occulté ou confondu avec une banale dictature est une autre affaire. Et une autre victoire de Trump qui criminalise aussi au passage aujourd’hui toute tentative de gauche pour rompre avec la prédation capitaliste de plus en plus décomplexée.
 
https://www.marianne.net/agora/humeurs/jerome-leroy-au-dela-de-maduro-cest-le-souvenir-de-chavez-que-les-etats-unis-veulent-criminaliser?fbclid=IwY2xjawPKKH5leHRuA2FlbQIxMQBzcnRjBmFwcF9pZBAyMjIwMzkxNzg4MjAwODkyAAEe5mjm4F9k-TU3w0CcEGBgg_Y3QvWMYmEReQxrfomAW3F407Tu_a7jOvgJiaA_aem_afwaL0xwANPO_cdyKFZtnA
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