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14 octobre 2025 2 14 /10 /octobre /2025 05:32
Marwan Barghouti ne sera pas libéré : pourquoi le « Mandela palestinien » fait si peur à Benyamin Netanyahou -  le 12 octobre 2025 - L'Humanité - Pierre Barbancey
Marwan Barghouti ne sera pas libéré : pourquoi le « Mandela palestinien » fait si peur à Benyamin Netanyahou
Incarcéré depuis vingt-trois ans, il ne figure pas sur la liste des prisonniers qui doivent être libérés, malgré la demande du Hamas. Tel-Aviv ne veut pas qu’un dirigeant intègre et respecté, défenseur de la solution à deux États, reprenne la résistance pacifique contre l’occupation.
 
P le 12 octobre 2025 - L'Humanité - Pierre Barbancey
 
Enfermé depuis vingt-trois ans, transféré à plusieurs reprises et placé à l’isolement depuis le 7 octobre 2023, Marwan Barghouti, 66 ans, ne fait pas partie de l’échange de prisonniers qui doit commencer lundi 13 octobre. Le Hamas l’avait pourtant placé parmi les six détenus palestiniens dont il souhaitait la libération prioritairement. Israël, une fois de plus, s’y est refusé.
Marwan Barghouti fait trembler Benyamin Netanyahou et ses sbires d’extrême droite, Bezalel Smotrich et Itamar Ben-Gvir. Ce dernier est même allé jusqu’à se rendre dans la cellule du dirigeant palestinien pour vociférer : « Vous ne nous vaincrez pas. » Comme si ce ministre fasciste voulait conjurer le sort en tentant de l’humilier. Une « atteinte à la dignité », avait même dénoncé le porte-parole du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme.
Un « homme de paix »
Secrétaire général du Fatah en Cisjordanie, arrêté en avril 2002, Marwan Barghouti a été condamné en 2004 à cinq peines de prison à perpétuité par un tribunal qu’il a jugé illégitime. C’est un « homme de paix » à qui Israël intente un « procès politique », assurait Gisèle Halimi qui, avec un autre avocat français, Daniel Voguet, avait accepté de le conseiller. « Il est absolument convaincu de la nécessité de dialoguer et de mettre fin à l’occupation et de créer deux États libres (israélien et palestinien), l’un à côté de l’autre », rappelait-elle alors.
En janvier 2024, l’ancien chef du Shin Bet (les services de renseignement israéliens), Ami Ayalon, expliquait que, dans le cadre d’un accord global, il fallait « libérer Marwan Barghouti. Parce que Marwan est le seul dirigeant palestinien qui peut être élu et diriger un leadership palestinien uni et légitime vers une voie de séparation mutuellement consentie avec Israël ». Figure incontestée et toujours populaire, connu pour sa probité alors que d’autres au sein de l’Autorité palestinienne (AP) sont détestés pour leur corruption, Barghouti s’est toujours prononcé pour la résistance dans les territoires occupés et contre toute attaque de civils en Israël, et prône une solution à deux États.
Pour Netanyahou, il est d’autant moins question de laisser sortir ce dirigeant que Marwan Barghouti est également à l’origine de ce qu’on appelle le « document des prisonniers ». Un texte qui prônait déjà l’unité palestinienne et l’entrée du Hamas et du djihad islamique au sein de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP). Une question devenue centrale aujourd’hui pour le renouveau du mouvement de libération nationale, mal en point.
Tous les sondages réalisés montrent qu’en cas d’élection présidentielle, Marwan Barghouti sortirait grand vainqueur. On comprend mieux les réticences israéliennes. En cas de libération, il reprendrait le flambeau de la lutte contre l’occupation et redonnerait confiance aux Palestiniens en eux-mêmes pour les entraîner dans une résistance pacifique. Après vingt-trois années d’emprisonnement, Marwan Barghouti fait toujours peur à Tel-Aviv.
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12 octobre 2025 7 12 /10 /octobre /2025 16:24
Mercredi 14 octobre - Ciné-débat Palestine à la Salamandre: Put your Soul in your Hand and Walk, de Sepideh Farsi, sur la photojournaliste gazouie Fatem Hassouma, assassinée par l'armée israélienne
Mercredi 14 octobre - Ciné-débat Palestine à la Salamandre: Put your Soul in your Hand and Walk, de Sepideh Farsi, sur la photojournaliste gazouie Fatem Hassouma, assassinée par l'armée israélienne
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10 octobre 2025 5 10 /10 /octobre /2025 04:40
« Je suis violemment contraint à me mettre à genoux, face contre terre » : le journaliste de l'Humanité Emilien Urbach raconte l'arrestation de la Flottille pour Gaza
À LA LECTURE DE CE TÉMOIGNAGE ON MESURE ENCORE PLUS LE SCANDALE QUE REPRÉSENTE L'ABSENCE DE CONDAMNATION D'ISRAËL PAR LES AUTORITÉS FRANÇAISES
 
« Je suis violemment contraint à me mettre à genoux, face contre terre » : notre journaliste raconte l'arrestation de la Flottille pour Gaza
 
Après l’arraisonnement de leurs bateaux dans la nuit du 1er au 2 octobre, les militants de la Global Sumud Flotilla ont été pris en otage par l’État israélien et enfermés dans la prison de Ketziot pendant quatre jours avant d’être, pour la plupart, renvoyés vers la Grèce. Notre journaliste, Émilien Urbach, était parmi eux. Il raconte.
 
L'Humanité,  le 7 octobre 2025
 
 
Émilien Urbach, journaliste à l'Humanité et passager de la flottille Global Sumud, témoigne de sa détention au centre de Ketziot, dans le désert du Néguev où il a passé quatre jours avec d’autres militants pro-palestiniens.
 
Chants, banderoles, applaudissements… C’est dans une véritable explosion de fraternité que plusieurs centaines de militants solidaires de la lutte du peuple palestinien ont envahi, ce lundi 6 octobre vers 18 heures, le hall de l’aéroport d’Athènes, pour accueillir, à leur arrivée, les quelque 250 participants de la Global Sumud Flotilla.
 
Israël intercepte la flottille humanitaire
Nous sommes tous encore vêtus du jogging gris et T-shirt blanc qui nous a été remis quatre jours plus tôt, lorsque nous avons été enfermés au centre pénitentiaire de Ketziot, dans le désert du Néguev, après l’interception des navires de la flottille au cours de l’acte de piraterie massif organisé par l’État Israélien, dans la nuit du 1er au 2 octobre.
Des dix membres de l’équipage du Mia Mia, le voilier à bord duquel j’ai embarqué et suivi l’odyssée méditerranéenne de cette flottille inédite, rassemblant, depuis plus d’un mois, une cinquantaine de navires en route vers Gaza dans le but de briser le blocus imposé par Israël à la population de l’enclave palestinienne, seuls les sept ressortissants de pays européens ont atterri dans la capitale grecque.
Les trois Tunisiens, qui ont navigué avec nous depuis Tunis, eux, n’en faisaient pas partie. Mardi 7 octobre, au matin, une quarantaine de participants à la flottille étaient encore otages des autorités israéliennes, sans que l’on sache de quel soutien consulaire ils vont pouvoir bénéficier.
Six soldats armés nous tiennent en joue
Le 2 octobre, le soleil vient à peine de se lever quand, vers 7 heures du matin, le capitaine du Mia Mia sonne l’alerte. Nous enfilons nos gilets de sauvetage et nous nous rassemblons dans le cockpit du navire. Un énorme vaisseau militaire tourne autour du voilier.
Au haut-parleur, un soldat répète en boucle : « Stop your Engine ! Stop your Engine ! » Un bateau plus petit se rapproche, aspergeant le voilier avec un canon à eau. Nous restons calmes, les mains en l’air, jusqu’à ce qu’un bateau pneumatique nous aborde. Six soldats armés nous tiennent en joue et montent à bord pour prendre les commandes de notre embarcation jusqu’au port d’Ashdod, un trajet de quatre heures.
J’ai à peine posé un pied sur le quai qu’un homme en uniforme noir m’inflige une clé de bras. Conduit sur un site délimité par des barrières parées de bâches sombres, je suis violemment contraint à me mettre à genoux, face contre terre. Les quelque 400 militants subissent, durant quatre heures, le même sort, à quoi s’ajoutent insultes et interventions musclées dès que l’un d’entre nous ose relever le visage.
Nous sommes ensuite déplacés vers un autre endroit du port, pour être à nouveau parqués dans la même position. Greta Thunberg aussi. À la différence qu’on oblige la jeune femme à porter un drapeau Israélien et à se tenir agenouillée, durant les heures suivantes, face à celui-ci.
Les militants crient « Free Palestine ! » face au ministre israélien de la Sécurité intérieure
À un moment, le ministre israélien de la Sécurité intérieure, Itamar Ben Gvir, fait une apparition. « Vous êtes des terroristes, accuse-t-il, hilare, face au parterre de militants humiliés. Vous voulez la mort des enfants juifs. »
Face à cette provocation et malgré la présence d’une vingtaine d’hommes cagoulés qui entourent le ministre d’extrême droite, les militants pacifistes prennent leur courage à deux mains et crient « Free Palestine ! » en boucle, pour couvrir son discours de haine. En réponse, les hommes en noirs fondent sur nous et lient nos mains avec des serre-câbles en plastique.
Les uns après les autres, nous sommes conduits dans un grand hall où l’on nous dévalise de tout ce que nous possédons : habits, bijoux, livres, matériel de navigation… Totalement démuni, je me retrouve face à un officier qui m’explique que je vais être emprisonné.
Les yeux bandés, tout notre équipage est placé dans un camion borgne. À l’intérieur, sièges et parois sont de métal, la climatisation réglée à la température la plus basse.
À l’arrêt pendant près de six heures, nous avons pensé mourir de froid. Nos appels à l’aide sont restés vains. Pour nous réchauffer, nous nous serrons les uns contre les autres. Le camion finira par rejoindre la prison de Ketziot le lendemain.
Deux repas en 4 jours et huit lits pour 13 à 15 personnes
Sur place, pendant quatre jours, pas un coup de téléphone possible, pas de sortie pour se dégourdir les jambes, pas de rencontre avec des avocats, deux repas sur l’ensemble de la periode et seulement huit lits disponibles, dans chaque cellule, pour treize à quinze personnes.
Quant aux médicaments, ils n’ont été donnés, à ceux qui en avaient besoin, qu’au bout de longues heures de réclamations hurlées.
De cet enfer carcéral, la majorité des solidaires embarqués en sont sortis, après quatre jours, avec comme seul soutien celui des militants qui ne les ont pas quittés des yeux depuis un mois que la Global Sumud Flotilla a pris la mer. Les participants français, en tout cas, ne peuvent que témoigner de l’abandon inexcusable de leur gouvernement et des médias de leur pays. L’Humanité était à leur côté. 
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10 octobre 2025 5 10 /10 /octobre /2025 04:37
Cessez-le-feu à Gaza : vers la fin du cauchemar ? - L'Humanité, 9 octobre 2025
Cessez-le-feu à Gaza : vers la fin du cauchemar ?
 
L’accord de cessez-le-feu conclu en Égypte entre Israël et le Hamas, première phase du plan de Donald Trump, permet d’envisager l’issue d’une guerre génocidaire.
 
L'Humanité -  le 9 octobre 2025
Christophe Deroubaix
Lina Sankari
 
Le cauchemar à Gaza a-t-il pris fin avec l’annonce d’un cessez-le-feu intervenu jeudi 9 octobre ? Entre soulagement et incertitudes sur l’avenir, certains Gazaouis sont sortis dans les rues pour célébrer le moment. Les autres, toujours pris sous un ciel de feu, attendent ce jour d’après qui tarde à venir.
C’est toutefois une première dans l’histoire : une délégation israélienne s’est assise à la même table que des représentants du Hamas, dans la nuit de mercredi à jeudi à Charm el-Cheikh (Égypte), afin de finaliser la première phase du plan Trump en vingt points pour la paix.
Cette étape, qui vise un arrêt des combats et l’échange de 2 000 prisonniers palestiniens contre les 47 otages israéliens, dont vingt seraient toujours en vie, a été formellement signée, sous l’égide des États-Unis, de l’Égypte, du Qatar et de la Turquie, et devait être approuvée le soir même par le cabinet de sécurité israélien.
Cette phase restait de loin la plus aisée, le Hamas ayant signifié, dès le début de la guerre, être disposé à la libération des captifs israéliens. Ceux-ci devraient retrouver leurs proches, lundi, au plus tard.
Mahmoud Abbas cantonné au rôle de spectateur
Plus délicate est la question des prisonniers palestiniens qui doit intervenir dans un second temps. Le Hamas a fait figurer le nom de Marwan Barghouti, emprisonné depuis 2002, sur la liste des dirigeants à libérer. Tal Heinrich, porte-parole du gouvernement israélien, a assuré jeudi que le leader palestinien ne fera pas partie de cette libération, en accord avec une promesse faite par Benyamin Netanyahou, à son ministre suprémaciste Itamar Ben Gvir.
Un signe du manque de volonté israélienne de s’engager dans un véritable processus qui permette aux Palestiniens de recouvrer la maîtrise de leur avenir politique. Dans un communiqué, le président palestinien Mahmoud Abbas, cantonné par Donald Trump, Israël mais aussi les pays arabes, au rôle de spectateur du plan états-unien, a « exprimé l’espoir que ces efforts soient le prélude à une solution politique permanente (…) conduisant à la fin de l’occupation israélienne de l’État de Palestine et à l’établissement d’un État palestinien indépendant ».
Sur le plan humanitaire, le poste-frontière de Rafah, à la frontière avec l’Égypte, devrait être ouvert dans les deux sens et ainsi laisser pénétrer chaque jour entre 400 et 600 camions d’aide dans l’enclave meurtrie, soit le minimum nécessaire, selon les Nations unies. Actuellement, 54 600 enfants souffriraient de malnutrition aiguë, selon la revue The Lancet. L’accord prévoit enfin « le retour immédiat des personnes déplacées du sud de la bande de Gaza vers Gaza-ville et le nord », indique une source du Hamas à l’AFP.
Les discussions à venir quant au retrait militaire israélien s’annoncent plus ardues. Selon le président états-unien, Israël doit retirer « ses troupes jusqu’à la ligne convenue » dans un délai de vingt-quatre heures. Une ligne autour de laquelle le flou demeure pour l’heure. L’armée, qui contrôle 75 % du territoire, a annoncé avoir lancé « les préparatifs opérationnels avant la mise en œuvre de l’accord. Dans le cadre de ce processus (…) les lignes de déploiement (dans la bande de Gaza) seront rapidement ajustées ».
Israël plaide de longue date pour le maintien d’une zone tampon qui pourrait enserrer l’ensemble de l’enclave, grignotant encore du terrain. Tel-Aviv entendrait maintenir son contrôle sur le corridor de Philadelphie, long de 14 kilomètres, à la frontière entre la bande de Gaza et l’Égypte. « Le couloir de Philadelphie (…) doit être entre nos mains. Il doit être verrouillé. Il est clair que tout autre arrangement ne garantirait pas la démilitarisation », prévenait déjà Benyamin Netanyahou, fin 2023. Il revêt une importance stratégique pour contrôler les mouvements entre Gaza et l’Égypte.
Netanyahou joue son avenir politique
Preuve des craintes qui persistent autour de l’engagement d’Israël à mettre fin à l’occupation, le Hamas exhorte « le président Trump (et) les pays garants de l’accord (…) à contraindre (Israël) à appliquer intégralement les échéances de l’accord et à ne pas lui permettre de se dérober ou de tergiverser dans la mise en œuvre de ce qui a été convenu ». Sur Fox News, le locataire de la Maison-Blanche a promis que son pays s’impliquerait pour « maintenir la paix », sans l’ONU donc.
Enfin, la deuxième ou troisième phase autour de l’administration de la bande de Gaza à l’avenir promet également des négociations tendues. Jusqu’alors, Israël et les États-Unis tablaient sur la non-participation du Hamas à un futur exécutif – ce que l’organisation accepte déjà – et le désarmement total du mouvement islamiste.
Un point qui priverait le Hamas, déjà affaibli, de ses dernières cartes et de ses capacités militaires d’autant plus si Israël maintient des troupes à l’intérieur de l’enclave. « Le Hamas pourrait remettre (ses armes) à une force de sécurité palestinienne », soutient le chercheur israélien Gershon Baskin, qui dispose d’informations de première main sur les coulisses des négociations.
Au-delà, Benyamin Netanyahou joue son avenir politique. Cherchera-t-il à libérer sa coalition de l’emprise de l’extrême droite ? « Il pourrait construire une coalition avec d’autres personnalités », comme Benny Gantz (centre-droit), qui lui redonnerait du souffle, affirme à l’Humanité, l’ancien général David Agmon.
Ce dernier sait l’animal politique redoutable qu’est Benyamin Netanyahou pour avoir travaillé quatre mois durant avec lui, lors de son premier mandat, en 1996. Quoi qu’il en soit, le retour des otages garantit la fin de l’essentiel des manifestations et une relative accalmie sur le plan intérieur pour le premier ministre.
Reste également la question de la construction du grand Israël, chère à Benyamin Netanyahou, qui nécessite d’achever l’annexion de la Cisjordanie occupée. Mi-août, le lancement du plan E1, qui prévoit de relier Jérusalem à la colonie de Maale-Adumim, signait de fait l’accélération d’un projet destructeur pour la Palestine.
En lançant, le 9 septembre, une attaque contre des représentants du Hamas qui se trouvaient dans un immeuble à Doha, Benyamin Netanyahou avait pour objectif de torpiller les négociations en cours sur un cessez-le-feu. Paradoxalement, il a sans doute accéléré la conclusion de ce dernier. Ce bombardement a signifié de façon mondialement visible à Donald Trump que s’il soutenait aveuglément le premier ministre israélien, les intérêts des deux pays n’étaient pas totalement identiques.
Le Qatar est un allié des États-Unis au Moyen-Orient qui accueille la plus grande base américaine de la région. « Bombarder unilatéralement le Qatar, une nation souveraine et un proche allié des États-Unis, qui travaille très dur et prend courageusement des risques avec nous pour négocier la paix, ne sert pas les objectifs d’Israël ni ceux des États-Unis », a écrit le président républicain sur sa plateforme Truth Social.
Trump et la carte de l’Arabie saoudite
Benyamin Netanyahou peut envisager que son pays vive durablement dans un état d’isolement diplomatique total tant que le soutien des États-Unis n’est pas altéré, permettant à Israël de devenir la puissance majeure et incontestée de la région. Donald Trump ne peut se permettre cet isolement. Il est à la tête d’une puissance dont le leadership mondial est contesté par la concurrence économique et désormais diplomatique de la Chine.
Si le Qatar a été le symptôme de cette asymétrie entre les intérêts des deux pays, l’Arabie saoudite en est la clé et sait en jouer pour renforcer ses propres intérêts. Donald Trump souhaite non seulement intégrer Riyad aux accords d’Abraham (dits de « normalisation » des relations entre Israël et les pays arabes) mais ne pas laisser trop de place à cet allié historique des États-Unis pour développer son autonomie stratégique.
Cependant, entre Washington et Tel-Aviv, il s’agit moins d’une question de cap que de chemin à emprunter. Si, de fait, Donald Trump a poussé Benyamin Netanyahou à mettre fin à la guerre, il l’a fait aux conditions politiques de celui-ci. Le plan en 20 points s’aligne totalement sur les desseins de la coalition d’extrême droite. Il traite les Palestiniens comme des spectateurs de leur propre histoire.
La suite de la mise en œuvre du plan présenté par Donald Trump dépendra du bon vouloir de Benyamin Netanyahou, chef du gouvernement d’une puissance d’occupation, et certainement de Tony Blair, ancien premier ministre de l’ancienne puissance coloniale pendant la Palestine mandataire et l’un des acteurs principaux de la dramatique guerre en Irak. Si la guerre semble terminée, la paix s’annonce sous des auspices néocoloniaux.
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5 octobre 2025 7 05 /10 /octobre /2025 19:39
130 personnes manifestant pour stopper le génocide à Gaza à Morlaix ce samedi 4 octobre 2025 avec l'AFPS
130 personnes manifestant pour stopper le génocide à Gaza à Morlaix ce samedi 4 octobre 2025 avec l'AFPS
130 personnes manifestant pour stopper le génocide à Gaza à Morlaix ce samedi 4 octobre 2025 avec l'AFPS
130 personnes manifestant pour stopper le génocide à Gaza à Morlaix ce samedi 4 octobre 2025 avec l'AFPS
130 personnes manifestant pour stopper le génocide à Gaza à Morlaix ce samedi 4 octobre 2025 avec l'AFPS
130 personnes manifestant pour stopper le génocide à Gaza à Morlaix ce samedi 4 octobre 2025 avec l'AFPS
130 personnes manifestant pour stopper le génocide à Gaza à Morlaix ce samedi 4 octobre 2025 avec l'AFPS

Les communistes du pays de Morlaix étaient présents en nombre au rassemblement de solidarité avec le peuple palestinien pour stopper le génocide à Gaza ce samedi 4 octobre à 16h qui a rassemblé 150 personnes avec celui du 2 octobre pour stopper l'interception illégale de la flotille pour desserrer le blocus sur Gaza. Morlaix solidaire avec les Gazaouis. Photos de Enzo De Gregorio et Jean-Luc Le Calvez

Ouest-France, 5 octobre 2025

Ouest-France, 5 octobre 2025

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3 octobre 2025 5 03 /10 /octobre /2025 05:21
Plus de cent personnes au rassemblement organisé devant la mairie de Morlaix ce jeudi 2 octobre à 18h par l'AFPS
Plus de cent personnes au rassemblement organisé devant la mairie de Morlaix ce jeudi 2 octobre à 18h par l'AFPS
Plus de cent personnes au rassemblement organisé devant la mairie de Morlaix ce jeudi 2 octobre à 18h par l'AFPS
Plus de cent personnes au rassemblement organisé devant la mairie de Morlaix ce jeudi 2 octobre à 18h par l'AFPS
Plus de cent personnes au rassemblement organisé devant la mairie de Morlaix ce jeudi 2 octobre à 18h par l'AFPS
Plus de cent personnes au rassemblement organisé devant la mairie de Morlaix ce jeudi 2 octobre à 18h par l'AFPS

Plus de cent personnes au rassemblement organisé devant la mairie de Morlaix ce jeudi 2 octobre à 18h par l'AFPS suite à l'interception d'une grande partie des militants, élus, journalistes venus briser le blocus affamant Gaza et la privant de médicaments dans la flotille "Global Sumud for Gaza". 

A l'occasion de deux prises de parole, François Rippe et Geneviève de l'AFPS ont pu expliquer la situation et ses derniers développements. 

Prochain rendez-vous au même en droit contre le génocide à Gaza et pour une autre politique du gouvernement français que celle de l'aplatissement et de la complicité avec Israël: le samedi 4 octobre à 16h. 

Photos Ismaël Dupont et Fabris Cadou

Plus de cent personnes au rassemblement organisé devant la mairie de Morlaix ce jeudi 2 octobre à 18h par l'AFPS
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2 octobre 2025 4 02 /10 /octobre /2025 06:14
Attaque de la flotille Global Sumud for Gaza: lettre de Fabien Gay, directeur de l'Humanité et parlementaire communiste, aux autorités françaises
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2 octobre 2025 4 02 /10 /octobre /2025 06:07
Contes populaires de Palestine à la bibliothèque de Douarnenez le jeudi 16 octobre à 18h

CONTES POPULAIRES DE PALESTINE.
On a tendance à l’oublier… mais le peuple palestinien est un peuple instruit, dans lequel les familles attachent une grande importance à l’éducation des enfants. Plus de 95% des enfants reçoivent une scolarité de base, malgré le contexte de guerre qu’ils subissent.
C’est aussi un peuple avec une culture très riche, que les habitants se transmettent de générations en générations, de déplacements en déplacements, faisant vivre la mémoire collective. C’est une manière de résister contre l’occupation, contre l’effacement des Palestiniens… Amal Kadheefa nous a affirmé que l’éducation, la culture, le sport, sont des moyens de résistance, des outils de résilience qui permettent de pousser les limites des camps des réfugiés.
Fidaa Ataya, conteuse palestinienne de Cisjordanie, utilise elle aussi l’art comme moyen de résister aux colons et à l’armée israéliens qui se sont emparés du paysage de son enfance. A l’invitation du comité de jumelage Douarnenez/Rashidiyé, elle sera à la Médiathèque de Douarnenez le 16 octobre à 18h, en compagnie d’une autre conteuse, Praline Gay-Para, bien connue à Douarnenez, qui nous a enchanté.e.s dernièrement au Festival de cinéma.

Monique Prevost Guerer

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2 octobre 2025 4 02 /10 /octobre /2025 06:02
Palestine-Israël: comment parvenir à la solution à deux Etats? Tribunes de Elsa Faucillon et de Dominique Vidal dans L'Humanité du 1er octobre 2025
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1 octobre 2025 3 01 /10 /octobre /2025 08:14

MANIFESTATION à MORLAIX, SAMEDI 4 OCTOBRE 2025 (16h, place des Otages), à l'appel de l'AFPS du pays de Morlaix :

Pour exiger à Gaza : le cessez-le-feu ; l'arrêt immédiat du génocide ; la levée du blocus

Et en Cisjordanie : l'arrêt immédiat de la colonisation, de l'occupation ; le démantèlement de toutes les colonies, qui rappelons-le, sont illégales au regard du droit international

 

Le PCF Pays de Morlaix apporte son soutien à cette iniative et appelle à y participer nombfreux.

 

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