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27 septembre 2025 6 27 /09 /septembre /2025 06:17
Gisèle Halimi et Djamila Boupacha en 1962

Gisèle Halimi et Djamila Boupacha en 1962

Serge Halimi interroge le choix de Charlotte Gainsbourg, alignée sur les positions israéliennes d'opposition à l'existence d'un Etat palestinien,  pour incarner à l'écran Gisèle Halimi, militante anticolonialiste et révolutionnaire
"DÉGOÛT"...
L’actrice Charlotte Gainsbourg, qui doit incarner, dans un « biopic » en cours de tournage dont la sortie en salle est prévue pour 2026, l’avocate et infatigable militante progressiste Gisèle Halimi, décédée le 28 juillet 2020, a cosigné, le 19 septembre dernier, avec une petite vingtaine d’autres personnalités, une tribune collective dénonçant la reconnaissance de l'Etat de Palestine par la France le 22 septembre, et appelant Emmanuel Macron à conditionner la reconnaissance d’un État palestinien « à la libération des otages » israéliens retenus à Gaza « et au démantèlement du Hamas ».
Ulcéré par ce déni, l’un des fils de l’avocate, Serge Halimi, dirigeant du mensuel de la gauche critique et anti-libérale " Le Monde Diplomatique", a fait parvenir ce texte rappelant que cette dernière a, tout au long de sa vie, exprimé « sa solidarité constante » avec Gaza - où, constatait-elle, « un peuple aux mains nues est en train de se faire massacrer ». Il estime qu’elle « aurait lu cette tribune avec dégoût ».
 
COURRIER DE SERGE HALIMI:
 
J’ai appris plusieurs mois après que la décision soit prise que Charlotte Gainsbourg avait été choisie pour interpréter le rôle de ma mère lors du procès de Bobigny. Autant dire qu'on ne m'a pas demandé mon avis.
Les producteurs, réalisateurs, journalistes, présidents de la République, maires, actrices, etc. peuvent se référer à leur guise à une personnalité publique. Ils peuvent même s'en prévaloir quand ils l'ont combattue par leur œuvre ou par leur engagement politique.
Jusqu'à présent la mémoire de Gisèle Halimi a surtout été mise en avant pour célébrer des causes et des victoires devenues relativement consensuelles (avortement libre, criminalisation du viol, abolition de la peine de mort, dépénalisation de l’homosexualité). En revanche, hormis son combat pour l’indépendance de la Tunisie et de l’Algérie, ses engagements anti-impérialistes, nombreux et constants (Vietnam, Cuba, militants basques, hostilité à la guerre du Golfe et du Kosovo, Palestine), tout comme son refus des traités européens (Maastricht, TCE) ont été oubliés ou occultés.
La signature par Charlotte Gainsbourg, avec Bernard-Henri Lévy, Alain Minc, Dominique Reynié, etc., d’une « lettre ouverte » s’opposant à la reconnaissance de la Palestine par la France et assimilant cette décision à « une capitulation morale face au terrorisme » fait donc resurgir par contraste tout un chapitre de la vie de Gisèle Halimi.
Car elle aurait lu cette tribune collective avec dégoût. Elle ne dit rien des crimes de guerre israéliens pourtant qualifiés de génocide par nombre d’organisations internationales. Charlotte Gainsbourg vient ainsi, sans l’avoir voulu, de rappeler tout un pan trop peu connu de la vie militante de Gisèle Halimi, du Tribunal Russell sur la Palestine à sa défense de Marwan Barghouti. Et notamment sa solidarité constante avec Gaza, à un moment où déjà, écrivait-elle à L’Humanité en juillet 2014, « un peuple aux mains nues est en train de se faire massacrer. L’histoire jugera, mais n’effacera pas le saccage. » Ce fut l’une de ses dernières prises de position publiques.
Le jour où le film sur le procès de Bobigny sortira, Charlotte Gainsbourg sera peut-être interrogée sur la différence fondamentale entre le personnage qu’elle interprète et ses propres convictions qui la rangent dans le camp, peu honorable, des avocats inconditionnels d'Israël. L'opération qu'elle escomptait en incarnant Gisèle Halimi à l’écran se retournera alors contre elle.
 
Voir aussi: 

L'association "La Cause des Femmes" rappelle le 23 septembre que Gisèle Halimi, qui s'est battue contre les méfaits du colonialisme et de l'occupation militaire en Algérie et en Tunisie, a toujours été dans le même temps et pour les mêmes raison une avocate de la cause palestinienne: 

https://www.choisirlacausedesfemmes.org/2025/09/23/gis%C3%A8le-halimi-l-avocate-de-la-cause-palestinienne/

Le 11 mars 1968, Gisèle Halimi co-signait une tribune collective qui dénonçait l'arrestation et la détention arbitraires d’étudiant·es palestinien·nes.

 

Le 3 mars 1982, elle co-signait un appel collectif appelant à ce que la “France s'exprime clairement (...) pour réaffirmer les principes d'une paix juste et durable au Proche-Orient : le retrait des troupes Israéliennes de tous les territoires occupés depuis 1967, y compris la partie arabe de Jérusalem ; la reconnaissance des droits nationaux du peuple palestinien, y compris le droit à édifier son propre État indépendant sur le sol de sa patrie ; le droit de tous les États de la région, y compris le futur État palestinien, à la paix et à la sécurité. « 

 

Le 18 octobre 2000, un appel collectif intitulé “En tant que juifs…” Celui-ci affirmait  “Partisans de la fraternité judéo-arabe, nous réclamons la relance d'un processus de paix qui passe nécessairement par l'application des résolutions de l'ONU, par la reconnaissance d'un Etat palestinien souverain et du droit au retour des Palestiniens chassés de leur terre. C'est par là que la coexistence pacifiée de différentes communautés culturelles et linguistiques sur un même territoire peut devenir possible.”

À  partir de septembre 2002 Gisèle Halimi devint l’avocate de Marwan Barghouthi et défendit jusqu’à sa disparition en 2020, un « homme de paix ». Chef du Fateh en Cisjordanie Marwan Barghouthi, était pour elle un « homme de paix » à qui Israël intentait un « procès politique ».

 Le 1er juillet 2004, à nouveau un appel collectif en soutien à Leila Shahid alors représentante en France de l’OLP et le 28 avril 2011 elle co-signe une nouvelle tribune qui demande notamment que “La France et l'Union européenne  (prennent)  l'initiative en reconnaissant sans attendre l'Etat palestinien dans les frontières d'avant la guerre de 1967 avec Jérusalem-Est pour capitale, et en appelant l'ONU à faire de même sans délai. Mais nous ne pouvons nous en remettre aux seules autorités nationales et internationales.”

 

Le 28 juillet 2014 elle signe seule son dernier appel en faveur du peuple palestinien dans L’Humanité : 

 « Un peuple aux mains nues – le peuple palestinien – est en train de se faire massacrer. Une armée le tient en otage. Pourquoi ? Quelle cause défend ce peuple et que lui oppose-t-on ? J’affirme que cette cause est juste et sera reconnue comme telle dans l’histoire. Aujourd’hui règne un silence complice, en France, pays des droits de l’homme et dans tout un Occident américanisé. Je ne veux pas me taire. Je ne veux pas me résigner. Malgré le désert estival, je veux crier fort pour ces voix qui se sont tues et celles que l’on ne veut pas entendre. L’histoire jugera mais n’effacera pas le saccage. Saccage des vies, saccage d’un peuple, saccage des innocents. Le monde n’a-t-il pas espéré que la Shoah marquerait la fin définitive de la barbarie ? »

Dans "Choisir la cause des femmes"

https://www.choisirlacausedesfemmes.org/2025/09/23/gis%C3%A8le-halimi-l-avocate-de-la-cause-palestinienne/

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27 septembre 2025 6 27 /09 /septembre /2025 05:47
Adoption d'un voeu de soutien à la Palestine et à Gaza dans la commune du Releck-Kerhuon
Adoption d'un voeu de soutien à la Palestine et à Gaza dans la commune du Releck-Kerhuon

Bravo aux élu.e.s de la commune du Relecq-Kerhuon pour l'adoption le 25 septembre 2025 à l'unanimité de ce vœu de solidarité avec la Palestine et Gaza proposé par la majorité de gauche à l'initiative des élus.e.s communistes.

Cela s'ajoute aux nombreuses initiatives des communes finistériennes dans l'élan de solidarité citoyenne avec le peuple palestinien.

 

CF. 

Un Vœu pour la paix au Proche-Orient reposant sur la demande d’un cessez-le-feu immédiat à Gaza et la reconnaissance par la France d’un État de Palestine adopté à Morlaix-Communauté et au Conseil Municipal de Morlaix

L'urgence de la paix, de l'arrêt du génocide à Gaza et de la reconnaissance de l'Etat de Palestine - Motion votée au Conseil Municipal de Morlaix du 26 juin 2025

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/un-vu-en-faveur-de-la-reconnaissance-de-letat-palestinien-au-conseil-municipal-de-morlaix-39fdbaf2-533f-11f0-acb7-473b370f0632

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27 septembre 2025 6 27 /09 /septembre /2025 05:40
Sous les huées, Netanyahou promet à l’Onu « de finir le travail à Gaza » (Vadim Kamenka, L'Humanité, 26 septembre 2025)
Sous les huées, Netanyahou promet à l’Onu « de finir le travail à Gaza »
 
Depuis l’Assemblée générale des Nations unies, le premier ministre israélien a pu s’exprimer malgré son mandat d’arrêt international et le génocide dans l’enclave palestinienne. Malgré les protestations, il a tenu un discours guerrier au nom de la lutte contre le mal.
 
L'Humanité, le 26 septembre 2025
Vadim Kamenka
 
À l’extérieur de l’enceinte onusienne, des manifestations ont lieu pour dénoncer la venue de Benyamin Netanyahou. À l’intérieur, le premier ministre israélien est accueilli, ce vendredi, par des huées et le départ de nombreux délégués de l’Assemblée générale de l’Onu. Une scène d’une rareté au sein de l’organisation internationale qui pousse le dirigeant a retardé de quelques minutes le début de son discours. Ces protestations illustrent les critiques de nombreux dirigeants à la tribune des Nations unies depuis mardi contre les crimes commis par le gouvernement israélien. Sans sourciller, il commence son allocution en présentant une carte du Moyen-Orient. Il se félicite, en pointant avec un crayon d’avoir éliminé « les milices au Yémen, Mohammed Sinouar à Gaza, Hassan Nasrallah au Liban, Assad en Syrie, les chefs militaires et scientifiques en Iran » et promis de s’occuper des « milices en Irak ».
 
Nous n’avons pas terminé
 
Le nombre de sièges vides de l’Assemblée générale -geste peu fréquent pour des diplomates- montre à quel point Israël est isolé sur la scène internationale. Pourtant Benyamin Netanyahou a pu s’exprimer dans l’enceinte onusienne malgré le mandat d’arrêt à son encontre émis par la Cour pénale internationale (CPI). Alors que deux millions de Gazaouis vivent quotidiennement sous les bombardements, le blocus de l’aide humanitaire et une famine qui s’étend, le premier ministre israélien campe sur ses positions. Il maintient « nous n’avons pas terminé. Les vestiges du Hamas demeurent à Gaza et ils ont promis de répéter les horreurs du 7 octobre. Nous devons finir le boulot ».
Peu importe que 83 % des victimes soient des civils selon des données des services de renseignement israéliens. Un chiffre révélé par le quotidien britannique The Guardian, le média israélien Local Call et + 972 Magazine, en août dernier. « Israël recensait, en mai, la mort de 8 900 membres du Hamas ou du Jihad islamique. On comptait alors 53 000 victimes au total », écrivaient-ils. Une entreprise de destruction systématique qui a conduit la commission d’enquête du Conseil des droits de l’homme de l’ONU a estimé, dans un rapport publié mardi 16 septembre, qu’Israël commet un « génocide » à l’égard des Palestiniens dans la bande de Gaza.
C’est grâce au soutien sans faille du président états-unien qui lui a permis d’atterrir en toute tranquillité à New York et la complicité des Occidentaux qui lui ont autorisé le survol de leur territoire, que Netanyahou a pu s’exprimer à la tribune de l’ONU. Et comme a son habitude, il a attaqué à la fois ses ennemis régionaux et à la communauté internationale.
Benyamin Netanyahou a servi la même fable, celle d’une lutte contre un axe du mal. Et de se faire le champion du « monde civilisé ». Celui qui a « balayé » la menace « iranienne » avec « une guerre de 12 jours qui rentrera dans les annales ». Sans oublier de remercier « le président Donald Trump pour son action déterminée et audacieuse » car « nous avions promis d’empêcher l’Iran d’accéder à l’arme nucléaire », ose-t-il défendre. En l’espace d’un an, Israël a bombardé directement l’Iran, le Qatar, le Liban, la Syrie, le Yémen.
Dans ce show extrémiste et inquiétant d’une vingtaine de minutes, dans une salle considérablement vidée, le premier ministre israélien a promis encore une fois d’arrêter la guerre et les massacres si « le Hamas déposait les armes, libérait les otages », et que « Gaza était démilitarisée ». Il a insisté pour que Tel-Aviv en prenne le « contrôle sécuritaire » et une « autorité civile pacifique sera établie ».
 
Un plan en 21 points discuté à Washington
 
Le dirigeant israélien doit tenir une réunion à Washington, lundi avec Donald Trump. Cette quatrième rencontre à la Maison Blanche doit permettre d’avancer sur un plan en 21 points défendus par le président états-unien « pour la paix au Moyen-Orient et à Gaza ». Ce dernier a d’ailleurs publiquement mis son veto à l’annexion de la Cisjordanie par Israël, exprimant pour la première fois son opposition à cette mesure longtemps contestée par la communauté internationale, qui porterait un coup fatal à toute solution potentielle à deux États. « Je ne permettrai pas à Israël d’annexer la Cisjordanie. Non, je ne le permettrai pas. Cela n’arrivera pas », a déclaré Donald Trump aux journalistes dans le Bureau ovale.
Au terme de son discours, le dirigeant a condamné l’initiative diplomatique de plusieurs pays occidentaux à l’Onu. « Cette semaine, les dirigeants de la France, de la Grande-Bretagne, de l’Australie, du Canada et d’autres pays ont reconnu sans condition l’État palestinien. Ils l’ont fait après les horreurs commises par le Hamas le 7 octobre », a-t-il lancé.
Malgré ses propos, l’isolement et la pression continue de s’accroître à l’encontre des autorités israéliennes. Microsoft a mis fin à l’accès de l’armée israélienne à une technologie qu’elle utilisait pour collecter chaque jour des millions d’appels téléphoniques de civils palestiniens à Gaza et en Cisjordanie. Selon le quotidien The Guardian, « le géant technologique a informé à la mi-septembre les responsables israéliens que l’Unité 8200, l’agence d’espionnage d’élite de l’armée, avait violé les conditions d’utilisation de l’entreprise en stockant une vaste quantité de données de surveillance sur sa plateforme cloud Azure ».
Cette décision intervient après l’enquête menée conjointement avec la publication israélo-palestinienne + 972 Magazine et le média hébraïque Local Call et le Guardian sur la collaboration entre Microsoft et l’unité 8200 sur le transfert de grandes quantités de données sensibles vers Azure. Le projet a vu le jour après une réunion en 2021 entre le directeur général de Microsoft, Satya Nadella, et le commandant de l’unité à l’époque, Yossi Sariel.
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27 septembre 2025 6 27 /09 /septembre /2025 05:10
Des enfants « affamés, brûlés vifs, ensevelis sous les décombres, amputés sans anesthésie » : l’Onu n’a plus les mots pour dénoncer l'« horreur » à Gaza (L'Humanité, Luis Reygada, 26 septembre 2025)
Des enfants « affamés, brûlés vifs, ensevelis sous les décombres, amputés sans anesthésie » : l’Onu n’a plus les mots pour dénoncer l'« horreur » à Gaza
 
Lors de réunions tenues en marge de l’assemblée générale des Nations Unies, les responsables de l’Unrwa et de l’Ocha ont de nouveau dénoncé ce jeudi la situation dantesque imposée par l’entreprise génocidaire menée par Israël dans l’enclave palestinienne.
 
L'Humanité, le 26 septembre 2025
Luis Reygada
 
L’histoire rendra-t-elle de notre génération responsable, voir complice, du génocide encours actuellement à Gaza ? « Avec les avertissements lancés par la Cour internationale de justice l’année dernière et la publication du rapport de la Commission d’enquête (internationale indépendante de l’ONU sur le territoire palestinien occupé) la semaine dernière, cette question doit maintenant nous être posée », a solennellement déclaré, ce jeudi, le chef de l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés palestiniens (Unrwa), Philippe Lazzarini.
Lors d’une réunion ministérielle organisée par le Brésil, l’Espagne en la Jordanie en marge de l’Assemblée générale, le responsable de l’Unrwa a pointé du doigt « une famine résultant du remplacement de l’opération humanitaire par des mercenaires qui utilisent la faim comme une arme », « une occupation militaire imminente de (la bande de) Gaza », « des colons enhardis et une annexion qui progresse en Cisjordanie occupée »… Des conséquences de l’« inaction » de la communauté internationale et de l’« impunité » dont jouit le gouvernement d’extrême droite d’Israël dirigé par Benyamin Netanyahou.
 
Le haut fonctionnaire international a ensuite appelé son auditoire à apporter un soutien politique et financier urgent à l’agence qu’il dirige, véritable colonne vertébrale de l’aide humanitaire internationale à Gaza dans le viseur de Tel-Aviv depuis des années. Et subissant « une pression extrême et croissante », selon Philippe Lazzarini, devant notamment faire face à des attaques, à des blocages d’approvisionnement, mais aussi à la destruction de la plupart de ses installations sur place et pire encore : la mort de plus de 370 de ses collaborateurs depuis le début de l’entreprise génocidaire dirigée par le gouvernement de Benyamin Netanyahou.
 
Avec un déficit de plus de 200 millions de dollars suite au retrait de deux des principaux pays donateurs, les activités de l’agence onusienne pourraient se voir paralysées avant la fin de l’année. On imagine quelles seraient les conséquences pour les 2,6 millions de Palestiniens, soumis aux pires conditions de vie, que tente d’assister l’Unrwa.
 
Ce même jeudi, le Bureau de la coordination des affaires humanitaires de l’Onu (l’Ocha) rendait public la mise à jour n° 326 de son rapport hebdomadaire sur la situation humanitaire dans la bande de Gaza.
 
« L’intensification des frappes sur la ville de Gaza, notamment sur des tentes, des bâtiments résidentiels et des infrastructures, continue de provoquer de nombreuses victimes », rapporte le document. Alors que l’armée israélienne revendiquait ce jeudi « environ 2 000 frappes contre des cibles terroristes » depuis le début de l’offensive d’envergure lancée le 16 septembre sur la principale agglomération de la bande afin d’y éliminer « le dernier grand bastion du Hamas », les différentes agences de l’Onu estiment à une moyenne de cinquante Gazaouis tués par jour durant cette dernière semaine, dont une majorité de civils et de nombreux enfants.
 
Des enfants gazaouis « pris au piège dans un cimetière »
La veille de la publication du dernier rapport de l’Ocha, le secrétaire général adjoint aux affaires humanitaires et coordonnateur des secours d’urgence de l’agence, Tom Fletcher, lançait un avertissement au sujet de l’impact catastrophique de la guerre sur les enfants, décrivant une jeunesse gazaouie, vivant sous les bombes, fouillant les décombres à la recherche de nourriture, ou encore subissant des amputations sans anesthésie.
 
« Les enfants de Gaza sont pris au piège dans un cimetière ; ils ont été bombardés, mutilés, affamés, brûlés vifs, ensevelis sous les décombres de leurs maisons, séparés de leurs parents », a-t-il déclaré lors d’un événement organisé ce mercredi notamment par la Belgique, la Jordanie et l’Union européenne en marge de l’Assemblée générale, à New York.
 
« Privés de toute humanité que les règles de la guerre étaient censées préserver, tués pendant leur sommeil, pendant qu’ils jouaient, qu’ils faisaient la queue pour obtenir de la nourriture et de l’eau, qu’ils cherchaient des soins médicaux », a dénoncé le haut fonctionnaire international.
 
Dans une allocution émouvante et applaudie par les participants à la conférence, Tom Fletcher souligné entre les lignes l’impuissance des Nations unies et des ONG à mettre un terme aux massacres en cours dans la bande de Gaza, perpétrés par Israël avec le soutien inconditionnel des États-Unis.
 
« Nous nous réunissons donc, une fois de plus, pour partager nos témoignages et notre honte, pour essayer de trouver les mots qui traduisent l’horreur, et pour échouer à nouveau à faire appliquer la justice. Pour répéter qu’il faut faire quelque chose et, je le crains, pour accepter de nouveau que rien ne sera fait ».
« Meurtre de membres du groupe, atteinte grave à l’intégrité physique ou mentale de membres du groupe, soumission intentionnelle du groupe à des conditions d’existence devant entraîner sa destruction physique totale ou partielle, et mesures visant à entraver les naissances au sein du groupe ».
Le 16 septembre dernier, la Commission d’enquête internationale indépendante de l’ONU sur le territoire palestinien occupé a conclu qu’Israël commettait à Gaza quatre des cinq catégories de faits qui définissent le crime de génocide défini par la Convention de 1948 pour la prévention du génocide. Depuis le début de la guerre menée à Gaza en riposte aux attaques du Hamas du 7 octobre 2023, plus de 65 400 personnes ont été tuées dans l’enclave palestinienne et 167 160 ont été blessées.
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26 septembre 2025 5 26 /09 /septembre /2025 05:13
Après la reconnaissance de l’État de Palestine, imposer un cessez-le-feu, mettre fin au génocide à Gaza et à la colonisation de la Cisjordanie.  Communiqué du PCF Finistère - 25 septembre 2025
Après la reconnaissance de l’État de Palestine, imposer un cessez-le-feu, mettre fin au génocide à Gaza et à la colonisation de la Cisjordanie.  Communiqué du PCF Finistère - 25 septembre 2025
Après la reconnaissance de l’État de Palestine, imposer un cessez-le-feu, mettre fin au génocide à Gaza et à la colonisation de la Cisjordanie.  Communiqué du PCF Finistère - 25 septembre 2025
Après la reconnaissance de l’État de Palestine, imposer un cessez-le-feu, mettre fin au génocide à Gaza et à la colonisation de la Cisjordanie.
 
Communiqué du PCF Finistère - 25 septembre 2025
 
La reconnaissance officielle avec neuf nouveaux pays de l’État de Palestine par le président de la République Emmanuel Macron le lundi 22 septembre devant l’assemblée générale de l’ONU marque une victoire importante de la lutte pour les droits historiques du peuple palestinien bafoués depuis 1948.
Onze ans après le vote de cette reconnaissance par l’Assemblée nationale et le Sénat, trente-sept ans après la proclamation de l’État de Palestine, il était temps !
L’urgence du génocide en cours, des violences coloniales en Cisjordanie (épuration ethnique, terreur contre les populations palestiniennes, les camps de réfugiés, assassinats de civils en toute impunité) impose désormais de prendre des actes forts pour concrétiser et accompagner cette décision.
- La fin des relations commerciales et diplomatiques avec Israël tant qu’il continue à massacrer les Gazouis et à étendre ses colonies illégales en Cisjordanie en essayant de contrarier toute réalité possible d’un état palestinien.
- L’arrestation et le jugement des responsables et artisans du génocide qui ne doivent plus pouvoir circuler sur le territoire français ni ailleurs en toute impunité.
- La protection de la flotille humanitaire pour Gaza, et la mobilisation de l’armée française pour briser le blocus humanitaire à Gaza qui affame la population.
Le PCF Finistère soutient les municipalités qui adoptent des vœux pour mettre fin au génocide à Gaza, à la colonisation violente et illégale de la Cisjordanie, à l’apartheid imposé aux populations palestiniennes d’Israël et des territoires occupés de Palestine. Il soutient les municipalités qui hissent le drapeau palestinien, comme Carhaix, ou qui pavoisent leurs mairies aux couleurs de la Palestine. Il encourage dans les municipalités où il a des élus les coopérations décentralisées avec les camps de réfugiés palestiniens et les villes palestiniennes.
Nous réaffirmons notre solidarité avec l’OLP, l’Organisation de libération de la Palestine, dont le Parti communiste palestinien est membre, et toutes les forces qui en Israël comme le Parti communiste israélien et ses 4 députés à la Knesset , les seuls à faire entendre leur voix contre la guerre et le génocide à Gaza, agissent pour la Paix, la fin de la guerre à Gaza, l’égalité des droits et le retrait des colonies illégales dans l’application du droit international.
Nous demandons la libération des otages israeliens prisonniers du Hamas et des prisonniers politiques palestiniens, tels que Marwan Barghouti, le Nelson Mandela palestinien, qui détient une des clefs de l’avenir d’un État palestinien réunifié.
Le PCF Finistère se mobilise fortement dans la campagne « 1 million d’oliviers pour la Palestine » en se donnant l’objectif de réunir 10 000 euros pour le mois de décembre afin de planter 1000 oliviers en Cisjordanie dans des coopératives agricoles et un projet de coopération avec nos amis palestiniens du parti communiste palestinien et de l’association des ingénieurs arabes. 6500 euros ont déjà été réunis dans le Finistère avec le soutien de la fédération et des sections communistes depuis 3 mois, et plus de 200 000 euros au niveau de l'ensemble des fédérations communistes. A la fête de l’Humanité, les 12 et 13 septembre dernier, Ismaël Dupont et Gladys Grelaud, dirigeants finistériens du PCF, ont pu en parler et partager notre solidarité à Fadwa Kadher, dirigeante du parti communiste palestinien, à Ofer Cassif, député communiste juif israélien, et à Hala Abou Hassira, ambassadrice de la Palestine en France.
Le PCF Finistère appelle à la mobilisation pour soutenir toutes les manifestations de solidarité avec le peuple palestinien dans le département sur ces mots d’ordre, pour que la France prenne la tête d’une coalition internationale avec des pays comme l’Espagne, l’Irlande, le Chili, le Brésil, pour suspendre toute relation commerciale avec Israël tant que le droit international ne sera pas respecté, pour imposer un cessez-le-feu et la reconnaissance de l’État de Palestine avec Jérusalem-Est comme capitale, mettant fin à l’occupation et la colonisation.
 
la fédération PCF du Finistère. 
Le 25 septembre 2025.
Après la reconnaissance de l’État de Palestine, imposer un cessez-le-feu, mettre fin au génocide à Gaza et à la colonisation de la Cisjordanie.  Communiqué du PCF Finistère - 25 septembre 2025
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26 septembre 2025 5 26 /09 /septembre /2025 05:00
La mort est en train de changer, de Dominique Eddé, Les liens qui libèrent, 112 pages, 10 euros.

La mort est en train de changer, de Dominique Eddé, Les liens qui libèrent, 112 pages, 10 euros.

« Tout ce sur quoi repose l’humanité est à terre à Gaza » : entretien avec l’écrivaine libanaise Dominique Eddé

L’intellectuelle et écrivaine libanaise Dominique Eddé publie « La mort est en train de changer », un ouvrage percutant qui bouscule, aide à penser et à agir au moment où l’horreur culmine en Palestine.

Latifa Madani - L'Humanité, 26 septembre 2025 

Elle a écrit cet essai « comme on tente de se frayer un chemin dans un paysage dévasté » et elle ne veut pas « laisser la colère l’emporter sur le goût de l’autre et l’envie de paix ». Avec La mort est en train de changer, l’écrivaine libanaise Dominique Eddé livre un texte bouleversant et salutaire, une réflexion d’une justesse et d’une lucidité édifiantes.

Sa recherche, assure-t-elle, se situe en dehors du débat que la majorité des médias propose. À la fois au plus près et au-delà de la tragédie de Gaza, elle porte sur la menace de désintégration de l’être. La romancière et essayiste relève que « plus les frontières tombent, plus les murs se redressent » et s’indigne : « Comment parler de réveil des consciences quand le réveil arrive après l’irréparable ? » Face au délitement en cours, conclut-elle, c’est notre responsabilité collective en tant qu’espèce qui est engagée.

À propos du titre de votre ouvrage, depuis la tragédie de Gaza, qu’est-ce qui est en train de changer dans la mort ?

Dominique Eddé

 

L’entreprise d’extermination à Gaza est inédite en ce sens qu’elle est aussi méthodique et brutale que foutraque. Il y a chez ce pouvoir israélien une telle rage, une telle impatience à faire place nette et à en finir avec les Palestiniens, que même leur mort ne lui suffit pas. Ce qu’il veut, c’est qu’ils n’aient jamais existé.

Ceci dit, le titre de ce livre ne se rapporte pas seulement à Gaza. Il se rapporte à un effondrement général. La mort n’existe pas en dehors de la vie. Ce qui change dans la mort, c’est ce qui change dans la vie. Or, la vie – qu’il s’agisse de la nature, des animaux ou des êtres humains que nous sommes – est de plus en plus infiltrée par des pouvoirs qui agissent sans elle. À commencer par celui de l’intelligence artificielle qui gagne en puissance à une vitesse de bolide et qui, par définition, ne connaît ni la vie ni la mort.

Les moyens de la destruction écologique et de la guerre combinent désormais un redoutable mélange d’abstraction et d’insensibilité, dû à la technologie, et d’archaïsme, dû aux hommes qui en décident. L’addition des deux crée un choc physique et mental que nous commençons à peine à appréhender.

Pouvez-vous nous en donner un exemple ?

Lorsque, au Liban, en septembre 2024, les services de renseignements israéliens ont réussi à faire exploser à distance et au même instant des milliers de téléphones portables dans les mains ou les poches de membres ou proches du Hezbollah, il s’est passé quelque chose d’inédit et de glaçant dans le passage de la vie à la mort.

On a vu des corps exploser alors qu’ils étaient occupés aux tâches les plus banales du quotidien. L’un en train d’acheter des boîtes de conserve dans un supermarché, l’autre au volant d’une voiture. La cécité ou la mort ont été données, en un fragment de seconde, comme dans un jeu vidéo.

Atteindre un tel degré de précision, d’intrusion dans l’intimité, de confusion en termes de valeurs, de critères… tout cela à la fois, c’est vertigineux. C’est notre rapport à la réalité tout entière qui a pris un énorme coup ce jour-là. À Gaza, ce coup est porté, jour après jour, depuis deux ans, à son degré maximal.

La mort est distribuée n’importe comment. Quand un enfant amputé ne meurt pas sous une bombe, il meurt de ses blessures et quand il ne meurt pas de ses blessures, il meurt de faim. Je dis, à un moment donné dans ce livre, que la mort s’est liquéfiée, qu’elle a infiltré le langage.

Vous écrivez : « De point final qu’elle était, la mort s’est muée en point-virgule, en virgule… elle est entrée là où elle était censée se borner à conclure »…

Oui. Elle est entrée dans le temps comme l’humidité pénètre les murs. Les progrès scientifiques l’accélèrent d’un côté, la ralentissent de l’autre. Et pendant ce temps, des milliardaires dépensent des fortunes à essayer de l’anéantir.

Est-ce cela que vous voulez dire lorsque vous écrivez : « Nous ne vivons pas un changement d’époque, nous vivons un changement de temps » ?

En effet. Une époque, c’est une période historique déterminée. Or, nous vivons actuellement un temps indéterminé dans lequel le passé, le présent et l’avenir sont sens dessus dessous. Notre espèce est actuellement à la merci de ses pulsions les plus primaires. Le désir d’immortalité et le désir d’extermination se disputent le temps.

Vous avez comme pensé en silence un certain temps. Qu’est-ce qui vous a conduite à briser ce silence et à parler, à « penser à voix haute » ?

La suffocation. Et, plus prosaïquement, la proposition réitérée de l’éditeur Henri Trubert. Mais pas seulement. J’ai eu le sentiment, en vieillissant, que ma colère n’était pas synonyme de haine. Qu’elle pouvait même être quelque chose contre la haine. Et donc être utile.

L’humanisme, l’altérité et la perte de l’être sont au centre de vos réflexions. En quoi l’horreur qui se déroule à Gaza est-elle la défaite de l’humanité, comme l’indique le sous-titre de votre essai ?

Tout ce sur quoi repose l’humanité est à terre à Gaza. Lorsqu’en octobre 2023, le ministre israélien de la Défense a traité les Palestiniens « d’animaux humains », il annonçait clairement qu’il les traiterait comme tels.

Cette déclaration, madame von der Leyen, présidente de la Commission européenne, n’y avait rien trouvé à redire. Le pouvoir américain non plus bien sûr. La voie était ouverte. Le cauchemar a dépassé tout ce que l’on pouvait redouter. Sachant que le cauchemar ne date pas de ce jour funeste du 7 octobre. Il est infligé sous une forme méthodique et lancinante depuis des décennies dans les territoires occupés.

Cela veut-il dire qu’il peut y avoir d’autres Gaza ? Que nul n’est à l’abri ?

À partir du moment où plus aucun levier du droit international ne fonctionne, pourquoi échapperait-on à la loi du plus fort, à la loi de la jungle ? Il n’est pas un jour, depuis le prétendu cessez-le-feu signé par Israël et le gouvernement libanais, il y a près d’un an, où l’armée israélienne ne bombarde le sud du Liban.

L’abdication de l’Europe – bastion supposé de la démocratie – a constitué une catastrophe dont on ne mesure pas encore les conséquences. À partir du moment où la loi de l’argent l’a emporté sur toutes les autres, la politique internationale est devenue synonyme de tractation financière.

La guerre au Soudan serait-elle aussi sanglante si elle n’était le champ de bataille d’une ruée vers l’or ? Avec pour exploitant intermédiaire, les Émirats arabes unis qui, soit dit au passage, sont devenus les grands alliés d’Israël. Alliés sur quelle base ? Le désir de faire la paix ? Non, bien sûr. Le désir d’avoir la paix ! Autrement dit : d’accroître indéfiniment le profit à un minimum de frais.

Peut-on dire que le verrou de l’accusation d’antisémitisme est en train de sauter aujourd’hui, alors même que le droit d’Israël à se défendre a pris la tournure ainsi que vous l’écrivez d’un « droit à tout détruire » ?

Oui et non. Regardez. Même Emmanuel Macron en fait les frais aujourd’hui. Il est accusé depuis peu par Netanyahou de favoriser l’antisémitisme en prônant la création d’un État palestinien. Il n’a pourtant pas ménagé ses efforts pour défendre l’équation lapidaire, soufflée par les avocats aveuglés d’Israël : antisionisme = antisémitisme. Le terrorisme intellectuel a beau tourner au grotesque, il opère, il intimide, il fait des dégâts pour tous.

En plus de la mort, il y a l’avilissement, l’humiliation de la souffrance à laquelle vous consacrez un chapitre de votre essai. Quel sort, quel avenir désormais pour les Palestiniens ? Un État où, comment, sans territoire ?

L’avilissement de la souffrance est une expression que j’emprunte à Kafka. C’est ce qu’il y a de pire. C’est ce qui affecte notre capacité humaine à transformer la douleur en quelque chose d’autre. Que vont pouvoir faire les Palestiniens du mal sans nom qu’on leur a infligé depuis 1948 ? Sans doute le meilleur et le pire.

Le meilleur consistera notamment à développer une pensée critique sur le fonctionnement de la résistance à l’occupation, à la faire aller de pair avec une bataille sans concession sur le droit. Sachant, quand je dis « le droit », qu’une pleine justice ne sera jamais rendue au peuple palestinien, compte tenu de l’échelle de la dépossession.

Il faut toujours se demander, quand on s’enferme dans le déni, si l’on n’est pas en train de reproduire le comportement de l’ennemi.

Le Hamas n’est certes pas responsable du génocide programmé par le pouvoir israélien. Il n’est pas moins responsable du massacre du 7 octobre et d’erreurs monumentales commises au fil des ans. Il faut toujours se demander, quand on s’enferme dans le déni, si l’on n’est pas en train de reproduire le comportement de l’ennemi.

L’islamisation du pouvoir politique est à mes yeux la plus mauvaise riposte qui soit à la judaïsation du pouvoir israélien. Le pire scénario étant évidemment l’enfermement dans la haine, le désir de vengeance. Je ne sais pas quel sera l’avenir. Je sais seulement qu’il n’aura de sens dans cette partie du monde que s’il place, à terme, l’identité citoyenne au-dessus de l’identité confessionnelle. Cela a beau relever du bon sens élémentaire, nous en sommes loin. Les constructeurs de ponts devront déployer des efforts de titans.

Vous relevez un « phénomène inédit gravissime : l’accouplement de la conscience et de l’algorithme ».

Nous savons tous que le calcul automatique à grande vitesse est un outil aussi utile que dangereux. Que d’esprits cèdent déjà à la tentation de livrer la liberté de leur conscience à l’efficacité de la machine. La conscience réclame du temps et même de l’hésitation : elle se construit lentement, au même titre que la pensée.

Elle passe par le corps, elle négocie avec soi, avec l’autre, avec le désir, le plaisir, la souffrance. Tout ce avec quoi l’algorithme n’a pas à traiter. À moins d’un très fort retour de la conscience sur la scène du politique, il suffit désormais d’un rien pour que la machine l’écrase.

Vous convoquez souvent Kafka, vous adressant à lui. Pourquoi ?

Il est l’auteur de la conscience par excellence. Celui pour qui elle n’est jamais au bout de ses peines. Il est venu à mon secours dans cet essai, au même titre que Dostoïevski, par la porte qui consiste à questionner les réponses. À ne pas se satisfaire de ce que l’on a trouvé. Je dirais même à s’en méfier.

Si différents soient ces deux écrivains, ils nous mettent en garde contre certains travers de l’intellectualisme. Je veux dire quand la défense d’une thèse l’emporte sur le mouvement et l’ambivalence du propos.

En savoir plus sur Dominique Eddé

Romancière et essayiste libanaise, Dominique Eddé est également enseignante et traductrice. Historienne de formation, elle a publié de nombreux ouvrages parmi lesquels le Palais Mawal (Albin Michel, 2024), Kamal Jann (Albin Michel, 2012), Edward Said : le roman de sa pensée (la Fabrique, 2017), Pourquoi il fait si sombre ? (le Seuil, 1998).

La mort est en train de changer, de Dominique Eddé, Les liens qui libèrent, 112 pages, 10 euros.

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26 septembre 2025 5 26 /09 /septembre /2025 04:58
Avec Hala Abou Hassira à la fête de l'Humanité avant le discours sur la grande scène de l'ambassadrice de Palestine (photo Philippe Rio)

Avec Hala Abou Hassira à la fête de l'Humanité avant le discours sur la grande scène de l'ambassadrice de Palestine (photo Philippe Rio)

Hala Abou Hassira, l’ambassadrice de Palestine en France, se félicite du discours prononcé par Emmanuel Macron le 22 septembre, mais rappelle la nécessité d’arrêter immédiatement le génocide en cours à Gaza et de donner les moyens à l’Autorité palestinienne de construire son État.

Pierre Barbancey, L'Humanité, 24 septembre 2025

L’ambassadrice de Palestine en France met en avant les responsabilités de la communauté internationale pour que les mots prononcés à l’ONU par le président de la République se transforment en réalité.

Comment avez-vous perçu le discours d’Emmanuel Macron ?

Hala Abou Hassira

Nous saluons la reconnaissance par la France, par le président Macron de l’État de Palestine, dans les frontières de 1967. C’est une reconnaissance du droit inaliénable du peuple palestinien. Nous espérons que cela va ouvrir la voie à un cessez-le-feu immédiat et urgent dans la bande de Gaza et l’entrée massive de l’aide humanitaire. Israël continue à exterminer le peuple palestinien, à anéantir son existence à Gaza comme en Cisjordanie à travers son nettoyage ethnique qui vise à déraciner le peuple palestinien de sa terre.

Ce qui s’est passé ce 22 septembre n’est rien d’autre qu’un message de l’ensemble de la communauté internationale pour la paix. C’était un signal à Israël pour qu’il choisisse la voie de la paix plutôt que celle de la destruction.

Des voix s’élèvent pourtant qui estiment que cette reconnaissance ne va rien changer. Que leur répondez-vous ?

 

Que cette reconnaissance doit être accompagnée par des actions concrètes, c’est-à-dire des sanctions contre l’État d’Israël, comme le suggère la Cour de justice internationale. Il faut imposer immédiatement un embargo sur les armes. Il faut rompre les relations politiques et diplomatiques, économiques et commerciales avec Israël. Il faut traiter l’origine de problèmes, l’origine de l’instabilité dans notre région, l’origine de l’injustice : l’occupation militaire israélienne, la colonisation, l’apartheid et le génocide.

Le peuple palestinien doit vivre libre chez lui, doit avoir la possibilité de bâtir un avenir pour ses enfants. Israël est en train de tuer les générations palestiniennes à venir. Il est de la responsabilité de la communauté internationale d’utiliser les outils pacifiques et juridiques à sa disposition pour mettre en place des sanctions vraiment coercitives. Il faut arrêter ce génocide de toute urgence.

Que faut-il pour que se réalise enfin le droit à l’autodétermination du peuple palestinien, si on pense aux accords d’Oslo qui ont été finalement un échec ? Emmanuel Macron a-t-il donné des gages pour permettre cela ?

Tout le monde, y compris le président Macron, a affirmé la nécessité d’un cessez-le-feu dans la bande de Gaza, l’urgence de l’entrée d’aide humanitaire et un règlement pacifique basé sur le droit international, le droit du peuple palestinien à vivre dans un État indépendant dans les frontières de 1967 avec Jérusalem-est comme capitale. Voilà le cadre, l’exigence.

Maintenant, l’action est nécessaire. Il faut sauver Gaza. Il faut, comme l’exige le président Mahmoud Abbas, le retour du gouvernement palestinien dans la bande de Gaza pour qu’il assume sa responsabilité et puisse secourir une population martyrisée et mettre fin au génocide en cours.

C’est ce que nous attendons de l’ensemble de la communauté internationale, et de la France à sa tête qui a engagé ce processus politique. Nous nous inspirons des luttes des peuples de l’Afrique du Sud, du Vietnam et du monde entier. Car, au-delà des sanctions nécessaires, la mobilisation des peuples est indispensable.

N’est-il pas inquiétant qu’Emmanuel Macron n’ait pas annoncé au même moment la nécessité d’actions coercitives contre Israël ?

Il faut imposer des sanctions, que tous les États parties à la Charte des Nations Unies assument leurs responsabilités. C’est un moyen pacifique et juridique, il faut le comprendre. Quand on prend des mesures contre un État qui a violé chaque article de droit international, c’est pour préserver la paix et la sécurité dans le monde, en mettant un terme à tous les massacres, à tous les crimes de guerre, à tous les crimes contre l’humanité perpétrés contre le peuple palestinien.

Qu’est-ce que les Palestiniens eux-mêmes vont faire, après cette déclaration, pour avancer sur cette voie ?

Le gouvernement palestinien a entamé des réformes depuis des années dans tous les domaines, que ce soit dans la santé, l’éducation, la protection sociale. Nous continuons à les mener afin d’être les plus fonctionnels possible, pour que notre économie, qui est asphyxiée par la colonisation israélienne, par le terrorisme des colons israéliens puisse fonctionner. Le président Abbas a décrété une réforme de loi électorale.

Nous attendons de cette conférence des Nations unies qu’elle soutienne, renforce l’Autorité palestinienne par une aide économique et une aide financière. Je rappelle qu’Israël détient toujours des milliards de dollars de nos recettes fiscales et douanières. Nous nous trouvons face à une crise sans précédent. Sans l’aide et le soutien international, nous ne serons pas capables de mener nos réformes jusqu’au bout.

Hala Abou Hassira, ambassadrice de Palestine : « Nous saluons la reconnaissance du droit inaliénable du peuple palestinien à un État. Maintenant, il faut sauver Gaza » (Pierre Barbancey, L'Humanité, 24 septembre 2025)
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23 septembre 2025 2 23 /09 /septembre /2025 05:48
 Etat de Palestine : reconnaissance aujourd’hui, justice demain - Tribune de l'AJPF publiée dans l'Humanité du 22 septembre
Etat de Palestine : reconnaissance aujourd’hui, justice demain

Tribune

Nous publions cet appel lancé par des maires et élus, membres de l’association de jumelage entre des villes françaises et des camps de réfugiés palestiniens (AJPF).

Publié le 21 septembre 2025

Le 24 juillet, le Président Macron s’est engagé à reconnaître officiellement, au nom de la France, l’État de Palestine et il coprésidera, le 22 septembre 2025, aux côtés de Mohammed Ben Salmane, prince héritier saoudien, une conférence au siège des Nations Unies à New York, consacrée à la mise en œuvre de la solution à deux États.
Nous saluons cet acte politique marquant, qui est un pas vers une paix juste et durable au Proche-Orient.
Il aura fallu attendre des décennies d’alertes répétées de l’ONU et des ONG sur l’urgence de la situation en Palestine, il aura fallu un génocide en cours à Gaza et que la Palestine soit mitée de centaines de colonies rendant sa continuité territoriale impraticable sur le terrain, pour que la France franchisse enfin le pas de cette reconnaissance.
Cette décision, si elle veut véritablement marquer l’histoire, doit s’accompagner d’un travail diplomatique et politique courageux pour parvenir à une solution crédible et à la mise en place effective de deux États sans faire l’impasse, comme pour les accords d’Oslo en 1994, sur les réfugié.es et leur droit au retour selon la résolution de l’Assemblée générale des Nations Unies 194, adoptée à l’ONU le 11 décembre 1948 et réaffirmée maintes fois.
Notre association et le réseau des élu.es jumelé.es ne cesseront de porter la voix des réfugié.es palestinien.nes doublement victimes de l’injustice et du silence de la communauté internationale. Ils ne peuvent pas être encore les grands oubliés de l’histoire.
Ils sont la clé de voûte de la paix car celle-ci ne se décrète pas : elle se construit sur le droit, elle se cultive avec le terreau de la justice et elle se consolide dans les actes concrets de reconnaissance mutuelle et de respect du droit international.
La France doit, à l’instar d’autres pays comme l’Espagne, accompagner cette reconnaissance de prises de positions claires. Nous savons que cela devra passer par des sanctions à l’encontre du gouvernement israélien d’extrême droite, soutenu de manière indéfectible par l’administration Trump, qui ne s’arrêtera qu’avec une pression internationale coordonnée et déterminée. La France doit cesser de se cacher derrière une prétendue « action commune européenne » avant d’agir. Elle a les moyens pour faire entendre sa voix et ouvrir la voie à d’autres pays, comme l’a fait l’Espagne.
« La paix à n’importe quel prix, ce n’est plus la paix » disait Ève Curie, l’une des premières femmes diplomates. Le lundi 22 septembre, nous, maires, élu.e.s de la République, attaché.e.s aux valeurs de liberté, d’égalité, de fraternité, de justice, ferons entendre cette voix pour que la France soit à la hauteur des enjeux et au rendez-vous de l’Histoire.

 

 

Signataires :

ADAM Raphaël, Maire de Nanterre

AGGOUNE Fatah, Maire de Gentilly

AGGOUNE Fatiha, Conseillère départementale du Val-de-Marne

AIT SALAH LECERVOISIER Laurence, Conseillère municipale d’Orly

AMIABLE Marie-Hélène, Maire de Bagneux

APOURCEAU POLY Cathy, Sénatrice du Pas-de-Calais

AQUA Jean-Noël, Conseiller de Paris

AUTAIN Clémentine, Députée de Seine-Saint-Denis

BACCHI Jérémy, Sénateur des Bouches-du-Rhône

BARROS Pierre, Sénateur du Val d’Oise

BAUDOUIN Marie-Christine, Maire de Saint-Germain-du-Puy

BAUDRIER Jacques, Adjoint au Maire de Paris

BELHOMME Jacqueline, Maire de Malakoff

BELL-LLOCH Pierre, Maire de Vitry-sur-Seine

BENARD Edouard, Député de Seine-Maritime

BENHAMRA EL AKHFACH Zakaria, Adjoint au Maire de Noisy-le-Sec

BERT Richard, Maire de Blanzat

BESSAC Patrick, Maire de Montreuil

BIDARD Hélène, Adjointe au Maire de Paris

BILLOUT Michel, Maire honoraire de Nangis, ancien sénateur

BLAISE Sandra, Conseillère régionale Grand-Est

BLANDIOT FARIDE Charlotte, Maire de Mitry-Mory et Présidente de l’association de jumelage entre des villes françaises et des camps de réfugiés palestiniens (AJPF)

BONNET OULALDJ Nicolas, Adjoint au Maire de Paris

BOSINO Jean-Pierre, Maire de Montataire

BOUGET Vincent, Conseiller départemental du Gard

BOUROUAHA Soumya, Députée de Seine-Saint-Denis

BOUTON Cécile, Conseillère départementale d’Ille-et-Vilaine

BOUTRIH Sofia, Conseillère municipale de Saint-Denis

BOUYSSOU Philippe, Maire d’Ivry-sur-Seine

BRETON Anouk, Maire d’Angres

BROSSAT Ian, Sénateur de Paris

BRULIN Céline, Sénatrice de Seine-Maritime

BRUNEAU Alban, Maire de Gonfreville-l’Orcher

CADORE Eric, Conseiller régional d’Occitanie

CERCEL Agnès, Maire de Tourville-la-Rivière

CHARIFI ALAOUI Audrey, Adjointe au Maire de Mitry-Mory

CHEVALIER Catherine, Conseillère de Paris

CILLIERES Hélène, Adjointe au Maire de Bagneux

COHARD Roger, Maire de Le Cheylas

COMPAORE Mahama, Adjoint au Maire de Blainville-sur-Orne

CORBIERE Alexis, Député de Seine-Saint-Denis

CORBIERE NAMIZO Evelyne, Sénatrice de La Réunion

CORBISEZ Jean-Pierre, Sénateur du Pas-de-Calais

CORZANI Olivier, Maire de Fleury-Mérogis

CUVILLIER Valérie, Maire de Rouvroy

DATCHARRY Denis, Conseiller départemental des Hauts-de-Seine

DAUMIN Stéphanie, Maire de Chevilly-Larue

DELAVOIE Damien, Conseiller départemental des Landes

DESMARAI Audrey, Conseillère départementale du Pas-de-Calais

DUPONT Erwan, CGT des Mines et de l’Energie 44

DUPONT Ismaël, Conseiller départemental du Finistère

FIGUERES Sonia, Adjointe au Maire de Malakoff

FITER Françoise, Conseillère départementale des Pyrénées-Orientales

FLAGEUL Jeannot, Adjoint au Maire de Rostrenen

GALLOIS Mathieu, Maire de Saran

GAMBACHE Patrick, Adjoint au Maire de Morlaix

GARZON Pierre, Maire de Villejuif

GAUTRAIS Jean Philippe, Maire de Fontenay-sous-Bois

GAY Fabien, Sénateur de Seine-Saint-Denis

GEOLLOT Lionel, Conseiller régional Centre-Val-de Loire

GHENAIM Sara, Conseillère municipale de Grigny

GIACOMEL Pascal, Conseiller municipal de Villeparisis

GIBELIN Jean-Luc, Conseiller régional d’Occitanie

GILLET Jean-Philippe, Conseiller de Paris

GUILLAUME Daniel, Adjoint au Maire de Champs-sur-Marne

HAESINGER Jacqueline, Maire de Fosses

HARRIS Florence, Conseillère départementale de la Vienne

HOCQ René, Maire de Burbure

HURTEBIZE Didier, Maire de Saint-Congard

JEANNE Joël, Conseiller municipal de Mondeville

KENNEDY Jean-Claude, Maire honoraire Vitry-sur-Seine

KIROUANI Lamya, Conseillère départementale du Val-de-Marne

LABADOT Louis, Maire de Mauléon

LABBE Pascale, Conseillère départementale de Seine-Saint-Denis

LACAPERE Rémi, Conseiller départemental des Pyrénées-Orientales

LAHELLEC Gérard, Sénateur des Côtes-d’Armor

LANGLOIS Nicolas, Maire de Dieppe

LARONZE Fleur, Conseillère départementale d’Alsace

LARROUY Isabelle, Conseillère régionale Nouvelle Aquitaine

LARRUY Marie-Ange, Adjointe au Maire de Limoux

LAVERGNE STRULOVICI Laura, Conseillère municipale de Villeparisis

LE HYARIC PATRICK, Ancien directeur de l’Humanité, ancien député au parlement européen

LECLERC Patrice, Maire de Gennevilliers

LEPRETRE Michel, Président du territoire du Grand Orly Seine Bièvre

LEPROUST Gilles, Maire d’Allonnes

LETOQUART Jean, Maire d’Avion

LONCHAMPT Dominique, Conseiller régional Bourgogne-Franche-Comté

LOUCHAERT Laurence, Conseillère départementale du Pas-de-Calais

MAHE Véronique, Conseillère régionale Pays-de-la-Loire

MAINGUENE Patrick, Conseiller municipal de Saint-Erblon

MALAISE Céline, Conseillère régionale d’Ile-de-France

MARCELOT Annie, Maire de Pougny

MARGATE Marianne, Sénatrice de Seine-et-Marne

MARION Joël, Maire de Compans

MARTIN Marion, Conseillère départementale du Val-de-Marne

MAZET Pascal, Conseiller régional d’Occitanie

MIGNOT Didier, Conseiller régional d’Ile-de-France

MIRANDE Jean-Jacques, Adjoint au Maire Le Passage d’Agen

MORA Franck, Conseiller départemental du Val-de-Marne

MOYSE Joachim, Maire de Saint-Etienne-du-Rouvray

MUNCK Flore, Conseillère départementale du Val-de-Marne

MUZETTE Thierry, Maire de Saint-Anne Saint-Priest –
NAGET Camille, Conseillère de Paris

NEDJAR Djamel, Maire de Limay

NIAKHATE Sokona, Conseillère départementale du Val-de-Marne

OGBI Fatima, Conseillère régionale d’Ile-de-France

OUZOULLIAS Pierre, Sénateur des Hauts-de-Seine

OZENNE Julien, Député de l’Essone

PASSEBOSC Brigitte, Maire de Saint-Etienne-au-Mont

PATRICE Laurence, Adjointe au Maire de Paris

PEDOWSKI Christian, Maire de Sallaumines

PEU Stéphane, Président du groupe GDR, député de Seine-Saint-Denis

POUX Gilles, Maire de La Courneuve

PRIMET Raphaëlle, Conseillère de Paris

QUENNESSON Julien, Maire de Somain

QUERIC Catherine, Conseillère départementale du Morbihan

RABEH Ali, Maire de Trappes

RAINERO Yvonne, Conseillère municipale de Quimper

RIO Philippe, Maire de Grigny

ROBIC Guillaume, Maire de Rostrenen

RODRIGUEZ Raymond, Maire de Gauriac

ROUSSEL Fabien, Maire de Saint-Amand-les-Eaux

RUFFIN François, Député de la Somme

RUSSO Stéphanie, Conseillère municipale de Villeparisis

SALVODELLI Pascal, Sénateur du Val-de-Marne

SARRABEYROUSE Olivier, Maire de Noisy-le-Sec

SONREL Christophe, Maire de Damelevières

SOUID Imène, Maire d’Orly

TAHAR Smaïn, Conseiller municipal de Mitry-Mory

TAIBI Azzedine, Maire de Stains

TALLET Maud, Maire de Champs-sur-Marne

TARIOL Béatrice, Conseillère régionale des Pyrénées-Atlantiques

TMIMI Hocine, Conseiller départemental du Val-de-Marne

TOURE Elsa, Adjointe au Maire de Corbeil

TRAORE Ibrahima, Conseiller départemental du Val-de-Marne

TRONI Bruno, Maire de Billy-Montigny

VARAILLAS Marie-Claude, Sénatrice de la Dordogne

VERMOT Jean-Paul, Maire de Morlaix

VEYSSIERE Rémi, Conseiller départemental du Puy-de-Dôme

WURTZ Francis, Ancien député au parlement européen

ZOUGHEBI Henriette, Conseillère régionale honoraire d’Ile-de-France

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21 septembre 2025 7 21 /09 /septembre /2025 08:49
Campagne 1 million d'oliviers pour la Palestine - Versez 10€ pour acheter un olivier en Cisjordanie afin de garder la terre palestinienne face aux assauts du colonisateur israélien et de soutenir l'économie agricole palestinienne
Campagne 1 million d'oliviers pour la Palestine - Versez 10€ pour acheter un olivier en Cisjordanie afin de garder la terre palestinienne face aux assauts du colonisateur israélien et de soutenir l'économie agricole palestinienne

Campagne 1 million d'oliviers pour la Palestine.

Versez 10 euros pour replanter un olivier en Palestine, afin de lutter contre la colonisation et de soutenir l'économie agricole palestinienne.

Soutenez la mobilisation des communistes finistériens pour récolter 10 000 euros d'ici décembre afin de pouvoir planter 1000 oliviers en Cisjordanie en décembre.

6150 euros ont déjà été réunis depuis le début de notre collecte en juin, incluant des dons à hauteur de 1500 euros des sections communistes du Finistère, et un don de 3000 euros de notre fédération dans le cadre de notre solidarité concrète internationaliste et de notre soutien au peuple palestinien. 

Dons à verser aux sections et à la fédération du Parti communiste: 5 rue Henri Moreau 29 200 BREST, ou directement aux militants communistes impliqués dans cette campagne. 100% de l'argent est destiné aux Palestiniens.

Campagne 1 million d'oliviers pour la Palestine - Versez 10€ pour acheter un olivier en Cisjordanie afin de garder la terre palestinienne face aux assauts du colonisateur israélien et de soutenir l'économie agricole palestinienne
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21 septembre 2025 7 21 /09 /septembre /2025 08:09
Oui à la reconnaissance de la Palestine, mais pas sans le peuple palestinien - Rassemblement à Brest, 22 septembre, 21h, place de la Liberté, organisé par le collectif pour une Paix juste et durable au Proche-Orient
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