commenter cet article …
/image%2F1489059%2F20230703%2Fob_d3a7c7_capture-d-ecran-2023-07-03-a-19-07.png)
Publié le 09/03/2018
Une intersyndicale de retraités appelle à une manifestation nationale, jeudi prochain 15 mars à Brest, Concarneau, Morlaix, Quimper, Châteaulin, Landerneau et Pont-l’Abbé.
Les retraités du Finistère sont à nouveau appelés à battre le pavé de Brest, Concarneau, Morlaix, Quimper, Châteaulin, Landerneau et Pont-l’Abbé. Mais au fait, pourquoi sont-ils mécontents ?
Ou plus précisément la CSG, la Contribution sociale généralisée. Elle a été augmentée de 1,7 point au 1er janvier 2018. "Plus de 60 % des retraités sont touchés par cette hausse, dénoncent les retraités de 7 syndicats et une association du Finistère (1) qui appellent au rassemblement le 15 mars prochain. Certains couples proches du seuil de pauvreté sont tout de même taxés !"
Cela fait 5 ans que les pensions de retraite de base ne sont pas revalorisées. Hormis une hausse de 0,8 % en octobre 2017.
"Alors que les pensions ne bougent pas, les revenus du capital, eux augmentent", tempêtent les retraités finistériens. La suppression de l’ISF, l’impôt sur la fortune, passe mal. "Ce sont des cadeaux faits aux plus fortunés."
"On a participé à la création de richesse, durant 40 voire 45 ans ! s’exclame Michelle Jezequel, membre de la CGT Fapt (salariés de la poste et des télécommunications). Aujourd’hui, on nous dit qu’on est aisés à partir de 1 200 €. Mais quel mépris ! 66 % des femmes retraitées gagnent moins de 900 € par mois."
Le mépris, ils le ressentent aussi de la part des députés LREM. "L’un d’entre eux nous a tout de même dit que si nous avions faim, nous n’avions qu’à aller à la pêche à la palourde !"
Les retraités grossissent les rangs du bénévolat sportif, caritatif, culturel. Ils exercent bien souvent la solidarité familiale envers leurs enfants, leurs petits-enfants, parfois leurs parents. "Si tous les retraités décidaient de faire grève, la France serait à l’arrêt, ironise Michelle Jezequel. Plus d’associations et plus personne pour garder les petits enfants !"
Jeudi 15 mars, à 10 h 30 place de la Résistance à Quimper, place de la Liberté à Brest, devant la permanence de Richard Ferrand, 2 rue Baltzer à Châteaulin, devant la permanence d’Erwan Balanant, 40 rue Bayard àConcarneau, devant la permanence de Liliane Tanguy, 12 rue du Prat à Pont-l’Abbé, devant la permanence de Graziella Melchior, 54 quai de Léon à Landerneau et devant la mairie de Morlaix.
(1) La CGT Retraités, l’Union confédérale des Retraités-Force Ouvrière, (UCR-FO), la CFTC, la CFE-CGC, FSU, Solidaires, les retraités de la fonction publique et l’association Loisirs solidarités retraités.
L’origine du mouvement mutualiste bancaire se situe en Allemagne, en Rhénanie, plus précisément. Un fonctionnaire municipal, issu d’un milieu de pauvreté, Frédéric-Guillaume Raiffeisen, marqué par la grande disette qui a sévi entre 1846 et 1847 crée une caisse de secours aux agriculteurs pour lutter contre l’usure. La première caisse mutuelle de dépôts et prêts, permettant aux agriculteurs disposant de finances de recevoir un intérêt en déposant leurs avoirs dans cette caisse qui prêtait cet argent aux paysans, à taux faibles, pour leur permettre de survivre, de s’installer ou d’investir. Cette caisse fait rapidement des petits en Alsace, qui fonctionnent grâce aux bénévoles qui décident d’y consacrer leur temps. Cette idée, dans ces régions, émane d’un courant « chrétien-social ». Les premières caisses mutuelles de dépôts et prêts crées en Bretagne, sont également initiées par ce même courant, et sont d’ailleurs ouvertes le plus souvent dans les presbytères.
Un autre courant de pensée et d’action participe à la mise sur pieds de fédérations de crédit mutuel, le syndicalisme (principalement la CGT) et la gauche ouvrière, singulièrement le Parti Communiste. Longtemps, les dirigeants du Crédit Mutuel Méditerranéen et du Dauphiné-Vivarais (Pierrev Juvin qui fut aussi Président de la MACIF), étaient des communistes. La fédération du Sud-Ouest (Angoulême/Bordeaux) a été crée par les militants CGT de la poudrerie d’Angoulême.
Au fil du temps, le besoin de fédérer ce mouvement s’est traduit par la création de La Confédération Nationale du Crédit Mutuel. Cette « unification » du Crédit Mutuel a mis plusieurs décennies avant d’aboutir.
En Bretagne, les Caisses Rurales et Urbaines du CM du sud finistère, les Caisses d’Entraides des Côtes d’Armor et la Fédération du CM de Landerneau, qui se nommait déjà CMB, ont fusionné dans la période allant de fin des années 1970 au début des années 1980.
La philosophie du mouvement mutualiste est : "un homme, une voix". C’est sur la base de ce principe que chaque fédération se Crédit Mutuel est représentée au niveau confédéral en fonction du nombre de sociétaires qu’elle compte en ses livres.
Lors de la privatisation du groupe CIC, le Crédit Mutuel d’Alsace (le plus puissant financièrement) s’est porté candidat au rachat, en obtenant l’appui politique des autres fédérations du CM, et a emporté la mise.
Dans le même temps, les regroupements se poursuivent en interne et rapidement, trois groupes cohabitent : l’Alsace qui s’entoure de 10 fédérations satellites ( Champagne-Ardennes, Lyon, Ile de France, Nantes, Laval, La Roche/Yon, Caen, Chateaudun, Méditerranée, Dauphiné-Vivarais) Ce groupe, ainsi constitué est appelé CM11/CIC. La fédération de CM du Nord conserve son indépendance politique, tout en dépendant de l’informatique du CM11/CIC. Le CMB s’allie au CM du Sud-Ouest et au CM Massif Central et dispose de son informatique propre, ainsi que de sa compagnie d’assurance vie et IARD (SURAVENIR).
Ces trois groupes possèdent chacun un nombre important de filiales, telles que des banques en ligne.
2008 : arrivée à la tête du CMB, qui avait déjà fait le choix de se nommer « Groupe Arkéa », Jean-Pierre Denis, ex directeur de cabinet de Chirac à la mairie de Paris et ex membre du cabinet de Sarkozy à l’Elysée.
Homme de droite et libéral convaincu, Jean-Pierre Denis crée rapidement la Société des Cadres de Direction(SCD) qui devient prestataire de service pour diriger toutes les sociétés du groupe. A son arrivée, la rémunération des principaux dirigeant étaient inférieure à 100 000€/an.
Très rapidement, la rémunération s’emballe pour atteindre 1,6 millions € en 2016.
Pas très mutualiste dans la démarche comme dans les montants…
Pour comparaison, La rémunération annuelle du Président de la Confédération du CM est de 800 000€ en 2016.
Au regard des ces faits, on peut mieux comprendre la volonté d’indépendance de Jean-Pierre Denis qui ne veut à aucun prix rendre des comptes à la Confédération et continuer à acquérir ou prendre des participations dans les secteurs qu’il juge opportuns.
L’organisation nationale du CM implique une solidarité financière entre tous les membres de la Confédération et les résultats, ainsi que le ratio prudentiel consolidé servent de critère aux agences internationales de notations pour apprécier la solidité de l’entité Crédit Mutuel.
La note attribuée par ces agences influent sur les taux de refinancement que paie le CM sur les marchés.
L’indépendance du Groupe Arkéa aura, inévitablement une influence sur les taux pratiqués, ce qui risque fort d’entraîner, mécaniquement, une hausse des taux appliqués aux sociétaires et clients ainsi qu’une augmentation significative des frais de gestion facturés.
Dans une logique capitaliste de réduction des coûts, nous savons à l’avance qui devra payer l’addition : ce sont les salariés.
De plus, cette indépendance implique la perte de la « marque » Crédit Mutuel et donc, selon toute vraisemblance, la perte du statut de banque mutualiste. Pour quel statut ???
Notre responsabilité politique tient à demander qu’un médiateur soit nommé par le gouvernement pour que les liens soient renoués et que l’aventure de la sécession soit évitée.
La Fédération du Finistère du Parti Communiste Français
1 er MARS 2018
Le Samedi 17 février, le Ouest-France a publié notre communiqué sur le conflit au Crédit Mutuel Arkéa. Merci au journal de faire son travail pour l'expression du pluralisme politique
Arkéa: les communistes contre le "divorce"
La fédération du Finistère se positionne sur la situation du CMB Arkéa et le conflit qui pourrait mener à "un divorce qui, pour nous, aurait des conséquences très dangereuses pour les salariés et la pérennité de l'activité". Les communistes se disent "très attachés aux valeurs du mouvement mutualiste". Selon eux, "la scission comporte des risques et des interrogations multiples".
Ils évoquent ainsi le risque de la dégradation de la note du CMB-Arkéa, ce qui pèserait sur le coût des ressources; le risque de voir exclues des fonds propres les parts sociales qui y sont actuellement intégrées; la perte de la "marque" Crédit Mutuel, et pour quel statut bancaire: mutualiste, coopératif, banque classique...? ; l'abandon de la solidarité nationale interfédérale.
Les élus communistes soulignent aussi que "la crainte la plus importante à nos yeux, ce sont les interrogations sur les conséquences à terme sur les salariés, leurs conditions de travail et leurs emplois".
Pour conclure, ils indiquent que "si les craintes que nous ne sommes pas les seuls à redouter viennent à se réaliser, les dirigeants du CMB Arkéa, et singulièrement son président, porteraient une très lourde responsabilité".
Ouest-France, pages Finistère, samedi 17 février 2018
Fédération du Finistère du Parti Communiste Français
5 rue Henri Moreau – 29 200 BREST – 06 20 90 10 52
CMB-ARKEA:
un divorce qui doit être évité car il aurait des conséquences plus que périlleuses!
Communiqué du PCF Finistère - 16 février 2018
La volonté exprimée par les dirigeant du CMB-ARKEA et de la fédération du CMB de quitter la confédération Nationale du Crédit Mutuel s’affirme de jour en jour. Les administrateurs des caisses locales vont avoir à exprimer leur choix.
Les communistes qui ont été à l’origine de la création de plusieurs fédérations de Crédit Mutuel (Marseille, Valence, Angoulême), sont très attachés aux valeurs du mouvement mutualiste et souhaitent attirer l’attention de chacun(e) sur les enjeux du conflit en cours.
La scission comporte des risques et des interrogations multiples :
-Risque de dégradation de la note du CMB-ARKEA , comme Standars & Poors vient de le signifier, ce qui pèserait sur le coût des ressources, voire sur le ratio prudentiel à moyen terme
-Risque de voir exclues des fonds propres les parts sociales qui y sont actuellement intégrées
-Perte de la « marque » Crédit Mutuel qui est la banque préférée des français, pour quel statut bancaire (mutualiste, coopératif, banque classique…?
-Abandon de la solidarité nationale interfédérale
Enfin, une crainte importante à nos yeux concerne les interrogations sur les conséquences à terme sur les salariés, leur conditions de travail et leurs emplois.
Les craintes que nous exprimons sont également exposées dans les conclusions du rapport commandé par la Direction Générale du Trésor et la Banque de France à Christian Noyer, gouverneur honoraire de la Banque de France : « Le maintien de l’unité serait nettement préférable, tant pour la stabilité de l’ensemble du monde bancaire mutualiste et la crédibilité du modèle mutualiste eu sein de l’union bancaire, que d’un point de vue prudentiel dans la mesure ou la viabilité d’ARKEA dans un scénario de séparation reste à vérifier »
Le Crédit Mutuel, composé de multiples caisses départementales ou régionales a mis des décennies avant de trouver son unité nationale. Un retour en arrière aurait un effet désastreux sur l’image de cette « famille » mutualiste en risquant de fragiliser fortement les composantes essentielles et historiques que constituent le Crédit Mutuel de Bretagne et le CMB-ARKEA.
D’ores et déjà, la fédération du Crédit Mutuel Massif Central, qui fait partie d’ARKEA, jusqu’à présent, s’est désolidarisée de la démarche engagée.
Si les craintes que nous ne sommes pas les seuls à redouter venaient à se réaliser, les dirigeants du CMB-ARKEA, et singulièrement son Président, porteraient une très lourde responsabilité.
Il n’est jamais trop tard pour renouer un dialogue et entrer en négociation sur le champ d’autonomie qui pourrait être reconnu au CMB-ARKEA, ce que n’interdisent pas les statuts de la CNCM. La nomination d’un médiateur pourrait faciliter cette démarche, le gouvernement ne pouvant se désintéresser d’un sujet aussi brûlant.
Brest, le 16 février 2018
Publié le 09/03/2018
Le Crédit Mutuel de Bretagne voulait s’installer à Paris. Mais la justice ne lui donne pas le feu vert. Pour autant, la banque bretonne y voit la preuve que son appartenance à la Confédération nationale de la banque mutualiste est un frein à son développement.
Le conflit entre le groupe Crédit Mutuel Arkéa (fédérations de Bretagne, du Sud-Ouest et du Massif Central), un ensemble de quelque 9 500 salariés et plus de 4 millions de clients, et la Confédération nationale de la banque mutualiste, a connu deux nouveaux épisodes devant la Justice. Arkéa a lancé le processus afin de quitter l’organe central. Une indépendance dont il ne doute pas qu’il tirera profit pour se développer.
On peut parfois être satisfait d’une décision de justice qui ne vous donne pas satisfaction. La cour administrative d’appel de Paris vient de rejeter le recours du Crédit Mutuel de Bretagne contre une décision de la Confédération nationale de la banque mutualiste. Celle-ci avait refusé à la banque bretonne d’ouvrir une caisse dans la capitale. En Bretagne, elle en compte 220.
Le groupe Arkéa (fédérations de Bretagne, du Sud-Ouest et du Massif Central) y voit la preuve que son appartenance à la Confédération nationale est bel et bien un frein à son développement. Et c’est pour cela qu’il envisage de la quitter. Ses caisses locales seront consultées sur le sujet à partir du 23 mars. De grandes manœuvres sans précédent dans le monde bancaire.
Si l’indépendance devient réalité, le groupe installé au Relecq-Kerhuon, près de Brest, en attend de nouveaux territoires à conquérir, au-delà de ses limites territoriales. « Nous pourrons nous développer où cela aura du sens par rapport à nos enjeux commerciaux », explique-t-on au siège d’Arkéa. Comme à Paris justement.
Plus en bas, la fédération du Sud-Ouest est présente dans les départements de la Dordogne, de Gironde et de la Charente-Maritime. Seulement, la Région Nouvelle Aquitaine en compte 12. De quoi donner des envies d’expansion au groupe Arkéa où l’on ajoute : « Nos bons résultats montrent que nous pouvons nous développer. »
À la Confédération nationale, on est aussi satisfait de cette décision. Parce qu’elle rappelle, pour l’organe central, une règle majeure : « Il ne peut exister qu’une seule fédération territorialement compétente pour une circonscription donnée. » Autrement dit, une fédération ne peut aller chercher de nouveaux clients sur le territoire d’une fédération voisine.
L’organe central évoque aussi la volonté d’indépendance affichée depuis des mois par le groupe Arkéa : « Cette décision conduit à s’interroger encore davantage sur le souhait des dirigeants du Crédit Mutuel Arkéa de quitter le groupe Crédit Mutuel, ce qui induira nécessairement la fin du bénéfice de la territorialité pour les caisses concernées et le développement de caisses de crédit mutuel dans ces territoires. » Menace à peine voilée. Si Arkéa quitte bel et bien la Confédération nationale, rien ne pourra lui interdire de chercher à se développer au-delà de ses territoires historiques. Mais rien n’empêchera, non plus, d’autres fédérations de venir y chercher de nouveaux clients.
Sur un autre front, Arkéa a obtenu gain de cause. Le Conseil d’État a estimé que la Confédération nationale ne pouvait s’appuyer sur ses statuts actuels pour sanctionner les dirigeants d’Arkéa. Mais l’organe central envisage de les revoir sans tarder.
« Cela confirme ce qu’a toujours affirmé le groupe Arkéa. La Confédération nationale ne peut donc engager légalement aucune procédure de sanction sur la base de ses statuts actuels. La procédure de sanction engagée à l’encontre des dirigeants du groupe Arkéa est donc caduque », poursuit ainsi Arkéa.
Si de son côté, la Confédération nationale ne peut que prendre acte de cette décision, elle explique aussi qu’elle ne remet pas pour autant son pouvoir de sanctionner des dirigeants. À condition, effectivement, de revoir la procédure.
Les administrateurs de la caisse du Crédit Mutuel Rennes enseignant sont opposés au départ de la Confédération nationale. Au total, en Ille-et-Vilaine, cette caisse qui rassemble des enseignants et du personnel administratif des établissements scolaires, compte 7 000 clients et sociétaires.
Ces administrateurs ne croient pas qu’un départ d’Arkéa est la condition désormais indispensable à son développement. « Notre liberté, c’est de croire que la Confédération nationale du Crédit Mutuel soutiendra notre développement et garantira notre autonomie comme cela a toujours été. Notre liberté, c’est de refuser une scission que les sociétaires n’ont pas demandée », insistent-ils.
https://www.ouest-france.fr/bretagne/credit-mutuel-de-bretagne-prive-de-paris-5612699
fédération nationale ne peut que prendre acte de cette décision, elle explique aussi qu’elle ne remet pas pour autant son pouvoir de sanctionner des dirigeants. À condition, effectivement, de revoir la procédure.
Les administrateurs de la caisse du Crédit Mutuel Rennes enseignant sont opposés au départ de la Confédération nationale. Au total, en Ille-et-Vilaine, cette caisse qui rassemble des enseignants et du personnel administratif des établissements scolaires, compte 7 000 clients et sociétaires.
Ces administrateurs ne croient pas qu’un départ d’Arkéa est la condition désormais indispensable à son développement. « Notre liberté, c’est de croire que la Confédération nationale du Crédit Mutuel soutiendra notre développement et garantira notre autonomie comme cela a toujours été. Notre liberté, c’est de refuser une scission que les sociétaires n’ont pas demandée », insistent-ils.
https://www.ouest-france.fr/bretagne/credit-mutuel-de-bretagne-prive-de-paris-5612699
Parti Communiste Français
Fédération du Finistère
5, rue Henri Moreau
29200 Brest
Tél: 0298434778
Madame la Présidente du Conseil Départemental du Finistère.
Monsieur le Président du Conseil Régional
de Bretagne.
.
Objet: Lettre ouverte aux élus et à la population.
Réforme de la SNCF. Accessibilité de la pointe bretonne.
Brest le 7 mars 2018
Madame la Présidente, Monsieur le Président.
Lundi 17 février 2018, 300 personnalités du monde politique, économique et social, se sont réunies à Quimper, au siège du Conseil Départemental, pour défendre le pacte d’accessibilité de la pointe bretonne dans une totale unanimité. Quelques différences de stratégies uniquement sur la forme afin de désenclaver la Bretagne, le Finistère, et mettre Quimper et Brest à 3h00 de Paris par le TGV.
Dans le même temps, après les rapports Duron et Spinetta sur la SNCF dressant des tableaux apocalyptiques de la société nationale et proposant des réformes libérales en vue de la libéralisation , de la privatisation, de l’abandon ou du transfert vers les collectivités régionales des lignes déficitaires, le gouvernement annonce le recours aux ordonnances, la réforme du statut de la SNCF, l’ouverture à la concurrence, la suppression du statut des cheminots et renvoie aux Régions la gestion et la suppression de 9000 kilomètres de lignes!
Dans de telles conditions, si les ordonnances sont votées à l’Assemblée Nationale et au Sénat, via une loi d’habilitation, il en sera fini des engagements et vœux du pacte d’accessibilité de la pointe bretonne à 3h00 de Paris. La responsabilité des députés et sénateurs bretons est engagée!
Les promesses n’engageants de plus en plus et malheureusement que ceux qui les croient, comment croire qu’avec la fin d’un service public unifié, la SNCF livrée à la concurrence aura la possibilité et la capacité d’investir dans les travaux nécessaires afin de mettre Brest et Quimper à 1h30 de Rennes!
Déjà, suite aux politiques libérales de l’Union Européenne, déclinées par les gouvernements successifs, d’ailleurs souvent anticipées par la direction de la SNCF avec ses dernières réformes, 70 % des TGV ne sont plus rentables du fait du coût astronomique des péages ferroviaires!
Ainsi, si cette réforme passe, il est fortement à craindre, la rumeur circulant, que nous n’ayons bientôt plus que des TGV privatisés de Paris à Rennes et des TER gérés en Service Public régional entre Rennes, Brest et Quimper aux frais des collectivités..
Qui pourra croire également, qu’avec la fin du statut des cheminots, véritable leurre pour la population et ses représentants, que les chemins de fer fonctionneront mieux?
Le statut des cheminots est la contrepartie du service public et des contraintes du métier. Chaque profession ayant ses avantages et ses inconvénients. D’ailleurs, depuis les dernières réformes de la SNCF, du fait des suppressions massives d’emplois ( 2000 par an, 30 000 en 15 ans), des salaires proposés et des conditions de travail, de la baisse continue du pouvoir d’achat, de la réforme des retraites avec le recul progressif de l’âge de départ, il est reconnu que l’entreprise a du mal à recruter des conducteurs. La SNCF ne pourra sûrement pas mieux fonctionner avec des appels d’offres toujours au moins disant et une main d’œuvre de plus en plus précarisée et mal payée.
Le prix du billet de train coûtera-t-il moins cher? Il n’y a qu’a aller chez nos voisins Anglais pour le vérifier. Les prix ont augmenté de 60% depuis la privatisation, comme chez nous pour les prix de l’énergie depuis 5 ans. La concurrence ne fait pas baisser les prix, nous le voyons bien à l’expérience et aussi au vu des scandales d’ententes sur les prix. Le peuple Anglais aujourd’hui revendique à 65% la renationalisation des chemins de fer Britannique.
La sécurité ferroviaire sera-t-elle assurée? L’exemple de l’Angleterre est encore édifiant mais aussi malheureusement dans notre pays avec l’accident dramatique de Brétigny conséquence d’économie de maintenance, de suppressions d’emplois de cheminots et de manque d’investissements dans le réseau.
Le service public sera-t-il mieux assuré? Personne ne peut le croire surtout que nous voyons, toujours pour les mêmes raisons, de moins en moins de cheminots dans les gares et sur les quais; des trains sans contrôleurs; les guichets supprimés et les usagers sans information, renvoyés vers Internet ou vers d’autres modes de transport!
La dette de la SNCF n’est jamais que la dette que l’État lui fait supporter selon des règles comptables et de gestion imposées afin que la France ne passe pas pour une république bananière. Quelles seraient les dettes des routes et des autoroutes si celles-ci étaient gérées par une société en propre comme la SNCF ?
Quelles seraient les situations financières des compagnies aériennes si elles ne bénéficiaient pas d’exonérations de taxes sur les carburants?
Le Fret ferroviaire s’est écroulé dans notre pays depuis la libéralisation et la mise en concurrence. Ne laissons pas éclater la SNCF et casser le ferroviaire voyageur.
Revenons à un véritable service public SNCF voyageurs et marchandises où les lignes rentables compensent les lignes déficitaires, pour le bien commun, l’écologie et la sécurité de tous.
Dans l’attente de votre réponse, veuillez recevoir Madame la Présidente, Monsieur le Président nos salutations les plus respectueuses.
Pour les communistes du Finistère
Le Secrétaire Départemental
Ismaël DUPONT
A l'invitation des organisateurs, la fédération du Finistère du Parti Communiste interviendra par une intervention d'Ismaël Dupont rappelant les positions et engagements de notre parti et de ses parlementaires au côté du HDP et des forces démocratiques kurdes syriennes victimes des bombardements à Afrin, entre 15h30 et 17h.
En soutien au peuple kurde, pour dénoncer la répression des forces démocratiques et des kurdes en Syrie et l'agression militaire turque et islamiste à Afrin contre une expérience politique laïque, progressiste au Rojava, pour demander à ce que la France cesse sa complicité avec le régime islamo-fasciste d'Erdogan.
Kendal Breizh, de son vrai nom Olivier Le Clainche, était parti rejoindre à l’été 2017 les forces kurdes au Rojava (nord de la Syrie).
Les amis de Kendal Breizh, les Amitiés kurdes de Bretagne et le Centre démocratique kurde de Rennes lui rendront un hommage public le 10 mars dans le cadre d’une "journée d’information sur la révolution kurde" au centre culturel Glenmor, de 13 h à 17 h.
Au programme : 13 h 30 - 15 h 30 : projections-débats ; table-rondes sur la situation au Kurdistan, les luttes des Kurdes, la solidarité internationale ; stands d’information. 15 h 30 - 17 h : hommage à Kendal Breizh.
Carhaix (29) – centre culturel Glenmor
Le samedi 10 mars 2018 de 13h à 17h
Journée d’information sur la révolution kurde
Hommage à Kendal Breizh
13h : accueil du public
13h30 – 15h30 : projections-débats ; table-rondes sur la situation au Kurdistan, les luttes des Kurdes, la solidarité internationale ; stands d’information
15h30 – 17h : hommage à Kendal Breizh
Organisé par :
A lire aussi:
La première chose à rappeler à propos de l’offensive militaire turque contre la région de Syrie tenue par les Kurdes, c’est qu’il s’agit d’une « violation flagrante des principes du droit international » et d’un « acte d’agression pour lequel Erdogan et d’autres fonctionnaires de l’Etat (turc) devraient être tenus pénalement responsables » (1)
Circonstance aggravante: elle n’est pas le résultat d’une crise conjoncturelle, mais s’inscrit dans un projet stratégique affirmé du Président turc : empêcher à tout prix, dans cette région kurde du nord de la Syrie, la jonction de l’enclave d’Afrin (500 000 civils dont un grand nombre de réfugiés d’autres régions syriennes) avec les deux autres districts peuplés majoritairement de Kurdes, Kobané et Qamishli. L’émergence d’une entité autonome gérée par les Kurdes du Parti PYD, proche du PKK , à proximité de la Turquie, est le cauchemar d’Erdogan.
Ces combattants -que les Etats-Unis eux-mêmes considèrent être le meilleur rempart contre les « djihadistes » de Daesh, au point de vouloir les intégrer dans une force de 30 000 hommes chargés d’empêcher le retour de « l’Etat islamique »-, le dictateur d’Ankara n’y voit qu’une « armée de terroristes » qu’il s’est juré de « tuer dans l’œuf ».
En outre, tout opposant à cette guerre en Turquie-même subira le même sort : « Nous écraserons quiconque se dressera contre nous dans cette lutte nationale » avait prévenu Erdogan ! De fait, nombre de « traitres à la patrie » sont arrêtés, tandis que des « recommandations » sont transmises à la presse pour qu’elle livre à l’opinion un « journalisme patriotique »…Un vent de folie ultra-nationaliste et militariste souffle sur tout le pays.
Mais le maître d’Ankara ne limite pas ses menaces à ses compatriotes : « Si la France ou un autre pays porte l’affaire devant le Conseil de sécurité de l’ONU, la Turquie considèrera qu’elle prend parti pour une organisation terroriste et agira en conséquence », a-t-il froidement asséné à l’adresse de la communauté internationale, pourtant, à ce jour, fort mesurée dans ses critiques.
Ajoutons que cette aventure sanglante , non seulement perturbe la poursuite des combats anti-Daesh en Syrie -les Kurdes défendant désormais prioritairement leur propre territoire contre l’armée turque et ses supplétifs-, mais risque de compromettre les tentatives de négociations (dites d’Astana) en vue d’une transition politique entre Damas, les rebelles et les puissances engagées dans la tragédie syrienne. « Des zones de désescalade redeviennent des zones de conflits. Donc, naturellement, cela pose un problème au processus d’Astana » affirme le Général Trinquand, ancien chef de mission militaire de la délégation française à l’ONU.
Un dernier rappel s’impose: la France et l’Allemagne comptent parmi les pourvoyeurs d’armes du sinistre promoteur de l’opération « rameau d’olivier » ! Comme l’a souligné , non sans courage, un quotidien turc : pour les Occidentaux, « Les armes et l’argent sont prioritaires. Si l’on rappelle des principes politiques du bout des lèvres, c’est uniquement pour sauver les apparences ». (2) Assez d’hypocrisie ! Stop Erdogan !
Francis Wurtz, ancien parlementaire européen communiste, L'Humanité Dimanche, février 2018
———-
(1) Déclaration de l’Association internationale des juristes démocrates.
(2) Hürriyet Daily News 8/1/2018
"Vivre et vieillir dans la dignité, le respect: l'Humain d'abord!"
80 personnes à la petite salle de Robien à St Brieuc hier soir, jeudi 8 mars, pour un débat passionnant organisé par l'atelier régional santé du PCF-Front de Gauche animé en Bretagne par Christiane Caro, avec:
Olivier Dartigolles, porte-parole du parti communiste, élu d'opposition à Pau, auteur de "Macron, entreprise de démolition: forces, failles, supercheries" (publié en octobre 2017, et déjà un grand succès!)
Patrick Courantin: directeur de maison de retraite, correspondant régional Bretagne de l'Association des Directeurs au service des Personnes Agées
Jean-Charles Sacchi, philosophe, spécialiste de l'éthique
Des interventions et des échanges avec les participants au débat de très grande qualité sur un sujet essentiel trop longtemps tenu en lisière du débat public.
Les morlaisiens étaient présents, notamment des membres du comité de défense de l'hôpital public en pays de Morlaix, les photos sont d'Ismaël Dupont, et un compte rendu est à suivre.
Rassemblement à la gare de Châteaulin le 10 décembre 2017 à l'occasion de l'inauguration de la ligne rénovée Quimper-Brest
Fédération du Parti Communiste Français du Finistère
5 rue Henri Moreau – 29 200 BREST - Tél: 0298434778
Brest le 8 mars 2018
M. le Vice-Président Mobilité, Transports du Conseil Régional, Gérard Lahellec
Les communistes de la 6ème circonscription du Finistère se sont réunis le 17 février, à Châteaulin salle Penmez, suite aux réunions des secrétaires de sections de notre parti du 18/11/2017 et des états généraux du progrès social du 3/02/2018 à Paris.
Les échanges ont porté surtout sur la situation économique et sociale ainsi que les attaques et la casse de nos services publics dans le pays, en Bretagne, et aussi dans notre circonscription (menaces sur l’emploi chez DOUX à nouveau, avec des craintes de délocalisation de production en Ukraine; manifestation d’agriculteurs encore à Châteaulin, colère des retraités contre la hausse de la CSG et la baisse de leur pouvoir d’achat; manifestations des personnels des EHPAD et des hôpitaux; arrêt des emplois aidés; annonce de la suppression de 120 000 fonctionnaires; fermeture de 27 classes d’écoles dans le Finistère dont une au Faou, qui vient de voir aussi son bureau de Poste fermé; rapport Spinetta demandant la casse et la privatisation de la SNCF, la fin du statut, la suppression de milliers de kms de lignes, et d’emplois de cheminots…).
Concernant la ligne ferroviaire Quimper - Landerneau, nous avons exprimé notre satisfaction de la rénovation et de la réouverture au service.
Cependant, nous avons participé à la manifestation organisée par la CGT le 10 décembre 2017 à la gare de Châteaulin pour réclamer une véritable modernisation de cette ligne afin de relever la vitesse de circulation car, les trains ne roulent pas plus vite qu’il y a quelques années. Il aurait été et il sera nécessaire de rectifier certaines courbes et d‘électrifier la voie.
Manifestation aussi pour protester contre le recul du service public avec la deshumanisation des gares TER et la suppression des guichets.
Ainsi, à la gare de Châteaulin, après avoir supprimé les WC publics lors de la précédente modernisation de la gare, la SNCF, cette fois-ci, supprime le guichet remplacé par une borne automate TER exposée aux intempéries uniquement utilisable avec paiement par carte bancaire tandis qu’à la gare de Dirinon, pourtant totalement reconstruite à neuf, il n’y a absolument plus rien!
Nous considérons qu’il y a un véritable mépris de la SNCF envers nos populations rurales renvoyées vers Internet ou les gares de Quimper et Landerneau ou des agences et offices de tourisme à Douarnenez ou Crozon afin de préparer son voyage ou acheter un billet TGV, TER ou autre.
C’est totalement inacceptable car encore faut-il être équipé de l’informatique, y avoir accès, savoir l’utiliser, ou être véhiculé, sans parler des frais et du temps supplémentaire nécessaire, ni de l’impact carbone ou écologique. Comment faire pour les jeunes ou les personnes, n’ayant pas de carte de paiement ou les personnes interdites bancaires?
Il y a là une rupture de l’égalité d’accès au train. C’est intolérable.
Une entrevue aussi a eu lieu le 5 janvier 2018 en gare de Châteaulin entre une délégation de cheminots de la CGT, d’habitants de Châteaulin et le Chef de Cabinet de la Ministre des Transports, le Sous Préfet de Châteaulin et un Directeur Régional de la SNCF à l’occasion du passage de la Ministre des Transports.
Le Directeur de la SNCF s’est contenté de justifier la fermeture du guichet par la faible fréquentation et de rejeter toute solution vers des commerces ou la maison des services publics au centre ville de Châteaulin (2 kms , aller-retour) ou, vers l’office du tourisme ouvert les 2 mois d’été ou encore, de renvoyer vers le choix de son client « donneur d’ordre » la Région, autorité organisatrice des transports. Aucun commerce ou agence ne veut ou ne peut reprendre ce travail qui est un véritable métier. La commune et la communauté de communes de Châteaulin considérant que c’est à la SNCF de remplir cette tache, au guichet, en gare, par un cheminot polyvalent.
Des vœux en ce sens ayant été votés en conseil municipal et communautaire.
Nous considérons également que la SNCF peut et doit s’organiser pour rouvrir ses guichets, au besoin en embauchant, avec un accueil, un service normal et des horaires de trains attractifs afin de regagner des voyageurs perdus après un an de fermeture et plusieurs années de dégradation de la ligne.
C’est possible de vendre des billets aux guichets entre deux croisements (entre 1h00 et 4h00 de battement par jour) comme auparavant, par l’agent circulation, au besoin en indiquant des horaires de disponibilité.
La fréquentation des trains pouvant d’ailleurs être augmentée en supprimant les cars qui circulent entre Quimper et Brest, en concurrence et parfois aux mêmes heures que certains trains, avec des temps de trajets presque identiques (voir la fiche horaire).
Quel devenir aussi pour l’agent embauché par la SNCF en intérim, en CDD, pour assurer un accompagnement en gare de Châteaulin, dont le contrat se termine le 28 février prochain?
Sachant que d’autres combats nous attendent concernant la SNCF et la défense du service public, plus aucune vente de billets humanisée ni d’information voyageurs accessible, proche des usagers dans tout le centre Finistère, dans la sous préfecture, étant inconcevable, serait-il possible d’avoir des informations et un appui de la Région concernant ce sujet très sensible qui provoque un vif mécontentement et de la colère parmi la population, à juste titre, surtout après cet effort d’investissement de 77,8 millions d’euros financés par l’ensemble des collectivités.
En te remerciant d'avance pour ta réponse, reçois nos salutations fraternelles.
Pour les communistes du Finistère, le secrétaire départemental de la fédération PCF Finistère Ismaël Dupont
Pour les communistes de l'assemblée générale de la 6e circonscription du Finistère, Maxime Paul, Christian Beaumanoir, Daniel Boudin.
Cinés-débat proposé par le Collectif 29 pour l’Interdiction des Armes Nucléaires (CIAN-29)
un film de Xavier-Marie BONNOT
La bombe et nous !
Le film aux 12 prix Nobel
( film de Xavier-Marie BONNOT, 1h 10’, 2017)
Sommes-nous pris au piège de l’arme nucléaire ? Peut-on vivre sans elle ? Peut-on penser le monde autrement que par un équilibre de la terreur ? Est-elle, au contraire, un gage de paix et de stabilité ? Depuis la naissance même de l’engin ces questions alimentent les peurs les plus terribles et les discours les plus dangereux. Avec des intervenants de tous bords : militaires, scientifiques, historiens, militants, hommes politiques, ce film se propose de porter la réflexion sur l’actualité et l’avenir du nucléaire militaire.
CIAN-29
Collectif 29 pour l’Interdiction des Armes Nucléaires (dont le PCF est partie prenante, aux côtés d'autres associations, partis politiques)
Après la séance du 20 février organisée à la Salamandre de Morlaix par le Mouvement de la Paix pays de Morlaix en présence de Roland Nivet, porte-parole national du Mouvement de la Paix:
Séances le:
Mardi 20 mars à 18h à Quimper, MJC de Kerfeunteun
Mercredi 21 mars à 20h30 à Douarnenez, Ciné-Club
Vendredi 23 mars à Scaër, 20h30 à la MJC
Mardi 27 mars à Quimperlé, 20h au Bar O'Keltia
Mercredi 28 mars à la MJC de Kerfeunteun
Jeudi 29 mars à Brest, 20h au Cinéma Les Studios
Vendredi 30 mars à Scaër, MJC, 20h30
Samedi 31 mars à Carhaix, cinéma Le Grand Bleu, 17h15
Vendredi 6 avril à Châteaulin, 20h30, cinéma Agora
Lundi 9 avril à Landerneau, 20h30, Cinéma Le Rohan