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16 février 2018 5 16 /02 /février /2018 17:49

On a rarement vu cela, voire jamais en dehors du contexte de la guerre d'Algérie ou des interdictions de manifs pro-palestiniennes à Paris.  

La préfecture du Finistère qui interdit pour le week-end mais sur des arguments qui n'auraient pas qu'une portée circonstancielle et limitée une manifestation de solidarité internationale avec les Kurdes d'Afrin et de Turquie ciblés par le pouvoir islamo-fasciste d'Erdogan.

Alors, il suffit que des nervis viennent tabasser des manifestants venus dénoncer les bombardements et agressions sur la population kurde du nord syrien, c'était samedi dernier à Brest, pour que, sous prétexte de ne pas vouloir encourager des tensions communautaires sur le sol français, toute manifestation avec le peuple kurde soit interdite? C'est aberrant. La France n'est-elle plus un pays de liberté où on peut dénoncer l'agression de l'armée d'une dictature contre un autre peuple dans un Etat voisin? Est-ce la loi d'Erdogan qui va s'appliquer chez nous?  

Le communiqué de la préfecture est aussi très menaçant vis-à-vis des organisateurs et participants éventuels de cette manifestation de solidarité, qui aurait été la deuxième à Morlaix en 15 jours. Non à la censure du droit de manifester, solidarité avec les habitants du canton d'Afrin et les Kurdes de Turquie à qui ont imposent une vraie loi d'occupation liberticide et criminelle, solidarité avec nos amis turcs qui sont très nombreux, intellectuels, journalistes, enseignants, fonctionnaires, de différentes opinions n'étant pas dans la ligne du pouvoir d'Erdogan qui fait la synthèse entre les islamistes et les nationalistes d'extrême-droite, à être victimes de cette dictature réveillant l'ultra-nationalisme: stop Erdogan!

Le Télégramme, 16 février 2018 

À travers un communiqué diffusé ce vendredi après-midi, le préfet du Finistère, Pascal Lelarge, indique qu'il a "décidé d'interdire une manifestation" pro-Kurdes prévue ce samedi à midi devant la mairie de Morlaix. 

Le rassemblement était prévu à l'appel de l’association La Minoterie - A pleine voix qui, selon la préfecture, "a déposé, jeudi, une déclaration de manifestation contre les opérations militaires menées par la Turquie et ses alliés sur le territoire syrien".

Le communiqué souligne que "cette déclaration ne respecte pas la réglementation applicable en la matière : non-respect des trois jours francs au moins avant la tenue de la manifestation, et non-respect de l’obligation de signature de la déclaration par au moins trois personnes domiciliées dans le département". 

Des échauffourés le week-end dernier à Brest

 

"Par ailleurs, au cours de la semaine passée, il a été constaté que des manifestations sur ce même thème avaient occasionné d'importants troubles à l'ordre public. Le samedi 10 février, à Brest, quatre manifestants avaient ainsi été agressés et blessés par des individus affichant ostensiblement leur sympathie pour l’actuel gouvernement turc, et les forces de police avaient été amenées à intervenir. 

Le lendemain, une nouvelle manifestation organisée dans le centre-ville de Brest avait à nouveau occasionné des tensions et l'intervention des forces de police avait à nouveau été nécessaire pour ramener le calme", signale le préfet. 

"Prison et amendes possibles si la manifestation a lieu"

"Considérant qu'il est inacceptable que des tensions et conflits internationaux puissent donner lieu à des affrontements et à des violences sur le territoire national entre des personnes se réclamant des deux camps, et afin de préserver l'ordre public et de permettre aux forces de l'ordre de se consacrer pleinement à la sécurité du quotidien des habitants du département, le préfet du Finistère a décidé d'interdire la manifestation prévue à Morlaix. Plus largement, toute manifestation sur la thématique des relations entre la Turquie et les Kurdes sera interdite sur l'ensemble du département le samedi 17 et le dimanche 18 février", termine le communiqué, qui précise que "l'organisateur d'une manifestation interdite s'expose à une peine de six mois d'emprisonnement et de 7.500 euros d'amende si la manifestation a lieu malgré l'interdiction, et que les participants à une manifestation interdite sont eux-mêmes passibles de poursuites".

 

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