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26 janvier 2018 5 26 /01 /janvier /2018 18:19

 

Déclaration de la fédération du Finistère du Parti Communiste Français

 

ASSEZ DE SOUFFRANCES DANS LES EHPAD !

 

Depuis plusieurs mois les salarié-es des EHPAD ont brisé la chape de silence pesant sur les souffrances intolérables qui y sont vécues. L’insuffisance des effectifs et des financements conduit pour les personnels comme pour les résidents à une situation dramatique qui porte atteinte à la dignité humaine, jusqu’à la maltraitance, et est indigne d’un pays civilisé.

Les personnes âgées, qu’elles soient à domicile ou en maison de retraite, les salarié-es qui travaillent dans ces filières, les aidants familiaux payent un lourd tribut aux politiques menées ces dernières années et dominées par la soumission à la finance.

Avec Macron, les divers cadeaux fiscaux et exonérations de cotisations sociales au profit des plus riches et des grandes entreprises explosent, pillant le budget de l’État, l’évasion fiscale à elle seule l’ampute de 80 milliards d’euros par an.

La France devient un paradis pour les actionnaires.

L’argent public va à la rente du capital et manque pour répondre aux besoins humains et sociaux les plus essentiels, parmi lesquels l’accompagnement du vieillissement et la prise en charge de la perte d’autonomie.

 

Vieillir dans une société où l’argent prime sur l’humain s'accompagne d'angoisse et de difficultés : prélèvements sur les retraites, notamment la hausse de la CSG, insuffisance et coût des services d’aide à domicile, manque de places dans les maisons de retraite, reste à charge très important pour les résidents et leurs familles, accès aux soins plus difficile, services publics qui désertent les territoires ruraux et les quartiers populaires...

Et pour celles et ceux qui ne peuvent poursuivre leur vie à domicile, c’est trop souvent une maltraitance institutionnelle, des soins dégradés, des contacts humains réduits à leur plus simple expression car les personnels en nombre insuffisant sont débordés, épuisés, traumatisés de ne pouvoir accorder à chacun-e des résident-es un peu de temps, d’attention.

 

Selon la ministre de la Santé, il n’y a pas de problème d’effectifs ou de budget dans les EHPAD, c’est juste une question de « management », car pour elle ce sont des entreprises, pas des lieux de vie.

La réalité, selon la mission parlementaire qui a enquêté, c'est un sous-effectif généralisé, des conditions de travail particulièrement difficiles, l'absence d'infirmier-ère de nuit, une tarification qui accentue les inégalités territoriales...

Dans le Finistère, département vieillissant, 124 EHPAD publics ou privés offrent 11300 places, soit 115 places pour 1000 habitants de plus de 75 ans. Ce nombre stagne, quant aux places en foyers-logements, elles diminuent. C'est insuffisant pour répondre aux demandes..

Encore plus insuffisants les effectifs des personnels : le ratio devrait être d’un professionnel par résident, il est moitié moindre.

Le taux d’équipement en soins infirmiers et aide à domicile est inférieur à la moyenne bretonne.

En 2017 on comptait dans le budget départemental plus de 100 millions d’euros versés pour l’APA (allocation personnalisée d’autonomie) mais seulement 38 millions compensés par l’État !

Derrière ces chiffres il y a des réalités humaines insupportables.

Et ils sont encore plus alarmants au regard de l’évolution démographique : la proportion des plus de 75 ans dans le Finistère devrait passer de 10,9 % à plus de 18 % en 2050.

Parce que l'humain est au cœur de leur projet, les communistes mettent en débat d’autres choix : création d’emplois qualifiés sur la base d’un salarié par personne âgée, mise en place d’un grand service public de santé de proximité, d’un pôle public départemental de l’autonomie ; formation de soignants ; suppression du numerus clausus en médecine ; suppression des restes à charge pour les familles ; financement de l’hôpital public à hauteur des besoins.

Ils proposent un financement solidaire à 100 % par la Sécurité Sociale, une cotisation supplémentaire sur les revenus financiers, le rétablissement de l’impôt sur la fortune, la suppression de la CSG, l’obligation pour l’État de compenser les dépenses des départements pour l’APA et la PCH (prestation de compensation du handicap).

La fédération du Finistère du PCF s'inscrit dans ce combat pour une société solidaire et apporte tout son soutien à la journée de mobilisation organisée par les syndicats à l'initiative de la CGT. Elle appelle à participer en grand nombre à la manifestation départementale qui aura lieu le mardi 30 janvier à 15h place de la Résistance à Quimper. Nous sommes toutes et tous concerné-es !

Ismaël Ismaël Dupont secrétaire départemental du PCF Finistère

Yvonne Rainero membre de sa commission nationale santé-protection sociale

Fédération du Parti Communiste Français du Finistère - 5 rue Henri Moreau - 29 200 BREST

Fédération du Parti Communiste Français du Finistère - 5 rue Henri Moreau - 29 200 BREST

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26 janvier 2018 5 26 /01 /janvier /2018 07:31
Organisé par la section PCF de Brest, un débat très riche sur l'industrie maritime dans le cadre des états généraux du progrès social... Jeudi 24 janvier au bar le Mouton à cinq pattes à Brest
Organisé par la section PCF de Brest, un débat très riche sur l'industrie maritime dans le cadre des états généraux du progrès social... Jeudi 24 janvier au bar le Mouton à cinq pattes à Brest
Organisé par la section PCF de Brest, un débat très riche sur l'industrie maritime dans le cadre des états généraux du progrès social... Jeudi 24 janvier au bar le Mouton à cinq pattes à Brest
Organisé par la section PCF de Brest, un débat très riche sur l'industrie maritime dans le cadre des états généraux du progrès social... Jeudi 24 janvier au bar le Mouton à cinq pattes à Brest
Organisé par la section PCF de Brest, un débat très riche sur l'industrie maritime dans le cadre des états généraux du progrès social... Jeudi 24 janvier au bar le Mouton à cinq pattes à Brest
Organisé par la section PCF de Brest, un débat très riche sur l'industrie maritime dans le cadre des états généraux du progrès social... Jeudi 24 janvier au bar le Mouton à cinq pattes à Brest
Organisé par la section PCF de Brest, un débat très riche sur l'industrie maritime dans le cadre des états généraux du progrès social... Jeudi 24 janvier au bar le Mouton à cinq pattes à Brest
Organisé par la section PCF de Brest, un débat très riche sur l'industrie maritime dans le cadre des états généraux du progrès social... Jeudi 24 janvier au bar le Mouton à cinq pattes à Brest

Débat sur l'industrie maritime brestoise au bar le Mouton à 5 pattes place Guérin à Brest. Organisée par la section PCF de Brest dans le cadre des états généraux du Progrès Social, animée par Remi Salaün, ancien travailleur de l'arsenal, et Erwan Rivoalan, tous deux membres du PCF et de la CGT, avec des interventions introductives de Guy Jourden, président du conseil de développement économique pour la métropole de Brest, de Olivier Le Pichon, secrétaire de l'UL CGT, de Stephane Créach, représentant le comité régional CGT, l'union départementale, membre du Ceser, puis des interventions notamment de travailleurs de l'industrie maritime et de la construction navale, comme Christian Gagou et un employé de Damen, de Dominique Gontier, pour la commission maritime du PCF Finistère, de Roland de Penanros, pour l'Université européenne pour la paix, de Louis Aminot, de Gérard Le Briquer, ancien responsable Transport, mobilité à la direction nationale de la CGT, ce débat qui a duré 2h, réuni une trentaine de personnes, et était enregistré par la radio locale Pikez, a été particulièrement riche.

L'industrie est passée depuis 30 ans de 20% à 12% dans la part de la richesse nationale, c'est le fruit du choix du retrait de l'Etat, des privatisations, de l'absence de pilotage stratégique et de planification, du choix de la concurrence et des plus-values pour les actionnaires. Par exemple, il ne faudrait que 100 millions d'euros pour financer les équipements relançant la construction navale à Brest, à rapporter aux 43 milliards versés aux actionnaires qu'à coûté le CICE à l'Etat. Aujourd'hui, le plan EMR breton de constructions d'hydroliennes semble patiner alors que c'est un secteur d'innovation industrielle et de production énergique durable essentiel. Depuis 20 ans, le personnel construction, réparation navale est passé de 9000 à 10000 emplois à Brest, à 3500, dont 600 salariés simplement à statut d'état à Naval Group. Le secteur de la déconstruction, qui doit être investi avec une protection des salariés contre l'amiante, présente un potentiel d'une centaine d'emplois nouveaux. Le progrès social suppose une véritable stratégie industrielle, qu'on ne laisse pas le marché décidé, que l'Etat reprenne une main-mise sur des secteurs qu'il n'aurait jamais dû privatiser, a fait valoir Olivier Le Pichon. Il faut des pôles publics industriels et une planification des pouvoirs publics nationaux et régionaux. Aujourd'hui, on laisse les groupes à capital privé se concurrencer stérilement plutôt que de développer l'activité de manière cohérence: Alstom produit ainsi des éoliennes offshore contre EDF et GDF. Pour ce qui est de la construction de navires militaires, cela doit s'intégrer à une réflexion politique globale sur les conditions de la guerre, sur la défense que nous voulons, mais il faut, si on construit des navires, que la production soit 100% publique, sous contrôle des arsenaux. La réparation navale civile, avec ses enjeux en termes de sécurité sur mer et d'écologie, doit aussi recevoir un financement public pour être développée dans nos ports. 75 000 bateaux passent par le rail d'Ouessant, bien plus s'arrêteraient pour réparation si les règles internationales de sécurité maritime étaient plus strictes et si on développait l'infrastructure de réparation sur Brest. Malheureusement, le choix de développer le nucléaire militaire à l'île longue a figé également des possibilités de développement de la construction et réparation navale civile sur Brest. Pour Guy Jourden, tout cumulé, les emplois liés à la mer dans l'agglomération brestoise représentent 15 000 emplois, 23% de l'emploi local. Pour lui, les champs d'éoliennes flottantes sont bien programmés, vont créer beaucoup d'emplois de maintenance, et le polder à Brest va servir, inévitablement. 2 éoliennes flottantes à installer par mois comme c'est prévu dans la programmation, cela fait du boulot. Les usines de fabrication se trouvent au Havre et à St Nazaire. Les grands groupes privés de bétonneurs comme Vinci et Bouygues se positionnent. L'industrie maritime reste un des avenirs de Brest, mais pas le seul. Un bateau de pêche à construire ou déconstruire, c'est aussi de l'industrie. La Britanny Ferries fait construire un bateau en Allemagne, réparer en Pologne, alors qu'elle est financée par le Conseil Régional: est-ce normal? Mais avons nous les capacités aujourd'hui de proposer le service en Bretagne? Stephane Créach a rappelé que Brest restait le 1er port de réparation navale civile. Il a avancé aussi que pour la première fois, à l'échelle nationale et régionale, on était en train d'écrire une stratégie de la mer et du littoral. Auparavant, en dépit du potentiel, la France n'apparaissait pas comme un grand pays maritime. L'économie maritime est et doit rester une économie diversifiée. C'est quand on fait de la mono-activité qu'il y a des coups durs. C'est la mixité qui fait qu'on a une richesse industrielle. A l'époque, il y a 30 ans, l'armée de croyait pas en la déconstruction navale, on préférait faire appel au Bangladesh pour ces tâches peu valorisées et ingrates. On a vu ce que ça a donné en terme social, de santé publique, d'écologie. Il n'est plus acceptable non plus d'océaniser nos navires avec des métaux lourds. La richesse de Brest, c'est sa diversité industrielle: la recherche, le nautisme, la navale militaire, la réparation navale civile, ce sont des activités complémentaires qui ne se contredisent pas. Après, la question, c'est comment on implique les salariés, les citoyens, les territoires dans les choix de développement, y compris dans les stratégies d'entreprise. Pour Stephane Créach, l'enjeu aujourd'hui est de dépasser les constats et les déclarations pour travailler sur un projet maritime progressiste. Les énergies renouvelables marines se développent avec des fonds publics: 220 millions investis par l'Etat, la région, la métropole. Cela doit aboutir: c'est budgété. Les salariés doivent être porteurs de revendications et de projets, ils ne doivent pas se cantonner dans un rôle de réaction par rapport à ce que d'autres décident pour eux. Ils doivent proposer, mettre en débat. Pour Stephane Créach, ce qui est dangereux, c'est la volonté de spécialisation des ports, les activités mixtes sont une garantie. Pour le reste, on ne peut pas expliquer les restructurations par la mondialisation. C'est simplement le choix de verser par exemple le marché de l'armement, extrêmement juteux, vers des intérêts privés. L'industrie maritime pour Stephane Créach a de l'avenir à Brest avec la construction-conversion-déconstruction des navires, de la flotte sous-marine, le passage à 35% d'énergie renouvelable en Bretagne. Ensuite, le salarié de Damen présent à fait état des départs en retraite non remplacées dans la boîte, faisant passer l'effectif salarié de 220 à 150, avec des recrutements surtout d'hollandais et de travailleurs détachés.

Suite du compte rendu du débat plus tard...

Organisé par la section PCF de Brest, un débat très riche sur l'industrie maritime dans le cadre des états généraux du progrès social... Jeudi 24 janvier au bar le Mouton à cinq pattes à Brest
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25 janvier 2018 4 25 /01 /janvier /2018 06:11
Dans un communiqué adressé à la rédaction, l'intersyndicale CFDT/FO du centre hospitalier de Lanmeur réclame « l'application du plan solidarité grand âge : un salarié par résident ; l'abrogation des dispositions législatives relatives à la réforme de la tarification en Ehpad, l'arrêt des baisses de dotation et le maintien des effectifs, y compris les contrats aidés, qui doivent être intégrés et sécurisés ». Dénonçant des conditions de travail devenues « déplorables » qui entraînent des situations « à la limite de la maltraitance envers nos aînés », l'intersyndicale estime que le personnel de l'hôpital de Lanmeur est à bout. « Une société se juge à la manière dont elle traite ses personnes âgées », écrit-elle. Et de poursuivre : « Ces aînés, ce sont vos parents, vos conjoints, vous, nous dans quelques années. Accepterons-nous d'être ainsi traités durant les dernières années de notre vie ? » Elle invite donc le plus grand nombre à rejoindre le personnel en grève, mardi, à 14 h, dans le parc de l'établissement, afin de « dire très haut notre refus de travailler dans de telles conditions »

Dans un communiqué adressé à la rédaction, l'intersyndicale CFDT/FO du centre hospitalier de Lanmeur réclame « l'application du plan solidarité grand âge : un salarié par résident ; l'abrogation des dispositions législatives relatives à la réforme de la tarification en Ehpad, l'arrêt des baisses de dotation et le maintien des effectifs, y compris les contrats aidés, qui doivent être intégrés et sécurisés ». Dénonçant des conditions de travail devenues « déplorables » qui entraînent des situations « à la limite de la maltraitance envers nos aînés », l'intersyndicale estime que le personnel de l'hôpital de Lanmeur est à bout. « Une société se juge à la manière dont elle traite ses personnes âgées », écrit-elle. Et de poursuivre : « Ces aînés, ce sont vos parents, vos conjoints, vous, nous dans quelques années. Accepterons-nous d'être ainsi traités durant les dernières années de notre vie ? » Elle invite donc le plus grand nombre à rejoindre le personnel en grève, mardi, à 14 h, dans le parc de l'établissement, afin de « dire très haut notre refus de travailler dans de telles conditions »

Une journée d'action est organisée mardi, à l'appel de trois sections syndicales représentant les Ehpad de Morlaix, du Haut-Léon et Huelgoat. Face aux restrictions budgétaires, la colère monte. 

Les trois sections syndicales de Sud-Santé, représentant les Ehpad (Établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes) de Morlaix (Bélizal et Plougonven), du Haut-Léon (Saint-Pol-de-Léon et Roscoff) et de Mont-Leroux à Huelgoat, participeront, mardi, à la grève et à la manifestation lancées au plan national par sept organisations syndicales et patronales. Comme l'a rappelé Francis Landouar, de Morlaix, les manifestants finistériens se retrouveront à Châteaulin, à 14 h avant de se diriger, en convoi, vers Quimper, pour un rassemblement unitaire. Les délégués seront reçus vers 16 h par le préfet, le président du conseil général, et deux délégués de l'Agence régionale de santé. Les représentants des sections syndicales de ces trois établissements, tous sous la responsabilité d'Ariane Besnard, du Centre hospitalier des Pays de Morlaix, sont en colère face aux restrictions budgétaires : « Ici à Morlaix, la dotation diminuera de 330.000 € par an jusqu'en 2021 ! », a précisé Francis Landouar.

 

 

Moins de personnel


Ces baisses de dotation entraînent une diminution du personnel, comme à Huelgoat, par exemple, qui devra rendre dix postes sur 118 : « Et puis, nous allons prendre de plein fouet la suppression des contrats aidés ! », a ajouté Véronique Paugam, de Saint-Pol-de-Léon. Cette diminution du nombre de postes, mais aussi l'arrivée de résidents très dépendants ou venant de psychiatrie, sont responsables de l'augmentation des cadences et de la dégradation des conditions de travail : « Les toilettes sont expédiées en moins de dix minutes, on ne change plus les résidents la nuit, et il n'est pas rare le dimanche, quand nous sommes en sous-effectif, que quatre à cinq résidents ne puissent être levés pendant le week-end ! », a rappelé Véronique Zerbib. Des situations qui aboutissent à la maltraitance des résidents, au mécontentement de leurs familles, à la détresse et au stress du personnel, confronté en outre à la flexibilité, et à la prise en charge de tâches pour lesquelles il n'est pas qualifié. 

Pratique 
Covoiturage au départ des villes du Nord-Finistère, à 13 h de Morlaix. Point de ralliement à Châteaulin à 14 h sur l'aire du Pouillot. Contact : poste 74.89 et 06.07.28.87.85.
 

Dans un communiqué adressé à la rédaction, l'intersyndicale CFDT/FO du centre hospitalier de Lanmeur réclame « l'application du plan solidarité grand âge : un salarié par résident ; l'abrogation des dispositions législatives relatives à la réforme de la tarification en Ehpad, l'arrêt des baisses de dotation et le maintien des effectifs, y compris les contrats aidés, qui doivent être intégrés et sécurisés ». Dénonçant des conditions de travail devenues « déplorables » qui entraînent des situations « à la limite de la maltraitance envers nos aînés », l'intersyndicale estime que le personnel de l'hôpital de Lanmeur est à bout. « Une société se juge à la manière dont elle traite ses personnes âgées », écrit-elle. Et de poursuivre : « Ces aînés, ce sont vos parents, vos conjoints, vous, nous dans quelques années. Accepterons-nous d'être ainsi traités durant les dernières années de notre vie ? » Elle invite donc le plus grand nombre à rejoindre le personnel en grève, mardi, à 14 h, dans le parc de l'établissement, afin de « dire très haut notre refus de travailler dans de telles conditions ».
 

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24 janvier 2018 3 24 /01 /janvier /2018 16:12
Industrie navale brestoise, état des lieux et perspectives: débat public organisé par le PCF à Brest le jeudi 25 janvier à 18h30, au Mouton à 5 pattes

Débat public dans le cadre des États généraux du progrès social http://progres-social.pcf.fr/

jeudi 25 janvier à 18h30 au Mouton à 5 pattes

Place Guérin Brest.

Industrie navale brestoise, état des lieux et perspectives

PCF Section du Pays de Brest 
5 rue Henri Moreau 29200 Brest
Tramway : station St Martin
Tel 02 98 43 47 78 / Fax 02 98 43 44 62 
@ : pcf_brest@yahoo.fr
 
Bonjour

Dans le cadre de la préparation des États généraux du progrès social du PCF le samedi 3 février en

région parisienne http://progres-social.pcf.fr/nous organisons un débat sur le thème Industrie

maritime brestoise, état des lieux et perspectives (construction, réparation déconstruction navale,

EMR...) le jeudi 25 janvier à 18h30 au Mouton à 5 pattes place Guérin à Brest .

Face à l’offensive anti-sociale du gouvernement Macron-Philippe, comment articuler mouvement social et politique afin d’apporter une riposte efficace ? La question taraude tous les progressistes. Le PCF fait une proposition en lançant une campagne nationale « pour un nouveau progrès social pour la France ».

Sans son industrie la France ne serait pas devenue l’une des nations les plus développées, et surtout elle n’aurait pas pu répondre, en toute indépendance, aux besoins essentiels de sa population : transports, énergie, télécommunications, agroalimentaire… Or, depuis trente ans, la part de l’industrie dans la richesse produite en France est passée de 20% à 12%. Ce déclin n’est pas le résultat d’une crise mais de choix délibérés soumis au mythe de la société postindustrielle : oui, c’est bien le choix du capitalisme financier, du financement par les fonds de pension, de la rémunération folle des actionnaires qui a conduit à cette désindustrialisation.

Avec Emmanuel Macron ce choix du « laisser faire » et de la finance s’aggrave, aussi c'est en faisant converger nos analyses et nos propositions que nous construirons ensemble l'alternative politique à

Macron et à la droite !

 

Fraternellement

Pour la section du PCF du Pays de Brest

Jean Paul CAM

 
PCF Section du Pays de Brest 
5 rue Henri Moreau 29200 Brest
Tramway : station St Martin
Tel 02 98 43 47 78 / Fax 02 98 43 44 62
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24 janvier 2018 3 24 /01 /janvier /2018 07:24
Rojava: une utopie au coeur du chaos syrien - Projection par l'AFPS, AMD Brest, Attac, la LDH à Quimper le mercredi 24 janvier et à Brest le jeudi 25 janvier

1) ACTES en Cornouailles, l'AFPS Brest, les AMD Brest, ATTAC Brest, ATTAC Quimper, la LDH BMO, la LDH Quimper, le Patronage laïque Guérin et nous organisons des projections, suivies de débats avec les deux réalisateurs, du documentaire « Rojava : une utopie au cœur du chaos syrien ».

Elles auront lieu :
- à Quimper le mercredi 24 janvier, de 20h à 21h30, aux halles Saint-François (rue Astor)
- à Brest le jeudi 25 janvier, de 19h à 20h30, au Patronage laïque Guérin (1, rue Alexandre Ribot)

A Brest, l'association de cinéma Termaji a bien voulu prêter main forte pour assurer la technique.

L'affiche est ici : plguerin.fr
 

2) plusieurs organisations se sont réunies pour mettre en place un « forum social brestois » !

Elles vous invitent ainsi à Brest :
- le vendredi 2 février à 20h à une projection de cinéma aux Studios (136, rue Jean Jaurès)
- et le samedi 3 février à partir de 14h à la faculté Segalen (20, rue Duquesne) pour plusieurs débats. A partir de 18h30, suivra une soirée conviviale au Patronage laïque Guérin (1, rue Alexandre Ribot) !

Le programme complet est disponible là : ForumSocialBrestois

Version pdf ici :http://cgtepbretagne.reference-syndicale.fr/files/2018/01/FORUM-SOCIAL-Programme.pdf

 


Il y a à faire : n'hésitez pas à participer à ces événements, et peut-être nous contacter pour faire des choses ensemble !

Si vous le souhaitez, vous pouvez aussi participer à nos actions de façon financière, en nous aidant à réserver des salles, du matériel, éditer des tracts, payer les frais de déplacement d'intervenants, et ainsi nous permettre d'organiser d'autres initiatives. 
 
Toutes les informations sont disponibles ici : participer.tout-a-faire.fr
Rojava: une utopie au coeur du chaos syrien - Projection par l'AFPS, AMD Brest, Attac, la LDH à Quimper le mercredi 24 janvier et à Brest le jeudi 25 janvier
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23 janvier 2018 2 23 /01 /janvier /2018 13:23
 Le mardi 30/01/18 au cinéma les Studios à Landivisiau à 20h30: Irrintzina, ciné-débat organisé par le collectif Landi doit dire non à la centrale
Pour commencer cette année dans un "cri d'alarme mais aussi de joie", nous nous invitons à nous rejoindre accompagnés de vos proches, de vos amis, de vos voisins... à la projection du film "IRRINTZINA".
 
Le mardi 30/01/18 au cinéma les Studios à Landivisiau à 20h30 
en présence du réalisateur Pascal Hannequin. 
Entrée : 5 €
 
Souvenez-vous, l'association LANDIVISIAU DOIT DIRE NON A LA CENTRALE s'était investie avec ALTERNATIBA Abers durant l'été 2015 dans le "Tour ALTERNATIBA" (village Alternatiba à Lannilis, étape du Tour à Landivisiau, arrivée à Paris le 25/09/15 puis village des Alternatives à Montreuil pour la COP21...).
 
Nous vous proposons de retracer ensemble ce bel élan citoyen au travers du film "IRRINTZINA" et d'échanger sur les perspectives que l'on peut lui donner tant au sens global que local, en luttant contre l'implantation de la Centrale à gaz, et en proposant des alternatives à un modèle de société qui peine à sortir d'une Ère des énergies fossiles, dépassée et destructrice.
 
Synopsis du film :
"De Bayonne à Paris, sur des vélos multiplaces, coup de pédale après coup de pédale, en multipliant les villages des alternatives, de petites victoires en grandes mobilisations contre les multinationales des énergies fossiles et les banques qui les soutiennent, le film raconte les étapes de cette mobilisation. 

Irrintzina, c’est un cri d’alarme sur l'effondrement de notre monde mais c’est aussi un cri de joie poussé par des milliers de militants déterminés qui ont réalisé que si, ensemble, ils ne faisaient rien, personne ne le ferait à leur place. Tour Alternatiba, Action Non-Violente COP21, Faucheurs de chaises, blocage du sommet pétrolier… 
Le film d’une génération qui ne se résigne pas, qui crée et invente un avenir désirable où bataille écologiste et sociale rime avec plaisir et joie d’être ensemble. Soutenu par près de 1250 contributeurs, avec la participation d’une vingtaine de techniciens à travers toute la France."

 
Nous venons de mettre en ligne sur Change.org. avec d'autres associations et collectifs (le Collectif GASPARE, l'association Force 5, la Confédération Logement Cadre de Vie Finistère, le Groupement des Agriculteurs Biologiques du Finistère, le syndicat des SIMPLES, l'association AE2D, l'association Sizun, Locmélar, Saint Sauveur Disent Non à la Centrale et l'association Commana Dit Non à la Centrale) une pétition pour demander à M. Macron d'abandonner le projet de construction  de la centrale thermique au gaz naturel à Landivisiau. 
 
Il est encore temps !
 
Ce Grand Projet est Inutile, coûteux, polluant, dangereux... et d'une autre époque.
 
Nous vous invitons à la signer et à partager ce lien autour de vous, adhérents, sympathisants, famille, amis, collègues de travail, par mel, sur facebook, sur twitter....Faites tourner !
Il faut faire exploser le compteur !
 
Nous comptons sur vous !
 
 
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23 janvier 2018 2 23 /01 /janvier /2018 13:00
Conférence sur Brest dans la Résistance le mardi 13 février à 18h (amphithéätre Guilcher) - animée par l'association Brest 44
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23 janvier 2018 2 23 /01 /janvier /2018 12:55

Aux communes finistériennes s'étant prononcées sur les accords de libre-échange TAFTA-CETA-TISA


 Le CETA, accord Canada-UE, sera soumis à l'approbation de nos parlementaires courant 2ème semestre 2018. Ce traité de libre-échange et d'investissement dit de "nouvelle génération" est déjà entré en application provisoire, et en grande partie, depuis le 21 septembre 2017, à l'exception pour l'instant du système de règlement des différends investisseurs-Etats (RDIE, ISDS ou ICS), mécanisme qui permet aux entreprises étrangères d'attaquer les Etats lorsque ceux-ci prennent des décisions contraires à leurs intérêts. Si le CETA est approuvé par les 28 Etats européens voici ce qu'induirait cette justice privée internationale au service des multinationales.

 Selon la Conférence des Nations Unies pour le Commerce et le Développement (CNUCED), 104 nouvelles plaintes ont été déposées depuis le 10 janvier 2016 par des investisseurs étrangers contre les Etats hôtes, portant à 817 le nombre de plaintes connues depuis 1987. Les multinationales ont obtenu gain de cause dans 60 % des cas. Les dommages et intérêts réclamés par des plaignants vont de 10 millions $ aux 16,5 milliards $ réclamés à la Colombie par la multinationale minière américaine COSIGO Ressources, auxquels s'ajoutent les frais de procédure et les énormes honoraires versés aux 3 juges arbitres qui, selon l'OCDE, s'élèvent en moyenne à 1,28 million $ par affaire.
 Vous trouverez en PJ l'entretien réalisé le 8/12/2017 par la revue Ballast avec Renaud Beauchard, avocat, chercheur, consultant auprès de plusieurs organismes publics et privés à vocation internationale, et également collaborateur de la revue Esprit. Il vient de cosigner "L'assujettissement des nations" aux éditions Charles Léopold Meyer. Ce point de vue pertinent atteste que si l'arbitrage privé prévu dans le CETA est approuvé par nos parlementaires, la France sera entièrement soumise aux multinationales. Il en va de notre démocratie et de notre souveraineté.
 CETA-TAFTA-TISA ne doivent pas voir le jour ! N'hésitez pas à le faire savoir à nos parlementaires.

 Le Collectif Stop Tafta-Ceta de Quimper Cornouaille vous souhaite une bonne année.
 
Henri Guillou - Collectif Stop TAFTA-CETA-TISA Cornouaille

 PJ. Interview de Renaud Beauchard "Se dégager du marché mondial unique"
 
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22 janvier 2018 1 22 /01 /janvier /2018 17:00
Breiz Nevez (1938) - film militant du Parti Communiste. Photo Ciné-Archives

Breiz Nevez (1938) - film militant du Parti Communiste. Photo Ciné-Archives

Breiz Nevez (1938) - film militant du Parti Communiste. Photo Ciné-Archives

Breiz Nevez (1938) - film militant du Parti Communiste. Photo Ciné-Archives

Olivier Dartigolles

Olivier Dartigolles

Tableau de Boisrond - exposition "Libres Figurations. Années 80" - les Capucins, Landerneau

Tableau de Boisrond - exposition "Libres Figurations. Années 80" - les Capucins, Landerneau

Renaud Faroux en conférence à Landerneau sur Picasso, novembre 2017

Renaud Faroux en conférence à Landerneau sur Picasso, novembre 2017

Valère Staraselski

Valère Staraselski

Aragon en 1956

Aragon en 1956

Jean-Michel Galano

Jean-Michel Galano

Frédéric Rauch

Frédéric Rauch

Greg Oxley

Greg Oxley

Prise de la Bastille

Prise de la Bastille

Jean-François Téaldi

Jean-François Téaldi

 

A Brest, le jeudi 25 janvier - 18h30 au Mouton à 5 pattes (bar associatif, solidaire et culturel, rue Navarin, place Guérin : Débat sur l'industrie maritime brestoise

Industrie maritime brestoise, état des lieux et perspectives (construction, réparation déconstruction navale, EMR...). 
Débat public dans le cadre de la préparation des États généraux du progrès social du PCF le samedi 3 février en région parisienne
http://progres-social.pcf.fr/

Le samedi 27 janvier à Concarneau: voeux de la section PCF de Concarneau

Au Relecq-Kerhuon, le samedi 27 janvier, à l'auditorium, à partir de 16h, vœux de la Fédération du PCF Finistère

ouverts à tous les militants et sympathisants qui veulent y participer, débutant par une projection de films d'archives de Ciné-Archives : « Breiz Nevez » (1938), « Magazine Populaire n°1 » (1938 : 34 minutes, Eté 1938. Du rassemblement du 14 juillet à la Fête de l'Humanité, l'actualité politique et sociale, sportive et culturelle, de la France du Front populaire, selon le Parti Communiste, déclinée en neuf sujets courts.), « Mon ami Pierre » (1951, court métrage primé au festival de Venise : Le travail en mer à bord du Franc-Tireur, chalutier bigouden basé à Concarneau. Une fois présenté l'équipage ce documentaire décrit la peine des pêcheurs « 20 jours en mer, 2 jours à terre »), suivie d'une intervention politique et d'un apéritif fraternel.

A Brest, le samedi 3 février, venue de Fréderic Rauch, rédacteur en chef d'Economie et Politique, revue d'économie du PCF

 pour deux interventions sur la proposition de Sécurité Emploi-Formation du Parti Communiste qui révolutionne sur le rapport au travail. 

- une formation départementale le samedi matin ouverte aux adhérents et éventuellement sympathisants communistes

- une intervention l'après-midi (de 14h00 à 15h30 à la fac Segalen) dans le cadre de l'atelier "repenser le travail" lors du forum social brestois pour les alternatives sociale, politique, écologique, en débat avec une personne du réseau salariat.

Samedi 3 février: Assises du Progrès social du PCF à Paris

A Landerneau, le samedi 10 février, de 10h à 13h30, à l'espace d'art contemporain des Capucins, visite guidée organisée par la fédération du Parti Communiste de l'exposition "Libres figurations. Années 80" suivie d'une conférence d'éducation aux enjeux de ce courant d'art contemporain par Renaud Faroux, critique d'art à Paris et collaborateur d'expositions, qui avait animé la conférence d'éducation populaire sur Picasso autour de l'exposition des Capucins en novembre dernier. Présentation autour de Combas, Boisrond, Blanchard, Di Rosa, Louis Jammes et les américains Basquiat, Keith Haring: comment cette génération se situe dans l'art de l'époque et donne naissance au Street Art?  

Mercredi 31 janvier à Morlaix  : Formation Actualité de la Pensée de Marx :venue de Jean-Michel Galano, professeur de philosophie de classes préparatoires, membre du PCF, pour une conférence-débat sur le Capital dont on fête les 150 ans cette année

Jeudi 1er Février: Olivier Dartigolles présent à Quimperlé et à Mellac pour des rencontres autour de son livre: "Macron, entreprise de démolition: forces, failles et supercheries" aux éditions de l'atelier et sur la question des regroupements d'hôpitaux autoritaires dans les GHT 

Samedi 3 Février:   dans le cadre de l’atelier « repenser le travail » du forum social brestois, venue de Sylvain Chicote, inspecteur du travail, acteur de la proposition de loi du PCF sur la Sécurité Emploi Formation pour une intervention à la fac Ségalen de 14h à 15h30, précédée le matin par une formation ouverte aux adhérents à la fédération et sympathisants de 9h30 à 11h30

Samedi 3 février: voeux de la section du Relecq Kerhuon. Repas Kig-ha-Farz au Café Crème

Dimanche 11 février: à 12h, à la petite salle polyvalente de la Forêt-Fouesnant, raclette de l'association des amis du PCF (15€ -  Apéritif - Raclette -Salade -  Tarte aux Pommes -  Café - Inscriptions avant le : samedi 3 février - Tel : 07 80 48 17 94 ou mail)

 Dimanche 11 février (lieu encore à déterminer): après-midi « Aragon, littérature et communisme » avec l'écrivain Valère Staraselski et un spectacle de Claude Couamme. Co-organisé avec l'association bretonne des amis d'Aragon et d'Elsa Triolet. 

Samedi 17 mars-dimanche 18 mars - Formation régionale PCF à l'auberge de jeunesse de Concarneau pour les Animateurs de section et de fédération

En préparation et en cours de calage aussi :

Une conférence débat avec Greg Oxley sur la Révolution Française en mars avril. 

Deux jours de formation prise de parole en public et pluralisme dans les médias avec Jean-François Téaldi, journaliste audiovisuel, ancien responsable de la CGT journalistes et élu PCF-Front de Gauche dans les Alpes-Maritimes

Une demi-journée de réflexion et de débat sur les phénomènes contemporains que sont le communautarisme, l'islamisme, le djihadisme.

Février - Mars: débat avec Gérard Le Puill, journaliste à l'Humanité: "produire mieux pour manger tous, tout en préservant la plante. Des pistes pour un autre modèle agricole". 
 

Le calendrier de rentrée 2018 du PCF dans le Finistère: vœux, débats, formations, initiatives publiques
Le calendrier de rentrée 2018 du PCF dans le Finistère: vœux, débats, formations, initiatives publiques
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22 janvier 2018 1 22 /01 /janvier /2018 15:01
A Saint-Servais, la vie était si belle: article de Didier Gourin dans le Ouest-France à propos d'Un village breton, de Théo David

https://www.ouest-france.fr/bretagne/saint-servais-la-vie-de-theo-etait-si-belle-5515769

À Saint-Servais, la vie de Théo était si belle
le 20/01/2018
 
  • Saint-Servais, c'était le centre du monde du petit Théo. | David Ademas et collection familiale
  • Théo David, auteur de Un                village breton, le monde enchanté d'Yvon Marc'hadour.Théo David, auteur de Un village breton, le monde enchanté d'Yvon Marc'hadour. | Ouest-France

Didier Gourin.

Tout aurait pu continuer à dormir dans un tiroir. Heureusement, Le monde enchanté d'Yvon Marc'hadour, vient d'être publié. Un vrai bijou de littérature.

L'histoire

Jean-René Le Quéau, enseignant d'histoire et de géographie à la retraite, et éditeur chez Skol Vreizh, la maison d'édition de Morlaix, a l'habitude de lire des manuscrits. Lorsqu'il a entamé la lecture du Monde enchanté d'Yvon Marc'hadour, il n'a pas hésité. C'est à publier, sans hésitation.

« Au bout de la dixième page, j'ai été touché par le talent de l'auteur qui raconte avec plein de sensibilité la société rurale. Je l'ai dévoré », se souvient Jean-René Le Quéau, en évoquant la première lecture du manuscrit.

Il a juste fait un peu durer le plaisir. Déjà, les dix premières lignes donnent le ton de ce récit autobiographique qui raconte avec réalisme et plein de poésie la vie à la campagne au début du XXe siècle. Qu'on en juge. « J'avais six ans et demi ; ma première année scolaire s'achevait. Par de larges croisées toujours ouvertes montait une entêtante odeur de foin ; les cercles étourdissants des martinets au-dessus de la cour et plus bas, dans la prairie, la crécelle ininterrompue des sauterelles me paraissaient un effet de la lumière dont le soleil de juin inondait notre petite classe. »

Un profond respect de la nature

Cette petite école, c'est celle de Saint-Servais, une bourgade des Côtes-d'Armor, 413 habitants au dernier recensement. Yvon Marc'hadour s'appelle en réalité Théo David, futur instituteur. C'est lui l'auteur qui, de nombreuses années plus tard, a entrepris de raconter son enfance au fil de la chronique de Saint-Servais, son petit paradis terrestre. Il parle magnifiquement des habitants de la commune qui forment une communauté où chacun a sa place, des petits animaux qui l'entourent, de la nature qu'il respecte. « J'ai grandi avec ce sentiment qu'il est inutile de la torturer pour lui arracher ses bienfaits », glisse Théo.

Parfois, le ton monte entre les habitants de Saint-Servais, les paroles dérapent, mais il y a rarement de la méchanceté entre les gens. Et puis, dans ce livre écrit en français, Théo David, alias Yvon Marc'hadour, rend quelques beaux hommages à la langue bretonne. Il évoque ainsi un ciel d'automne : trawalc'h a c'hlaz 'vit ober eur vantell d'ar Werc 'hez (assez de bleu pour faire un manteau à la Vierge).

Yvon David, l'un des enfants de Théo David, gardait le manuscrit jusqu'au jour où il en parle à Jean-René Le Quéau, un ancien collègue de travail. Il se demandait juste quoi en faire, en s'interrogeant sur l'intérêt de le publier. Heureusement, Jean-René Le Quéau n'a pas hésité. Surtout qu'il y aura une suite. Deux autres volumes évoqueront les années sombres de l'Occupation. On sera alors bien loin du petit paradis terrestre de Saint-Servais.

Théo David, Un village breton, le monde enchanté d'Yvon Marc'hadour, Skol Vreizh, 447 pages, 20 €.

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