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18 novembre 2020 3 18 /11 /novembre /2020 06:30

 

Gérald Darmanin a multiplié les amalgames et les arguments fallacieux durant ses rencontres en Algérie, en Tunisie, à Malte sur les enjeux migratoires. Durant toute cette tournée, le ministre de l’Intérieur a fait le lien entre terrorisme et immigration. Son obsession d’accélérer les expulsions vers les pays d’origine n’a pas fait l’objet de grande communication en Europe. Peut-être parce qu’il a essuyé quelques revers ?

 

 

La Ligue tunisienne des droits de l’homme, le Forum tunisien des droits économiques et sociaux ont déploré dans des communiqués « les pressions politiques contre le gouvernement tunisien par des gouvernements européens qui profitent de l’effroi occasionné par des crimes effroyables commis par des terroristes pour se débarrasser des migrants sans papier au mépris du droit et de la justice ». Par cette remarque, la Tunisie a clairement refusé les amalgames terrorisme/immigration du gouvernement français.

Lors de son étape en Italie et à Malte, Gérald Darmanin a voulu se montrer le bon élève du nouveau pacte asile et migration en discussion avec la Commission européenne et qui veut lui aussi durcir considérablement la politique de l’Europe forteresse et accélérer les expulsions dans les pays d’origine.

Quelques jours après son retour, deux nouveaux naufrages au large de la ville de Sorman en Libye annoncés par l’Organisation internationale pour les migrations (OIM). Près de cent morts lors de ces naufrages et cinq autres au large des îles espagnoles des Canaries qui apparait comme une nouvelle route de migration, elle aussi extrêmement dangereuse.

À la suite des deux naufrages au large de la Libye, l’OIM a appelé à rétablir le sauvetage en mer et mettre fin à la détention des réfugiés et des migrants en Libye. Cet appel rappelait que depuis le début de l’année 2020, plus de 11 000 personnes ont été renvoyées vers la Libye au risque de les exposer à des violations des droits de l’homme, à la détention, aux abus et au trafic humain. Passeurs et trafiquants profitent du chaos de ce pays méditerranéen, et de cela ni Gérald Darmanin, ni la Commission européenne n’en parlent. Ces silences rendent ces
« décideurs » complices des passeurs et des trafiquants.

« Porter l’exigence de légalisation de voies sécurisées de migrations »

Cette tournée anti-migrants du ministre de l’Intérieur, les nombreux silences suite aux drames humains de la Méditerranée, les amalgames réguliers entre terrorisme et immigration, la communication sur les retours dans les pays d’origine, la communication sur la volonté de réformer le droit d’asile, l’absence de solutions pérennes de mise à l’abri des réfugiés qui vivent dans les rues à proximité de plusieurs grandes villes de France font partie de la campagne idéologique de la droite, de l’extrême droite, du gouvernement pour faire peur, pour faire croire que l’immigration serait « un problème à régler » ou « une anomalie à résoudre » en dehors de toute réalité, de raison qui évite le débat et les propositions politiques.

Ainsi, le Parti communiste français veut démonter tous les mensonges et porter l’exigence de légalisation de voies sécurisées de migrations comme une décision politique incontournable qui permettrait d’éviter les drames en Méditerranée, en mer du Nord, d’éviter les réseaux terroristes et de permettre un accueil digne aux personnes à la recherche d’une nouvelle vie et à une possibilité d’aider leur famille. Cette exigence, cette proposition a été souvent citée par les ONG, les associations, les avocats invités au débat du Forum européen sur les questions migratoires.

L’enjeu immédiat – au plus fort d’une bataille idéologique féroce – est de déployer notre argumentaire et nos actions pour empêcher que des pans entiers de notre peuple ne tombent dans le panneau des réactionnaires.

Cécile DUMAS
responsable adjointe du secteur international
chargée des enjeux migratoires

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17 novembre 2020 2 17 /11 /novembre /2020 06:12

 

La proposition de loi sur la « sécurité globale », présenté par le groupe LREM, sera discutée le 17 novembre dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale. Pour le Parti communiste français, la sécurité est un droit fondamental et l'une des conditions essentielles de l'exercice des libertés individuelles et collectives. Ce droit est indissociable de la réalisation d'une République sociale et démocratique. Cette proposition de loi, comme le futur « Livre blanc de la sécurité intérieure », doit donc faire l'objet d'un débat démocratique exigeant. Soutenu par le gouvernement, qui n'a pas déposé de projet de loi, s'affranchissant ainsi d'une étude d'impact et de l'avis du Conseil d'Etat, cette proposition de loi soulève de légitimes inquiétudes sur de nombreuses dispositions. 

 

 

Le PCF demande le retrait de l'article 24 qui menace directement la liberté d'information et de communication pour lutter contre les violences policières. La protection des policiers et des gendarmes est une absolue nécessité. Ils accomplissent des missions essentielles pour la protection des biens et des personnes. Nos parlementaires ne cessent de demander un renforcement en termes de recrutement, de formation, de matériels, pour permettre aux forces intérieures de sécurité publique d'accomplir leur travail dans de meilleures conditions. Le cadre législatif actuel permet de punir les abus et les menaces visant les agents des forces de l'ordre. Le caractère public de leur travail garantit son caractère démocratique. Le gouvernement fait fausse route alors qu'il devrait exprimer avec force l'exigence d'une police républicaine exemplaire. Le PCF soutient les mobilisations des associations et des syndicats, en très grand nombre, qui dénoncent à la fois l'article 24 et d'autres dispositions ce texte qui, une nouvelle fois, cible le droit constitutionnel de manifester et de participer en toute tranquillité à des mouvements sociaux.

 

Il y a urgence à redévelopper une police républicaine, au service de la tranquilité de toutes et tous, respectueuse des droits et libertés, soumise à un contrôle démocratique indépendant.

 

Le PCF dénonce aussi la volonté de la majorité de privatiser la sécurité de nos concitoyens. Plus que jamais, dans un contexte de menaces terroristes, de crise sanitaire inédite, de crise sociale aggravée, l'Etat de droit doit être conforté. En la matière, cette proposition de loi franchit une nouvelle étape dans une gestion autoritaire et ouverte au privé. Avec la proposition d'un élargissement des missions des polices municipales et des entreprises privées de sécurité, au nom d'un « continuum de sécurité », ce texte encourage un désengagement de l'Etat sur ses missions régaliennes de sécurité sur l'ensemble du territoire de la République. Si des coopérations en matière de sécurité avec différents acteurs sont nécessaires, elles doivent se faire dans un cadre strictement limité et encadré, sous le contrôle de l'Etat qui doit conserver un rôle essentiel.

Ce texte passe donc à côté de l'essentiel : une ambition nouvelle, avec les moyens de sa réalisation, pour une politique publique de sécurité et de tranquillité publique pour toutes et tous. Cette politique est indissociable du renforcement des services publics, de mesures fortes d'égalité sociale et d'une véritable politique de prévention, avec l'ensemble des partenaires. N'oublions pas que ce sont les territoires les plus en difficulté et les populations les plus fragiles qui sont les plus exposés à l'insécurité et à la délinquance du quotidien. Là encore, la proposition de loi « sécurité globale » manque ce rendez-vous pourtant décisif.

Le PCF appelle à la mobilisation de la nation pour débattre de ces enjeux et construire de vraies solutions d'avenir. Nous présenterons des propositions précises dans les prochaines semaines dans le cadre du débat sur le « Livre blanc de la sécurité intérieure ».

 

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15 novembre 2020 7 15 /11 /novembre /2020 10:21
Suzy Medrzycka épouse Cohen - Source Lecteurs de l'Humanité, photo tirée du livre d'Antoine Porcu au Geai Bleu: Héroïques - Femmes en résistance II, avec une préface de Pierre Outteryck

Suzy Medrzycka épouse Cohen - Source Lecteurs de l'Humanité, photo tirée du livre d'Antoine Porcu au Geai Bleu: Héroïques - Femmes en résistance II, avec une préface de Pierre Outteryck

Militante communiste, ancienne maire adjointe de Levallois-Perret et conseillère générale des Hauts-de-Seine, Suzy Cohen est décédée le 22 août 2011, à l’âge de quatre-vingt-six ans.

Issue d'une famille juive polonaise, les Medrzycka, des ouvriers pauvres contraints d'émigrer en France pour échapper à la montée du fascisme et de l'antisémitisme en Pologne, comme à la misère, Suzy vient au monde le 12 février 1925 dans le Paris populaire. A 14 ans, elle quitte les bancs de l'école et devient soudeuse dans des différentes usines parisiennes. En août 41 et juillet 42, son père, puis sa mère sont arrêtés, conduits à Drancy, puis déportés à Auschwitz. Ils ne reviendront jamais du camp de la mort. Entrée dans la Résistance en 1942, Suzy a eu une vie très active (1). À seize ans, elle travaille dans la même usine que Paulette Sarcey, qui la met en contact avec Henri Krasucki, alors chef d’un groupe de résistants dans le 20e arrondissement de Paris. Il lui confiera sa première action de résistance : un lancer de tracts au cinéma Bagnolet. S’ensuivront des transports clandestins de matériel d’imprimeries, des collages d’affiches et des inscriptions contre l’occupant, notamment dans le quartier Pelleport à Paris. En 1943, alors âgée de 18 ans, Suzy est contrainte de quitter Paris. Des amis de la résistance du 20e arrondissement l'informent que Paulette Sarcey et Henri Krasucki sont arrêtés par la police. Une amie résistante lui remet une fausse carte d'identité et elle part à Lyon chez son oncle et sa tante, des résistants lyonnais socialistes juifs. Suzy agit avec eux puis rejoint un groupe de combat de la M.O.I et de l'Union de la jeunesse juive.  Elle s'initie à l'utilisation des armes et participe à leur transport. Les 24 et 26 août, avec le groupe FTP Carmagnole, elle participe aux combats lors de l’insurrection de Villeurbanne.

De retour à Paris après la Libération de la capitale, elle revient à Paris, où elle a la joie de revoir son amie Paulette Sarcey, rescapée des camps de la mort. En 1946, elle épouse Maurice Cohen, juriste au journal de la CGT la Vie ouvrière, et milite activement au Parti communiste. En 1965, elle est élue au conseil municipal de Levallois-Perret, où elle sera première adjointe au maire. Elle sera aussi élue au conseil général des Hauts-de-Seine.

Devenue artiste peintre et docteur en sciences de l’éducation, elle réalise de nombreuses expositions et publie plusieurs ouvrages sur l’enfance: "L'école des bébés" en 1979 aux éditions sociales; "De la crèche à l'école" en 1995 aux éditions Nathan, "Handicapés: l'accueil depuis l'enfance" en 1999, "Sa vie c'est le jeu" en 2003 aux PUF.

Sources:

Antoine Porcu - Héroïques. Femmes 
en Résistance II, Éditions Le Geai bleu, 2007

L'Humanité, Carnet - 2011 https://www.humanite.fr/tribunes/carnet-478188

 

lire aussi:

Portrait de résistante communiste: 11. Suzanne Lanoy, une enseignante en résistance (100 ans d'engagements communistes)

Portrait de résistante communiste - 10. Olga Bancic, héroïne de la résistance FTP-MOI parisienne (100 ans d'engagements communistes)

Portrait de résistante communiste: 9. Renée Losq, une grande dame de la résistance nantaise (100 ans d'engagements communistes)

Portrait de résistante communiste - 8. Marie Louise Kergourlay Résistante de Guingamp à Paris (100 ans d'engagements communistes)

Portrait de résistante communiste - 7. Yvonne Abbas (100 ans d'engagements communistes)

Portrait de résistante communiste - 6. Hélène Le Chevalier, résistante costarmoricaine et militante du secours populaire clandestin (100 ans d'engagements communistes)

Portrait de résistante communiste - 5. Jacqueline Lautier dite Ginette (100 ans d'engagements communistes)

Portrait de résistante communiste : 4 - Marie-Claude Vaillant-Couturier (100 ans d'engagements communistes)

Portrait de résistante communiste - 3 - Maï Politzer 1915-1943 (100 ans d'engagements communistes)

Portrait de résistante communiste: 2 - Madeleine Braun, cofondatrice du Front National, première femme vice-présidente de l'Assemblée Nationale (100 ans d'engagements communistes)

Portrait de résistante communiste - France Bloch-Sérazin, Chimiste de la résistance armée, 1913-1943 (100 ans d'engagements communistes)

 

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15 novembre 2020 7 15 /11 /novembre /2020 10:00
Instant Politique du vendredi 13 novembre 2020 - Julie Sicot et Steven Le Roy avec Ismaël Dupont (PCF) et Céline Meneses (FI)
Instant Politique du vendredi 13 novembre 2020 - Julie Sicot et Steven Le Roy avec Ismaël Dupont (PCF) et Céline Meneses (FI)
Instant Politique du vendredi 13 novembre 2020 - Julie Sicot et Steven Le Roy avec Ismaël Dupont (PCF) et Céline Meneses (FI)
Instant Politique du vendredi 13 novembre 2020 - Julie Sicot et Steven Le Roy avec Ismaël Dupont (PCF) et Céline Meneses (FI)
Le lien si vous voulez voir ou revoir L'Instant Politique du vendredi 13 novembre, diffusé à 19h15 
 
L’instant Politique revient pour une nouvelle saison tous les vendredis, à 19h15. Julie Sicot et Steven Le Roy décryptent l’actualité politique de la semaine en Bretagne.
 
Avec pour invités de Julie Sicot et Steven Le Roy : Ismaël Dupont (Premier adjoint à Morlaix, secrétaire départemental du PCF dans le Finistère) et Céline Meneses (co porte-parole régionale de France Insoumise, morbihannaise)  
 
 
 
"J'étais invité hier, vendredi 13 novembre, par Julie Sicot et Tebeo-Tebesud -la chaîne télé du Télégramme- pour l'émission politique du vendredi soir, l'Instant Politique, avec la présence du journaliste (et excellent humoriste) brestois Steven Le Roy et un échange sur les présidentielles en viseo avec la porte-parole régionale de France Insoumise Céline Meneses.
Cela a parfois piqué, mais ce fut dans l'ensemble un bon échange, même si 23 minutes, ça passe très vite pour pouvoir exprimer ce que l'on voudrait...
Ont été mis en discussion la réponse gouvernementale à la crise sanitaire, le soutien aux commerces et à la solidarité à Morlaix. Mais aussi la situation économique et sociale de Morlaix avec la casse de l'emploi à Hop! Morlaix programmée par le groupe Air France - un PSE de 280 emplois supprimés décidé pour 2022 par les capitalistes sans cœur ni vision à long terme qui dirigent Air France, avec la complicité du gouvernement, qui refuse de recevoir salariés et élus locaux, de faire pression sur Air France, qui a pourtant fourni une aide de 7 milliards au printemps (pour démanteler l'activité et licencier à tour de bras?). Le virage numérique de l'économie (Uber eats, Amazon) et des élections (voir la proposition de Chesnais Girard sur le vote numérique et par correspondance, à l'américaine, bof, bof...). Et la deuxième partie de l'échange, ouvert par une chronique acidulée de Steven Le Roy sur Georges Marchais 81 et le déclin du PCF, a tourné sur la candidature de Jean-Luc Melenchon, le PCF et la persistance de son existence et de sa vitalité. Je l'ai appris à Steven Le Roy, notre siège Oscar Niemeyer récemment tagué par l'extrême-droite, Colonel Fabien, nous appartient toujours et la fougue et la gouaille de Marchais vit bien encore en Fabien Roussel. Quant à l'ouragan qui nous a partiellement emporte, comme le disait Stéphanie de Monaco, c'est en grande partie l'ouragan néo libéral et capitaliste des paradis fiscaux qui fait aujourd'hui que quand 64 pour cent des français les plus modestes ont du mal à s'alimenter, les revenus des 2200 milliardaires dans le monde ont augmenté de 25% d'avril en juillet, en seulement trois mois de pandémie mondiale, les 25 personnes les plus riches de la planète ayant gagné 255 milliards supplémentaires à eux seuls, soit en moyenne 10 milliards d'euros chacun en 3 mois... !). Et après, le communisme serait un idéal dépassé, les eaux glacés du capitalisme financier seraient le dernier mot de l'Humanité. L'émission s'est terminé sur la question d'un rassemblement possible aux présidentielles pour que la gauche soit présente au second tour."
Ismaël Dupont - 14 novembre 2020 
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15 novembre 2020 7 15 /11 /novembre /2020 09:00

Dominique Watrin, ex sénateur communiste du bassin minier dans le Pas-de-Calais, défenseur acharné de l'hôpital public et d'un refinancement de l'aide à domicile et du secteur de la perte d'autonomie qui était venu rencontrer les salariés et usagers de l'hôpital du pays de Morlaix avec Christine Prunaud sénatrice communiste des Côtes d'Armor dans le cadre du tour de France des hôpitaux effectué par les parlementaires communistes, vient de publier aux éditions Le Geai Bleu "Je vous le dois bien" un livre sur sa riche expérience de militant et sénateur communiste face au déclassement social.

J'ai commandé pour commencer 10 exemplaires pour rendre accessible aux camarades et sympathisants du Finistère.

Pour réserver: dupont.ismael@yahoo.fr

Sortie du livre témoignage du sénateur communiste Dominique Watrin - Faire face au déclassement social
Faire face au déclassement social

Publié le 23 octobre 2020 - Liberté Hebdo

« Ce livre est un acte de reconnaissance envers tous ceux qui m’ont fait confiance et m’ont permis d’assumer des fonctions de haute responsabilité. » Militant et ancien sénateur communiste du Pas-de-Calais, Dominique Watrin vient de publier un ouvrage autobiographique, Je vous le dois bien, dans lequel il retrace son parcours militant et les combats qu’il a menés, dont certains sont encore d’actualité. Il nous offre ici son analyse des grands enjeux qui structurent le Bassin minier, au premier rang desquels la santé et l’emploi.

D’où vient votre engagement politique ?
Je viens d’une famille de droite de la Manche. J’ai d’abord été marqué par les grèves massives de 68. À l’université de Caen, je militais avec les étudiants communistes. Par la suite, mes expériences de coopérant vont ancrer mon engagement. Je suis arrivé en Iran à la fin de l’année 1977, je me suis retrouvé plongé dans la révolution qui était d’abord nationale et démocratique avant d’être dévoyée par les religieux (...)

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15 novembre 2020 7 15 /11 /novembre /2020 08:47

Le groupe Carrefour, qui va supprimer des centaines d'emplois, voit 90 000 de ses 110 000 salariés payés sur fonds publics en généralisant, comme Auchan et Casino, les mesures de chômage partiel sous prétexte de fermetures des rayons non essentiels pour faire pression sur l'Etat. En même temps il a versé 183 millions d'euros de dividendes et perçu ces dernières années 755 millions de CICE. Fabien Gay , sénateur communiste de Seine St Denis, a interpellé le ministre de l'économie Bruno Le Maire sur cette situation complètement illogique et dénoncé en séance la pratique des grands groupes de la distribution. Au prétexte que des rayons sont fermés, ils profitent de l'argent public, sans morale, alors que de nombreux commerces, bars, restaurants, cinémas clubs de sport et autres sont au bord de la faillite. A quel moment le gouvernement va dire stop?  

 

Les syndicats ont réagi comme l'annonce le Ouest-France du 14 novembre: 

« Tous les salariés sont concernés hormis la logistique et le drive. C’est un véritable scandale », réagi Philippe Allard, délégué CGT Carrefour auprès de France Info.

« À ce stade, ça nous paraît démesuré parce que nous n’avons pas de chiffres sur la baisse de fréquentation, les bénéfices, déplore aussi Olivier Guivarch, syndicaliste CFDT. On a quand même l’impression qu’aujourd’hui, dans le commerce alimentaire, l’activité va bien. Donc oui, c’est prématuré de faire appel à l’argent public pour baisser le coût du travail. »

« Aujourd’hui, la grande distribution, en clair, dit au gouvernement : 'Vous voulez nous interdire la vente des produits non essentiels, vous allez assumer une partie des salaires de nos entreprises' », remarque Dominique Moualek, délégué Force Ouvrière.

https://www.ouest-france.fr/economie/entreprises/carrefour/carrefour-place-ses-salaries-en-chomage-partiel-les-syndicats-denoncent-un-veritable-scandale-7051675 

 

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15 novembre 2020 7 15 /11 /novembre /2020 07:16
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15 novembre 2020 7 15 /11 /novembre /2020 05:58

Fabien Roussel invité de Europe 1 avec Sonia Mabrouk le 12 novembre 2020

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15 novembre 2020 7 15 /11 /novembre /2020 05:55

Débat avec les historiens Frédérick Genevée, Jacques Girault, Jean-Louis Robert. Animé par Guillaume Roubaud-Quashie

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14 novembre 2020 6 14 /11 /novembre /2020 13:00
Vaccin Covid-19 : Pas de géant - par Méline Le Gourrierec, commission internationale du PCF

L’annonce par les laboratoires américains, le "géant" Pfizer, et leur partenaire allemand BioNTech de la mise au point d’un vaccin performant contre la covid-19 à « 90 % d'efficacité » a fait la une de l'actualité en ce début de semaine faisant renaître l’espoir fou d’une sortie proche de la crise pandémique et sanitaire.

Depuis le début de la pandémie, une course de vitesse internationale est engagée pour la recherche d'un traitement et d'un vaccin. La communauté scientifique est sur tous les continents mobilisée à plein pour élaborer et tester en un temps record le vaccin que tous les peuples attendent impatiemment.

Nombre de chercheurs ont souligné l'importance de renforcer la coopération internationale pour atteindre cet objectif tant qualitatif que de délai. C'est d'ailleurs ainsi qu'en temps ordinaire, par la mise en commun et la communication de leurs recherches et résultats, que la médecine et la science franchissent des pas de géant mais cette exigence de coopération s'en trouve redoublée en période de pandémie de Covid19 étant données les l'étendue de la crise sanitaire dans les pays développés et les répercussions sociales de la crise dans un contexte économique déjà sinistré. Malgré l'ostracisme dont elles ont fait l'objet de la part de chefs d’État de grandes puissances, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et l'Organisation des Nations unies (ONU) n'ont eu de cesse d'appeler les États et gouvernements à inscrire résolument leur action médicale, sanitaire, scientifique dans un cadre commun et coopératif.

Pourtant, c'est bien, à cette heure, partout, la loi du marché et les logiques de compétition qui sont à l'œuvre – l'OMS recense 47 « candidats vaccins » en cours d'essais cliniques en cours –, quitte à laisser sur le banc de touche des centaines de millions d'êtres humains.

A la suite de l'annonce tonitruante de Pfizer, d'autres communiqués ont déferlé mettant en lumière les intérêts en jeu : les industries pharmaceutiques veulent toutes découvrir en premier ce « graal » qui leur apportera un maximum de profits, et aux États, un prestige au plan national et une assise au plan internationale.

Ce dont il s’agit, toutefois, c’est bien de santé publique. En un an, plus de 1,3 millions de femmes et d’hommes sont décédés de ce virus, plus de 34 millions ont survécu mais n'en sont pas sortis indemnes et il faudra encore attendre longtemps avant de bien connaître toutes les séquelles du coronavirus.

L’accès aux soins pour toutes et tous est un combat quotidien face à des systèmes de santé mal en point voire inexistants par endroit. La rentabilité et les intérêts économiques ont pris le dessus. Les soins et les médicaments atteignent, dans certains pays et selon les maladies, des prix exorbitants, excluant de fait des populations entières. Ce constat quotidien appelle des changements profonds, des ruptures de logique.

Nous ne sommes pas, les peuples ne sont pas, égaux face à la covid-19, ni même les individus. La pandémie et la crise sanitaire ont considérablement aggravé les inégalités déjà insupportables dans chaque pays et entre chaque région du monde.

Pour protéger les populations de chaque pays de la Covid19, il n'y a pas d'autres issues viables que de les protéger toutes, partout. L’enjeu est que nous soyons, que les peuples soient, égaux dans l’accès aux vaccins et aux traitements qui seront produits.

C'est là le cœur de la bataille politique du moment.

Il se trouve que la production du fameux vaccin Pfizer-BioNTech est coûteuse et que ses « conditions de conservation sont très contraignantes ». Autrement dit, une sélection par l'argent décidera de qui, où, sera vacciné-e. Or pour être efficace en cas de pandémie, une stratégie de vaccination mise en œuvre et coordonnée au niveau international est indispensable pour protéger les quelque 8 milliards d’êtres humains que nous sommes.

Tout bénéfice du vaccin doit d'abord être médical et humain.

C’est dans ce sens que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) participe au mécanisme Covax qui doit « favoriser un accès et une distribution équitables des vaccins, […] pour protéger les populations de tous les pays ».

Et c'est pourquoi, le Parti communiste français s'est engagé dans la campagne européenne pour un vaccin gratuit donc accessible à tous (#Right2Cure).

Il y a l'urgence à laquelle il est indispensable de répondre : protéger les populations, protéger les emplois, protéger les écosystèmes ; et il y a le tournant à prendre : sortir la santé, la médecine et le médicament, la protection sociale du domaine marchand. Rien ne sera plus déterminant que les mobilisations sociales, populaires, pour, là aussi, franchir, ensemble, des pas de géant.

Méline Le Gourriérec,
membre de la commission International du PCF

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