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26 octobre 2020 1 26 /10 /octobre /2020 07:54
Portrait de résistante communiste - 3 - Maï Politzer 1915-1943 (100 ans d'engagements communistes)
Portrait de résistante communiste - 3 - Maï Politzer 1915-1943 (100 ans d'engagements communistes)

Marie Politzer, dite Maï Politzer, née Larcade, est née à Biarritz le 15 août 1915  et morte à Auschwitz le 6 mars 1943.

Maï Politzer est la fille d'un cuisinier, ancien chef à la cour d'Espagne, installé à Biarritz après la chute d'Alphone XIII. Seule fille (elle a deux frères, l'un plus jeune, l'autre plus âgé), elle est une enfant « choyée. » La famille est catholique pratiquante. Jeune, Marie Politzer est passionnée par le théâtre et met en scène des pièces avec ses amies. Après avoir fait ses études secondaires dans un couvent de Biarritz, elle suit une formation de sténo-dactylo à Bayonne, fait des études de commerce par correspondance, puis elle part à Paris pour entrer dans une école sage-femme. Diplômée en 1929, ses parents lui donnent leurs économies pour acheter une clinique située dans le 20 e arrondissement de Paris. Elle rencontre Georges Politzer, son futur mari, dans un train en rentrant pour les vacances, en 1929. Il divorce pour l'épouser et le couple se marie le .

Son mari étant communiste, elle adhère à ses idéaux et entre en clandestinité avec lui durant l'occupation, en août 1940, après avoir confié leur fils de sept ans à ses parents.

Né en 1903 sujet de l’Empire austro-hongrois, Georges Politzer s’engage précocement. Issu d’une famille de la bourgeoisie juive de Hongrie, il a 15 ans en 1918 quand il adhère au Parti communiste. L’Empire disloqué, il participe à la défense de la République des Conseils, dirigée par Béla Kun, contre les troupes du dictateur Miklos Horthy, admirateur de Mussolini et initiateur des premières lois antisémites de l’entre-deux-guerres. À 17 ans, il part s’installer à Paris, non sans avoir fait un passage à Vienne afin d’assister aux séminaires de Freud et de Ferenczi.

Inscrit à la Sorbonne, où il rencontre Pierre Morhange, Henri Lefebvre et Norbert Guterman, il enseigne au lycée de Moulins, dans l’Allier, avant d’obtenir l’agrégation de philosophie, en 1926, et d’être nommé professeur de l’enseignement secondaire, emploi qu’il occupera jusqu’en 1939 (2). Militant en tant que syndicaliste enseignant, il adhère au Parti communiste français en 1929 et participe à la Revue marxiste avec Pierre Morhange, Georges Friedmann et Paul Nizan.

Ardemment impliqué dans les actions culturelles du PCF dans les années 1930 – enseignement militant, journalisme, documentation… –, il sera mobilisé en 1939 dans l’intendance à l’École militaire. Entré dans la clandestinité, il est, avec Jacques Solomon et Jacques Decour, à l’origine de la Résistance universitaire et intellectuelle communiste, en lançant dès l’automne 1940 le périodique clandestin l’Université libre, puis en février 1941 la Pensée libre, explique le Maitron (3).

Il écrit des articles pour des journaux de résistants. Elle prend en charge le transport des textes aux imprimeries clandestines et, alors qu'elle est blonde, elle se teint les cheveux en brun pour être moins reconnaissable.
Georges et Marie Politzer sont arrêtés à leur domicile clandestin dans le 18e arrondissement de Paris le 14 février 1942 par les brigades spéciales.
Le 30 mai, huit jours après Georges, ce sont d'autres hommes du réseau qui partent pour le Mont Valérien: Félix Cadras, Arthur Dallidet et Jacques Decour. A huit jours d'intervalle, Maï Politzer a vu partir vers la mort les deux hommes qu'elle aimait, son mari et son amant.

Elle reste au dépôt jusqu'au 23 mars, puis est détenue au secret à la prison de la Santé où elle voit une dernière fois Georges Politzer avant qu'il soit fusillé le 23 mai 1942 dans la forteresse du Mont-Valérien.

Dans la sixième partie du poème Brocéliande de la Diane française, Louis Aragon rendra un hommage appuyé au résistant communiste « aux cheveux roux », assassiné à l’âge de 39 ans, « mort pour la France ». « Dans le Crime contre l’esprit, paru en 1943 puis repris dans l’Homme communiste », précise le Maitron, « il consacra plusieurs pages à Georges Politzer », qui passa trois mois enchaîné et torturé, « du début de mars au 23 mai précisément ». « Pierre Villon (4) se fit aussi l’écho des tortures subies par Politzer », souligne la notice du Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier : « Arrêtés, tous deux », Georges et Maïe « ont eu une attitude héroïque devant leurs bourreaux, ils n’ont cédé ni aux tortures physiques, ni aux menaces, ni aux offres déshonorantes de récompense ».

Maï Politzer est ensuite transférée au Fort de Romainville en août 1942.
Elle est transférée à Auschwitz par le convoi du 24 janvier 1943, convoi qui contient entre autres des résistantes françaises, la plupart non juives et en majorité communistes, parmi lesquelles de nombreuses veuves de fusillés, telle Hélène Solomon-Langevin, femme de l'écrivain Jacques Solomon.
Elle porte à Auschwitz le numéro 31 680. Danielle Casanova, arrivée par le même convoi qu'elle, et qui a pris la fonction de dentiste au camp, arrive à lui trouver un poste de médecin au revier du camp, bien qu'elle ne soit que sage-femme. Les conditions sont difficiles, mais un peu moins mauvaises que dans le reste du camp : les médecins n'ont pas à subir d'appel, sont abrités du froid et mangent correctement2. Elle y meurt du typhus le 6 mars 1943.
C'est par Marie-Claude Vaillant-Couturier, elle aussi déportée par le convoi du 24 janvier 1943, que la famille de Maï Politzer apprend sa mort, après la libération des camps.
Comme pour Georges Politzer, la mention « mort pour la France » fut accordée à Maï Politzer le 18 mai 1946

Fort de Romainville

Fort de Romainville

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26 octobre 2020 1 26 /10 /octobre /2020 07:28
Ian Brossat : Certains tentent en cet instant tragique d’instruire le procès de la gauche - Trois questions à Ian Brossat - Libération, 25 octobre (Margaux Lacroux)
Trois questions à...
Ian Brossat : «Certains tentent en cet instant tragique d’instruire le procès de la gauche»
Par Margaux Lacroux

 

Le mot «collabo» a été inscrit à l’encre rouge sur le dôme blanc du siège du parti communiste à Paris, samedi. Le porte-parole du PCF réagit à cet acte de vandalisme, qu’il attribue à l’extrême droite.

Comment interprétez-vous le tag du terme «collabo» devant votre siège ?

Je le vis d’abord comme une infamie. Le Parti communiste, c’est la Résistance. Ce tag a été dessiné sur notre siège au moment où nous commémorons le 79e anniversaire du massacre de Châteaubriant. 27 communistes furent alors fusillés par les nazis. Parmi eux, il y avait Guy Môquet, âgé de 17 ans. Ce siège national du PCF est situé place du Colonel-Fabien, du nom de ce résistant français auteur du premier attentat contre un militaire nazi, le 21 août 1941. Quant aux auteurs de ce tag, je n’ai guère de doute sur leur profil. J’y vois la marque et la signature de l’extrême droite.

Que répondez-vous à ceux qui accusent le PCF de complaisance envers le communautarisme et l’islamisme dans le contexte actuel ?

Je leur réponds que le PCF n’a aucune leçon de République à recevoir de personne. La République française, nous la chérissons et nous avons su la défendre les armes à la main. Après ce que nous venons de vivre, on attendrait des responsables politiques qu’ils veillent à l’unité du pays. Je constate avec effarement que c’est l’exact inverse qui est en train de se produire. Certains tentent en cet instant tragique d’instruire le procès de la gauche, de la disqualifier voire de la criminaliser. Une chose est certaine. Ce n’est pas la gauche, en tout cas pas la mienne, qui vend des armes à l’Arabie saoudite, ce n’est pas ma gauche qui baise les babouches des pétromonarques du Golfe et les décore de tout ce que la République compte de distinctions diverses et variées. Pour le reste, ce que nous disons est clair et précis. Il faut lutter sans faille contre l’islamisme, qui est une forme de fascisme. Cela suppose de condamner avec la plus grande sévérité ceux qui de près ou de loin ont prêté main-forte à l’assassin de Samuel Paty. Et il faut d’un même mouvement lutter contre tout qui fait le terreau de cette idéologie mortifère. Cela suppose de faire revenir l’État dans nos quartiers, pas uniquement sous sa forme répressive mais avec l’ensemble des services publics qui manquent aujourd’hui cruellement. Au premier rang desquels, l’école. 

Quelles suites allez-vous donner ? 

Nous allons porter plainte, bien sûr. Et je ne doute pas les coupables seront identifiés et punis. Mais le plus important n’est pas là. Nous allons surtout continuer le combat pour une République sociale et démocratique. 

Margaux Lacroux

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25 octobre 2020 7 25 /10 /octobre /2020 07:51
Colonel Fabien, le siège du Parti communiste français, souillé par les fachos!
C'est devenu une triste habitude dans la galaxie de l'extrême-droite et de la droite extrême: s'en prendre aux locaux du Parti communiste, les taguer, les vandaliser. Cela nous fait mal mais quelque part, nous nous enorgueillissons d'avoir des ennemis pareils, même quand ils cherchent à renverser les valeurs et à inverser les faits en qualifiant de "Collabo" le principal parti engagé dans la Résistance française contre les Nazis et le régime d'extrême-droite de Vichy dont sont héritiers les actes et les discours xénophobes, racistes et nationalistes d'aujourd'hui. Le sacrifice de plusieurs dizaines de milliers de résistants communistes de 1940 à 1944 pour une société de liberté, d'égalité, de fraternité, de paix, dément cette accusation! Ils peuvent bien taguer le siège du PCF. Colonel Fabien c'est d'abord un grand résistant, et la cohorte des femmes et des hommes qui ont sauvé l'honneur de la France. D'Olga Bancic à Marie Claude Vaillant Couturier, de Guy Moquet à Henri Krasucki, ils sont des milliers, célèbres ou anonymes, torturés, fusillés, déportés, morts ou rescapés. Et ils sont vivants au Panthéon de notre mémoire.
 
***
 
Honte à ceux qui s'attaquent à notre parti. Notre histoire est celle de résistantes et de résistants. Nous porterons plainte et continuerons notre combat pour la liberté, pour une République sociale et démocratique !
Parti Communiste Français
 
***
 
« Le siège du parti communiste souillé du mot "collabos" »
Rance ambiance. Par Patrick Le Hyaric, directeur de l'Humanité.
Après que d’anciens ministres et des ministres en poste actuellement n’ont d’autres soucis que d’importer de l’extrême droite le vulgaire mot d’ « islamo-gauchisme » pour qualifier certains d’entre nous, voici que les loups aux crocs tordus de leur haine se déchaînent. Au mépris de l’histoire, ils viennent jusqu’au siège du parti communiste le souiller du mot « collabos ». Eux, sans doute les héritiers des croix de feux, du petainisme et de la collaboration avec Hitler, ont toujours été contre le parti des résistants et des fusillés. On n’est pas étonné. Par contre, ils se sentent forts pour sortir ainsi avec leurs pots de peinture comme aux pires temps des chasses aux idées de gauche. Progressistes de toutes chapelles, il est temps de faire front commun contre le confusionnisme, et les droites extrêmes et l’extrême droite. Il est temps de passer à la contre offensive pour ensemble remettre la republique sociale, laïque, démocratique sur ses pieds. Les progrès civilisationnels sont venus de là depuis 1789. Ensemble debout.
Patrick Le Hyaric
 
***
 
Collabo de la paix
Collabo de la justice sociale
Collabo des jours heureux !
Mais même en jouant avec ce mot, j’en ai la gerbe. Avec cette inscription on crache sur l’histoire et pas seulement des communistes. Celle de la France. Celle de la résistance.
C’est cracher sur ces jeunes communistes toulousain•nes qui balancent des papillons (mini tracts) anti-Vichy, anti-nazis, anti-collaboration sur le défilé de Pétain près du Capitole. C’est le premier acte de résistance à l’occupation.
C’est cracher sur Colonel Fabien, auteur du premier acte armée de résistance en France sous l’occupation.
C’est cracher sur Charles Tillon et l’appel à la résistance du 17 juin qui fut bien plus entendu et lu par la population que celui qu’on nous impose depuis des années (la radio, peu de famille en avait pour info).
C’est cracher sur ces milliers de fusillés au Mont-Valérien, à Chateaubriant, à Nantes... ou encore ces dizaines de milliers d’interné•es, de déporté•es communistes.
Ni le PCF, ni le MJCF, n’ont été parfaits durant la seconde guerre mondiale (du pacte à l’Humanité), mais nous avons été les premières et seules organisations politiques à avoir agit et structuré des groupes de résistance en interne. A avoir réorganisé nos structures pour qu’elles soient opérationnelles à la résistance, en prenant modèles sur l’expérience des brigades internationales. Vous savez le truc anti-fasciste avant 1940...
Depuis des années la droite, l’extrême-droite, les imbéciles... bref les anticommunistes primaires tentent de modifier, minimiser, gommer, salir la mémoire communiste durant la seconde guerre mondiale. C’est inadmissible, indigne de l’histoire de France. N’importe quel•le vrai•e républicain•e sait reconnaître les vérités de l’histoire et où se situait les communistes !
VIVE LA FRANCE
VIVE LES COMMUNISTES ✊
Gwenn Herbin
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24 octobre 2020 6 24 /10 /octobre /2020 16:44
Christian Lasson, photo Le Télégramme, 16 octobre 2019

Christian Lasson, photo Le Télégramme, 16 octobre 2019

Hommage des camarades communistes à Christian LASSON

Discours lu par Philippe Moreau pour la section PCF du Pays Bigouden à la cérémonie d'obsèques de Christian Lasson

C'est avec beaucoup d'émotion que les communistes du Pays Bigouden s’associent aux camarades de Saint-Dizier et de la Haute-Marne pour rendre hommage à Christian et présenter nos plus sincères et fraternelles condoléances à Véronique son épouse, à ses enfants Pierre-Damien et Sally-Ann, à ses petits enfants Alex et Benjamin, à toute sa famille. Nos condoléances vont aussi aux familles de sa belle sœur et de son conjoint disparus tragiquement en même temps que Christian.

Christian a rejoint notre section du parti communiste il y a seulement trois ans mais les camarades bigoudens ont eut le temps d'apprécier l'homme de conviction, le cœur sur la main, toujours battant pour la cause humaine en faveur des plus démunis.

Les camarades de Saint-Dizier et de la Haute-Marne, qui pendant plusieurs années ont partagé avec Christian un nombre impressionnant de combats nous ont fait parvenir un texte chaleureux que je vais m'efforcer de résumer au mieux.

Pour beaucoup de camarades Christian était une référence, un modèle, son engagement au service des autres était guidé par son souci permanent de combattre l'injustice, de lutter sans relâche, souvent au détriment de sa vie de famille, pour la dignité de l'être humain.

Homme de combat, mais aussi de dialogue, il n'avait de cesse de tout mettre en œuvre pour rassembler, unir les salariés contre les mauvais coups. Deux exemples où il a joué un rôle primordial et qui ont marqué les mémoires à Saint-Dizier ; la lutte des 287 cheminots dont certains postes devaient être supprimés et l'occupation de l'usine des Pigeat-Hazard menacée de fermeture. Tant d'autres luttes aussi ont jalonné sa vie, il faudrait des heures pour en parler, gagnées ou perdues peu importe Christian est toujours allé au bout de ses engagements et de la parole donnée.

A la CGT, son militantisme lui a valu de très hautes responsabilités du local jusqu'au national.

Puis il y a son engagement politique au Parti Communiste. Alors qu'il se sentait depuis longtemps "communiste de cœur", c'est au 1er Mai 1988 qu'il décide de prendre sa carte.

Cette adhésion il l'a très bien exprimé l'année dernière à un journaliste du "Télégramme" qui l'interrogeait lorsqu'il a succédé à son ami et camarade Alain BONNET à la tête du Secours Populaire de Pont l'Abbé; "mon choix est politique, quand on connaît l’histoire du Secours populaire, qui l’a fondé, à savoir le parti communiste, les valeurs d’entraide et de solidarité qu’il véhicule... ça en dit long sur les idées du bonhomme" avait-il dit en souriant.

Au sein du Parti, il poursuit son combat pour une société plus juste où la loi du fric n'écraserait plus l'Être Humain et c'est en 1983 qu'il entre au Conseil Municipal de Saint-Dizier avec le maire communiste Marius CARTIER

Durant ses trois mandats (de 1983 à 2001) ses nombreuses interventions au Conseil Municipal reflétaient la vie des plus humbles, des chômeurs, des ouvriers, du monde du travail, il était leur avocat. Il s'est également grandement investi à l'organisation du Festival de la Jeunesse en faisant partie de l'équipe qui concoctait les programmes.

Christian croyait en la jeunesse, en sa capacité à changer le monde. Sans doute cela lui venait de son expérience aux « colonies de vacances » SNCF qu'il a animées, puis dirigées avec tant de réussite.

Christian fait parti de ces gens dont c'est un vrai bonheur de les croiser et c'est un crève-cœur pour nous les communistes du Pays Bigouden de l'avoir perdu si tôt d'autant que, comme il n'était pas de nature à s'étaler sur son passé, nous découvrons aujourd'hui à l'appui des témoignages des camarades de Saint-Dizier quel sacré combattant il était vraiment.

Christian, les communistes de la Haute-Marne et du Pays Bigouden te dédient ces paroles d'une chanson de Jean Ferrat, persuadés que tu les entendras ;

« Tu aurais pu vivre encore un peu pour notre bonheur, notre lumière avec ton sourire avec tes yeux clairs ton esprit ouvert, ton air généreux »...

Nous rendons hommage à notre camarade victime avec deux autres personnes de ce drame de la mer qui s’est joué mercredi 14 octobre près de Saint-Guénolé. Christian Lasson était arrivé dans le pays bigouden depuis 3 ans et s'était tout naturellement rapproché de la section PCF du pays bigouden dont il était membre du comité de section.
Il vivait auparavant en Haute-Marne et avait été élu communiste à Saint-Dizier pendant trois mandats (1983-1989, 1989-1995, 1995-2001).
Nous avons aujourd'hui une pensée forte pour lui bien sûr, parti bien trop tôt, et pour ses amis, sa femme, son fils, ses proches et ses camarades de Haute-Marne et du Pays Bigouden.
Un hommage de la CGT, du secours populaire et du PCF lui sera rendu dans les jours à venir à Penmarc'h, comme nous en a informé André Le Roux, secrétaire de section du PCF Pays Bigouden. 
 
Article du Télégramme, Publié le 16 octobre 2020.
 
La famille du Secours populaire de Pont-l’Abbé a perdu l’un des siens
"La grande famille du secours populaire est en deuil après la disparition de Christian Lasson, 62 ans, lors d’un tragique accident de mer, mercredi soir, à l’entrée du port de Saint-Guénolé à Penmarc’h. Après trois ans passés en tant que bénévole au sein de l’association, il avait pris la présidence du comité de Pont-l’Abbé à la suite d’Alain Bonnet, il y a un an. Originaire de Champagne, il a fait toute sa carrière à la SNCF, et a mené des activités syndicales en siégeant au sein du CCE (Comité d’entreprise européen) de la SNCF. Son parcours professionnel l’avait par ailleurs amené à occuper plusieurs fonctions. Il avait eu notamment la responsabilité de 52 colonies d’enfants sur le territoire français, plus les séjours à l’étranger, ainsi que le service des livres et les bibliothèques. Il avait été aussi longtemps directeur de colo, et c’est comme ça qu’il avait découvert la Bretagne. À 54 ans, en prévision de la retraite, il avait passé un diplôme de Gestionnaire d’entreprise en économie sociale, ce qui l’avait conduit tout naturellement à prendre en main la gestion du Secours populaire. Son objectif, en prenant les rênes du comité, un des quatre comités les plus importants du département, avec Brest, Quimper et Châteaulin, était de l’ouvrir davantage aux jeunes, de les inciter à prendre plus de place et de responsabilités dans l’organisation."

Voici une interview que Christian Lasson donnait au Télégramme en 2019 en tant que responsable local du Secours Populaire:

Publié le 16 octobre 2019 - Le Télégramme
Secours populaire. Christian Lasson : « C’est une grosse machine collective »

Christian Lasson, bénévole depuis trois ans, est le nouveau président du comité local du Secours populaire. Le biker au grand cœur revient sur les motivations de son engagement.

Annoncé lors de la dernière assemblée générale, le départ d’Alain Bonnet, président du comité de Pont-l’Abbé pendant huit ans, est effectif depuis la rentrée. Et comme prévu, c’est son ami Christian Lasson, bénévole depuis trois ans, qui est désormais aux manettes. Vous l’avez peut-être croisé sur les routes au guidon de sa Kawasaki 1400 GTR, ou au large de Saint-Guénolé, à la manœuvre sur son Pen Sardin. Ou bien, sûrement, lors d’une braderie ou d’une collecte alimentaire du Secours populaire. Bonnet vissé sur le crâne et barbe de biker, Christian Lasson ne passe pas inaperçu. Sa gentillesse et son discours engagé non plus.

Quel a été votre parcours avant le Secours populaire ?

Je viens de Champagne où j’ai fait toute ma carrière à la SNCF. C’est dans le cadre des activités syndicales que j’ai connu Alain Bonnet, puisque j’ai siégé comme lui au CCE (Comité d’entreprise européen) de la SNCF. J’ai eu la chance durant mon parcours professionnel d’occuper plusieurs fonctions. J’ai eu notamment la responsabilité des 52 colonies d’enfants sur le territoire français, plus les séjours à l’étranger, et le service des livres et bibliothèques. J’ai été aussi longtemps directeur de colo, et c’est comme ça que j’ai découvert la Bretagne. À 54 ans, en prévision de la retraite, j’ai passé un diplôme de Gestionnaire d’entreprise en économie sociale, ce qui me permet d’être à l’aise aujourd’hui dans la gestion du Secours populaire.

Le choix du Secours populaire était-il réfléchi ?

Absolument, c’est un choix politique. Quand on connaît l’histoire du Secours populaire, qui l’a fondé, à savoir le parti communiste, les valeurs d’entraide et de solidarité qu’il véhicule, ça en dit long sur les idées du bonhomme (rires). Cela dit, l’association est apolitique et personne ici ne revendique d’appartenance à un parti ou à un autre. Ce qui ne veut pas dire oublier ses origines, ses convictions et ne pas regarder ce qui se passe autour.


Quel regard portez-vous sur l’avenir du monde associatif ?

On est à une époque où on parle sans cesse de repousser l’âge du départ à la retraite. Or, en France, 80 % des associations sont dirigées par des retraités. Quand on leur pose la question sur les raisons de leur engagement associatif, ce sont des chiffres Insee, ils répondent « parce qu’on a le temps et qu’on est encore en bonne santé ».
Alors, si on prolonge de plus en plus l’âge de départ à la retraite, le temps, il y en aura moins. Quant à la santé, selon une étude qui vient de sortir, les hommes restent « en bonne santé » jusqu’à 63 ans, après, ça se gâte. Donc, ce genre de décisions politiques risque de poser problème au monde associatif, qui est une grande force chez nous.


Quels seront les grands axes de votre mandat ?

J’ai un mandat de deux ans et je m’inscris dans la continuité de ce qu’a accompli Alain Bonnet et son équipe. On va juste essayer d’apporter des améliorations ici ou là pour être encore plus efficaces dans notre aide aux personnes dans le besoin. Je dis « on », car le Secours populaire à Pont-l’Abbé, c’est une grosse machine collective qu’on ne peut pas diriger tout seul : on fait partie des quatre comités les plus importants du département, avec Brest, Quimper et Châteaulin. Et on aide 263 familles sur notre secteur, soit 565 personnes.


Quels sont vos projets ?

Mon objectif principal, c’est de « rajeunir » les troupes. Jeune, ça va de 18 à 50 ans, car actuellement la moyenne d’âge du bureau, c’est plus de 60 ans. Pour cela, il faut ouvrir davantage nos portes et inciter les jeunes à prendre plus de place et de responsabilités dans l’organisation. L’autre projet à plus court terme est sur le point d’être finalisé : il s’agit de proposer à nos bénéficiaires de participer aux sorties et activités de la MPT. L’accord va se faire en novembre, il ne reste plus qu’à écrire les modalités noir sur blanc. Un autre sujet me tient à cœur, c’est de mettre en place un projet culturel à destination des jeunes, en leur proposant des concerts, théâtres, expos et loisirs. Voilà pour les projets principaux. Mais il y a aussi le développement du « 15 », notre nouveau local qui fonctionne déjà très bien, et la recherche de partenariats avec les associations et les commerçants. On veut aussi trouver des producteurs locaux et développer le circuit court pour les produits frais. Et rencontrer les maires des différentes communes où on intervient, car nos besoins ont évolué, mais pas les aides.


Le Secours populaire se substitue-t-il aux institutions ou aux services publiques ?

On entend dire parfois qu’on fait le jeu des politiques, mais ce n’est pas vrai. Ce qu’on fait, personne d’autre ne le ferait si on n’était pas là. Ce n’est pas les politiques qu’on vise, ce sont les gens, on est là pour les aider, c’est ça qui compte pour nous et ça n’a pas de prix. Ce qui ne dédouane pas du tout les politiques de leur inaction. C’est important de le dire, même si ça ne plaît pas à tout le monde.

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24 octobre 2020 6 24 /10 /octobre /2020 13:28
Essentiels un jour, sans-droit le lendemain: régularisons les Sans-papiers! - Cécile DUMAS, PCF
[MANIFESTATION]

Très importante manifestation de tous les collectifs de Sans-papiers après un mois de marche des solidarités. A chaque étape, la solidarité s’est exprimé, ils ont fait connaître leurs revendications: régularisation de tous les Sans-papiers, fermeture des centres de rétention administrative, et logement pour toutes et tous.
Le Parti communiste français était présent durant toute la manifestation avec ses propositions.
Retrouve le Manifeste "Pour une France hospitalière et fraternelle, une Europe solidaire" réalisé par le collectif des Enjeux migratoires du PCF.
ENGAGEZ-VOUS POUR UNE FRANCE HOSPITALIERE ET FRATERNELLE, UNE EUROPE SOLIDAIRE!

 

Samedi 17 octobre, le Parti communiste français appelait au soutien et à l’accueil de la marche nationale des Sans-papiers.

Il a fallu de nombreuses négociations et une pression du nombre de personnes sur la place de la République pour que la manifestation puisse être autorisée par la Préfecture après modification du parcours initial.

Les collectifs de Sans-papiers étaient partis depuis le 19 septembre de tous les coins de France pour arriver à Paris samedi. Dans toutes les villes «étapes», les collectifs, les associations, les syndicats ont exprimé leurs revendications: la régularisation, la fermeture des centres de rétention administrative et un logement pour toutes et tous.

Combien d’entre eux ont été «les premiers de corvée» durant le confinement?

Beaucoup de personnes ont applaudi le personnel de santé mais aussi les éboueurs, le personnel de nettoyage, les aides à domicile, les employés agricoles…. durant le confinement, beaucoup les ont remerciés d’être au travail pour permettre la vie de toutes et tous.

Remerciements et applaudissements largement justifiés mais cela ne peut pas suffire!

Beaucoup d’entre eux, ont une vie extrêmement précaire, dépendants des «boîtes d’intérim» souvent peu scrupuleuses du droit du travail et ces travailleurs sont souvent considérés comme des variables d’ajustement par les employeurs.

Le paradoxe est que ces travailleurs invisibles, sans droits, se retrouvent être les travailleurs des activités essentielles durant ces mois de crise sanitaire. L’aide à domicile, les travaux du bâtiment, le nettoyage, la sécurité, la livraison à domicile, le ramassage des déchets, l’agriculture sont les principaux secteurs d’emploi des travailleurs sans-papiers. En revanche dans la restauration, et l’hôtellerie, secteurs particulièrement touchés par la crise, ils se retrouvent les premiers dehors, sans salaire, sans chômage partiel, sans aucun droits sociaux.

La crise sanitaire, la marche des collectifs, la manifestation auront peut-être permis de mettre un focus sur ce travail «invisible», largement accepté par les employeurs et les différents gouvernements.

Ce sujet fait partie des débats totalement irrationnels, hystérisés et souvent prisonniers du vocabulaire et de la pression des partis d’extrême droite.

Nous parlons d’environ 160 000 à 200 000 personnes sur le territoire français qui revendiquent des droits sociaux et de vivre décemment sous leur nom et pas avec une fausse identité. Nous parlons aussi des étudiants étrangers sans fac, sans affectation en cette rentrée peu ordinaire qui se retrouvent sans droit ni titre.

Les organisations politiques au côté des organisations syndicales doivent élever la voix à ce sujet et ne pas laisser s’installer l’idée de «travailleurs jetables», de travailleurs «variables d’ajustement». La crise mondiale du Covid-19 montre l’importance du contrat de travail et le danger de l’économie informelle.

Le gouvernement portugais au plein cœur de crise sanitaire a régularisé temporairement tous les «sans-papiers» vivant sur leur territoire. Ce premier acte, certes insuffisant, doit permettre un débat cohérent et démontrer l’indispensable nécessité de régulariser tous les travailleurs sans-papiers au plus vite.

Cécile DUMAS
responsable-adjointe du secteur International du PCF
chargée des Enjeux migratoires

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24 octobre 2020 6 24 /10 /octobre /2020 05:40

 

Avec près de 40000 emplois directs en France, la plaisance peut-elle dynamiser le littoral quand les activités anciennes sont en déclin ?

*Dominique Gontier est spécialiste des questions maritimes

L’évolution de notre société entraîne, avec le développement des zones côtières, celui de la pratique des loisirs nautiques et de la plaisance ; l’ensemble a un fort impact sur l’économie. Ainsi la mer, cet espace dangereux, est-elle utilisée comme espace de détente et de distraction, ce qui nécessite des équipements comme des ports, et donc des politiques publiques pour les mettre en place.

Ces nouvelles activités sont-elles pour autant une réponse à l’abandon des ports de pêche par des navires professionnels devenus rares? Certains pourtant misent sur le secteur de la plaisance, quitte à implanter le plus de ports possible. Mais ce secteur a une dynamique propre dans les domaines économique, social et culturel.

 

En quelques années, le nombre de bateaux immatriculés en France a dépassé le cap du million, pour s’établir à 1 004 408 ; il était de 955 656 en 2011. Les données statistiques ont évolué depuis 2011, mais la mise à jour de 2016 ne fait que confirmer les tendances précédentes. L’essentiel de la flotte de plaisance est composé de navires à moteur (74,5 %) et d’embarcations de moins de 6 m (75 %). La place des industries nautiques de loisirs dans l’économie française reste mal connue, et les études conduites par la Fédération des industries nautiques (FIN) s’apparentent plus à du lobbying qu’à autre chose. La construction navale compte 5 400 entreprises, dont de très gros chantiers. La production est essentiellement tournée vers l’exportation (76,8 %), et parmi les navires immatriculés entre 2015 et 2016 plus de 27 % d’entre eux le sont au titre de sociétés anonymes ou de sociétés de leasing. Dès lors on voit bien que le lien au territoire, en termes de politiques publiques et d’aménagement, est particulièrement distendu.

Les chantiers de plaisance représentent quelque 40 000 emplois directs, bien loin en nombre de ceux qui ont disparu notamment dans la pêche hauturière. Par exemple, on compte sur les doigts des deux mains les emplois liés à la création du port de plaisance du Port-Rhu à Douarnenez, ville où l’on dénombrait 5000 inscrits maritimes dans l’immédiat aprèsguerre. Pour conduire des politiques publiques qui aient du sens et répondent aux questions posées il importe de cesser urgemment de croire que l’on va remplacer la flotte de pêche et les secteurs économiques associés par la plaisance. Les Schtroumpfs lorrains n’ont jamais remplacé les sidérurgistes.

Des plaisanciers divers

Si le yachting, comme on disait, a été longtemps réservé aux couches les plus aisées de la société, les conquêtes sociales, le droit aux loisirs, l’émergence des mouvements d’éducation populaire, les comités d’entreprise, les clubs municipaux ont largement ouvert le droit à la mer et aux pratiques nautiques sous toutes leurs formes. Il serait malgré tout hasardeux d’établir un lien direct entre la taille des bateaux et les catégories socioprofessionnelles. Le poids des catégories sociales intermédiaires dans les pratiques nautiques est un des marqueurs des changements de ces dernières décennies. En effet, une coque semi-rigide de 6 m munie d’un moteur de 100 CV coûte cher à l’achat, à l’usage et à l’entretien. Cela dit, l’évolution des technologies avec, dans les années 1950, l’utilisation du contreplaqué pour la construction de petites unités relativement bon marché et la véritable explosion du « plastique » (en fait fibre de verre et résine époxyde) a véritablement emballé ce marché. N’oublions pas non plus le poids, sur la zone littorale, de pratiques locales populaires fortement implantées et tournées uniquement vers la pêche à travers ceux que l’on surnomme, à Douarnenez par exemple, les « papys casquettes ». Férus de pêche à proximité des côtes, souvent retraités, ils sont un élément déterminant de l’animation à l’année des ports.

Les ports et les politiques publiques d’équipement

Les ports de plaisance et de pêche sont gérés par les collectivités locales, le conseil général ; ils sont aidés par des subventions de la région et de l’Europe. Ainsi, il y a une dizaine d’années, deux projets de ports de plaisance, à Primel-Plougasnou et au Guilvinec, étaient lancés par les collectivités locales toutes tendances confondues. Aux côtés des maîtres d’ouvrage, dépassant les clivages politiques, on trouvait des usagers, des élus, des associations de plaisanciers et des citoyens, persuadés que ces équipements lourds non seulement répondent encore à une demande insatisfaite, mais peuvent aussi se substituer aux activités traditionnelles en déclin, relançant une forme de dynamique économique vertueuse créatrice d’emplois locaux. Ces projets se sont heurtés à l’opposition frontale de certains plaisanciers, d’associations de défense de l’environnement et de bon nombre d’élus. Leur réalisation tarde. Par ailleurs, il faut remarquer que les ports de plaisance construits dans les années 1970 ne pourraient plus voir le jour aujourd’hui. Réalisés dans d’anciennes vasières, zones de reproduction des populations de poissons et d’abri des juvéniles, les boues de dragage étaient alors dispersées en mer ou à terre sans aucun contrôle qualitatif ; d’autres furent installés en limite du trait de côte, parfois sur l’estran dans le secteur intertidal. Tous posent désormais des problèmes de gestion technique parfois insolubles et toujours d’un coût élevé. Ils ont toujours été accompagnés d’opérations immobilières d’importance, seul moyen de tendre vers l’équilibre financier du projet.

Des évolutions possibles

Or on estime le temps d’utilisation moyen annuel des bateaux de plaisance habitables à une semaine en Manche Atlantique et à la moitié en Méditerranée. Ajoutons que sans les « papys casquettes », les ports seraient plus encore ce qu’ils sont, d’immenses garages à bateaux. Enfin, cerise sur le gâteau, mais ceci va avec cela, on repère dans les chantiers, sur les terre-pleins, dans les jardins, sous des hangars un nombre significatif de bateaux abandonnés. La question de leur déconstruction se pose et entraîne avec elle une autre question : comment construire des embarcations recyclables ? Les changements de pratique et, surtout, leur diversification condamnent donc ce modèle unique très impactant, d’un point de vue environnemental et financier, dans sa construction et sa gestion.

Faire autrement

Comme dans bien des domaines, la question se pose depuis plus de temps qu’on ne le croit, et de plus en plus nombreux sont celles et ceux qui interpellent ce modèle. Appréhender les loisirs nautiques dans leur complexité et prendre en compte leurs évolutions nécessite de se dégager de la vision unilatérale et lobbyiste des industriels… et de tenir compte de ce que les loisirs nautiques ont leur propre logique. Faut-il continuer à construire des bateaux non ou sous-utilisés ? C’est une question qui fâche… Elle concerne pour l’essentiel les navires de plaisance habitables de croisière côtière ou hauturière. Ce segment de navires est particulièrement touché en termes de sous-utilisation. Cette sous-utilisation est liée à l’âge du capitaine – la forte connotation masculine de ces pratiques nautiques – , au besoin de découvrir d’autres bassins de navigation, parfois lointains, à l’engouement pour les supports légers simples d’utilisation et de mise en œuvre rapide. Il faut donc sortir de la vision « un jardin personnel/une tondeuse personnelle » ou un bateau de croisière pour chaque propriétaire et redonner ses lettres de noblesse à la multi – propriété et/ou à la navigation en club. La gestion des ports de plaisance doit s’adapter et favoriser les navires à forte utilisation (tarifs préférentiels, services portuaires innovants et ciblés…).

Enfin, il faut suivre avec beaucoup d’attention et accompagner les recherches pour la réalisation de navires et de supports à faible impact environnemental, de la construction à la déconstruction, et dont une partie de la matière première – la fibre de lin par exemple – peut être produite localement. Il est donc urgent de promouvoir les changements technologiques inévitables, les évolutions des entreprises et de valoriser les cabinets d’architectes navals qui travaillent sur des navires compatibles avec ces nouveaux critères.

 

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23 octobre 2020 5 23 /10 /octobre /2020 05:46

 

Le 4e forum des forces de gauche, progressistes et écologistes se tiendra cette année sous forme virtuelle, du 8 au 28 novembre. Les inscriptions sont ouvertes sur le site https://europeanforum.eu/. Il est important que les communistes y soient actifs et ce pour plusieurs raisons.

 

 

D’abord parce que la crise de la construction capitaliste de l’UE, et de celle du capitalisme tout court, ainsi que les guerres et risques de guerre aux confins de l’UE, que ce soit en Méditerranée orientale ou dans le Caucase, font que ce forum se tiendra dans un contexte tout particulier qui impose aux forces de gauche en Europe d’être à la hauteur des enjeux historiques auxquels les peuples et les nations sont confrontés. Ils impliquent que le forum, dans sa diversité, travaille et appelle à des initiatives, entre autres, sur trois questions :

  • L’emploi, la lutte contre les délocalisations et la répartition de l’argent en Europe. À qui vont profiter les 750 milliards du plan de « relance » de l’UE ? Les 2 000 milliards d’euros que la BCE injecte dans l’économie européenne ? Les centaines de milliards des différents plans nationaux ? Aux capitalistes qui licencient, ou aux peuples, aux services publics, aux petites entreprises, à la transition écologique débarrassée du capitalisme vert ? La question de l’utilisation de l’argent et de ces conditions est une des questions fondamentales du forum.
  • La sécurité collective et la paix. Les agressions répétées d’Erdogan en Méditerranée centrale et orientale, contre Chypre et la Grèce notamment, ainsi que le conflit déclenché par ses alliés azerbaïdjanais contre le Haut-Karabakh, font que la guerre est aujourd’hui aux portes de l’Europe. D’une manière urgente, la question des pressions politiques nécessaires à exercer contre Erdogan pour lui faire reprendre la voie diplomatique se pose aux forces de gauche des pays les plus menacés et à toute l’Europe. D’une manière stratégique, l’exigence d’un espace commun de coopération, de sécurité collective et de paix, libéré de la domination de l’OTAN et opposé à la logique militariste otanienne, est plus nécessaire que jamais à travailler dans le débat public et dans un large cadre de mobilisation citoyenne.
  • La défense et le renforcement des services publics de santé en Europe, et de la recherche médicale pour la conception et la diffusion de vaccins et de traitements gratuits, délivrés de l’emprise des brevets et du capital.

La déclaration finale reprenant ces thèmes devra proposer des axes de mobilisations européennes sur l’ensemble de ces enjeux.   

La seconde raison tient à la place que le forum acquiert au fil des ans dans la gauche politique, syndicale et associative européenne. C’est devenu désormais un rendez-vous régulier. Il s’agira cette année de la 4e édition, après Marseille (2017), Bilbao (2018) et Bruxelles (2019). Son arc politique va de partis communistes (PCF, PCE, PC d’Ukraine…) et du groupe de la GUE du Parlement européen, à des forces sociales-démocrates et vertes qui refusent le libéralisme. La présence de John McDonnell, syndicaliste et ancien chancelier de l’Echiquier du cabinet fantôme de Corbyn à la séance d’ouverture, est un signe de cette place nouvelle et de cet élargissement. La participation syndicale est aussi de plus en plus forte.   

Comme les autres années, le forum s’organise en trois types d’évènements : deux séances générales d’ouverture et de clôture ; des séances thématiques et des Assemblées militantes (assemblée des femmes, assemblée des syndicalistes, assemblée des jeunes et assemblée de la culture, cette dernière étant une des nouveautés de cette année).

Forme virtuelle oblige, ils s’étaleront sur trois semaines, de la séance d’ouverture le 8 septembre à la séance de clôture le 28 septembre, avec des séances thématiques chaque lundi et chaque jeudi. Le programme détaillé se trouve sur le site https://europeanforum.eu/ Il n’y a qu’une seule inscription globale pour l’ensemble du forum.

Parmi les évènements, on peut noter :

  • La séance d’ouverture le 8 novembre de 16 h à 18 h 30. Elle aura une importante dimension de solidarité internationale, avec la participation annoncée de Cori Bush, du mouvement « Black Lives matter », et de Lula da Silva.
  • La séance consacrée à l’emploi et à la lutte contre les délocalisations, avec notamment la participation de Fabien Roussel, le 26 novembre de 18 h 30 à 20 h.
  • La séance consacrée à la santé, avec notamment la participation de Loïc Pen, le 12 novembre, de 18 h à 20 h.
  • La séance de clôture, où sera présentée la déclaration finale, le 28 novembre.

Vincent Boulet

 

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20 octobre 2020 2 20 /10 /octobre /2020 13:07
Combattre le terrorisme islamiste. Faire triompher la République démocratique et sociale - Déclaration du PCF, 20 octobre 2020
DÉCLARATION DU PCF
 
 
Combattre le terrorisme islamiste. Faire triompher la République démocratique et sociale
 
 
Le terrorisme islamiste a encore frappé. Il vient de s’attaquer à l’École et donc à l’avenir de nos enfants et de notre pays. Notre émotion et notre indignation sont immenses face à l’abominable assassinat de Samuel PATY, professeur d’histoire et d’enseignement civique de Conflans-Sainte-Honorine.
 
Le Parti communiste français s’associe au deuil de la famille, des proches et des élèves de cet enseignant. Il assure ses collègues, le monde enseignant, la jeunesse du pays, aujourd’hui sous le choc, de son entière solidarité dans l’épreuve.
 
Jusque dans la méthode utilisée pour assassiner Samuel PATY, la décapitation qui rappelle les moyens les plus barbares mis en œuvre par le jihadisme, le terrorisme islamiste vient de nous rappeler qu’il menait une guerre de tous les instants contre les valeurs fondamentales de la République : la séparation intransigeante des religions et de l’État ; la laïcité qui garantit la liberté de conscience et de critique ; la liberté d’expression, de création et le droit à la critique de toute religion ; l’égalité entre des citoyennes et des citoyens que ne
doivent distinguer ni leurs origines, ni leurs religions, ni leurs convictions intimes.
 
Ce terrorisme islamiste a un objectif : répandre la terreur sur toutes et tous, s’attaquer à la démocratie et à l’École publique. Ce faisant, il cherche à s’imposer aux musulmans qui sont aussi ciblés par ses discours et actes meurtriers, diviser les Français en suscitant une nouvelle guerre de religion, encourager les réactions racistes et identitaires qui peuvent venir légitimer son projet théologico-politique.
 
Comme l’attentat de Conflans-Sainte-Honorine le démontre, ce terrorisme s’appuie sur des réseaux se revendiquant d’un islamisme politique, qui se prétend sans lien avec le jihadisme, mais dont la propagande
l’alimente. Cette menace doit être combattue sans réserve.
 
Évidemment, de tels actes apportent de l’eau au moulin des forces les plus réactionnaires, qui y trouvent une nouvelle justification de leurs discours autoritaires et de leurs politiques sécuritaires, de leurs appels à la discrimination envers les musulmans, les réfugiés, les immigrés. Ce discours de haine peut à son tour conduire à des crimes et à des attentats à caractère raciste.
 
Nos compatriotes de confession musulmane, dans leur immense majorité, sont meurtris par les entreprises des forces obscurantistes car ils vivent leur foi dans le respect des lois de la République qui leur garantissent ce droit.
 
Engager une politique intérieure à la hauteur de la menace qui pèse sur nos concitoyens en préservant les droits et libertés.
 
Ceux qui ont soutenu ou contribué à l’assassinat de Samuel PATY doivent être identifiés et sans délai déférés devant la justice. Les prêcheurs de haine, les fanatiques qui appellent au meurtre, les  jihadistes doivent être poursuivis, mis hors d’état de nuire, condamnés sévèrement.
 
La protection de la population doit se faire en préservant les libertés publiques et la démocratie. Sinon, ce serait donner raison aux terroristes qui par leurs discours et leurs actes meurtriers s’attaquent à la liberté elle-même.
 
Les moyens doivent être donnés aux pouvoirs publics, au renseignement, à la police et à la justice de déjouer les campagnes haineuses, telle celle dont a été l’objet Samuel PATY jusqu’à son assassinat. Avant de décider de nouvelles lois, il faut avant tout évaluer notre corpus juridique actuel. Plusieurs enjeux doivent être instruits et des mesures prises pour protéger nos concitoyens des individus radicalisés ou déjà condamnés, faire respecter la loi sur tout le territoire et sur les réseaux sociaux, ou encore répondre efficacement à l’hybridation de profils criminels et terroristes.
 
Ainsi, concernant le futur projet de loi sur le « séparatisme islamiste», nous refuserons toute mesure opportuniste qui ne donnerait pas d’instrument supplémentaire au pays pour agir. Nous ne laisserons pas le
pouvoir, sous la pression des forces de droite et d’extrême droite, instrumentaliser la laïcité. Nous défendrons la loi de 1905 qui est un pilier de notre République.
 
Le ministre de l’Intérieur vient en outre d’annoncer sa volonté de dissoudre diverses associations. Le nécessaire combat contre l’idéologie islamiste développée à travers certaines structures ne saurait toutefois
s’affranchir de l’État de droit. Une décision de dissolution doit donc être fondée sur des considérants juridiques incontestables, et s’opérer, comme le veut la Constitution, sous le contrôle de l’institution
judiciaire.
 
Pour les communistes, la sécurité passe par une politique permettant d’assécher le terreau auquel s’alimentent l’intégrisme et le terrorisme.
 
Répondre à la hauteur de ce crime, c’est surtout engager une politique de justice sociale et d’égalité réelle entre les citoyens, de développement des services publics, de perspectives d’emploi pour la jeunesse, de lutte contre les discriminations, le racisme qui mine le vivre-ensemble et la ghettoïsation de certains quartiers et villes.
C’est par une nouvelle démocratie donnant effectivement les moyens au peuple dans toute sa diversité de construire son avenir que nous combattrons le plus efficacement ce terrorisme. Ensemble, faisons
triompher une République démocratique et sociale.
 
Alors que l’école de la République vient de subir une attaque meurtrière, nous réaffirmons avec force la liberté pédagogique des enseignants et notre ambition pour le renforcement de l’école publique,
à laquelle il est donné mission de former la jeunesse à l’esprit critique. À l’école, rien n’est objet de croyance mais tout est au service des savoirs et de leur transmission. Plus que jamais, portons l’ambition d’une culture commune de haut niveau au sein d’une école émancipatrice pour toutes et tous, donnant à tous les jeunes les moyens de maîtriser leur avenir.
 
Depuis des mois, le gouvernement s’attaque à l’école publique. Profitant de la crise sanitaire, il affaiblit les programmes, réduit les disciplines, favorise l’individualisation des parcours. Le repli identitaire est favorisé comme l’enseignement privé. C’est à la racine du mal qu’il faut s’attaquer.
 
Pour cela, il faut en finir avec l’austérité qui a affaibli tout l’enseignement, de l’École jusqu’à l’Université, au gré des politiques mises en œuvre par les gouvernements successifs. Des moyens supplémentaires doivent lui être accordés pour lui permettre de déjouer les offensives intégristes de tous bords. Un plan d’embauches est nécessaire. Et nos enseignants doivent pouvoir bénéficier d’une formation de qualité, adaptée aux nouvelles missions qu’ils ont à accomplir. Ils doivent être soutenus par leur hiérarchie face à toutes
les entreprises obscurantistes.
 
Ce combat contre les reculs de la République exige également une autre politique internationale de la France, car le jeu des grandes puissances, à commencer par la France, a largement fait le jeu des
courants intégristes, d’origine wahhabite ou salafiste. Les gouvernements successifs, dont le pouvoir actuel, ont une responsabilité en la matière, en ayant apporté soutien politique et aide militaire à des États liés au terrorisme dans le but de permettre aux grandes firmes capitalistes de conquérir des marchés et de réaliser des nouveaux profits.
 
Ensemble, combattons l’intégrisme d’où qu’il vienne ainsi que le terrorisme islamiste, sans céder un pouce de terrain aux menées qui cherchent à profiter du contexte pour encourager les stigmatisations
racistes ou religieuses.
 
Organisations syndicales, associations démocratiques et laïques, partis de gauche, nous étions avec les enseignants, dans tout le pays, ces samedi 17 et dimanche 18 octobre. A toutes et tous et à nos concitoyens, nous proposons d’agir ensemble pour faire reculer la terreur obscurantiste et faire progresser les principes de liberté, d’égalité, de fraternité et de solidarité, de laïcité qui fondent notre République.
 
 
PARTI COMMUNISTE FRANÇAIS,
 
Paris, le 20 octobre 2020.
 
La fédération du Finistère du PCF invite ses adhérent-es et ami-es à participer aux rassemblements qui auront lieu ce mercredi 21 octobre à :
 
- Brest : place de la Liberté, à 18 h
 
- Guipavas : sur le parvis de la mairie, à 17 h 45
 
- Landerneau : devant l’école Ferdinand-Buisson, à 18 h
 
- Morlaix : place des Otages, à 15 h
 
- Carhaix : square des sœurs Goadec, à 18 h
 
- Crozon : place Léon-Blum, à 18 h
 
- Melgven : rue du Stade, à 11 h
 
- Concarneau : devant l’hôtel de ville, à 11 h 45
 
- Quimper : place Saint-Corentin, à 18 h
 
- Quimperlé : devant la mairie, à 18 h
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20 octobre 2020 2 20 /10 /octobre /2020 10:36
Châteaubriant - 18 octobre 2020 - hommage à nos camarades pour le 79e anniversaire des exécutions des 27 otages communistes de Châteaubriant à La Sablière
Châteaubriant - 18 octobre 2020 - hommage à nos camarades pour le 79e anniversaire des exécutions des 27 otages communistes de Châteaubriant à La Sablière
Châteaubriant - 18 octobre 2020 - hommage à nos camarades pour le 79e anniversaire des exécutions des 27 otages communistes de Châteaubriant à La Sablière
Châteaubriant - 18 octobre 2020 - hommage à nos camarades pour le 79e anniversaire des exécutions des 27 otages communistes de Châteaubriant à La Sablière
Châteaubriant - 18 octobre 2020 - hommage à nos camarades pour le 79e anniversaire des exécutions des 27 otages communistes de Châteaubriant à La Sablière
Châteaubriant - 18 octobre 2020 - hommage à nos camarades pour le 79e anniversaire des exécutions des 27 otages communistes de Châteaubriant à La Sablière
Châteaubriant - 18 octobre 2020 - hommage à nos camarades pour le 79e anniversaire des exécutions des 27 otages communistes de Châteaubriant à La Sablière
Châteaubriant - 18 octobre 2020 - hommage à nos camarades pour le 79e anniversaire des exécutions des 27 otages communistes de Châteaubriant à La Sablière
Châteaubriant - 18 octobre 2020 - hommage à nos camarades pour le 79e anniversaire des exécutions des 27 otages communistes de Châteaubriant à La Sablière
Châteaubriant - 18 octobre 2020 - hommage à nos camarades pour le 79e anniversaire des exécutions des 27 otages communistes de Châteaubriant à La Sablière

Plusieurs camarades finistériens (Brest, Scaër, Morlaix, Plouigneau, St Thégonnec...) étaient à Châteaubriant ce dimanche 18 octobre, et parmi eux 5 camarades du PCF Morlaix, pour les 79 ans de l'exécution des otages le 22 octobre 1941 par les nazis, 27 prisonniers dont le seul tort était d'être communistes et qui ont été livrés à l'occupant par le sinistre ministre de Vichy Pucheu.

Ian Brossat prenait la parole dans la carrière pour y représenter le Parti communiste français.

L'hommage aux vingt-sept fusillés , à la Carrière des fusillés, au lieu-dit la Sablière, ce dimanche 18 octobre à Châteaubriant était placé sous l’autorité d’Odette Nilès, présidente de l’Amicale Châteaubriant-Voves-Rouillé-Aincourt.

Châteaubriant, 18 octobre. Ian Brossat avec nos camarades et amis de Morlaix, Walden Gauthier, lycéen, militant des jeunesses communistes, 16 ans, et Lucienne Nayet, présidente du Réseau du Musée National de la Résistance de Champigny-sur-Marne, pour l'hommage aux 27 fusillés communistes de la Sablière de 1941. Photo Mariane Gauthier-Destable. Jean-Luc Le Calvez

 

Le 22 octobre 1941, à Chateaubriant, 27 résistants, choisis par Vichy, furent fusillés par les nazis. 
Des hommes,syndicalistes et politiques, dont « on dira que c’était des communistes » pour reprendre les mots d’Aragon qui leur a rendus hommage.

https://www.humanite.fr/node/371693

"A propos d'une ignominie: être dignes des 27": Pierre Le Rose rend hommage à Pierre Guéguin et Marc Bourhis, fusillés de Chateaubriant concarnois (L'Unité, journal communiste de Concarneau, novembre-décembre 1979)

Châteaubriant - 18 octobre 2020 - hommage à nos camarades pour le 79e anniversaire des exécutions des 27 otages communistes de Châteaubriant à La Sablière
Châteaubriant - 18 octobre 2020 - hommage à nos camarades pour le 79e anniversaire des exécutions des 27 otages communistes de Châteaubriant à La Sablière
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19 octobre 2020 1 19 /10 /octobre /2020 15:35
La Bolivie renoue avec la démocratie (Communiqué du PCF, 19 octobre 2020)
La Bolivie renoue avec la démocratie (Communiqué du PCF)
Au lendemain de la journée électorale du 18 octobre en Bolivie, les estimations de sortie des urnes indiquent une tendance irréversible, donnant la victoire au premier tour au binôme Luis Arce – David Choquehuanca. Les candidats du Mouvement vers le socialisme (MAS) seront donc les prochains président et vice-président de l’État plurinational de Bolivie.
Malgré la répression et les menaces constantes depuis le coup d’État d'octobre-novembre 2019 et jusqu'à la veille du scrutin, le peuple bolivien s'est massivement exprimé pour manifester son exigence d'un retour à la démocratie, à l'indépendance et au progrès social.
Il a ainsi démontré, s'il en était encore besoin, le caractère profondément anti-démocratique, anti-populaire et minoritaire du coup d’État et des politiques menées par le « gouvernement intérimaire » qui en a résulté.
L'enjeu prioritaire désormais est le respect des résultats par l'opposition et ses secteurs les plus réactionnaires, ainsi que par les acteurs extérieurs.
Les autorités françaises se doivent d'être, cette fois, à la hauteur de la situation, en soutenant le processus de rétablissement de la démocratie en Bolivie. Elles ne sauraient ainsi en aucun cas reproduire l'attitude de suivisme des États-Unis et de soutien à la déstabilisation qui fut la leur l'année dernière. Le peuple bolivien en a payé un prix bien trop élevé.
Le Parti communiste français (PCF) salue chaleureusement la victoire de Luis Arce, étape fondamentale dans le retour de la démocratie et du progrès social en Bolivie. Il se tient aux côtés du peuple bolivien et de toutes les forces démocratiques du pays face aux défis à venir.
Parti communiste français
Paris, le 19 octobre 2020
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