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25 avril 2018 3 25 /04 /avril /2018 05:38
photo Pierre-Yvon Boisnard

photo Pierre-Yvon Boisnard

Après l’exposé de la situation à l’hôpital en début de séance, le conseil de Morlaix communauté a délibéré sur plusieurs points. Les voici résumés en bref. 

 

Les bus scolaires ne collent pas partout. Les conseillers communautaires ont voté un avenant au nouveau réseau de transport. Il tient compte, notamment, des expérimentations en cours des lignes vers Plourin, Plougonven et Plouigneau, d’une nouvelle tarification solidaire et de l’ajustement des lignes départementales qui ont été transférées à Morlaix communauté. « Si je me réjouis de ce nouveau schéma qui offre davantage de lignes pour l’école du Gouélou notamment, je regrette que les horaires des établissements n’aient pas été pris en compte. C’était l’occasion. Chez nous, les scolaires doivent patienter une demi-heure le soir avant de prendre le bus, qui est trop juste le matin pour arriver à l’heure à l’école », a regretté François Hamon, le maire de Saint-Martin, soutenu par l’élu morlaisien Bernard Guilcher.
 

10 000 € pour une publicité à la télé. Morlaix communauté va participer, à hauteur de 10 000 €, au financement d’un spot publicitaire de promotion touristique lancé par la chambre de commerce et d’industrie métropolitaine Bretagne ouest (CCIMBO) intitulé « Ma Bretagne c’est par ici ! ». Il sera diffusé du 14 au 25 mai sur BFM TV.

 

« La Bretagne se vend déjà assez bien comme ça pour ne pas avoir à investir dans des spots télé. Je préférerais que cet argent soit mis dans des services de proximité », a indiqué l’élu morlaisien Ismaël Dupont. « Je considère que c’est un très bon investissement », lui a répondu Yves Moisan, vice-président en charge du tourisme. « La somme investie n’est pas très importante par rapport aux enjeux, même si je partage la réflexion d’Ismaël Dupont sur le support. Vaut-il mieux la télé plutôt que la presse papier ou les réseaux sociaux ? », s’est interrogée Agnès Le Brun.

 

800 000 € pour le musée de Morlaix. Les élus ont acté le principe d’un fond de concours de 800 000 € pour le financement de la rénovation du musée des Jacobins, à Morlaix. 300 000 € seront versées pour cette année 2018.

 

Plusieurs subventions. Plusieurs subventions ont été votées lundi soir. Dont 30 000 € au CRT (centre de ressources techniques) situé zone de l’aéropôle à Morlaix, 10 000 € à l’association qui restaure la chapelle Saint-Nicolas à Plougasnou, 130 000 € à Don Bosco (120 000 pour enjeux d’enfance et 10 000 € pour le point santé), 21 000 € au Résam (Réseau d’échanges et de services aux associations du pays de Morlaix) ou encore 92 602 € à la Mission locale et 35 000 € au centre Ker Avel à Plougasnou.

 

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24 avril 2018 2 24 /04 /avril /2018 20:25
A l'affiche du mardi 1er mai à Morlaix, place Allende: la fête du Viaduc du Parti Communiste avec Pol Huellou, Gilles Le Bigot, Olivier Dartigolles, et une expo d'artistes à l'occasion du centenaire de la Grande Guerre

En avant-première, la très belle affiche réalisée par nos amis Anne Caradec et Christophe Ducourant avec un tableau original de Chris en toile de fond! 

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24 avril 2018 2 24 /04 /avril /2018 19:23

Julien Attal, secrétaire de section PCF de Saint-Denis, 24 avril: 

Ce matin sur Inter...

Grand moment de radio quand Alexis Corbière réussi en 2mn chrono à être, ignorant, lâche, politicard vicieux, beauf et ridicule... oui en même temps et en quelques dizaines de secondes à peine. Bravo génie !

Corbière répond à un auditeur de Saint-Ouen, qui en veut à la Gauche, "communistes, Front de Gauche, parti de gauche, parfois socialistes" d'importer le "conflit Israélo-palestinien" en France et de dediaboliser Israël le tout à des fins electoralistes.

Corbières met dos à dos "ses amis qui parfois soutiennent Israël à tout prix" et les soutiens du peuple Palestinien. Au journaliste qui le relance il dit que "ce que dit l'auditeur" c'est que "Le parti communiste" utilise ce conflit pour des motivations politiciennes, "je ne suis pas dans ce parti, c'est possible effectivement" avant de rassurer, il a été élu en parlant égalité et service public il n'a jamais rien dit de ce conflit.

Pas un mot sur cette guerre menée contre un peuple, pas un mot pour les morts de Gaza, pas un mot du droit international violé quotidiennement...

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24 avril 2018 2 24 /04 /avril /2018 12:20
Vous trouverez ci dessous un communiqué commun du groupe des élu-es communistes et de la section du Pays de Brest du PCF suite aux évacuations effectuées par la préfecture et au vote de la loi Asile-Immigration.
 
Par ailleurs le PCF se joint à de la Ligue des droits de l'Homme et soutient le rassemblement qui aura lieu demain mercredi 25 avril à 18 h devant la sous préfecture de Brest pour les droits des migrants. Lire aussi le communiqué de la LDH
 
 
Le groupe des élus communistes et la section du PCF du Pays de Brest condamnent l’évacuation effectuée la semaine dernière, sur l’ordre de la Préfecture, de la maison du Dour Braz, occupée par de jeunes migrants, mineurs isolés.
Cette évacuation, réalisée par les services de l’Etat, a été menée dans la précipitation et sans concertation avec les acteurs concernés. C’est une méthode intolérable.
Nous demandons que des solutions d’hébergement dignes et stables soient rapidement proposées par l’Etat afin de permettre à ces jeunes de faire valoir leurs droits et de poursuivre leur scolarité. Il est urgent que des moyens supplémentaires soient donnés aux associations afin qu’elles puissent remplir leurs missions.
Cette évacuation indigne, la 2ème au moins depuis la fin de la trêve hivernale, semble être la nouvelle marque de fabrique du Gouvernement Macron, et plus particulièrement de son ministre de l’Intérieur.
Elle s’inscrit dans l’esprit profondément inique de la loi Asile-immigration votée en première lecture ce week-end dernier au Parlement. Ce texte, sur lequel la majorité LREM s’est fissurée, n’est ni plus ni moins que celui de l’expulsion et de la répression. Il est celui de l’affaiblissement des droits et des garanties des étrangers. Il est celui de l’affaiblissement du droit d’asile. Il est celui du durcissement de la rétention administrative de mineurs qui a pourtant déjà valu à la France de nombreuses condamnations !
De manière plus générale, ce texte contredit non seulement les propos du candidat Macron, mais également ceux du Président de la République qui, en juin 2017, s’engageait devant le Conseil européen à ce que la France assume mieux et davantage ses responsabilités en matière d’accueil des réfugiés. Aujourd’hui, la France n’a toujours pas pris sa part de solidarité en Europe.
Enfin, il est regrettable que ce texte n’abroge pas le « délit de solidarité » bien que certains amendements l’aient assoupli.
Nous, communistes, l’affirmons haut et fort : la solidarité est légitime. Elle ne doit pas être punie mais au contraire encouragée ! Il est grand temps que le Gouvernement traduise en actes la tradition d’hospitalité de notre pays !
 
 
 
 Communiqué de la LDH
 
Un homme est mort et nous sommes en colère !
 
Abdulla Ramadani avait 56 ans et soufrait d’une maladie chronique grave. Sa maladie nécessitait des passages réguliers à l’hôpital où il était pris en charge par le service d’hémodialyse du CHU de Brest. Mais bien que demandeur d’asile albano-bulgare, l’État français ne lui a proposé aucune solution d’hébergement quand il n’était plus hospitalisé.
 
Depuis le 16 mars, il passait ses nuits dehors, en totale contre indication avec son état de santé. Abdulla est décédé jeudi dernier d’insuffisance respiratoire. Il s’agit là du décès prématuré d’un malade angoissé et épuisé par ses conditions de vie.
 
 
 
Tous les signaux d'alarme avaient pourtant été tirés
 
Pourtant, depuis le 16 mars, 7 certificats médicaux ont été rédigés pour sa mise à l’abri d’urgence. Les services sociaux du Conseil départemental, le Phare, le centre accueil précarité et le service d’hémodialyse sont intervenus auprès des services de préfecture pour l’alerter sur l’urgence d’un hébergement. Rien n’y a fait pendant un mois, et ça n’est que jeudi que l’État a enfin permis à Abdulla d’intégrer l’HUDA (Hébergement d’urgence pour les demandeurs d’asile). Il est mort dans les heures qui ont suivi. Abdulla est le premier migrant à décéder dans les rues de notre ville. Et si la politique d'accueil et de prise en charge de la préfecture du Finistère ne change pas, il y en aura fatalement d’autres.
 
Une négation de l'urgence médicale
 
En effet, on constate sur le terrain que les certificats médicaux sont de moins en moins pris en compte par les services de la préfecture. Aucun de ces certificats n'a été pris en compte pour permettre un hébergement depuis le début l’année ! Or, ces certificats de vulnérabilité établis par le corps médical sont le fondement même des mises à l’abri d’urgence. Nous sommes devant des situations de non assistance à personne en danger !
 
Avec bien d'autres organisations, la Ligue de droits des l’Homme dénonce cette politique migratoire qui nie l’urgence médicale et conduit à des drames humains prévisibles comme celui que nous venons de vivre ce jeudi à Brest.
 
Pour dénoncer cette politique migratoire meurtrière, rassemblons nous devant la sous préfecture de Brest mercredi 25 avril à 18h (à l'appel de nombreuses organisations dont la liste n'est pas close)
Les élus et la section PCF de Brest condamnent l’évacuation effectuée la semaine dernière, sur l’ordre de la Préfecture, de la maison du Dour Braz, occupée par de jeunes migrants, mineurs isolés.
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24 avril 2018 2 24 /04 /avril /2018 05:37
photo Ouest-France

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Morlaix. Mobilisation des usagers pour la cardiologie

Une soixantaine de personnes, des usagers et syndicats, sont intervenues en conseil communautaire, ce lundi soir. Elles ont reçu une écoute attentive des élus concernant la fermeture du service de cardiologie.

Une soixantaine de personnes, usagers et syndicats, sont intervenues en conseil communautaire, ce lundi soir. Par la voix de Martine Carn, du comité de défense des usagers, elles ont fait part de leur désarroi concernant la fermeture du service de cardiologie, faute de praticiens.

Déplorant « la fermeture de douze lits », Martine Carn pointe un risque pour les patients, « c’est-à-dire, potentiellement, toutes les personnes réunies dans cette salle ». Mais aussi, à plus long terme, une perte d’attractivité de l’hôpital, avec le risque « de n’être plus qu’un hôpital de proximité ».

« On est tous intéressés, en effet, a répondu Thierry Piriou, président de Morlaix communauté. Il y a un an, un vœu était formulé dans cette enceinte pour dénoncer la fermeture de lits en période estivale. La situation est encore plus dégradée aujourd’hui. On a tout intérêt à se mobiliser, pour mettre l’Agence régionale de santé et le groupement hospitalier de territoire devant leurs responsabilités. »

Une manifestation est prévue samedi matin, à une heure indéterminée pour le moment. Les élus (sénateur, députée, maires, conseillers généraux et départementaux) se réuniront aussi mercredi, à 11 h, au pied du viaduc, à Morlaix. Ils revêtiront leur écharpe pour faire entendre leur « opposition à la fermeture du service de cardiologie et de l’unité de soins intensifs de cardiologie du CHPM ».

 

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23 avril 2018 1 23 /04 /avril /2018 14:37
La rencontre de ce matin d'une délégation du comité avec la direction de l'hôpital, a eu lieu en la présence de plus de deux cents personnes (usagers, agents hospitaliers) qui ont soutenu la délégation du comité de défense de Morlaix.
 
Manifestement les usagers ont décidé de réagir vigoureusement.
 
Ce soir à 18 h, Martine Carn, notre présidente, fera une intervention en début de conseil communautaire qui a lieu à la CCI de Morlaix (aéropole).
 
Nous convions les usagers qui peuvent être présents à se retrouver à 17 h 45 devant les locaux de la CCI.
 
Des contacts ont été pris avec les organisations syndicales de l'hôpital de Morlaix.
 
Pour notre part nous souhaitons qu'une initiative d'ampleur ait lieu samedi matin 28 avril dans les rues de Morlaix.
Roger Héré, pour le Comité de défense du centre hospitalier public de Morlaix
Le Dr Philippe Cren est venu discuter avec les personnes rassemblées dans le hall de l’hôpital.
Le Dr Philippe Cren est venu discuter avec les personnes rassemblées dans le hall de l’hôpital.

En marge de la réunion entre les représentants du comité de défense des usagers de l’hôpital de Morlaix et la direction, près de 200 personnes se sont rassemblées dans le hall de l’établissement, ce lundi matin. Inquiètes par la suspension du service de cardiologie, elles ont reçu le soutien des médecins.

Le rendez-vous entre le comité de défense des usagers du Centre hospitalier des pays de Morlaix (CHPM) et la direction de l’établissement, ce lundi 23 avril, en fin de matinée, n’a pas débouché sur de nouvelles annonces. La suspension du service cardiologie de l’hôpital a bien été actée, au grand désarroi des 200 personnes réunies dans le hall d’entrée.

« Quand on prend un coup de bâton, il faut protester », estime Guillaume, qui s’inquiète de « la destruction de ce service de proximité » et juge important de se mobiliser. À ses côtés, sa mère, ancienne aide-soignante de l’hôpital, se montre particulièrement remontée contre la direction : « En tant que cardiaque, je trouve cela honteux qu’on coupe ce service », s’offusque cette retraitée.

« Bricolo et Bricolette qui font de la médecine »

Délégué syndical, David Le Peru est, lui aussi, préoccupé par la situation : « On peut parler de crise sanitaire : ce service est indispensable au bon fonctionnement de l’hôpital ». « C’est Bricolo et Bricolette qui font de la médecine », ont dénoncé les membres du comité de défense à l’issue de la réunion.

Présidente de ce comité de défense, Martine Carn prévient : « C’est l’ensemble de l’édifice qui est menacé ».

Les médecins prêts à se mobiliser

Un message relayé par le Dr Philippe Cren, venu partager son point de vue auprès des personnes mobilisées : « Si la situation venait à perdurer, il y a une insécurité qui va s’installer sur le territoire ». Le réanimateur demande que toutes les parties réussissent à se regrouper autour d’un intérêt commun : « La direction a sûrement ses torts, a commis des maladresses, mais elle n’est pas à l’origine de tous les maux. Quand on a tous été réunis, comme il y a 15 ans autour du service de réanimation, on a gagné ! », rappelle-t-il, assurant par la même occasion que les médecins étaient totalement partants pour se mobiliser.

Rassemblement ce soir à la CCI

Les personnes rassemblées, ce lundi matin, sont tombées d’accord pour se réunir en fin de journée, ce lundi, à la chambre de commerce et de l’industrie, avant le début du conseil communautaire qui doit s’y dérouler, à 18 h. Une prise de parole sera demandée par le comité de défense des usagers de l’hôpital. Samedi 28 avril, une manifestation symbolique se tiendra également à Morlaix.

Vos réactions

Pierre-Yvon Boisnard 23 Avril 2018 à 15h28

Morlaix communauté se porte bien, l'Hôpital, lui est gravement malade.

http://www.letelegramme.fr/finistere/morlaix/hopital-200-personnes-reunies-dans-le-hall-23-04-2018-11936971.php#OVKBfJ2VuTr56lyO.99

Ouest-France
Morlaix. Mobilisation des usagers pour la cardiologie

Publié le 23/04/2018

Martine Carn et Roger Héré, membres du comité de défense des usagers, ont relaté l’entretien qu’ils venaient d'avoir avec la direction, en lien avec la crise au service de cardiologie.

 

Martine Carn et Roger Héré, membres du comité de défense des usagers, ont relaté l’entretien qu’ils venaient d'avoir avec la direction, en lien avec la crise au service de cardiologie. | Photo Ouest-France

Ce lundi matin, près de 200 personnes se sont rassemblées devant l’hôpital. Une délégation du comité des usagers a été reçue par la direction, à propos de la restructuration du service de cardiologie.

Lundi matin, face à 200 personnes rassemblées dans le hall du bâtiment administratif du centre hospitalier, Martine Carn et Roger Héré, membres du comité de défense des usagers, ont relaté l’entretien qu’ils venaient d’avoir avec la direction, en lien avec la crise au service de cardiologie.

Jusqu’à aujourd’hui, ils étaient trois cardiologues à faire tourner le service. Mais, l’un d’eux est en arrêt maladie et les deux autres, qui viennent de terminer leur formation à Morlaix, ont refusé la titularisation qui leur a été proposée à partir de la fin avril. « À deux 24 heures sur 24 en soins intensifs, ils sont épuisés », commente Martine Carn.

« On a mal à notre hôpital »

L’hôpital a dû réorganiser totalement l’offre de soins en cardiologie, à compter du mois de mai. « On nous a annoncé qu’il y aurait un cardiologue tous les matins, du lundi au vendredi. Il fauda tomber malade au bon moment ! »

Selon le comité de défense, les cardiologues ne veulent pas venir à Morlaix, parce que le plateau technique ne serait pas performant. « Tous les services seront concernés, l’hôpital est en danger. On ne va pas attendre six mois, sans cardio. On a mal à notre hôpital ! »

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/morlaix-mobilisation-des-usagers-pour-la-cardiologie-5717521

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23 avril 2018 1 23 /04 /avril /2018 14:06
Ouest-France
Carantec. Grogne des riverains contre le projet de poulailler

Publié le 23/04/2018

A Kerlouquet, Serge et Guillaume Le Bian portent un projet d'élevage de 30 000 poules en plein air .

 

A Kerlouquet, Serge et Guillaume Le Bian portent un projet d'élevage de 30 000 poules en plein air . | Photo d'archive Ouest-France

Ce samedi, face à une centaine de personnes, père et fils ont tenté de rassurer les riverains quant à leur projet d’élevage de 30 000 poules en plein air, à Kerlouquet.

« Cette réunion d’information est un succès. La salle est comble », observe Jean-Guy Guégen, maire de la commune, avant de laisser la parole aux deux porteurs du projet d’élevage de 30 000 poules pondeuses de plein air, à Kerlouquet : Serge et Guillaume Le Bian.

Salle comble lors de la réunion sur le projet d'un élevage de poules à Kerlouquet. Serge et Guillaume Le Bian ont tenté de répondre aux craintes des riverains concernant leur projet. | Photo Ouest-France

Après une présentation de leurs parcours professionnels respectifs, le père et le fils ont évoqué le projet qui leur tient à coeur. Et les questions n’ont pas tardé à fuser. « Pourquoi ne pas avoir fait une réunion avant le dépôt de votre permis de construire ?», lance une riveraine. « Pourquoi nous mettre devant le fait accompli ? », renchérit un autre voisin.

« Nous ne sommes pas fermés à la discussion. Aujourd’hui, si nous sommes là, c’est aussi pour vous donner la parole et répondre aux mieux à vos interrogations et inquiétudes », rassure Serge Le Bian.

« Et les mouches, vous y avez pensé ? »

« Il y aura certainement des nuisances sonores, olfactives et visuelles », fustige un riverain mécontent. « Je paie mes impôts à Carantec. L’endroit où je vis est tranquille, ce n’est pas pour être enquiquiné avec vos poules ! » embraye un autre. « Et les mouches, vous y avez pensé ? », s’exclame une voisine.

« Nous avons plusieurs parades pour éradiquer ce phénomène : l’épandage de chaux et de paille, l’introduction d’insectes pour manger les larves des mouches et l’installation de pièges », répond l’exploitant. « En ce qui concerne les odeurs, il n’y en aura aucune grâce à la ventilation statique », rassure Guillaume.

Impact environnemental

« Une exploitation de ce genre, c’est combien de tonnes de fientes par an ? 400, 500 tonnes ? N’y a-t-il pas un risque de pollution en contrebas, au Frout ? », interroge un autre riverain.

« Avec l’enherbement et la collecte des fientes, une fois par an, par une entreprise costarmoricaine spécialisée dans leur transformation en engrais, il y aura beaucoup moins de lessivages », commente Serge Le Bian.

Une association de riverains ? 

Dans la salle, il y a aussi ceux qui s’inquiètent de la dévaluation de leurs biens immobiliers « car avec un poulailler de 140 m de long en face, les acheteurs ne vont pas se bousculer si je veux vendre ma maison »!

« Avoir une zone agricole à Carantec n’est pas une anomalie », tempère le maire. « Si toutes les autorisations nous sont accordées, nous réaliserons ce projet », ont conclu Serge et Guillaume Le Bian. Les riverains promettent de suivre de près l’avancement du dossier et n’excluent pas de se regrouper au sein d’une association.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/carantec-29660/carantec-grogne-des-riverains-contre-le-projet-de-poulailler-5717375

L'affaire du projet de création d'un poulailler de 30 0000 poules dans un environnement habité, protégé, touristique est en effet de nature à susciter l'inquiétude de la population et des élus. 
D'autant que le secteur est loin d'être vierge en matière de protection de l'environnement. Un exemple parmi tant d'autres, le cours d'eau Le Frout. Celui-ci coulet sur les communes de Taulé, Henvic, Carantec et se jette dans la baie de Morlaix à quelques centaines de mètres de parcs ostréicoles et de plages. 
En 2017, dans ce cours d'eau, la moyenne des teneurs en nitrates est de 48mg/litre sur la période février/août (mini 39 mg/l et maxi 69mg/l ). 
Et les teneurs en escherichia coli, toujours en 2017, varient entre mauvais et très mauvais pour ce cours d'eau qui se déverse au Frout en Carantec. 
Ce diagnostic m'a été communiqué le 12 avril dernier par le syndicat mixte des bassins du Haut-Léon. 
Dans ces conditions, il n'est pas étonnant que Eau et Rivières « pense que l’État n’active pas suffisamment son pouvoir réglementaire concernant les exploitations agricoles qui ne jouent pas le jeu et qui pénalisent toutes les autres qui font des efforts ». 
L'association de défense de l'environnement conclut ainsi froidement " que les financeurs ne sont pas assez regardants sur la dépense de l’argent public et font même preuve de laxisme » avec « des actions et des objectifs peu ambitieux ».
© Le Télégramme http://www.letelegramme.fr/finistere/carantec/elevage-de-poules-mouches-odeurs-et-pollution-inquietent-les-riverains-21-04-2018-11935171.php#aDhj1SiKDw107Gwv.99

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23 avril 2018 1 23 /04 /avril /2018 10:55

Face à Macron, nous sommes de toutes les mobilisations

Les mobilisations et les colères sociales s'étendent dans le pays contre les politiques d'austérité et d'injustice du gouvernement Macron, contre son arrogance et son autoritarisme. Les communistes sont de toutes ces mobilisations, dans le droit fil des votes de nos parlementaires à l'Assemblée nationale et au Sénat contre les lois et les budgets qui provoquent aujourd'hui tant de rejet. La journée d'action interprofessionnelle du 19 avril a marqué une nouvelle étape de l'extension de ces luttes. Des centaines de milliers de femmes et d'hommes participent désormais aux grèves et à de multiples actions pour leurs revendications, pour l'avenir des service publics, pour améliorer leurs conditions de vie et de travail, pour défendre leurs emplois, leur pouvoir d'achat, le droit aux études, pour  stopper les logiques libérales et conquérir de nouveaux droits.

Dans ces mobilisations multiples, un climat nouveau est en train de grandir. Dans les AG, les manifestations, dans les entreprises et sur les marchés, les débats s’aiguisent et la recherche de convergences, de solutions plus justes pour le plus grand nombre et d'idées alternatives aux logiques  de la finance capitaliste est mise en débat. Le mouvement peut et doit encore beaucoup grandir pour faire reculer le pouvoir Macron. Celui-ci ne s’y trompe pas en utilisant la force. Procédé connu, que nous condamnons fermement pour faire casser les mouvements en cours. C'est donc le moment d'intensifier nos actions, de populariser arguments et solutions nouvelles, d'unifier ces luttes car toutes se heurtent aux mêmes logiques d'austérité et de déréglementation sociale.

Emmanuel Macron et ses ministres trustent les médias, qui relaient quotidiennement les arguments du pouvoir. La bataille d'idées fait rage. Nous invitons les communistes, aux côtés des syndicalistes, à riposter pied à pied en portant des propositions alternatives pour financer les services publics, l'emploi, le pouvoir d'achat, les universités et l'éducation, et pour en finir avec les privilèges accordés à la finance, aux actionnaires, aux grandes fortunes. Dans cette bataille d'idées, les communistes  peuvent largement diffuser l'Humanité, l'Humanité Dimanche, la presse régionale progressiste, comme La Marseillaise, l’Echo. Ils peuvent également relayer, via les réseaux sociaux, toutes les luttes en cours, toutes les propositions et les argumentaires alternatifs développés par celles et ceux qui sont en lutte, et notamment les  vidéos argumentaires, les cahiers d'acteurs émanant du PCF, de ses parlementaires et élus·e·s. Nous pouvons inonder la toile si chacune et chacun les partage. Au-delà des réseaux sociaux, nous appelons à multiplier les réunions publiques et points de rencontre pour mettre en débat les propositions alternatives à la politique de Macron, afin que le pays s'empare de cette idée : "oui, d'autres choix sont possibles". 

Nous appelons l'ensemble des communistes à initier et à investir partout où ils vivent, où ils travaillent, les mobilisations, et à participer à tous les rassemblements, débats, manifestations, du local au national.

Dans tout le pays, préparons désormais un très grand 1er mai 2018 de mobilisations et de convergences qui aura une couleur particulière cette année. La vente militante du muguet par les communistes doit être ce jour là l'occasion d'un débat à grande échelle dans tout le pays.

Nous appelons les communistes à être présents et actifs, avec leurs propositions, dans tous les rendez-vous d'ores et déjà annoncés et dans ceux qui le seront dans les jours à venir, pour faire d'avril, mai et juin trois mois de luttes généralisées dans le pays : aux côtés des cheminot.e.s et des électriciens et gaziers, dans chacune de leurs journées de grève ; le 25 avril aux manifestations des chômeuses et chômeurs ; au meeting unitaire de la gauche et des écologistes du lundi 30 avril, Place de la République à Paris, et dans les initiatives unitaires de la gauche dans le pays ; le 3 mai avec les enseignant.e.s et les lycéen.ne.s contre la sélection ; le 5 mai à la manifestation « pot-au-feu : la fête à Macron » ; le 22 mai avec les fonctionnaires et les hospitaliers; le 9 juin pour la  « Marche sur l’Élysée » des « oublié.e.s de la République » ; le 14 juin avec les retraité.e.s ; le 23 juin à l' initiative nationale à l'appel de la Convergence des services publics et à toutes les autres initiatives qui continuent de se construire.

Le Parti communiste fera tout, au cœur de ces mois de luttes, pour que la convergence professionnelle, syndicale et des forces de gauche se renforce. Il agira pour qu'une date nationale de mobilisation réunissant l'ensemble de ces forces permette au pays de montrer son unité et sa force face au mépris du pouvoir. Il travaillera à la construction d'une plate-forme de convergence commune au maximum de ces forces.

Au service de cette dynamique, nous mettons sur la table la proposition d'une votation citoyenne nationale sur l'avenir du service public ferroviaire et de tous les services publics dont l'organisation serait à co-construire avec toutes les organisations, les citoyen.ne.s, les élu·e·s locaux qui le souhaitent.

Nous appelons à organiser la solidarité concrète avec les grévistes, mais aussi avec toutes celles et ceux qui souffrent et ont besoin de protection.

Nous proposons également d'organiser dans tout le pays des chaînes humaines pour protéger nos biens communs que sont les services publics et les emplois menacés dans les entreprises en lutte.

 

Le Comité exécutif national du Parti communiste français


Paris, le 22 avril 2018

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23 avril 2018 1 23 /04 /avril /2018 10:51
Des enfants seront détenus dans des centres de rétention pendant 90 jours
Des enfants seront détenus dans des centres de rétention pendant 90 jours

lundi 23 avril 2018

L’Assemblée a adopté le projet de loi pour une"immigration maîtrisée, un droit d’asile effectif et une intégration réussie". 228 députés ont voté pour, 139 députés ont voté contre et 24 se sont abstenus. (Voir l’analyse du scrutin)

Pour Elsa Faucillon, députée communiste

Elle affaiblit le droit d’asile.
Elle affaiblit les droits et garanties des étrangers.

Elle finira pas affaiblir les droits des autres.

C’est une loi pour ceux qui font de la peur de l’autre un curseur politique, et de l’étranger un bouc émissaire d’une colère légitime contre les politiques d’austérité.

Elle fait la concurrence des misères.

Ces 7 jours ont offert une tribune incroyable aux idées de la haine, pendant que certains, dans les Alpes, faisaient une honte totale à notre pays en milice d’extrême-droite.

On nous a parlé d’appel d’air, de dissuasion au départ pour ceux qui fuient. Qui peut encore croire à ces mythes. On nous a parlé aussi de "submersion", terme favori de l’extrême-droite, pour doubler l’enfermement d’hommes, de femmes et d’enfants
Ce texte ne fortifie pas la justice, il justifie la force. Il affaiblit le pays des Droits de l’Homme.

Je pense à toutes celles et tous ceux qui se sont battus contre cette loi, et à ceux qui la subiront. La suite sera compliquée pour eux. Nous nous y sommes opposés. Nous regardons cette loi avec une rage froide, mais assurément déterminée pour la suite.

Difficile de ne pas être émus quand on connaît les conséquences insupportables d’une loi votée sous nos yeux : l’article 16 du projet de loi Asile et immigration qui a été voté, permettra que l’on enferme hommes, femmes et enfants jusqu’à 90 jours dans des centres de rétention. Un traumatisme, indigne de nos valeurs, des Droits humains, et condamné par l’ensemble des associations qui au quotidien font vivre la solidarité et l’humanité concrète.

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23 avril 2018 1 23 /04 /avril /2018 04:58
A Scrignac, dans les Hautes-Alpes, la menace de l'extrême-droite radicale peut s'exprimer en toute quiétude sous le pouvoir de Macron et Collomb
La manifestation des identitaires, racistes, fascistes organisée à Scrignac le 21 avril 2018 par plusieurs groupuscules violents (ADSAV, Identitaires, Gudards, royalistes d'extrême-droite radicale) sous le mot d'ordre "communistes assassins" a bien pu se tenir grâce à la complaisance du préfet et du gouvernement malgré l'absence de demande d'autorisation, les propos menaçants sur internet, le caractère inquiétant, violent et antidémocratique de l'appel à manifestation et de ces groupuscules qui glorifient la collaboration et criminalisent la résistance, malgré les menaces reçues par un camarade finistérien la semaine dernière dans sa boîte aux lettres ("On va te crever comme un chien. Antipatriote. Mort aux communistes").
 
La préfecture était parfaitement au courant de ces éléments très inquiétants.

Le fait qu'une quinzaine d'organisations (partis de gauche, syndicats, associations) demandent l'interdiction de cette manifestation n'a rien changé à la donne.
 
Le préfet a autorisé donc la manif de fachos, prenant une responsabilité majeure.

Le même jour, les identitaires partaient grillager la montagne et la frontière avec Italie dans les Hautes Alpes à une centaine de militants fachos prêts à partir en chasse aux migrants comme en Hongrie. Tout cela sans interdiction de la préfecture, avec la neutralité bienveillante de Gérard Collomb. Un vrai scandale! Heureusement qu'en ces jours anniversaires de la libération de l'Italie du fascisme, la gauche italienne était là pour repousser les fachos français.

Génération identitaire: la réaction de Gérard Collomb ne passe pas à gauche
 
Ce sont des évènements significatifs, très inquiétants, d'autant que l'on voit bien que c'est deux poids, deux mesures, avec la contestation de gauche, les étudiants, les zadistes et leurs défenseurs, et que tous les ingrédients d'une montée en puissance de l'extrême-droite la plus anti-démocratique et raciste sont réunis.

A Scrignac, les fachos étaient 60-70 selon les journalistes, pas mal de crânes rasés, des génuflexions devant la tombe de l'abbé Perrot.

La mobilisation n'était pas terrible pour eux, en deça de leurs espérances certainement. Le dispositif policier était conséquent autour d'eux à Scrignac.

Néanmoins, le fait qu'ils aient pu organiser leur manif d'extrême-droite radicale dans un haut lieu de la résistance culturellement très rouge, en traitant les communistes d'assassins sans interdiction du préfet, est déjà en soi une demi-victoire pour eux.

Le fait qu'ils ne puissent pas se mobiliser à plus de 60-70 sur une manif régionale montre néanmoins les limites actuelles de leurs organisations groupusculaires, même en fédérant tous leurs groupuscules fascistes et racistes: ADSAV compte une trentaine d'adhérents à jour de cotisation en Bretagne, les Identitaires ne sont pas plus d'une soixantaine, on est loin des ligues fascistes des années 30, même s'il y a sans doute des ponts entre le FN et ces groupuscules qui n'ont de nationalistes bretons que la façade: en vérité ils sont surtout racistes, fascinés par la force fasciste et anti-démocrates.    

 
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