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Pour la CGT, les revendications auxquelles il faut répondre, pour « un état d’urgence économique et social », sont : l’augmentation immédiate du Smic à 1 800 euros, l’augmentation généralisée des salaires, des pensions, du point d’indice dans la fonction publique, plus de justice fiscale, le rétablissement de l’impôt sur la fortune, l’exigence des négociations sur les salaires dans les entreprises, des services publics qui répondent aux besoins, la relance de la politique industrielle.
Les mesures annoncées par Macron ne répondent en rien à l’urgence sociale : plus de 8 millions de personnes vivent en dessous du seuil de pauvreté, et ce ne sont pas quelques euros qui vont leur changer la vie.
Les salariés ne demandent pas l’aumône mais une réelle reconnaissance de leur travail. Les privés d’emploi et les précaires subissent les choix désastreux du patronat.
Une vraie reconnaissance du travail, c’est prendre aussi en compte ceux qui ont travaillés toute leur vie et créés des richesses du fait de leur travail.
Or, l’annulation de l’augmentation de la CSG pour les retraités touchant moins de 2 000 euros de retraite pour l’année 2019, est un simulacre de réponse.
La prime exceptionnelle : elle est au « bon vouloir ». En réalité, beaucoup de salariés n’en verront pas la couleur et, cerise sur le gâteau, les entreprises qui le font déjà bénéficieront d’un effet d’aubaine par une exonération de cotisations sociales compensée financièrement par les salariés.
Macron continue sa politique libérale, ne demande rien au patronat et met en danger la Sécurité sociale en désocialisant les heures supplémentaires.
La France est le pays où les grands patrons ont eu une augmentation de salaire de 10 % en 2017, atteignant en moyenne plus de 3,8 millions d’euros par an.
Sans vouloir, aujourd’hui, revenir sur les 200 milliards d’euros de cadeaux fiscaux donnés au patronat et notamment les grandes entreprises, l’équilibre budgétaire se traduira par la double peine pour les salariés :
Après le 14 décembre, la CGT appelle tous les salariés à poursuivre la mobilisation le 18 décembre.

Tandis que le secrétaire général de l’ONU alertait hier sur l’enlisement des travaux de la Cop 24 à Katowice, plusieurs pays dont la Russie, l’Arabie saoudite et les Etats Unis ont déclarait qu’ils prenaient note du dernier rapport du GIEC paru cette année sans pour autant en tirer les conséquences. Les pays membres de l’UE se sont montrés très discrets sur le sujet tandis que le parlement européen voient de voter majoritairement pour un accord de libre échange avec le Japon.
Depuis bientôt deux semaines, très peu d’informations nous proviennent de Katowice où la Cop 24 doit adopter d’ici samedi un plan d’action planétaire visant à freiner le réchauffement climatique. Notons déjà que si elle devient effective, l’action interviendra trois ans après l’objectif retenu à Paris de ne pas dépasser de +2°C, voire + 1,5°C, la température moyenne du milieu du XIXème siècle. Il reste à savoir à quel rythme interviendra la réduction globale des émissions de gaz à effet de serre (GES). Car celles des pays développés comme les Etats Unis, le Canada, l’Australie, l’Union Européenne dont la France sont reparties à la hausse ces dernières années alors qu’il faut les diviser par quatre d’ici 2050.
Mercredi, Antonio Guterres, secrétaire général de l’ONU, a résumé la situation en quelques mots. Selon lui, la lutte contre le changement climatique est, pour les peuples « une question de vie ou de mort aujourd’hui. Rater cette opportunité compromettrait notre dernière chance de stopper le changement climatique, hors de contrôle. Ce n’est pas seulement immoral, ce serait suicidaire. Cela sonne comme un appel dramatique, mais c’est bien ce que c’est : un appel dramatique », a-t-il asséné.
Comment fut introduit le +1,5°C à Paris en 2015 ?
Le secrétaire général de l’ONU a aussi évoqué le dernier rapport spécial du Groupe international des études sur le climat (GIEC) pour dire que c’est « une reconnaissance saisissante des conséquences qu’un réchauffement mondial de plus de 1,5°C aura sur des milliards de personnes à travers le monde. Ce n’est pas une bonne nouvelle, mais nous ne pouvons pas nous permettre de l’ignorer », a-t-il insisté.
Il faut ici se souvenir que lors de la Cop 21 à Paris, les pays pauvres, qui sont les plus impactés par les conséquences du réchauffement, avaient fait savoir qu’ils ne signeraient pas le texte final si l’on ne se donnait pas les moyens de tendre vers cet objectif alors que +2°C était le chiffre à ne pas dépasser. Président de la Cop 21, Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères dans le gouvernement dirigé par Manuel Valls, avait fait approuver cet ajout afin d’avoir un vote unanime de 196 pays sur le texte final. Mais trois ans après l’adoption de ce texte, rien n’a été mis en place. C’est même des efforts que doit faire chaque pays que l’on discute depuis près de deux semaines à Katowice.
Et en même temps, le libre échange continue de polluer plus
Hier aussi, on apprenait que le Parlement Européen avait approuvé par 474 voix pour, 152 contre et 40 absentions, un accord de libre échange entre l’Europe et le Japon. Il doit entrer en vigueur dès le mois de février 2019 et va permettre, nous dit-on, de faire entrer 85% des produits alimentaires européens au pays du soleil levant sans le moindre droit de douane d’ici quelques années. Les viandes et produits laitiers seraient les plus concernés. Comme l’Europe importe 34 millions de tonnes de soja chaque année pour les produire, augmenter en volume ces productions pour en vendre une partie au Japon amènera l’Europe à contribuer davantage encore à la déforestation de l’Amazonie pour avoir des tourteaux de soja. Aux conséquences climatiques de la déforestation s’ajouteront celles exportations accrues de viandes et de produits laitiers préservés par la chaîne du froid. Ce qui augmentera sensiblement le bilan carbone de l’assiette du consommateur japonais.
Le combat des gilets jaunes dure depuis des semaines en France contre la précarité et les bas salaires dans un pays que ses dirigeants politiques ont laissé se désindustrialiser depuis quatre décennies (1). La mèche du mécontentement a été allumée par la taxe de trop sur les carburants dont une petite partie iraient alimenter une prime à la casse dépourvue de toute efficacité écologique dans un pays où la distance ne cesse de progresser entre le lieu de résidence et le lieu de travail des salariés. Cela résulte aussi des transferts de production dans les pays à bas coûts de main d’œuvre en faisant de la France un désert industriel. Mais les princes qui nous gouvernent et les économistes qui les conseillent occultent soigneusement le bilan carbone désastreux de ces délocalisations. Depuis des décennies, on casse en France des usines en bon état de marche pour en construire d’autres dans des pays ou les salaires sont trois à dix fois plus bas. Et comme couler une tonne de béton induit l’émission de 900 kilos de CO2, le bilan carbone des délocalisations est d’autant plus désastreux que les marchandises délocalisées sont en grande partie importées.
Quand les tarifs douaniers fonctionnaient comme une taxe carbone
On oublie aussi que les tarifs douaniers, que l’on a supprimés dans tant d’accords de libre échange, rapportaient de l’argent au budget de l’Etat et, d’une certaine manière, faisaient fonction de taxe carbone sans en avoir le nom. C’est tellement vrai que le pouvoir politique a choisi ces dernières années de taxer toujours plus les contribuables que nous sommes pour financer le patronat à travers le CICE, les réduction d’impôts sur les sociétés et autres « allègements de charges » pour tenter de freiner cette poursuite des délocalisations et sans pour autant créer des emplois durables en France.
Nous entrons dans un monde fini dans lequel les matières premières ne vont cesser de se raréfier au fils des décennies de ce siècle (2). Il est donc plus que temps de remettre en cause le « libéralisme économique » tel qu’il fonctionne aujourd’hui.
(1) Sous le titre « Pas de territoires sans industries », l’Humanité-Dimanche de cette semaine publie un supplément « Spécial collectivités » de 24 pages qui apporte beaucoup d’informations aux lecteurs.

Les manipulations d’Emmanuel Macron - Par Éliane Assassi / 11 décembre 2018
Hier soir, devant 21 millions de téléspectateurs, le Président de la République s’est livré à un exercice périlleux : laisser penser qu’il a entendu la colère populaire, céder le moins possible et, surtout, jusqu’au bout, ne faire participer ni les riches ni les entreprises au moindre effort national.
Il a annoncé mot pour mot une « augmentation du SMIC de 100 euros », sans préciser qu’il s’agissait de 100 euros bruts et a fortiori que ce résultat était le fruit d’un agrégat de mesures déjà annoncées, dont l’application est seulement accélérée.
M. Joël Guerriau. Et votre rappel au règlement ?...
Mme Éliane Assassi. Le coût de l’ensemble de ces mesures serait de 12 à 15 milliards d’euros selon les différents calculs. Alors ; qui va payer ? C’est là une question clé. Tout montre que ce seront les contribuables, y compris les plus modestes, qui devront mettre la main à la poche, alors que les riches et les ultra-riches seront toujours protégés. (Brouhaha sur les travées du groupe Les Républicains.)
M. Claude Malhuret. Ce n’est pas un rappel au règlement !
Mme Éliane Assassi. Les choses sont simples : d’une part, il n’y a pas d’augmentation de salaire – seuls 2 à 3 millions de salariés seront concernés par l’anticipation que j’évoquais – et, d’autre part, toutes les nouvelles dépenses seront prises en charge par la collectivité. (Protestations sur des travées du groupe La République En Marche.)
Emmanuel Macron, passant du tour de passe-passe au numéro d’équilibriste, a tenté d’expliquer l’inexplicable : le refus de rétablir l’ISF pour les financiers et actionnaires de tout poil. Or l’ISF est, pour les « gilets jaunes » et pour la grande majorité de la population qui les soutient, le marqueur d’une politique dont la priorité est la satisfaction non pas des intérêts du plus grand nombre, mais de quelques intérêts privés. (Exclamations sur les travées du groupe Les Indépendants – République et Territoires.)
Nous le disons avec force au chef de l’État mais aussi à la majorité sénatoriale : rendez l’ISF, rendez ces 3,7 milliards d’euros pour participer à la justice fiscale et sociale ! (Huées sur les travées du groupe Les Républicains. – Applaudissements sur les travées du groupe communiste républicain citoyen et écologiste et sur des travées du groupe socialiste et républicain.)
M. Joël Guerriau. Commencez par respecter le règlement !
Mme Éliane Assassi. Rendez l’ISF, pour apporter un moindre crédit à cette idée de « nouveau contrat social », qui sonne aujourd’hui comme un simple affichage de la part d’un pouvoir s’appliquant, par ailleurs, à poursuivre avec zèle la déconstruction du modèle social.
Le Gouvernement s’apprête donc à demander une seconde délibération sur l’article 82 du projet de loi de finances relatif à la prime d’activité.
Monsieur le président, notre groupe estime que, pour la clarté des débats et des choix, une seconde délibération sur les dispositions relatives à l’impôt sur la fortune devrait avoir lieu. Notre peuple a le droit de savoir en effet qui va payer les dispositions annoncées hier par Emmanuel Macron.
Fabien Roussel a été excellent ce matin sur France Inter.
Cela fait tellement de bien d'entendre une parole communiste populaire, vive et vivante sur le service public d'information, des arguments forts et percutants, appuyés sur le quotidien des gens, contre la politique de Macron, en solidarité avec le mouvement des Gilets Jaunes, la colère et l'exigence sociale qu'il porte!
Un hommage à Martha Desrumaux, au combat du Parti Communiste pour le rassemblement des forces de la résistance, les grandes conquêtes sociales, l'émancipation des femmes, contre l'apartheid, pour la libération de Nelson Mandela, contre le colonialisme et le racisme.
Compte-rendu du conseil municipal du 13 décembre 2018
Début du conseil : 19h.
Pour l'opposition, Dominique Guizien, absent, donne pouvoir à Roger Héré.
1° Compte rendu du conseil du 24 septembre 2018:
J. Huon indique que pour les mêmes raisons que d'habitude (absence de réel compte-rendu des débats) l'opposition s'abstient sur ce point.
2° Tarifs de la bibliothèque
Mme le Maire propose de maintenir en 2019 les tarifs de 2018.
R. Héré renouvelle la demande de l'opposition faite les années passées d'accorder la gratuité
aux enfants de moins de 12 ans, et d'étendre le tarif pour les moins de 18 ans aux demandeurs d'emploi. Il indique que cela serait en tout état de cause insignifiant pour le budget communal. A cet égard il demande pour information le montant annuel des recettes sur ce point.
La majorité indique ne pas être en mesure de communiquer précisément les chiffres, et comme les autres années rejette la demande de l'opposition.
Vote contre de l'opposition.
3° Tarifs des concessions au cimetière
La majorité propose de majorer de 1% les tarif des concessions.
Abstention de l'opposition
4° Tarifs de l'Ecomusée
La majorité propose de maintenir les tarifs à l'identique pour l'année 2019.
Comme l'année passée, J. Huon indique sue la gratuité pour les enfants est contradictoire avec le principe retenu pour les bibliothèques, et que cela n'est pas cohérent.
B. Le Vaillant et J. Délépine estiment que le principe de la gratuité n'est pas une bonne chose, J. Délépine indiquant que quand il y avait gratuité il y avait automatiquement des dégradations.
Compte tenu de ces positions, l'opposition confirme son vote contre de l'année précédente.
5°Tarifs de location du mobilier
Les tarifs étaient de 7,50 € par table et de 5,25 € par lot de 6 chaises ou par lot de 2 bancs.
L'opposition cvonsidère que ces tarifs sont élevés.
La majorité propose de les majorer de 1%.
Abstention de l'opposition.
6° Tarifs Foyer rural et autres salles
Comme l’an passé la majorité propose de majorer les tarifs de 1%, et d'appliquer une décote à partir du 2ème jour.
R. Héré réitère sa demande de l'année précédente d'appliquer la gratuité pour les associations qui utilisent la salle de la Chapelle du Mur dans le cadre de leurs réunions ou assemblées générales, et dans la mesure où elles n'utilisent pas les équipements de la salle. Il trouve qu'il est en effet dissuasif de demander un tarif de 123 € pour une réunion de deux heures d’une association.
Abstention de l’opposition.
7° Loyer ADMR
Il est proposé de fixer le loyer à l'ADMR à la hauteur des dépenses engagées pour le local, soit 89 € HT par mois pour 2019.
Accord
8° commune nouvelle reprise des commandes et engagements de 2018
Mme le Maire indique que toutes les commandes et engagements des "communes historiques" de Plouigneau et de Le Ponthou n'ont pas donné lieu à facturation compte tenu de l'arrêté des comptes au mois de décembre. En conséquence elle propose au conseil d'autoriser la Trésorerie de Lanmeur à procéder au règlement de toutes les commandes et d'autoriser le maire ou son représentant à signer les avenants correszpondants.
J. Huon souhaite avoir les détail de ces engagements en ce qui concerne la commune du Ponthou.
Il ne lui est pas répondu.
R.Héré constate que sur cette question de la fusion la majorité n'a donné absolument aucun chiffre à ce jour et alors que la décision a été prise définitivement. Il estime que les élus de l'opposition bénéficient du droit minimum de disposer de tous les éléments qui sont connus ce que refuse la majorité.
B. Le Vaillant rétorque que les chiffres seront communiqués, mais sans dire à quel moment ils le seront.
Abstention de l'opposition.
9° admissions en non valeur
Il est demandé d'admettre en non valeur trois titres de 16,80 €, 182 €, et 3 €.
L'oppositon demande à quoi se rapportent ces titres.
Accord
10° admission en créances éteintes
Mme le Maire propose d'admettre 22 créances d'un montant total de 3 372,46 €, de 2015 à 2017, en créances éteintes, s'agissant de créances pour lesquelles aucune action en recouvrement n'est possible.
Accord
11° Maison de santé, décision modificative
Le montant des travaux pour la réhabilitation de l'ancienne perception est plus élevé que prévu.
Mme le Maire sollicite d'augmenter le compte de 45 000 € et d'autoriser les virements de crédits correspondants.
J. Huon demande des explications sur cet avenant. Il lui est répondu qu'en fait le montant initial avait été déterminé de façon tout à fait estimative.
Abstention de l'opposition
12° Budget de la commune , décision modificative n°2
Mme le maire demande l'autorisation d'effectuer les opérations d'ordre modifiant les sections de fonctionnement et d'investissement pour prendre en compte les travaux faits en régie par le personnel municipal qui valorisent le patrimoine municipal (+ 24 000 €).
Accord
13° Recensement de la population
Mme le maire propose la création de 10 postes d'agents recenseurs pour assurer les opérations du recensement. Elle propose des tarifs par feuille de logement et par , et l'application du SMIC en vigueur pour les formations (7 h) et la tournée de repérage (8 h).
R. Héré demande comment et par qui ont été fixés les tarifs. Guy Guillou répond que c'est la municipalité qui les a fixés sur la base de ceux qui avaient été déterminés pour la précedente opération, sachant que cette fois-là c'était le Centre de gestion qui les avait fixés. Il a ajouté que ces tarifs avaient été révalués sur la base d'une augmentation de 1% par année.
Accord
14° Piscine, avenant au contrat de concession
Mme le Maire propose de modifier la formule de révision de 2011 de la redevance annuelle, les indices de gaz et d'électricité figurant dans la formule n'existant plus et ayant été remplacés par des indices nouveaux. Elle propose de remplacer les indices n'ayant plus cours par les nouveaux indices correspondants.
Accord
J. Huon en profite pour demander où en est la question de la discussion qui devait être engagée avec la société L'Helvan en vue du renouvellement ou non de la délégation de service public.
B. Le Vaillant répond qu'actuellement il y a une modification de la composition de la société (associés), et qu'un contact aura lieu dès que cette question aura été réglée.
15° prêt d'honneur
Un jeune de Plouigneau demande un prêt d'honneur de 1 000 € pour financer un stage de deux mois en Belgique.
Accord
16° Logis Breton, réaménagement de dette
Dans le cadre de la révision d'un emprunt auprès de la Caisse des dépôts (baisse du taux et allongement de la durée du prêt) il est demandé au conseil de modifier sa garantie en conséquence.
Accord
17° Adhésion à la convention de participation "prévoyance" par le centre de gestion
Demande d'adhésion à la convention pour une durée de 6 ans, avec participation de la commune de 10 € net par mois pour chaque emploi équivalent temps plein.
J. Huon fait observer que le nouveau contrat de prévoyance, dont la couverture sera meilleure, se traduira aussi par un surcoût pour les agents territoriaux. Elle indique que la participation a été revue à la hausse dans d'autres communes pour tenir compte du reste à charge pour les agents. R. Héré indique que la participation de la commune pourrait être revue à la hausse au prorata de la hausse de la cotisation totale.
Fin de non recevoir.
L'opposition s'abstient
18° Dotation d'Equipement des territoires ruraux (DETR)
Les opérations pouvant bénéficier de cette dotation de l'Etat (dans une fourchette de 20% à 50% du coût total) sont :
- la construction ou la rénovation de bâtiments communaux
- l'ensemble des travaux liés aux économies d'énergie.
La majorité propose de réaliser dans ce cadre :
1° une nouvelle salle polyvalente d'un coût de 634 000 € HT, financé par la DETR à hauteur de 190 212 €,
2° les travaux de rénovation thermique de l'école de Lannelvoëz d'un coût total de 280 000 € HT, dont 50% par finacement DETR, soit 140 000 €
R. Héré intervient pour indiquer l'accord de l'opposition pour l'école de Lannelvoëz. En ce qui concerne la salle polyvalente il demande sur quelle base et à partir de quels besoins a été projetée cette réalisation. J. Huon ajoute qu'il aurait été souhaitable d'examiner les besoins et de discuter de tout cela en amont de la décision qui est prise sans discussion et sans débat préalable.
R.Héré s'interroge sur l'utilité en ce moment précis de la construction d'une salle polyvalente, alors que des travaux de rénovations importants seraient à réaliser, par exemple, sur la salle omnisports qui aurait besoin d'une sérieuse rénovation.
B. Le Vaillant minimise les besoins de travaux dans la salle omnisports, en indiquant que son utilsation n'est pas intense.
Pour ce qui est de la nécessité de la salle polyvalente, et après une vive insistance de l'opposition, il consent à répondre au besoin d'espaces de réunions, en raison d'une part de l'insuffisance des salles de l'espace Coatanlem résultant de l'extension de la bibliothèque/médiathèque, et d'autre part du surdimensionnement du foyer rural qui n'est pas adapté aux petites réunions. Le Foyer rural sera réservé aux initiatives de plus grande importance.
La salle polyvalente va comporter une grande salle et deux petites salles.
Accord est donné en ce qui concerne la demande de dotation DETR.
19° Déclassement d'une parcelle publique
Suite à la décision prise au conseil précédent et à l'avis favorable du commissaire enquêteur, Mme le maire demande l'autorisation de céder à la pharmacie une parcelle de 43 m² place Coatanlem.
Accord
20° nouveau tableau de classement du domaine communal
Proposition d'un nouveau tableau de classement des voies communales, pour régulariser la situation de nombreuses voies qui n'étaient pas classées.
Accord
21°classement dans le domaine communal
Il est proposé de classer plusieurs parcelles dans le domaine public communal.
R. Héré demande des précisions sur ce point, à savoir quelle était la situation de ces parcelles. Après discussion il s'avère qu'il s'agit de parcelles appartenant à la commune et qui ne figuraient pas dans le domaine communal. Cette régularisation est consécutive à l'opération de remaniement (mise à jour) effectuée par les services du cadastre sur la commune de Plouigneau.
Accord
22° Convention de gestion avec Morlaix Communauté
Dans le cadre du transfert de la compétence ZAE transférée à Morlaix Communauté à compter du 01/01/2017, les charges liées à l'entretien de ces ZAE et les modalités du transfert ont été évaluées par la commission concernée (CLECT).
Le conseil est invité à donner son accord sur les modalités de ce transfert.
En réponse à J.Huon il est indiqué que le montant des charges est de 40 000€.
Accord
23° Dérogation au repos dominical
Comme pour l'année 2018, le Mme le maire propose l'ouverture de certains commerces le dimanche :
1° professions de l’automobile : 5 dimanches en 2019 ;
2° professionnels des commerces de fleurs, plantes, graines et animaux de compagnie : 5 dimanches en 2019 ;
Abstention de l’opposition, comme l'année précédente.
24° SDEF rapport d'activité 2017
Mme le Maire renvoie au rapport publié sur le site internet www.sdef.fr
R. Héré demande à J. DELEPINE, représentant de la commune auprès du SDEF, quelles ont été les interventions principales pour la commune en 2017. Celui-ci répond que cela s'est limité à l'enfouissement des réseaux rue du Maréchal Leclerc.
24° Rapport d'activité de Morlaix Communauté
Le rapport a été transmis par mail.
Pas d'observations.
25° Rapport annuel eau et assainissement collectif pour 2017
Mme le Maire donne quelques indications :
1° Assainissement collectif
Exploitation en délégation de service public (affermage); 3 250 habitants desservis au 31/12/2017; 1549 abonnés; volume facturés : 162 970 m3; prix pour 120 m3 = 250,81 €; linéaire de collecte : 41,343 km
2° Eau
DSP (affermage); nombre d'abonnés : 6 242; consommation moyenne par abonné domestique : 73,5 m3; prix TTC pour 120 m3 : 267,70 €.
Pas d'observations.
26° Compte rendu des décisions prises par délégation du conseil
A signaler un emprunt de 300 000 € souscrit au CMB le 14/11/2018 remboursable en 180 mois; taux 1,35% trimestriel.
R. Héré demande des précisions sur cet emprunt et ce à quoi il est affecté. Il est répondu qu'il n'est pas spécifiquement affecté. Il s'agit donc d'une ligne de trésorerie.
Questions diverses
J. Huon demande quel est le coût global des travaux sur la nouveau bâtiment des services techniques. Il lui est répondu que les éléments seront communiqués.
Fin du conseil : 20 h 10
Discours de Julien Tanguy, secrétaire de l'UL CGT, devant la sous-préfecture - photo Pierre-Yvon Boisnard
Rassemblement de solidarité avec les Migrants:

En privilégiant les revenus non soumis à cotisations pour augmenter le pouvoir d’achat, le chef de l’État hâte son entreprise de rétrécissement des assurances sociales et leur transformation en filet de sécurité minimal.
Il en va du salaire comme de la météo : le ressenti peut différer du réel. Et l’on peut croire à une embellie quand la situation stagne ou se détériore. C’est exactement le levier sur lequel jouent les annonces d’Emmanuel Macron sur le pouvoir d’achat, financées pour partie à coups de franchise de « charges ». C’est-à-dire payées sur le dos de la protection sociale, dont l’affaiblissement risque de se retourner contre le salarié, qui peut croire y gagner dans un premier temps en touchant en « net » la part de son salaire jusqu’alors consacrée à sa couverture sociale.
Après la suppression totale des cotisations aux assurances-chômage et maladie en 2018 – compensées par un impôt, la CSG, dont l’assiette plus large inclut aussi les retraités –, le président de la République poursuit le travail de sape de la cotisation sociale en proposant aux entreprises qui le souhaitent de verser à leurs salariés une prime de fin d’année vierge de tout prélèvement social et fiscal. L’idée est ainsi d’offrir une incitation suffisamment puissante pour qu’une plus grande part de patrons se laisse convaincre de l’accorder à leurs salariés sans que cela ne grève les profits. Et que l’effort ainsi consenti se répercute intégralement sur le net à payer en bas de la fiche de paie, pour que le gain ressenti soit maximal.
La solidarité « financée par les contribuables implique des droits et des devoirs »
Ce faisant, Emmanuel Macron creuse un peu plus le manque à gagner pour les recettes de la protection sociale, dont l’estimation devra prendre en compte l’effet d’aubaine induit par cette mesure. Manqueront les cotisations sur les primes dont le versement était prévu avant les annonces faites lundi soir. Mais le chef de l’État creuse aussi le trou en substituant à la hausse du Smic, que revendiquent les syndicats et les gilets jaunes, une augmentation de la prime d’activité versée par l’État. Celle-ci ne donne lieu à aucune perception de cotisation sociale. Si elle est extrêmement profitable aux patrons qui n’auront pas à verser un centime de plus aux smicards, la mesure s’avère donc pénalisante pour les finances publiques, mais aussi pour les salariés. En effet, cette hausse de la prime d’activité ne se traduira par aucun droit à la retraite ou au chômage. Si l’on y ajoute l’annulation – certes bienvenue – de la hausse de la CSG sur les retraités modestes, des questions s’imposent : ces ressources seront-elles compensées à la Sécurité sociale, et comment ? Qui financera au final les déficits publics, si le gouvernement fait le choix dans un premier temps de les laisser filer ? Les prestations sociales seront-elles réduites pour faire baisser la « dépense publique » ?
Au-delà de l’équation budgétaire, c’est toute la protection sociale dont le président de la République est en train de « transformer la philosophie même », comme il l’a reconnu sans fard devant le Parlement réuni en Congrès cet été. « La solidarité nationale est de plus en plus financée par l’impôt », relevait-il ainsi le 9 juillet devant les élus de la nation, appelant à « tirer toutes les conséquences » de cette fiscalisation. À la différence des régimes financés par la cotisation, qui ouvre des droits à ceux qui la versent, la solidarité « financée par les contribuables implique des droits et des devoirs », poursuivait-il. En clair : chacun devient redevable à la société des prestations qu’elle lui accorde. C’est le passage d’une logique assurantielle à une logique d’aide sociale – d’« assistance », diront ceux qui veulent en rétrécir le périmètre. Les contreparties éventuelles posées à cette aide, voire sa réduction à un filet de sécurité minimal, ouvriraient alors la porte à de graves régressions.