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Notre pays connait une colère populaire légitime.
Ne plus pouvoir vivre de son salaire. Craindre pour son avenir, pour celui de ses enfants, pour celui des générations futures quand une minorité de privilégiés s’accapare l’essentiel des fruits du travail collectif est devenu intolérable pour la majorité de nos concitoyen·ne·s qui le manifeste sous des formes multiples.
Les maires et les élu·e·s locaux rassemblé·e·s dans l’ANECR vivent et partagent cette réalité quotidienne et la colère du peuple.
Dans l’exercice des missions que le peuple des villes et des campagnes leur a confiées, les communes, les conseils départementaux et régionaux sont souvent les correcteurs, les amortisseurs des inégalités générées par le système actuel. Mais ils sont désormais empêchés. Les élu·e·s se heurtent quotidiennement à une machine gouvernementale qui n’a aucune ambition émancipatrice. Son seul but est de rogner sur les finances publiques au détriment des services publics, aggravant les disproportions entre les territoires et entre les citoyen·ne·s, accélérant un changement sociétal majeur.
La suppression de 13 milliards d’euros de dotations destinées aux collectivités territoriales est inacceptable. Elle intervient alors que 40 milliards sont offerts sans contrepartie au monde économique au titre du CICE, et que 1,5 milliards d’euros sont restitués aux 5 000 contribuables les plus riches du pays... Ces faits illustrent les choix présidentiels.
Aux récriminations et aux demandes d’égalité du peuple et de ses élu·e·s, le président de République, son gouvernement et les élu·e·s qui s’en réclament ont toujours opposé, avec un dédain certain, une fin de non-recevoir.
Ces temps du mépris et du refus sont terminés. Le peuple de France et ses élu·e·s le font savoir. Ils réclament le respect, plus de démocratie, la justice sociale et de pouvoir vivre dignement dans un environnement protégé.
Nous demandons la prise en compte immédiate des revendications sociales exprimées en particulier par le mouvement des gilets jaunes et les syndicats professionnels, à commencer par l’annulation pure et simple des taxes carburant, l’augmentation du SMIC, le rétablissement de l’ISF et la suspension des coupes budgétaires affectant les dotations aux collectivités.
Les élu·e·s communistes et républicains sont des acteurs quotidiens de la démocratie et les défenseurs du peuple. La France est riche, elle a les moyens de répondre aux exigences portées par le mouvement populaire. Nous lui apportons notre soutien et affirmons notre détermination à continuer de nous mobiliser, dans les luttes et dans les institutions, au service de l’interêt commun pour qu’enfin l’humain d’abord et l’égalité soient au coeur des choix politiques, économiques, culturels et écologiques de notre pays.
Nous invitons les maires, les élu·e·s locaux et nationaux de notre association :
• À ouvrir grandes les portes des mairies aux citoyennes et aux citoyens engagés dans ce vaste et salvateur mouvement populaire et à favoriser l’expression des revendications et des propositions (cahiers
de doléances...).
• À réunir les forces associatives, citoyennes, politiques, sociales de leur commune pour favoriser les convergences de luttes.
• À se tenir aux côtés des lycéen·ne·s mobilisés et leur apporter, si besoin, l’aide nécessaire pour qu’ils puissent se réunir, s’organiser et conduire par eux-même leur mouvement, et à prendre toute initiative pour les protéger des insupportables violences policières.
L’Aquarius obligé d’abdiquer : honte à Emmanuel Macron ! (PCF)
Faute de pavillon, SOS Méditerranée et MSF sont obligés de stopper leurs missions de sauvetage en mer.
Alors que mardi dernier, 15 migrants ont été retrouvés morts de faim et de soif dans une embarcation de fortune au large de la Libye dans un silence complice de tous les pays européens, cette même Europe a été incapable de proposer un pavillon à l’Aquarius et de soutenir l'action de SosMéditerranée qui a sauvé 30 000 personnes depuis 2016.
Honte à Emmanuel Macron, à ces dirigeant-e-s européen-ne-s pour leur indifférence, leurs calculs mortifères et leurs attaques régulières contre la mission de SOS Méditerranée et de MSF dans la Méditerranée qui devient un cimetière.
Le Parti communiste français tient à saluer et féliciter les équipes d'SOS Méditerranée. Dans quelques jours, plus de 120 états vont se réunir à Marrakech pour débattre du Pacte mondial des migrations de l’ONU.
Il est du devoir de la France et de l’UE de rejeter la criminalisation des ONG qui opèrent en Méditerranée, de garantir la liberté d'action d'SOS Méditerranée aux et d’ouvrir les ports français de Méditerranée aux missions de sauvetage.
C’est un devoir d’humanité et le respect du principe de fraternité !
Parti communiste français,
Paris, le 6 décembre 2018
Les citoyens continuent d'exprimer avec vigueur une colère légitime. Ils veulent vivre dignement, et une justice sociale. Cette colère, les communistes la comprennent et la dénoncent depuis longtemps dans leur activité au quotidien.
Après le "trop de taxes" du début, l'exigence de hausse des salaires et pensions est apparue rapidement. En effet, c'est bien là le véritable enjeu.
Nous voulons une société plus juste, plus humaine, plus égalitaire.
Il faut une meilleure redistribution des richesses (aides, allocations diverses), une meilleure protection sociale (à chacun selon ses besoins, de chacun selon ses moyens), un meilleur accès aux services publics pour tous.
Les problèmes posés ne peuvent pas conduire à un simple combat contre les impôts, taxes et cotisations en général, mais plutôt contre un système fiscal et social de plus en plus injuste et inefficace qu'il faut changer, ainsi que pour une autre répartition des richesses crées par le travail, au bénéfice de ceux qui les créent.
Une protection sociale financée par les cotisations et non par l’impôt
La politique d’exonérations de cotisations sociales menée depuis les années 90 (plus de 50 Mds€ par an, actuellement) au bénéfice des employeurs, n’a eu aucun impact réel sur l’emploi. Cela n’a pas empêché le chômage de croître. Au contraire le libéralisme a poursuivi sa course aux profits, dévastatrice pour l’emploi et les activités.
Macron a donné un grand coup d’accélérateur à cette politique en transformant au bénéfice du patronat la manne du CICE en une exonération pérenne de ses cotisations sociales. Les premiers à payer ont les retraités par une hausse brutale et insupportable de la CSG.
Le financement de la Sécurité sociale par les impôts et taxes remet en cause la Sécurité sociale dans ses fondements. Les cotisations sociales dites « patronales » ne sont pas des « charges » pour l’entreprise, mais la part socialisée des salaires perçus. les exonérations patronales ne sont donc, pour les salariés, rien d’autre qu’une baisse de leur propre salaire.
Il faut une protection sociale solidaire de haut niveau. La sécurité sociale doit couvrir 100% des besoins de santé. Pour cela nous voulons un financement par la cotisation sociale prélevée sur les richesses créées à l’entreprise, et non dans la poche des citoyens eux-mêmes, comme c’est le cas de plus en plus.
Une fiscalité plus juste et plus redistributive
Notre société n’a jamais été aussi riche ! En France, 5e pays producteur de richesses dans le monde, le chômage et le travail précaire s’accroissent. Les gens veulent pouvoir boucler les fins de mois. Une société qui n’offre pas de perspectives à ceux qui produisent les richesses par leur travail, ni à la jeunesse pas plus qu’aux retraités, est une société sans avenir.
Il faut un système fiscal plus juste, renforcer la place de l’impôt sur le revenu pour en faire un grand impôt citoyen socle du système fiscal (augmenter sa progressivité, relever les taux pour les plus hauts revenus et réduire les niches fiscales).
Il faut réduire l’influence des impôts sur la consommation injustes tels la TVA, et la TICPE, et taxer davantage le capital que le travail pour réorienter les profits vers l’emploi et les salaires.
Sans attendre, en urgence, il faut répondre aux attentes sociales par :
l’augmentation du SMIC à 1800 euros avec répercussion sur l’ensemble des grilles de salaires mais aussi des pensions et des minima sociaux ,
l’annulation de la hausse de la CSG subie par les retraités, et la remise en cause des exonérations patronales de sécurité sociale ;
la suppression de la TVA pour les produits de première nécessité, notamment le gaz et l’électricité, et abaisser le taux normal de la TVA de 20 à 15 % ;
une fiscalité plus juste, tenant compte des revenus (impôt sur les revenus, impôts locaux) et de la richesse (droits de succession, rétablissement de l’ISF).
Roger Héré - élu PCF à Plouigneau
Une trentaine de maires communistes ont lancé, hier, un appel au gouvernement pour qu’il prenne enfin les décrets permettant de mettre en place cette mesure sociale.
C’est un coup de poing contre l’inertie qu’ont voulu donner une trentaine de maires communistes et républicains. À l’heure où la baisse de leur pouvoir d’achat pousse des centaines de milliers de Français dans les rues, ces élus, dont 26 en région parisienne, ont demandé hier à pouvoir encadrer la hausse des prix des loyers dans leurs communes. « Dans beaucoup de zones tendues, le loyer est le principal poste des dépenses des familles. En Île-de-France, où il a atteint en moyenne 876 euros pour 45 m2, il absorbe déjà 25 à 30 % des revenus disponibles d’un couple installé et jusqu’à 50 % pour un jeune ménage », a rappelé Patrice Bessac, le maire de Montreuil.
Malgré son caractère modeste, l’encadrement, qui consiste à limiter la hausse à la relocation à 20 % au-dessus du loyer de référence fixé par un observatoire, « pourrait redonner un réel pouvoir d’achat aux familles », estime Ian Brossat, candidat PCF aux élections européennes et adjoint en charge du logement à la mairie de Paris. « Notre démarche est politique, nous voulons mettre le gouvernement face à ses responsabilités », a expliqué Patrice Bessac. Les élus demandent la promulgation rapide des décrets d’application qui permettront de mettre en place l’encadrement. Celui-ci est autorisé par la loi Elan adoptée mi-octobre, mais à titre expérimental et pour une période de cinq ans dans les seules communes volontaires. La limitation de son périmètre permet de faire sauter les contraintes géographiques qui avaient causé la mort des précédentes expériences de plafonnement. En 2017, la justice administrative avait annulé les arrêtés pris à Lille et à Paris, les deux seules communes ayant utilisé une disposition de la loi Alur de 2014 autorisant d’encadrer les loyers. Les tribunaux avaient estimé que la mise en place de la mesure dans une seule commune contrevenait à la loi, qui demandait son application à l’échelle de la métropole. Ce revers était l’aboutissement d’années d’intense lobbying par les acteurs de l’immobilier privé. Dès le départ, l’encadrement prévu par la loi Alur, qui devait s’appliquer à 28 agglomérations, a été l’objet d’un tir de barrage des associations de propriétaires et de promoteurs. Cédant à leurs sirènes, le premier ministre d’alors, Manuel Valls, avait unilatéralement limité l’application de la mesure en lui donnant un caractère expérimental.
« À Paris, où l’encadrement des loyers a été appliqué entre 2015 et 2017, il a pourtant fait ses preuves, a rappelé Ian Brossat. Après une hausse de 50 % entre 2005 et 2015, les prix s’étaient stabilisés. » Le dispositif légal mis en place par le gouvernement recèle néanmoins des chausse-trappes. Son application dépend de l’existence d’un observatoire local des loyers, d’une demande formulée à l’échelle de l’intercommunalité (ou des établissements publics territoriaux, en Île-de-France) et de l’existence incontestable de tensions sur le marché locatif de la ville. Autant d’obstacles que les élus PCF d’Île-de-France repoussent d’un revers de la main, estimant que les difficultés techniques s’écarteront face à la volonté politique. L’encadrement fait pour eux partie d’une politique globale de lutte pour le droit à se loger. « Le logement est un système, a résumé Patrick Bessac, il faut soutenir les mesures sur le prix du foncier, construire des logements sociaux et encadrer les loyers. Aujourd’hui, nous attaquons le système par un bout. »
Manifestations/Gilets jaunes : "La réponse du gouvernement ne peut pas être la surenchère sécuritaire" (PCF)
Samedi va être une journée de mobilisation importante dans tout le pays pour le progrès social, la démocratie et le climat.
De nombreux lycéens sont blessés ou gardés à vue suite aux mobilisations lycéennes de ce jour.
La réponse au profond mouvement populaire qui s'exprime ne peut pas être une surenchère sécuritaire. Le gouvernement porterait une lourde responsabilité s'il n'apportait pas une réponse politique rapide aux demandes formulées par les Français, qu'ils aient un gilet jaune ou non. C'est désormais au Président de la République de parler au pays avant les manifestations de ce samedi.
Les communistes considèrent que les violences, d'où qu'elles viennent, n'offrent aucune perspective.
Le PCF appelle à amplifier le mouvement et appelle le gouvernement et le Président de la République à changer le cap de sa politique. Il appelle nos concitoyen.ne.s à manifester pacifiquement en ce sens. Les élu.e.s et militant.e.s communistes seront mobilisé.e.s partout en France pour faire valoir la nécessité de vraies mesures en faveur du pouvoir d'achat.
Aux côtés des citoyen.ne.s mobilisé.e.s, les communistes sont déterminé.e.s à faire progresser les mesures suivantes :
- Hausse du Smic de 200€ net et augmentation des pensions de retraites
- Ouverture des négociations salariales dans le public comme dans le privé
- Rétablissement de l'impôt sur la fortune
- L'application de l'égalité salariale femmes/hommes
Aujourd'hui, les gilets jaunes, robes noires, blouses blanches, cols bleus portent un espoir pour le pays. Leur mouvement est celui de la dignité. Samedi, les mouvements citoyens, syndicaux, associatifs, politiques doivent converger.
Parti communiste français,
Paris, le 6 décembre 2018.
Tu trouveras ci-dessous un appel, rédigé par le Réseau École du PCF, à soumettre à la signature de nos élu·e·s. Il vise à affirmer la nécessaire protection des jeunes face aux violences policières qui se sont multipliées dans les manifestations de lycéens ces derniers jours. Les ADECR vont sans doute se saisir de cet appel, mais tu peux aussi veiller à qu'il circule au maximum.
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Le gouvernement déchaîne une violence inouïe contre les lycéens et les lycéennes mobilisés.
A Garges, dans le Loiret, à Bordeaux… tellement, trop de blessés. Des arrestations, des gardes à vue pour un tag comme à Ivry... Le pouvoir perd les pédales et semble chercher la bavure. Nous n’acceptons pas cette instrumentalisation politique. Nous refusons la surenchère violente et sécuritaire voulue par Macron et qui peut conduire au drame.
Ces lycéennes et ces lycéens sont des enfants. Des enfants de la colère, nos enfants après nous, celles et ceux qui savent mieux que personne que si rien ne change ils seront sacrifiés. Avec l’ultra-sélection de la réforme du lycée, du bac et Parcours Sup, ce n’est même plus un plafond de verre qui les attend mais un plafond de béton. Leurs revendications sont légitimes et justes. Elles défendent l’égalité. Nous les soutenons.
Les lycéens et lycéennes, comme tout citoyen, ont le droit de manifester pour se faire entendre. Ce droit constitutionnel doit être garanti. C’est, en temps normal, le rôle du pouvoir exécutif : garantir les droits fondamentaux dont celui de manifester et assurer le maintien de l’ordre public. Manifestement, le pouvoir exécutif est défaillant. Il explique aux lycéens qu’il ne faut pas manifester, il donne des ordres inacceptables aux forces de l’ordre, il entérine et minimise les violences policières.
Nous refusons de voir la jeunesse maltraitée.
Aux côtés des organisations lycéennes, étudiantes, des fédérations de parents d’élèves, des syndicats enseignants, notre devoir comme élus de la République est de veiller à ce que la protection des jeunes soit assurée. Face à la défaillance de l’État, nous, élus de la République, nous engageons à protéger notre jeunesse. Aux lycénnes et aux lycéens, aux étudiantes et aux étudiants, nous disons : si vous choisissez de manifester, nous serons à vos côtés. Nous serons avec vous devant les lycées et les universités, dans les cortèges. Nous mettrons tout en œuvre pour vous protéger. Vous pouvez compter sur nous.
Nous appelons toutes les élues et tous les élus de la République à garantir le droit de manifester des jeunes scolarisés mobilisés contre la sélection et pour l’égalité.
Nous appelons toutes les élues et tous les élus à ne pas faire d’amalgame entre les lycéens et les casseurs.
Nous appelons l’Etat à ne pas commettre de violences contre nos enfants.
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Gilets jaunes: les députés PCF, LFI et PS déposeront lundi une motion de censure. (AFP)
Les députés socialistes, Insoumis et communistes, insatisfaits des réponses à la crise des "gilets jaunes", déposeront lundi une motion de censure contre le gouvernement, a indiqué jeudi le patron du PS Olivier Faure devant la presse.
"Nous allons chercher pendant les jours qui viennent à élargir le cadre de ceux qui pourront déposer avec nous" cette motion, au sein d'autres groupes politiques, a précisé M. Faure, aux côtés d'élus LFI et PCF, à l'issue d'une réunion de travail.
La motion devra être soumise au vote de l'Assemblée au moins 48 heures après son dépôt, en vertu de l'article 49-2 de la Constitution. Pour faire tomber le gouvernement, il lui faudrait réunir une majorité, ce qui paraît peu probable, ces groupes de gauche comptant 62 membres au total, sur 577 députés.
"On a un gouvernement qui va droit dans le mur, c'est de notre responsabilité de mettre un stop à ça et de faire en sorte qu'on change de gouvernement et donc de politique", juge Ugo Bernalicis (LFI).
Ce député du Nord veut convaincre des députés "notamment LREM" de joindre leurs signatures car selon lui "il y a des gens raisonnables" parmi eux, dont Sonia Krimi, qui a revêtu un gilet jaune "symboliquement" dans sa circonscription.
"Les mesures annoncées ne permettent pas de sortir de la crise et nous voulons une solution démocratique. Il faut une réponse à la colère sociale, à la revendication pour le pouvoir d'achat", a martelé Pierre Dharréville (PCF).
"Ce qui nous rassemble, au-delà de ce qui peut nous diviser, c'est au moins une volonté commune que cette fiscalité soit plus juste", a ajouté M. Faure, député de Seine-et-Marne, qui prévoit d'ici lundi de travailler au texte commun de la motion en fonction d'éventuels ralliements.
Le groupe socialiste a attendu la déclaration d'Edouard Philippe devant l'Assemblée pour décider d'apporter ses voix au projet de motion. L'Assemblée a approuvé mercredi par 358 voix contre 194 les mesures annoncées par le chef du gouvernement, à l'issue d'un débat de près de cinq heures.
Les trois groupes de gauche avaient surmonté en juillet leurs divisions pour déposer une motion de censure commune contre le gouvernement sur l'affaire Benalla. Fait inédit depuis 1980, deux motions simultanées avaient alors été défendues, LR en ayant aussi déposé une. C'était alors la première fois que l'opposition avait recours à cette procédure depuis l'élection d'Emmanuel Macron.
Plus de 100 motions de censure ont été déposées depuis 1958. Une seule a été adoptée, en 1962, faisant chuter le gouvernement de Georges Pompidou.