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12 février 2019 2 12 /02 /février /2019 10:09

La confiance selon Blanquer : concurrence et autoritarisme (PCF)

L'Assemblée nationale examine à partir d'aujourd'hui le projet de loi "pour une école de la confiance" porté par le ministre de l'Education nationale.

Jean-Michel Blanquer a donc décidé de restreindre la liberté d’expression des enseignant-e-s mais il leur fait "confiance" pour faire fonctionner l’école avec toujours moins de moyens. Il répond aux jeunes mobilisés à coups de flashball mais il leur fait "confiance" pour construire eux-même leur propre parcours. Comme ça, s’ils ne sont pas sélectionnés par Parcoursup, s’ils restent à la porte de l’université, ils seront les seuls responsables ! Et pour ne pas entamer sa propre confiance en lui-même, Blanquer supprime l’organisme chargé d’évaluer les politiques éducatives et le remplace par un conseil à sa botte.

Blanquer est bien le ministre d’un gouvernement des riches, pour les riches. Sa confiance, il la donne surtout à l’enseignement privé. L’obligation d’instruction dès l’âge de trois ans, qui était déjà quasiment effective, contraindra les communes à financer les écoles maternelles privées. Cet argent aurait pu servir à accueillir tous les enfants dans de meilleures conditions. Au lieu de ça, ce sera toujours plus de ségrégation sociale, toujours plus tôt !

La création d’"établissements publics des savoirs fondamentaux" regroupant les classes de la petite section de maternelle jusqu’à la fin du collège pose une nouvelle brique dans la construction d’une école à plusieurs vitesses. Pour la majorité, l’école du socle sera limitée aux fondamentaux, quand celles et ceux qui en ont les moyens bénéficieront de contenus plus ambitieux et de la possibilité d’entrer à l’université.

 

Nous ne faisons pas confiance à la sélection et au tri social pour assurer l’avenir de nos enfants et de notre société. Le PCF sera de toutes les mobilisations contre cette loi, dans les établissements, dans la rue, au parlement. Il y portera ses propositions pour une école de l’égalité et de l’émancipation. Il est urgent de reconstruire et d’imposer des politiques éducatives de progrès, au service de toutes et tous !

 

Parti communiste français,

Paris, le 11 février 2019.

La confiance selon Blanquer : concurrence et autoritarisme (PCF)
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12 février 2019 2 12 /02 /février /2019 06:47

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12 février 2019 2 12 /02 /février /2019 06:38

 

Déjà, vous voulez restreindre la liberté de manifester. Ensuite, la liberté de la presse est mise à mal, comme l’illustre la lamentable tentative de perquisition dans les locaux de Mediapart, hier, ou la situation du journal l’Humanité, qui appelle la plus grande solidarité.

Le débat national est censé donner prioritairement la parole aux Fran­çais. C’est pour cela qu’il a été organisé. Des centaines de milliers de nos concitoyens s’en emparent et s’engagent. Toutefois, s’il est impossible de poser un couvercle sur la marmite qui bout de la parole des Français, dans le même temps, c’est bien le président de la République, et lui seul, qui se taille la part du lion médiatique, avec des shows présidentiels inté­gralement retransmis, dans lesquels il ne répond jamais positivement aux demandes exprimées, mais où il continue de plaider pour sa politique.

Dès lors, assiste-t-on à un grand débat national appartenant aux Français ou à une campagne présidentielle de rattrapage dans laquelle il n’y aurait cette fois qu’un seul candidat ? En matière de temps de parole, les comp­teurs du CSA doivent exploser. Il serait d’ailleurs intéressant que les chif­fres soient publiés au fil du débat, et pas dans trois mois ! Et rien ne s’arrangera avec les élections européennes, puisque la loi que vous avez fait voter va répartir les temps de parole de manière scandaleusement inégale.

Ma question est la suivante : quelles mesures comptent prendre le gou­vernement et les garants pour assurer, jusqu’au terme de ce débat et ensuite, une égalité d’accès au temps de parole politique et médiatique, ce qui est loin d’être le cas aujourd’hui ?

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12 février 2019 2 12 /02 /février /2019 06:36

 

 

Article publié sur humanite.fr

Le syndicat récuse la fausse alternative présentée par le pouvoir entre suppression de services publics et hausse des impôts, et propose de s’attaquer aux niches et à la fraude.

Lutte contre la fraude, progressivité de l’impôt, répartition de la charge fiscale entre capital et travail, financement de la dette, sort des multiples niches fiscales… La CGT invite à un questionnement beaucoup plus riche que celui par lequel le gouvernement aborde le « grand débat national ». Dans la note préparatoire à celui-ci élaborée par Bercy, le questionnaire somme les Français de choisir entre suppression de services publics ou augmentation des impôts. Une fausse alternative que récuse le syndicat, qui a détaillé ses propositions pour réformer l’impôt, jeudi, à l’occasion de la sortie du guide fiscal annuel VO impôts [1] de la Nouvelle Vie ouvrière, consacré cette année en grande partie au prélèvement à la source.

Face au gouvernement qui semble vouloir réduire le mouvement des gilets jaunes à une « fronde antifiscale », la CGT Finances entend mettre au cœur du débat « l’intérêt de la fiscalité, qui n’est pas un boulet mais est une chance émancipatrice » pour « redistribuer les richesses » et « inciter à produire autrement », expose son secrétaire général, Alexandre Derigny. La fédération des finances de la CGT a adressé un courrier en ce sens au président de la République, dans lequel elle l’« exhorte à agir » en lui livrant des « pistes de réponses ». « Il n’est jamais trop tard pour changer de cap », écrivent les syndicalistes à Emmanuel Macron.

Des niches fiscales évaluées à 150 milliards d’euros par an

Ceux-ci mettent sur la table plusieurs propositions pour éliminer le déficit public, qui devrait avoisiner les 100 milliards d’euros en 2019. « Sans baisser les dépenses publiques, il y a des solutions simples pour résoudre cette équation », avance Alexandre Derigny. Première piste, les intérêts de la dette, qui coûtent plus de 40 milliards d’euros par an, pourraient être fortement réduits si l’État empruntait auprès des banques et non aux marchés financiers « qui se font du beurre sur le dos des contribuables », alors que « la Banque centrale européenne déverse des milliers de milliards d’euros » à des taux très faibles, relève le responsable syndical. Deuxième piste explorée par la CGT finances, l’État devrait s’attaquer au maquis des niches fiscales, dont le coût est évalué à 150 milliards d’euros par an. « Les deux tiers se concentrent sur les 10 % des particuliers les plus riches » et les entreprises, alors que leur efficacité n’est pas avérée, indique Alexandre Derigny.

Troisième axe, la fraude fiscale, estimée à 80 milliards annuels par la CGT finances, mais qu’une étude d’une université britannique vient de réévaluer à 118 milliards d’euros. « On ne donne pas les moyens humains et législatifs suffisants aux agents de l’État », s’insurge le secrétaire général, qui rappelle « les 40 000 suppressions de postes sur vingt ans à Bercy » alors que « le contrôle fiscal s’est largement complexifié » face à « des montages de plus en plus compliqués ». Pour le syndicaliste, « l’un des fondements du consentement à l’impôt, c’est le contrôle fiscal juste pour chacun. Aujourd’hui, ce n’est absolument pas le cas ». Sans pouvoir chiffrer précisément le gain d’une traque plus active, Alexandre Derigny l’estime au minimum à 15 milliards d’euros.

Enfin, la CGT défend l’idée d’une fiscalité plus progressive, avec un rendement plus important de l’impôt sur le revenu grâce à des taux plus élevés sur les hautes tranches, et une baisse concurrente des taxes proportionnelles type TVA, qui pénalise les plus modestes. Le taux normal de la TVA pourrait être abaissé immédiatement de 20 % à 15 %, propose le numéro un de la CGT finances. Le capital, lui, doit être « plus taxé que le travail », non seulement son « flux, mais aussi le stock », via le rétablissement d’un impôt sur la fortune (ISF) dont la suppression est une « aberration », juge-t-il. Tous ces choix permettraient de résorber les déficits publics, tout en faisant en sorte qu’« une majorité de citoyens soient gagnants », estime Alexandre Derigny.

 

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11 février 2019 1 11 /02 /février /2019 21:18
Toutes les condoléances des camarades et amis du PCF Finistère. Jean Maurice a porté haut les ambitions et valeurs du communisme à l'échelle locale et dans sa ville de Lanester. Notre reconnaissance sincère et notre admiration lui sont dues.
Amitiés à sa famille et aux camarades du Morbihan endeuillés.
Ismaël Dupont, secrétaire départemental du PCF Finistère
Jean Maurice a été maire pendant 43 ans de Lanester. (Photo d’archives : Le Télégramme)

Jean Maurice a été maire pendant 43 ans de Lanester. (Photo d’archives : Le Télégramme)

Le Télégramme, 11 février 2019

Nous avons appris, lundi en début de soirée, le décès de Jean Maurice, qui fut maire de Lanester de 1953 à 1996. Il avait quitté la scène politique en 2001 mais restait pour les Lanestériens l’ayant connu le maire qui a façonné la ville, détruite à 75 % pendant la Seconde Guerre mondiale.

Né le 3 août 1925 rue Capitaine-de-Mauduit, Jean Maurice a rejoint à 18 ans les maquis FTP de la Marseillaise, puis de Saint-Marcel, avant de participer en 1945 aux combats de la libération de la poche de Lorient. En 1953, dessinateur modeleur à l’Arsenal, il est révoqué avec quelques autres collègues pour avoir suivi une minute de grève contre la guerre d’Indochine. En 1953, le militant communiste est élu maire de la ville qui compte alors 11.000 habitants. C’est lui qui la reconstruira, en pensant en priorité aux logements sociaux et aux écoles.

Jean Maurice est décédé, lundi soir, à l’âge de 93 ans.  | ARCHIVES OUEST-FRANCE

Jean Maurice est décédé, lundi soir, à l’âge de 93 ans. | ARCHIVES OUEST-FRANCE

Il s’était mis au service de la commune de Lanester pendant 43 ans, maire de 1953 à 1996. Cet homme engagé est resté toute sa vie fidèle à ses convictions. Il est décédé à l’âge de 93 ans, ce lundi 11 janvier 2019.

Personnage emblématique du paysage lanestérien, Jean Maurice, maire de la commune durant 43 ans, est décédé à l’hôpital, ce lundi 11 février 2019. « Il va laisser un immense vide », confie Philippe Jumeau, secrétaire départemental du Parti communiste français, qui a appris le décès avec une grande tristesse et beaucoup d’émotion.

Né le 3 août 1925, au 32, rue Capitaine-de-Mauduit, d’un ouvrier de l’Arsenal et d’une couturière de la Marine, Jean Maurice obtient son certificat d’études en 1937 et rentre à l’arsenal comme apprenti, en août 1939. Sportif, il pratique l’athlétisme et le basket au club des Merlus, jusqu’en 1943.

En 1944, il rejoint les maquis francs-tireurs et partisans. En 1945, il participe aux combats de la Libération de la Poche de Lorient. Il est démobilisé en décembre, puis reprend son travail à l’arsenal, comme dessinateur-modeleur. À cause d’une grève d’une minute contre la Guerre d’Indochine, il est licencié en juillet 1952.

En 1953, il y a quatre listes aux élections municipales. Deuxième nom sur sa liste, le militant communiste est élu maire.

La priorité aux logements sociaux et aux écoles

Lanester, cité ouvrière, a alors une population de 11 000 habitants. La Ville est détruite aux deux tiers. Il en sera le reconstructeur, le bâtisseur et donnera la priorité aux logements sociaux et aux écoles. Pas étonnant de voir son nom sur la plaque d’inauguration de la plupart des structures municipales (lycée, école de musique et de danse, première crèche, médiathèque, stade, gymnases, piscine).

Il restera maire 43 ans. Il s’est toujours battu « pour la défense des libertés, de la paix, pour les luttes quotidiennes » . Un engagement hérité en partie de Jean-Marie Maurice, son père, devenu militant communiste au lendemain de la Première Guerre mondiale.

Un être charismatique

Un dévouement sans faille, une capacité de travail indéniable, une fidélité à sa famille politique, une grande pudeur, un être charismatique, ce sont les grands traits que note la plupart des gens qui l’ont côtoyé. Même encore récemment. On l’apercevait encore à la Fête de l’Humanité à Lanester, aux vœux… « Il arrivait toujours avec l’Humanité sous le bras, avec des trucs surlignés, entourés. Il s’intéressait toujours à l’actualité, à notre parti », relève Philippe Jumeau.

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11 février 2019 1 11 /02 /février /2019 13:05
Prisonnière à Téhéran, le premier livre de Marina Nemat, 2007 publié chez Pocket

Prisonnière à Téhéran, le premier livre de Marina Nemat, 2007 publié chez Pocket

A lire absolument, ce très beau récit autobiographique de Marina Nemat, jeune opposante de la gauche révolutionnaire au début de la dictature islamiste, qui a connu les geôles du régime.

À 16 ans, l'âge de l'insouciance, des découvertes et des premiers émois, Marina est arrêtée, torturée et condamnée à mort pour trahison politique. Emprisonnée dans la tristement célèbre prison d'Evin, en Iran, elle croit son destin scellé, mais, quelques minutes avant sa mise à mort, elle est sauvée par l'un de ses gardiens. Celui-ci a réussi à commuer sa peine en prison à vie. Son prix ? L'épouser et renoncer au catholicisme pour se convertir à la religion musulmane. Prise au piège, Marina n'a d'autre choix que d'accepter, renonçant ainsi à ses valeurs, à sa famille et à sa foi...
Près de vingt ans plus tard, à présent installée au Canada, Marina se souvient. De tout. Une exceptionnelle histoire de vie.

Lire Lolita en Téhéran, Azar Nafisi, 2003, 10/18

Lire Lolita en Téhéran, Azar Nafisi, 2003, 10/18

Ce roman d'Azar Nafisi a fait le tour du monde, une réflexion sur la liberté et le pouvoir émancipateur de la littérature sous un des régimes les plus obscurantistes.  Un livre captivant, une vraie leçon de vie.

Après avoir démissionné de l'Université de Téhéran sous la pression des autorités iraniennes, Azar Nafisi a réuni pendant deux ans, dans l'intimité de son salon, sept étudiantes pour y lire Nabokov, Fitzgerald, Austen... Ce livre magnifique est le portrait brut et déchirant de la révolution islamique en Iran. La démonstration magistrale que l'imagination bâtit la liberté.

Marx et la Poupée, le premier roman de Maryam Madjidi, 2017, prix Goncourt du Premier Roman, Prix Etonnants Voyageurs Ouest-France, prix de l'écrivain francophone 2018, Editions Le Nouvel Attila

Marx et la Poupée, le premier roman de Maryam Madjidi, 2017, prix Goncourt du Premier Roman, Prix Etonnants Voyageurs Ouest-France, prix de l'écrivain francophone 2018, Editions Le Nouvel Attila

Myriam Madjidi a vécu l'engagement communiste de ses parents dans un parti d'opposition en résistance et persécuté dans les premières années de la dictature islamiste, des tracts qu'on faisait circuler dans ses couches, un père et une mère aux cœurs blessés par la défaite politique, la peur et l'amertume de voir les camarades tomber, des oncles en prison. Dans une écriture d'une grande beauté, très poétique, elle raconte son exil à Paris à partir de 5 ans, la douleur de perdre sa langue et son pays, le déracinement pendant l'enfance, la difficile appropriation de la langue et de la culture française, la double identité, le retour en Iran. 

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11 février 2019 1 11 /02 /février /2019 11:11
Ada Colau

Ada Colau

Dominique Noguères, avocate, vice-présidente de la Ligue des Droits de l'Homme, était venue à Morlaix le mardi 15 janvier 2019 et le mercredi 16 janvier 2019 pour des conférences sur la Justice et les Droits de l'Homme à l'invitation du PCF Morlaix et de la LDH. Dominique Noguères sera observatrice indépendante pour la LDH et la FIDH au procès, en relation avec une plate forme (Internationaltrialwatch.org) où sont rassemblées des associations catalanes des droits de l'homme qui font venir des observateurs du monde entier. Elle participera, dans un contexte extrêmement tendu au début du procès et y retournera en fonction de l'évolution de la situation d'un procès qui risque de durer 2 mois, bouclé certainement avant les élections qui auront lieu en mai.

Voici le tableau du rapport de force à la veille du procès de Madrid où Dominique Noguères.

Madrid hier : le fiasco. Ouf. La droite et l'extrême droite, malgré la présence de Manuel Valls (qui a fui les caméras), n'a pas mobilisé. Un flop qui fait du bien vu la nervosité ambiante!

Barcelone hier : un sondage a donné l'état de l'opinion pour les prochaines élections à l'Assemblée. Les indépendantistes progressent, mais avec un net avantage pour l'ERC et la CUP, les plus à gauche du mouvement et une baisse nette des partisans de Puigdemont. De l'autre côté, les Comu et le PSC progressent. Ciutadanos et le PP plongent...

Yvon Huet

 

PS: le PCF dénonce depuis le début la gestion répressive, autoritaire et liberticide des aspirations indépendantistes en Catalogne par la droite et de l'Etat central espagnols avec la complicité de l'UE (même si c'est moins tendu avec le gouvernement socialiste de Sanchez). La députée européenne communiste Marie-Pierre Vieu participera aujourd'hui à une conférence de presse unitaire pour la libération des prisonniers politiques catalans à Paris. Message de Marie-Pierre Vieu:

"Débute à Madrid le procès des prisonniers politiques catalans avec des risques de peine allant jusqu'à 25 ans. Parmi les chefs d accusation sédition et rébellion... C est grave!
Je participerai ce matin à 10h à Paris à une conférence de presse unitaire pour dire que l'UE européenne ne peut rester silencieuse. Que l'on soit pour ou contre l'indépendance de la Catalogne leur emprisonnement est une atteinte à la démocratie! Leur liberté est notre liberté.
Hier la droite l'extrême droite espagnole et Manuel Valls défilaient à Madrid contre Pedro Sanchez accusé d avoir trahi l'Espagne car dialoguant avec les indépendantistes catalans. On va où ?"
#Aveceux!!!

 

En avant première du procès de Madrid
Une lettre d’Ada Colau à la Commission européenne

LA VOIE DU BON SENS DONNE DE LA VOIX
Avant l'ouverture du procès de Madrid, sachons qu'il n'y a pas que le conflit entre indépendantistes et unionistes.
Il y a la voix du bon sens qui ne semble pas satisfaire les fauteurs de tension dont on ne sait pas aujourd'hui jusqu'où ils mèneront l'Espagne, dans un contexte européen lui-même en crise profonde.
La situation est grave, parce qu'en la matière, on sait quand les conflits commencent, mais on ne sait jamais quand ils finissent, au détriment de peuples qui devraient vivre en harmonie, dans le
partage de ce qu'ils ont de meilleur en eux.
Traduction de Dominique Noguères


« En tant que maire de Barcelone, capitale de Catalogne, je vous écris pour vous faire part ma préoccupation et de celle de l’institution que je représente avant le procès contre 12 leaders politiques
indépendantistes qui débutera le 12 février. Il s’agit d’une situation anormale en Europe aussi bien par la condition politique des personnes mises en cause – députés, conseillers de l’ancien gouvernement catalan et leaders de la société civile comme pour les graves délits dont ils sont accusés – rébellion et sédition – qui impliquent des peines de prison qui peuvent aller jusqu’à 74 ans.
A ces circonstances s’est ajouté le fait qu’un parti d’extrême droite a fait un usage qui pourrait utiliser
frauduleusement l’accusation populaire en utilisant le procès comme porte-parole pour défendre ses idées de haine et obtenir un résultat électoral. Comme non indépendantiste, malgré le fait que je ne partage pas les décisions qui ont été prises par l’ancien gouvernement, je considère que ce procès représente le fracas de la politique qui devrait être un espace de négociation et de dialogue et donner aux instances judiciaires la délégation de la solution d’un problème éminemment politique.
En ce sens, ce procès, si en plus il se termine par des condamnations, servira à reconduire le problème de
l’enfermement de la Catalogne en Espagne, renforcera la polarisation et rendra difficile une sortie négociée.
D’autre part, comme les différents organismes internationaux de défense des droits de l’homme l’ont
dénoncé, je considère que la détention provisoire entraîne une violation des droits des personnes mises en cause pour préparer une défense effective, et que les délits qu’on leur impute sont totalement
disproportionnés car en aucun cas il n’y a eu de situation de violence de la part de la population ou du
gouvernement catalal, comme plusieurs tribunaux des pays européens l’ont reconnu. Il ne vous échappera pas le fait que nous sommes dans un conflit politique et que la meilleure manière de l’aborder est à travers la voie du dialogue récemment initié.
Je profite de l’occasion pour vous faire part de la déclaration institutionnelle approuvée par la majorité des forces politiques présentes au conseil municipal de Barcelone pour exiger un procès juste et impartial avec les pleines garanties procédurales exigeant les libertés des mis en cause actuellement en détention provisoire afin qu’ils puissent préparer leur défense et que soit facilité le travail qui sera fait par les observateurs internationaux. Enfin je vous informe que le 20 février j’ai invité un groupe du parlement européen pour le suivi du procès. Non seulement c’est un sujet interne de l’Espagne mais encore les conséquences de ce procès sont importantes pour l’ensemble des institutions européennes, aussi bien pour sa stabilité politique au moment où sommes faces aux menaces de nouveaux populismes xénophobes comme pour la reconnaissance pleine et entière des droits de l’homme et des libertés démocratiques qui, pendant 62 ans ont éclairé et permis la construction européenne. »

Nouvelles de Catalogne, procès politique contre les indépendantistes - Une lettre d'Ada Colau, maire de Barcelone, à la Commission Européenne (traduction Dominiques Noguères)
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11 février 2019 1 11 /02 /février /2019 08:42
Lorient. Un nouveau comité régional pour les communistes (Ouest-France, 10 février 2019)
Lorient. Un nouveau comité régional pour les communistes

 

Philippe Jumeau, secrétaire départemental du PCF Morbihan, a été désigné animateur du nouveau comité régional. | ARCHIVE
 
Samedi 9 février 2019, 45 communistes venus des quatre départements de la Bretagne se sont retrouvés à Lorient pour la conférence régionale de leur parti. Cap sur les Européennes.
 
Samedi 9 février, 45 communistes venus des quatre départements de la Bretagne se sont retrouvés à Lorient pour la conférence régionale de leur parti. Des ateliers de réflexion se sont déroulés autour des thèmes, de la santé, la maritimité, la culture, l’énergie, la communication et la Fête de L’Humanité Bretagne.

Les enjeux pour la Bretagne

Les synthèses de ces différents thèmes constitueront les grands axes du projet politique du parti pour la région Bretagne. Un premier document présentant ces enjeux sera élaboré puis diffusé pendant la campagne des élections européennes, notamment au moment de la présentation des quatre candidat.e.s bretons de la liste menée par Ian Brossat.

Ian Brossat, à Rennes

Les communistes commencent dès ce 9 février, la mobilisation pour assurer la réussite du meeting de Ian Brossat, à Rennes, le 24 avril prochain.

À l’issue de la journée, le nouveau comité régional comprenant seize membres des quatre départements à égalité et à parité a été élu. Philippe Jumeau, secrétaire départemental du PCF Morbihan, en a été désigné comme l’animateur.

Conférence régionale du PCF à Lorient le samedi 9 février - les communistes planchent sur leur projet régional, Philippe Jumeau élu animateur du Comité Régional PCF Bretagne (CRAC)

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11 février 2019 1 11 /02 /février /2019 07:13
Calendrier de la section de Morlaix - février, mars, avril 2019

Je vous rappelle notre calendrier (ce calendrier sera bien sûr complété, avec notamment la campagne des élections Européennes, le travail sur les Municipales) :

Samedi 16 février: Présence sur le marché de Morlaix avec un tract

Mercredi 20 février (17 h – 18 h ou 18 h 15 / local PCF Morlaix) : Réunion Fête du 1er mai (ouverte à nos militants et amis).

Mercredi 20 février (18 h ou 18 h 15 – 20 h / local PCF Morlaix) : AG de section.

Mercredi 27 février (18h30) - A Morlaix, quatre réunion de discussion sur les grandes lignes de notre projet municipal de gauche pour Morlaix avec le PCF, le PS, et Génération.s. au local du PCF 

Mardi 5 mars, 18h au local du PCF Morlaix : Mardi de l'éducation Populaire. Retour de Palestine, la situation des Palestiniens et des camps de réfugiés en Cisjordanie occupée, par François Rippe, Thierry Seigland, Yann Crenn, trois camarades de l'AFPS de retour d'une mission de solidarité à Jalazone ce camp de réfugié près de Ramallah ou l'AFPS Morlaix aide une association qui fait face au handicap.

Vendredi 5 avril, 18h au local du PCF Morlaix: vendredi de l'éducation populaire avec Maryam Madjidi, auteur de "Marx et la poupée", Prix Goncourt du Premier roman 2017, Prix Ouest-France Étonnants Voyageurs, Prix de l'écrivain francophone 2018. Maryam Madjidi y parle de l'engagement politique communiste de ses parents en Iran, de la répression de la dictature islamiste, de l'exil contraint, de sa difficile découverte de la France à cinq ans, de la perte et de la redécouverte d'une culture. Maryam Madjidi, militante pour l'accueil des réfugiés et le droit d'asile, est n°8 sur la liste du PCF et de Ian Brossat aux élections Européennes du 26 mai.   

Daniel Ravasio, secrétaire de section 

 

Calendrier de la section de Morlaix - février, mars, avril 2019
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11 février 2019 1 11 /02 /février /2019 07:10

C'est un nouveau coup dur pour l'école Gambetta qui se voit supprimer sa classe d'ULIS, avec derrière un acte deux qui sera la suppression de deux quarts de poste, et un acte trois qui pourrait être la suppression d'un temps de décharge de direction. Après la perte d'un poste et d'une classe l'an passé, on a l'impression que l'Inspection académique, avec les moyens qui lui sont donnés par le Gouvernement qui n'en a strictement rien à foutre de l'école publique, s'acharne contre cette école populaire du quartier Saint-Augustin à Morlaix! Avec quelles conséquences pour les enfants, la mixité de cette école? 

Ismaël Dupont, conseiller municipal PCF, membre de la commission Enseignement de Morlaix.  

 

Photo Le Télégramme

Photo Le Télégramme

L’avenir de la classe Ulis de l’école Gambetta était source d’inquiétudes auprès des AVS de l’établissement. La Direction académique des services de l’éducation nationale du Finistère a confirmé ce vendredi 8 février le transfert de cette classe à l’école Corentin-Caër.

Du changement en vue dans les écoles morlaisiennes de Gambetta et de Corentin Caër. « La classe Ulis (Unité localisée pour l’inclusion scolaire) de Gambetta va être transférée à Corentin Caër ». L’information provient de la Direction académique des services de l’éducation nationale du Finistère.

La rédaction avait été alertée un peu plus tôt dans la journée de ce vendredi 8 février par un courrier de l’équipe des AVS (auxiliaires de vie scolaire) de l’école Gambetta. Dans ce courrier adressé à la Directrice académique et communiqué au journal, l’équipe expliquait avoir appris la veille que la classe serait transférée, mais demandait « le maintien ». Une information également entendue par le coprésident de l’Association des parents d’élèves, Sébastien Portier. Restait à la confirmer. Ce qu’a effectué peu après, par téléphone, la Direction académique des services de l’éducation nationale du Finistère.

« Incompréhension » devant « cette mesure »

 

Pour rappel, la classe Ulis de Gambetta est composée de dix élèves. L’école l’accueille depuis des années. Et selon l’équipe d’AVS, c’est « l’incompréhension » devant « cette mesure ». Pour elle, « toute l’équipe enseignante est très engagée et investie pour la réussite des élèves. Tous les élèves d’Ulis sont respectés des autres élèves et ont réussi à créer des liens ». Elle ajoute également que « certains élèves Ulis sont en inclusion dans d’autres classes et tous progressent avec succès. Progression reconnue par tous les intervenants extérieurs qui les encadrent ». Enfin, elle rappelle que « les élèves Ulis sont particulièrement sensibles » et pense qu’« un changement d’environnement et d’encadrement pourrait être néfaste à l’équilibre et la confiance tissée au fil des ans ».

 

« Facilité l’inclusion des élèves »

 

Du côté de la Direction académique des services de l’éducation nationale du Finistère, la décision a été prise « après étude », à partir notamment d’une « analyse précise » effectuée entre autres par l’inspectrice « en charge des élèves handicapés ». Le transfert à Corentin-Caër, marquée par l’« ouverture d’une cinquième classe » est « justifié » par « le fait que ce soit une plus grande structure » que Gambetta, ce qui permettra une « facilité d’inclusion des élèves d’Ulis ». L’argument de la direction porte sur « l’intérêt des élèves » et la « qualité d’inclusion ». « Les déplacements » nécessaires de ces enfants auprès des intervenants extérieurs seront programmés.

Du côté des associations des parents d’élèves des écoles, les réactions étaient différentes. Si à Gambetta, Sébastien Portier, parent élu, n’était pas vraiment étonné de la confirmation, à Corentin-Caër, « l’étonnement » était au rendez-vous pour Katell Salazar, la présidente. « Je ne savais pas, je n’étais pas au courant », exprimait-elle.

Cette décision a pour conséquence d’alarmer le co-président de l’APE de Gambetta. Sébastien Portier s’interroge plus fortement sur demain et a « peur de la suppression des deux quarts de postes obtenus en 2018 » suite à la mobilisation et « comme il n’y aura plus que trois classes, il pourrait y avoir suppression du temps de décharge de direction ».

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