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28 février 2019 4 28 /02 /février /2019 05:34
Le texte s’accompagne d’un volet de 120 000 suppressions de postes, un projet contre lequel les fonctionnaires avaient déjà manifesté, il y a un an, comme ici, à Lorient.
Le texte s’accompagne d’un volet de 120 000 suppressions de postes, un projet contre lequel les fonctionnaires avaient déjà manifesté, il y a un an, comme ici, à Lorient. (Photo d’archives François Destoc)

La quasi-totalité des syndicats de fonctionnaires prévoient de boycotter, mercredi, le premier des « conseils supérieurs » qui doivent se réunir pour évoquer d’éventuels amendements à un projet de loi sur la fonction publique présenté, selon eux, « à la hussarde ».

Avant un passage en Conseil des ministres, fin mars ou début avril, en vue d’une adoption prévue avant l’été, le texte, qui s’accompagne d’un volet de 120 000 suppressions de postes, doit encore passer devant les trois conseils supérieurs de la fonction publique (territoriale mercredi, hospitalière, le 4 mars, de l’État, le 5 mars) et en « conseil commun », le 6 mars.

« Un boycott nous semble plus fort qu’un vote contre »

Cinq syndicats (CGT, FA-FPT, FO, UNSA, Sud) sur six de la « territoriale » ont prévu de boycotter la première réunion. Tous protestent, selon un communiqué commun, contre un projet de loi qui « constitue une attaque d’ampleur contre la fonction publique », même si leur avis lors de ces réunions peut être contourné par le gouvernement, qui n’a pas besoin d’un vote positif pour valider son texte.

Un jeu «dangereux»

« Un boycott nous semble plus fort qu’un vote contre », résume Johann Laurency, de la branche territoriale de FO-Fonction publique, qui dénonce un « ersatz de dialogue social ».

À Bercy, on s’attend à ce que le quorum ne soit pas rempli mercredi, tout en constatant qu’il « n’y a pas de forte mobilisation » chez les syndicats. Ces derniers, par exemple, n’appellent pas à la grève contre le texte, qui notamment étend le recours aux contractuels.

La stratégie syndicale consistant à ne pas déposer d’amendements à ce stade, poursuit-on dans l’entourage d’Olivier Dussopt, secrétaire d’État en charge de la réforme, est « dangereuse ». Car Olivier Dussopt peut, ou non, reconvoquer une instance dans les jours suivants, mais potentiellement, « ils ne pourront plus déposer du tout d’amendements ».

https://www.letelegramme.fr/france/fonctionnaires-boycott-syndical-contre-un-projet-mene-a-la-hussarde-26-02-2019-12218279.php

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28 février 2019 4 28 /02 /février /2019 05:27
Accord commercial avec Singapour - les scandales induits par le libre-échange par Ian Brossat, tête de liste du PCF aux élections européennes (L'Humanité, En débat, 27 février 2019)

Les scandales induits par le libre-échange par Ian Brossat, tête de liste du PCF aux élections européennes

25 novembre 2018 Ivry sur Seine . 38e Congrès du PCF. / MARIE-HELENE BOULARD IAN BROSSAT , @Julien Jaulin/hanslucasLe 13 février, en toute discrétion, le Parlement européen a validé un accord commercial avec le paradis fiscal Singapour. Peu importe que ce pays autoritaire n’ait même pas signé certaines conventions fondamentales de l’Organisation internationale du travail… Ce traité de libre-échange donnera les coudées franches aux multinationales, qui pourront recourir à un tribunal arbitral pour attaquer les législations des pays membres de l’Union européenne. Ces mêmes multinationales qui s’assoient allégrement sur le fisc et utilisent la fraude et l’évasion fiscales à hauteur de milliards d’euros !

La justice privée mise en place par ces traités semble tout droit sortie d’une utopie ultralibérale : les grands groupes peuvent ainsi obtenir des millions de dédommagements de la part des États qui ne leur ouvrent pas leurs portes. En mars 2018, un assureur néerlandais attaquait ainsi la Slovaquie pour ne pas avoir privatisé son assurance-maladie… Et que dire de la fiabilité de ces organismes, dont les jugements sont rendus par des experts la plupart du temps issus du monde de l’entreprise et rétribués à prix d’or ?

Au début du mois, c’était un traité entre l’Union européenne et le Japon qui entrait en vigueur. États-Unis, Canada, Australie… des accords de ce type, l’Union européenne en négocie (dans la plus grande opacité) et en conclut de nombreux. Le but est toujours le même : maximiser les profits des grands groupes. Moins de contrôles douaniers, moins de normes sanitaires ou environnementales, et des marchandises qui font le tour de la terre pour être déversées à des milliers de kilomètres de leur lieu de production.

Pourtant, les scandales induits par le libre-échange à tous crins ne manquent pas. Prenons le cas de l’industrie agroalimentaire : steaks hachés à la bactérie E. Coli, œufs au fipronil, viande de cheval dans nos lasagnes… Ces mêmes groupes qui contestent la moindre intervention des États et veulent en finir avec les normes n’hésitent pas à vendre des aliments dangereux pour la santé, produits dans des conditions terribles par des ouvriers et des employés sous-payés, à l’autre bout de l’Europe ou de la planète. Le tout sur un marché mondial fortement dérégulé et en proie à la spéculation la plus folle.

Un cinquième des flux de transport sont aujourd’hui destinés aux denrées alimentaires. Les traités de libre-échange sont de véritables bombes en matière d’émissions de gaz à effet de serre. Et ceux qui les dégoupillent sont les mêmes qui promettent la main sur le cœur de « rendre notre planète meilleure »… Il faut en finir avec cette logique absurde et destructrice. L’Europe ne peut plus être façonnée par et pour les multinationales. Ce dont nous avons besoin, ce n’est pas de plus de libre-échange, mais de renforcer les circuits courts et de soutenir l’agriculture paysanne.

Je propose une idée simple : une taxe sur tous les produits alimentaires qui ont parcouru plus de 1 000 kilomètres avant d’arriver dans nos assiettes. Pourquoi importer des denrées de l’autre bout du monde quand on produit les mêmes – et souvent en meilleure qualité – dans nos propres régions ? Chaque euro récupéré grâce à cette taxe sera investi dans la transition écologique et alimentaire, et le soutien aux agriculteurs. La course à la compétitivité accroît les profits des grands groupes et garnit les comptes en banque des plus riches. Elle détruit nos emplois, abîme la planète et coûte des milliards aux peuples. Changeons de logique, vite !

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28 février 2019 4 28 /02 /février /2019 05:17
Afghanistan. A Kaboul, elle portait un turban pour le turbin - l'incoyable histoire de Nadia Ghulam, par Pierre Barbancey, L'Humanité, 25 février 2019
Afghanistan. À Kaboul, elle portait un turban pour le turbin
Lundi, 25 Février, 2019

L’incroyable histoire d’une jeune Afghane, défigurée à l’âge de 8 ans, qui s’est fait passer pour un garçon afin de subvenir aux besoins de sa famille.

Assise dans un café en plein Paris, Nadia arbore un grand sourire. Dans ses yeux, la vie luit à pleins feux. D’un geste empli de grâce, elle nous invite à nous asseoir. À voir ainsi cette jeune femme de 33 ans – elle est née en 1985 à Kaboul –, qui pourrait bien songer à la vie qui a été la sienne ? Tout juste si l’on remarque, masquée par une mèche de cheveux bouclés, noirs, une cicatrice sur le côté gauche de son visage. Qui pourrait penser que Nadia a, un beau jour, décidé de quitter son pays, de dire « adieu et à jamais » à tous ceux qu’elle aime et à tout ce qu’elle aime, pour s’établir en Catalogne où elle étudie ? Son histoire, témoignage émouvant à l’image de son courage, est bien sûr très personnelle.

Mais ce récit, maintenant publié (1), a valeur universelle par sa force, le théâtre de la souffrance qui est donné à voir, la cruauté des événements mais surtout peut-être par la détermination sans faille d’une toute petite fille frappée de plein fouet qui, au lieu de sombrer dans une dépression, décide d’affronter les éléments qui la secouent au plus profond d’elle-même. Mourir ou grandir. Elle a choisi. « J’avais beaucoup de raisons d’écrire mon histoire, explique-t-elle. Je me suis aperçue que beaucoup de gens ne savaient rien de mon pays, qu’ils ne connaissaient que les talibans. J’ai voulu montrer que les enfants comme moi n’avaient rien à voir avec la guerre, que nous rêvons de paix. »

Le paradis fait vite place à l’enfer

Nous sommes en 1992. Nadia n’a que 8 ans. Les troupes soviétiques ont quitté le pays depuis trois ans et l’Afghanistan est alors dirigé par le communiste Mohammad Najibullah, qui doit faire face aux attaques répétées des moudjahidine largement soutenues par les pays occidentaux et ceux du Golfe. Leur but, qu’ils atteindront : instaurer une République islamique. Haute comme trois pommes, Nadia ne comprend évidemment pas ce qui se passe. Insouciance de l’enfance, émerveillement devant des sachets de cerises et d’amandes vendues par l’épicier du coin, jeux à n’en plus finir, des parents aimants. Elle adorait aussi les études puisque les filles pouvaient, à cette époque, se rendre à l’école, malgré les exécutions sommaires des instituteurs par les fameux moudjahidine, pour qui la place des femmes est à la maison ou sous une burqa. Son frère, Zelmaï, sur lequel les espoirs de la famille reposent, préfère le farniente, les dessins animés à la télévision, le rire plutôt que la lecture studieuse. Le paradis fait vite place à l’enfer. Najibullah est tué dans les conditions les plus atroces et les factions islamistes se disputent le pouvoir à coups de canon.

« Tout vola en éclats. Et l’obscurité se fit. » Un obus a touché la maison de Nadia. Elle se réveille à l’hôpital. Défigurée du côté gauche. Le rêve d’avant se fait cauchemar. Huit opérations à Jalalabad avec l’aide d’une ONG allemande, la survie dans un camp de déplacés, le père qui perd la raison et, quelque temps plus tard, l’assassinat de son frère Zelmaï. Malgré son jeune âge et ses souffrances, elle doit subvenir aux besoins de la famille. Comment faire lorsqu’on est une femme dans un pays tenu par des obscurantistes ? Nadia, à force de vêtements masculins et d’un turban qui masque sa féminité à peine naissante, décide de passer pour un homme et se fait appeler… Zelmaï. « Il » travaille dans les champs, surveille les troupeaux. Le tout pour quelques afghanis. Autant dire une poignée de figues. De ces fruits et de ces légumes, Nadia/Zelmaï en a malgré tout appris la richesse. « En Afghanistan, cultiver ce n’est pas seulement pour le trafic de drogue, souligne-t-elle. C’est important pour moi de partager ça. En Catalogne, ils sont fiers de leur raisin mais je leur dis qu’ils n’ont pas goûté les grappes d’Afghanistan. »

Inutile de raconter toute cette histoire. Le livre est bien plus riche ! Seulement savoir que, la puberté venant, la dissimulation a été de plus en plus difficile. Pas seulement pour des raisons physiques (poitrine naissante, sang qui coule soudain sur les mollets) mais aussi pour des raisons sentimentales. Tomber amoureuse d’un garçon, alors qu’on est soi-même perçue comme un garçon et qu’on n’en est pas un. Pas facile, on en conviendra. Au bout de huit ans d’une vie terrible, elle parvient à s’inscrire à nouveau dans une école puis obtient son baccalauréat et s’inscrit à l’université, avant de quitter l’Afghanistan et de s’installer en Espagne, à l’âge de 21 ans.

Mal du pays, besoin de revoir sa famille

Autant de raisons qui la poussent à entreprendre le chemin inverse, douze ans après, pour une courte période. L’incroyable se produit : pour passer en Afghanistan clandestinement depuis le Pakistan, elle revêt son déguisement d’homme. Là, elle retrouve un pays « triste », où « les talibans qui négocient sont pires que leurs aînés parce qu’avant ils frappaient les femmes avec un bâton, maintenant ils les tuent » ; où « la corruption ne cesse d’augmenter » ; où « tout est privé » ; où « le prix des médicaments équivaut à celui de l’or » ; où « le gouvernement ne cesse de taxer les petites gens alors qu’il ne fait jamais payer les entreprises ». Nadia, qui se veut aujourd’hui un « pont » avec son pays, sait bien que « personne n’a la solution magique ». Pour elle, « donner du travail permettra de faire diminuer la violence et la guerre ». Avec lucidité, elle regrette qu’aujourd’hui l’Afghanistan soit coupé en deux. Pas géographiquement : « il y a un pays pour les riches et un pour les pauvres », déplore-t-elle.

(1) Cachée sous mon turban, Nadia Ghulam avec Agnès Rotger. Éditions l’Archipel, 312 pages, 21 euros.
Pierre Barbancey
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28 février 2019 4 28 /02 /février /2019 05:12

Magnifique Cédric Herrou, militant solidaire de la vallée de la Roya, qui soutient ici l'Humanité avec des mots simples et vrais!

22 février: Revivez la Grande soirée de mobilisation pour l'Humanité: 4000 personnes et un plateau exceptionnel d'intervenants pour défendre le journal de la défense des classes populaires, de l'internationalisme, de l'exigence critique et culturelle

ils étaient là pour dire haut et fort leur soutien
Lundi, 25 Février, 2019

Monique Pinçon-Charlot, sociologue

« Face à une oligarchie de milliardaires qui possèdent plus que de 90 % des médias dominants et qui contrôlent l’idéologie, nous ne pouvons pas dissocier le combat pour l’Humanité de tous les autres combats que les riches mènent contre les pauvres, classe contre classe. »

Éliane Assassi, présidente du groupe CRCE au Sénat

« L’Humanité ne transige pas, elle donne des points de vue. Journal d’opinion, bienveillant, de confrontation, engagé et engageant, il est utile pour protéger les valeurs de notre République, bien trop souvent malmenées. »

Pierre Audin, fils de Maurice Audin

« Deux photos de mon père, faites par ma mère, sont célèbres. Sur l’une, il est en train de lire l’Huma, dont le titre est très reconnaissable : “Paix en Algérie” (…) Le journal a accompagné notre lutte, après l’assassinat de mon père, pendant soixante et un ans. »

Nicolas Devers-Dreyfus, président de la Société des lecteurs de l’Humanité

« Des milliers de lectrices et lecteurs tissent dans tout le pays un exceptionnel réseau de protection et de promotion de leur journal. Plus d’un million d’euros ont été réunis en quelques semaines. Les abonnements réalisés montrent que la mobilisation s’amplifie. »

Bernard Thibault, ancien secrétaire général de la CGT

« S’il fallait retenir une seule raison, et il y en a mille, pour laquelle il faut se battre pour la survie du journal, c’est qu’il n’y a que dans ce quotidien que le terme de progrès social est encore utilisé régulièrement. »

Kamel Guemari, délégué syndical McDonald’s

« Quand j’ai commencé cette lutte avec les salariés du McDonald’s de Marseille, je croyais que j’étais seul. Grâce à ce journal, j’ai découvert que d’autres personnes menaient les mêmes luttes, j'ai pu prendre contact et construire avec elles. »

Fabien Roussel, secrétaire national du PCF

« Tous les jours, je lis deux quotidiens nationaux indispensables à la réflexion : l’Humanité et le Figaro. Deux journaux de classe, deux visions du monde. (…). Mais comment seraient la France, nos débats politiques, sans l’Humanité ? Nous exigeons qu’il ne disparaisse pas, nous nous battons tous ensemble pour qu’il gagne des lecteurs et de l’audience, car c’est utile à la lutte que nous devons mener pour transformer cette société. L’Humanité doit vivre, l’Humanité vivra ! »

Olivier Besancenot, porte-parole du NPA

« Quand j’ai appris la possible disparition de l’Humanité, j’ai de suite été révolté. On ne peut pas imaginer une seconde qu’une telle disparition puisse s’organiser à bas bruit. Tout le monde est concerné ! C’est la liberté de la presse, la liberté d’information qui est remise en cause. »

Sandra Regol, porte-parole d’EELV

« On partage l’essentiel : des valeurs d’humanité, d’émancipation. Et on a au cœur de notre conscience l’idée que ceux qui oppriment la nature, les humains et tout particulièrement les plus défavorisés, sont les mêmes. »

Dominique Sopo, président de SOS Racisme

« L’Humanité nous rappelle que les combats contre les discriminations se mènent toujours dans la durée. Si ce n’est l’Huma, qui parlera, qui donnera la voix avec intelligence à ces luttes qui sont souvent méprisées comme étant le combat de ceux qui ne valent plus rien ? »

Mathilde Larrère, historienne

« Il y a peu, je cherchais à faire une histoire du groupe Manouchian, une histoire de Jules Durand, une histoire du 17 octobre 1961. Où est-ce que je trouve des articles historiques là-dessus ? Dans l’Huma ! Je défends une histoire populaire. Celle des sans-grade, des sans-voix, des sans-culottes, des gilets jaunes. Cette histoire, elle n’est pas dans les manuels scolaires, elle n’est pas dans les médias principaux : elle est dans l’Huma. C’est l’histoire de ceux que l’on prend pour des vaincus et qui sont souvent des vainqueurs. »

Patrice Bessac, maire PCF de Montreuil

« Je pense aux journalistes de l’Humanité, à celles et ceux qui se battent dans un conteste épouvantable pour les médias, où la pensée critique est sans cesse remise en cause par la pensée du clash. »

Clémentine Autain, députée FI

« Les fascistes se sont beaucoup battus contre l’Huma, ils n’ont pas eu sa peau. Il est hors de question que le néolibéralisme, le monde de l’argent et la loi du profit aient aujourd’hui la peau de l’Humanité ! »

Benoît Hamon, fondateur de Génération.s

« Les plus pauvres parmi les plus pauvres, les plus persécutés parmi les persécutés, les migrants qui meurent en Méditerranée, si on voit leur corps, leur colère, leur parole, c’est souvent d’abord et seulement dans l’Huma. (...) Dans l’Humanité, on regarde dans les yeux la détresse là où elle est. »

Laurence De Cock, historienne

« Je veux rendre hommage à l’Huma pour avoir alerté et relayé la parole des élèves du lycée Arago arrêtés l’an dernier. »

Cédric Villani, mathématicien et député LaREM

« Perdre l’Humanité, ça serait perdre un élément indispensable de la biodiversité des idées qui font la nation. »

Aurélie Trouvé, membre d’Attac

« L’Humanité fait le lien entre les grévistes pour le climat et les gilets jaunes qui montrent que la fin du monde et la fin du mois sont un même combat. Comme agroéconomiste, je suis heureuse de pouvoir y lire une critique acerbe de l’agriculture productiviste et des dégâts du néolibéralisme. »

Vikash Dhorasoo, ancien footballeur international

« C’est une évidence de soutenir l’Humanité, qui représente mes opinions politiques. J’espère qu’il existera encore longtemps, je serai là pour aider et soutenir. »

Anne Eydoux, des Économistes atterrés

« En tant qu’économistes atterrés, ce journal porte notre voix. »

Jean-Jacques Aillagon, ancien ministre de la Culture

« J’ai été ministre de Chirac, alors pourquoi soutenir l’Humanité ? Parce que c’est un bon journal, que je lis quotidiennement. (…) J’appelle l’État, le ministère de la Culture, à mobiliser toutes ses possibilités, toutes ses réserves de crédit disponibles pour assurer la pérennité de la presse en France. »

Erik Orsenna, écrivain et académicien

« Puisque la CGT était là, il fallait que l’Académie française soit là aussi ! (…) Qu’est-ce que ça veut dire, humanité ? Ça veut dire à la fois le genre humain et la bienveillance, qui sont en train de disparaître. (…) Abonnez-vous à l’Humanité, c’est bon pour votre humanité ! »

Anousone Um, délégué syndical chez Free

« Lorsque la direction de Free et tous les acolytes de M. Niel ont souhaité vendre mon entreprise, l’Humanité était là pour couvrir l’événement. C’est lui qui a permis de lever l’omerta. »

Hervé Le Treut, climatologue, académicien des sciences

« L’Humanité a relayé ces sujets sur le climat avec une grande objectivité, une grande précision, un grand respect de la complexité des problèmes posés, et puis aussi un grand engagement, et je pense que ça va avec. »

Yvan Le Bolloc’h, artiste

« Si Jaurès a su sortir le journal l’Huma de l’ornière, nous le ferons aussi ! Je suis abonné depuis hier, une bonne nouvelle ! À très bientôt ! »

Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT

« L’Humanité, c’est la lecture importante de tous les jours pour bon nombre de militants CGT, tant pour les arguments que pour l’écho des luttes et la reconnaissance du mouvement social. (…) Être un journal à contre-courant des idées dominantes, c’est un label de qualité. »

Élisabeth Roudinesco, historienne, psychanalyste

« Je voudrais saluer ses formidables pages culturelles qui ont défendu magnifiquement et sans sectarisme la psychanalyse contre toutes les attaques immondes de ces dernières années. »

« Enfants de l'invincible espoir

Nous continuons sans faiblesse

Du petit matin au grand soir

Ils ne tueront jamais Jaurès  »

HK Chanteur

Sébastien Crépel, Audrey Loussouarn, Lola Ruscio et Aurélien Soucheyre
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27 février 2019 3 27 /02 /février /2019 20:31
Salon de l'agriculture. Les politiques sommés de sortir les paysans de l'ornière (Olivier Morin, L'Humanité, Jeudi 28 février)
Salon de l’agriculture. Les politiques sommés de sortir les paysans de l’ornière
Jeudi, 28 Février, 2019

Au rendez-vous annuel de la porte de Versailles à Paris, les agriculteurs oscillent entre amertume et volonté de se saisir des prochaines échéances pour changer la politique agricole.

Tout ne va pas pour le mieux dans le meilleur des mondes agricoles. Les allées du Salon résonnent, cette année encore, de l’écho des attentes et des revendications des travailleurs de la terre et de ceux, moins visibles, de la mer. Si les curieux peuvent parfois s’en rendre compte au fur et à mesure des rencontres, c’est surtout à destination des décideurs politiques que les agriculteurs veulent faire passer leurs messages. D’autant que, après le discours de Rungis d’Emmanuel Macron en 2017 et la tenue d’états généraux de l’alimentation censés calmer la guerre des prix menée par la distribution et l’industrie, les attentes sont loin d’être comblées.

Sur le stand de la Confédération paysanne, on attend toujours la venue d’Édouard Philippe. Nicolas Girod, éleveur de vaches de race montbéliarde et secrétaire national du syndicat, lui a malgré tout fait part de sa déception, lors d’une rencontre qui a eu lieu en début de semaine, au sujet de la loi agriculture et alimentation. « On a basculé sur la création de valeur, mais sans répondre à la question de la répartition de celle-ci », note-t-il. Si le paysan salue l’annonce par Emmanuel Macron d’une commission d’enquête parlementaire sur les négociations commerciales, il souligne que celles-ci « sont déjà terminées » et que, dans le cadre d’une loi sans contraintes, il y a tout lieu de penser qu’elles continueront à être en défaveur des producteurs.

double enjeu de souveraineté et de démocratie alimentaire

Trois mois avant les élections européennes, la politique agricole commune (PAC) post-2020 agite les conversations. La Confédération paysanne milite pour des politiques agricole et alimentaire communes qui répondent au double enjeu de souveraineté et de démocratie alimentaire. Dans la délégation que conduisait hier Fabien Roussel, secrétaire national du PCF, cette proposition faisait d’autant plus écho qu’elle figure dans le programme défendu par Ian Brossat, tête de liste aux élections européennes et également membre de la délégation. Auprès des organisations syndicales agricoles auxquelles ils ont rendu visite, ils ont exprimé leur refus de voir diminuer le budget de la PAC actuelle et leur volonté de garantir les revenus par des prix planchers. Pour le président du Mouvement de défense des exploitants familiaux (Modef), cette mesure va dans le bon sens et pourrait être prise rapidement. « Des prix minimums garantis dans chaque pays et pour chaque produit, on sait faire », assure l’éleveur corrézien, dont la bataille pour des prix rémunérateurs est la marque de fabrique du syndicat. Pointant l’abstention qui a marqué le scrutin aux chambres d’agriculture, alors que celui-ci en était traditionnellement épargné, il craint que les agriculteurs boudent les urnes aussi aux européennes. Même crainte du côté de la Coordination rurale. Son président, Bernard Lannes, dénonce un chef de l’État qui se montre pendant des heures au Salon de l’agriculture, « mais qui ne fera campagne que comme rempart aux extrêmes lors des élections ». Il pointe un écœurement des agriculteurs, nourri par des prix bas dans toutes les productions. Arpentant lui aussi les allées du Salon, Benoît Hamon s’interroge sur la mise en place d’un prix minimum d’entrée, pour faire face à un dumping fiscal, social et environnemental. Une disposition qui nécessite de sortir du cadre de la « concurrence libre et non faussée » imposée par le dogme libéral de l’UE et qui impose de mettre fin aux négociations ou aux ratifications d’accords de libre-échange. Des mesures fortes que se propose de mettre en œuvre le PCF, mais qui rencontrent un écho mitigé auprès de la FNSEA (majoritaire) et du syndicat Jeunes agriculteurs (JA). Ces deux organisations persistent à nourrir encore des espoirs dans la loi agriculture et alimentation, issue des états généraux, pour que les prix à la production soient rehaussés. « Pour y parvenir, il faudra nécessairement développer le rapport de forces », reprend André Chassaigne, député communiste. Reste que si elle est prise avec plus ou moins de vigueur selon les syndicats, la question de la rémunération du travail paysan monte dans les campagnes. Elle nécessitera du courage politique pour en tirer les résultats attendus.

Olivier Morin
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27 février 2019 3 27 /02 /février /2019 20:25
Lactalis: nous ne sommes pas des vaches à lait: action des candidats aux Européennes du PCF au siège de Lactalis à Laval
Lactalis: nous ne sommes pas des vaches à lait: action des candidats aux Européennes du PCF au siège de Lactalis à Laval
Lactalis : nous ne sommes pas des vaches à lait !

Ian Brossat avec Marie-Pierre Vieu députée européenne, Alain Pagano et Aurelien Gall se sont invités chez Lactalis mardi 26 février 

Après Google (Paris) et Amazon (Hauts-de-Seine), Ian Brossat, tête de liste du Parti communiste aux élections européennes, s’est invité mardi 26 février dans les bureaux du siège de Lactalis, numéro mondial des produits laitiers, situés à Laval (Mayenne).

Comme le révélaient France inter et Cash investigation, en janvier dernier, la multinationale Lactalis est aujourd’hui accusée d’évasion et de fraude fiscales, via le Luxembourg, pour un montant de 2,2 milliards d’euros. Ce chiffre de 2,2 milliards d’euros « évaporés » en 2015 et 2016 aurait correspondu, lors de la crise laitière, à l’équivalent de 12 centimes en moins par litre volés aux producteurs laitiers français. Lactalis est le symbole de cette Europe de l’argent dont nous ne voulons plus : celle des lobbyistes et des voleurs en col blanc qui étranglent financièrement nos paysans, celle aussi qui met en danger notre santé de consommateur, comme l’a révélé le scandale sanitaire du lait à la salmonelle. Pour Ian Brossat : « Nous ne sommes plus vos vaches à lait, il est venu le temps de nous faire respecter par ces multinationales, faire respecter notre travail, notre santé, nos lois fiscales. » Pour cette action coup de poing, Ian Brossat était accompagné de candidats de la liste « Pour l’Europe des gens, contre l’Europe de l’argent » : Marie-Pierre Vieu (députée européenne), Aurélien le Gall (représentant des salariés agricoles), Alain Pagano (enseignant chercheur en écologie et biologie), Cinderella Bernard (militante associative)

 
 
"Rencontre avec les dirigeants de Lactalis : un dirigeant de Lactalis considère que ce qui justifie les accusations contre leur groupe, ce serait le fait que les français n aiment pas ceux qui réussissent, ce à quoi j ai repondu qu'à mon sens, ce qui dérangeait les français, ce n'était pas le fait que certains réussissent, c'est le fait que pour permettre à certains de réussir, d'autres devaient en crever !
Qu'en tant qu'elue locale, je dois faire face à la détresse humaine des producteurs laitiers, qu il etait donc de notre devoir d'alerter sur ce drame humain ..on ne peut pas imaginer qu'ils profitent de l'optimisation fiscale/évasion fiscale, quand des producteurs n'arrivent pas à s'en sortir !!!" Cindérella Bernard
 
Aurélien Gall : « Lactalis évite l’impôt et saigne les producteurs »
Mercredi, 27 Février, 2019

Agroalimentaire. Une délégation du PCF conduite par Ian Brossat s’est rendue hier au siège de Lactalis pour lutter contre la fraude fiscale et soutenir les producteurs laitiers.

Après Google et Amazon, Ian Brossat, tête de liste des communistes pour les élections européennes, s’est rendu hier au siège de Lactalis, à Laval (Mayenne). Il était accompagné de plusieurs candidats figurant sur la liste PCF. Quel était l’objectif de déplacement ?

Aurélien Gall Le premier sujet, c’est celui de combattre la fraude et l’évasion fiscales. Lactalis est accusé d’avoir soustrait 2,2 milliards d’euros au fisc en passant par le Luxembourg. Le groupe nous a parlé d’optimisation fiscale légale. Nous verrons bien ce que donnera l’enquête. Quoi qu’il en soit, il faut lutter à l’échelle européenne et changer la loi pour que ces montages fiscaux illégaux ou légaux soient rendus impossibles. En pleine crise du lait en 2015, Lactalis a ainsi soustrait 2,2 milliards d’euros au lieu de, par exemple, payer décemment les producteurs de lait et rémunérer davantage ses salariés. C’est une honte qui concerne tous les citoyens, au final, qui souffrent d’un manque de services publics en termes de transports, de santé et d’éducation. On nous martèle tous les jours qu’il n’y a plus de sous dans le pays, que les Français creusent la dette en vivant soi-disant au-dessus de leurs moyens. Mais la fraude et l’évasion fiscales coûtent entre 60 et 100 milliards d’euros par an en France, et entre 800 et 1 000 milliards d’euros par an dans l’Union européenne. Il faut mettre un terme à ce fléau. C’est l’un des axes forts de notre campagne pour les élections européennes du 26 mai 2019.

Vous êtes aussi représentant de salariés agricoles. Leur situation très difficile a-t-elle été évoquée avec Lactalis ?

Aurélien Gall Nous nous battons pour que les prix payés aux producteurs soient justes, afin de leur assurer une vie digne. Il faut savoir que le coût de revient pour 1 000 litres de lait est de 396 euros, alors que le prix payé aux producteurs de lait est en dessous, à 330 euros ! Il y a des aides européennes pour compenser, mais les producteurs laitiers veulent vivre de leur travail, pas des subventions. Il faut ici souligner que le nombre de ces producteurs a été divisé par deux en quinze ans dans le pays et que leur perte de revenus a été de 26,1 % entre 2015 et 2016, soit plus d’un quart… Ils ne sont pas seuls à vivre une situation très difficile, chaque jour, un exploitant agricole se suicide en France. Lactalis dit qu’il y a eu surproduction en 2015 lors de la crise du lait. C’est vrai, mais en partie à la suite de la suppression des quotas par l’Union européenne. Cette question se joue aussi à cet échelon : nous devons porter la revendication de la régulation et des prix justes sur tout le continent.

Lactalis est aussi accusé d’opacité sur ses comptes, de manquement sanitaire et de lobbying actif…

Aurélien Gall Une enquête est en cours à la suite de la contamination de lait infantile par des salmonelles. Cet aspect sanitaire est très préoccupant et doit être surveillé de près. Lactalis vient également de publier ses comptes pour la toute première fois. Cette multinationale refusait de le faire jusqu’à présent. La famille Besnier, qui dirige le groupe, est la 5e fortune française et prévoit 20 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2020, tout en continuant de saigner les producteurs de lait… Enfin, Lactalis a reconnu avoir des activités de lobbying en France et à Bruxelles. Nous pensons qu’il faut supprimer purement et simplement toutes ces activités pour tous ceux qui les pratiquent.

Aurélien Gall

Secrétaire fédéral PCF de l’Aisne et candidat aux européennes

Entretien réalisé par Aurélien Soucheyre
 
 
 
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27 février 2019 3 27 /02 /février /2019 20:19
Marine Roussillon, membre du CEN en charge des questions d’éducation, détaille les ressorts de la « loi Blanquer » et rappelle les axes du projet d’une école en commun, proposée par les communistes.

Marine Roussillon, membre du CEN en charge des questions d’éducation, détaille les ressorts de la « loi Blanquer » et rappelle les axes du projet d’une école en commun, proposée par les communistes.

Education : pour une école en commun

Contre une école de la concurrence et de la soumission, pour une école en commun. Marine Roussillon, membre du comité exécutif national, en charge des questions d’éducation, détaille les ressorts de la « loi Blanquer » et rappelle les axes du projet d’une école en commun, proposée par les communistes.

COMMENT CARACTÉRISER LA « LOI BLANQUER » ?

MARINE ROUSSILLON : Blanquer parle d’école de la confiance mais sa conception de la confiance est ultra-libérale : que chacun se débrouille comme il peut ! Blanquer vous fait « confiance » pour que vous vous en sortiez seuls, dans un système qui vous abandonne en vérité, qui abandonne les enseignants à la pénurie de moyens, qui abandonne les lycéens aux choix individuels de leurs parcours, dans un marché de l’éducation complètement opaque.

Ce qui est visé ici, c’est de faire le tri social. L’école de Blanquer, c’est une école de la concurrence et de la soumission. Concurrence parce que tous les cadres collectifs sont cassés au profit de parcours individualisés ; chaque jeune est amené à choisir son établissement, ses options, son parcours, et il va être sélectionné de manière de plus en plus précoce, ce qui va l’isoler, le mettre en concurrence avec les autres et produire de plus en plus d’inégalités sociales. Soumission parce que cette loi est extrêmement autoritaire, à la fois dans la manière dont elle a été votée, contre l’avis de l’ensemble de la communauté éducative ; et autoritaire dans ce qu’elle porte, c’est-à-dire une reprise en main autoritaire par le ministre du système éducatif.

L’article 1 est emblématique, il réduit la liberté d’expression des enseignants et introduit la possibilité de les sanctionner, voire de les révoquer, s’ils critiquent publiquement l’institution. Et puis il y a la reprise en main de la formation des enseignants, la reprise en main aussi de l’évaluation du système. J’ajoute deux mesures phares, celles dont on a beaucoup parlé : l’instruction obligatoire à trois ans. La loi introduit de la concurrence en maternelle. On va obliger les communes à financer les maternelles privées. Ça ne changera rien à la réalité de la scolarisation (la quasi-totalité de ces enfants vont à l’école) mais on ouvre un marché à l’enseignement privé, sur le dos des communes. Cela ouvre un nouvel espace en matière de ségrégation scolaire, on trie les enfants dès le plus jeune âge.

Seconde mesure frappante : l’introduction, par amendement, donc sans consultation des organisations professionnelles, de « l’école du socle », c’est-à-dire « des établissements publics des savoirs fondamentaux ». C’est la possibilité de regrouper des classes de primaire et de collège dans une même administration sur simple décision des collectivités locales, sans consultation des personnels. On voit bien les conséquences budgétaires, le but étant de faire des économies en postes, voire de fermer des écoles, en particulier dans les zones rurales, zones déjà désertifiées où l’école reste le dernier service public. Donc fermetures, temps de trajets trop longs pour les élèves, etc. On va aller vers une école primaire à deux vitesses ; d’un côté il y aura ces « établissements publics des savoirs fondamentaux » et puis, pour les autres, des écoles qui permettront d’aller au collège, au lycée, à des études longues. Là aussi s’opérerait un tri de plus en plus précoce.

ET NOTRE PROJET D’ÉCOLE ?

M. R. : Ce qu’on oppose à ça, c’est une école de l’égalité et de l’émancipation, qui permette à tous les jeunes de s’approprier les savoirs complexes qui leur seront nécessaires pour être ensuite, dans leur vie d’adultes, pleinement citoyens, dans la démocratie, dans leur entreprise, pour prendre les décisions auxquelles ils seront confrontés : http://www.pcf.fr/argumentaire_ecole Tous les enfants sont capables d’apprendre, il n’y a aucune raison de les trier de manière précoce. Par contre, il faut transformer l’école pour qu’elle donne à tous les moyens d’acquérir cette culture commune. Plutôt qu’une école qui trie, on défendrait au contraire une école commune, plus longue, avec une scolarité obligatoire prolongée jusqu’à 18 ans, en renforçant le caractère national du baccalauréat, en garantissant pour tous les bacheliers la possibilité d’intégrer le supérieur dans les filières de leur choix.

Propos recueillis par Gérard Streiff

http://reseau-ecole.pcf.fr/110540

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27 février 2019 3 27 /02 /février /2019 14:52
Alain Mila ce mercredi 27 février au soir, 18h, à Quimper pour une conférence sur la Retirada et l'accueil des Réfugiés républicains espagnols dans le Finistère, à l'invitation du PCF Quimper (Ouest-France, Pauline Le Morlec)

#Quimper Mercredi 27, Halles St François à 18h, conférence sur l'accueil dans le Finistère de Républicains espagnols en 1939 et dédicace de ma nouvelle. (droits d'auteurs offerts aux Sauveteurs en Mer du Guil)

Conférence-débat à Quimper pour les 80 ans de la Retirada, à l'initiative du PCF.

Avec Alain Mila qui vient de publier "Une enfance retrouvée", histoire de son père, petit réfugié de 8 ans venu en février 1939 de Catalogne au Guilvinec en passant par Quimper.

La victoire du fascisme en Espagne, avec le soutien d'Hitler et Mussolini, après l'Italie et l'Allemagne, l'exode de centaines de milliers de républicains, la solidarité, celle des citoyens, celle de la CGT, du parti communiste, avec les réfugiés de l'époque, tandis que la République française enfermait dans des camps ceux qui avaient servi la République espagnole et combattu le fascisme, c'est notre histoire européenne.
Mais ça interroge aussi le présent !

Alain Mila dédicacera son livre.
à l'invitation de la section PCF de Quimper

Merci à la maison de la presse "le Goéland" du Guilvinec, une trentaine d'exemplaires vendus ce matin. Droits d'auteurs offerts à la station du Guil des Sauveteurs en Mer et le Goéland offrait aussi sa commission sur ce lot de livres.

Merci à la maison de la presse "le Goéland" du Guilvinec, une trentaine d'exemplaires vendus ce matin. Droits d'auteurs offerts à la station du Guil des Sauveteurs en Mer et le Goéland offrait aussi sa commission sur ce lot de livres.

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27 février 2019 3 27 /02 /février /2019 08:10
Les quatre candidats bretons sur la liste Pour l'Europe des Gens contre l'Europe de l'argent conduite par Ian Brossat

Les 4 candidats bretons sur la liste "Pour l'Europe des Gens, contre l'Europe de l'argent" conduite par Ian Brossat et Marie-Hélène Bourlard.

Christelle Dumont aide-soignante de l'hôpital Yves Lanco à Belle-Ile-en Mer, syndicaliste, qui a fait une grève de la faim pour protester contre les conditions de travail dans l'hôpital public

Glenn Le Saout, 20 ans, étudiant, ancien président de la FIDL Bretagne (Taulé, Morlaix).

Cinderella Bernard, éducatrice spécialisée, première adjointe de sa commune, militante associative, présidente du groupe communiste au Département des Côtes d'Armor

Katja Krüger, comédienne franco-allemande, ancienne syndicaliste et socialiste ouvrière allemande, élue à la Petite Enfance à Rennes

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27 février 2019 3 27 /02 /février /2019 08:04
La Bégarroise Cinderella Bernard mènera la campagne du Parti communiste dans les Côtes d’Armor. (Photo Emmanuel Nen, le Télégamme )

La Bégarroise Cinderella Bernard mènera la campagne du Parti communiste dans les Côtes d’Armor. (Photo Emmanuel Nen, le Télégamme )

Lundi soir, la Bégarroise Cinderella Bernard a lancé la campagne du Parti communiste pour les élections européennes dans la ville où elle est première adjointe.

« Pour l’Europe des gens contre l’Europe de l’argent ». La liste du Parti communiste aux élections européennes du 26 mai prochain, menée par Ian Brossat, est composée de quatre Bretons (*). Un par département. Dans les Côtes-d’Armor, la Bégarroise Cinderella Bernard mènera une campagne de proximité. Lundi soir, c’est dans la ville où elle est première adjointe au maire, qu’elle en a donné le coup d’envoi, devant quelque 90 militants. « C’est après bien des hésitations que j’ai fini par accepter mais, compte tenu de la situation d’urgence sociale et environnementale que nous traversons, il serait irresponsable de ne pas mener la bataille ensemble. J’ai accepté à une seule condition : je donnerais toujours priorité aux dossiers locaux que je suis », déclare cette travailleuse sociale de 40 ans, mère de quatre enfants.

 
 

« Une France belle et rebelle »

 

La Costarmoricaine le reconnaît : « Je ne pourrais pas être partout ». L’une des raisons pour laquelle elle est placée en 32e position sur la liste, très probablement non-éligible. D’où son message aux militants : « Ce n’est pas moi que vous allez élire mais les idées auxquelles j’adhère et que je veux partager ». Son engagement pour les Européennes, elle le justifie aussi « par fierté d’être aux côtés de Ian Brossat, dont je suis le travail depuis plusieurs années. Il représente l’idée que je me fais du communisme, un homme engagé pour le bien des autres, un homme politique de terrain qui s’est illustré par son combat contre Airbnb mais aussi pour l’accueil des réfugiés ».

 

Cette liste de 79 candidats, composée « à 50 % d’ouvriers et d’employés, et 30 % de gens sans appartenance politique » est, affirme Cinderella Bernard, « à l’image de la France, celle des gens qui travaillent et qui comptent leurs sous à la fin du mois avec des ouvriers notamment, dont Marie-Hélène Bourlard, gilet jaune depuis le début du mouvement, bien connue pour avoir été l’héroïne du documentaire « Merci Patron ! ». Et nous pouvons compter sur un comité de soutien présidé par Lassana Bathily, celui que l’on surnomme « le héros de l’hyper Casher » et dont l’action lui a valu d’être naturalisé français ». Cette liste, appuie la candidate, « est celle d’une France belle et rebelle, forte de sa diversité ».

* Christelle Dumont (56), Glenn Le Saout (29), Katja Krüger (35) et Cinderella Bernard (22).

Ouest-France, 26 février 2019

La conseillère départementale et première adjointe de Bégard (Côtes-d’Armor), Cinderella Bernard, est candidate sur la liste du parti, pour les élections européennes.

Le lancement de la campagne des Européennes du Parti communiste français (PCF) en Côtes-d’Armor, avec Cinderella Bernard, conseillère départementale et première adjointe à Bégard, candidate à cette élection, a eu lieu ce lundi 25 février 2019. Une soirée en présence du secrétaire départemental, Yannick Le Cam, à laquelle ont participé un peu plus de 100 personnes, dont de nombreux élus de la région.

 

Le « Trégor rouge »

Après une introduction du secrétaire départemental, la candidate est montée au front : « C’est un grand honneur de faire le lancement de la campagne des Européennes dans le département à partir de la commune de Bégard, une commune du Trégor rouge, une commune qui a eu à sa tête un maire communiste, Gérard Le Caër, de 1983 à 2018, mon parrain politique… C’est après bien des hésitations, que j’ai fini par accepter, mais compte tenu de la situation d’urgence sociale et environnementale que nous traversons, il serait irresponsable de ne pas mener la bataille ensemble. »

Priorité aux situations locales

Puis l’élue a affirmé : « Il sera toujours donné priorité aux dossiers, aux situations locales auxquelles je suis attentive, car 2019 sera une année déterminante pour l’organisation de l’accompagnement à domicile dans mon canton ou pour le service public de gestion des ordures ménagères que je préside, sans parler des personnes qui ont besoin de mon soutien dans les situations difficiles qu’elles traversent. »

Cette affirmation faite, l’élue qui se situe en 32e position sur la liste du PCF est très réaliste : « Ce n’est pas moi que vous allez élire mais les idées auxquelles j’adhère et que je veux partager ce soir avec vous. »

Pendant une heure, Cinderella Bernard a développé ses idées, ses constats locaux et régionaux qui, par rapport aux élections européennes, se rejoignent pour un slogan : « l’Europe des gens, contre l’Europe de l’argent ». Et de conclure : « Le vote pour la liste menée par Ian Brossat doit être un acte de résistance qui permettra de redonner la parole et le pouvoir de décisions au peuple souverain  ».

 

Européennes. Cinderella Bernard et les communistes entrent en campagne (Le Télégramme et Ouest-France, 26 février 2019)
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