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3 mars 2022 4 03 /03 /mars /2022 06:11

A l'Assemblée nationale, Fabien Roussel s'est fermement engagé en faveur d'une issue pacifiste au conflit.

Devant le Premier ministre Jean Castex, il a notamment demandé des sanctions économiques et diplomatiques en direction du gouvernement russe.

Revisionnez le discours pacifiste de Fabien Roussel, acclamé par l'Assemblée :

Monsieur le président,
Monsieur le ministre,
Mesdames et Messieurs, mes chers collègues,

Je m’exprime devant vous avec l’extrême gravité qu’exige la situation.
Notre responsabilité est immense.
Une guerre se déroule en Europe.

Au nom du groupe communistes et GDR, je tiens à exprimer toute notre solidarité et notre soutien au peuple Ukrainien, plongé dans une souffrance indicible depuis jeudi dernier.

C’est d’abord à lui, à toutes ces femmes, ces hommes, ces enfants exposés au feu des bombes, à ces familles entières contraintes à l’exil, que nous pensons en tout premier lieu.
Nous sommes à leurs côtés. La France est à leurs côtés.
Je souhaite à cet égard que nous puissions nous organiser collectivement pour accueillir dans chaque commune de France des familles, des réfugiés ukrainiens.
Et que chaque pays de l’Union européenne prenne ainsi sa part et fasse vivre pleinement le droit d’asile.
Je veux dire aussi ma condamnation la plus ferme et la plus implacable du choix des armes et du sang par le président russe.

Vladimir Poutine, l’irresponsable, l’autoritaire, le va-t-en-guerre, qui distille depuis des années le poison du nationalisme qui s’appuie sur ses amis d’extrême-droite partout en Europe.
Poutine, qui s’apprête à sacrifier les peuples.
Le peuple ukrainien d’abord, mais aussi le peuple russe qui aura à souffrir durement des graves conséquences de ce conflit.
Lui, qui a déjà semé dans son pays la pauvreté, les inégalités et la violence.
Lui encore qui brandit la menace de l’arme nucléaire, faisant fi des tragiques événements que furent Hiroshima et Nagasaki.
Le président Russe met en péril l’avenir de l’humanité, l’avenir de nos enfants avec cette froideur et ce cynisme qui caractérisent les régimes autoritaires.
Il ne trouvera dans cette guerre que la désolation pour son peuple, l’effondrement pour son économie et le déshonneur pour son régime.
Oui, la France et tous les pays mobilisés aujourd’hui en Europe et dans le monde doivent prendre des sanctions politiques, diplomatiques et économiques fortes afin de contraindre le président russe au cessez-le-feu, à s’asseoir à la table des négociations et à mettre un terme à son offensive.
Bravo aux mondes du sport et de la culture qui y prennent aussi toute leur part.
L’union des nations, la force des peuples unanimes, le poids des sanctions doivent permettre d’obtenir un cessez-le-feu immédiat !
Aucun pays, aucune nation ne peut accepter que le droit international, que l’intégrité territoriale d’un Etat soient à ce point violés, bafoués.
Et nous serons d’autant plus unis à faire respecter le droit international que nous nous battrons à le faire respecter partout, pour tous les peuples. C’est aussi la condition de l’union des nations contre Poutine.

Bien sûr, nous pourrons toujours débattre de ce qui a précédé ce conflit, de l’obstination de ces 30 dernières années de la part Etats-Unis et de certains membres de l’Otan à toujours vouloir implanter de nouvelles bases aux portes de la Russie.
Mais aujourd’hui, le débat n’est pas là.
En revanche, le danger de voir ce conflit s’élargir et s’étendre est réel.
Car la réalité de cette guerre, c’est celle qui fait peser le risque d’une guerre mondiale.
Je veux plus que jamais rappeler que, face aux armes et au risque d’un embrasement généralisé du conflit, nous devons donner toute sa force à la diplomatie, à la force du dialogue et à la construction d’un rapport de force politique et économique nous permettant d’éviter un engrenage fatal.
La France doit tout mettre en œuvre pour éviter l’embrasement, pour éviter que l’OTAN participe à cette guerre car les conséquences en seraient terrifiantes.

Notre histoire, celle de l’humanité, s’illustre malheureusement d’engrenages guerriers menant au pire.
Gardons-les en mémoire pour qu’ils ne se répètent jamais.
N’oublions jamais les 80 millions de morts des deux premières guerres mondiales et les sacrifices de plusieurs générations.
Ce 21e siècle est encore plus dangereux, plus dévastateur. Car à la menace d’une guerre mondiale s’ajoute celle de l’utilisation de l’arme nucléaire.
Alors, de tout notre cœur, forts de cette histoire que nous portons en nous, au nom de ces hommes et ces femmes qui ont tout fait pour empêcher les escalades guerrières au siècle passé.

Au nom de ces députés comme Jaurès, bien seul ici à défendre la Paix, faisons tout pour ne pas ajouter la guerre à la guerre.
La course aux armements engagée au cours de ces dernières années par les grandes puissances fait peser sur le monde, sur les peuples, sur la jeunesse, la menace d’une destruction à grande échelle.
Alors oui, La France a un rôle à jouer, important.
Les décisions qui seront prises dans les heures, dans les jours qui viennent seront capitales.
Celui d’éviter l’escalade du conflit, l’escalade guerrière qui, à un moment donné, peut finir en spirale infernale que personne ne pourra plus arrêter.
Rappelons-nous qu’il est impossible de prévoir l’issue d’un conflit armé.
Les seules certitudes sont la destruction, le chaos et les victimes civiles et militaires.
Gardons-nous, gardons-nous toujours des surenchères démagogiques et des postures de va-t-en guerre.

C’est pourquoi, je demande que le Parlement puisse se prononcer à chaque étape sur la parole et les décisions de la France face à cette guerre.
Car c’est par la démocratie que l’on peut le mieux déjouer les menaces qui pèsent sur elle.
Oui, dans cette situation, la France a une grande responsabilité pour la paix.
Oui, pour la PAIX.
Quand la France, au nom même de son histoire, parle pour la paix, elle parle d’une voix forte et juste.
Quand la France refuse les logiques de blocs, quand elle affirme sa pleine indépendance pour dire le droit et la justice, elle est entendue des peuples du monde.
Oui, comme beaucoup le disent : « La solution à ce drame ne sera pas militaire ».
La France doit dire haut et fort que sa priorité est l’établissement d’un cessez-le-feu.
Que les armes se taisent !
La France doit mettre toute son énergie, toute sa tradition à la recherche d’une solution diplomatique, politique, qu’elle apportera toute sa solidarité au peuple ukrainien.
L’urgence, c’est de tout mettre en œuvre pour obtenir un cessez-le-feu et ouvrir des négociations !
C’est bien sûr l’intérêt du peuple ukrainien.
C’est aussi l’intérêt du peuple russe à qui nous ne voulons pas la guerre !  Et c’est celui de tous les peuples d’Europe.

Ouvrir tous les espaces de dialogues possibles, mettre en œuvre toutes les pressions, les sanctions possibles pour obtenir ce cessez-le-feu, la protection des ukrainiens et le retrait des troupes russes d’Ukraine.
Nous pouvons jouer ce rôle, en tant que membre permanent du Conseil de sécurité, pour proposer que les Nations unies relancent le processus réunissant l’ensemble des Etats européens avec l’Ukraine et la Russie.
Parmi toutes les pressions à exercer, il y a celles, claires, fortes venant des peuples, unis, solidaires, exprimant leur solidarité et appelant à la paix.
Notre peuple, avec tous les autres peuples du monde, doit se lever, unis dans sa grande diversité, tendre la main aux pacifistes russes, soutenir le peuple ukrainien et faire entendre cette voix forte et symbolique des travailleurs, des jeunes, des familles, unis pour la paix;
Oui, c’est aux peuples de se faire entendre, car ce sont eux qui sont en première ligne, eux qui sont toujours les victimes des logiques de force et des logiques guerrières.
Nous devons aussi être intraitables contre tous les profiteurs qui abusent cyniquement de ce conflit en rendant la vie toujours plus chère par la spéculation sur le gaz, sur le pétrole, sur le blé.

Enfin, et je tenais à le dire ici aussi, que l’heure est suffisamment grave pour qu’elle ne laisse aucune place aux polémiques, aux querelles stériles.
Pour notre part, pour ma part, je n’y participerai pas.
Nous apporterons notre contribution, nous ferons entendre notre voix en faveur de la paix et pour l’unité des Français pour la paix.
Nous serons toujours de ceux qui choisirons la Paix et l’espoir de la Paix car, colle l’écrivait Aragon «  il faut continuer de croire qu’il fera beau quand il pleut ».

Je vous remercie.

Fabien Roussel, député du Nord et candidat à l'élection présidentielle.

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3 mars 2022 4 03 /03 /mars /2022 06:09
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28 février 2022 1 28 /02 /février /2022 20:29
Non à la guerre, paix en Ukraine,
Solidarité avec les Ukrainiens.
Rassemblement à Morlaix à 18h le mercredi 2 mars
 
20 organisations et une trentaine de personnes se sont réunies ce soir et ont rédigé un appel commun au rassemblement de solidarité avec l'Ukraine à Morlaix, place des Otages, mercredi 2 mars à 18h
 
CONTRE LA GUERRE, POUR LA PAIX,
NON A L'AGRESSION RUSSE EN UKRAINE
Nous condamnons l’agression militaire impérialiste que la Russie de Poutine vient de lancer contre l’Ukraine et son peuple, qui ne peut avoir aucune justification.
 
Nous rappelons le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes et nous rendons hommage à la résistance légitime des autorités et du peuple ukrainiens face à l’invasion de l’armée russe.
 
Nous saluons également le courage de toutes les personnes qui, en Russie même, osent braver la dictature en affirmant leur opposition à la guerre et qui font contrepoint à la propagande officielle en apportant une information différente sur la nature du conflit.
 
Nous appelons à construire une mobilisation internationale solidaire des populations ukrainiennes :
 
- Pour le retrait de toutes les forces russes d’Ukraine ;
- Le refus du chantage à l’usage de l’armement nucléaire, d’où qu’il vienne.
- Pour des sanctions drastiques contre le régime de Poutine.
- Pour l’accueil dans de bonnes conditions et sans arrière-pensée des réfugiés qui fuient la guerre.
- Pour rétablir la paix en Europe, la France doit porter cette exigence devant l’ONU dans le respect de la charte des nations unies qui stipule dans son préambule la volonté de préserver les peuples du fléau de la guerre.
 
La France et l’Europe doivent peser dans la négociation et une initiative diplomatique pour une désescalade militaire et une conférence de la paix sous l’égide de l’ONU.
Sur ces bases, le collectif solidarité avec l'Ukraine appelle les habitants du Pays de Morlaix à participer très nombreux au rassemblement citoyen du mercredi 2 mars à 18h place des Otages à Morlaix.
 
Les Premiers Signataires du collectif solidarité avec l'Ukraine Pays de Morlaix:
 
AFPS, AJPF, Esperanto Solidareco, LDH, Mouvement de la Paix, Université Européenne de la Paix, CFDT, CGT, FSU, SOLIDAIRES, FI, Ensemble, Gauche indépendantiste, EELV, Génération.S, MJCF 29, NPA, UDB, PCF, PS
 
Les élus de Morlaix-Communauté et la ville de Morlaix appellent aussi au rassemblement le mercredi 2 mars à 18h Place des Otages devant le Kiosque en solidarité au peuple ukrainien et l'appel au retrait des troupes russes d'Ukraine.
 
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28 février 2022 1 28 /02 /février /2022 14:30
Fête de l'Avenir à Rennes avec Ian Brossat - En avant les Jours Heureux!
Fête de l'Avenir à Rennes avec Ian Brossat - En avant les Jours Heureux!
Fête de l'Avenir à Rennes avec Ian Brossat - En avant les Jours Heureux!
Fête de l'Avenir à Rennes avec Ian Brossat - En avant les Jours Heureux!
Fête de l'Avenir à Rennes avec Ian Brossat - En avant les Jours Heureux!
Fête de l'Avenir à Rennes avec Ian Brossat - En avant les Jours Heureux!
Fête de l'Avenir à Rennes avec Ian Brossat - En avant les Jours Heureux!
Fête de l'Avenir à Rennes avec Ian Brossat - En avant les Jours Heureux!
Fête de l'Avenir à Rennes avec Ian Brossat - En avant les Jours Heureux!
Fête de l'Avenir à Rennes avec Ian Brossat - En avant les Jours Heureux!

Quelle belle Fête de l'Avenir 2022 ! ⚡️ Quel beau meeting de Ian Brossat ! 🎙 Merci aux camarades du PCF 35 - Ille et Vilaine pour leur accueil chaleureux à Rennes ce week-end ❤️ Et maintenant que viennent les #JoursHeureux !

Crédit photo Eug

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28 février 2022 1 28 /02 /février /2022 14:21
Jean-Claude Caro fait la une du Télégramme Saint-Brieuc. On confirme: notre ami et camarade est un militant en or!!!

Jean-Claude Caro fait la une du Télégramme Saint-Brieuc. On confirme: notre ami et camarade est un militant en or!!!

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28 février 2022 1 28 /02 /février /2022 13:02

 

 

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28 février 2022 1 28 /02 /février /2022 09:15

 

Frédéric Boccara, économiste communiste, invite à changer de paradigme, en faisant du développement de l’emploi, de la formation et de l’économie de matière le critère d’attribution du crédit, afin de conjurer l’inflation et un krach financier. Entretien.
Publié le Jeudi 24 Février 2022
Gaël De Santis
 
______________________________________________________________________
La Bourse de Paris a dévissé en janvier. Est-ce le révélateur de l’existence d’une bulle financière ?
Frédéric Boccara Parlons d’enflure financière plutôt que de bulle. Une bulle, on a peur de la faire éclater. En 2021, le CAC 40 a augmenté de 29 %. Or, le capital, pour réclamer le même taux va demander une augmentation de 29 % du profit. C’est une forte pression contre l’emploi, la dépense publique, la formation, les dépenses d’efficacité. On ne sait pas quand l’enflure va craquer, mais la poudre s’accumule. Ce que l’on sait, en revanche, c’est que les dirigeants sont en permanence en train d’essayer de plâtrer pour éviter que cela ne craque. La Banque centrale européenne (BCE) crée d’énormes liquidités, sans que ne suive la production qui devrait l’accompagner, alimentant l’inflation. Ils sont pris entre deux feux. La seule chose qu’ils savent faire est de remonter les taux pour assécher un peu l’enflure financière. Or la clé d’une nouvelle production, absolument nécessaire, c’est l’emploi qualifié et bien rémunéré. Mais en remontant les taux pour tout, ils freinent les investissements réels, mettent encore plus en cause l’emploi, les salaires et les dépenses sociales, ils mettent à bas les économies des pays en développement et du Sud. La question de fond est : à quoi sont utilisées les liquidités ?
 
Quel rôle devraient jouer les pays européens pour en finir avec cette enflure financière au niveau mondial ?
Frédéric Boccara Celle-ci existe dans de nombreux pays, particulièrement aux États-Unis et en Europe, mais la Chine aussi est concernée. Le problème fondamental est que le développement de l’activité réelle est insuffisant. Ce problème est illustré par les erreurs de prévisions qu’ils ont faites sur l’inflation. Ils pensaient que cette dernière ne serait que temporaire. Mais elle est due à l’insuffisance de production, aux pénuries d’emploi qualifié et de matières – vu que le système est très gourmand en matières premières car le type de production n’a presque pas changé. Cela alimente la spéculation (gaz, cobalt, lithium, blé, etc.) et des tensions internationales géostratégiques, comme on l’observe actuellement en Ukraine, Russie, ou ailleurs.
Nous avons besoin de concevoir de nouvelles productions, comme par exemple dans la filière automobile. Pour cela, il est décisif de développer l’emploi, la formation et la recherche, c’est-à-dire les dépenses humaines. Ensuite, pour sortir d’une dépendance à une conception états-unienne des produits, il faut coopérer avec les industries utilisatrices ou les services publics (télécoms), et tendre la main aux peuples du Sud. Pour le développement de puces par exemple, mais dans bien d’autres domaines. L’UE est face à cet enjeu de faire autrement, mais elle aura besoin pour cela de masses d’argent, d’avances pour produire. Et là, elle se trouvera à rivaliser avec les États-Unis. Si le choix est fait de drainer des capitaux existants, donc d’appliquer les critères de rentabilité financière, l’UE essaiera de se partager le gâteau avec les États-Unis. Si elle choisit d’autres critères, elle devra amplifier sa création monétaire et affronter Washington, le dollar.
 
Comment faire désenfler cette suraccumulation de capital ?
Frédéric Boccara Il faut déjà reconnaître le besoin de dégonfler tout cela. Aujourd’hui, ils refusent et leur création monétaire à bas taux est une dévalorisation massive de capital public qui soutient le taux de profit et les cours de bourse. Ceci au prétexte d’éviter tout dégonflement catastrophique dont les effets sur les gens peuvent faire mal : si les capitalistes ne reçoivent pas leur rendement, ils licencient largement et font payer les travailleurs. Mais au nom de cela, on replâtre sans cesse, sans changer le fond, et le cancer financier nous étouffe. Réorienter cet argent, ce serait organiser un ruissellement hors de la bourse et de la finance. Ils tentent parfois de dégonfler l’enflure en augmentant les taux d’intérêt, mais ça ne fait qu’assécher les rivières. Si on fait ruisseler ailleurs, on remplace cet effondrement par un gonflement d’autre chose : les bonnes activités. « Où sont dirigées les liquidités ? », voilà la question majeure. Il faut substituer aux marchés financiers la création monétaire contrôlée par les citoyens et travailleurs, en faveur de l’emploi efficace, la formation, les services publics et d’une transformation écologique des productions.
 
Concrètement, comment y parvient-on ?
Frédéric Boccara On peut créer un fonds européen. Recevant de l’argent de la BCE, il orienterait l’argent vers le développement des services publics et de l’emploi. On peut dès demain et c’est ce que propose Fabien Roussel, créer depuis la France un fonds de développement économique, social et écologique (FDESE) à gestion démocratique qui recevrait l’argent du pôle public bancaire français – dont la Caisse des dépôts (CDC) – et l’orienterait vers le développement des services publics et de l’emploi. La CDC, en tant que banque, est refinancée par la BCE. Il y a à avoir une bataille, pas à pas, très radicale envers le capital, très ancrée sur les exigences populaires de services publics : pour l’hôpital, l’école, mais aussi pour une nouvelle production écologique et sociale, pour l’emploi. La deuxième chose à faire, c’est s’occuper des banques qui utilisent l’argent des travailleurs et des retraités. Il faut les nationaliser et changer les critères de leur crédit. On ne peut plus accepter que le crédit bancaire soit accordé uniquement s’il permet plus de profit, sans créer plus de richesses ou d’emploi ou être écologique. Il ne faut pas refaire ce qui raté en 1981-1982 : nationaliser sans changer les critères.
La troisième chose est donc qu’il faut des institutions avec des pouvoirs nouveaux pour s’assurer que l’argent aille là où il faut. Dans les entreprises, des pouvoirs décisionnels des travailleurs. Dans les territoires et jusqu’au niveau national, des Conférences permanentes sur l’emploi, la formation, la transformation productive, réunissant des représentants des travailleurs, de la population, des entreprises, des banques, des élus pourraient orienter l’argent en fonction d’objectifs de création d’emploi, de formation.
Évitant l’inflation accélérée, la dette serait peu à peu absorbée par l’activité, la production. C’est aussi comme cela qu’on s’en est sortis après la Seconde guerre mondiale, avec un crédit finançant des déficits qui développent. À présent, il faut en outre y mettre de tout autres critères, écologiques et sociaux.
 
La fiscalité peut-elle jouer un rôle ?
Frédéric Boccara Assurément. Il faut une réforme de la fiscalité, qui pénalise ce qu’on gagne par son capital, favorise ce qu’on gagne par son travail et développe la création de richesses. Si quelqu’un gagne de l’argent par la finance, il paiera cher. Deuxièmement, il faut changer la philosophie de la dépense publique. Dans les aides publiques, il faut des critères d’emploi, de création de richesse, d’économie de matières. Aujourd’hui la règle, avec les exonérations de cotisation est : maintenez vos bas salaires, pour avoir des aides ! Cela doit changer.
 
Faut-il des investissements dans la connaissance ?
Frédéric Boccara La recherche, la connaissance et la formation sont décisives. Il y faut plus de dépenses. Cela peut amener à une autre régulation demain. Le patronat appelle cela un « investissement » pour que domine le capital. Mais de plus en plus, cela devrait être des dépenses humaines, accompagnées par des investissements matériels. Je préfère parler de « dépenses de développement ». Les investissements dans les infrastructures et les équipements doivent accompagner les êtres humains au lieu de les remplacer.
Cela va être beaucoup plus efficace. Actuellement, on gâche même les dépenses matérielles. L’EPR va coûter plus de 13 milliards d’euros au lieu de 3 milliards parce qu’on a fait des économies de bouts de chandelle sur la formation des soudeurs, sur les dépenses salariales en faisant appel à une sous-traitance en cascade. Du coup, on a eu des malfaçons, fissures, etc. qui ont démultiplié les dépenses en capital… qui sont des profits pour certains ! Il va falloir des dépenses colossales. Là-dessus, on peut unir les Européens, car dans beaucoup de pays européens, il y a de grands besoins d’infrastructures, de formation.
On s’affrontera avec les Américains si on cherche à financer ces dépenses en ayant recours aux marchés financiers. La création monétaire est l’alternative. Cela pose la question d’une création monétaire mondiale au service des êtres humains. C’est un changement de paradigme.
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27 février 2022 7 27 /02 /février /2022 20:26
 Réunion publique à Plounéour-Menez, au Roc'h Tredudon, mercredi 2 mars à 18h - Campagne et projet de Fabien Roussel et des Jours Heureux

Mercredi 2 mars, 18h

Le Comité des Jours Heureux du Pays de Morlaix (155 personnes) vous invite à une réunion publique au bar-restaurant le Roc'h Tredudon à Plounéour-Menez pour venir discuter du programme de Fabien Roussel et de La France des Jours Heureux en présence de:

Valérie Scattolin, adjointe à Morlaix, candidate titulaire pour les élections législatives

Enzo De Gregorio, secrétaire départemental de la jeunesse communiste finistérienne (MJCF 29), candidat suppléant pour les Elections Législatives

Ismaël Dupont, secrétaire départemental du PCF

Et des militants et sympathisants du Comité des Jours Heureux du Pays de Morlaix.

 

Valérie Scattolin, adjointe à Morlaix, candidate titulaire pour les élections législatives  Enzo De Gregorio, secrétaire départemental de la jeunesse communiste finistérienne (MJCF 29), candidat suppléant pour les Élections Législatives

Valérie Scattolin, adjointe à Morlaix, candidate titulaire pour les élections législatives Enzo De Gregorio, secrétaire départemental de la jeunesse communiste finistérienne (MJCF 29), candidat suppléant pour les Élections Législatives

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27 février 2022 7 27 /02 /février /2022 20:15

TREGUENNEC

Non à une exploitation minière dans une zone majeure de protection de la biodiversité

La présence de roches contenant du lithium dans le sous-sol à Tréguennec soulève des inquiétudes quant à son éventuelle exploitation. Le lithium est en effet un minerai utilisé dans l’industrie automobile et des télécommunications pour produire des batteries pour nos voitures électriques et nos portables. Notre économie et mode de vie actuels utilisent de plus en plus ce métal rare entraînant une course à une exploitation à grande rentabilité pour le système capitaliste.

Si l’enjeu majeur de lutter contre le dérèglement climatique peut être invoqué pour cette exploitation afin de viser la décarbonation de nos moyens de transports et toutes activités utilisant du carbone fossile, il n’en demeure pas moins que cet enjeu ne doit pas occulter d’autres tout aussi importants.

C’est le cas de l’enjeu du progrès et de l’épanouissement humain qui doit être égal pour toutes et tous sur la planète.

Nous ne pouvons pas refuser pour notre propre confort personnel, selon une politique NIMBY (« Not in my backyard » = « Pas près de chez moi ») une exploitation minière renvoyée à d’autres et tout particulièrement à des territoires et des pays moins soucieux de protection sociale.

Nous ne pouvons pas non plus refuser ce progrès technique, ne serait-ce que temporairement, dans l’attente d’autres ressources moins destructrices de la planète ou dans le cadre d’une politique de décroissance aveugle que nous, communistes, rejetons, tant les besoins des plus pauvres sont aujourd’hui criants.

Toutefois, cet enjeu de progrès humain est conditionné à un autre enjeu environnemental tout aussi majeur et essentiel que celui du dérèglement climatique : celui de la disparition de la biodiversité. Nous vivons actuellement la 6ème crise biologique : une crise non pas d’origine géologique comme la dernière ayant vu la disparition des dinosaures il y a 65 millions d’années mais, d’origine humaine aggravée par le capitalisme responsable d’une exploitation effrénée des ressources naturelles.

La préservation de la biodiversité passe par la sanctuarisation d’espaces naturels d’intérêt majeur. C’est le cas du site de la baie d’Audierne, où se trouve Tréguennec, bénéficiant d’une protection au titre de Natura 2000 attribuée par l’Etat et de la reconnaissance internationale de ses milieux humides par le prix Ramsar obtenu en septembre 2021.

Pour nous, communistes du Pays Bigouden, c’est bien cet enjeu de sauvegarde de la biodiversité, vital pour l’humanité, dont la Baie d’Audierne est à la fois une réalité et un symbole qui fonde notre opposition radicale à tout projet d’exploitation minière de lithium à Tréguennec, aujourd’hui comme demain.

 

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27 février 2022 7 27 /02 /février /2022 19:50
Droit de réponse à Christine Clerc sur son dernier édito du Télégramme.
 
Christine Clerc, 79 ans, ancienne journaliste de "L'express", du "Point", de "Elle"', de "Valeurs actuelles", dans un article du 25 février 2022, a encore fait l’étalage de son anticommunisme débridé qui lui a valu des sorties mémorables contre les « crapules staliniennes » (édito d’avril 2018), le PCF, la CGT, les liens prétendus (contre toute vraisemblance) entre communisme et islamisme au niveau international.
 
Ardents défenseurs des droits sociaux, et même de ceux de nos adversaires idéologiques, nous réclamons la pleine jouissance de son droit à la retraite, pour la santé de cette doyenne du journalisme bourgeois réactionnaire, qui a déjà eu de bons états de service, et pour celle des lecteurs du Télégramme, qui ne doivent plus risquer d’avaler leurs croissants en lisant leur canard préféré, comme dirait l’autre!!!
 
Voici ce qu’elle nous assène encore avant-hier :
 
"Bientôt, un jeune homme gringalet venu de Saint-Pétersbourg allait succéder à Eltsine : Vladimir Poutine. Nous allions tarder à comprendre qu’il s’agissait non pas d’un « camarade », comme le croyaient les communistes français, Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen, mais d’un fils de Staline et du KGB."
 
Et pourtant, Fabien Roussel, Pierre Laurent et Marie-Georges Buffet, les secrétaires nationaux successifs du PCF, comme le secteur international du PCF en général, ont toujours été clairs par rapport à Vladimir Poutine, même si nous n’approuvons pas pour autant la stratégie d’encerclement de la Russie par l’OTAN qui souffle sur les braises de la guerre froide.
 
Le dirigeant russe n’est pas communiste, il est nationaliste, impérialiste, autoritaire, xénophobe, le protecteur d’un clan oligarchique et capitaliste dévoué ou soumis, sa vision du monde faite de valeurs virilistes, fascistes, grand-russes, n’est pas la nôtre ! Et d’ailleurs en Europe il soutient et inspire l’extrême-droite, pas les mouvements communistes ou de gauche sociale européenne. Et le Parti communiste en Russie, dont nous n’approuvons pas systématiquement non plus tous les positionnements, est la première force d’opposition à Vladimir Poutine, et également une force politique réprimée.
 
Tout récemment, il y a 3 jours, le PCF a écrit : « Le Parti communiste français condamne sans réserve le choix de la guerre fait par Vladimir Poutine. Si l’on ne peut taire les surenchères des États-Unis et de l’Otan, qui n’ont eu de cesse de vouloir implanter de nouvelles bases aux frontières de la Russie, rien ne saurait justifier la politique de force ouverte pratiquée par le pouvoir de Moscou. Loin de défendre les intérêts de son peuple, son autoritarisme, son nationalisme et ses proximités avec l’extrême droite européenne ne servent que les intérêts des puissants oligarques et du capital financier et rentier qui ont plongé une grande partie de la Russie dans la pauvreté et creusé en son sein les inégalités. »
 
C’est clair, non, Madame Clerc !
 
Donc nous récusons totalement ces insinuations perfides et malhonnêtes intellectuellement qui établissent un rapport d’égalité entre nous et l’extrême-droite, qui est financée par Vladimir Poutine ou ses intermédiaires, sur le rapport à Vladimir Poutine.
 
Ismaël Dupont, secrétaire départemental du PCF Finistère – 27 février 2022
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