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2 mai 2024 4 02 /05 /mai /2024 07:30
A Ploujean, la 58e Fête du Viaduc a rassemblé près de 300 personnes (Le Télégramme, 2 mai 2024)
Article du TELEGRAMME
À Ploujean, la 58e Fête du viaduc a rassemblé près de 300 personnes

Avec le répertoire populaire pétri de culture bretonne du trio Kan, d’Érik Marchand, de Pauline Willerval et Jean Floc’h, l’ambiance aura été tout aussi festive que militante pour les quelque 300 participants.

 

Mercredi 1er mai 2024, le Parti communiste français (PCF) du pays de Morlaix et l’association Les Amis du viaduc ont organisé la 58e édition de la Fête du viaducPour la seconde année consécutive, les festivités de cette « fête de l’Huma » morlaisienne se sont déroulées à la salle socio-culturelle de Ploujean. Le site permet en effet d’accueillir de multiples stands, dans la salle comme à l’extérieur, d’où la présence des jeunes et des ténors du PCF, de l’Association France Palestine solidarité (AFPS), du Mouvement de la paix et de l’Association pour le jumelage entre les camps de réfugiés palestiniens et les villes françaises (AJPF).

Une ambiance aussi festive que militante

Par ailleurs, entre les chansons sociales de Mona Jaouen et de Gilles Grall où le répertoire populaire pétri de culture bretonne du trio Kan, formé par Érik Marchand, Pauline Willerval et Jean Floc’h, et les prises de paroles, notamment de Taran Marec, secrétaire des Jeunesses communistes du Finistère, l’ambiance aura été tout aussi festive que militante pour les quelque 300 participants au fil de la journée, dont 200 au repas organisé à midi.

 

À Ploujean, la 58e Fête du viaduc a rassemblé près de 300 personnes
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2 mai 2024 4 02 /05 /mai /2024 06:26
Mona Jaouen et Gilles Grall - fête du Viaduc 2024 - 58e édition à Ploujean - Photo Ismaël Dupont

Mona Jaouen et Gilles Grall - fête du Viaduc 2024 - 58e édition à Ploujean - Photo Ismaël Dupont

Stand loterie d'Annie Bergot Le Calvez - Fête du Viaduc à Ploujean- 1er mai 2024

Stand loterie d'Annie Bergot Le Calvez - Fête du Viaduc à Ploujean- 1er mai 2024

Stand Fleurs de Jeremy Lainé - fête du Viaduc 2024

Stand Fleurs de Jeremy Lainé - fête du Viaduc 2024

Michel Lespagnol et André Paulus préparent la caisse - fête du Viaduc 2024

Michel Lespagnol et André Paulus préparent la caisse - fête du Viaduc 2024

Une très belle 58 ème édition de la Fête du Viaduc ce 1er mai 2024 - Premières photos
Une très belle 58 ème édition de la Fête du Viaduc ce 1er mai 2024 - Premières photos
Une très belle 58 ème édition de la Fête du Viaduc ce 1er mai 2024 - Premières photos
Une très belle 58 ème édition de la Fête du Viaduc ce 1er mai 2024 - Premières photos
Gildas Beauvir et Mona Jaouen

Gildas Beauvir et Mona Jaouen

Discours d'accueil de Valérie Scattolin avant l'apéritif offert aux 300 invités de la fête

Discours d'accueil de Valérie Scattolin avant l'apéritif offert aux 300 invités de la fête

Mot d'accueil de Daniel Ravasio et Valérie Scattolin - fête du Viaduc 2024

Mot d'accueil de Daniel Ravasio et Valérie Scattolin - fête du Viaduc 2024

Une très belle 58 ème édition de la Fête du Viaduc ce 1er mai 2024 - Premières photos
Une très belle 58 ème édition de la Fête du Viaduc ce 1er mai 2024 - Premières photos
Une très belle 58 ème édition de la Fête du Viaduc ce 1er mai 2024 - Premières photos
Une très belle 58 ème édition de la Fête du Viaduc ce 1er mai 2024 - Premières photos
Une très belle 58 ème édition de la Fête du Viaduc ce 1er mai 2024 - Premières photos
Une très belle 58 ème édition de la Fête du Viaduc ce 1er mai 2024 - Premières photos
Une très belle 58 ème édition de la Fête du Viaduc ce 1er mai 2024 - Premières photos
Une très belle 58 ème édition de la Fête du Viaduc ce 1er mai 2024 - Premières photos
Une très belle 58 ème édition de la Fête du Viaduc ce 1er mai 2024 - Premières photos
Une très belle 58 ème édition de la Fête du Viaduc ce 1er mai 2024 - Premières photos
Une très belle 58 ème édition de la Fête du Viaduc ce 1er mai 2024 - Premières photos
Une très belle 58 ème édition de la Fête du Viaduc ce 1er mai 2024 - Premières photos
Une très belle 58 ème édition de la Fête du Viaduc ce 1er mai 2024 - Premières photos
Une très belle 58 ème édition de la Fête du Viaduc ce 1er mai 2024 - Premières photos
Une très belle 58 ème édition de la Fête du Viaduc ce 1er mai 2024 - Premières photos
Une très belle 58 ème édition de la Fête du Viaduc ce 1er mai 2024 - Premières photos
Une très belle 58 ème édition de la Fête du Viaduc ce 1er mai 2024 - Premières photos
Exposition Patricia Paulus - 1er mai 2024 - fête du Viaduc

Exposition Patricia Paulus - 1er mai 2024 - fête du Viaduc

Exposition Patricia Paulus - 1er mai 2024 - fête du Viaduc

Exposition Patricia Paulus - 1er mai 2024 - fête du Viaduc

Exposition Patricia Paulus - 1er mai 2024 - fête du Viaduc

Exposition Patricia Paulus - 1er mai 2024 - fête du Viaduc

Exposition Patricia Paulus - La Mariane a été achetée par la section PCF Morlaix

Exposition Patricia Paulus - La Mariane a été achetée par la section PCF Morlaix

Exposition Patricia Paulus - 1er mai 2024 - fête du Viaduc

Exposition Patricia Paulus - 1er mai 2024 - fête du Viaduc

Une très belle 58 ème édition de la Fête du Viaduc ce 1er mai 2024 - Premières photos
Une très belle 58 ème édition de la Fête du Viaduc ce 1er mai 2024 - Premières photos
Une très belle 58 ème édition de la Fête du Viaduc ce 1er mai 2024 - Premières photos
Une très belle 58 ème édition de la Fête du Viaduc ce 1er mai 2024 - Premières photos
Une très belle 58 ème édition de la Fête du Viaduc ce 1er mai 2024 - Premières photos
Une très belle 58 ème édition de la Fête du Viaduc ce 1er mai 2024 - Premières photos
Une très belle 58 ème édition de la Fête du Viaduc ce 1er mai 2024 - Premières photos
Une très belle 58 ème édition de la Fête du Viaduc ce 1er mai 2024 - Premières photos
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2 mai 2024 4 02 /05 /mai /2024 06:24
Photo de Valérie Scattolin - premier mai 2024, fête du Viaduc - photo Pierre-Yvon Boisnard

Photo de Valérie Scattolin - premier mai 2024, fête du Viaduc - photo Pierre-Yvon Boisnard

Photo de Daniel Ravasio - premier mai 2024, fête du Viaduc - photo Pierre-Yvon Boisnard

Photo de Daniel Ravasio - premier mai 2024, fête du Viaduc - photo Pierre-Yvon Boisnard

Discours d'accueil de Valérie Scattolin, adjointe communiste à la ville de Morlaix, pour la fête du Viaduc 2024
Discours d'accueil de Valérie Scattolin, adjointe communiste à la ville de Morlaix, pour la fête du Viaduc 2024
Discours d'accueil de Valérie Scattolin, adjointe communiste à la ville de Morlaix, pour la fête du Viaduc 2024

Bonjour à toutes et tous,

Merci d’être une nouvelle fois nombreux pour cette 58ème fête du viaduc !

Aujourd'hui, nous célébrons avec fierté et détermination le 1er Mai, journée internationale des travailleurs et travailleuses.

C'est un jour chargé de symboles, un jour où nous nous rappelons la lutte incessante des droits des salariés du monde entier pour la justice sociale, l'égalité et la dignité humaine.

En ce jour historique, nous nous souvenons de ceux qui ont lutté et qui continuent de lutter contre l'exploitation, l'oppression et l'injustice sous toutes ses formes.

Le 1er Mai n'est pas seulement une journée de commémoration, mais aussi une journée de mobilisation.

C'est l'occasion pour nous communiste, de réaffirmer nos valeurs qui sont le fondement notre engagement,

mais aussi de renouveler notre solidarité avec nos camarades de classe à travers le monde et de redoubler d'efforts dans notre lutte pour un monde meilleur.

De rappeler les valeurs de partage, de défense des droits et d’accès au service publics,

La politique d’austérité a des conséquences directes sur nos concitoyens.

La santé, le transport publics, l’énergie, l’enseignement …

Avec une Europe toujours plus libéraliste, notre société et le bien vivre ensemble sont menacés.

Avec la liste menée par Léon Deffontaines nous voulons une Europe ouverte, de coopération, de justice sociale, et une agriculture respectueuse de l’environnement.

Mais les droits que nous devons encore défendre aujourd’hui, c’est le droit des femmes et ces droits nous devons le défendre de façon indéfectible.

Nous devons continuer à lutter pour des salaires décents, des conditions de travail sûres, des soins de santé accessibles pour tous, et une éducation de qualité pour chaque enfant.

En cette période de défis sans précédent, ou les inégalités et les injustices sont exacerbé, notre solidarité et notre organisation sont plus importantes que jamais.

Nous devons nous unir pour exiger des politiques qui mettent les besoins des travailleuses et des travailleurs au premier plan, et qui garantissent que personne ne soit laissé pour compte.

Alors que nous célébrons ce jour historique, gardons à l'esprit que notre lutte est loin d'être terminée.

Restons unis, restons déterminés et continuons à avancer avec courage et solidarité.

Car c'est seulement ensemble que nous pouvons construire un avenir meilleur pour tous.

Vive le Premier Mai !

Vive la solidarité internationale des travailleurs et travailleuses !

Et votons le 9 juin prochain !

Merci.

Valérie Scattolin, pour la section du PCF Pays de Morlaix.
 

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2 mai 2024 4 02 /05 /mai /2024 06:14
Photo Pierre-Yvon Boisnard - Discours syndical du 1er mai 2024 avec les représentants de la FSU, de Solidaires, de la CGT, de FO

Photo Pierre-Yvon Boisnard - Discours syndical du 1er mai 2024 avec les représentants de la FSU, de Solidaires, de la CGT, de FO

Photo Ismaël Dupont - Discours syndical du 1er mai 2024 avec les représentants de la FSU, de Solidaires, de la CGT, de FO

Photo Ismaël Dupont - Discours syndical du 1er mai 2024 avec les représentants de la FSU, de Solidaires, de la CGT, de FO

Photo Ismaël Dupont - Discours syndical du 1er mai 2024 avec les représentants de la FSU, de Solidaires, de la CGT, de FO

Photo Ismaël Dupont - Discours syndical du 1er mai 2024 avec les représentants de la FSU, de Solidaires, de la CGT, de FO

Photos du rassemblement du 1er mai 2024 à Morlaix - Photos Pierre-Yvon Boisnard et Ismaël Dupont
Photos du rassemblement du 1er mai 2024 à Morlaix - Photos Pierre-Yvon Boisnard et Ismaël Dupont
Photo Pierre-Yvon Boisnard - 1er mai 2024

Photo Pierre-Yvon Boisnard - 1er mai 2024

Photo Pierre-Yvon Boisnard - 1er mai 2024

Photo Pierre-Yvon Boisnard - 1er mai 2024

Photo Pierre-Yvon Boisnard - 1er mai 2024

Photo Pierre-Yvon Boisnard - 1er mai 2024

Photo Pierre-Yvon Boisnard - 1er mai 2024

Photo Pierre-Yvon Boisnard - 1er mai 2024

Photos du rassemblement du 1er mai 2024 à Morlaix - Photos Pierre-Yvon Boisnard et Ismaël Dupont
Photos du rassemblement du 1er mai 2024 à Morlaix - Photos Pierre-Yvon Boisnard et Ismaël Dupont
Photos du rassemblement du 1er mai 2024 à Morlaix - Photos Pierre-Yvon Boisnard et Ismaël Dupont
Photo Pierre-Yvon Boisnard - 1er mai 2024

Photo Pierre-Yvon Boisnard - 1er mai 2024

Photos du rassemblement du 1er mai 2024 à Morlaix - Photos Pierre-Yvon Boisnard et Ismaël Dupont
Photos du rassemblement du 1er mai 2024 à Morlaix - Photos Pierre-Yvon Boisnard et Ismaël Dupont

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2 mai 2024 4 02 /05 /mai /2024 05:57
1er Mai 2024 Rassemblement Morlaix
350 manifestants et un beau cortège coloré et déterminé.
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29 avril 2024 1 29 /04 /avril /2024 08:49

 

 

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28 avril 2024 7 28 /04 /avril /2024 07:14

 

 

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27 avril 2024 6 27 /04 /avril /2024 07:09

 

 

Le manque de perspective et de solutions politiques face aux grands défis environnementaux favorise une forme de résignation, avec cette idée que, inéluctablement, l’humanité va à la catastrophe. Pourtant, ma conviction est que l’humanité, même avec une population d’environ 8 milliards, que la plupart des démographes estiment être l’horizon de notre espèce, peut vivre en satisfaisant à ses besoins et en bonne entente. Il y a assez de ressources et de place sur Terre pour cela, et on peut trouver un chemin pour y parvenir. Mais gardons-nous bien d’une forme de discours facile sur ce sujet. Nier par exemple le défi scientifique, industriel et logistique que cela représente revient à une impasse. Ainsi en est-il de ce chiffre choc de 1 % des plus riches qui polluent autant qu’une bonne moitié de l’humanité la plus pauvre. Ce chiffre est vrai, mais il donne l’impression que le problème est juste une question d’inégalités à résorber. Pourtant, ce 1 % représente 15 % des émissions de CO2 mondiales : c’est bon à prendre, bien sûr, mais on comprend que, même avec une nécessaire politique égalitariste, le problème (85 %) restera entier. En réalité, ce chiffre montre avant tout que 50 % de la population manquent encore de tout, nos émissions étant révélatrices de notre niveau de vie. Assurer le développement de continents entiers comme l’Afrique, l’Asie du Sud-Est, l’Amérique du Sud, d’une part, tout en décarbonant complètement l’économie, d’autre part, et ce en trois décennies, est un défi gigantesque en soi, ce qu’on ne peut pas balayer avec quelques slogans. Mais, nier le défi politique et social est tout autant une impasse : dépasser le capitalisme et ne plus laisser le destin de l’humanité entre ses mains n’est plus une option mais une absolue nécessité politique. Le capitalisme nous a fait perdre de précieuses décennies dans la bataille climatique, en s’assurant que ses intérêts restaient préservés, avec une économie largement fondée sur les énergies carbonées, et en perpétuant un système consumériste assumé ne répondant pas aux vrais besoins de façon efficace. Cela transparaît y compris dans les rapports du GIEC, qui se garde bien de nommer l’éléphant capitaliste dans la pièce mais use de nombreuses formules soulignant la nécessité de changer complètement de paradigme économique. C’est en donnant de la perspective politique, en tenant les deux bouts, le défi scientifique et le défi politique, qu’on parviendra à progresser. C’est ce chemin que nous avons tracé dans la revue Progressistes et en collaboration avec le Parti communiste français avec le plan climat Empreinte 2050, sur la base d’une modélisation de Victor Leny. Une bataille politique qui se traduit aussi mondialement avec les travaux du GIEC et les différentes COP, qui ont permis, par la pression de l’opinion publique en dix ans, de passer d’une perspective de 4 degrés à 3 degrés de réchauffement. Certes, cela reste encore loin des 1,5-2 degrés prônés par l’accord de Paris, mais on le voit, les COP servent malgré tout – et on peut obtenir des progrès si on mène la bataille intelligemment.

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26 avril 2024 5 26 /04 /avril /2024 07:03

 

(Renvoyée à la commission des lois constitutionnelles, de la législation et de l’administration générale de la République, à défaut de constitution d’une commission spéciale dans les délais prévus par les articles 30 et 31 du Règlement.)

présentée par

M. Pierre DHARRÉVILLE, M. Édouard BÉNARD, Mme Soumya BOUROUAHA, M. Jean-Victor CASTOR, M. Steve CHAILLOUX, M. André CHASSAIGNE, Mme Elsa FAUCILLON, M. Sébastien JUMEL, M. Tematai LE GAYIC, Mme Karine LEBON, M. Jean-Paul LECOQ, M. Frédéric MAILLOT, M. Yannick MONNET, M. Marcellin NADEAU, M. Stéphane PEU, Mme Mereana REID ARBELOT, M. Davy RIMANE, M. Fabien ROUSSEL, M. Nicolas SANSU, M. Jean-Marc TELLIER, M. Jiovanny WILLIAM.

députés et députées.

EXPOSÉ DES MOTIFS

Mesdames, Messieurs,

En octobre 1945, les premiers jalons de la Sécurité sociale sont posés. L’objectif, tel que prévu par le programme du Conseil national de la résistance, est celui « d’assurer à tous les citoyens des moyens d’existence, dans tous les cas où ils sont incapables de se le procurer par le travail, avec gestion appartenant aux représentants des intéressés et de l’État ».

Principal pilier du système de protection sociale, la Sécurité sociale est alimentée par une cotisation sociale assise sur les salaires versés en contrepartie des richesses créées par les travailleurs. Chacun contribuant selon ses moyens et recevant selon ses besoins : les fondateurs de la Sécurité sociale affirmaient ainsi les principes de solidarité, d’universalité et de démocratie au cœur d’un nouvel édifice social profitable au développement du pays.

Pendant quarante ans, ce salaire socialisé a ancré dans l’entreprise le financement de la Sécurité sociale, tout en faisant échapper cette institution fondamentale de la République aux règles du marché et de la concurrence. La hausse continue des cotisations a ainsi permis de véritables avancées en matière d’accès aux soins et à la santé, au droit à la retraite et à des politiques familiales solidaires.

« Ne parlez pas d’acquis mais de conquêtes sociales car le patronat ne désarme jamais ». Au lendemain de la guerre, Ambroise Croizat alertait déjà sur les risques de démantèlements de la Sécurité sociale. Après soixante‑dix ans de politiques libérales ayant facilité la réduction des dépenses publiques sociales, ses avertissements sont plus que jamais d’actualité.

La fin de la Sécurité sociale gérée par les élus et l’éclatement des branches en 1967 ont marqué le début de cette longue offensive du patronat contre la démocratie sociale et ses institutions de protection collective. En 1991, la création de la contribution sociale généralisée a remis en cause le financement par la cotisation en introduisant une logique de fiscalisation. Cinq ans après, la constitutionnalisation des lois de financement de la sécurité sociale a rendu le Parlement compétent pour déterminer le budget de la sécurité sociale. Les politiques d’allègements des charges patronales se sont succédé pendant trente ans, mettant en œuvre pas moins de 82 mesures. En 2023, le coût de ces exonérations atteignait 83 milliards d’euros, soit deux fois plus qu’en 2018. Ainsi, le taux de prélèvement effectif versé par les employeurs pour un salarié au niveau du Smic est passé de 44 % en 1980 à 7 % en 2022 ([1]). Dans le même temps, la part des exonérations non compensées a atteint 2,3 milliards en 2021, soit une hausse de 19 % sur un an, et 2,5 milliards en 2022 et 2023. Ce montant devrait même s’élever à plus de 2,7 milliards en 2024.

Sous prétexte de maîtrise des « coûts » des dépenses publiques, de soutenabilité de la dette ou de simplification administrative, la protection contre les risques sociaux a été dégradée. Entre les reports successifs de l’âge légal de départ à la retraite, un moindre remboursement des soins et médicaments, l’instauration du forfait hospitalier, le durcissement des règles d’accès et la baisse des indemnisations de l’assurance chômage, la baisse constante des allocations familiales, aucune branche de la Sécurité sociale n’a été épargnée par ce processus de précarisation.

Alors que le système de santé français était classé par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) comme le meilleur au monde en 2000 ([2]), il occupe désormais la vingtième place selon un think‑tank britannique ([3]). De même, les inégalités en matière de santé augmentent. Les chiffres publiés par l’Insee en 2018 montrent un écart d’espérance de vie de treize ans entre les 5 % des hommes disposant des revenus les plus bas et les 5 % des hommes aux revenus les plus élevés ([4]). Les chiffres relatifs à la protection contre le risque de chômage sont tout aussi alarmants : entre 2006 et 2010, 50 % des demandeurs d’emplois étaient indemnisés par l’Union nationale interprofessionnelle pour l’emploi dans l’industrie et le commerce (Unédic) contre 36 % en 2022 ([5]). L’organisation Oxfam estime que cette même année, près de 40 % des personnes au chômage étaient pauvres ([6]). Quant aux services publics médico‑sociaux et de santé, ils sont absolument exsangues.

Enfin, l’offensive contre le Sécurité sociale s’est aussi manifestée par une attaque contre un de ses principaux piliers : le salariat et le salaire socialisé. Le surgissement du travail des plateformes, ainsi que les formes de salariat déguisé sur lesquelles il repose, a eu pour conséquence de priver des centaines de milliers de travailleurs de leur droit à une protection contre le risque de chômage, de vieillesse ou d’invalidité. De plus, d’après le Haut conseil du financement de la protection sociale, ce travail dissimulé a fait perdre à la Sécurité sociale au moins 6 milliards d’euros en 2021([7]). Les dispositifs de "partage de la valeur" plébiscités par le Gouvernement représentent une perte de recettes croissante pour la sécurité sociale qui atteignait près d’1,7 milliard en 2021([8]).

Toutefois, malgré ce contexte de puissantes offensives contre notre modèle social, ce dernier a su, à chaque crise traversée par notre pays, démontrer son efficacité et sa nécessité en tant qu’amortisseur social. Ce fut notamment le cas pendant la crise économique de 2008‑2009 et, plus récemment, pendant la pandémie du covid. C’est donc particulièrement en temps de crise que la Sécurité sociale a démontré qu’elle est l’outil de protection sociale le plus abouti.

Pour toutes ces raisons, il apparaît indispensable d’inscrire la Sécurité sociale dans la Constitution.

Conformément à l’article 16 de la Déclaration des droits de l’Homme et du Citoyen, la Constitution a vocation à assurer la « garantie des droits ». Concernant le « droit d’obtenir de la collectivité des moyens convenables d’existence » de l’alinéa 11 du Préambule de 1946([9]), le Conseil constitutionnel est allé jusqu’à y consacrer des « exigences constitutionnelles » qui « impliquent la mise en œuvre d’une politique de solidarité nationale ». En effet, c’est par ces dispositions, listant les principaux risques susceptibles d’advenir au cours de la vie, que le constituant a institué cette réalité juridique qu’est notre système de sécurité sociale.

Cependant, le Conseil d’État a considéré que ce principe de 1946 « ne s’impose à l’autorité administrative, en l’absence de précision suffisante, que dans les conditions et les limites définies » par la loi ou les conventions internationales incorporées au droit français ([10]). Quant à lui, le Conseil constitutionnel ménage au législateur un très large pouvoir d’appréciation dans la mise en œuvre de cette exigence sauf à la « priver de garanties légales » ([11]). À ce titre, il ne s’est pas opposé à l’institution de mécanismes de retraite par capitalisation, pouvant à terme se substituer à ceux par répartition et donc aux prestations des régimes obligatoires de base et complémentaires, sous prétexte que ces nouveaux mécanismes ne font que s’y ajouter ([12]).

Ce principe de 1946, appartenant au bloc de constitutionnalité, n’apparaît donc pas pleinement garanti. Il souffre d’une protection incomplète qui nécessite d’être renforcée. Dès lors, introduire un nouvel article après l’article 1er de la Constitution pour y inscrire notre modèle de Sécurité sociale lui conférerait une assise constitutionnelle et une protection juridique à la hauteur des attaques dont elle fait l’objet.

La Sécurité sociale est notre principale institution de solidarité nationale en ce qu’elle repose sur un principe unique de mutualisation des risques et d’une redistribution assurant une égalité de traitement entre tous, selon la doctrine : de chacun selon ses moyens, à chacun selon ses besoins. Il s’agit d’une exception française qui répond aux principes de notre République indivisible, laïque, démocratique et sociale tel que l’article 1er de la Constitution la définit. Si nos concitoyens demeurent viscéralement attachés à la Sécurité sociale c’est parce ce qu’ils en mesurent sa modernité, d’ailleurs enviée à travers le monde. En des temps de grande incertitude sociale, économique et environnementale, graver la Sécurité sociale dans le marbre de notre Loi fondamentale constitue plus que jamais une nécessité.

Tel est le sens de cette proposition de loi constitutionnelle.

PROPOSITION DE LOI CONSTITUTIONNELLE

Article unique

Après l’article 1er de la Constitution, il est inséré un article 1‑1 ainsi rédigé :

« Art. 1‑1. – La sécurité sociale est une institution fondamentale de la République. Elle assure à chaque membre de la société la protection contre les risques et les aléas de l’existence, et concourt en particulier à la mise en œuvre des principes énoncés au dixième et onzième alinéas du Préambule de la Constitution du 27 octobre 1946.

La sécurité sociale est fondée sur les principes de la solidarité nationale et du service public. Chacun y a droit selon ses besoins et y contribue selon ses moyens. »

([1]) Chiffres 2022 de la Direction de la sécurité sociale

([2]) OMS, Rapport sur la santé dans le monde, 2000

([3]) Legatum Prosperity Index, 2023

([4]) Insee Première n° 1687 - Février 2018

([5]) Chiffres 2022 de la Dares et de Pôle emploi

([6]) Oxfam, État des lieux de la pauvreté en France 2022

([7]) HCFIPS, ​​État des lieux du financement de la protection sociale

([8]) Dares, pertes de recettes induites par le régime social de la participation financière et de l’actionnariat salarié

([9]) La Nation garantit à tous, notamment à l’enfant, à la mère et aux vieux travailleurs, la protection de la santé, la sécurité matérielle, le repos et les loisirs. Tout être humain qui, en raison de son âge, de son état physique ou mental, de la situation économique, se trouve dans l’incapacité de travailler a le droit d’obtenir de la collectivité des moyens convenables d’existence.

([10]) CE, 28 juil. 2004, n° 253927

([11]) Décision n° 2004-494 DC du 29 avril 2004

([12]) Décision n° 97-388 DC du 20 mars 1997

 

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25 avril 2024 4 25 /04 /avril /2024 09:05

 

Depuis plus de trente ans, les réformes de notre système de santé et plus particulièrement l’hôpital se sont enchaînées et ont créé de multiples instances qui se sont empilées, rendant complètement opaques les processus décisionnels. Cela a commencé par la fin de l’administration d’État. Les directions ministérielles, dont les responsabilités étaient clairement identifiées, ont été remplacées par de multiples agences aux statuts particulièrement obscurs. À leur tête, des responsables issus de plus en plus souvent du monde de l’entreprise, et dont les allers-retours entre le public et le privé peuvent faire légitimement douter sur leur engagement au service de l’État. C’est notamment le cas des ARS, mais aussi de la HAS ou encore de Santé publique France dont le fonctionnement, lors de l’épidémie de Covid, laisse songeur, notamment en ce qui concerne l’achat des vaccins, des tests et des antiviraux.

Au niveau de la gestion des hôpitaux, le conseil d’administration, dont les responsabilités politiques étaient claires, a été remplacé par un conseil de surveillance qui ne peut plus donner que des avis, tandis que le directeur, investi de tous les pouvoirs, est assisté par un directoire dont il nomme les membres, qui lui doivent donc allégeance au risque de perdre leurs postes. Au niveau de la représentation des personnels, le comité technique d’établissement est devenu un comité social et économique, ce qui a permis de rogner ses prérogatives. Mais cela n’était pas encore suffisant pour réduire la représentativité des syndicats. Ont été ainsi mises en place les commissions de soins infirmiers, de rééducation et médico-sociaux permettant ainsi au directeur d’opposer les catégories socioprofessionnelles entre elles en survalorisant les approches corporatistes. À cela s’ajoutent les commissions des usagers qui constituent, en théorie, une avancée concernant les droits des patients mais qui, dans les faits, fonctionnent en autarcie et n’ont aucun réel pouvoir sur le fonctionnement quotidien de l’hôpital.

La multiplication des structures ne permet plus de débat sur les questions essentielles que sont notamment le budget et le projet d’établissement. Par ailleurs, la division de la représentation des différents acteurs permet de vider les instances de tout pouvoir de décision en les cantonnant à un simple rôle consultatif. Il est urgent de rétablir une véritable démocratie à l’hôpital et aux autres étages de notre système de santé, qui ne peut fonctionner que dans le cadre d’un équilibre entre différents pouvoirs. À l’hôpital, un conseil d’administration doté d’un véritable pouvoir de décision sur la gouvernance de l’établissement doit être rétabli en face du directeur. Aux niveaux régional et national, remettons en place une administration d’État simplifiée et transparente, sous le contrôle des élus et de représentants des travailleurs.

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