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5 mai 2024 7 05 /05 /mai /2024 09:22
Manifestation pour Gaza à Brest le 9 mars 2024 avec notre camarade Taran Marec, responsable des Jeunesses communistes et candidat aux Européennes sur la liste de Léon Deffontaines

Manifestation pour Gaza à Brest le 9 mars 2024 avec notre camarade Taran Marec, responsable des Jeunesses communistes et candidat aux Européennes sur la liste de Léon Deffontaines

L'émotion internationale est vive face à la guerre d'anéantissement menée par Israël à Gaza et à la déshumanisation corrélative des Palestiniens, assiégés, affamés, à qui l'on coupe l'eau potable, l'accès aux médicaments et aux vivres, à l'assainissement, à l'éducation, dont on détruit les écoles et les hôpitaux, avec la complicité active des États-Unis qui arment Israël et sa politique criminelle, et de plusieurs pays européens qui maintiennent des relations privilégiées et préférentielles avec l’État d’Israël, maintiennent la fiction de "la seule démocratie du Proche-Orient", et qui criminalisent le mouvement de solidarité avec la Palestine quand ils ne cherchent pas à expulser des Palestiniens de leur territoire, comme le font la France et l'Allemagne.

Aux États-Unis comme en France et en Europe, la jeunesse, étudiants, lycéens, jeunes travailleurs se soulèvent contre les massacres de masse, crimes de guerre et crimes contre l'humanité commis contre les Palestiniens et la volonté du gouvernement d'extrême-droite actuel d'Israël, non content de pratiquer déjà une politique coloniale d'apartheid, de les spolier plus encore, de pratiquer un nettoyage ethnique d'ampleur et de les déplacer de Gaza et de Cisjordanie en faveur de son plan d'annexion de la terre palestinienne.

Face à cette protestation autant morale que politique de l'esprit de justice et d'humanité, les intimidations judiciaires, policières, et de discours, n'auront que peu d'effets pour démobiliser ce mouvement civique de protestation internationale qui évoque beaucoup la mobilisation internationale contre la guerre du Vietnam et celle contre l'apartheid en Afrique du sud.

Gaza est devenue un symbole international de la violence colonialiste, raciste et impérialiste et des complicités du monde capitaliste avec celle-ci, un symbole du "deux poids deux mesures" qui règne dans le monde en matière de droits des peuples à s'auto-déterminer, de défense du droit et d'appel à la protection des populations. 

Aux États-Unis comme en France l'accusation d'"antisémitisme", devenue une simple arme de propagande, est omniprésente et complètement galvaudée et dénaturée pour disqualifier toute protestation et discours favorables aux Palestiniens et refusant l'exaspération de la politique coloniale israélienne.

Parce que l'antisémitisme véritable est également une réalité, dangereuse et condamnable, et qui progresse, au moins dans ses expressions concrètes et les actes racistes qu'il inspire, il est extrêmement dangereux de vider de son sens l'accusation d'antisémitisme en assimilant toute défense des droits du peuple palestinien à de l'antisémitisme.

Et cela alors même que de très nombreux citoyens d'origine juive, particulièrement aux États-Unis, condamnent eux aussi ce qui se passe à Gaza et l'oppression du peuple palestinien, dans l'intérêt des deux peuples, palestiniens et Israéliens, et de la Paix, dont il s'agit de retrouver le chemin.

Et ce n'est pas en envoyant la police expulser sans ménagement des étudiants de facs ou de sciences-po qui bloquent leurs campus ou en supprimant comme le veut Valérie Pécresse des subventions aux universités et grandes écoles dont les directions acceptent que leurs étudiants soient aussi des citoyens qu'on y arrivera!

Nous dénonçons aussi la honte absolue que représente l'interdiction d'accès au territoire du chirurgien d'origine palestinienne Ghassan Abu Sitta, médecin humanitaire de MSF parti en mission à Gaza au plus fort des bombardements et crimes de guerre de Tsahal.

Si nous ne partageons pas les comparaisons outrancières de Jean-Luc Mélenchon vis-à-vis du président de l'Université de Lille comparé au criminel de guerre nazi Eichmann, il y a de quoi être très préoccupé par la diabolisation des positions pro-palestiniennes de la FI ou d'autres mouvements politiques, associatifs, syndicaux, par Macron et son gouvernement, ou autres porte-voix politiques et médiatiques de la droite et de l'extrême-droite en France, complètement alignés sur les positions sionistes, racistes, colonialistes, et suprématistes du pouvoir israélien et la convocation au commissariat de Mathilde Panot et Rima Hassan n'est pas le signe d'une bonne santé de notre démocratie ni du respect du débat démocratique pluraliste.

C'est un abus de pouvoir et, clairement, un jalon de plus posé vers la mise en place d'une "démocratie" dénaturée, illibérale, liberticide et autoritaire, avec autant de moyens donnés par la droite macroniste à l'extrême-droite si elle devait accéder au pouvoir en 2027 pour museler toute forme d'opposition.

Ismaël Dupont, 5 mai 2024

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5 mai 2024 7 05 /05 /mai /2024 09:04
Patrick Baudouin, président de la Ligue des Droits de l'Homme : « sur Gaza, la parole est muselée en France » (L'Humanité, 2 mai 2024)
Patrick Baudouin : « sur Gaza, la parole est muselée en France »
Patrick Baudouin, président de la Ligue des droits de l’homme, dénonce le climat démocratique qui règne en France depuis le 7 octobre 2023, aussi bien sur le plan politique que médiatique.
 
L'Humanité- 2 mai 2024
Margot Bonnéry
Florent LE DU
 
Considérez-vous que le débat démocratique est muselé au sujet de la guerre à Gaza ?
 
Depuis les actes terroristes commis par le Hamas le 7 octobre, le débat sur la question de Gaza est largement biaisé. Les massacres et les actes de barbarie commis ont été légitimement condamnés. Mais depuis, chaque jour, la population civile palestinienne gazaouie subit des violations massives des droits de l’homme. Ce sont des crimes contre l’humanité. En France, face à cette situation, dénoncer la politique du gouvernement d’extrême droite israélien, les bombardements et les violations commises par les politiques et militaires devient difficile.
La parole est muselée. Une vie est pourtant une vie. Mais il semble désormais difficile de dire qu’une vie humaine palestinienne a autant d’importance qu’une vie israélienne. Il en va de même pour le manque d’écoute concernant les personnes d’origine juive qui expliquent que leurs familles vivant en Israël ont l’impression d’être menacées. Elles restent traumatisées du 7 octobre.
 
Assiste-t-on à un affaiblissement de l’État de droit ?
 
D’un côté, le gouvernement français a presque négligé la situation à Gaza en condamnant vaguement Israël. Et de l’autre, des poursuites judiciaires se multiplient contre la gauche au titre d’une soi-disant « apologie du terrorisme ». Il s’agit là d’une utilisation dévoyée des lois à des fins de positionnement purement politique.
C’est notamment le cas à Lille avec l’interdiction d’une intervention de Jean-Luc Mélenchon à l’université ou de ce syndicaliste CGT qui a pris de la prison avec sursis pour des propos maladroits, ou encore de Mathilde Panot qui se retrouve convoquée par la police. Une récente manifestation en faveur des droits palestiniens a aussi été interdite avant d’être, finalement, autorisée. Ces pressions conduisent à une remise en cause de la liberté d’expression et de celle de manifester. Un véritable tournant s’opère dans le débat public et dans l’instrumentalisation de la parole politique.
Valérie Pécresse a annoncé suspendre les dotations de la région Île-de-France à Sciences-Po au motif de la mobilisation des étudiants pour Gaza…
Le traitement fait à Sciences-Po est inacceptable. Le premier ministre est même allé sur place donner des leçons en essayant d’instaurer sa propre vision de police de pensée sur le sujet. Et la décision de Mme Pécresse bâillonne les possibilités d’expression contestataire en coupant les vivres nécessaires au fonctionnement des universités, des écoles et des associations.
« Le RN profite au final de cette situation pour redorer son image. »
Cette menace inquiétante est une tendance qui se développe. Certains étudiants de Sciences-Po, sûrement minoritaires, ont voulu exprimer leur regard sur l’actuel gouvernement israélien vis-à-vis des crimes de guerre. Ils manifestent en faveur des droits des Palestiniens, mais ils sont directement catégorisés comme antisémites. Cet amalgame est extrêmement dangereux.
 
Comment observez-vous le traitement médiatique concernant ces blocages dans les universités, et plus généralement des mobilisations de soutien à Gaza ?
 
Dans l’ensemble, hormis certains journaux comme l’Humanité, le traitement médiatique est extrêmement déséquilibré. Depuis le 7 octobre, certaines chaînes d’information en continu amènent difficilement à soutenir la population civile palestinienne ou à condamner les crimes de guerre commis quotidiennement à Gaza par des militaires israéliens. Concernant le traitement médiatique sur Sciences-Po, Pascal Praud (CNews) avait qualifié les étudiants d’une « poignée de Che Guevara en barboteuse ». C’est dire le niveau du débat.
 
Est-ce que des partis politiques profitent de ce climat de répression et de tensions politiques ?
 
Si on prend l’exemple de l’extrême droite, elle se donne bonne conscience en défendant les Israéliens et les juifs alors que c’est un parti qui n’a rien renié de son passé antisémite. Le RN profite au final de cette situation pour redorer son image. Mais aucun parti politique n’est exempt de critique. À gauche, le débat est hélas conflictuel, guidé par la recherche du buzz. Certaines formules employées ne font qu’aggraver les affrontements.
C’est le cas de Jean-Luc Mélenchon, qui a tracé un parallèle entre l’attitude du président de l’université de Lille et le processus de banalisation du mal à l’œuvre dans l’Allemagne nazie. Ce sont des propos clivants, proches de l’outrance, qui ne sont pas de nature à faciliter la défense de la liberté d’expression.
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5 mai 2024 7 05 /05 /mai /2024 08:57

 

À 28 ans, Léon Deffontaines, tête de liste des communistes aux européennes, a de la fougue à revendre. Le natif d’Amiens veut faire entendre sa voix parmi les forces de gauche et se fixe comme objectif d’obtenir 5 % des suffrages, le 9 juin.

 

Deffontaines, encore inconnu du grand public, a tenu son premier meeting, le 11 avril, à Amiens (Somme), sa ville natale. (Photo Charles Bury/Le Courrier Picard/PhotoPQR)

Il faut une certaine audace pour jouer à la fois la carte de la jeunesse et celle de la nouveauté. De l’audace, Léon Deffontaines, propulsé tête de liste des communistes pour les élections européennes, à 28 ans, n’en manque pas. Mais ce proche de Fabien Roussel, le leader du PCF, se distingue déjà, en ayant ouvert sa liste à d’autres forces de gauche. Y figurent ainsi Emmanuel Maurel, député européen sortant et animateur de la Gauche républicaine et socialiste (GRS), une organisation dissidente du PS. Mais aussi des proches d’Arnaud Montebourg et quelques radicaux de gauche. Ce qui autorise Léon Deffontaines à affirmer : « Nous sommes la gauche unie pour le monde du travail ». Ce qui sous-tend l’autre caractéristique de sa campagne, la mise en avant des thèmes négligés par la plupart des autres listes et auxquels les Français sont pourtant très sensibles : le pouvoir d’achat, la souveraineté, l’énergie et le climat. « Nous voulons d’abord parler aux Français de la production et du travail, alors que la gauche s’est trop souvent perdue sur les questions sociétales », précise-t-il.

Son mantra est bien que cette gauche essoufflée « doit se rapprocher du monde du travail ». Et s’il n’ignore rien des enjeux de la politique étrangère, lorsque d’autres en appellent à la guerre comme une nécessité, il insiste davantage sur ce qui peut être fait pour préserver la paix. Même si ce n’est pas le meilleur moyen de briser le plafond de verre médiatique pesant sur ceux qui refusent de céder à la doxa du moment.

Remarqué par Fabien Roussel

L’engagement politique de Léon Deffontaines, de son propre aveu, doit beaucoup « à Amiens, la ville où j’ai grandi ». « Ce territoire m’a forgé », insiste-t-il. Ses parents ont le cœur à gauche (son père est fleuriste et sa mère psychologue) mais ne sont pas des militants. Lui, franchit le pas dès le lycée. La vie locale est alors marquée par la grève des salariés du site de Goodyear. Il les soutient, comme il peut. En 2014, il n’a que 18 ans, lorsqu’on lui propose de figurer en 17e position sur la liste de Lutte Ouvrière, pour les élections municipales. Un compagnonnage qu’il ne prolonge pas. Il préfère se rapprocher du Parti communiste. Le voici vite responsable fédéral, puis national du Mouvement des jeunes communistes. Tout en poursuivant des études de droit et de sciences politiques. Fabien Roussel, qui l’a remarqué, lui fait franchir un nouveau cap. Il en fait le porte-parole de sa campagne présidentielle de 2022, puis du parti, au terme du 39e congrès, en avril 2023. Certes, Léon Deffontaines, s’il gagne ainsi en visibilité, n’a toujours aucun mandat électif.

Un vent de renouveau

Pour autant, ce grand gaillard, toujours simple et accessible, plaît aux dirigeants comme aux adhérents, en quête de renouvellement. Ils sont plus de 90 % à approuver sa nomination comme tête de liste pour les européennes. Une plongée dans le grand bain qui en effraierait plus d’un. Pas lui. Il est conscient que sa fougue l’incite encore à s’exprimer sur un ton trop rapide, lors de ses interventions télévisées. « J’ai tant à dire », admet-il. En fait, il compte surtout sur la campagne de terrain et, fait de génération, sur sa présence sur les réseaux sociaux. Il se fixe donc comme objectif un score d’au moins 5 %, seuil à partir duquel il pourra obtenir des élus. Les sondages le collent encore autour de la barre de 3 %. Ils sont tout aussi pessimistes, c’est-à-dire bien en dessous des scores espérés, pour la liste des Écologistes et celle des Insoumis. Et s’ils accordent quelques points de plus à la liste de Raphaël Glucksmann, c’est surtout en les grappillant sur celle des macronistes de Renaissance. Ce qui n’est, évidemment, pas le but poursuivi par Léon Deffontaines. « J’ai jusqu’au 9 juin pour convaincre les électeurs de gauche de prendre la mesure des véritables enjeux », résume-t-il.


Où se situe-t-il sur l’échiquier européen ?

En 2019, le Parti communiste français n’a envoyé aucun député au Parlement européen. Une première depuis 40 ans, due à son faible score (2,49 % des voix). S’il parvient à franchir la barre des 5 % cette année, Léon Deffontaines siégera au sein du Groupe de la gauche, héritier des différents groupes parlementaires communistes ayant existé au Parlement européen. C’est actuellement le septième et plus petit groupe de l’hémicycle, avec 37 eurodéputés issus de 13 États membres. On y retrouve, notamment, les eurodéputés de La France insoumise, opposés au PCF sur la scène nationale française. On retrouve d’ailleurs un député sortant sur la liste de Léon Deffontaines : élu en 2019 sur la liste LFI, Emmanuel Maurel (fondateur de la Gauche républicaine et socialiste) se trouve en troisième position sur la liste communiste, cette année.

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5 mai 2024 7 05 /05 /mai /2024 08:38

A ne pas manquer: Christian Chapiron, alias Kiki Picasso, expose à Colonel Fabien

 

Exposition Kiki Picasso (Christian Chapiron) au siège du PCF Colonel Fabien. "Bilan provisoire": le mouvement de l'histoire des cinquante dernières années restitué en quelques instantanés parlants sur les fracas du monde et l'ambiance de l'époque.

 

Kiki Picasso à l'espace Niemeyer : Est-ce ainsi que nous vivons ?

En cinquante tableaux à l’espace Niemeyer, place du Colonel-Fabien à Paris, l’artiste Kiki Picasso, « qui fait n’importe quoi », nous met face à l’actualité du monde.

Maurice Ulrich - L'Humanité. 15 avril 2024

 

« C’est donc là que les hommes viennent pour vivre. Je serais plutôt tenté de croire que l’on meurt ici », écrivait Rainer Maria Rilke au tout début des Cahiers de Malte Laurids Brigge, en évoquant des hôpitaux comme une métaphore de la condition humaine. « Est-ce ainsi que les hommes vivent », interrogera Aragon dans son célèbre poème du recueil, le Roman inachevé, dont les dernières lignes citent, précisément, le nom de Rilke…

Qu’on nous pardonne cette longue digression, mais c’est à cela que l’on pense au fil des cinquante peintures de Kiki Picasso, exposées à l’espace Niemeyer par l’association Libres comme l’art et le PCF, sous le titre « Bilan provisoire », évoquant pour chacune d’elles une scène marquante des cinquante dernières années. Paradoxalement, en effet, l’usage intense de la couleur, qui est la marque de fabrique de l’artiste, sur des images de l’actualité reprises telles quelles ou parfois recomposées, vient approfondir dans la plupart des cas leur portée événementielle dramatique comme renouvelant notre regard.

Des tableaux historiques

Né à Nice en 1956, membre et fondateur du groupe activiste Bazooka, contestant aussi bien les galeries que les institutions artistiques officielles, graphiste et vidéaste, Christian Chapiron avait pris le pseudonyme de Kiki Picasso, en 1976, par provocation, alors que les membres du groupe étaient accusés de faire du « n’importe quoi ». Le procès qui lui sera intenté par la famille du peintre sera sans suite.

Parmi les pionniers de l’utilisation des techniques numériques, il travaille pour de nombreux supports, dont Libération, toujours dans une perspective activiste et propagandiste, souvent provocatrice. Avec les peintures exposées ici, écrit Éric de Chassey, directeur général de l’Institut d’histoire de l’art à qui l’on doit de nombreuses expositions remarquées, il produit « un discours foisonnant, non réductible à une signification unique mais pas moins engagé pour autant ».

C’est ainsi que passent au régénérateur d’actualité le premier vol du Concorde, la grève des Lip à Besançon, la reprise en 1995 des essais nucléaires français à Mururoa, avec un Jacques Chirac couronné de fleurs et entouré de vahinés dont l’une tient une sculpture représentant un atome… 1994, deux soldats en béret rouge et treillis sont debout devant un champ de cadavres, au premier plan un enfant hurle.

C’est le génocide au Rwanda avec 800 000 morts pour lequel Emmanuel Macron a reconnu récemment, et pour partie, la responsabilité de la France. En 1999, c’est une armée de fourmis en combinaisons blanches qui nettoie les côtes après le naufrage du pétrolier Erika, affrété par Total… Pour chaque toile, une note rappelle l’événement, ses circonstances et ses conséquences.

Ce n’est pas, écrit Pierre Laurent, le créateur de Libres comme l’art, « une exposition qu’il faut découvrir en spectateurs mais en actrices et acteurs de ce monde en mouvement », et peut-être pour se dire que « la fin de l’histoire ça n’existe pas. C’est à nous de la peindre ». Acceptons-en l’augure.

Jusqu’au 7 mai à l’espace Niemeyer, place du colonel Fabien.

1996 - le 28 juin 1996, 300 sans-papiers africains menacés d'être expulsés dans leurs pays d'origine suite à l'adoption des lois Pasqua se réfugient dans l'église Saint Bernard de la Chapelle. Deux mois plus tard ils sont expulsés sans ménagement par plus de 1000 CRS.

1996 - le 28 juin 1996, 300 sans-papiers africains menacés d'être expulsés dans leurs pays d'origine suite à l'adoption des lois Pasqua se réfugient dans l'église Saint Bernard de la Chapelle. Deux mois plus tard ils sont expulsés sans ménagement par plus de 1000 CRS.

1994 - Génocide des Tutsis au Rwanda avec une complicité de la France de Mitterrand avec le régime génocidaire et extrémiste hutu

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Evo Morales et les peuples indigènes de Bolivie.

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Giscard et les Essais nucléaires en Polynésie - réalisation du dernier essai nucléaire atmosophérique après l'élection de Giscard d'Estaing en 1974

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Chirac en Polynésie 1995: en 1995 le président Chirac autorise dans l'atoll de Mururoa une derière campagne d'essais  nucléaires avant la ratification du traité d'interdiction complète des essais nucléaires

Chirac en Polynésie 1995: en 1995 le président Chirac autorise dans l'atoll de Mururoa une derière campagne d'essais nucléaires avant la ratification du traité d'interdiction complète des essais nucléaires

Macron et ses amis du monde de la finance

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Le démant-lement de l'URSS - 1991

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Mars 2013 - Xi Jinping est officiellement Président de la République Populaire de Chine

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"Bilan Provisoire" - Découvrez la belle exposition Kiki Picasso ( Christian Chapiron) au siège du PCF
2018 - Mouvement des Gilets Jaunes

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5 mai 2024 7 05 /05 /mai /2024 08:34
Conférence internationale de la paix du PCF à Paris, place du Colonel Fabien, ce 4 mai 2024
Conférence internationale de la paix du PCF à Paris, place du Colonel Fabien, ce 4 mai 2024
Conférence internationale de la paix du PCF à Paris, place du Colonel Fabien, ce 4 mai 2024
Conférence internationale de la paix du PCF à Paris, place du Colonel Fabien, ce 4 mai 2024
Conférence internationale de la paix du PCF à Paris, place du Colonel Fabien, ce 4 mai 2024
Conférence internationale de la paix du PCF à Paris, place du Colonel Fabien, ce 4 mai 2024
Conférence internationale de la paix du PCF à Paris, place du Colonel Fabien, ce 4 mai 2024

Le PCF fidèle à sa tradition internationaliste a organisé ce samedi 4 mai en son siège de Colonel Fabien une conférence internationale pour la Paix, organisée par le secteur international du Parti communiste dirigé par Vincent Boulet.

L'ouverture de cette conférence internationale pour la paix du PCF a été faite par Vincent Boulet.

Citant Jaurès à plusieurs reprises, il a rappelé que la Paix, le développement, la coopération et la solidarité internationale, la réduction des inégalités et de l'emprise des logiques de prestations financières et capitalistes à l'échelle du monde, le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes contre les logiques coloniales et impérialistes, sont les mères de nos batailles.

Cette conférence pour la Paix a permis l'expression de 20 personnalités issus de partis communistes et progressistes du monde entier. 

A noter notamment la présence de l'ambassadeur de Cuba et représentant du parti communiste de Cuba, Otto Vaillant Frias, de dirigeants de partis de la gauche turque et kurde (Eda Duzgun, responsable Europe du Dem Parti), iranienne (Bahman Sepheri du parti communiste Tudeh en Iran), ivoirienne (Habiba Toure), mexicaine (Sergio Avalos de la coalition de gauche au pouvoir Somos 4T), de représentant de l'ambassadrice de Palestine, du parti communiste israélien, les messages vidéos de militants pacifistes russes et ukrainiens, l'intervention du vice-président du parti communiste japonais, de l'ambassadeur du Vietnam, d'un ministre conseiller de l'ambassade de Chine, du représentant en France du parti des travailleurs du Brésil, de députés européen du PTB belge, du parti communiste portugais, d'un responsable du parti communiste espagnol et du parti de la gauche unie d'Espagne, le message vidéo depuis Belfast du président du Sinn Fein, Declean Kearney, ..

On retiendra en particulier l'excellente intervention du responsable national belge du PTB, Medhi Salhi, de Liège, 30 ans, futur candidat aux législatives, pour la Paix, contre la politique de guerre, le colonialisme, l'impérialisme et l'extension continue du capitalisme financier porté par les dirigeants européens alignés, c'est le cas de Macron et du chancelier allemand du SPD, sur les intérêts et la vision stratégique des américains. Il a aussi dénoncé avec force le deux poids deux mesures qui règnent vis-à-vis du droit et du respect des droits humains dans le discours des dirigeants du monde occidental en prenant l'exemple des crimes de masse en Palestine et au Congo tout en saluant les mobilisations énormes des citoyens et de la jeunesse en solidarité avec les Gazaouis et les Palestiniens.

Mais aussi l'intervention de l'ambassadeur du Vietnam M.Dinh Toan Thang, en cette année anniversaire de la bataille de Dien Bien Phu, décisive pour le sort du monde colonial, accueilli par Fabien Roussel, pour la Paix, la coopération et le développement.

Le très fort discours de clôture de la conférence internationale pour la paix par le secrétaire national du PCF et député du nord Fabien Roussel, qui a eu des mots très justes et importants sur la situation à Gaza et en Palestine. Et l'intervention de Nimrod Flaschenberg, membre du comité central du parti communiste israélien: "les manifestations pour le cessez le feu à Gaza et la reconnaissance des droits des palestiniens en Amérique et en Europe sont un point d'appui essentiel pour les forces progressistes et de paix en Israël et un moyen d'isoler le gouvernement d'extrême droite israélien de Netanyahou. Il faut qu'elles continuent et qu'elles s'élargissent". Nimrod Flaschenberg a également dénoncé l'apartheid qui frappe les palestiniens en Cisjordanie et en Israël.

Ismaël Dupont - 5 mai 2024

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5 mai 2024 7 05 /05 /mai /2024 08:13
L'Humanité - Blocage de Sciences-Po Paris pour mettre fin aux massacres à Gaza : « les jeunes ne se laisseront pas intimider» (Lola Ruscio, 2 mai 2024)
Blocage de Sciences-Po Paris : « les jeunes ne se laisseront pas intimider»
 
Des élèves parisiens dénoncent les tentatives de diabolisation du mouvement de soutien à la Palestine par la droite et le gouvernement. Le Comité Palestine, à l’initiative des actions, souhaite poursuivre la mobilisation et obtenir la levée des partenariats académiques et économiques entre l’Institut d’études politiques et les universités israéliennes qui soutiennent les bombardements à Gaza.
 
L'Humanité -  2 mai 2024
Lola Ruscio
 
« Free Palestine ! » : des dizaines d’étudiants de Sciences-Po Paris scandent toujours ce slogan dans l’enceinte de l’établissement. Jeudi 2 mai, la colère est encore palpable, malgré la tenue d’un débat entre la direction et les élèves mobilisés depuis la semaine dernière pour la cause palestinienne. « Ce dialogue n’a pas donné grand-chose, on tourne en rond », déplore Paul, étudiant en administration publique. « La hiérarchie n’est pas à l’écoute, cette discussion n’aboutit à rien », renchérit une étudiante, qui préfère garder l’anonymat.
Le climat général de répression des voix en faveur de la paix, d’un cessez-le-feu, et de la reconnaissance des droits des Palestiniens agit sur les étudiants comme un épouvantail. « On fait attention à tout ce qu’on dit, à ce qu’on fait, car on sait qu’on est épiés, chaque geste est susceptible d’être retourné contre nous », admet Tristan, 22 ans, membre de l’Union étudiante, un syndicat classé à gauche. Tous ont en tête les sanctions disciplinaires prises à l’encontre d’élèves, mais aussi les récentes convocations pour « apologie du terrorisme » qui frappent élus et syndicalistes.
Un procès en « wokisme »
Les élèves s’indignent aussi d’être caricaturés. Valérie Pécresse a dénoncé la présence à Sciences-Po d’une « minorité de radicalisés appelant à la haine antisémite et instrumentalisés par la France insoumise ». La présidente LR de la région Île-de-France a même décidé de suspendre les subventions régionales à l’établissement. « Tout cela est assez ridicule », relève Paul, qui dénonce également le procès en « wokisme » lancé contre les étudiants par Gabriel Attal. Le premier ministre a taxé les blocages de Sciences-Po Paris « d’actions d’une minorité agissante, dangereuse, qui veut imposer à la majorité des étudiants, des enseignants, une idéologie venue d’outre-Atlantique ».
« Ça fait peur de voir un gouvernement reprendre sans aucune distance le discours de l’extrême droite, cela ouvre la voie à un durcissement de la répression envers les opposants politiques, les syndicats, les étudiants… », déplore Lukas, 21 ans, membre de l’Union étudiante, qui a fait partie des manifestants qui occupaient pacifiquement l’établissement. « Le gouvernement fait de l’engagement des jeunes un sujet important, mais lorsqu’on se mobilise pour une cause qui nous paraît juste, les mêmes responsables politiques disent qu’il s’agit de jeunes radicalisés, manipulés. Ils soutiennent l’engagement des jeunes uniquement lorsque ça les arrange », réplique aussi son ami Tristan.
À leurs yeux, cette stratégie de diabolisation a pour objectif de les décrédibiliser et de détourner l’attention médiatique de leur principale demande : la levée des partenariats académiques et économiques entre Sciences-Po Paris et les universités israéliennes. Une mesure qui vise à affirmer la dénonciation des crimes du gouvernement de Netanyahou et à marquer une rupture avec les institutions qui soutiennent les bombardements.
« Cette revendication est très importante, explique Colin, 17 ans, étudiant encarté à l’UEC, car supprimer des partenariats académiques, c’est couper un partenariat avec une institution complice de crimes de guerre, donc de violations du droit international. C’est insupportable de penser que notre école conserve des liens avec les universités de Tel-Aviv et de Jérusalem, alors que celles-ci soutiennent le génocide à Gaza. »
Une étudiante, qui préfère garder l’anonymat, relève : « Sciences-Po avait interrompu ses relations avec les universités russes dès mars 2022. Pourquoi en serait-il autrement pour Israël ? Ce deux poids, deux mesures est insupportable. » Avant d’ajouter calmement : « Il faudrait isoler diplomatiquement le gouvernement Netanyahou et accueillir tous les Palestiniens ne pouvant plus étudier. »
« Les jeunes ne se laisseront pas intimider par ceux qui refusent de prendre leurs responsabilités face au génocide à Gaza », assure Colin de l’UEC, qui distribue des tracts devant l’entrée principale de l’établissement. Le débat interne à peine terminé, l’Union étudiante et Solidaires étudiants de Sciences-Po Paris ont appelé à un sit-in, jeudi après-midi, dans le hall d’entrée de l’établissement. Le mouvement devrait du reste se poursuivre dans le pays, avec des blocages prévus à Saint-Étienne, Rennes, Strasbourg et Menton.
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5 mai 2024 7 05 /05 /mai /2024 08:12
Un sondage Opinion Way- C News - Europe 1 du 3 mai 2024 place la liste de Léon Deffontaines à 4%: encore un effort pour atteindre les 5%
Léon Deffontaines l'a exprimé:
 
"Moi je souhaite que les 4 principales listes de gauche dépassent les 5% parce que mécaniquement ça fait des sièges en plus pour la gauche et et surtout des sièges en moins pour la droite et l'extrême-droite !"
La liste de la Gauche Unie pour le Monde du Travail à 5%, cela fait au regard des règles de l'élection européenne en France 5 députés de gauche en plus au Parlement européen, qui plus est des députés qui s'opposeront aux directives libérales, à l'austérité, aux traités de libre-échange, qui défendront une voix de Paix, qui se battront pour une politique d'accueil des réfugiés et des exilés, pour les travailleurs et l'alignement vers le haut des normes démocratiques et sociales, 5 députés en moins pour la droite et l'extrême-droite.
Actuellement, la liste de Léon Deffontaines, dans un sondage Opinion Way - C NEWS- Europe 1 paru vendredi 3 mai, est donnée à 4% d'intentions de vote dans les sondages.
Multiplions nos efforts pour que la liste conduite par Léon Deffontaines atteigne bien les 5% de suffrages exprimées le 9 juin prochain et que les communistes puissent revenir au Parlement Européen et au sein du groupe The Left avec nos amis de Die Linke, du Sinn Fein, du PTB belge, du Parti communiste portugais, les communistes espagnols, chypriotes, etc.
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5 mai 2024 7 05 /05 /mai /2024 07:47
Mobilisation pour l'hôpital de Carhaix - La mobilisation de soutien aux 10 de Carhaix est indispensable (Communiqué du PCF Carhaix-Huelgoat)
La mobilisation est indispensable en soutien aux dix de Carhaix.
 
Communiqué 3 mai 2024
 
Les communistes de Carhaix-Huelgoat s’indignent des convocations concernant 10 personnes ayant participé à la défense de l’hôpital de Carhaix.
 
Ces convocations, sous le régime de la garde à vue, font suite à la manifestation du 14 septembre 2023 à l’ARS du Finistère à Quimper.
 
Les communistes condamnent ce qui n’est ni plus ni moins une atteinte au droit à l’expression et une restriction des libertés syndicales et citoyennes.
 
Ces dix personnes n’ont fait que défendre l’hôpital public, ses agents et revendiquer la sécurité sanitaire en centre Bretagne. Le pouvoir en place instrumentalise la justice pour tenter de faire taire toute contestation sociale.
 
Les communistes constatent que sur les dix personnes convoquées six appartiennent au syndicat CGT, ce qui n’est pas dû au hasard.
 
Ces convocations s’inscrivent dans la répression qui s’abat sur les militant(e)s syndicaux(ales), plus d’un millier à ce jour.
 
C’est à partir du 14 mai 2024 que ces défenseurs de l’hôpital public sont convoqués. Les communistes appellent à venir soutenir ces dix personnes au commissariat de Quimper, à chaque convocation avec deux temps forts les 22 et 23 mai 2024, jours de convocations des secrétaires Généraux CGT de l’hôpital de Carhaix et de Brest (CHRU Brest-Carhaix).
 
 
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5 mai 2024 7 05 /05 /mai /2024 07:44
Le Télégramme, 2 mai 2024

Le Télégramme, 2 mai 2024

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3 mai 2024 5 03 /05 /mai /2024 05:10
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