Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
7 juillet 2016 4 07 /07 /juillet /2016 07:23

Echec de la motion de censure : "Un sentiment de colère" (Pierre Laurent)

J'etais ce soir au meeting contre la loi travail à l'appel des organisations syndicales.

Au soir de cette journée qui a vu une nouvelle fois échouer à 2 voix, le dépôt d'une motion de censure de gauche, je veux dire mon sentiment de colère qui est le mien.

Ainsi, grâce à l'arme anti-democratique du 49-3, à l'abstention volontaire de la droite, au manque de courage d'une partie des députés socialistes, la loi travail va être adoptée malgré l'opposition majoritaire du pays et l'absence de majorité au parlement.

Le combat n'est pas terminé. Les parlementaires communistes resteront aux côtés des salariés mobilisés pour mettre en échec ce déni démocratique.

Je salue les 56 députés Front de gauche, socialistes, écologistes qui ont signé la motion de censure.

Nous serons au rendez-vous de nouvelles mobilisations.

Pierre Laurent, secrétaire national du PCF

Partager cet article
Repost0
7 juillet 2016 4 07 /07 /juillet /2016 07:20
Le Télégramme, 7 juillet

Le Télégramme, 7 juillet

Partager cet article
Repost0
7 juillet 2016 4 07 /07 /juillet /2016 07:13

Deuxième échec pour une motion de censure de gauche à l’Assemblée

6 JUILLET 2016 | PAR CHRISTOPHE GUEUGNEAU

Les frondeurs socialistes, les communistes et les écologistes ne sont pas parvenus à réunir les 58 signatures nécessaires pour déposer un texte censurant le gouvernement de Manuel Valls. Comme en mai, il leur a manqué deux voix.

Même scénario, même chiffre, même échec. Comme lors de la précédente utilisation par le premier ministre Manuel Valls de l’article 49-3 de la Constitution, les députés frondeurs du PS, les écologistes et les communistes ne sont pas parvenus à réunir les 58 signatures nécessaires pour déposer une motion de censure de gauche contre le gouvernement. Comme la fois précédente, il leur a manqué deux signataires. Sur Twitter, Bruno Le Roux, le patron des députés socialistes, se permettait de chambrer ses camarades, quelques minutes seulement après l’heure maximale pour déposer une motion : « Une nouvelle fois le convoi s’arrête au Morbihan sans aller jusqu’à la Nièvre… #radiolondres ».

Le PS avait menacé d'exclure de ses rangs les députés qui voteraient une motion de censure. D'autres menaces visaient les investitures des députés.

Dans le détail, et comme ils l’avaient annoncé, deux députés de la motion D au dernier congrès, celle menée par Karine Berger, ont retiré leur signature : Alexis Bachelay (député des Hauts-de-Seine) et Yann Galut (Cher). Interrogé par Mediapart, Yann Galut s’en explique.

« Je préférais une autre réponse politique qu’une motion de censure qui n’avait aucune chance d’aboutir », affirme-t-il. « C’était voué à n’être qu’un coup d’épée dans l’eau, a fortiori après la décision du bureau national du PS [qui visait à exclure tout personne votant une motion de censurendlr] », ajoute-t-il. Pour le député, « Valls n’attend que ça, il veut nous pousser à la faute et récupérer derrière le parti ». « La réponse doit venir pendant la primaire. Karine Berger a évolué là-dessus, nous ne soutenons plus Hollande, à nous maintenant de trouver concrètement les conditions d’une alternative au président sortant », indique-t-il. Le courant de Karine Berger devrait à cet effet organiser une « petite université d’été ».

Les députés Isabelle Bruneau (Indre) et Laurent Kalinowski (Moselle) n'ont pas signé non plus. En mai dernier, ce dernier avait expliqué qu’il voulait envoyer un message au président. Il semble qu’il ne l’ait plus jugé nécessaire cette fois.

De nouveaux signataires, tous socialistes, sont venus contrebalancer ces départs : Sylviane Alaux (Pyrénées-Atlantiques), Philippe Baumel (Saône-et-Loire, signataire de la motion B menée par Christian Paul et Benoît Hamon lors du dernier congrès), Nathalie Chabanne (Pyrénées-Atlantiques, elle aussi proche de Benoît Hamon), et enfin Hervé Féron (Meurthe-et-Moselle, lui aussi signataire de la motion B).

Jointe par Mediapart, Fanélie Carrey-Conte, députée PS de Paris et signataire des deux motions de censure, est dépitée mais pas surprise : « On savait que ce serait difficile. Depuis hier, le contexte était très difficile avec des menaces et des pressions de toutes parts. » Mais « on ne pouvait pas laisser sans réponse le coup de force de Manuel Valls. Il fallait agir pour montrer aux gens qui se mobilisent dans la rue depuis des semaines qu’on ne les lâchait pas ».

Pour cette proche de Christian Paul, Yann Galut « se trompe » car, selon elle, « ce n’est pas une affaire de primaire ni de parti, mais une affaire citoyenne ». « La Constitution ne nous laissait que cette solution pour répondre. Ce n’est pas un geste anodin de déposer une motion de censure, c’est certes la deuxième fois en quelques mois, mais c’est tout de même quelque chose d’exceptionnel », ajoute-t-elle. Maintenant, les « frondeurs » vont« prendre le temps avant de revenir pour la suite. Mais ce qui est sûr, c’est que le temps politique n’est pas terminé, avec une troisième lecture à venir, et le temps syndical non plus. On va continuer le combat ».

Du côté du Front de gauche, c’est la déception. Dans un communiqué, « les députés du Front de gauche regrettent que les députés socialistes qui disaient s’opposer au texte ou même à la brutalité gouvernementale n’aient pas saisi ce seul levier institutionnel pour mettre un terme au mépris affiché, par le gouvernement, envers le peuple et ses représentants ». Les mêmes députés « utiliseront tous les moyens institutionnels pour obtenir le retrait de ce texte (comme le recours au Conseil constitutionnel) et en appellent à la poursuite de la mobilisation, sans laquelle rien n’est possible ».

Un autre texte de motion a circulé ces dernières 24 heures, à l’initiative de Nuit debout. La commission économie avait fait parvenir un projet (à lire ici) par l’intermédiaire du député communiste André Chassaigne. Celui-ci, beaucoup moins marqué politiquement, était censé rallier la gauche comme la droite. La proposition n’a cependant pas réussi à convaincre, les députés frondeurs préférant un texte ancré à gauche.

Adoptée, la loi travail repart donc au Sénat pour une deuxième lecture, avant de revenir à l’Assemblée d’ici le 20 juillet pour une adoption définitive. Sans doute avec un nouveau 49-3, à moins que, les vacances aidant, il se trouve une poignée de députés pour la voter sans discussion.

Partager cet article
Repost0
7 juillet 2016 4 07 /07 /juillet /2016 06:00
Un rapport accablant souligne les erreurs de Tony Blair sur la guerre en Irak en 2003 (Médiapart, 6 juillet 2016)

Un rapport accablant souligne les erreurs de Tony Blair sur la guerre d’Irak

6 JUILLET 2016 | PAR THOMAS CANTALOUBE

Après sept années d'enquête, la commission Chilcot a remis un rapport très négatif sur la manière dont le gouvernement britannique a engagé le Royaume-Uni en Irak en 2003 aux côtés des États-Unis : renseignements défectueux, manipulation politique, impréparation militaire…

De notre envoyé spécial au Royaume-Uni. - Moins de quinze jours après le référendum approuvant la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne, les Britanniques se sont de nouveau plongés, mercredi 6 juillet 2016, dans un de ces psychodrames dont ils possèdent le secret. Après sept années de labeur, la mort d’un de ses membres, des centaines d’audition et des dizaines de milliers de documents examinés, la commission Chilcot, du nom de son rapporteur Sir John Chilcot, un haut fonctionnaire en retraite, a finalement rendu son rapport sur l’engagement du pays dans la guerre d’Irak. Et c’est un document qui ne mâche pas ses mots.

Alors que beaucoup d’observateurs envisageaient un rapport un peu mou, qui ménagerait le pour et le contre et renverrait dos à dos les critiques et les avocats de l’invasion de l’Irak, le rapport Chilcot est étonnamment affirmatif, en déposant ses conclusions au pied du premier ministre de l’époque, Tony Blair. Ce dernier, juge-t-il en effet, est le principal responsable d’un désastre qui a provoqué la mort de 179 soldats britanniques, d’au moins 125 000 Irakiens, la plupart des civils, et abouti à la situation inextricable d’un pays aujourd’hui divisé et en plein guerre civile avec l’État islamique.

Dans une conférence de presse délivrée au moment de la remise de son rapport (12 volumes faisant chacun la taille d’un gros livre pour un total de 2,6 millions de mots), John Chilcot a résumé les principaux points de son enquête : « Nous avons conclu que le Royaume-Uni a choisi de se joindre à l’invasion de l’Irak, avant que toutes les options pacifiques pour un désarmement [de l’Irak] ne soient épuisées. L’action militaire à ce moment-là n’était pas un dernier ressort. » Autrement dit, tout le discours de rationalisation de la guerre développé à l’époque par le tandem George W. Bush-Tony Blair est mis à bas.

Le document le plus incriminant est sans doute un mémorandum « secret et personnel »adressé par le chef du gouvernement britannique à son homologue américain. Rédigé huit mois avant le déclenchement de l’invasion, Blair écrit : « Je serai avec vous quoi qu’il en soit. (…) Se débarrasser de Saddam Hussein est la bonne chose à faire. Il est une menace potentielle. Il pourrait être contenu. Mais le contenir, comme nous l’avons vu avec Al-Qaïda, est toujours risqué. Son départ libérerait la région. Et son régime est probablement, à l’exception possible de la Corée du Nord, le plus brutal et inhumain dans le monde. »

Pour les adversaires de la guerre en Irak, ce mémo est la preuve que Blair et Bush avaient décidé longtemps à l’avance de déposer Saddam Hussein, quelles que soient les circonstances. Les longs mois qui se sont écoulés entre l’été 2002 et l’invasion proprement dite de mars 2003, durant lesquels l’ONU et les spécialistes du désarmement ont été mis à contribution, n’auraient finalement été qu’un vernis destiné à valider une décision déjà prise. C’est bien ce que confirme ce fameux mémorandum, dans lequel Blair expose la stratégie à suivre pour bâtir une coalition et influencer l’opinion publique, qu’il estime, à raison, assez négative en Grande-Bretagne et dans le reste de l’Europe : « Si nous récapitulons toutes les preuves sur les armes de destruction massive, que nous y ajoutons ses tentatives d’acquérir une capacité nucléaire, et, comme cela semble possible, un lien avec Al-Qaïda, cela s’avérera extrêmement persuasif ici. »

Tous ces arguments seront effectivement développés ad nauseam par Londres et Washington fin 2002-début 2003, sur la base de renseignements plus ou moins sérieux, mais toujours présentés sous la lumière la plus favorable. Le cas le plus emblématique est le discours délivré par Tony Blair le 24 septembre 2002 devant le Parlement britannique, et accompagné d’un dossier résumant le danger présenté par Saddam Hussein, document qui a acquis un certaine postérité au Royaume-Uni sous le nom du« dossier bancal ». Le rapport Chilcot revient dessus et affirme : « Le jugement sur la dangerosité de la menace posée par l’Irak ce jour-là et dans le dossier publié le même jour a été présenté avec un degré de certitude qui n’était pas justifié. »

La commission Chilcot revient également sur les délibérations à l’intérieur du gouvernement de Tony Blair, en accusant le comité sur le renseignement qui « aurait dû dire clairement à Mr Blair que les renseignements secrets n’établissaient pas “au delà du doute” que l’Irak avait continué à fabriquer des armes chimiques et biologiques et avait poursuivi ses efforts pour développer des armes nucléaires ». Tous ces points sont aujourd’hui évidents mais, à l’époque, ils étaient l’objet de débats au sein et parmi les services secrets occidentaux. La faute de Blair et de Bush a été de présenter des présomptions comme des faits établis. Le rapport Chilcot revient également sur les bévues des renseignements produits par les services secrets britanniques, « qui ont assumé dès le départ que Saddam possédait des armes de destruction massive et n’ont jamais envisagé la possibilité qu’il s’en soit débarrassé, ce qui était le cas ».

Tony Blair est aujourd’hui une figure discréditée

Autre point soulevé par le rapport Chilcot, particulièrement douloureux pour les familles de soldats britanniques morts en Irak : l’armée de Sa Majesté était mal préparée et mal équipée pour la tâche dont elle s’est chargée. Cela a conduit à des décisions « humiliantes », comme les accords passés avec des milices ennemies, en raison d’une planification « complètement inadéquate ». De plus, le ministère de la défense a été très lent à réagir à l'évolution des conditions sur le terrain, en particulier l’utilisation des mines improvisées qui ont tué des dizaines de soldats.

Au sujet du manque de préparation, la commission Chilcot écrit noir sur blanc que Tony Blair a ignoré les avertissements sur ce qui risquait de se passer une fois Saddam Hussein déposé. Il note d’ailleurs que le gouvernement britannique ne s’est pas préoccupé de mettre en place une stratégie post-invasion, en attribuant notamment un rôle de planification aux différents ministères concernés, et n’a pas cherché à obtenir des « assurances définitives » de la part de Washington sur les plans pour la suite après la chute de Bagdad : « Le gouvernement n’a pas envisagé autre chose qu’un scénario dans lequel les forces de la coalition opéreraient dans un environnement relativement tranquille. » Enfin, si Blair a continué à s’entretenir régulièrement avec Bush après l’invasion, il est clair que « la Grande-Bretagne n’avait que très peu d’influence sur l’élaboration de la politique au jour le jour sur le terrain », qui était aux mains des Américains.

Par ailleurs, John Chilcot s’en prend également à l’attitude du gouvernement britannique durant cette période, qui a « miné l’autorité du Conseil de sécurité des Nations unies » : « Mr Blair et Mr Straw [le ministre des affaires étrangères] ont accusé la France d'être à l'origine de l’impasse du vote à l’ONU, en clamant que le gouvernement du Royaume-Uni agissait au nom de la communauté internationale afin de soutenir l’autorité du conseil de sécurité. En l’absence d’une majorité au Conseil en faveur de l’action militaire, nous estimons qu’en fait, c’est le Royaume-Uni qui a miné l’autorité du conseil de sécurité. »

Face à ce qui se révèle être une attaque sévère sur son jugement et sa sincérité en tant que premier ministre, Tony Blair a tenu à son tour une conférence de presse qui s’est transformée en marathon pour tenter de se défendre. Selon lui, la commission Chilcot l’absout de toute « mauvaise foi ». Il a par ailleurs rejeté les attaques des familles de soldats qui estiment que les sacrifices de leurs proches ont été inutiles : « Je ne serai jamais d’accord avec ceux qui disent que le sacrifice des soldats a été vain. Je sais que certaines familles ne l’accepteront pas, et que certains ne me pardonneront pas d’avoir pris cette décision, mais je pense l’avoir fait honnêtement. De mon point de vue, le monde se porte mieux sans Saddam Hussein. » Il a également ajouté, afin de se défendre face à ceux qui voient dans la guerre en Syrie et l’émergence de l’État islamique les conséquences de l’invasion de 2003, une curieuse justification : « Certains disent qu’en déposant Saddam, nous avons provoqué le terrorisme au Moyen-Orient. Je ne suis pas du tout d’accord. Si Saddam était resté au pouvoir jusqu’au Printemps arabe, il se serait accroché et aurait provoqué une situation identique à celle de la Syrie. »

Le problème pour Tony Blair est qu’il est aujourd’hui une figure discréditée. Son départ forcé en 2007, et son remplacement par Gordon Brown, avait au moins autant à voir avec la lassitude de dix années passées au 10 Downing Street durant lesquelles il a déçu une partie de l’électorat travailliste en pratiquant un thatchérisme soft, qu’avec son erreur de jugement sur la guerre d’Irak. Les Britanniques ont du mal à lui pardonner cette décision tragique, que beaucoup voient comme une manipulation. Comme le confie l’ancien député libéral-démocrate Menzies Campbell, « le rapport Chilcot est, d’une certaine manière, périmé. La durée de la commission a diminué son impact. D’un côté, Blair a eu le temps de préparer sa défense, d’un autre, rien de ce qui est contenu dans le rapport ne pourra endommager davantage sa réputation »

Pourtant, aujourd’hui, alors que le parti travailliste est en plein chambardement et proche de la rupture (il a perdu les deux dernières élections législatives et son chef de file, Jeremy Corbyn, est contesté par l’immense majorité des députés du parti), la question de l’engagement irakien de Tony Blair reste d’actualité. Comme le souligne le journaliste Steve Richards, auteur d’un livre sur Blair et la guerre d’Irak, « la question qui était posée à Tony Blair n’était pas : le Royaume-Uni doit-il envahir l’Irak ? Mais : dois-je soutenir le président Bush qui a décidé de se débarrasser de Saddam Hussein ? ». C’est en effet un questionnement différent, et le rapport Chilcot fait la part des choses, ce qui fragilise d’autant plus la défense de l’ancien premier ministre et donne finalement raison aux critiques de gauche du « blairisme ».

En cherchant à tourner le plus possible la page du travaillisme à l’ancienne pour bâtir un « New Labour », Blair a également cherché à inverser l’antipathie traditionnelle des Américains, en particulier les conservateurs, à l’égard des travaillistes. Selon Steve Richards : « Avant même les attaques du 11 septembre 2001, Blair expliquait à ses différents interlocuteurs qu’un de ses objectifs était de démontrer qu’un premier ministre travailliste pouvait travailler de concert avec un président républicain américain. » Après la publication du rapport, l’actuel dirigeant travailliste, Corbyn, qui s’était opposé en son temps à la décision d’envahir l’Irak, s’est excusé au nom du parti travailliste.

La publication du rapport Chilcot était attendue avec impatience, principalement par les familles de soldats tués, mais aussi par un certain nombre d’opposants à la guerre d’Irak, qui aimeraient désormais s’appuyer sur ses conclusions pour poursuivre Tony Blair devant la justice. Mais la plupart des juristes estiment qu’aucune cour de justice n’est vraiment habilitée à se saisir d’un tel cas, qui, pour eux, se résume d’un point de vue légal à « une mauvaise décision d’entrer en guerre ». Pour autant, les familles de soldats pourraient se saisir du rapport pour exiger des dédommagements auprès du ministère de la défense en raison des erreurs d’appréciation et de planification commises par l’armée. De plus, un certain nombre de députés au Parlement, dont les nationalistes écossais, les Verts et l’aile gauche du Labour, souhaiteraient engager une antique procédure visant à destituer Tony Blair, qui lui interdirait tout accès à des fonctions électives ou publiques. Ce serait avant tout symbolique, mais ce serait une tache encore plus indélébile sur le revers de l’ancien premier ministre qui, de l’aveu même de son ancien porte-parole,« sera hanté par cette décision jusqu’à la fin de ses jours ».

Partager cet article
Repost0
7 juillet 2016 4 07 /07 /juillet /2016 05:07
Affaire Mimran: les 200.000 dollars qui enfoncent Netanyahou

6 JUILLET 2016 | PAR FABRICE ARFI ET DOV ALFON (HAARETZ)

La retranscription du premier interrogatoire d’Arnaud Mimran dans le dossier du “casse du siècle” contredit les déclarations du premier ministre israélien, selon lesquelles il n’aurait touché de l’affairiste français qu’une unique donation de 40 000 dollars en 2001.

La retranscription du premier interrogatoire d’Arnaud Mimran dans le dossier du “casse du siècle” – la fraude aux quotas carbone – contredit les déclarations du premier ministre israélien Benjamin Netanyahou, selon lesquelles il n’aurait touché de l’affairiste français qu’une unique donation de 40 000 dollars en 2001.

Une enquête menée conjointement par Mediapart et le quotidien israélien Haaretz a permis de découvrir que Mimran, considéré comme l’un des cerveaux de cette escroquerie, la plus importante que la France ait jamais connue, a mentionné le nom de Netanyahou dans une réponse à une question des enquêteurs au sujet de l’un des acteurs et témoins clés du dossier, Jérémy Grinholz, aujourd’hui réfugié en Israël sous l’identité d’Eithan Liron.

Selon la retranscription de l’audition menée par la douane judiciaire, dont le contenu est rendu public pour la première fois, Mimran a assuré qu’il ne connaissait pas le rôle précis joué par Grinholz dans la fraude et il a ajouté : « Je l'ai vu la première fois début 2009 [en Israël]. J'y allais souvent à l'époque, comme Marco [un associé dans la fraude – ndlr] y était et, à cette époque, c'était les élections. Je suis proche de Netanyahou dont j'ai financé [la campagne] à hauteur de 200 000 dollars. »

En d’autres mots, dans sa réponse, Mimran laisse clairement sous-entendre que son versement de 200 000 dollars est lié à la campagne électorale de 2009, qui a permis à Netanyahou d’accéder à la tête du gouvernement israélien. Si cette affirmation devait être vérifiée par la justice israélienne, elle serait très embarrassante pour Netanyahou, un tel versement étant illégal au regard des règles de financement de campagne en Israël.

Un porte-parole de Netanyahou affirme : « C’est un total non-sens. Les faits sont clairs : la seule donation de Mimran est de 40 000 dollars, elle a été faite en 2001 pour une fondation, comme la loi le prévoit, à une époque où M. Netanyahou était un citoyen privé. » Netanyahou, qui fut premier ministre jusqu’en 1999 puis de nouveau ministre à partir de 2002, avait créé la fondation en question pour financer ses activités publiques, principalement des actions de diplomatie menées pour le compte de l’État d’Israël. « Les attaques répétées sur l’affaire Mimran, qui sont simplement destinées à occulter les grandes réalisations du premier ministre faites au nom d’Israël, ne seront d’aucune utilité, qu’il s’agisse de l’attaque précédente, lancée lors de sa visite historique en Russie, ou de celle-ci, en pleine visite historique en Afrique », poursuit le bureau de Netanyahou.

Certaines sources, en plus de Mimran lui-même, assurent que “l’escroc du siècle” présumé a par ailleurs célébré l’élection de Netanyahou en 2009 en petit comité avec le chef du gouvernement d’Israël, dans un hôtel de Tel Aviv. L’étude des allers-retours de Mimran en Israël à cette même période, qui correspond aux moments forts de la fraude aux quotas carbone, est de nature à le confirmer.

Selon les listes d’entrées et de sorties du territoire israélien obtenues par les enquêteurs français auprès des autorités aéroportuaires d’Israël et de l’aéroport du Bourget, près de Paris, Mimran s’est rendu en Israël à bord de son jet privé dans la matinée du 2 février 2009, est revenu en France dans l’après-midi du 5 février, est retourné en Israël dans la matinée du 10 puis est rentré en France dans la soirée du 12. L’élection israélienne, qui a porté Netanyahou à la tête de son pays, a eu lieu, elle, le 10 février.

Arnaud Mimran © DR

Le frère d’Arnaud Mimran, Benjamin, avait été convoqué par les douaniers quelques jours plus tard, le 3 février, pour être interrogé à son tour sur son éventuelle implication dans la fraude aux quotas carbone. Après avoir démenti tout rôle dans l’escroquerie, il a été interrogé sur d’éventuels déplacements en Israël en compagnie de son frère et d’un autre escroc présumé, Mardoché “Marco” Mouly.

Analysant la plupart de ses déplacements, il a assuré ne pas se souvenir de l’objet précis de ses visites en Israël. Mais pour son voyage du 10 février 2009, il a affirmé : « Ça ne me dit rien, mais c’est peut-être bien pendant l’élection de Netanyahou. »

Durant le procès du CO2, dont le jugement sera connu jeudi 7 juillet, Arnaud Mimran avait lui-même rendu publique l’histoire de ses dons à Netanyahou, et évoqué des versements totalisant un million d’euros. Ce témoignage ne contredit pas nécessairement sa déclaration en garde à vue au sujet des 200 000 dollars, dans la mesure où les libéralités de Mimran en faveur de Netanyahou comportent, au-delà des versements d’argent, de nombreuses dépenses effectuées durant des années.

Le mystère des comptes de New York

Comme Mediapart et Haaretz l’ont déjà rapporté, Mimran a payé au couple Netanyahou de coûteuses vacances à Courchevel, dans les Alpes, ou à Monaco en 2003, comme en témoigne une photo prise à l’époque. Mimran a aussi laissé Netanyahou utiliser gracieusement à sa guise son appartement parisien de l'avenue Victor-Hugo pendant ses séjours parisiens, et ce à plusieurs reprises selon des proches de Mimran. Depuis les premières révélations de Mediapart et Haaretz, le premier ministre d’Israël a changé de version au moins trois fois sur la nature exacte de ses relations, amicales ou financières, avec Mimran

La chaîne de télévision israélienne Channel 2 a en outre rapporté, lundi 4 juillet, que la police avait ouvert une enquête sur « une nouvelle affaire » visant Netanyahou. Celle-ci porte sur l’argent qu’il aurait reçu de plusieurs hommes d’affaires étrangers après son arrivée à la tête du gouvernement en 2009. La question est aujourd’hui de savoir si ce« nouveau » cas ne serait pas en réalité lié, directement ou non, à l’affaire Mimran et ne pourrait pas offrir de nouveaux développements au dossier à la lumière des nombreux paiements effectués par Mimran en 2009 et 2010 au profit de comptes bancaires domiciliés en Israël ou ailleurs dans le monde.

Selon les documents réunis par Mediapart et Haaretz, l’essentiel des transferts de fonds réalisés par Mimran au profit de ses partenaires israéliens et d’autres connaissances israéliennes ont été opérés depuis deux comptes logés aux États-Unis, comme cela ressort du dossier d’instruction.

Le premier, utilisé pour réaliser de nombreux paiements en Israël en lien avec la fraude aux quotas carbone, est un compte personnel ouvert au nom d’Arnaud Mimran à la Safra National Bank de New York, sous le numéro 6104355. Depuis ce compte, le 23 février 2010, Mimran a par exemple autorisé un virement bancaire de 180 000 euros vers un compte à la banque Leumi ouvert au nom d’un office notarial de Jérusalem nommé Bénichou-Bernstein.

Le transfert est accompagné de la mention « avance sur l’achat d’une propriété », mais Mimran a affirmé aux enquêteurs ne pas se souvenir à qui devait être affectée cette propriété. Le notaire Bénichou-Bernstein a refusé de répondre aux questions de Mediapart et Haaretz.

Moins d’un mois plus tard, alors qu’il séjournait en Israël, Mimran a aussi transféré un million d’euros depuis son compte à la Safra Bank au profit de celui d’un certain David Cohen à la Israel Discount Bank, dans la ville d’Eilat. Mimran a assuré cette fois aux enquêteurs que David Cohen était un agent immobilier et qu’il avait donné l’argent en vue de l’achat d’une propriété pour quelqu’un dont il ne se souvenait plus le nom… Mediapart et Haaretz ont localisé deux agents immobiliers nommés David Cohen, mais ceux-ci démentent catégoriquement tout lien avec Mimran et les transferts en question.

Un autre homme d’affaires a aussi été embarqué dans l’enquête sur les mystérieux paiements de Mimran en Israël. Les enquêteurs – juges et douaniers – ont en effet découvert que Mimran utilisait fréquemment le compte en banque d’un ami de la famille, un Argentin répondant au nom de Leandro Liberman. Un homme de paille, d’après la justice. Selon les propres déclarations de Mimran, Liberman l’a autorisé à utiliser son compte pour contourner d’éventuelles restrictions légales américaines.

Mimran a notamment utilisé le compte de Liberman, ouvert lui aussi à la Safra Bank de New York, sous le numéro 6109292, pour verser 400 000 euros à une société baptisée Isramart pour « l’achat d’un diamant comme cadeau ». Mimran, une fois de plus, a dit aux enquêteurs ne plus se souvenir quel était vraiment l’objet du paiement et à qui était destiné le prétendu diamant. Le paiement avait été validé par un simple fax envoyé depuis le centre d’affaires du David Intercontinental Hotel de Tel Aviv.

Durant l’instruction, les juges avaient commencé à confisquer les biens de Mimran et d’autres prévenus du “casse du siècle” et, à cette fin, ils avaient demandé aux autorités israéliennes d’identifier tous les comptes en banque et le patrimoine liés directement ou indirectement à l’argent de la fraude au CO2.

Dans le même temps, les juges ont essayé de cartographier tous les transferts vers Israël liés à d’autres accusés du CO2. C’est le cas, par exemple, de l’agent immobilier Eddie Abittan. Durant son interrogatoire, Abittan a affirmé qu’il avait reçu 2 millions d’euros de Mimran sous forme de prêt, qu’il lui a remboursés par la suite. Mais Mimran a juré aux enquêteurs qu’il ne connaissait pas Abittan et qu’il avait transféré les 2 millions vers son compte à la demande de son associé présumé dans la fraude au CO2, Samy Souied, qui sera assassiné à Paris en septembre 2010.

Le nom de Mimran est cité dans ce dossier comme possible commanditaire du meurtre, bien qu’aucune mise en examen n’ait été prononcée à ce jour dans cette affaire faute de charges, comme c’est aussi le cas dans d’autres affaires criminelles sur lesquelles plane l’ombre fuyante du même Mimran. Ce dernier dément la moindre implication dans les meurtres reliés à la fraude au CO2.

Dans le volet purement financier de l’affaire, dont le jugement sera rendu ce jeudi au tribunal de Paris, le procureur de la République avait requis dix ans de prison ferme contre Mimran, les menottes à l’énoncé du jugement et la confiscation de son patrimoine. En un mot : la fin de la liberté et la ruine. Celles-ci précipiteront-elles la chute de Netanyahou dans leur sillage ?

.

Partager cet article
Repost0
6 juillet 2016 3 06 /07 /juillet /2016 14:10

Voici la réponse que nous recevons aujourd'hui de Marylise Lebranchu par rapport à notre interpellation sur son attitude à l'issue du deuxième débat sur la loi travail à l'Assemblée et d'un éventuel usage du 49-3.

Marylise Lebranchu

Députée du Finistère

Ancien Ministre

Gwenegan Bui

député suppléant

Au Front de Gauche du Pays de Morlaix

Dans une lettre ouverte du 2 juillet, vous m'interpellez sur le projet "loi travail", qui revient cette semaine en débat à l'Assemblée Nationale.

Le texte de loi travail comprend de bonnes dispositions et des avancées pour les salariés dont le compte personnel d'activité, la garantie jeune et la hausse de 20% des moyens des délégués syndicaux.

Malheureusement, le débat ne met en lumière que la question de la hiérarchie des normes et la fin de la primauté de l'accord de branche sur l'accord d'entreprise. Ce premier point de friction est pourtant déjà la réalité de l'organisation du travail des textes de 2004 et de 2008 et des dispositions d'accords de maintien d'emploi qui ont été signés largement par tous les syndicats.

En revanche, je souhaite qu'un accord d'entreprise, qui devra recueillir désormais 50% des voix contre 30% aujourd'hui, ne puisse pas porter atteinte au pouvoir d'achat des salariés. C'est en ce sens que je suis intervenue lors de la réunion de mon groupe à l'Assemblée nationale. J'ai également déposé deux amendements visant à garantir ce pouvoir d'achat des salariés.

Deux raisons à cela: le pouvoir d'achat bien-sûr mais aussi le dumping social entre entreprises. Des salariés pouvant, pour un temps déterminé, accepter des baisses de rémunérations des heures supplémentaires pour "mettre à genoux" une entreprise concurrente.

Par ailleurs, ces mesures n'auraient pas de conséquence en matière de baisse des CDD ou de ruptures conventionnelles puisqu'elles restent indépendantes de ces accords potentiels.

Le deuxième point, auquel je me suis opposée, est celui des périmètres des licenciements économiques qui, après débats, ont été abandonnés.

En ce qui concerne la forme, je ne souhaitais pas évidemment du 49/3. Toutefois, je ne voterai pas la motion de censure avec la droite, qui continue de penser que les salariés demeurent trop protégés dans notre pays, rêve de supprimer les 35 heures et espère multiplier les heures supplémentaires au détriment de l'emploi comme l'avait fait la loi dite TEPA.

Vous avez le droit de faire des analogies avec la droite même si elles sont fausses. Si je partage comme vous un désaccord sur la loi travail, je n'oublie pas la réalité: le maintien de la retraite à 60 ans pour ceux qui ont commencé à travailler jeune, la prise en compte de la pénibilité, le renforcement de la formation professionnelle, le recrutement dans l'éducation nationale et la création de postes dans les grandes missions régaliennes que sont la police, la justice et l'armée.

Je continue donc à respecter le mandat pour lequel j'ai été élue.

Marylise Lebranchu.

Loi travail, sauvegarde de la démocratie parlementaire et de la République sociale :

Lettre ouverte du Front de Gauche pays de Morlaix à Madame la Députée Marylise Lebranchu

A Morlaix, le 2 juillet 2017

Madame la Députée,

Depuis plus de trois mois les Françaises et les français refusent majoritairement la loi travail.

Si elle venait à être adoptée, cette proposition de loi serait un recul sans précédent dans l’histoire sociale de notre pays

Les organisations syndicales n’ont pas été sollicitées, en amont de ce projet, par le gouvernement!

Quel dialogue quand ce même gouvernement utilise le 49-3 à l’Assemblée Nationale?

Quel dialogue quand les syndicats qui s’y opposent sont assimilés à des terroristes ?

Quel dialogue quand les forces de l’ordre s’acharnent sur les manifestants à coups de matraques et de gaz lacrymogènes ?

Madame la Députée, les habitants de la 4ème circonscription du Finistère sont également, pour la plupart, hostiles à cette loi. Ils vont ont donné mandat en 2012 pour mener et soutenir une politique de gauche et de progrès social: tout le contraire de la politique qu'ont conduite Hollande, le gouvernement et sa majorité parlementaire depuis quatre ans.

Mme la Députée, en tant que telle, vous êtes, vous devriez être, la représentante des citoyens et non celle d’un clan politique.

Vous n’avez pas été élue pour détruire le code du travail pour répondre aux injonctions de la commission Européenne, dont on connaît les conseils avisés.

En imposant, sans débat parlementaire, une loi inspirée de la technocratie européenne, le gouvernement de M. VALLS s’est discrédité aux yeux de l’opinion publique.

Cette loi prépare, en fait, la mise en application des traités transatlantiques qui bafoueront les droits démocratiques des peuples au profit des seules multinationales.

L’orientation ultra libérale de la politique Européenne, dictée par Mme MERKEL, rebute de plus en plus les Européens.

La victoire du non à l’Europe il y a quelques jours en Grande-Bretagne en est une illustration.

Force est de constater, Mme Lebranchu, que vous ne vous êtes pas démarquée clairement de la politique de droite menée par les gouvernements de François Hollande.

Dans les tous prochains jours, la loi travail va revenir à l’Assemblée Nationale.

Osons espérer que le 49-3 ne sera pas une nouvelle fois utilisé. 70% des Français s'y opposent selon un sondage France Info-Le Parisien du 28 juin.

Si Hollande et Valls bafouaient à nouveau la démocratie parlementaire pour passer en force cette loi de régression sociale impopulaire combattue par un large front unitaire syndical, l’occasion vous serait donnée de vous opposer à cette loi scélérate en votant la censure contre Valls et son gouvernement et ainsi respecter le mandat pour lequel vous avez été élue.

Vous en souhaitant bonne réception,

Le Front de Gauche du Pays de Morlaix,

( PCF, Ensemble, Citoyens engagés réunis dans l'association Front de Gauche du Pays de Morlaix)

Partager cet article
Repost0
6 juillet 2016 3 06 /07 /juillet /2016 14:08
Yvan Le Gall au premier plan, co-porte parole de l'UL CGT (photo Jean-Luc Le Calvez)

Yvan Le Gall au premier plan, co-porte parole de l'UL CGT (photo Jean-Luc Le Calvez)

Joël Hélary avec le drapeau (photo Pierre-Yvon Boisnard)

Joël Hélary avec le drapeau (photo Pierre-Yvon Boisnard)

Jean-Luc Le Calvez en grande conversation, photo Pierre-Yvon Boisnard

Jean-Luc Le Calvez en grande conversation, photo Pierre-Yvon Boisnard

Photo Pierre-Yvon Boisnard: Jean-Claude David

Photo Pierre-Yvon Boisnard: Jean-Claude David

Ismaël Dupont, Patrick Le Goas (de dos), et Paul Dagorn (photo Pierre-Yvon Boisnard)

Ismaël Dupont, Patrick Le Goas (de dos), et Paul Dagorn (photo Pierre-Yvon Boisnard)

Dominique et Jean-Yvon Ollivier (photo Pierre-Yvon Boisnard)

Dominique et Jean-Yvon Ollivier (photo Pierre-Yvon Boisnard)

Mariette Labrousse (de dos), Alain David et Michele Bourven (photo Pierre-Yvon Boisnard)

Mariette Labrousse (de dos), Alain David et Michele Bourven (photo Pierre-Yvon Boisnard)

Eliane Lejeune en bonne compagnie (photo Pierre-Yvon Boisnard)

Eliane Lejeune en bonne compagnie (photo Pierre-Yvon Boisnard)

George Le Duff, Ismaël Dupont, et Christian Delannee (photo Pierre-Yvon Boisnard)

George Le Duff, Ismaël Dupont, et Christian Delannee (photo Pierre-Yvon Boisnard)

photo Pierre-Yvon Boisnard - manif Morlaix contre la loi travail, 5 juillet 2016

photo Pierre-Yvon Boisnard - manif Morlaix contre la loi travail, 5 juillet 2016

photo Jean-Luc Le Calvez - manif Morlaix contre la loi travail, 5 juillet 2016

photo Jean-Luc Le Calvez - manif Morlaix contre la loi travail, 5 juillet 2016

Philippe Mora et Sébastien Menez, lisant le texte pour l'intersyndicale

Philippe Mora et Sébastien Menez, lisant le texte pour l'intersyndicale

Ismaël Dupont est intervenu pour faire part de la démarche d'interpellation et de lettre publique du Front de Gauche engageant Marylise Lebranchu à prendre ses responsabilités pour dire non à la loi travail, refusée par 70% des français, non au 49-3 et à un nouveau bradage de la démocratie parlementaire, et pour censurer le gouvernement s'il passait à nouveau en force en coutournant le vote et le débat des parlementaires, sans majorité de gauche pour faire accepter sa loi de regression sociale. Il en va du jugement que l'on portera sur son mandat, la sincérité de ses convictions et de ses engagements vis à vis des électeurs.

Ismaël Dupont est intervenu pour faire part de la démarche d'interpellation et de lettre publique du Front de Gauche engageant Marylise Lebranchu à prendre ses responsabilités pour dire non à la loi travail, refusée par 70% des français, non au 49-3 et à un nouveau bradage de la démocratie parlementaire, et pour censurer le gouvernement s'il passait à nouveau en force en coutournant le vote et le débat des parlementaires, sans majorité de gauche pour faire accepter sa loi de regression sociale. Il en va du jugement que l'on portera sur son mandat, la sincérité de ses convictions et de ses engagements vis à vis des électeurs.

photo Pierre-Yvon Boisnard

photo Pierre-Yvon Boisnard

photo Pierre-Yvon Boisnard

photo Pierre-Yvon Boisnard

photo Pierre Yvon Boisnard - 5 juillet 2016

photo Pierre Yvon Boisnard - 5 juillet 2016

Monique David et Jean-Claude David, 5 juillet 2016 (photo Pierre-Yvon Boisnard)

Monique David et Jean-Claude David, 5 juillet 2016 (photo Pierre-Yvon Boisnard)

photo Pierre-Yvon Boisnard: 80 ballons pour les 80 ans du Front Populaire

photo Pierre-Yvon Boisnard: 80 ballons pour les 80 ans du Front Populaire

80 ballons pour les 80 ans du Front Populaire (photo JL Le Calvez)

80 ballons pour les 80 ans du Front Populaire (photo JL Le Calvez)

photo Pierre-Yvon Boisnard

photo Pierre-Yvon Boisnard

Manu Audigou (photo JL Le Calvez)

Manu Audigou (photo JL Le Calvez)

Photos de la manif du 5 juillet à Morlaix contre la loi travail par Jean-Luc Le Calvez et Pierre-Yvon Boisnard
Photos de la manif du 5 juillet à Morlaix contre la loi travail par Jean-Luc Le Calvez et Pierre-Yvon Boisnard
Nadine Le Guen, représentante CGT à Tilly Sabco, ici en discussion avec Manu Audigou

Nadine Le Guen, représentante CGT à Tilly Sabco, ici en discussion avec Manu Audigou

Photos de la manif du 5 juillet à Morlaix par Jean-Luc Le Calvez.

Un peu plus d'une centaine de personnes au rassemblement ce midi, sous un beau soleil et dans une ambiance chaleureuse. Pas résignés, décidés à continuer la lutte!

Partager cet article
Repost0
6 juillet 2016 3 06 /07 /juillet /2016 14:00
Ouest-France, 6 juillet 2016

Ouest-France, 6 juillet 2016

Le Télégramme, 6 juillet 2016

Le Télégramme, 6 juillet 2016

Partager cet article
Repost0
6 juillet 2016 3 06 /07 /juillet /2016 13:37
Liban: le double déracinement des réfugiés palestiniens de Syrie (L'Express, 5 juillet 2016)

Liban : le double déracinement des réfugiés palestiniens de Syrie

Outre le million et demi de Syriens réfugiés au Liban, plus de 40 000 Palestiniens installés en Syrie ont rejoint le pays du Cèdre, déracinés pour la seconde fois. Rencontre, à Zahlé, dans la plaine de la Bekaa.

Catherine Gouëset, L’Express, mardi 5 juillet 2016

À Taalabaya, dans l’est du Liban, l’école fondée pour les Palestiniens accueille désormais les Palestiniens de Syrie. Ceux-là sont doublement déracinés. "Nous avons souffert de la Nakba (la "catastrophe", le déplacement forcé d’un million de Palestiniens, en 1948), soupire Salaheddine, 53 ans, natif de Damas, mais originaire de Haïfa (aujourd’hui en Israël). Puis nous avons été chassés du camp de Yarmouk, près de Damas, par la guerre en Syrie."

Au million et demi de réfugiés syriens accueillis au Liban depuis le début de la guerre en Syrie s’ajoutent aujourd’hui plus de 40 000 Palestiniens qui résidaient en Syrie avant la guerre, en particulier dans le grand camp de Yarmouk, assiégé par le régime syrien à Damas. La plupart d’entre eux se sont installés dans les camps de réfugiés où vivent 60% des réfugiés palestiniens de 1948. Ils sont pris en charge par l’UNRWA, agence de l’ONU pour les réfugiés de Palestine.

Liban ou Syrie : l’avenir sombre des Palestiniens

Les réfugiés palestiniens du district de Zahlé, au coeur de la vallée de la Bekaa, ne vivent pas dans des camps. Ils sont mêlés au reste de la population. Mais sont, en revanche scolarisés dans l’école primaire de l’UNRWA. Les plus grands vont à l’école secondaire dans la ville voisine de Saadnayel, elle aussi gérée par l’agence onusienne, dont plus de la moitié du budget est financée par l’Union européenne et ses Etats membres.

Nour, 28 ans, qui a fui la banlieue sud de Damas pilonnée par l’aviation syrienne en 2012, rêve d’Europe, sans trop y croire "Il faut plus de 2000 dollars rien que pour atteindre la Grèce", calcule-t-elle. Mère de trois enfants, elle n’envisage pas le retour à Damas. "La Syrie est complètement détruite. Elle ne redeviendra jamais comme avant". Pourtant, les perspectives d’avenir au Liban sont réduites pour les Palestiniens. Toute une série de professions (médecins, ingénieurs, avocats) leur sont interdites, et ils n’ont pas le droit de posséder de biens immobiliers. Les derniers réfugiés arrivés de Syrie depuis 2014 sont considérés comme illégaux. Mariages et naissances ne sont plus enregistrés.

Les économies ont fondu

Petit artisan lorsqu’il vivait à Yarmouk, Salaheddine a puisé dans ses économies pour aider son aîné de 23 ans à s’embarquer sur un bateau vers la Grèce. "Il est arrivé en Norvège, il y a un an. Il ne reviendra pas, ni ici, ni en Syrie. Il a pris tous ces risques parce qu’il pensait qu’ici, il n’y a pas d’avenir." Mais les économies de Salaheddine ont fondu. Il ne pourra pas aider ses quatre autres enfants à partir.

Si la guerre vient à cesser en Syrie, et qu’il n’a pas d’autre opportunité, il essaiera, lui, d’y retourner. Mais il a peur qu’on lui dise "vous, les Palestiniens, vous n’avez plus rien à faire ici".

(Article transmis par la newsletter de l'AFPS)

Partager cet article
Repost0
6 juillet 2016 3 06 /07 /juillet /2016 12:59
Pétition pour la nomination de Marwan Barghouti au prix Nobel de la paix

Pétition : Pour la nomination de Marwan Barghouti au Prix Nobel de la paix

Au Comité du Prix Nobel de la paix : Nous, citoyens du monde entier, soutenons le peuple palestinien dans sa lutte pour ses droits et la fin de l’occupation. Nous soutenons la nomination du dirigeant et prisonnier politique Marwan Barghouthi au Prix Nobel de la paix. Marwan Barghouthi est un symbole mondial de la lutte contre l’injustice, la tyrannie et pour la liberté. La nomination de Marwan Barghouthi au Prix Nobel ferait toute la lumière sur la situation des prisonniers politiques, et contribuerait à mettre fin à l’occupation et à promouvoir la paix.

Avaaz, mercredi 6 juillet 2016

>>Signez la pétition !

Un des leaders palestiniens les plus respectés au-delà des clivages partisans, Marwan Barghouthi, a passé plus de 20 ans dans les geôles israéliennes. Cela ne l’a pas empêché de poursuivre ses efforts pour la paix et la liberté, même après des années d’isolement. Il a rédigé le Document des prisonniers pour la réconciliation nationale, définissant ainsi une stratégie palestinienne pour l’unité, la liberté et la paix. Alors que la situation des prisonniers palestiniens dans les prisons israéliennes continue de se détériorer, que l’occupation et la colonisation se poursuivent et que la division palestinienne ne cesse de s’amplifier, le rôle de Marwan Barghouthi est plus nécessaire que jamais.

Cette année, l’appel planétaire à la libération de Marwan Barghouthi et des prisonniers palestiniens (dont des parlementaires démocratiquement élus !) a atteint une ampleur sans pareille. Une campagne internationale pour la liberté de Marwan Barghouthi et de tous les prisonniers palestiniens a été lancée en 2013 par l’icône de la lutte anti-apartheid Ahmed Kathrada, depuis la cellule même de Nelson Mandela. Huit Prix Nobel de la paix, des figures internationales, d’anciens Chefs d’État et de gouvernements, des parlementaires à travers le monde, des artistes et des intellectuels, des professeurs et des organisations des droits de l’Homme ont signé la Déclaration de Robben Island pour la liberté de Marwan et des prisonniers palestiniens et 115 gouvernements ont apporté leur soutien à cette campagne.

Cette campagne a culminé avec la proposition de nomination de Marwan au Prix Nobel de la paix. Le nom de Marwan a été avancé à 6 reprises cette année, y compris par deux Prix Nobel de la paix, Adolfo Pérez Esquivel et l’Archevêque Desmond Tutu, d’éminents parlementaires belges, le Parlement arabe, le Président du l’Union Inter-Parlementaire arabe et le Président du Conseil National Palestinien.

Mais sans un soutien massif à la nomination au Prix Nobel de la paix de ce symbole vivant de la Palestine, le Comité du Prix Nobel risque fort d’ignorer les luttes de Marwan et le sort de milliers de prisonniers palestiniens, y compris des centaines d’enfants.

Signez la pétition maintenant. Dès que nous aurons atteint 100 000 signatures, la courageuse compagne de Marwan Barghouthi et défenseuse des droits de l’Homme, Fadwa, se rendra à Oslo, accompagnée de prisonniers palestiniens libérés et d’anciens prisonniers de renommée internationale, et remettra cette pétition directement au Comité norvégien du Prix Nobel de la paix.

Extraits de la Déclaration de Robben Island pour la liberté de Marwan et de tous les prisonniers palestiniens

Le peuple palestinien lutte depuis des décennies pour la justice et la mise en oeuvre de ses droits inaliénables... La réalisation de ces droits implique la libération de Marwan Barghouthi et de l’ensemble des prisonniers politiques palestiniens, dont la captivité symbolise la privation de liberté que le peuple palestinien endure depuis des décennies. Depuis 1967, plus de 850 000 Palestiniens ont été emprisonnés à un moment donné de leur vie, dans l’un des exemples les plus frappants de détention de masse visant à détruire le tissu national et social d’un peuple occupé, et à briser sa volonté de libération.

Parmi ces prisonniers, un nom a émergé à la fois au niveau national et international, incontournable pour l’unité, la liberté et la paix... A l’instar de la mobilisation internationale qui a conduit à la libération de Nelson Mandela et de tous les prisonniers anti-Apartheid, nous croyons fermement que la communauté internationale doit oeuvrer pour la libération de Marwan Barghouthi et de l’ensemble des prisonniers palestiniens. Cela fait partie de sa responsabilité morale, juridique et politique à contribuer à la mise en oeuvre des droits du peuple palestinien.

L’un des indicateurs les plus importants de la volonté de faire la paix avec votre adversaire est la libération de tous les prisonniers politiques. Il s’agit d’un signal fort en faveur de la reconnaissance des droits d’un peuple et de sa revendication légitime à vivre en liberté. Cela marquerait une nouvelle ère, où la liberté ouvrirait le chemin de la paix. L’occupation et la paix sont incompatibles. L’occupation, sous toutes ses formes, doit cesser de sorte que la liberté et la dignité puissent prévaloir. La liberté doit l’emporter pour mettre fin au conflit et pour que les peuples de la région puissent vivre en paix et en sécurité.

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Le chiffon rouge - PCF Morlaix/Montroulez
  • : Favoriser l'expression des idées de transformation sociale du parti communiste. Entretenir la mémoire des débats et des luttes de la gauche sociale. Communiquer avec les habitants de la région de Morlaix.
  • Contact

Visites

Compteur Global

En réalité depuis Janvier 2011