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14 juillet 2016 4 14 /07 /juillet /2016 05:18

Emmanuel Macron invente le populisme version CAC 40 https://www.mediapart.fr/article/offert/23da8141552c6c3c493474d4212935b8

13 JUILLET 2016 | PAR LAURENT MAUDUIT

Pour son premier meeting, mardi soir à la « Mutu » à Paris, Emmanuel Macron n'a rien dit de précis sur son possible départ du gouvernement ou sa candidature à l'élection présidentielle. Mais, empruntant une terminologie proche du Medef, il est entré en campagne, en proposant de « dépasser les clivages » gauche-droite et de « libérer le pays ».

C’est un étrange meeting dont la Mutualité a été le théâtre mardi soir. Haut lieu des rassemblements de la gauche et de l’extrême gauche tout au long des années 1970, un jour pour dénoncer le coup d’État au Chili, le lendemain pour protester contre la guerre du Viêtnam, le surlendemain pour exiger la libération des emprisonnés politiques en URSS, accueillant des cohortes de militants le poing levé et chantant à plein poumon L’Internationale, la célèbre « Mutu » a, pour l’occasion changé de registre. C’est Emmanuel Macron qu’elle a accueilli, avec ses premiers sympathisants, ceux du mouvement « En Marche ! » qu’il a créé. De la lutte des classes aux milieux des affaires…

De la gauche, et de ses combats historiques, il n’a sans surprise pas été question. Car ce sont des accents radicalement différents que le ministre de l’économie a fait entendre. Des accents populistes mais d’un genre assez particulier : des accents populistes chics, version business.

De cette réunion, il n’est rien ressorti de très précis. Alors que l’assistance attendait visiblement qu’Emmanuel Macron dise enfin ses véritables intentions, qu’il fasse savoir quand il allait quitter le gouvernement, et qu’il annonce sa candidature à la prochaine élection présidentielle, le héros de la soirée n’a rien dit de tout cela. Motus et bouche cousue : il a manié les ellipses obscures pour galvaniser son auditoire, sans jamais lever le voile sur ses intentions.

Tout juste au terme d’un discours de plus d’une heure trente s’est-il auto-glorifié des initiatives de son mouvement « En Marche ! », lui prédisant un grand avenir : « Ce mouvement, rien ne peut plus l’arrêter. Ce mouvement, parce que c’est le mouvement de l’espoir, nous le porterons jusqu’en 2017 et jusqu’à la victoire ! »Et c’est tout : Emmanuel Macron n’en a pas dit plus. Sera-t-il candidat ? Le sera-t-il contre François Hollande, auquel il doit sa carrière ? Rien ! « Dans cette bataille, nous prendrons des risques. Et je les prendrai avec vous », s'est-il contenté d'indiquer.

Mais s’il n’a guère été prolixe sur ses projets, Emmanuel Macron a fait entendre une petite musique effectivement très singulière. La petite musique dont il est coutumier : celle du ni-droite ni-gauche – du « ni-ni », comme il l’a dit lui-même, oubliant que François Mitterrand était l'auteur de la formule.

Dès les abords de la Mutualité, avant même que le meeting ne commence, on pouvait deviner qu’il s’agirait d’un rendez-vous inhabituel. Car il y avait bien, en nombre, des militants de gauche ou des syndicalistes, essentiellement de Sud, mais ils étaient, dans la rue, et pas dans la Mutualité, scandant des slogans hostiles à la loi travail, et plus encore hostiles au ministre de l’économie : « Macron, Medef, même combat ! » entendait-on dans tout le quartier, jusque dans les entrées de la Mutu, protégées par un important déploiement de policiers. Et il fallait de l’audace aux sympathisants du ministre qui, devant traverser la foule des opposants, s’exposaient à des jets d’œufs s’ils persistaient à vouloir aller écouter les discours, protégés tout juste par les parapluies prêtés par des hôtesses.

Mais à l’intérieur même de la salle, la composition de l’auditoire suggérait que la réunion serait atypique. Beaucoup de petits patrons ou d’artisans, très peu d’hommes politiques connus, hormis les soutiens connus d’Emmanuel Macron, dont le sénateur et maire (PS) de Lyon Gérard Collomb, le député (PS) du Finistère Richard Ferrand, et le sénateur (PS) de la Côte-d’Or François Patriat, mais aussi quelques personnalités très ancrées à droite, dont Renaud Dutreil, un ancien président de l’UMP, pas franchement progressiste, qui fut longtemps secrétaire d’État puis ministre chargé des PME, sous la présidence de Jacques Chirac en 2002-2007, ou encore l’ex-associé gérant de la banque Rothschild, Lionel Zinsou, candidat malchanceux à la dernière élection présidentielle au Bénin.

Une assemblée hétéroclite, donc. À se promener dans les allées, et à écouter les conversations, on avait quelque peine à se situer. Se trouvait-on dans une assemblée du Medef ou de la CGPME ? Il y avait un peu de cela.

Les premiers orateurs de la soirée n’ont rien fait pour dissiper cette impression : sur le registre du populisme, ils ont tous longuement brodé. Ce fut notamment le cas de l’écrivain Alexandre Jardin, qui tout au long d’une interminable intervention a dressé l’éloge des « faiseux » – sans que l’on comprenne bien de qui il parlait – pour faire la critique des partis politiques. « Renversez la table l’année prochaine ! Virez les jacobins ! »</em> s’est-il écrié en conclusion de son discours touffu.

Quand son tour est venu, Emmanuel Macron a lui-même joué des mêmes effets populistes chics. Usant sans cesse de formules imprécises ou floues, il a d’abord multiplié les phrases ronflantes, mais sans contenu concret. « Nous avons la ferme conviction que nous pouvons réformer le pays » ; « Il n’y a pas de plus belle chose que de servir, et en particulier de servir son pays » ; « Ce dont nous avons besoin, c’est d’une refondation » ; « Le moment est venu de faire des choix clairs » ; « Ce qu’il faut, c’est un souffle nouveau » ; « Nous sommes en train de vivre une grande transformation » ; « Ce n’est pas un rassemblement pour plaire, c’est un rassemblement pour faire ».

Certes, mais pour faire… quoi ? Et de quelle refondation la France a-t-elle besoin ? Quels sont ces choix clairs ? Concrètement, un souffle nouveau pourquoi ? Le ministre de l’économie n’a répondu à aucune de ces questions.

Lui, l’ex-associé gérant de la banque Rothschild et membre éminent de l’Inspection des finances, a donc semblé se dresser contre le « système », dont il est pourtant l’un des acteurs. Et puis surtout, il a insisté à plusieurs reprises sur ce qui est à l’évidence son idée-force – à l’image de ce qu’était son auditoire : son ambition, c’est de « dépasser les clivages » ; c’est de construire un mouvement « qui rassemble des hommes et des femmes de gauche, des hommes et des femmes de droite, et de la société civile » ; des hommes et des femmes dont le premier combat sera de « libérer le pays » ; de garantir « la liberté des entrepreneurs, des créateurs ».

Emmanuel Macron s’est donc mis en marche. Sans dire véritablement dans quelle direction il comptait aller. Tout juste a-t-il précisé que son mouvement aurait pour ambition d’élaborer d’ici à la fin de l’année « un plan de transformation du pays », sans rien dire de précis sur ce que ce plan pourrait prévoir.

En somme, c’est un populisme new-look qu’expérimente Emmanuel Macron. Car, dans sa longue histoire, la France a connu des variétés nombreuses de populisme. Il y a eu une version bonapartiste du populisme, à la mode Napoléon le Petit ; il y a eu une version de droite radicale, flirtant avec l'extrême droite, celle du boulangisme… Mais un populisme à la sauce CAC 40, jamais : c’est visiblement ce chemin escarpé qu’Emmanuel Macron tente pourtant d’emprunter.

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13 juillet 2016 3 13 /07 /juillet /2016 15:24
Barroso va pantoufler chez Goldman Sachs: tout changer en Europe (PCF)

►L'ex-président de la Commission européenne nommé n°1 européen de la banque américaine Goldman Sachs, une affaire symbolique de la collusion entre les marchés financiers, les gouvernements libéraux et les plus hautes institutions européennes.

► Les peuples européens n'en peuvent plus de l'austérité. On ne peut servir à la fois la finance et les peuples. Au moment où l'Eurogroup veut sanctionner l'Espagne et le Portugal, le PCF fait deux propositions immédiates.

José-Manuel Barroso, ex-président de la Commission européenne a été nommé à la direction européenne de la banque Goldman Sachs.. Avec plus de 22 millions de chômeurs en Europe, saluons ce soixantenaire qui n'a pas eu trop de difficultés à convaincre son nouvel employeur.

Qui est Barroso ?

Ancien Premier ministre portugais, il a été Président de la Commission européenne de 2004 à 2014, soutenu par la droite et le Parti socialiste européen. C'est lui, en 2005, qui, au niveau européen, a méprisé le NON au TCE des Français-e-s et des Néerlandais-e-s. C'est lui qui a accompagné la crise financière de 2008 et le renflouement des banques.C'est lui qui a piloté l'étouffement européen de la Grèce, encouragé les coupes budgétaires dans les services publics des pays de l'Europe. C'est lui qui parlait de « mondialisation heureuse », des « marchés qui s'autorégulaient » et de « l'austérité qui était bonne pour la ligne ».Il a mis en musique les politiques libérales qui renforcent partout les souffrances populaires,s'affranchissant toujours davantage des aspirations et votes des citoyens.

Qui est Goldman Sachs ?

C'est le numéro 1 mondial des banques d'affaire. Sa rentabilité moyenne annuelle depuis 200 est de 29 %. Citons deux épisodes de son aventure. D'abord 2008, en fabriquant des produits financiers douteux, sur le dos de petits propriétaires américains, GS, avec d'autres banques, a provoqué la ruine de millions de foyers modestes, la crise financière de 2008 des subprimes qui a mis les États à genoux. Depuis 200, c'est cette banque qui truquait les comptes de l’État grec pour répondre aux desiderata de la Commission européenne. Goldman Sachs a été poursuivie en justice pour ces deux affaires. Warren Buffet est un de ses actionnaires. Il déclarait : « La lutte des classes existe et c'est nous, les capitalistes, qui l'avons gagné. »

Silence assourdissant

L'ex n°1 d'Europe chez la banque d'affaire n°1, au moment du Brexit, en plein doute sur l'avenir de l'Europe, on attendait les réactions. Eh bien non ! Pas un mot d'un chef d’État européen, d'un Premier ministre ou de l'actuel président de la Commission Jean-Claude Junker.

L'Europe des peuples ou des marchés ?

Plus qu'un renvoi d’ascenseur, la nomination de Manuel-José Barroso est symbolique de la collusion entre les grandes banques et les marchés financiers avec les gouvernements libéraux et les plus hautes institutions européennes. Ce n'est ni une première en Europe pour de nombreux responsables de la Commission, ni en France où un banquier d'affaire, Emmanuel Macron est aujourd'hui Ministre de l’Économie et des Finances.

Assez d'austérité !

L'Eurogroup se réunit aujourd'hui, pour décider de sanctions financières contre le Portugal et l'Espagne, après que la Commission ait engagé la semaine dernière une procédure de « déficit excessif ». Logique absurde de la règle d'or : pour réduire le déficit de ces pays, il faut assècher leurs budgets !Aucune leçon n'est tirée de la crise sociale, de l’inefficacité économique et du profond rejet populaire causés par l'austérité. S'obstiner dans cette voie c'est menacer le projet européen.

Changer en Europe tout de suite

Puisque le gouvernement français annonce vouloir un « sursaut » de l'Europe, c'est le moment. Voici deux point forts que Michel Sapin peut mettre sur la table :

► Le gouvernement français doit s'opposer aux sanctions qui engendreraient une situation financière encore plus dégradée pour l'Espagne et le Portugal, et mettre en cause le traité budgétaire et l'ensemble des règles qui tuent le développement en Europe.

► Les 80 milliards d'Euros déversés chaque mois par la BCE sur les marchés financiers, sans aucun impact sur l'emploi, doivent être versés dans un fonds de développement social et solidaire pour financer un plan d'investissement européen dans les services publics.

Barroso va pantoufler chez Goldman Sachs: tout changer en Europe (PCF)
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13 juillet 2016 3 13 /07 /juillet /2016 12:49
De Gaulle vu par Jean Effel à la veille du plébiscite pour la Constitution de 1958 et l'instauration de l'élection du président de la République au suffrage universel: L'Humanité, 14 octobre 1962

De Gaulle vu par Jean Effel à la veille du plébiscite pour la Constitution de 1958 et l'instauration de l'élection du président de la République au suffrage universel: L'Humanité, 14 octobre 1962

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13 juillet 2016 3 13 /07 /juillet /2016 11:51
Le tract du Comité de Soutien à Mitterrand à Concarneau, annonçant une réunion publique avec Tanguy-Prigent,devenu député PSU, et Paul Le Gall, membre du Comité Central du PCF (archives Pierre Le Rose PCF 29)

Le tract du Comité de Soutien à Mitterrand à Concarneau, annonçant une réunion publique avec Tanguy-Prigent,devenu député PSU, et Paul Le Gall, membre du Comité Central du PCF (archives Pierre Le Rose PCF 29)

La profession de foi de François Mitterrand, candidat de rassemblement de la gauche (archives Pierre Le Rose PCF 29): 31,72% des voix au premier tour

La profession de foi de François Mitterrand, candidat de rassemblement de la gauche (archives Pierre Le Rose PCF 29): 31,72% des voix au premier tour

Elections présidentielles de 1965  - Mitterrand, candidat unique de la gauche récolte 44,8% des voix au second tour face à De Gaulle
Elections présidentielles de 1965  - Mitterrand, candidat unique de la gauche récolte 44,8% des voix au second tour face à De Gaulle
Elections présidentielles de 1965  - Mitterrand, candidat unique de la gauche récolte 44,8% des voix au second tour face à De Gaulle
Première page de la profession de foi de De Gaulle aux élections présidentielles de 1965: 44,65% des voix au premier tour

Première page de la profession de foi de De Gaulle aux élections présidentielles de 1965: 44,65% des voix au premier tour

Première page de la profession de foi de Lecanuet (centre-droit) aux élections présidentielles de 1965: 15,56% des voix au 1er tour

Première page de la profession de foi de Lecanuet (centre-droit) aux élections présidentielles de 1965: 15,56% des voix au 1er tour

Première page de la profession de foi de Pierre Marcilhacy (parti libéral européen) aux élections présidentielles de 1965: 1,71% des voix au premier tour

Première page de la profession de foi de Pierre Marcilhacy (parti libéral européen) aux élections présidentielles de 1965: 1,71% des voix au premier tour

Première page de la profession de foi de Jean-Louis Tixier-Vignancour (extrême-droite, son directeur de campagne est Jean-Marie Le Pen) aux élections présidentielles de 1965: 5,2% des voix au premier tour

Première page de la profession de foi de Jean-Louis Tixier-Vignancour (extrême-droite, son directeur de campagne est Jean-Marie Le Pen) aux élections présidentielles de 1965: 5,2% des voix au premier tour

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13 juillet 2016 3 13 /07 /juillet /2016 10:14
Archive Pierre Le Rose - PCF 29

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13 juillet 2016 3 13 /07 /juillet /2016 10:07
Archives Pierre Le Rose - PCF 29

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13 juillet 2016 3 13 /07 /juillet /2016 09:24

Sanctions Espagne et Portugal : un intégrisme austéritaire qui laisse pantois

L'Eurogroup se réunit aujourd'hui, pour décider de sanctions financières contre le Portugal et l'Espagne, après que la Commission ait engagé la semaine dernière une procédure de « déficit excessif ». Logique absurde de la règle d'or : pour réduire le déficit de ces pays, il faut pomper dans leurs budgets !

Quelques semaines après le vote pour le Brexit, un an jour pour jour après l'humiliation infligée au peuple grec, et au moment même où l'ancien Président de la Commission, Jose-Manuel Barroso, annonce son pantouflage chez Goldman Sachs, cet intégrisme austéritaire laisse pantois.

Aucune leçon n'est tirée de la crise sociale, de l’inefficacité économique et du profond rejet populaire causés par l'austérité. S'obstiner dans cette voie c'est menacer le projet européen.

Puisque le gouvernement français annonce vouloir un « sursaut » de l'Europe, c'est le moment.

Voici deux point forts que Michel Sapin devrait mettre sur la table de l'Eurogroupe :

- Le gouvernement français doit s'opposer aux sanctions qui engendreraient une situation financière encore plus dégradée pour l'Espagne et le Portugal, et mettre en cause le traité budgétaire et l'ensemble des règles qui tuent le développement en Europe.

- Les 80 milliards d'Euros déversés chaque mois par la BCE sur les marchés financiers, sans aucun impact sur l'emploi, doivent être versés dans un fonds de développement social et solidaire pour financer un plan d'investissement européen dans les services publics.

Sanctions de l'Eurogroup contre l'Espagne et le Portugal: un intégrisme austéritaire qui laisse pantois (PCF)
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13 juillet 2016 3 13 /07 /juillet /2016 09:20
Le conseiller municipal d’Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais) déplore la manière dont le Front national instrumentalise la justice. Photo : Jean-Luc Degremont (PCF)

Le conseiller municipal d’Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais) déplore la manière dont le Front national instrumentalise la justice. Photo : Jean-Luc Degremont (PCF)

A Hénin-Beaumont, le FN perd son procès contre le PCF et l’Humanité

LIONEL VENTURINI

LUNDI, 11 JUILLET, 2016 - L'Humanité

La XVIIe chambre du Tribunal Correctionnel de Paris, spécialisée dans les délits de presse, vient de rendre son verdict dans le quatrième procès qu’intentait le Front national local contre David Noël, le conseiller municipal d’opposition (PCF).

Le maire FN d’Hénin-Beaumont a la plainte facile. C’est le quatrième procès en effet qu’il intentait contre David Noël, qui incarne l’opposition de gauche dans la ville conquise par Steeve Briois. Cette fois, se félicite l’élu communiste, le maire et son collaborateur direct Bruno Bilde « n’avaient pas apprécié que je demande leur démission à la suite des révélations de la presse sur l’affaire Jeanne et sur l’enquête du parlement européen sur les assistants parlementaires du FN ». « Ils sont tous deux au cœur d'enquêtes judiciaires sur de graves soupçons de fraude » avait écrit David Noël. Le communiqué avait été repris sur le site internet deL'Humanité, également poursuivi et relaxé. David Noël avait relayé le fait qu’alerté par les services du Parlement européen, le parquet de Paris avait ordonné, en mars 2015, l’ouverture d’une enquête préliminaire visant le Front national pour abus de confiance. L’Office européen de lutte contre la fraude ayant identifié une vingtaine de cas litigieux de collaborateurs du groupe FN au Parlement présents en même temps dans l’organigramme du siège du Front national. Le Tribunal Correctionnel de Paris, qui n’a pas suivi les réquisitions, le 13 mai, du ministère public estimant que les propos poursuivis présentaient un caractère diffamatoire, a au contraire estimé que «le lecteur était parfaitement informé que les informations fournies proviennent d’un mouvement politique opposé aux parties civiles » ; qu’il est «admis une certaine vivacité de ton en matière de polémique politique », qu’enfin « l’auteur des propos prend le soin d’indiquer que les informations fournies proviennent de la presse » et que « David Noël, impliqué dans une polémique politique, n’a pas dépassé les limites admissibles de la liberté d’expression ». Troisième victoire en première instance donc pour David Noël sur quatre procès, avec le concours de l’avocat Raphaël Théry et le soutien de la Fédération communiste du Pas-de-Calais.

L’élu local et blogueur « déplore la manière dont le Front national, depuis plusieurs années, instrumentalise la justice et use de la pression économique pour me faire taire et faire taire ses opposants ». Un cinquième procès est en cours en effet contre David Noël, sans compter celui intenté contre le syndicat CGT des fonctionnaires territoriaux d’Hénin-Beaumont, et le prochain conseil municipal vendredi prévoit une fois de plus que la ville apporte sa protection au maire, en clair qu’elle paie les frais de justice. Une manière de faire taire les oppositions se désole David Noël : « même quand je soulève que dans le budget municipal la ligne consacrée aux dépenses pour les cérémonies explose, on me menace d’un procès ». Cette fois-là, Steeve Briois n’est pas allé au bout de sa menace, preuve que le sens du ridicule l’atteint parfois.

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13 juillet 2016 3 13 /07 /juillet /2016 08:38
BREST l'insoumise de Roger Faligot

BREST l'insoumise de Roger Faligot

Livre : Brest l'insoumise, de Roger Faligot

Dans l'imaginaire collectif, la ville de Brest est une cité de caractère. L'auteur présente les raisons historiques de cette forte personnalité.

Le livre de Roger Faligot : Brest l’insoumise, (éd. Dialogues, 816 p., 30 euros) sorti le 12 juillet 2016, dresse un portrait de la cité du Ponant de ses origines à nos jours.

Brest n’est ni une ville Française, ni une ville bretonne. Elle est mieux que cela.

C’est la première phrase de l’ouvrage. Et Roger Faligot de justifier :

« Brest a toujours été une place stratégique. Depuis l’occupation romaine, anglaise, ouviking, c’est d’ailleurs le mot norois “Brjost” qui a donné le nom de Brest. »

Tolérance et résistance

« Cet espace a toujours été une zone de rencontres et d’échanges, ce qui explique en partie cette propension historique à la tolérance et à la résistance. »

Rebelle et mécréante

« Rebelle et mécréante sont des mots qui ont et continuent de qualifier un particularisme brestois qui a prouvé à maintes reprises une capacité à dépasser les différences partisanes et religieuses. Que cela soit lors du soutien de l‘Édit de Nantes ou pendant l‘arrêt du travail à l’arsenal qui déboucha sur la grève générale en août 1935. »

Pour les initiés et le grand public

Écrivain de plus de quarante ouvrages, il aborde dans ce dernier opus l’aspect stratégique de Brest de manière chronologique et thématique, à destinations des initiés, mais aussi du grand public. Sa carrière de journaliste d’investigation en Irlande, en Angleterre ou au Japon, lui a permis de se faire une idée de la place de la ville portuaire dans le monde.

Une vision des fondations de la ville

C’est le croisement de ses expériences, de l’Histoire et de ses recherches qui fonde la base sur laquelle ce livre repose. Brest l’insoumise offre une vision des fondations de la ville par le biais d’une succession de portraits familiaux, d’événements marquants, politiques, historiques ou artistiques, pour mieux en comprendre sa personnalité et ses origines.

Et la présentation du livre sur le site internet de Dialogues:

Roger Faligot

Brest l'insoumise (édition Dialogues, 30€)

« Pour moi, Brest est une séquence essentiellement féminine » écrit Blaise Cendrars dans Bourlinguer. Roger Faligot nous propose de revivre avec jubilation l'histoire de la ville de Brest en constante ébullition.

Brest a connu tant de métamorphoses : éperon barré celte, fort berbère de l’armée romaine, havre des Bretons insulaires et des Gallois, château viking, forteresse anglaise, résidence des ducs de Bretagne, bastion de la marine, ville américaine, colossal blockhaus allemand, ville meurtrie en reconstruction, port stratégique de guerre froide, tremplin de conquêtes scientifiques et d’aventures de haute mer, civiles et militaires, centre de diffusion d’idées émancipatrices à l’étranger, berceau des rêves d'une Bretagne solidaire, navire amiral de fêtes navales… C’est à un grand voyage, sur ce vaisseau de pierre, à travers les tempêtes de l’Histoire que nous convie Roger Faligot.

À chaque fois que couve le drame, Brest l’insoumise dit « non » avec un bel aplomb. Elle soutient Henri IV et sa réconciliation entre religions ; elle se pose en avant-garde de la Révolution, autant contre la Terreur que la chouannerie ; Brest la Rouge invente le Front populaire un an avant 1936 ; elle s’affirme en « capitale de la Résistance » qui fédère tous les milieux sociaux, politiques et religieux, y compris de nombreux marins et officiers rebelles à la trahison des états-majors. Face à la crise économique, elle s’affiche « Brest Debout »… Face à l’intolérance, amoureuse de la libre-pensée, elle se lève pour « Charlie »…

C’est un formidable puzzle qu’a reconstitué l’auteur exploitant témoignages inédits et documents, y compris internationaux. Brest l’insoumise offre une vision à nulle autre pareille du rôle stratégique de la Cité du Ponant autant qu’il déroule les sagas familiales et les mythes artistiques. Il fait le point sur les connaissances autant qu’il ouvre des pistes nouvelles, à commencer par l’origine du nom de Brest.

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13 juillet 2016 3 13 /07 /juillet /2016 08:01
Sondage BVA publié dans Ouest-France - 13 juillet 2016

Sondage BVA publié dans Ouest-France - 13 juillet 2016


Emmanuel Macron plébiscité pour représenter le PS pour 2017 (sondage)
http://www.ouest-france.fr/politique/emmanuel-macron-plebiscite-pour-representer-le-ps-pour-2017-sondage-4363033

Avec ce que cela vaut à un an des Présidentielles, sans prendre en compte les campagnes, les dynamiques nouvelles, les événements d'ici un an, et en se basant sur des scénarios, des hypothèses et un casting incertains, là où le nombre de candidats et leur nom n'est pas connu d'avance...

En tout cas, on voit par le titre de ce sondage que la presse cherche à achever la mue "démocrate-libérale" du PS en faisant de Macron son candidat idéal.

Comme ça, entre lui et Juppé ou Sarkozy, ce serait blanc bonnet et bonnet blanc, et la Finance pourrait toujours être à la manœuvre et à la baguette pour conduire les destinées du pays.

Une chose est sûre, Hollande est donné à 13% d'intentions de vote au 1er tour s'il était candidat aux Présidentielles, 7% des Français souhaitent que Manuel Valls soit le candidat du PS au 1er tour, et l'ensemble des candidats de gauche, en incluant celui du PS, si c'était Hollande, ne dépasseraient pas les 30%, là où Marine Le Pen ferait aussi un peu moins de 30%.

A un peu plus de 9 mois des Présidentielles, Mélenchon est donné à 13,5% d'intentions de vote au premier tour en légère baisse dans ce sondage BVA pour la presse régionale et BVA.

Même s'il faut se garder de conclusions hâtives encore une fois, c'est très loin de pouvoir qualifier la gauche au second tour et d'éviter un duel droite - extrême-droite au second tour.

Seule une construction collective et non sectaire d'une candidature de gauche rassembleuse tournant la page du néo-libéralisme des gouvernements HOLLANDE et de la social-démocratie européenne et porteuse d'un projet en attente avec les besoins et attentes du peuple semble pouvoir déjouer ce scénario du pire qui nous priverait de tout vrai choix et promettrait cinq nouvelles années de régressions sociales, économiques, démocratiques et humaines d'ampleur inédite pour notre société.

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