Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
8 novembre 2016 2 08 /11 /novembre /2016 09:52

Pages Finistère, Ouest-France – 8 novembre 2016

Tilly : « Des prédateurs qui attendent la chute du fruit ».

La section morlaisienne du PCF réagit concernant l'abattoir de volailles de Guerlesquin, Tilly-Sabco, en redressement depuis cet été. Quatre offres ont été déposées, prévoyant au maximum la reprise de 55 salariés sur 195.

Le PCF dénonce « une situation de prédateurs sagement installés au pied de l'arbre, attendant la chute d'un fruit devenu trop mûr, comme nous l'avions indiqué il y a plusieurs mois ». Le parti dénonce en effet l'attitude de la CCI (aujourd'hui unique actionnaire) « qui n'a pas saigné répondre à notre lettre il y a un an », indiquant « que l'on ne voyait se dessiner aucune perspective sérieuse de réorientation de l'activité ». Le PCF regrette aussi « qu'aucune organisation ou mouvement politique que le PCF et le Front de Gauche se oit manifesté ou ému ».

 

Pages Guerlesquin, Le Télégramme – 8 novembre 2016

Tilly-Sabco : « Quatre scenarios catastrophiques » pour le PCF 

 

«  C'est le scénario catastrophe ». Voilà comment a réagi la section morlaisienne du Parti Communiste français (PCF) à l'annonce des quatre candidats potentiels qui se sont manifestés pour la reprise de Tilly-Sabco Bretagne (Le Télégramme de jeudi).

« Sur les 200 salariés, seulement 25 à 55, au mieux, seraient conservés. On s'oriente donc clairement vers la situation de prédateurs sagement installés au pied de l'arbre attendant la chute d'un fruit devenu trop mûr », regrette le parti politique dans un communiqué. « Dans tous les cas, ce sont les salariés qui vont trinquer et faire les frais de l'inertie dont ont fait preuve les dirigeants de Tilly-Sabco Bretagne depuis la reprise de l'affaire il y a bientôt deux ans. Depuis lors, les salariés n'ont pas réellement travaillé qu''une seule journée par semaine (deux dans le meilleur des cas). Le reste du temps, ils ont été, soit en formation, soit au chômage partiel, c'est à dire rémunérés pour l'essentiel au moyen de fonds publics qui appartiennent à l'ensemble des citoyens » poursuit le PCF.

Et de conclure : « La CCI de Morlaix et ses responsables, ainsi que la direction de l'entreprise TSB, portent une lourde part de responsabilité dans la situation actuelle. Si la compétence se mesure aux résultats obtenus, on peut légitimement se poser des questions sur celles de ces dirigeants, des capitalistes sans scrupules qui se moquent bien des salariés ».

Partager cet article
Repost0
8 novembre 2016 2 08 /11 /novembre /2016 06:27

Fédération du Parti Communiste Français du Finistère

5 rue Henri Moreau

29 200 BREST

 

Pour l'hôpital public, pour le droit à la santé, manifestons le 8 novembre!  

Mardi 8 novembre, dans le Finistère comme partout en France, sera une journée de lutte des professionnels de la santé et de l'action sociale pour exiger une autre politique de santé qui réponde aux besoins des usagers comme des personnels.

La fédération du Finistère du PCF leur apporte son total soutien et appelle la population à se joindre aux manifestations et rassemblements.

L'hôpital public est malade des politiques d'austérité : suppression de postes et de lits, fermetures de services dans les hôpitaux de proximité, engorgement ailleurs et délais d'attente insupportables pour les malades, conditions de travail insoutenables pour les salariés au bord de l'épuisement.

Dans le Finistère aussi la santé publique se porte mal : suppression de lits à Brest au nom du déficit budgétaire ; fermeture de service en psychiatrie à Morlaix ; engorgement de services, notamment des urgences, à Brest, Quimper, tandis que les hôpitaux de proximité sont en grand danger: Concarneau où l'on s'inquiète d'un possible départ des urgences déjà réduites à la journée, Douarnenez où la chirurgie ambulatoire est menacée, alors que la chirurgie classique a disparu et que le manque d'anesthésistes se fait sentir, Quimperlé absorbé par l'hôpital de Lorient avec tous les risques pour l'emploi et les services.

Il devient difficile d'accéder à un généraliste, dans les communes rurales comme dans les quartiers populaires des villes. Le manque de spécialistes se fait aussi cruellement sentir, notamment en ophtalmologie, en anesthésie, en ORL, en cardiologie, alors que les besoins grandissent avec le vieillissement de la population.

Dans les EHPAD du département la situation faite aux personnes âgées comme aux personnels est indigne et source de souffrances.

Selon un récent sondage 83 % des Français estiment que l'hôpital public est en danger, 84 % considèrent que les moyens qui lui sont alloués sont insuffisants, 77 % pensent que les choix politiques des gouvernements depuis 10 ans n'ont pas été dans la bonne direction.

Ce constat accablant est d'une cruelle vérité, il est le reflet du vécu.

Après la loi Bachelot de la présidence de Nicolas Sarkozy, la loi Touraine du quinquennat de François Hollande a poursuivi et aggravé le désastre sanitaire, le renoncement aux soins a progressé, les déserts médicaux se sont étendus, le secteur de la santé a été largement ouvert à la concurrence et à la marchandisation, aux assurances privées.

Et la mise en place autoritaire des Groupements Hospitaliers de Territoire, avec les concentrations forcées et de nouvelles « rationalisations », va accélérer les suppressions d'emplois, de lits, de services, éloigner toujours plus le système de soins des usagers, dégrader encore la qualité des soins.

Les logiques d'austérité décidées par le gouvernement et imposées au forceps par les ARS dans le domaine de la santé préparent une saignée de 20 000 emplois dans les hôpitaux d'ici 2018.

Alors qu'il faudrait au contraire créer des postes, former des personnels, pour répondre aux besoins de la population, pour lutter contre les inégalités sociales et territoriales qui entravent l'accès aux soins, pour accompagner dignement le vieillissement et la perte d'autonomie, le handicap.

L'argent existe pour mettre en œuvre cette politique en rupture avec les choix actuels.

Mais il ne va pas aux investissements utiles, il va grossir les dividendes des actionnaires à travers tous les dispositifs mis en place par les gouvernements successifs : exonérations de cotisations pour les entreprises, CICE, etc...

Sans compter l'évasion fiscale massive qui coûte tous les ans entre 60 et 100 milliards d'euros au budget de la France.

Citoyens, usagers, professionnels de la santé, faisons entendre mardi notre exigence d'une politique qui ne sacrifie pas la qualité des soins et la démocratie à la rentabilité des capitaux, une politique qui garantisse à chacun-e à tout moment de sa vie le droit à la santé, avec une prise en charge à 100 % par la Sécurité Sociale, et une protection sociale de haut niveau.

                                                                      Toutes et tous ensemble !

Brest, le 4 novembre 2016

 

Mobilisation principale à partir de 10h30 au centre hospitalier intercommunal de Cornouaille (CHIC) avec une opération escargot depuis Châteaulin à partir de 9h30.

Des mobilisations auront lieu aussi à Brest et à Morlaix.

 

Dans le Finistère la mobilisation principale aura lieu à Quimper :

 

Pour l'hôpital public, pour le droit à la santé, manifestons le mardi 8 novembre à Quimper et à Brest (communiqué de la Fédération du Parti Communiste du Finistère, 4 novembre 2016)

 

RASSEMBLEMENT QUIMPER
devant le CHIC A 11H00
en tenue de travail

Les collègues des autres établissements de santé nous rejoignent

par OPERATION ESCARGOT :

- RDV aire de covoiturage "Pouillote" à Chateaulin à 9h30
- RDV covoiturage de Douarnenez, parking SSR à 10h

Prise de parole au CHIC suivie d’un cortège jusqu’au Conseil Général et ARS,

puis pique-nique revendicatif place de la Résistance

Agissons maintenant,
avant qu’il ne soit trop tard !

Pour consulter le tract national de la CGT :
                                                                  cliquer ici
Pour l'hôpital public, pour le droit à la santé, manifestons le mardi 8 novembre à Quimper et à Brest (communiqué de la Fédération du Parti Communiste du Finistère, 4 novembre 2016)
Partager cet article
Repost0
8 novembre 2016 2 08 /11 /novembre /2016 06:26
Assez de souffrance des personnels hospitaliers! Assez de renoncements aux soins et à la santé! Le PCF appelle à se mobiliser avec les personnels et usagers de la santé le 8 novembre!

 

Le gouvernement applique aussi sa politique d'austérité à la santé. Beaucoup d'hôpitaux sont en danger, des Urgences ou des maternités menacées. Un grand nombre de nos concitoyen-ne-s renoncent ou reculent le moment de se soigner. Les personnels sont en souffrance.

 

Le 8 novembre ont lieu partout en France des manifestations pour la santé. Le PCF appelle à s'y joindre

 

 

Dans le Finistère aussi

inquiétude,

colère,

mobilisation !

 

 

Les hôpitaux sont en grande difficulté, menacés de l'être plus encore avec la loi Touraine et les GHT (Groupements Hospitaliers de Territoire): hôpitaux de proximité, comme Douarnenez, Concarneau, Morlaix, Quimperlé, annexé à Lorient, mais aussi le CHIC de Quimper, le CHU de Brest, les hôpitaux psychiatriques, comme celui de Morlaix, les EHPAD, les soins de suite...

 

Ici suppressions de services, de postes, de lits, là engorgement et délais d'attente insupportables, partout personnels et patients en souffrance.

Recul de l'offre de soins de proximité, apparition de déserts médicaux, aggravation des inégalités sociales et territoriales, renoncement aux soins.

Et la prise en compte du handicap, celle de la perte d'autonomie liée au vieillissement, sont très loin d'être à la hauteur des besoins.

Le médico-social et le social sont aussi durement impactés.

 

Dans notre département comme ailleurs, la maladie qui mine la santé, c'est la politique d'austérité et le sous-financement qui en résulte.

 

Assez de souffrance des personnels hospitaliers

Assez de renoncements aux soins et à la santé !

 

Mme Touraine vous avez peut-être réduit le trou de la Sécu, mais à quel prix ! Et pour la santé de qui ? Si ce n’est celle de la FINANCE et du MEDEF !

Les politiques libérales des gouvernements Hollande et Sarkozy, nous ont conduit depuis 10 ans, à une multiplication de fermetures de services et d’Hôpitaux comme de maternités de proximité, et la démocratie en santé disparaît au profit des Agences Régionales de santé.

Dans le seul cadre de la Loi triennale de Financement de la Sécurité Sociale (LFSS) de 2016 à 2018, ce sont près de 20 000 emplois qui sont en train de disparaître.

L’organisation du temps de travail des personnels est soumise à la loi de la rentabilité financière, au mépris de la sécurité et de la qualité des soins, comme de la santé des soignants.

Les maternités explosent, les urgences ne désemplissent pas, les lits de médecine sont occupés par des personnes de plus en plus dépendantes, la chirurgie ambulatoire est imposée aux patients quelle que soit leur situation personnelle, des déserts médicaux s’installent dans tous les territoires. Tous les établissements de santé et de psychiatrie sont attaqués via un financement insuffisant au travers de l'Ondam (objectif national de dépenses de l'assurance maladie). Idem, pour le handicap et le médico-social qui subissent de front la réduction et la précarisation des équipes engendrant des situations dramatiques et préoccupantes dans ces établissements.

Les enquêtes IPSOS/SPF ou UFC-Que Choisir, dénoncent une aggravation du renoncement aux soins, des dépassements d’honoraires généralisés, une diminution en généralistes( -8, 4%) et dans des spécialités comme les anesthésistes, les ophtalmologistes, les pédiatres, les gynécologues, … Depuis Juillet 2016, le regroupement autoritaire des hôpitaux publics, avec les Groupements Hospitaliers de Territoire(GHT) aggrave la situation, avec la loi Touraine.

Pour la satisfaction des intérêts du MEDEF, la sauvegarde de ses vertigineux et scandaleux revenus, en réduisant les cotisations sociales et en baissant les dépenses publiques, notamment celles des Hôpitaux publics, laissant le champ libre au secteur privé.

En réalité, il s’agit de tenir l’objectif inscrit dans le « pacte de responsabilité » : atteindre 3,5 milliards d’économies d’ici 2018 sur les hôpitaux !

Et pourtant l’argent existe comme le montrent les 50 milliards donnés au Patronat, les 40 milliards d’exonération de cotisations sociales,… alors que le chômage ne fait que progresser !

 

INADMISSIBLE ! ENSEMBLE MOBILISONS-NOUS !

 

Tous dans la rue le 8 novembre ! Lois Touraine-LFSS-El Khomri, mêmes combats !!!

 

Assez de souffrance des personnels hospitaliers! Assez de renoncements aux soins et à la santé! Le PCF appelle à se mobiliser avec les personnels et usagers de la santé le 8 novembre!
Partager cet article
Repost0
8 novembre 2016 2 08 /11 /novembre /2016 06:26

Communiqué du PCF Pays de Morlaix - 4 novembre 2016

 

Tilly Sabco Bretagne : quatre projets de reprise, quatre scénarios catastrophiques

 

Quatre repreneurs potentiels viennent de se manifester pour reprendre l'entreprise moribonde.

Sur les 200 salariés restants, seulement 25 à 55 au mieux seraient conservés par un repreneur s'il y en avait !

On s'oriente donc clairement vers la situation de prédateurs sagement installés au pied de l'arbre attendant la chute d'un fruit devenu trop mûr, comme nous l'avions indiqué il y a plusieurs mois !

Dans tous les cas ce sont les salariés qui vont trinquer et faire les frais de l'inertie dont ont fait preuve les dirigeants de Tilly Sabco Bretagne depuis la reprise de l'affaire il y a bientôt deux ans.

Au mois de mai dernier nous écrivions : « assiste-t-on à une deuxième partie de poker menteur, qui vient d'être entamée entre la CCI de Morlaix et MS Foods après une première qui avait conduit à l'élimination de la société OLMIX ?

C'est totalement insupportable ! L'inertie de la direction met clairement en péril l'activité de l'entreprise, qui n'en avait vraiment pas besoin.

Il est grand temps de tout mettre sur la place publique ! L'argent public appartient à l'ensemble des citoyens !

On ne peut pas laisser le sort de 200 salariés, de l'activité agroalimentaire sur le pays de Morlaix entre les mains de capitalistes sans scrupules qui s'en moquent bien ».

La CCI de Morlaix et ses responsables et la direction de l'entreprise TSB portent une lourde part de responsabilité dans la situation actuelle.

Si la compétence se mesure aux résultats obtenus, on peut légitimement se poser des questions sur celle de ces dirigeants !

Depuis 2 ans les salariés n'ont réellement travaillé qu'une seule journée par semaine (voire deux dans le meilleur des cas) au service de l'entreprise. Le reste du temps ils ont été, soit en formation professionnelle, soit au chômage partiel, c'est-à-dire en fait rémunérés pour l'essentiel au moyen de fonds publics.

Il y a un an, le 7 novembre 2015 dans une lettre ouverte à M. Chapalain, président de la CCI de Morlaix, la section de Morlaix du PCF constatait qu'un an après la reprise acceptée par le tribunal de commerce les engagements pris par la direction, SAS Tilly Sabco Bretagne dans son ensemble, n'avaient pas été respectés, et que l'on ne voyait se dessiner aucune perspective sérieuse de réorientation de l'activité,

Fort de sa superbe, le président de la CCI n'avait pas daigné répondre à cette demande.

De son côté, Ismaël Dupont, conseiller PCF-Front de Gauche, interpellait le président de Morlaix communauté lors d'un conseil communautaire fin 2015 pour alerter  sur la situation préoccupante de l'entreprise et lui demander des explications.

Là encore la réponse qui lui a été faite était de dire que, certes la question qu'il posait était importante, mais que ça irait mieux demain et en lui faisant comprendre que son inquiétude était injustifiée.

Il faut noter à cet égard qu'au cours de ces deux dernières années, aucune autre organisation ou mouvement politique que le PCF et le Front de Gauche, à quel niveau que ce soit, ne s'est manifestée voire même simplement émue du sort de l'activité de Tilly Sabco Bretagne et de ses conséquences sur l'économie locale, et d'abord sur celui de ses salariés. Scandaleux !

Tilly Sabco Bretagne: quatre projets de reprise, quatre scénarios catastrophiques! (communiqué du PCF pays de Morlaix)
Partager cet article
Repost0
7 novembre 2016 1 07 /11 /novembre /2016 21:50

Ce Mardi 8 novembre, une Assemblée Générale de la section du PCF Pays de Morlaix élargie aux sections de Lanmeur et de Roscoff aura lieu à 18h au local du PCF, 2 petite rue de Callac avec pour ordre du jour:

- le retour sur les débats de la conférence nationale du PCF du 5 novembre à Paris. La question de l'engagement des communistes pour les présidentielles. Le débat avant le vote des 24, 25, 26 novembre des adhérents sur les deux options proposées: 

"Option 1: Les communistes décident d'appeler à voter Jean-Luc Mélenchon, considérant qu'un rassemblement peut s'opérer avec cette candidature et qu'elle porte une grande partie des propositions de la gauche alternative à l'austérité. Tout en poursuivant leurs efforts pour une candidature commune, les communistes porteront cet appel en conservant leur autonomie critique et constructive, et travailleront à un cadre collectif de campagne afin d'oeuvrer à la construction d'un rassemblement le plus large possible".   
 
" Option 2: Les communistes décident de présenter une candidature issue de leurs rangs, considérant qu'elle est le moyen de porter dans le débat nos propositions et notre démarche de rassemblement. Des camarades sont disponibles. Cette candidature pourrait, si la situation l'exige, sur la base d'un accord politique et après consultation des adhérent-e-s, se retirer au profit d'une candidature commune d'alternative à l'austérité telle que nous le proposons. Si cette option est retenue, le Conseil National soumettra le choix d'une candidature à la ratification des communistes" 

- la préparation des élections législatives

- notre activité militante en direction des citoyens.

Mardi 8 novembre: Assemblée Générale de circonscription du PCF à Morlaix
Partager cet article
Repost0
7 novembre 2016 1 07 /11 /novembre /2016 21:07
rochers de Huelgoat

rochers de Huelgoat

Le samedi 3 décembre à 18h à la fête de l'Humanité Bretagne, parc des expositions de Lorient: 

Identité bretonne et langues de Bretagne 

Histoire, politique, culture, école, médias

avec:  

Georges Cadiou, journaliste et historien, militant régionaliste 

Erik Marchand, chanteur et clarinettiste (un artiste et une musique bretonne et métissée internationalement reconnue)

Stéphanie Stoll, directrice de radio Bro Gwened

Vincent Rouxel, représentant de Diwan  

 

Animateurs du débat: Jean-Pierre Fouillé et Ismaël Dupont

"Identité bretonne et langues de Bretagne": débat à la fête de l'Humanité Bretagne (parc des expositions, Lorient) le samedi 3 décembre à 18h
"Identité bretonne et langues de Bretagne": débat à la fête de l'Humanité Bretagne (parc des expositions, Lorient) le samedi 3 décembre à 18h
"Identité bretonne et langues de Bretagne": débat à la fête de l'Humanité Bretagne (parc des expositions, Lorient) le samedi 3 décembre à 18h
Partager cet article
Repost0
7 novembre 2016 1 07 /11 /novembre /2016 19:26

Alors que le PLFSS 2017 a été voté en première lecture dans un silence médiatique tonitruant, le mouvement syndical et social se mobilise pour une grande journée d’action unitaire le 8 novembre prochain, journée toute aussi ignorée par les grands médias
La loi de financement de la sécurité sociale 2017 s’inscrit dans le plan triennal d’économies …qui finance les quelques 41 milliards du « pacte de responsabilité ». C’est ainsi que nous avons pu entendre la ministre M. Touraine se faire la chantre du « bilan positif » de Hollande/Valls en s’exclamant sur la fin « du trou de la sécurité sociale » à l’horizon 2017 avec un déficit prévisionnel de 400 millions d’euros au lieu de 17,4milliards en 2011.

Mais cela s'est fait au prix de moins de sécu, quand il en faudrait plus, en réduisant les dépenses alors qu'il faudrait augmenter les recettes et que c'est possible.

L’argent est là : dans les poches des actionnaires… ou plutôt leurs paradis fiscaux ; dans les banques, au plus haut niveau de l’appareil d’Etat !

En réalité, c’est la manifestation de l’application sans faille et sans état d’âme de l’axiome ultra-libéral : toujours moins pour les besoins humains, toujours plus pour la finance !

Au delà des chiffres et de quelques manipulations internes aux comptes sociaux, la décélération du déficit de la sécurité sociale cache une formidable atteinte aux droits sociaux, au cours de ce quinquennat, dont nous pouvions attendre un autre résultat !

Si nous relevons le coup de pouce de la baisse de la CSG pour quelques milliers de retraités, que dire de l’allongement de délai pour partir à la retraite, de la cotisation « de solidarité » que seuls les retraités paient, du blocage de l’indexation sur le coût de la vie…

Au nom de l’équité, ce gouvernement a massacré le principe d’universalité des allocations familiales et les cotisations patronales auront disparues de leur financement…

Après la mascarade de la « stratégie nationale de santé », la loi dite de « modernisation de notre système de santé » consacre les groupements hospitaliers de territoire » (GHT), actant une destruction sans précédent de l’offre de soins hospitaliers dans notre pays : le PLFSS 2017 prévoit une énième pression financière sur les budgets hospitaliers avec une nouvelle
ponction de l’ordre de 1,5 milliard au titre de « l’efficacité de la dépense hospitalière », du « virage ambulatoire » et de la « réduction des inadéquations hospitalières » !! Que de souffrances du côté des personnels, et de dégradation des conditions d’accès et
de prises en charge de la population non comptabilisés dans les propos cyniques de la ministre de la Santé !

Enfin la politique de « redressement » des comptes de la sécurité sociale a été rythmée chaque année à coup de contrats d'objectifs et de moyens pour les caisses : des milliers de suppressions d’emplois, fermetures des centres d’accueil et de paiement, remise
en cause des missions au service de la population et à terme un processus achevé d’étatisation de la sécurité sociale !

Ainsi le PLFSS 2017 prévoit 4,I milliards d’économies sur les besoins de santé dans la vie et le travail, de retraite et de politique familiale !

Non ! La remise en cause des droits sociaux et le démantèlement de la sécurité sociale ne relèvent pas de la gauche Madame Touraine ! Non ! La pression sur lesdépenses de santé et de protection sociale ne seront jamais les indicateurs d’une politique de gauche : en
attestent tous les candidats de la « primaire de droite » qui font dans la surenchère, le sourire aux lèvres !

Seule la volonté politique de respect des principes de solidarité, d’universalité, d’égalité peut répondre aux formidables défis de notre temps, tels que le vieillissement de population et le développement des maladies chroniques, la lutte pour un développement durable social et environnemental, la mise à disposition de toutes et tous des progrès médicaux et technologiques. Ils exigent une mobilisation sans précédent de moyens financiers pour l’Humain, enfin !

Dans l’immédiat les communistes n’auront de cesse de faire valoir leurs propositions immédiates : arrêter les exonérations des cotisations patronales et la fiscalisation de celles-ci ; une cotisation complémentaire exceptionnelle sur les profits financiers ; mettre en place
la modulation des cotisations patronales selon les objectifs d’emplois et de salaires…
Se fixer l’objectif d’atteindre rapidement le 100% SECU mettra fin à l’éloignement de soins de millions de personnes.

Le 8 novembre, les militants et les élu-e-s communistes seront aux côtés des salarié-es
de la santé et du médico-social pour créer les conditions d’une vraie alternative sociale et politique.

Projet de loi de finances sécurité sociale 2017: l'imposture jusqu'au bout! Mobilisons-nous le 8 novembre (PCF)
Partager cet article
Repost0
7 novembre 2016 1 07 /11 /novembre /2016 18:15

Non au fichier de police qui va insécuriser 60 millions de Français

 

Le PCF marque son opposition totale sur la forme et le fond à la constitution du fichier totalitaire des « titres électroniques sécurisés » (TES) concernant 60 millions de Français.

Sur la forme, le PCF dénonce la méthode du gouvernement qui hors de tout débat démocratique a pris dans la plus grande opacité la décision de créer le fichier TES par un décret publié le dimanche 31 octobre. Il appuie la demande de débat parlementaire faite par la CNIL. Il soutient la décision du 7 novembre du Conseil national du numérique (CNNum) d’appeler le gouvernement à suspendre la mise œuvre de son décret et de s’autosaisir afin d’examiner des alternatives respectueuses des droits et libertés au fichier TES.

Sur le fond, le PCF pense que le fichier TES loin d’être un outil efficace dans la lutte contre l’usurpation d’identité et la falsification des titres, va au contraire être un facteur d’insécurité pour les citoyens à la fois en raison des risques de piratage, mais aussi à cause des dérives liberticides et totalitaires qui sont historiquement documentés pour de tels fichiers. De vraies alternatives existent comme l’intégration de puces sécurisées dans les titres et l’utilisation de la technologie Blockchain. Ainsi, le choix du ministère de l’Intérieur est politiquement dangereux et technologiquement ringard.

Le PCF appelle le gouvernement a abrogé le décret de création du TES, et a mandaté la CNIL et le CNNum pour faire des propositions alternatives de sécurisation des titres d’identité sous contrôle parlementaire.

Non au fichier de police qui va insécuriser 60 millions de Français (PCF)
Partager cet article
Repost0
7 novembre 2016 1 07 /11 /novembre /2016 07:25
A la mémoire de la Commune: un article de Lénine en 1911 pour le 40 e anniversaire de la Commune de Paris qui commença le 18 mars 1871

 

Cet article écrit en 1911 par Lénine pour le 40ème anniversaire de la Commune de Paris, qui commença le 18 mars 1871.


Quarante ans se sont écoulés depuis la proclamation de la Commune de Paris. Selon la coutume, le prolétariat français a honoré par des meetings et des manifestations la mémoire des militants de la révolution du 18 mars 1871 ; à la fin de mai, il ira de nouveau déposer des couronnes sur la tombe des communards fusillés, victimes de l’horrible « semaine sanglante » de mai et jurer une fois de plus de combattre sans relâche jusqu’au triomphe complet de leurs idées, jusqu’à la victoire totale de la cause qu’ils lui ont léguée.

Pourquoi le prolétariat, non seulement français, mais du monde entier, honore-t-il dans les hommes de la Commune de Paris ses précurseurs ? Et quel est l’héritage de la Commune ?

La Commune naquit spontanément ; personne ne l’avait consciemment et méthodiquement préparée. Une guerre malheureuse avec l’Allemagne ; les souffrances du siège ; le chômage du prolétariat et la ruine de la petite bourgeoisie ; l’indignation des masses contre les classes supérieures et les autorités qui avaient fait preuve d’une incapacité totale ; une fermentation confuse au sein de la classe ouvrière qui était mécontente de sa situation et aspirait à une autre organisation sociale ; la composition réactionnaire de l’Assemblée nationale qui faisait craindre pour la République, tous ces facteurs, et beaucoup d’autres, poussèrent la population de Paris à la révolution du 18 mars qui remit inopinément le pouvoir entre les mains de la Garde nationale, entre les mains de la classe ouvrière et de la petite bourgeoisie qui s’était rangée de son côté.

Ce fut un évènement sans précédent dans l’histoire. Jusqu’alors, le pouvoir se trouvait ordinairement entre les mains des grands propriétaires fonciers et des capitalistes, c’est-à-dire d’hommes de confiance à eux, constituant ce qu’on appelle le gouvernement. Mais après la révolution du 18 mars, lorsque le gouvernement de M. Thiers s’enfuit de Paris avec ses troupes, sa police et ses fonctionnaires, le peuple devint le maître de la situation et le pouvoir passa au prolétariat. Mais dans la société actuelle, le prolétariat, économiquement asservi par le capital, ne peut dominer politiquement s’il ne brise les chaînes qui le rivent au capital. Et voilà pourquoi le mouvement de la Commune devait inévitablement revêtir une couleur socialiste, c’est-à-dire chercher à renverser la domination de la bourgeoisie, la domination du capital, et à détruire les assises mêmes du régime social actuel.

Au début, ce mouvement fut extrêmement mêlé et confus. Y adhéraient des patriotes qui espéraient que la Commune reprendrait la guerre contre les Allemands et la mènerait à bonne fin. Il était soutenu par les petits commerçants menacés de ruine si le paiement des traites et des loyers n’était pas suspendu (ce que le gouvernement leur avait refusé, mais que la Commune leur accorda). Enfin, au début, il bénéficia même en partie de la sympathie des républicains bourgeois qui craignaient que l’Assemblée nationale réactionnaire (les « ruraux », les hobereaux sauvages) ne restaurât la monarchie. Mais dans ce mouvement, le rôle principal fut naturellement joué par les ouvriers (surtout par les artisans parisiens) parmi lesquels une active propagande socialiste avait été menée durant les dernières années du second Empire et dont beaucoup appartenaient même à l’Internationale.

Les ouvriers seuls restèrent fidèles jusqu’au bout à la Commune. Les républicains bourgeois et les petits bourgeois s’en détachèrent bientôt : les uns effrayés par le caractère prolétarien, socialiste et révolutionnaire du mouvement ; les autres lorsqu’ils le virent condamné à une défaite certaine. Seuls les prolétaires français soutinrent sans crainte et sans lassitude leur gouvernement ; seuls ils combattirent et moururent pour lui, c’est-à-dire pour l’émancipation de la classe ouvrière, pour un meilleur avenir de tous les travailleurs.

Abandonnée par ses alliés de la veille et dépourvue de tout appui, la Commune devait inéluctablement essuyer une défaite. Toute la bourgeoisie de la France, tous les grands propriétaires fonciers, toute la Bourse, tous les fabricants, tous les voleurs grands et petits, tous les exploiteurs se liguèrent contre elle. Cette coalition bourgeoise soutenue par Bismarck (qui libéra 100 000 prisonniers français pour réduire Paris) réussit à dresser les paysans ignorants et la petite bourgeoisie provinciale contre le prolétariat parisien et à enfermer la moitié de Paris dans un cercle de fer (l’autre moitié étant investie par l’armée allemande).

Dans certaines grandes villes de France (Marseille, Lyon, Saint-Etienne, Dijon et ailleurs), les ouvriers tentèrent également de s’emparer du pouvoir, de proclamer la Commune et d’aller secourir Paris, mais ces tentatives échouèrent rapidement. Et Paris, qui leva le premier le drapeau de l’insurrection prolétarienne, se trouva réduit à ses seules forces et voué à une perte certaine.

Pour qu’une révolution sociale puisse triompher, deux conditions au moins sont nécessaires : des forces productives hautement développées et un prolétariat bien préparé. Mais en 1871 ces deux conditions faisaient défaut. Le capitalisme français était encore peu développé et la France était surtout un pays de petite bourgeoisie (artisans, paysans, boutiquiers, etc.). Par ailleurs, il n’existait pas de parti ouvrier ; la classe ouvrière n’avait ni préparation ni long entraînement et dans sa masse, elle n’avait même pas une idée très claire de ses tâches et des moyens de les réaliser. Il n’y avait ni sérieuse organisation politique du prolétariat, ni syndicats ou associations coopératives de masse…

Mais ce qui manqua surtout à la Commune, c’est le temps, la possibilité de s’orienter et d’aborder la réalisation de son programme. Elle n’avait pas encore eu le temps de se mettre à l’oeuvre que le gouvernement de Versailles, soutenu par toute la bourgeoisie, engageait les hostilités contre Paris. La Commune dut, avant tout, songer à se défendre. Et jusqu’à la fin, survenue entre les 21 et 28 mai, elle n’eut pas le temps de penser sérieusement à autre chose.

Au demeurant, malgré des conditions aussi défavorables, malgré la brièveté de son existence, la Commune réussit à prendre quelques mesures qui caractérisent suffisamment son véritable sens et ses buts. La Commune remplaça l’armée permanente, instrument aveugle des classes dominantes, par l’armement général du peuple ; elle proclama la séparation de l’Église et de l’État, supprima le budget des Cultes (c’est-à-dire l’entretien des curés par l’État), donna à l’instruction publique un caractère tout à fait laïque et par là même porta un coup sérieux aux gendarmes en soutane. Dans le domaine purement social, elle n’eut pas le temps de faire beaucoup de choses, mais le peu qu’elle fit montre avec suffisamment de clarté son caractère de gouvernement ouvrier, populaire : le travail de nuit dans les boulangeries fut interdit ; le système des amendes, ce vol légalisé des ouvriers, fut aboli ; enfin, la Commune rendit le fameux décret en vertu duquel toutes les fabriques, usines et ateliers abandonnés ou immobilisés par leurs propriétaires étaient remis aux associations ouvrières qui reprendraient la production. Et comme pour souligner son caractère de gouvernement authentiquement démocratique et prolétarien, la Commune décida que le traitement de tous les fonctionnaires de l’administration et du gouvernement ne devait pas dépasser le salaire normal d’un ouvrier et en aucun cas s’élever au-dessus de 6 000 francs par an.

Toutes ces mesures montraient assez clairement que la Commune s’avérait un danger mortel pour le vieux monde fondé sur l’asservissement et l’exploitation. Aussi la société bourgeoise ne put-elle dormir tranquille tant que le drapeau rouge du prolétariat flotta sur l’Hôtel de Ville de Paris. Et lorsque, enfin, les forces gouvernementales organisées réussirent à l’emporter sur les forces mal organisées de la révolution, les généraux bonapartistes, battus par les Allemands et courageux contre leurs compatriotes vaincus firent un carnage comme jamais Paris n’en avait vu. Près de 30 000 Parisiens furent massacrés par la soldatesque déchaînée, près de 45 000 furent arrêtés dont beaucoup devaient être exécutés par la suite ; des milliers furent envoyés au bagne ou déportés. Au total, Paris perdit environ 100 000 de ses fils et parmi eux les meilleurs ouvriers de toutes les professions.

La bourgeoisie était contente. « Maintenant, c’en est fait du socialisme, et pour longtemps ! », disait son chef, le nabot sanguinaire Thiers, après le bain de sang qu’avec ses généraux il venait d’offrir au prolétariat parisien. Mais ces corbeaux bourgeois croassaient à tort. À peine six ans après l’écrasement de la Commune, alors que nombre de ses combattants croupissaient encore au bagne ou languissaient en exil, le mouvement ouvrier renaissait déjà en France. La nouvelle génération socialiste, enrichie par l’expérience de ses aînés et nullement découragée par leur défaite, releva le drapeau tombé des mains des combattants de la Commune et le porta en avant avec assurance et intrépidité aux cris de « Vive la révolution sociale ! Vive la Commune ! » Et quelques années plus tard, le nouveau parti ouvrier et l’agitation qu’il avait déclenchée dans le pays obligeaient les classes dominantes à remettre en liberté les communards restés aux mains du gouvernement.

Le souvenir des combattants de la Commune n’est pas seulement vénéré par les ouvriers français, il l’est par le prolétariat du monde entier. Car la Commune lutta non point pour quelque objectif local ou étroitement national, mais pour l’affranchissement de toute l’humanité laborieuse, de tous les humiliés, de tous les offensés. Combattante d’avant-garde de la révolution sociale, la Commune s’acquit des sympathies partout où le prolétariat souffre et lutte. Le tableau de sa vie et de sa mort, l’image du gouvernement ouvrier qui prit et garda pendant plus de deux mois la capitale du monde, le spectacle de la lutte héroïque du prolétariat et de ses souffrances après la défaite, tout cela a enflammé l’esprit de millions d’ouvriers, fait renaître leurs espoirs et gagné leur sympathie au socialisme. Le grondement des canons de Paris a tiré de leur profond sommeil les couches les plus arriérées du prolétariat et donné partout une impulsion nouvelle à la propagande révolutionnaire socialiste. C’est pourquoi l’oeuvre de la Commune n’est pas morte ; elle vit jusqu’à présent en chacun de nous.

La cause de la Commune est celle de la révolution sociale, celle de l’émancipation politique et économique totale des travailleurs, celle du prolétariat mondial. Et en ce sens, elle est immortelle.

Lénine, avril 1911

A la mémoire de la Commune: un article de Lénine en 1911 pour le 40 e anniversaire de la Commune de Paris qui commença le 18 mars 1871
Partager cet article
Repost0
6 novembre 2016 7 06 /11 /novembre /2016 21:07

Loi de financement de la sécurité sociale 2017

Un déficit financier comblé partiellement par un déficit politique total !

La loi de financement de la Sécurité sociale pour 2017, présentée par le gouvernement et votée par l’Assemblée nationale en 1ère lecture ce 2 novembre, s’inscrit dans une logique purement comptable où les économies financières priment sur les besoins sociaux et de santé.

Par cette loi, le gouvernement entonne le chant de la victoire sur le « trou de la sécu » affirmant voir arriver la fin du déficit, mais à quel prix (!) :
• celui du renoncement aux soins ;
• celui de la poursuite de la progression des inégalités sociales et de l’accès aux soins ;
• celui de la remise en cause de la qualité du travail des professionnels de santé et de la sécurité sociale (moins 8 800 postes) ;
• celui de la remise en cause des moyens pour une politique de prévention ; 
• celui de coupes franches dans les budgets des hôpitaux publics et leurs conséquences pour les personnels et les usagers (moins 1,5 milliard d’euros et 22 000 suppressions de postes).

L’objectif d’économiser 10 milliards d’euros en trois ans sur la santé, 
dont 3,4 milliards en 2016, en est l’illustration la plus marquante.

Le temps est venu de mettre un terme à cette course à l’économie sans ligne d’arrivée !

Avec des dépenses d’assurance maladie (ONDAM) portées à 2,1 %, soit le plus faible taux depuis vingt ans, alors que, dans le même temps, l’évolution des dépenses est estimée à 4 %... L’enveloppe budgétaire de l’assurance maladie progresse deux fois moins vite que les besoins de santé !

La CGT exige un financement de la Sécurité sociale à la hauteur des besoins de la population.

Le dogmatisme visant à des économies budgétaires est la concrétisation d’un choix politique d’austérité, c’est une vision purement comptable qui fait de la réduction des dépenses un objectif en soi et, cela, au détriment de prestations de qualité.

La CGT exige la réorientation de cette politique ; les drames humains sont trop nombreux, la société, les citoyens trop maltraités pour poursuivre dans cette voie.

Avoir le souci de notre système de protection sociale, de sa pérennité et de son équilibre financier passe par une réorientation profonde en termes de financement et de captation de nouvelles ressources. Pour cela l’argent existe, la CGT exige une autre répartition des richesses. Pour ne prendre qu’un exemple, la lutte contre la fraude aux cotisations patronales est estimée par la Cour des comptes à plus 
de 20 milliards pour la seule année 2012 !

Cette loi confirme une véritable spirale de régression qui aggrave les inégalités d’accès aux soins et ne permet pas d’affronter les nouveaux défis que constituent, notamment, le vieillissement de la population et l’accroissement des maladies chroniques.

Concernant la branche famille, l’annonce de la division par deux de son déficit n’est due qu’à deux choses : le gel de la revalorisation des prestations servies aux familles en 2014 et 2015 et la mise en œuvre, l’été dernier, de la modulation des allocations familiales… c’est plus de 865 millions « d’économies » qui ont été réalisées sur le dos des familles.

Pour ce qui est de la branche vieillesse, le caractère excédentaire est le résultat des réformes des retraites initiées par les précédents gouvernements et confortées par l’actuel. Elles se traduisent par un allongement de la durée de cotisation et de l’âge de départ à la retraite et une baisse importante du montant des pensions !

Il en est de même quant à l’excédent de la branche accidents du travail-maladies professionnelles (AT-MP) qui est principalement dû à la sous-déclaration des accidents et maladies. Là encore, aucune mesure concrète afin d’améliorer une situation que chacun sait désastreuse au regard de la réalité du travail dans les entreprises et de la dégradation des conditions de travail génératrices d’un niveau d’accidentologie bien supérieur aux déclarations.

D’une manière générale, la CGT dénonce une loi de financement de la Sécurité sociale pour 2017 qui fait de la réduction des déficits un objectif en soi, qui diminue les prestations dans tous les secteurs et qui conduit un nombre croissant d’usagers à se soigner selon leurs moyens et non selon leurs besoins… bien loin de l’idéal porté lors de la mise en place de notre Sécurité sociale !

Les fédérations CGT de la Santé et action sociale et des Organismes sociaux appellent les salariés de ces secteurs à se mobiliser le 8 novembre prochain.

L’avenir de la Sécurité sociale dépend de l’engament de chacune et chacun, la CGT appelle l’ensemble des salariés et des retraités à se mobiliser pour la défendre et la renforcer !

Montreuil, le 4 novembre 2016

Loi de financement de la sécurité sociale: un déficit financier comblé partiellement par un déficit politique total! (CGT)
Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Le chiffon rouge - PCF Morlaix/Montroulez
  • : Favoriser l'expression des idées de transformation sociale du parti communiste. Entretenir la mémoire des débats et des luttes de la gauche sociale. Communiquer avec les habitants de la région de Morlaix.
  • Contact

Visites

Compteur Global

En réalité depuis Janvier 2011