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13 mars 2017 1 13 /03 /mars /2017 16:35

La multiplication des candidats positionnés entre droite extrême et extrême droite témoigne de la dérive et de la radicalisation du spectre politique français. Passage en revue de cet inquiétant casting.

En 2017, la gauche sera représentée par trois candidatures : Nathalie Artaud, Jean-Luc Mélenchon et Benoît Hamon. Trois – peut-être quatre si Philippe Poutou obtient ses parrainages –, c’est peu, c’est même du jamais vu depuis 1965 et la première élection au suffrage universel. Loin de l’avalanche des candidatures, c’est bien un paysage minimaliste qui s’annonce pour ce côté de l’échiquier politique. Au passage, cela relativise beaucoup l’idée que trois, ce serait encore trop, mais en dit long sur l’état de la gauche après ce quinquennat désastreux.

Par bonté d’âme, on placera Emmanuel Macron au centre-droit même si l’enthousiasme affiché d’Alain Minc ou d’Alain Madelin devrait faire réfléchir plus d’un électeur socialiste. Pour le reste, c’est à droite toute et ils seront sans doute cinq à occuper ce créneau.

Marine Le Pen et François Fillon en mode Pétain

Ces deux-là sont bien connus des services et il n’est nul besoin de s’appesantir. La candidate du Front national est aujourd’hui en position de force. Assurée d’être au second tour de la présidentielle, elle engrange aujourd’hui les dividendes des renoncements de toute sorte, à gauche comme à droite, de ces trente dernières années. Si la question identitaire s’était un peu estompée ces derniers mois avec la perspective d’un second tour contre François Fillon, elle revient en force devant l’affrontement programmé avec Emmanuel Macron. Pour preuve, au fil des semaines, "La France apaisée" a laissé place au beaucoup plus agressif "On est chez nous", comme lors du meeting au Zénith de Lyon.

Le cas Fillon est sans doute un cas d’école. Donné moribond et isolé, le candidat LR vient de réussir un spectaculaire rétablissement. Son obstination et l’absence d’un plan B faisant consensus ont bien sûr été décisives. Mais la relative réussite de son meeting du Trocadero du 5 mars a aussi beaucoup joué. Largement organisé par Sens commun, héritier de la Manif pour tous, ce rassemblement témoigne tout à la fois d’une radicalisation de la droite française et des capacités militantes nées de la mobilisation contre le mariage pour tous. Ecouter les multiples micro-trottoirs lors de la manifestation du Trocadéro, revient à se brancher sans filtre sur les égouts pétainistes, nausée assurée. Le ralliement d’Henry de Lesquen, président de Radio Courtoisie, antisémite et suprémaciste blanc (voir ici un florilège de ses dérapages) est en soi tout un programme.

Rappelons-nous aussi que, lors des primaires, le sobriquet "Ali Juppé" a servi une campagne visant à faire passer l’ancien premier ministre pour un quasi cheval de Troie de l’islamisme radical en France. Qu’une opération aussi délirante ait pu rencontrer un quelconque écho est en soi terriblement inquiétant. Aussi, lorsqu’Alain Juppé dénonce la radicalisation d’une partie de la droite, il maîtrise son sujet.

Les mauvaises fréquentations de Nicolas Dupont-Aignan

Le président de Debout la France se veut gaulliste, paraît-il. Il ne faut pourtant pas gratter bien longtemps pour saisir l’ampleur de ses accointances avec l’extrême droite. Au mois de janvier, dans l’hebdomadaire Valeurs Actuelles, il a repris à son compte la théorie du "grand remplacement" liée à un supposé déferlement d’immigrés. Il s’est même fendu d’un tweet limpide le 17 janvier : « En 2016, les socialistes compensent la baisse de natalité par l’invasion migratoire. Le changement de population c’est maintenant ! »

Loin de constituer un dérapage, cette prise de position s’inscrit dans une orientation de longue date. Lors des élections européennes, par exemple, il s’était affiché avec UKIP (le parti britannique xénophobe) et Slavi Binev, ultra-nationaliste bulgare, ou encore avec le responsable du parti des Vrais Finlandais (tout un programme).

En France aussi, Nicolas Dupont-Aignan n’est pas très regardant. Il reçoit ainsi la contribution parlementaire du député maire d’Orange, Jacques Bompard (ancien d’Occident et fondateur du FN), à la tête de la Ligue du Sud un parti, sur le fond, très proche des identitaires. Lors des départementales de 2015, des candidatures communes aux deux partis ont été présentées dans le sud-est. Il est vrai que, déjà au printemps 2012, le candidat de Debout la France avait indiqué qu’il pourrait nommer Marine Le Pen premier ministre s’il remportait l’élection présidentielle.

François Asselineau, rejeton de l’extrême droite ultranationaliste

Moins connu que les précédents, François Asselineau, le président de l’Union populaire républicaine (UPR), n’est pas exactement un poussin de la dernière couvée. Énarque, évoluant dans les cabinets ministériels du gouvernement Juppé (1995-1996), il rejoint ensuite le RPF de Charles Pasqua et Philippe de Villiers. Nommé par le président Nicolas Sarkozy en 2004 à la tête de la Direction générale à l’intelligence économique à Bercy, l’homme n’est pas exactement un rebelle. Il fonde en 2007 l’UPR, dont le programme peut se résumer en trois points : sortie de l’Euro, sortie de l’Otan et sortie de l’Union européenne pour « rétablir l’indépendance de la France » et c’est à peu près tout. La charte fondatriceindique ainsi : « Il en découle que l’UPR est le parti qui a décidé de ne pas se laisser entraîner dans des débats accessoires lorsque l’essentiel est en jeu. Les adhérents de l’UPR restent ainsi libres, s’ils le souhaitent, de se déclarer – en dehors des instances du mouvement – en faveur de telle ou telle option économique, fiscale ou sociale, ou de telle ou telle philosophie sur les sujets de société ». On le voit, la palette de ce qui est laissé de côté est assez large, doux euphémisme.

Les liens avec l’extrême droite sont pourtant bien transparents, à commencer par l’ex numéro 2 de l’UPR, Éric Mary. Outre les photos des quenelles de ce dernier obtenues en quelques clics, sa passion pour la Légion étrangère, les guerres coloniales, pour Serge Ayoub (leader du mouvement troisième voie) ou encore la diffusion de chansons d’extrême droite en font incontestablement un rejeton de l’extrême droite ultranationaliste.

Mais on ne saurait évoquer Asselineau sans aborder un autre sujet : l’homme est adepte des thèses complotistes. Cette pépite relève plus de l’hôpital psychiatrique que du débat politique – attention, c’est du lourd :« Le Front national a été créé par François Mitterrand et Jacques Attali et financé par la CIA via le demi-frère de Nicolas Sarkozy qui travaille au Fonds Carlyle, le bras financier de la secte Moon contrôlé par la famille Bush qui soutient aussi l’hebdomadaire frontiste Marianne chargé de la promotion de Marine Le Pen afin de pourrir le discours de l’UPR et ce dans le but de faire élire à coup sûr Dominique Strauss-Kahn à la présidentielle de 2012 et ainsi maintenir la mainmise euro-atlantiste sur la France ».

Le martien Cheminade

Déjà candidat en 1995 et 2012, Jacques Cheminade devrait être en mesure de se présenter en 2017, même si une petite incertitude demeure. Ses fantaisies spatiales ont déjà été largement analysées. L’homme, tout à sa colonisation de l’espace, est notamment l’auteur de ce genre de propos : « À une identité terrienne se substituera ainsi une identité héliosystémique et galactique ». C’est dire qu’avec lui, on n’est pas porté mais téléporté.

Mais les liens de Cheminade avec l’extrême droite conspirationniste sont aussi avérés qu’anciens. Ancien énarque, lui aussi, il est devenu dans les années 1970 le disciple de l’Américain Lyndon LaRouche, classé à l’extrême droite après des diatribes négationnistes (quelques explications ici). Cheminade est lui aussi un amateur de théories du complot. Il a par exemple assuré qu’une partie de la fortune de la reine d’Angleterre venait du trafic de drogue avant d’évoquer « la tradition des Rothschild (…) qui ont fait toutes sortes de trafics ».

Avec cinq candidats oscillants entre droite extrême et extrême droite, rarement une présidentielle ne s’était révélée aussi pestilentielle. Avec l’ouverture de la campagne officielle dans quelques jours, l’omniprésence des thématiques les plus réactionnaires devraient vite devenir proprement insupportable. Souhaitons au moins que cette situation produise un électrochoc et permette un regain de mobilisation de tous ceux et toutes celles qui aspirent à transformer radicalement une société française décidément bien malade.

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13 mars 2017 1 13 /03 /mars /2017 06:32
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12 mars 2017 7 12 /03 /mars /2017 18:01
Ouest-France
Pays de Morlaix. Nouvelle grève au centre hospitalier, mardi
La mobilisation est forte aux urgences et s'étend aux autres services du centre hospitalier du pays de Morlaix.
La mobilisation est forte aux urgences et s'étend aux autres services du centre hospitalier du pays de Morlaix. | Ouest-France.

L'intersyndicale appelle une nouvelle fois à se rassembler pour défendre les agents du centre hospitalier du pays de Morlaix. Les syndicalistes dénoncent la "politique agressive de la direction" envers les conditions de travail.

L’intersyndicale du centre hospitalier du pays de Morlaix appelle au débrayage de 8 h 15 à 9 h 15, mardi, devant l’entrée de l’hôpital général. Les agents grévistes invitent toutes les personnes qui les soutiennent à se réunir.

Dans un communiqué ils dénoncent « la politique de la direction agressive envers nos conditions de travail. Les mois à venir vont être particulièrement durs pour les agents du CHPM. Ils ont à subir des reculs sans précédent sur leurs droits, leurs acquis, leur statut : précarisation de l’emploi, réduction des effectifs, risque d’externalisation des services, explosion des heures supplémentaires, réorganisation des cycles de travail, non-reconnaissance des qualifications, non-reconnaissance voire suppression de la reconnaissance de la pénibilité surtout la nuit, dégradation sans précédent des conditions de travail ».

http://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/pays-de-morlaix-nouvelle-greve-au-centre-hospitalier-mardi-4850480

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12 mars 2017 7 12 /03 /mars /2017 18:00
Le Télégramme, dimanche 12 mars - rassemblement à l'initiative du PCF pour une alliance Hamon-Mélenchon aux élections présidentielles (Brest, 11 mars 2017)

Le Télégramme, dimanche 12 mars - rassemblement à l'initiative du PCF pour une alliance Hamon-Mélenchon aux élections présidentielles (Brest, 11 mars 2017)

 

À l'initiative du Parti communiste, une petite cinquantaine de militants se sont rassemblés, hier, place de la Liberté, pour refuser la fatalité d'une gauche qui se présente, pour l'instant, en ordre dispersé à la présidentielle.

« C'est bien ici, le rassemblement pour l'union de la gauche » ? 14 h, hier, place de la Liberté. Cette femme incrédule se présente devant une poignée de militants qui se comptent encore sur les doigts des deux mains. Peu à peu, pourtant, de nouvelles têtes viennent gonfler l'attroupement initial. Certains sont venus avec des drapeaux du PC, d'autres exhibent des panneaux où l'on peut lire : « Benoît-Jean-Luc : candidature commune ».

Aucun élu socialiste

Dans les rangs, des militants et élus communistes, ceux de BNC l'Autre gauche, mais aussi des représentants de forces associatives ou syndicales. Mais pas d'élus socialistes, ni d'aficionados de la France Insoumise, le mouvement incarné par Jean-Luc Mélenchon. Bref, on est encore loin de l'union revendiquée et espérée, même si Ismaël Dupont, le secrétaire départemental du PCF, se refuse à la résignation. Il rappelle l'impérieuse nécessité d'un rassemblement. « L'heure est grave. On est au bord du désastre, avec une Marine Le Pen à 27 % quand son père plafonnait à 17 % au premier tour en 2002. Et on ne veut pas non plus des programmes austéritaires de Fillon et Macron. Avec la bande des trois placée en tête, on ne peut pas faire comme si cette élection était une présidentielle comme une autre », martèle encore l'élu morlaisien, en appelant donc Benoît Hamon et Jean-Luc Mélenchon à mesurer la gravité du moment.

Un nouveau Front populaire à construire

Mais comment croire encore à un accord de désistement de l'un pour l'autre alors que les deux hommes s'ignorent ? « Peut-être que les sondages vont nous aider. Car si les deux candidats ne montent pas dans les prochaines semaines, et qu'ils continuent à faire comme si de rien n'était, ils porteront la responsabilité de la déroute qui s'annonce », souligne cette retraitée. C'est aussi l'avis du PC, qui note « que les différences de programme sont réelles mais pas insurmontables ». Pour Ismaël Dupont, « construire le Front populaire de notre époque est encore possible. Ce pacte de majorité de gauche doit s'appuyer sur une nouvelle ambition de progrès social, une Sixième République démocratique qui nous sorte du régime présidentiel, l'égalité hommes-femmes, la lutte contre la finance, un nouveau mode de production et de consommation visant à répondre aux besoins humains et permettant la transition écologique, ou encore la remise en cause du traité budgétaire européen ».

Difficile union aussi à Brest

Après ce rassemblement, les échanges se sont poursuivis à la Maison des syndicats, avec la volonté d'élargir le débat aux législatives. Là encore, le terrain d'entente est loin d'être trouvé. La France Insoumise a déjà lancé ses candidats à Brest, tandis que le PC a pré-positionné d'éventuels prétendants, tout en espérant encore pouvoir s'allier avec d'autres. De son côté, BNC discute avec les Verts, « mais la porte reste ouverte à un rassemblement plus large », insiste Patrick Appéré. « C'est dans l'intérêt de tous », fait observer Jacqueline Here, l'élue PC de Bellevue, qui fulmine au passage contre le mode de financement des partis politiques. « Si la survie des partis ne dépendait pas des scores à la présidentielle, on aurait déjà trouvé des accords ». On peut le penser, en effet.

http://www.letelegramme.fr/finistere/brest/presidentielle-cinquante-militants-pour-l-union-hamon-melenchon-12-03-2017-11431191.php

 

Lire aussi: 

Rassemblement du 11 mars à Brest pour une alliance Mélenchon-Hamon aux Présidentielles et un pacte majoritaire de gauche pour faire échec à la bande des trois Macron-Fillon-Le Pen

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12 mars 2017 7 12 /03 /mars /2017 17:55

 

La nouvelle LGV Bretagne entrera en service le 2 juillet. Mais les billets seront mis en vente par la SNCF dès ce mercredi 15 mars. Une certitude : le voyageur breton paiera plus cher pour rejoindre Paris. Le prix à payer pour le temps gagné, selon la SNCF. A trois jours de cette commercialisation, Le Télégramme ouvre le débat sur ces tarifs et publie les nouveaux horaires été et automne de cette nouvelle LGV Bretagne.

Guillaume Pepy, président de la SNCF, le 20 janvier dernier, à Rennes, a clairement annoncé la couleur : les tarifs des billets des nouveaux TGV, en service à partir du mois de juillet, augmenteront. Et ce, en lien avec le gain de temps sur le trajet. Mais cette augmentation sera raisonnable, a-t-il souligné.

À lire sur le sujet Des tarifs qui déraillent ?

Pour les « pros » ?

Ces déclarations ne sont toutefois pas de nature à rassurer les usagers du chemin de fer. Dominique Serouin, vice-président de l'Audiv 35, craint, en effet, que les tarifs ne deviennent prohibitifs et que la LGV ne soit finalement réservée à une clientèle d'affaires et à des gens aisés : « Nous ne sommes pas contre le principe de gagner du temps mais les tarifs actuels sont déjà excessifs et inabordables pour les voyageurs aux revenus modestes et les familles. On peut craindre que l'effet escompté de la LGV ne soit pas au rendez-vous et que cela ne conduise à une baisse du trafic TGV, comme cela a déjà été le cas, l'an passé, au niveau national ». Et les promotions ? « Les quotas sont limités et il faut s'y prendre trop longtemps à l'avance pour en bénéficier. On préférerait des tarifs fixes plus raisonnables qui inciteraient à prendre le train plus souvent. »

« On prendra la voiture »

Alain Daher, PDG du groupe automobile Bodemer, présent dans le Grand Ouest, préférerait, lui aussi, des tarifs « plus clairs et moins aléatoires » pour guider le choix de ses modes de déplacement et celui de ses collaborateurs. Quant à une augmentation des tarifs : « Qu'est-ce que cela signifie quand on peut payer le trajet 60 ou 140 euros et que les tarifs changent tous les jours ? », s'interroge Alain Daher. « De toute façon, si cela devient trop cher, on prendra la voiture. » Matthieu Leroy, directeur des projets chez Néovia (*), à Saint-Nolff (Morbihan), groupe dont les collaborateurs et clients utilisent fréquemment le train, estime, quant à lui, que les cartes-fréquence permettent de gommer le phénomène et contribuent à la stabilité des tarifs. En revanche, il souhaite que ces tarifs n'augmentent pas malgré ou en raison du gain de temps assuré par la LGV. Il revendique, en effet, cette non-augmentation de la tarification, considérant que « celle-ci serait compensée par un meilleur taux de remplissage des trains que l'on peut légitimement attendre du gain de vitesse ».

Moins cher pour la pointe de la Bretagne ?

En tout état de cause, Investir en Finistère, qui regroupe les 27 plus grosses entreprises de ce département, souhaite que les répercussions de l'augmentation annoncée soient les plus minimes possibles. « Et ce, particulièrement pour la pointe de la Bretagne qui bénéficiera de façon moindre des gains de temps par rapport à l'est de la région. Il faut que cela soit pris en compte dans les calculs », souligne sa directrice, Françoise Lelann. 

* Premier groupe coopératif français, spécialisé dans la nutrition et la santé animale, 7.700 salariés dans 28 pays, 1,6 milliard d'euros de chiffre d'affaires.

Lire aussi: 

Conférence de presse des cheminots CGT de Morlaix et Landivisiau: gare de Morlaix, ligne Morlaix-Roscoff, horaires LGV, guichets

"La LGV se prépare en gare de Morlaix: Encore des questions sur la ligne": les cheminots CGT alertent (Le Télégramme, 10 mars 2017)

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12 mars 2017 7 12 /03 /mars /2017 13:20
Liberté pour Jamal Abil Leil! « Soit je sors parce que vous n’avez rien contre moi, soit je meurs en prison, mais je continuerai ma grève de la faim ». Solidarité pour Jamal Abu Leil #palestine http://www.france-palestine.org/Urgence-solidarite-pour-Jam…

Liberté pour Jamal Abil Leil! « Soit je sors parce que vous n’avez rien contre moi, soit je meurs en prison, mais je continuerai ma grève de la faim ». Solidarité pour Jamal Abu Leil #palestine http://www.france-palestine.org/Urgence-solidarite-pour-Jam…

Brest, 11 mars 2017 - Solidarité avec les prisonniers politiques palestiniens et Jamal Abul Leil

Brest, 11 mars 2017 - Solidarité avec les prisonniers politiques palestiniens et Jamal Abul Leil

URGENT : Solidarité avec Jamal Abu Leil !

L'Association pour les Jumelages entre les camps de réfugiés Palestiniens et les villesFrançaises (AJPF), fondée par Fernand Tuil et aujourd'hui présidée par Patrick Le Hyaric, lance un appel urgent pour la solidarité avec JAMAL ABU LEIL et les prisonniers palestiniens (voir ci-dessous).

Cet ami palestinien, rencontré plusieurs fois au camp de Kalendia lors de délégations de solidarité organisées par l'AJPF, a été mis en prison par les Israéliens le 15 février 2016 sous le régime totalement arbitraire de la « détention administrative » (sans jugement, sans même que le motif de son emprisonnement soit communiqué au détenu), renouvelable de 6 mois en 6 mois.

La détention de Jamal vient d'être à nouveau prolongée de 6 mois et celui-ci, comme d'autres prisonniers palestiniens avant lui, a entamé une grève de la faim pour protester contre cette décision.

Il a besoin de toute notre solidarité.

 

Yvonne et Piero Rainero.

 

L'affiche dont il est question est celle qui accompagne ce billet et que l'on retrouve aussi sur le site de l'AFPS qui a repris l'appel :

Jamal

 

Ecoutez aussi l'interview de Patrick Le Hyaric au sujet de Jamal :

 

Exigeons la libération de Jamal Abu Leil

Solidarité avec Jamal Abul Leil, gréviste de la faim, et les autres prisonniers politiques palestiniens
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12 mars 2017 7 12 /03 /mars /2017 13:13
C'est la "pire crise humanitaire" dans le monde depuis 1945 alerte l'ONU
AVEC AFP
DIMANCHE, 12 MARS, 2017
L'HUMANITE
Photo Tony Karumba/AFP
 

Les Nations Unies ont averti ce samedi que le monde est confrontée à la "pire crise humanitaire depuis la fin de la Seconde guerre mondiale", avec un risque de malnutrition et de famine pour 20 millions d'habitants de trois pays d'Afrique et au Yémen.

Somalie, Soudan du Sud, Nigeria et Yémen, tous en proie à des conflits armés, sont les pays cités dans la déclaration faite vendredi devant le Conseil de sécurité par le Secrétaire général adjoint aux affaires humanitaires et Coordonnateur des secours d'urgence de l'ONU, Stephen O'Brien. Le responsable qui s'est rendu au début du mois au Yémen, au Soudan du Sud et en Somalie, a lancé un appel à une mobilisation urgente, réclamant 4,4 milliards de dollars à la communauté internationale d'ici juillet pour "éviter une catastrophe." LIRE LA DÉCLARATION (en anglais)
"Les Nations Unies lancent un avertissement, le monde fait face à sa pire crise humanitaire depuis la fin de la Seconde guerre mondiale, avec plus de 20 millions de gens confrontés à la faim et à la famine dans quatre pays", a-t-il déclaré.
"Sinon, on peut prédire que beaucoup de gens vont mourir de faim, perdre leurs moyens de subsistance et voir annulés les acquis politiques durement gagnés au cours des dernières années", a ajouté M. O'Brien. "Sans des efforts collectifs et coordonnés à l'échelle mondiale, des gens vont tout simplement mourir de faim. Beaucoup d'autres vont souffrir et mourir de maladie. Des enfants vont être retardés (dans leur développement) et manqueront l'école. Des moyens d'existence, des avenirs et des espoirs seront perdus", a averti le secrétaire général adjoint.
Le Yémen, a-t-il souligné, est actuellement le théâtre de la "pire crise humanitaire au monde". Deux tiers de sa population - 18,8 millions de personnes - ont besoin d'assistance et plus de sept millions "ignorent d'où proviendra leur prochain repas", a-t-il dit en faisant état de déplacements massifs de populations, déracinées par les combats entre forces gouvernementales et houthistes. Le conflit a déjà fait plus de 7.400 morts et 40.000 blessés depuis mars 2015, selon l'ONU.
De récents accords entre les belligérants ont permis l'acheminement d'une aide alimentaire à 4,9 millions de personnes le mois derniers. "Pourtant, toutes les parties au conflit refusent arbitrairement un accès durable aux humanitaires et instrumentalisent l'aide à des fins politiques", a déclaré M. O'Brien. Il a estimé que 2,1 milliards de dollars étaient nécessaires pour aider 12 millions de gens et annoncé qu'une conférence au niveau ministériel aurait lieu le 25 avril à Genève en présence du secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres pour lever des fonds.
Au Soudan du Sud, M. O'Brien a dit avoir trouvé "la situation pire que jamais", en raison de la guerre civile qui ravage le pays depuis décembre 2013. Les parties du conflit sont responsables de la famine, a-t-il accusé. Plus de 7,5 millions de personnes ont besoin d'aide, soit 1,4 million de plus que l'an dernier, dans ce pays qui compte 3,4 millions de déplacés. En Somalie, c'est plus de la moitié de la population -- 6,2 millions d'habitants -- qui a besoin d'aide et de protection, dont 2,9 millions menacés par la famine. Près d'un million d'enfants de moins de 5 ans souffriront cette année de grave malnutrition, a-t-il dit, dans ce pays plongé depuis près de trois décennies dans le chaos et la violence entretenus par des milices claniques, des gangs criminels et l'insurrection des islamistes shebab.
"Ce que j'ai vu et entendu lors de ma visite en Somalie était bouleversant - des femmes et enfants marchent des semaines à la recherche de nourriture et d'eau". "Ils ont perdu leur bétail, les sources d'eau potable se sont asséchées et ils ne leur reste plus rien pour vivre", a-t-il noté, ajoutant qu'on assistait à un vaste mouvement de population vers les centres urbains. Enfin, dans le nord-est du Nigeria, théâtre de l'insurrection des islamistes de Boko Haram depuis 2009, frappé par le changement climatique et victime de la mauvaise gouvernance, plus de 10 millions de personnes ont besoin d'une aide humanitaire, dont 7,1 millions sont "confrontées à une grave précarité alimentaire", a dit M. O'Brien. Lors de la Conférence d'Oslo sur le Nigeria et le bassin du lac Tchad le mois dernier, des contributions à hauteur de 672 millions de dollars ont été annoncées, en deçà de l'appel, fixé à 1,5 milliard de dollars.
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12 mars 2017 7 12 /03 /mars /2017 10:01
Macron, candidat de l’enfumage dans un pays en désarroi
JEUDI, 9 MARS, 2017
HUMANITE
Les chaînes d’information en continu n’en finissent pas de mettre en avant les chances qu’aurait Emmanuel Macron de devenir président de la République. Photo : AFP
Les chaînes d’information en continu n’en finissent pas de mettre en avant les chances qu’aurait Emmanuel Macron de devenir président de la République. Photo : AFP

Un sondage réalisé par Harris Interactive pour France Télévision place Emmanuel Macron en tête dans les intentions de vote pour l’élection présidentielle. Alors que Fillon patine tandis que Hamon et Mélenchon se neutralisent,  certains médias sont désormais dans une stratégie de promotion  du candidat d’En Marche !.

Alors que François Fillon se trouve quelque peu handicapé par les méthodes qu’il a utilisées pour se faire du fric des années durant, les médias audiovisuels et leurs chaînes d’information en continu n’en finissent pas de mettre en avant les chances qu’aurait Emmanuel Macron de devenir président de la République. Ces médias mettent en exergue les ralliements qui vont de Robert Hue à Bertrand Delanoë et spéculent sur ceux susceptibles d’intervenir chez certains ministres du gouvernement de Bernard Cazeneuve. Tout est fait pour rendre incontournable l’ancien ministre de l’Economie du gouvernement que dirigea Manuel Valls.

Ce matin, un sondage de l’institut Harris Interactive pour France Télévision place Emmanuel Macron en tête au premier tour avec 26% des intentions de vote, devant Marine Le Pen à 25% tandis que François Fillon serait à 20%. Il s’agirait d’un gain de 6 points en deux semaines pour Macron, lesquels doivent beaucoup aux ennuis de François Fillon. Benoît Hamon et Jean-Luc Mélenchon sont respectivement crédités de 13% et 12%  et perdent chacun un point sur le précédent sondage du même institut. A eux deux, ils réunissent néanmoins le quart des intentions de vote tout en étant quatrième et cinquième dans un scrutin qui ne sélectionne que deux candidats pour le second tour. Interrogés sur leurs motivations en faveur du candidat d’En Marche, 63% des personnes interrogées citent son « projet », 57% sa capacité à porter des idées nouvelles, 56% le souhait de le voir gagner cette élection et 54% son honnêteté. On peut toutefois se demander dans quelle mesure le « projet » d’Emmanuel Macron et de son équipe de campagne est connu des électeurs. Quel est par exemple l’intérêt économique de transformer le CICE en allègement de 6% des cotisations sociales pour toutes les entreprises dont beaucoup - à commencer par les enseignes de la distribution- ne créent pas la moindre richesse alors qu’elles pillent leurs fournisseurs grâce à une Loi de modernisation économique que fit voter François Fillon en 2008 en s’inspirant d’un rapport rédigé par …Emmanuel Macron. Que vaut par ailleurs la suppressions des cotisations salariales maladie et famille pour augmenter de 20€ par mois les petits salaires que propose Macron quand la somme sera récupérée par une augmentation de la CSG qui réduira le pouvoir d’achat pour d’autres salariés et surtout pour des retraités dont la pension diminuera de ce fait ?

Avec Macron, l’emploi évoluera vers toujours plus de précarité en France

Reprenant à son compte une partie de ce que fut la politique de Nicolas Sarkozy, Macron propose aussi une exonération des cotisations sociales des employeurs sur les heures supplémentaires. Or il s’agit là d’une perversion préjudiciable pour la protection sociale. Actuellement, les 8 premières heures supplémentaires au delà de la durée légale de 35 heures par semaine sont majorées de 25%. Si l’employeur en propose davantage à ses salariés, la majoration passe à 50% par heure au-delà de 43 heures par semaine. Ces majorations ont un double effet. En travaillant plus on gagne certes un peu plus à la fin de mois. Mais ces heures majorées font aussi rentrer plus d’argent  dans les caisse de la Sécu, dans les caisses de retraite et pour l’indemnisation du chômage. En réduisant le coût horaire de ces heures supplémentaires grâce à la baisse des cotisations sociales on diminue globalement le salaire différé qui sert à financer la protection sociale. De surcroit, on limite les embauches ce qui ne peut que faire grimper le nombre de chômeurs. S’agissant des chômeurs, le projet de Macron affirme que les indemnisations « seront  strictement conditionnées aux efforts de recherche d’un emploi avec un contrôle drastique ». Il est question de supprimer l’indemnisation du chômage après deux refus d’emploi dont le salaire serait égal à 80% de celui du dernier emploi occupé par le demandeur. Comme la réduction des charges sur les heures supplémentaires sont de nature à réduire les offres d’emplois, trouver un poste convenablement rémunéré sera rendu plus difficile pour les chômeurs.

Ce matin deux études de l’INSEE ont été publiées. La première nous dit que le poids économique de l’industrie manufacturière qui était de 19,6% en 1995 dans les pays de l’actuelle zone euro est passé à 16,9% en 2015. L’industrie manufacturière a reculé en France, en Italie comme en Espagne et elle est restée stable en Allemagne. Une autre étude nous dit que l’économie française a créé 187.200 emplois en 2016 dans le secteur marchand. Mais l’industrie et la construction ont perdu un total de 35.700 emplois durant la même année. Parallèlement, les créations d’emplois se sont traduites par une augmentation de 12%  des postes de travail en intérim, soit dix fois plus que les créations d’emplois en pourcentage. L’emploi évolue donc vers toujours plus de précarité en France. Macron et son équipe de technocrates sont dans une démarche esclavagiste visant à accentuer cette tendance. Cela fait d’ailleurs des années que Macron affirme que les travailleurs précaires sont victimes non pas des patrons exploiteurs mais des garanties en termes de droit du travail dont bénéficient encore les travailleurs à statut et à contrat à durée indéterminée. Selon le candidat d’En Marche !, c’est en précarisant le plus grand nombre que l’on parviendra à une parfaite égalité entre les travailleurs précaires et ceux qui ne le sont pas encore. Mieux vaut le savoir, avant d’aller voter !

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12 mars 2017 7 12 /03 /mars /2017 09:22
Ordre du jour du Conseil Municipal de Morlaix du 16 mars 2017

Le jeudi 16 mars aura lieu le prochain conseil municipal de Morlaix à 18h30.

 

A l'ordre du jour :

- débat sur les orientations du PLUi-H (plan local d'urbanisme inter-communautaire) et du PADD (Projet d'aménagement et de développement durable)

- modifications des statuts de Morlaix Communauté

- conventions de partenariat avec le lycée de Suscinio

- subventions fonds local des enseignes et vitrines, rénovation du bâti ancien en secteur protégé

- avenants pour la réhabilitation du musée de Morlaix

- projet éducatif local – subventions

- fonds local à l'initiative des jeunes – subventions

- programme pluri-annuel d'accès à l'emploi titulaire et modalités d'organisation de la sélection professionnelle – titularisations de 3 agents

- transfert d'un agent de la ville à Morlaix-Communauté dans le cadre du transfert de la compétence PLU

- indemnités de fonction des élus

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12 mars 2017 7 12 /03 /mars /2017 08:28
Rassemblement à gauche: Urgence! Pour une candidature commune à la présidentielle et un pacte de majorité
 
 

Rassemblement à gauche : urgence !

Pour une candidature commune à l’élection présidentielle et un pacte de majorité
 

L'élection présidentielle approche dans une situation très préoccupante, lourde de dangers. Le FN est en tête dans les sondages et E. Macron semble pouvoir se substituer à F. Fillon pour qualifier la ligne ultra-libérale et austéritaire pour le 2d tour.

Cela relance le défi de la construction d’un rassemblement de la gauche pour battre la droite et l’extrême-droite, rompre avec le social-libéralisme et sortir de l’austérité avec une candidature commune à la présidentielle, un contrat de majorité pour les législatives, avec un pluralisme des candidatures et une dynamique de luttes populaires.

La responsabilité des candidats et des forces de gauche est engagée.

Jean-Luc Mélenchon somme Benoît Hamon de se rallier à lui tandis que Benoît Hamon paraît se contenter de miser sur un « vote utile » sans bouger sur le contenu de son programme. Continuer ainsi, c’est courir à la catastrophe d’un deuxième tour entre la droite et l’extrême-droite, alors que des éléments nouveaux permettraient de la conjurer. Qui est prêt à en porter la responsabilité ?

Devant les réticences des deux candidats à s’unir, il est urgent de travailler à la convergence des propositions. C’est possible et c’est le moyen de concrétiser le rassemblement !

Travaillons à converger sur un pacte majoritaire avec le souci d’une cohérence associant des objectifs sociaux audacieux à la conquête de pouvoirs pour les salariés et les citoyens sur l’utilisation de l’argent. On conjuguera ainsi, au lieu de les opposer, réalisme, efficacité et radicalité.

Nous avons la conviction qu'il est possible de converger sur quelques grands axes dont le contenu doit être débattu :

1. Emploi, travail, salaires : Il s’agit de la préoccupation majeure de la population française. Face au défi de la révolution numérique, il faut conquérir des moyens financiers (à travers le crédit et la fiscalité) et des pouvoirs sur ceux-ci pour sécuriser l’emploi et la formation ainsi que le revenu, et créer les conditions d'une véritable égalité femmes-hommes. Ce n’est plus le marché ni le patronat qui doivent décider des trajectoires professionnelles de chacune et de chacun, de nos vies. Augmenter les salaires, retraites et minima sociaux, réduire le temps de travail, redonner sens au travail, devraient faire partie des objectifs communs. On irait ainsi vers l'éradication progressive du chômage et de la pauvreté.

2. Protection sociale : son avenir exige une forme de refondation, à la fois à travers de nouveaux modes de financement qui responsabilisent les entreprises (avec modulation des cotisations selon le volume et la qualité de l’emploi) et qui  fasse contribuer la finance. Ce n’est pas le « coût du travail » qu’il faut baisser, c’est le « coût du capital » (intérêts, dividendes, etc.), pour consacrer beaucoup plus de moyens au développement de toutes les capacités humaines. C'est indispensable pour revenir à la gratuité des soins à 100 % comme à la retraite à 60 ans.

3. Services publics : leur relance est nécessaire pour répondre aux besoins populaires sur tous les territoires (éducation, santé, recherche, écologie, culture, justice, logement, énergie, …). Elle soutiendrait aussi la demande, aujourd’hui si insuffisante, tout en développant l’efficacité de la production nationale (l’offre). Il faut rompre avec l’austérité budgétaire, mettre en cause le verrou européen actuel. Il faut repenser les missions des services publics à partir de leurs finalités spécifiques, donner une priorité aux valeurs humanistes, et à leur démocratisation profonde avec leurs usagers.

4. Écologie : la lutte contre le réchauffement climatique et la préservation des ressources naturelles avec, dans une transition énergétique pour remplacer les énergies carbonées, un mix associant développement des énergies renouvelables et encadrement de celui du nucléaire, sous contrôle public et social. Elle va de pair avec l’essor de tous les services publics et le soutien à un mode de développement et de production alternatif fondé sur l'économie de moyens matériels, la promotion de nouveaux emplois et de nouvelles qualifications, avec de nouveaux financements maîtrisés par les populations et leurs élu.e.s.

5. Argent : la dictature des marchés financiers et des grandes banques privées sur l’utilisation de l’argent doit être combattue de façon conséquente. Pour cela, il faut un pôle public bancaire démocratique, pour pratiquer un crédit incitatif à l'essor de l'emploi, des qualifications, et de la recherche. Il y a besoin de pouvoirs pour les salariés et les habitants afin de changer l’utilisation de l’argent des entreprises, contre la spéculation financière et l’évasion fiscale et pour soutenir un développement efficace et écologique de l’activité et d’un emploi de qualité. Le CICE doit être supprimé et une réforme fiscale de progrès entreprise.

6. Europe : Le Pacte de stabilité est une stupidité. Les centaines de milliards d’euros créés par la BCE doivent servir à une expansion nouvelle de tous les services publics, avec les emplois et les investissements nécessaires. Cela permettrait d’aborder tout autrement les enjeux européens, pour construire avec les autres peuples les rapports de force nécessaires à des mesures immédiates de progrès. Il faut viser une refondation progressiste de l’Union européenne, une transformation progressive du monde, avec de tout autres traités que le CETA ou le TAFTA.

7. Démocratie : une VIème République est nécessaire, sociale et démocratique, rompant avec le présidentialisme et ressourçant la démocratie représentative : pouvoirs décisionnels nouveaux des salariés dans les entreprises et les administrations, et des citoyens sur le territoire. Il faut aussi inciter au renouvellement des élus et représentants politiques.

8. Egalité et Justice : Une égalité réelle pour toutes et tous, émancipée des origines assignées, univoques et prétendument apparentes, de toute différenciation injuste liée à l’âge, au genre, à la catégorie sociale, doit être instaurée et affirmée en donnant les mêmes droits à chacun.e, dans une égale dignité de participation et d’intervention. La politique des boucs émissaires, des relégations territoriales, de l’incitation au racisme et de la stigmatisation masque les vrais problèmes et les entretient. Cela appelle tout à la fois un effort culturel, un effort démocratique, une justice réaffirmée, une autre police et un nouvel âge des services publics.

 Rien n’est joué. Il est urgent et encore possible de construire des bases solides au rassemblement nécessaire pour battre la droite et l’extrême-droite.

 Une candidature commune à gauche est possible et indispensable.

 Cet appel ouvert rassemble des militants et responsables politiques du PCF et de différents partis de gauche, des personnalités intellectuelles, des syndicalistes, des militants associatifs et des personnalités de la société civile.

42 Premiers signataires :

Gérard ASCHIERI

Alain BEITONE

Amar BELLAL

Thibaut BIZE

Alain BOLLA

Frédéric BOCCARA

Paul BOCCARA

Gaby CHARROUX

André CHASSAIGNE

Ulf CLERWALL

Gilles COHEN-TANNOUDJI

Mahama COMPAORE

Raphaël DEBÛ

Yves DIMICOLI

Marc DOLEZ

Denis DURAND

Jean-Marc DURAND

Serge GUICHARD

Valérie GONCALVES

Roland GORI

Aurélien GUILLOT

François JACQUART

Jacky HENIN

Sylvestre HUET

Brahim JLALJI

Pascal JOLY

Marie-Jo KOTLICKI

Pierre LACAZE

Cédric LATTUADA

Didier LE RESTE

Cécile LEFEVRE

Gérard MATTERA

Nicolas MARCHAND

Catherine MILLS

Yannick MONNET

François MORIN

Alain PAGANO

Christian PIQUET

Sébastien PRAT

Frédéric RAUCH

Dominique VIDAL

Bora YILMAZ

Cette pétition sera remise à:

  • candidats
    B Hamon - JL Mélenchon - P Laurent - Y Jadot

Lire la lettre de pétition

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