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26 février 2017 7 26 /02 /février /2017 19:43
  François Ruffin, patron du journal “Fakir”, a reçu le césar du meilleur documentaire pour son film “Merci Patron !”, qui a fait plus de plus de 500 00 entrées en 2016. Arborant un t-shirt à l'effigie de Vincent Bolloré (à la place de son habituel t-shirt Bernard Arnault), il s'est lancé dans un discours forcément très engagé.

« Mon film, il parle d'une usine qui part en Pologne et qui laisse derrière un paquet de misère et un paquet de détresse. Et au moment où je vous parle, c'est une usine d'Amiens, qui s'appelle Whirlpool, qui fabrique des sèche-linges, qui subit la même histoire puisque maintenant ça part là aussi en Pologne. Il y a quinze ans, j'étais déjà à Amiens, c'était le lave-linge qui partait en Slovaquie, j'ai connu Continental qui est parti en Roumanie, Goodyear parti en Pologne… Ça fait maintenant trente ans que ça dure dans l'ameublement, dans le textile, dans la chimie, dans la métallurgie, ainsi de suite. Pourquoi ça dure depuis trente ans ? Parce que ce sont des ouvriers qui sont touchés, et donc on n'en a rien à foutre. Si c'étaient des acteurs qui étaient mis en concurrence de la même manière avec des acteurs roumains, ça poserait problème immédiatement. Si c'étaient des journalistes, quand on touche à l'avance fiscale des journalistes, ça fait des débats, y'a des tribunes dans les journaux. Mais imaginons que ce soient les députés, qu'on dise les députés ne sont pas assez compétitifs. Un député français coûte 7610 euros par mois, un député polonais coûte 2000 euros par mois. Et encore, je suis modéré, parce qu'au Bangladesh, un député c'est 164 euros. Mais imaginons qu'on dise : demain, il faut délocaliser l'hémicycle à Varsovie. Immédiatement, y'aurait des débats à l'Assemblée nationale, y'aurait un projet de loi. Ça fait quarante ans que ça dure pour les ouvriers, et y'a pas de projet de loi. Donc dans ce pays, y'a peut-être des sans-dents, y'a surtout des dirigeants sans cran. Donc François Hollande, maintenant, il a l'occasion de montrer sur le dernier fil que son adversaire, c'est la finance, qu'il peut faire des réquisitions, qu'il peut interdire les produits Whirlpool sur le territoire français. Qu'il puisse sortir de l'impuissance et se bouger le cul. » 

François Ruffin sera coupé par la musique au moment de remercier la famille Klur, les héros de son film, et Marie-Hélène Bourlard, la déléguée CGT.

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26 février 2017 7 26 /02 /février /2017 09:15

Compte-rendu du conseil municipal du 23 février 2017

Début du conseil : 19h.

Présence de  Odette Colas, Roger Héré, Joëlle Huon, Ludovic Jaouen, et Jean-Yves Lecomte  pour l'opposition.

Dominique Guizien a donné pouvoir à Joëlle Huon.

Présence de la nouvelle représentante du Télégramme, absence de Ouest-France.
 
En propos liminaire, Roger Héré indique qu'il souhaite que soit examiné dans les questions diverses la question des services de la Poste et propose de soumettre au vote du conseil une motion contre le projet de la direction de la Poste de Morlaix qu'il remet à Mme Le Maire.

Accord est donné pour un examen en fin de conseil.

Pour sa part, Joëlle Huon remet à Mme Le Maire un courrier signé par tous les représentants de l'opposition demandant des précisions sur le mode de fonctionnement et les réalisations de l'écomusée. Mme le Maire répond que le courrier sera examiné et que des réponses seront apportées au prochain conseil.

1° Compte rendu du conseil du 1er décembre 2016:

Comme à l'habitude, le document ne rend pas compte des débats, d'où l'abstention des élus de l'opposition (6 abstentions avec le pouvoir).


2° Débat sur le plan d'aménagement et de développement durable (PADD) de Morlaix Communauté

Conformément aux dispositions du code de l'urbanisme un débat a obligatoirement lieu dans chaque conseil municipal sur les orientations du PADD.

Roger Héré intervient pour indiquer que le sujet mériterait de très longs débats qui ne pourront pas avoir lieu de façon complète dans le cadre restreint d'un seul point à l'ordre du jour d'un conseil.

Il fait cependant quelques remarques et demande en premier lieu des précisions exacte sur la situation de la commune de Plouigneau au regard de la loi SRU qui prévoit un taux de 20% de logements sociaux. En effet, même si des réalisations ont lieu actuellement par la municipalité qui y est contrainte par la loi, la commune n'est pas encore parvenue au niveau exigé.

Sur le chapitre de l'habitat il souligne la nécessité qu'il y aurait de proposer aux personnes âgées qui ne sont pas en perte d'autonomie, de disposer de locaux adaptés en centre bourg, proches des commerces et des différents services, dont les services de santé, ce qui permettrait d'assurer un lien social intergénérationnel, et d'éviter que certaines personnes âgées, dont le domicile est isolé, quittent celui-ci pour aller directement en l'EHPAD, alors qu'il ne sont pas encore en situation de  dépendance.

Sur l'habitat en général il estime qu'il faut éviter le mitage du territoire, préserver l'environnement et le patrimoine paysager, et conserver le patrimoine agricole en conservant les terres agricoles à cette destination. De ce point de vue il indique qu'il faut favoriser l'exploitation agricole à taille humaine, et ne pas permettre les grandes concentrations foncières pour l'agriculture productiviste.

Sur ce sujet Joëlle Huon demande quelle est, sur les 465 ha de surfaces «   agro-naturelles   » consommées entre 2005 et 2015, la surface concernant Plouigneau. Pas de réponse précise sur ce point, mis à part que «   la commune de Plouigneau est une commune étendue   ».

S'agissant de la question des transports, Roger Héré constate que le document de Morlaix Communauté n'évoque pas la question des transports ferroviaires qui est pourtant un maillon important dans l'intermodalité des transports. Il indique que la fréquentation de la gare de Plouigneau est une illustration de ce besoin.

Il souligne à cet égard que lors du conseil communautaire du 14 novembre 2016 ce problème avait été évoqué par Ismaël Dupont, conseiller communautaire, et que dans le débat qui avait suivi tous les conseillers communautaires étaient tombés d'accord pour exiger un autre plan de la part de la SNCF quant à la desserte et l'activité de la gare de Morlaix, et la nécessité des connexions, notamment par le développement de la ligne Morlaix/Roscoff. Lors de ce conseil communautaire il avait décidé unanimement de rédiger une motion sur le sujet qui devait être transmise à tous les conseils municipaux de Morlaix communauté pour y être votée. Il indique à Mme le Maire qu'il souhaiterait que cette motion soit soumise au conseil.

Dans le débat qui a suivi, le premier adjoint a remis en cause la loi ALUR, et d'une façon générale l'excès des lois et des contraintes pesant sur les communes. Il a fait part de ses positions idéologiques, indiquant que la liberté était essentielle pour le développement de l'économie   : en deux mots un plaidoyer pour un libéralisme sans trop de charges ni de contraintes.

Sur la question des transports et de la motion évoquée, Mme le Maire a indiqué qu'elle n'avait rien reçu mais qu'elle allait le demander.

3° Débat d'orientations budgétaires

Roger Héré indique que sur la situation financière, on se retrouvait dans la même situation que les années passées, à savoir   :

une épargne de gestion annuelle très conséquente   : aux environs de 800 000 € pour un budget global de près de 4 000 000 €,
un ratio de désendettement très faible   : environ 2 ans,
que cette situation résultait d'une faiblesse des investissements qui n'était pas à la hauteur des ambitions que pourrait avoir une commune de plus de 5 000 habitants.


Il indique que ce que la municipalité présentait comme une bonne gestion était plutôt le signe d'une mauvaise vitalité. En effet l'absence d'investissements d'avenir, outre que cela ne contribuait pas à aider l'économie locale qui en aurait besoin, ne contribuait pas à dynamiser la commune. Par ailleurs la municipalité indiquant que cette politique serait celle de toute la mandature, cela faisait reporter le poids des investissements qui seraient nécessaires sur l'avenir...après 2020   !

Si Roger Héré reconnaissait que la réhabilitation de l'ancienne perception en maison médicale était une bonne chose (460 000 € TTC), le seul autre investissement important prévu en 2017 était l'aménagement du local destiné à abriter les services techniques (ex bâtiment Urien à Kerbriant) pour un montant de 100 000 € TTC. Il demandait à cet égard de disposer de toutes les précisions sur les travaux envisagés.

Sur la maison médicale projetée (qui faisait l'objet d'un autre point à l'ordre du jour) le premier adjoint a précisé que deux médecins généralistes avaient répondu favorablement pour l'instant, ainsi qu'une autre jeune médecin, qui ne pourra pas s'engager en 2017 pour des raisons de maternité à venir, mais qui semble très intéressée pour 2018. Pour le moment il n'y a pas de propositions de la part d'autres praticiens.

Sur le hangar de Kerbriant, Johnny Délépine a répondu que les travaux seraient réalisés pour la fin de 2017. A la demande de précisions de Roger Héré (nature exacte des travaux et le sort des anciennes cuves à fioul enterrées ) il a indiqué qu'il parlait bien de l'aménagement complet et que les cuves en question avaient déjà été enlevées.


4° Recharge pour véhicules électriques

Dans le cadre d'un déploiement d'infrastructures de recharge pour véhicules électriques, le syndicat départemental d'énergie et d'équipement du Finistère (SDEF) propose l'installation d'une borne de recharge devant la mairie de Plouigneau. En contrepartie il est demandé à la commune de donner son accord pour la gratuité de stationnement des véhicules sur les emplacements concernés.

Accord

5° Echange de parcelles

Dans le cadre de l'aménagement de la rue du Puits   : cession de 4 m² à Mme Cotty contre 90 m² à la commune avec charges pour la commune

Accord

6° Classement dans le domaine public

Pour l'accès des riverains à la voie publique, rue Rideller (bordure ex garage Lavanant) il est demandé de classer dans le domaine public communal deux petites bandes de terre qui sont actuellement classées dans le domaine privé communal.

Accord.

7° Périmètre de protection de Coat ar Ponthou

Régularisation sur un levé de terrain   : emprises sur les domaines privé et public communal, faibles surfaces.

Accord.

8° Mise en souterrain des réseaux éclairage public et télécom avenue Général Leclerc

Convention avec le SDEF pour travaux et participation de la commune à hauteur de 51 020,70 €.

Accord.

9° Résidence accueil MADEN

Une implantation d'une Maison d'accueil d'accompagnement et d'entraide mutuelle par l'UDAF est projet à Pors an Doas.

A terme 18 places seront implantés dans une nouvelle structure sous la forme de petits pavillons.

Dans l'immédiat il est prévu d'aménager les 20 locaux actuels d'Armorique habitat.

La commune participe à hauteur de 35 000 € sous réserve de pérenniser la structure sur le territoire de Plouigneau.

Accord.

10° Fonds de soutien à l'investissement local (FSIL)

 Il est proposé de présenter 3 dossiers   :

isolation et menuiseries àl'école de Lannelvoez,   : 125 000 € HT,
acquisition d'un véhicule électrique par la commune, rénovation de l'éclairage public et dans les salles des sports   : 45 000 € HT,
réalisation d'aires de jeux et d'aires multisports   : 60 000 € HT (St Didy)

Coût total   : 230 000 € HT, dont  92 000 € par le FSIL, 25 000 € par la DETR et 113 000 € par financement communal.

Accord.

11° Ratio promus/promouvables

Il est proposé d'appliquer le taux de 100 % pour le ratio d'avancement de grades.

Accord.

12° Mandat au Centre départemental de gestion (CDG)

Proposition du CDG de négocier collectivement un contrat de couverture pour les communes des conséquences résultant des absences d'agents pour raisons de santé.

Accord.

13° Financement pour l'insertion des personnes handicapées (FIPHFP)
 
Conditions d'utilisation des fonds versés par le FIPHFP à la commune amélioration des conditions de vie au travail des agents handicapés. Les aides seront uniquement employées à cet effet.

Accord.

14° Tableau des emplois

Il est proposé d'adopter le tableau des emplois au 1er mars 2017   :

la création d'un poste d'agent d'entretien (transfert d'un poste de non permanent en emploi permanent),
la création d'un poste à temps complet d'agent polyvalent des espaces publics.

Roger Héré fait remarquer la qualité du travail réalisée par les agents des 4 agents des espaces verts qui sont très sollicités.

Toutefois il considère que vu l'ampleur des tâches qui leur sont demandées et vu l'espace communal à leur charge qui ne cesse de s'accroître, l'effectif lui apparaît insuffisant. Il demande la création d'un poste supplémentaire.

Johnny Délépine fait remarquer qu'il y a aussi occasionnellement le renfort des personnels des Genêts d'Or. Sans sousestimer les tâches accomplies par ces personnels de renfort, R. Héré fait remarquer qu'ils n'accomplissent pas exactement les mêmes tâches et maintient sa demande. Johnny Délépine indique qu'il va examiner la situation.

15° Décisions prises par délégation du conseil

Absence de remarques particulières.

16° Questions diverses

Pour répondre à la demande liminaire, Mme Le Maire donne lecture du texte proposé par Roger Héré sur la situation de la Poste de Plouigneau.

«   Le 2 février 2017, le chef d'établissement de la poste de Morlaix a annoncé un nouveau plan de réorganisation des bureaux de poste sur le Pays de Morlaix.

Celui-ci prévoit la suppression de plusieurs bureaux de poste, dont celui de Plouigneau, un transfert possible des charges de ce service vers les communes dans le cadre d'agences postales communales, voire des créations de relais chez des commerçants.

Alors que la commune de Plouigneau comprend de plus en plus d'habitants, le besoin de disposer d'un service public postal de plein exercice reste toujours plus ressenti.

Après la disparition de la perception, cette situation fragiliserait encore davantage l'activité au centre-bourg.

C'est pourquoi les élus municipaux de la commune de Plouigneau, réunis en conseil le 23 février 2017, demandent que le bureau de poste de Plouigneau soit maintenu et que le service de la Poste continue d'y assumer ses missions, au minimum dans les conditions actuelles.   »

Le texte recueille l'approbation de l'ensemble du conseil.


Fin du conseil                   : 21 h 10

 

Compte rendu du Conseil Municipal de Plouigneau par Roger Héré, conseiller municipal PCF-Front de Gauche: adoption d'une motion pour le maintien du bureau de poste
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26 février 2017 7 26 /02 /février /2017 09:14
Igor Zamichei, Xavier Compain et Philippe Jumeau

Igor Zamichei, Xavier Compain et Philippe Jumeau

Igor Zamichei et Philippe Jumeau, secrétaire de section de Lanester

Igor Zamichei et Philippe Jumeau, secrétaire de section de Lanester

Lanester, 25 février: 60 communistes bretons réunis pour analyser et comparer les Programmes présidentiels et législatifs des formations politiques
Lanester, 25 février: 60 communistes bretons réunis pour analyser et comparer les Programmes présidentiels et législatifs des formations politiques
Lanester, 25 février: 60 communistes bretons réunis pour analyser et comparer les Programmes présidentiels et législatifs des formations politiques

ça cogitait dur samedi à Lanester pour la journée régionale du PCF "Programmes 2017" avec à l'animation Igor Zamichei, secrétaire départemental de Paris, membre de l'exécutif national du PCF en charge du Projet, Xavier Compain, porte-parole régional du PCF, responsable national du secteur agriculture-pêche du Parti Communiste, et Philippe Jumeau, membre du secrétariat régional du PCF et secrétaire de section, à l'initiative de cette belle et nécessaire journée de réflexion. 

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26 février 2017 7 26 /02 /février /2017 09:12
Soins dentaires, le reste-à-charge, c'est trop! (dossier de Daniel Roucous dans L'Humanité)
Soins dentaires, le reste-à-charge c’est trop!
Daniel Roucous
Vendredi, 17 Février, 2017
CISS

La sécu, les mutuelles et les dentistes n’arrivent pas à s’entendre pour faire payer moins chers les soins dentaires. Voici pourquoi et comment diminuer le reste-à-charge.

Qu’est-ce qui se passe entre la sécu et les chirurgiens-dentistes ?

L’UNCAM (union nationale des caisses d’assurance maladie), les chirurgiens dentistes et l’UNOCAM (union nationale des complémentaires santé) négocient la future convention nationale CPAM/Chrirugiens-dentistes.

La sécurité sociale (UNCAM) propose aux chirurgiens-dentistes une hausse des tarifs des soins les plus courants (caries, détartrage, reconstitution de dents etc.) en échange d’un plafonnement des prix des couronnes, bridges et prothèses.

Pas d’accord, les chirurgiens-dentistes ont quitté la table de la dernière

Leurs syndicats estiment dans un que ces propositions de tarification-sécu sont "déconnectés parce qu’ils ne tiennent pas compte des innovations techniques et plus onéreuses ». Ils n’acceptent pas non plus qu’un règlement arbitral se substitue à la convention en cas d’échec des négociations. En conséquence, ils appellent à une manifestation le 3 mars.

C’est également pour cette raison que les étudiants en chirurgie dentaire sont en grève depuis le 13 janvier. Ils considèrent selon qu’une telle proposition de l’UNCAM « ne nous donne pas les moyens d’appliquer ce que l’on apprend depuis six ans à l’université. » Cependant, conscients que les coûts des soins dentaires, des prothèses, bridges et couronnes sont un frein pour les patients, ils demandent « un vrai investissement dans les soins de prévention ».

A propos de la prévention,  l’UNOCAM (mutuelles), premier financeur des soins dentaires, s’est donnée pour but, lors de ces négociations conventionnelles, "d’améliorer son accès ainsi que la qualité des soins". Pour atteindre cet objectif, elle estime que « les partenaires conventionnels (sécu, mutuelles et dentistes) doivent rééquilibrer le modèle économique de l’activité dentaire, entre prévention et soins conservateurs et chirurgicaux d’une part et prothétiques et d’implantologie d’autre part. » Elle désapprouve également la nomination d’un arbitre pour imposer une convention nationale.

 

Et les patients dans tout ça ?

Les tarifs prohibitifs des couronnes,  bridges,  prothèses dentaires et implants ajoutés au dépassement d’honoraires ont pour effet de priver de soins de plus en plus de patients ou de les envoyer vers des centres low cost voire se faire soigner à l’étranger parce que c’est moins cher.

Surtout que la sécu rembourse peu comme nous le précisions dans notre article "soins dentaires, combien remboursent la sécu et les mutuelles ?"

On peut aussi s’interroger sur le fait que ces tarifs engendrent des inégalités territoriales. Exemple : le tarif moyen d’une couronne varie de 327 à 686 euros en Province contre 369 à 1 090 euros à Paris.

Certes les mutuelles compensent la faible prise en charge de l'assurance maladie en remboursant, en tout ou partie, le reste à charge. Mais il faut avoir une mutuelle haut de gamme et donc coûteuse pour être bien remboursé. Ce qui n’est pas le cas des puisque le minimum prévu par la loi est fixé à  125% du tarif conventionnel de l’assurance maladie ! Et bien évidemment tout dépend de la mutuelle souscrite comme l'atteste, encore une fois, cet exemple de

De toute façon,  ce sont les patients qui cotisent et donc financent les mutuelles et tous n’en ont pas !

Question : les mutuelles sont-elles en train de compenser l’écart entre la faible prise en charge par l’assurance maladie dont le taux moyen est passé de 36% il y a 10 ans à 33% aujourd’hui et les coûteux soins et honoraires des dentistes ?

 

Le reste à charge en question ?

Le  des soins dentaires vient d’être chiffré à 1 920 euros en moyenne par le CISS (Collectif inter-associatif sur la santé).

Dans un manifeste des droits des malades, ce collectif interpelle les candidats aux Présidentielles notamment des soins dentaires. Il se fait l'écho des patients et leur suggère quelques propositions.

Cet important reste à charge du patient est confirmé par un qui atteste que si le reste à charge des assurés sociaux a légèrement diminué, ce n’est pas le cas pour les soins dentaires.

Rappelons quand même que la Cour des comptes a épinglé les tarifs pratiqués par les chirurgiens dentistes au 

Dans son qui montre du doigt le train de vie de leur Ordre national, elle leur demande  de « retrouver le sens de leurs missions de service public » et leur rappelle les obligations auxquelles ils sont tenus par leur : « Le chirurgien-dentiste doit toujours déterminer le montant de ses honoraires avec tact et mesure."

Egalement les devoirs auxquels ils sont tenus en notamment les titulaires de la

 

Quelles conséquences pour les assurés sociaux ?

17,5% des assurés sociaux  renoncent aux soins dentaires de base, 68% renoncent à la pose d’une couronne, d’un bridge ou d’un implant… soit 4,7 millions de personnes. Et encore, tous ces chiffres extraits du rapport de la Cour des comptes datent de 2012.

De plus en plus d’assurés sociaux se tournent vers l’un des 700 centres dentaires « low cost ». Ce qui n’est pas toujours sans risque comme nous l’avions écrit dans nos colones

Autre pratique pour se soigner moins cher : le « tourisme dentaire » dont les principales destinations sont l’Espagne, la Hongrie et le Portugal comme indiqué dans ce

Ce d’autant que c’est remboursé par la sécurité sociale et par les mutuelles dans certaines conditions que nous rappelons ici

Ces soins low cost (en France comme à l'étranger) concernent surtout les implants, inabordables en France et non remboursés sauf par certaines mutuelles.

 

Existe-t-il des solutions pour une meilleure prise en charge ?

Vous l’avez lu ci-avant, la sécurité sociale propose un plafonnement des tarifs des prothèses, couronnes et bridges. But : rendre les soins plus abordables et lutter contre le renoncement. Mais son taux moyen de prise en charge a baissé de 36 à 33% et il reste faible.

Les patients ont également des attentes sur un certain nombre de soins encore « hors nomenclature » et donc non pris en charge. Il s’agit de soins de prévention comme la parodontie pour éviter que les gencives se détériorent, engendrant la nécessité de soins lourds comme les implants dont les tarifs sont inabordables.

Autres recommandations préconisées par la Cour des comptes :

- « plafonner par la voie législative les tarifs des actes prothétiques les plus fréquents,

- mettre en place un conventionnement sélectif des chirurgiens dentistes comme le permet la loi de financement pour 2016 (non appliquée NDLR),

- publier sans délai le décret fixant, dans les contrats responsables, des plafonds aux tarifs pris en charge par les organismes d’assurance complémentaire en matière de soins bucco-dentaires,

- réorganiser les financements entre l’assurance maladie et les complémentaires santé, les premières finançant à 100% un suivi annuel obligatoire et les soins conservateurs associés, les secondes prenant à charge le financement des soins prothétiques au premier euro. »

Sans oublier les propositions du CISS indiquées ci-avant.

 

Complément d'information

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26 février 2017 7 26 /02 /février /2017 09:08
La France : premier pays d’Europe pour gagner de l’argent grâce à l’argent
Laurence Mauriaucourt
Jeudi, 23 Février, 2017
L'Humanite
Photo AFP
 

Pour la deuxième année consécutive, en 2016, la France est championne d’Europe dans la catégorie du "plus gros payeur de dividendes" aux actionnaires. Ce qui explique sans doute, en partie, pourquoi elle ne brille pas en matière de salaire. 

Globalement, dans le monde, l’année 2016 est comparable à l’année 2015 en termes de dividendes versés aux actionnaires. Avec une augmentation des versements d’à peine +0,1%. Les Etats-Unis ont plutôt moins bien rémunérés leurs actionnaires, mais l’Europe et en particulier la France a été particulièrement généreuse. L’Hexagone se hisse même sur la première marche du podium européen.

Selon le classement publié par la société de gestion  Henderson Global Investors pour l'année 2016, ce sont les entreprises françaises qui avec un taux de versement aux actionnaires de +11,8% tire la croissance de l’Europe (hors Royaume-Uni) vers le haut à +4,3%. La France est "le plus gros payeur de la région", est-il constaté dans ce baromètre annuel avec 54,3 milliards de dollars versés l'an dernier, soit plus de 51 milliards d’euros. A titre de comparaison, c’est exactement la somme qui s’est ajoutée à la dette de l’Etat en 2016.

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26 février 2017 7 26 /02 /février /2017 09:05
Avec Macron, le capital peut dormir tranquille (Olivier Dartigolles - PCF)

Avec Macron, le capital peut dormir tranquille (Olivier Dartigolles)

 

Le programme économique d'Emmanuel Macron, présenté ce jour, en dit long sur la détermination du candidat des puissances de l'argent – sur ce point, François Bayrou avait vu juste - à dépecer l'Etat social et les politiques publiques de solidarité. De quoi Macron est-il le nom ? D'un vieux projet porté par les forces patronales les plus réactionnaires du pays dont l'objectif est de mettre la main sur le pouvoir politique et la puissance publique pour des intérêts privés.

Après avoir annoncé il y a quelques jours la suppression des actifs financiers du calcul de l'assiette de l'ISF, Emmanuel Macron se montre encore plus obséquieux que Fillon vis-à-vis des marchés financiers et de l'Allemagne de Merkel et Schaüble. Il faut dire qu'il les connaît bien. Comme secrétaire général adjoint de l'Elysée au début du quinquennat Hollande, c'est lui qui conduisait la délégation française pour ne pas renégocier le Traité budgétaire européen. Il s'applique donc aujourd'hui, avec le respect des 3 % de déficit, les 120.000 postes de suppressions de fonctionnaires et 60 milliards de baisse dans la dépense publique, à envoyer le message d'une France acceptant une austérité toujours plus aggravée.

Avec Macron, le capital peut dormir tranquille et même faire de très beaux rêves. Le bon élève coche toutes les cases les unes après les autres : la flexibilisation du marché du travail, la baisse des cotisations patronales de 6 points financée en partie par une hausse de la CSG, une pression autoritaire exercée sur les demandeurs d'emploi. Par contre, on ne trouve absolument rien pour changer le comportement des banques et la politique monétaire.

Le meilleur chemin à prendre pour ne pas avoir Macron/Bayrou face à Marine Le Pen est un rassemblement des forces de gauche et écologistes sur des solutions fortes, dont la mise en œuvre dès le début d'une prochaine mandature permettrait un vrai changement. C'est pourquoi le PCF propose d'en discuter le 28 février lors d'une rencontre publique dont le thème sera : « l'ennemi , c'est toujours la finance, prenons le pouvoir sur les banques » ;

 

Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF - le 24 février 2017

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26 février 2017 7 26 /02 /février /2017 09:02
Il y a 3 ans, disparaissait Stephane Hessel, une grande conscience, un grand monsieur!

26 février 2013, disparition de Stéphane Hessel !


Immigré, déporté, diplomate, conscience morale… L’incroyable trajectoire du plus célèbre ambassadeur de France croise les grandes fractures d’un siècle qu’il aura épousé tout entier. Un destin follement romanesque, l’étonnant destin d’un éternel indigné.

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26 février 2017 7 26 /02 /février /2017 08:59
CETA: le conseil constitutionnel doit trancher (L'Humanité, 23 février 2017)

Ce n’est pas la première initiative parlementaire pour mettre un coup d’arrêt au Ceta. La dernière en date, celle des députés Front de gauche qui ont présenté, le 2 février, une proposition de résolution pour demander la consultation de l’Assemblée avant la date prévue d’entrée en vigueur du Ceta. Malgré son adoption et une lettre la semaine suivante au premier ministre, l’initiative est pourtant restée lettre morte. Cette fois-ci, à la suite du dépôt de la saisine, le Conseil constitutionnel dispose d’un mois pour statuer. S’il déclarait le Ceta incompatible avec la Constitution, les députés signataires s’engagent à s’opposer à la révision constitutionnelle qui serait alors obligatoire avant la ratification du traité, et, en cas de rejet, ils s’opposeraient à son adoption au Parlement.

CETA. Le Conseil constitutionnel doit trancher
Julia Hamlaoui
Jeudi, 23 Février, 2017
L'Humanité
 

Plus d’une centaine de députés ont déposé une saisine demandant « un examen détaillé de la compatibilité » de l’accord de libre-échange avec la Constitution.

À gauche, des parlementaires ont décidé d’user d’un nouveau recours contre le traité de libre-échange entre l’Union européenne et le Canada, dit Ceta. Hier, quelque 107 d’entre eux (au-delà donc des 60 signatures nécessaires), du Front de gauche, du PS, d’EELV notamment, ont déposé une saisine au Conseil constitutionnel pour lui demander « de réaliser un examen détaillé de la compatibilité » de l’accord avec la Constitution.

« Le traité emporte clairement un transfert de souveraineté »

Ratifié par le Parlement européen le 15 février, le traité en question, dont la mise en application provisoire est prévue dès le 1er mars, accentue la dérégulation des échanges entre l’UE et le Canada et prévoit un mécanisme d’arbitrage entre les États et les entreprises dont la nocivité est particulièrement pointée par les députés signataires de la saisine. Celui-ci vise « la suppression des mesures – lois, règlements, pratiques nationales – réputées faire obstacles aux investissements des entreprises » et, de ce fait, « le traité emporte ainsi clairement un transfert de souveraineté », écrivent les signataires de la saisine. Restriction de la souveraineté nationale, mise en cause des principes d’indépendance et d’impartialité des juges, de l’égalité devant la loi et de précaution, autant de motifs invoqués auprès du Conseil constitutionnel par les députés. « Nous voulons nous adresser à nos concitoyens par cette démarche et nous visons, plus largement, le fait que dorénavant les traités internationaux de libre-échange ne soient pas élaborés dans l’opacité et qu’ils prennent en compte les critères sociaux, sanitaires, environnementaux », a expliqué Suzanne Tallard, députée socialiste de Charente-Maritime.

« Non seulement ce traité crée une juridiction spéciale au bénéfice exclusif des investisseurs du Canada mais un article vise “à faire en sorte que les mesures sanitaires et phytosanitaires ne créent pas d’obstacles injustifiés”. C’est ouvrir la voie à l’affaiblissement de ces normes au motif d’une entrave au commerce », a dénoncé, hier, André Chassaigne, chef de file des députés Front de gauche. Au côté des membres de son groupe, figurent sur la liste des signataires des députés socialistes, y compris le candidat à la présidentielle Benoît Hamon, des écologistes comme Cécile Duflot, et des radicaux comme Jean-Noël Carpentier. « Cette démarche antilibérale partagée est la continuité des convergences que nous avons pu créer au moment de la loi Macron et de la loi travail. C’est la démonstration que, pour s’attaquer de front au libéralisme, on peut rassembler des députés de sensibilités différentes », estime le député communiste du Puy-de-Dôme.

Le Conseil constitutionnel dispose d’un mois pour statuer.

Ce n’est pas la première initiative parlementaire pour mettre un coup d’arrêt au Ceta. La dernière en date, celle des députés Front de gauche qui ont présenté, le 2 février, une proposition de résolution pour demander la consultation de l’Assemblée avant la date prévue d’entrée en vigueur du Ceta. Malgré son adoption et une lettre la semaine suivante au premier ministre, l’initiative est pourtant restée lettre morte. Cette fois-ci, à la suite du dépôt de la saisine, le Conseil constitutionnel dispose d’un mois pour statuer. S’il déclarait le Ceta incompatible avec la Constitution, les députés signataires s’engagent à s’opposer à la révision constitutionnelle qui serait alors obligatoire avant la ratification du traité, et, en cas de rejet, ils s’opposeraient à son adoption au Parlement.

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26 février 2017 7 26 /02 /février /2017 08:13
« En difficultés financières», une productrice de lait bretonne se donne la mort
Laurence Mauriaucourt
Vendredi, 24 Février, 2017
L'Humanite
Manifestation à Poitiers en 2013 organisée par l'Association des producteurs de lait indépendants (Apli) qui a rassemblé 400 productrices de lait venues faire part du malaise de la profession. Photo : AFP
Manifestation à Poitiers en 2013 organisée par l'Association des producteurs de lait indépendants (Apli) qui a rassemblé 400 productrices de lait venues faire part du malaise de la profession.

Une productrice de lait qui ne parvenait pas à surmonter les conséquences financières de la crise du lait, a été trouvée pendue dans sa salle de traite de sa ferme en Bretagne, selon la gendarmerie. 

"Une femme de 47 ans, mère de deux enfants, qui produisait du lait avec son mari et un associé dans un GAEC (Groupement agricole d'exploitation en commun, ndlr), à Plumieux (Côtes-d'Armor), a été retrouvée par ce dernier pendue à une poutre jeudi à 7h", a indiqué à l'AFP la gendarmerie des Côtes-d'Armor.

"En difficultés financières, elle a laissé un message disant qu'elle était désolée mais qu'elle ne supportait plus la situation", a précisé l'officier de permanence.

"Selon son mari, elle était fatiguée de devoir travailler beaucoup et de ne réussir simplement qu'à payer les factures", a-t-il ajouté.

Selon des chiffres de l'Insee publiés en décembre, le revenu moyen d'un chef d'exploitation agricole a diminué de 26,1% en 2016 par rapport à 2015. Les filières les plus touchées sont la production de céréales et celle de lait, qui a subi de plein fouet la concurrence européenne après l'abandon des quotas laitiers européens en 2015.

Les conditions de vie et de travail des paysans ne cessent de se dégrader. Les conséquences sont rudes : nombre de suicide multiplié par trois en 2016 et explosion des demandes de prime d’activité (dispositif qui a remplacé le RSA).

Ce nouveau suicide intervient tandis que le Salon de l’Agriculture s’ouvre à Paris. Les candidats à l’élection présidentielle ne manqueront pas de le visiter. Leurs projets en matière de production agricole et de revenus pour les paysans sont attendus. 

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26 février 2017 7 26 /02 /février /2017 06:24
"Le militaire: une histoire française". Un livre de réflexion de Claude Serfati à lire

Un sujet très important, et pourtant peut abordé......

Claude Serfati

Le militaire

Une histoire française

En France, l’armée joue un rôle essentiel depuis des siècles. Et bien que tous les États démocratiques contemporains trouvent leur origine et leur fonde­ment dans le monopole de la violence légitime, la Ve République a donné à l’institution militaire une place sans équivalent dans aucune autre démocratie et qui n’a cessé de se renforcer au cours des dernières décennies, quels que soient les partis au pouvoir.

Depuis 1991, les armées françaises ont mené sous des modalités diverses 111 opérations à l’extérieur de nos frontières, dont 25 pour la seule année 2015. L’activisme militaire serait-il une « passion fran­çaise », comme l’ont récemment suggéré les auteurs d’un rapport parlementaire ? Il est en tout cas évident que cet interventionnisme massif va bien au-delà des « guerres des présidents », que ses racines sont bien plus profondes et qu’il rend encore plus assourdissant le consensus par le silence qui submerge la société française.

Cet ouvrage souhaite fournir des éléments de réflexion à celles et ceux qui veulent comprendre les fondements du militarisme français et les raisons de son amplification au cours des dernières années. Il examine la place du militaire et de l’industrie de l’armement en France de l’époque de l’impérialisme à aujourd’hui, l’existence continuée de la Françafrique, et enfin le lien entre le regain militariste et le dispositif sécuritaire déployé sur le territoire depuis les attentats de 2015.

Claude Serfati

Claude Serfati est économiste, spécialiste de l’industrie et de l’innovation. Chercheur associé à l’Institut de Recherche économique et sociale et maître de conférence à l’Université Versailles-Saint-Quentin, il a notamment publié L’Industrie française de défense (2014) et La Mondialisation armée (2001).

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