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13 avril 2015 1 13 /04 /avril /2015 19:51

Rapport Cour des comptes/ droit d'asile : le PCF rappelle que la France est le pays européen qui accueille en proportion le moins de réfugiés

Alors que le projet de loi sur la réforme du droit d’asile adopté en première lecture à l’Assemblée nationale est examiné par la commission des lois du Sénat mercredi 15 avril 2015, la publication d’un rapport de la Cour des Comptes par le Figaro sur la gestion des demandeurs d’asile relance la polémique sur le fait que la politique d'asile serait devenue la principale d'arrivée d'immigrants clandestins aux frais de la collectivité nationale.

Afin que ce nouveau rapport n’alimente pas une surenchère visant à durcir toujours plus la gestion des flux migratoires, le PCF rappelle que dans la plupart des demandes d’asile rejetées, il ne faut pas voir la preuve du caractère abusif de ces demandes. Les rejets sont souvent le produit d’une interprétation contestable des textes relatifs au droit d’asile par les institutions. Ils sont aussi la conséquence des difficultés administratives, juridiques, matérielles, linguistiques, médicales et psychologiques des demandeurs d’asile à exposer pleinement leurs craintes en cas de retour vers leurs pays d’origine.

On voudrait nous faire croire qu’il faudrait partir à la chasse aux « faux demandeurs d’asile » et aux « fraudeurs » prêts à déferler sur le territoire national. Pourtant la France est le pays européen (comparativement à sa population) qui accueille le moins de réfugiés.

En effet, quand l’Allemagne accueille 70 000 réfugiés syriens, quand la Suède (moins de 10 millions d’habitants) en accueille 30 000 et projette de monter ce chiffre à 100 000, la France a, au total, accordé 30 000 visas à des réfugiés syriens depuis le début de la crise alors que 4 millions d’entre eux sont réfugiés dans un pays limitrophe à la Syrie. On est loin de l’invasion fantasmée par la droite et l’extrême droite.

Il est au contraire nécessaire de renforcer les droits fondamentaux des demandeurs d’asile comme le réclament la Commission nationale consultative des droits de l’homme, le commissaire aux droits de l’homme du conseil de l’Europe, mais aussi les députés du Front de gauche qui se sont abstenus en première lecture sur le projet de réforme du droit d’asile. La Cour des Comptes serait plus inspirée d’enquêter sur l’utilisation des fonds publics accordés aux entreprises et les retours en matière d’emplois et d’investissements.

Fabienne Haloui et Laurence Zaderatzky, commission Lutte contre les racismes et pour l’égalité des droits du PCF

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12 avril 2015 7 12 /04 /avril /2015 11:39

Samedi ont eu lieu les premières réunions des « Chantiers d’espoir », une manifestation née d’un appel publié en janvier et signé par de nombreuses personnalités allant du Front de gauche à la gauche du PS. Avec un objectif : échapper au marasme politique et construire une alternative à gauche.

Cela ressemble à des retrouvailles ou à une amicale de militants de gauche un peu sonnés, mais qui n’arrivent pas à se résoudre à la défaite. À moins que cela soit le début d’une alternative. Samedi ont eu lieu les premières réunions des « Chantiers d’espoir », une manifestation née d’un appel publié en janvier et signé par de nombreuses personnalités, dont les dirigeants du Front de gauche, ceux d’Europe Ecologie-Les Verts (EELV), des responsables syndicaux, la Fondation Copernic et une poignée de socialistes.

À Paris, environ 350 personnes ont répondu à l’invitation. En soi, et par les temps qui courent à la gauche du PS, c’est déjà pas mal. On pouvait y croiser des militants et des dirigeants du PCF, du Parti de gauche, d’Ensemble (la troisième grande composante du Front de gauche, qui a largement contribué à impulser les Chantiers), quelques écologistes – Cécile Duflot a fait une très brève apparition –, des « socialistes affligés »,des « citoyens » encartés nulle part… La féministe Caroline De Haas co-présentait la réunion.

Tout ce petit monde a joué le jeu : par petits groupes, ils ont choisi un thème, débattu puis noté leurs idées sur des post-it affichés au mur. Passé le moment de surprise sur la méthode – beaucoup étaient plus habitués aux meetings traditionnels où le micro est accaparé par les têtes d’affiche –, les ateliers ont semblé bien fonctionner, à propos de démocratie (c’était le thème le plus demandé), du travail, du partage des richesses, de l’écologie ou des égalités.

« Le pouvoir de décider nous échappe totalement », « il y a des gens qui font un petit jardin ensemble », « ça peut être aussi l’auto-organisation », « j’ai 57 balais, je me vois mal monter sur une barricade », « les post-it, ça me rappelle quand on a fait venir une boîte d’audit dans mon service », pouvait-on entendre au hasard des travées. « LOCAL »,« les lobbys des formations », « Reconnaître toutes les natures du travail », « qu’est-ce que la richesse ? », « interroger nos névroses de consommation », « comment féminiser la politique », « lutter contre l’islamophobie », pouvait-on lire sur les fameux post-it. À la fin de la journée, et après une synthèse avec quatre personnalités de la société civile (lire notre Boîte noire), les plus enthousiastes pouvaient s’inscrire par ville et par arrondissement pour créer un « comité local ».

Dans la salle, beaucoup de militants, ou « d’ex », plus tout à fait de première jeunesse, et presque tous blancs. Cela ressemblait au public traditionnel du gymnase Japy ou des collectifs unitaires dont la gauche de la gauche raffole. Cela ressemblait aussi aux collectifs anti-libéraux de 2005 – « les CUAL » pour les initiés –, aux assemblées citoyennes du Front de gauche de 2011 et de 2012 – quand elles ont eu lieu. Ou encore aux « ruches » du PCF, à la réunion des « Socialistes affligés » ou celle organisée par le député PS Pouria Amirshahi, il y a quelques mois à Paris.

Oui, et alors ?, rétorquent les initiateurs. « Pour le traité constitutionnel européen et les collectifs anti-libéraux, on a commencé par l’Appel des 200, et puis ça a pris. La question est de savoir si ça va prendre cette fois, rappelle Clémentine Autain (Ensemble/Front de gauche). Et puis, je n’en connais pas d’autres, des endroits où tous ces gens se retrouvent. »

Julien Bayou, co-porte-parole d’EELV, convoque, lui, Martin Luther King : « Avoir la foi, c’est monter la première marche même quand on ne voit pas tout l’escalier. » « Il faut tâtonner, inventer. On a tous envie de créer des convergences, de se réunir autrement qu’en contre, contre la loi Macron ou les grands projets inutiles. Après, pour faire quoi ? On ne sait pas », poursuit l’écolo. « Il y a un côté carrefour des gauches assez intéressant, et ce n’est pas si fréquent », abonde Frédéric Hocquard, conseiller de Paris (PS). Puis :« Il faut qu’il se passe quelque chose, et donc il faut tout essayer. » « On sent une envie, pour changer la donne, refaire monter une conscience de gauche, reprendre le pouvoir », jure Caroline De Haas, longtemps militante socialiste avant de jeter l'éponge et tête de liste aux européennes sur une liste féministe.

Jean-Luc Mélenchon, présent tout l’après-midi, en sourit : « Moi je suis pour, c’est très bien. Il faut essayer tous les trucs qui décloisonnent, qui décoincent. Il y a aussi un travail sur les idées qui se fait – ce petit monde bouge idéologiquement. » Mais le candidat à la présidentielle de 2012 se lasse un peu d’un processus sans fin : « Chez nous, c’est une maladie de retourner à la case départ ! On recommence à parler programme. Mais c’est normal : ceux qui résistent sont des coupeurs de cheveux en quatre ! » Puis : « Ils en sont à rassembler l’autre gauche. C’est une base. Parce que ce sont des gens précieux dans cette salle, de ceux qui tiennent tête. » Et finalement : « L’angle mort ici, c’est l’action. C’est quoi une stratégie révolutionnaire ? Là, silence ! Moi j’ai proposé la stratégie de la Constituante (avec le mouvement pour la 6e République – ndlr). Il faut que je sois patient… »

Au Front de gauche, les débats qui agitent ce cartel d’organisations ne sont toujours pas réglés : Mélenchon garde toujours en tête le modèle sud-américain ; le PCF répond « programme » et Ensemble espère un dépassement citoyen en insistant sur la nécessité de nouvelles pratiques politiques. Quant aux écolos, ils sont englués dans leurs violents désaccords sur un éventuel retour au gouvernement de Manuel Valls ; et la gauche du PS a encore la tête dans le congrès du parti prévu début juin. Mais tous sont atterrés par la politique menée par François Hollande et Manuel Valls, et inquiets de la montée du Front national. Ils suivent aussi les alliances électorales inédites, parfois victorieuses, parfois laborieuses, nouées aux municipales (comme à Grenoble) ou aux dernières départementales.

« On veut construire un socle de propositions pour essayer de lancer un processus politique de la gauche du PS au Front de gauche, voire au NPA (absent samedi – ndlr). L’objectif induit, c’est les régionales, voire la présidentielle », explique Pierre Khalfa, coprésident de la Fondation Copernic. Mais sans reproduire les erreurs du Front de gauche : « Il n’a pas été capable d’amplifier la dynamique de la campagne de 2012. Parce qu’il est resté un cartel de partis. Et que sa posture publique est restée essentiellement protestataire. Le “bruit et la fureur” (incarné par Mélenchon – ndlr) a échoué ; il faut rendre une nouvelle société désirable et construire pour 2017 une figure pouvant incarner un espoir. Les “Chantiers d’espoir”, ce sont la pré-condition à cette candidature. »

« Il faudra bien se projeter sur quelque chose de concret. Si on veut dépasser les cadres militants, il faut un débouché électoral », prévient aussi Éric Coquerel (Parti de gauche/Front de gauche). Pierre Laurent, le secrétaire national du PCF, n’en est pas encore là : « La question centrale, c’est de faire émerger un projet commun aux forces qui cherchent à débloquer la situation politique. Il faut prendre le temps de cette construction pour faire émerger un scénario permettant de sortir du tripartisme. »Prochaine réunion : le 20 juin

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24 mars 2015 2 24 /03 /mars /2015 06:31

article de Médiapart.

Les socialistes ne «résistent» que dans leur monde imaginaire

23 MARS 2015 | PAR STÉPHANE ALLIÈS

Le Front national s'installe à 25 %, un Français sur deux ne se déplace plus aux urnes, le PS ne pèse plus que 20 % dans un de ses scrutins favoris, il est déjà éliminé dans plus de 500 cantons. Mais le premier ministre estime que «quand on mobilise les Français, ça marche». Décryptage d'une illusion.

Les socialistes ne «résistent» que dans leur monde imaginaire

Manuel Valls aime la communication. Et même quand il est en mauvaise posture, son talent en la matière lui permet de sauver les apparences. Au moins le temps d'une soirée électorale. Ce dimanche soir, le premier tour des départementales aurait dû logiquement ressembler à un cauchemar pour le premier ministre. Mais en l'anticipant, et en choisissant de s'investir en première ligne, à force de dramatisation du scrutin et d'hyper-activisme, il a fait passer ce résultat pour un rêve éveillé.

Il a mouillé la chemise, il a battu les estrades, il s'est pris à assumer de « stigmatiser le FN » comme le premier Rom venu. Et pourtant, le PS est autour des 20 %, ses candidats sont éliminés dans plus de 500 cantons (selon l'état des résultats à minuit dimanche 22 mars), il pourrait perdre entre 30 et 40 départements, et le FN s'est installé à 25 % pour le deuxième scrutin de suite.

Pourtant, Manuel Valls se « réjoui(t) » que l'abstention soit moins forte qu'annoncé. Il est peut-être pour quelque chose dans ce surcroît de mobilisation (par rapport aux dernières cantonales de 2011), mais les conséquences de cette participation en hausse ne sont guère en faveur du pouvoir socialiste. Manuel Valls se réjouit quand même, car il veut voir au-delà du PS. Grâce à son engagement dans la campagne, « les formations républicaines ont tenu leur place », et « le FN n'est pas la première force ce soir ». Et de ponctuer son autosatisfaction martiale d'un prophétique : « Quand on mobilise les Français, ça marche. » La preuve en Essonne, où le canton de Corbeil, dans sa circonscription, a vu l'élimination du PS au premier tour…

Par la grâce de la nomenclature imaginée par le ministère de l'intérieur pour ces départementales, la gauche était d'ailleurs déjà un peu unie malgré elle. Au point que France 2 a fait sa soirée avec un « PS et divers-gauche » pointant à 28 %, alors que Front de gauche et écologistes étaient le plus souvent des « divers gauche », mais des concurrents du PS. La réalité, rectifiée en fin de soirée par la Place Beauvau, serait plutôt celle d'un PS à 20 % et une autre gauche éparpillée mais proche des 17 %.

Faussement ramenés à 2 %, alors qu'ils semblent plus proche des 10 % mais dans un quart des cantons, les écologistes sont ramenés à une simple force mineure qui n'a d'autre choix que de se ranger, d'entrer au gouvernement et de la mettre en veilleuse. Quant au Front de gauche, il plafonnerait à 6,5 %, mais au moins un tiers de ses candidats sont rangés dans les « divers gauche ». De fait, le décompte est impossible à représenter fidèlement au niveau national, tant les configurations sont diverses. Mais pourquoi se priver d'une occasion de faire croire que la gauche est une, quand elle n'a jamais été aussi divisée…

Invité sur notre plateau, le chercheur Fabien Escalona a bien résumé la situation des socialistes aujourd'hui, et la répartition des rôles de ceux qui l'orientent. « Il y a une part de sincérité dans la volonté du PS de lutter contre le FN, et d’ailleurs c’est mobilisateur, explique-t-il. Si Jean-Christophe Cambadélis insiste depuis 2012 sur la menace FN et le tripartisme, c'est pour appeler les autres partis de gauche à soutenir le PS. Chez Manuel Valls, c'est différent. Son cap stratégique est de changer le noyau idéologique du PS et son système d’alliances. » Le premier ministre se veut le garant de la république, bien plus que du socialisme. De la gauche disciplinée qui n'en serait plus vraiment une.

En appelant « chacun à adopter une position claire et à faire voter pour le candidat républicain de gauche, ou de droite, quand il fait face seul à l'extrême droite » au second tour, Manuel Valls appelle à voter pour l'UMP en cas de duel avec le FN, ou à se désister en cas de triangulaires. Le premier secrétaire du PS, Jean-Christophe Cambadélis, a fait plus fort encore, en appelant lui au « désistement », mais « là où la gauche ne peut concourir ». Comprenne qui pourra.

De toute manière, Cambadélis avait choisi à l'avance comment devait se résumer sa soirée. Selon lui, « les thèmes portés par les socialistes se retrouvent confortés après le premier tour ». Dans sa déclaration, il s'est bien gardé de dire lesquels. Son complice Claude Bartolone, président de l'Assemblée nationale, y est carrément allé de sa formule mi-pompeuse mi-solennelle : « C’est un premier tour de résistance. Les socialistes (ont) résisté à ce premier tour » (voir la vidéo ici). Et, évidemment, ils auraient « mieux résisté si l’ensemble de la gauche et des écologistes, partout, s’étaient rassemblés avec les socialistes ». Pour bien être sûr de se faire comprendre, il rajoute même : « C’est le PS qui doit être le moule de ce rassemblement indispensable. »

« La gauche doit désormais se rassembler », a intimé Manuel Valls ce dimanche soir, qui l'a pourtant bien divisée ces trois dernières années. Mais là n'est pas le sujet du premier ministre. Car dans le monde imaginaire des socialistes, il n'y a pas d'alternative. On fait silence dans les rangs. Et tout va bien.

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21 mars 2015 6 21 /03 /mars /2015 22:40

Revenir au gouvernement? Les écologistes au bord de la scission

Emmanuelle Cosse, secrétaire nationale EELV, avec Manuel Valls et Jean-Christophe lors d'un meeting pour les départementales à EFaut-il revenir ou pas au gouvernement, un an après l’avoir quitté ? Et surtout, pour quoi faire ? EELV est au bord de la crise de nerfs. La perspective d’un remaniement après les départementales divise le parti, jusqu'à menacer son existence.

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20 mars 2015 5 20 /03 /mars /2015 20:02

Tout a été fait pour écarter du vote une majorité de français, particulièrement, les électeurs de gauche : aucune information sur les enjeux concrets et réels de cette élection notamment sur le rôle et l’action sociale des départements, aucun débat politique pluraliste organisé dans les grands médias audiovisuels.

François Hollande a fait ce qu’il fallait pour désespérer les français en martelant qu’il ne changera pas de politique et Manuel Valls s’est livré à un odieux chantage sur le mode « c’est nous ou le FN ». L’opération politicienne du Premier Ministre n’a pas pour ambition de combattre le FN, il fait même l’inverse en attribuant à Marine Le Pen un label de principale opposante. En réalité, son calcul est double : en diabolisant le FN il tente de créer le réflexe du vote utile à gauche en faveur des candidats gouvernementaux et il espère favoriser l’hégémonie du FN sur l’UMP au premier tour pour mieux négocier le second au bénéfice des mêmes candidats.

Manuel Valls joue avec le feu à plusieurs titres : il contribue une fois de plus à faire du FN le centre et le maître du jeu politique comme si ce parti ne représentait aucune menace réelle pour notre pays, nos valeurs, nos libertés et notre démocratie. Il permet à Nicolas Sarkozy de reprendre à son compte, tout en les légitimant, les thèses nationalistes, racistes et populistes du FN. Enfin, il aggrave la désespérance sociale en évacuant totalement du débat politique les conséquences sociales de sa politique d’austérité comme de sa réforme territoriale qui fait des collectivités en l’occurrence des départements, les vecteurs d’un nouveau tour de visse social et culturel.

Ne tombez dans aucun de ces pièges grossiers qui vous sont tendus. J’exhorte les électeurs de gauche à ne pas s’abstenir et à ne pas voter utile. Ces élections départementales, au contraire, doivent nous conduire à :

  • protéger les politiques publiques de solidarité que mènent les départements,
  • refuser l’austérité et toutes les politiques de réduction de la dépense publique, démarche à laquelle adhèrent désormais le PS, l’UMP et le FN,
  • relancer l’espoir à gauche en votant pour les candidatures qui rassemblent le Front de gauche, les socialistes et les écologistes, les syndicalistes et les citoyens qui s’opposent à l’austérité et à la réforme territoriale et veulent promouvoir une autre politique sociale, solidaire et fraternelle, écologique et culturelle.

Face au danger national-populiste la seule issue est la construction d’une alternative progressiste sociale, démocratique et écologique à l’actuelle domination de l’argent sur l’humain.

Alain Hayot, délégué national à la culture du PCF, membre du Conseil Régional à la région Provence Alpes Côtes d'Azur (groupe Front de Gauche)

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18 mars 2015 3 18 /03 /mars /2015 06:44

ELKABBACH, EN SERVICE COMMANDE ?

Dimanche martin (15 mars) Cécile DUFLOT était sur Europe 1 l’invitée de l’émission le Grand rendez-vous. Invitée ou pus exactement sur le grill, soumise à la question par Jean-Pierre Elkabbach et ses deux acolytes Arnaud Leparmentier et Michel Darmon, « journalistes » de leur état.

Compte-tenu de ses déclarations qui ont fait quelque bruit dans les médias, on pouvait penser que l’ancienne ministre de François Hollande serait interrogée sur les modifications à apporter à une politique dont elle a souligné l’inefficacité ou sur les contours du rassemblement capable de porter une autre politique.

Que nenni ! Bien sûr il y eut l’affirmation maintes fois martelée de l’impossibilité d’un accord entre écologistes et communistes pour cause d’approches différentes sur le nucléaire. Mais, à part cela, une seule question semblait obnubiler Elkabbach et ses comparses : « Que doit faire François Hollande pour que vous reveniez au gouvernement ? »

Question reprise souvent de façon agressive par les 3 journalistes à chaque interruption et elles furent nombreuses. A tel point qu’il fut impossible à Cécile Duflot de développer le moindre argument sur la politique sociale, économique ou environnementale qu’elle souhaitait mettre en œuvre. Elle n’eut pas davantage de succès en ce qui concerne le rassemblement des forces politiques, sociales, associatives et citoyennes nécessaire pour cela.

Une seule question semblait vraiment préoccuper les trois compères : « Quand les écologistes vont-ils revenir au gouvernement comme le réclament certains de vos camarades ? » A croire qu’ils avaient reçu la mission de ramener au bercail , sous la houlette de l’ancien député de Corrèze , les brebis égarées.

Les communistes tiennent à la liberté de la presse comme à la prunelle de leurs yeux. Et cela inclut évidemment la liberté des journalistes. Mais nous exigeons aussi pour les citoyens la liberté d’être informés. Et cela exige un respect absolu de la diversité des opinions, de leur expression et de leur diffusion.

La façon dont les médias ont traité la campagne électorale des départementales montre que dans ce domaine on est loin du compte.

Alain DAVID

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15 mars 2015 7 15 /03 /mars /2015 08:26

La rente des sociétés d'autoroutes est bien protégée

Le gouvernement s’apprête à enterrer tous les projets de reprise en main des autoroutes, défendus par les députés. La haute administration a phagocyté le groupe de travail chargé de les étudier, afin de tuer toute velléité de changement. Jean-Paul Chanteguet, qui présidait ce groupe de travail, a démissionné.

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13 mars 2015 5 13 /03 /mars /2015 07:05

http://www.humanite.fr/traite-transatlantique-la-france-manoeuvre-pour-les-multinationales-567332?IdTis=XTC-FT08-APDT2N-DD-D778C-DU3F

Traité transatlantique, la France manœuvre pour les multinationales

STÉPHANE AUBOUARD

MERCREDI, 4 MARS, 2015

L'HUMANITÉ

Le 4 février 2015, à Bruxelles, les militants des Amis de la Terre Europe (FREE ) organisaient une manifestation contre le Pacte transtalantique devant les institutions européennes.

Photo : Emmanuel Dunand/AFP

Débutées en juillet 2013, les négociations entre l’Union européenne et les États-Unis sur le futur traité transatlantique (TTIP) achoppaient sur la mise en place de tribunaux privés pour régler les différends entre multinationales et États. La France tente de faire accepter ce point controversé pour accélérer le processus.

Le gouvernement français pousse-t-il à ratifier l’une des clauses les plus controversées du traité de libre-échange (TTIP) afin d’accélérer les négociations entre les États-Unis et l’Europe, en stand-by depuis quelques mois ? Une note envoyée la semaine dernière par les services de Matignon (SGAE) à l’ensemble des députés européens français le laisse envisager. Cette clause, le mécanisme d’arbitrage entre États et investisseurs, est fortement rejetée par les opinions publiques, notamment en Allemagne et en France, dont les gouvernements respectifs restaient jusqu’alors prudents sur le sujet. Une récente enquête de la Commission européenne a d’ailleurs montré que, sur 150 000 citoyens européens à répondre à une consultation sur le projet de traité, 97 % d’entre eux refusaient d’y voir inscrit ce mécanisme de règlement des différends par des tribunaux privés. Et pour cause, là où ces mécanismes ont été mis en place, comme celui figurant déjà, par exemple, dans le traité conclu en septembre 2014 entre l’Union européenne et le Canada, des multinationales ont la possibilité d’attaquer les États.

Un document de travail rendu public début janvier par Bernd Lange (voir entretien), député européen social-démocrate allemand et rapporteur de la commission du Commerce international au Parlement européen, met clairement en doute la nécessité de ce mécanisme. L’article 14 de ce texte est sans ambiguïté : « S’il faut veiller à ce que les investisseurs étrangers ne soient pas victimes de discrimination et bénéficient d’une égalité de traitement dans leurs démarches pour chercher et obtenir réparation, cela peut se faire sans prévoir un mécanisme d’arbitrage (RDIE) ; un tel mécanisme n’est pas nécessaire dans le TTIP, compte tenu des systèmes juridiques élaborés dont disposent l’Union européenne et les États-Unis. » On ne peut être plus clair.

Le contenu de la note française, comme la méthode, jette donc le trouble au sein même de la Commission européenne. Les services de Matignon invitent les députés européens français à plus de réserve dans leur choix. « S’agissant de la protection de l’investissement, même si la France estime (encore) que l’inclusion d’un mécanisme d’arbitrage investisseur-États n’est pas nécessaire avec les États-Unis, le projet de résolution tranche de manière un peu trop catégorique cette question. » Un passage de cette note met même en doute l’analyse de la commission du Commerce international sur les moyens juridiques à disposition dans l’ensemble de l’UE. « Une approche plus prudente sur ce sujet délicat pourrait être préférable en raison de risques de précédents avec des États dont les standards juridictionnels ne correspondent pas à ceux qui prévalent aux États-Unis. »

Pour le député européen du Front de gauche Patrick Le Hyaric, le texte envoyé en catimini et sans aucune transparence par les services de Matignon aux députés européens français est la preuve d’une orientation politique libérale assumée de la part de Paris. « Ainsi le gouvernement français se place du côté de ceux qui veulent à tout prix sauver ce mécanisme de tribunaux arbitraux privés, et indique à voix basse qu’il faudra garder d’une manière ou d’une autre l’ISDS dans le traité transatlantique… Voilà qui appelle à redoubler de vigilance », prévient le député. Le fait est que la position de la France sur ce sujet a toujours été floue. Pour preuve, le nombre de secrétaires d’État au Commerce extérieur qui se sont succédé au poste depuis l’arrivée au pouvoir de François Hollande en 2012 (cinq en tout) et qui n’ont pas toujours eu le même positionnement sur ce dossier. Si le dernier en date, Matthias Fekl, tient en public un discours très réservé sur l’ISDS, l’association Attac pointe surtout son étrange mutisme depuis l’émission de la note. « Nos organisations ont intégré le collège société civile du comité de suivi stratégique en se voyant promettre consultation et dialogue par M. Fekl. Elles n’ont pourtant jamais été informées de ce revirement. Ces nouveaux éléments témoignent d’un décalage effarant entre le verbiage et les actes du gouvernement. » Des nouveaux éléments que le secré- taire d’État au Commerce extérieur dément : « Cette note n’a été ni vue ni validée, elle ne reflète pas la position que je construis depuis mon arrivée », explique Matthias Fekl, accusant des hauts fonctionnaires d’être à l’initiative de cet envoi.

La note secrète des services de Matignon destinée aux députés français de Bruxelles est pourtant claire : « La solution d’une réforme en profondeur du mécanisme d’arbitrage pour le rendre légitime et plus protecteur du droit à réguler les États, comme préconisé dans certaines contributions répondant à la consultation publique, mériterait d’être poursuivie dans le cadre de ces négociations. »

Un traité qui consiste à écarter tout obstacle à la main libre du marché

François Hollande a-t-il décidé de faire plaisir à Barack Obama qui aimerait bien signer le traité transatlantique avant de tirer sa révérence en 2016 ? Difficile en effet de ne pas voir dans l’injonction du gouvernement français de créer cette nouvelle forme de mécanismes d’arbitrage, édulcorés seulement à la marge, la possibilité d’accélérer le processus de négociation de ce traité hautement toxique pour les citoyens européens.

Pour rappel, un tel accord, véritable Otan économique, serait l’assurance d’un nivellement vers le bas des systèmes de protection sociale, sanitaire, environnementale et de sécurité alimentaire, au profit de multinationales qui considèrent les réglementations protégeant les producteurs, les consommateurs et les citoyens comme autant d’obstacles à leurs intérêts. L’objectif caché de ce traité consiste en effet à écarter tout obstacle à la main libre du marché. Les droits de douane, déjà fortement rognés, seront réduits quasiment à néant. À l’heure actuelle, l’Union européenne prélève seulement 3,3 % sur les importations en provenance des États-Unis. De part et d’autre de l’Atlantique, il s’agit donc de faire tomber les « barrières non tarifaires », à savoir les différences de normes sanitaires ou de sé- curité. Cela permettra aux États-Unis de faire passer plus simplement leurs normes de production qui ne correspondent pas initialement à celles en vigueur en Europe, comme par exemple l’exploitation du gaz de schiste, l’utilisation d’eau chlorée dans l’élevage de volailles ou encore l’exploitation en masse d’organismes génétiquement modifiés. Par ailleurs, en libéralisant les échanges dans une ampleur sans précédent, ce traité pourrait permettre également à des entreprises privées états-uniennes de venir concurrencer directement les services publics de santé et d’éducation en Europe.

L’aboutissement d’un tel traité aurait également des conséquences juridiques importantes au niveau géopolitique. Le grand marché transatlantique, pensé comme un nouveau bloc économique occidental, peut être jugé agressif par d’autres grandes puissances comme la Chine ou la Russie. Ce nouvel ensemble, s’il devient effectif, pourrait peser près de 55 % du PIB mondial. Profitant de la dépendance européenne à l’égard du gaz russe, cela pourrait permettre également aux États-Unis d’ouvrir un nouveau marché en Europe pour le gaz de schiste. En ce sens, la crise ukrainienne représente déjà un exemple tragique de cet affrontement entre blocs. La capacité des pays à annuler une partie de leur dette est également menacée. L’Argentine a fait l’objet de poursuites. Et la Grèce en a fait les frais jusqu’à présent, la récente victoire de Syriza à Athènes étant la seule bouffée d’oxygène démocratique dans ce marais technocratique.

L’opacité est la marque de fabrique de ces négociations menées depuis dix-huit mois. Comme le montre cette dernière séquence avec la « note de Matignon », la démocratie elle-même est mise en danger. Négocier un tel projet sans que le mandat de négociation de l’UE soit soumis au Parlement européen, sans que le mouvement syndical et la société civile soient sinon consultés, tout du moins mis au courant, c’est ainsi que la Commission européenne, et aujourd’hui la France, véritable cheval de Troie de Washington dans cette affaire, considèrent les citoyens européens. Pour rappel et malgré des imperfections démocratiques, le Congrès des États-Unis bénéficie d’un niveau de contrôle réel sur le mandat de négociation états-unien.

ANÉANTIR LES SERVICES PUBLICS ? " TISA " EST AUSSI LÀ POUR ÇA…

Les libéraux sont à l'offensive. Outre le traité transatlantique, nous révélions dans nos colonnes en juin l'existence de négociations autour d'un traité de libre- échange dans le domaine des services entre une cinquantaine de pays, négocié en secret à l'ambassade d'Australie à Genève. Les lanceurs d'alerte de WikiLeaks sont parvenus à mettre la main sur une partie des textes de cet accord sur le commerce des services (ACS, en anglais Tisa). Face aux résistances populaires suscitées par l'accord global sur le commerce des services (AGCS) au sein de l'Organisation mondiale du commerce, un groupe de pays et de multinationales en mal de débouchés tentent de définir dans le plus grand secret des normes internationales dans des domaines tels que la santé, l'éducation, les transports...

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3 mars 2015 2 03 /03 /mars /2015 20:19

Le FN : un parti raciste et homophobe

Dans sa course au pouvoir, Marine Le Pen tente de présenter son parti comme un parti fréquentable.

Pour les départementales, le FN promettait des candidats irréprochables. Mais derrière le masque, la vraie nature de ce parti reste la même : raciste, xénophobe et homophobe. En témoignent les propos tenus par plusieurs candidats sur les réseaux sociaux.

Sylvie de Roeck, candidate à Narbonne qui « après les battues contre les loups, les sangliers » envisage « des battues contre les Arabes, on sauverait peut être la France ».

En 2011, le FN avait suspendu - et la justice mis en examen - Jacques Coutela, pour avoir écrit sur son blog un texte faisant l’apologie de l’auteur des attaques meurtrières d’Oslo, Anders Breivik. Pour Jacques Coutela, Breivik était « résistant », « une icône », « le premier défenseur de l’Occident », ou encore un « Charles Martel 2 « . Coutela est candidat FN dans l’Yonne. Antoine Ormain, candidat FN à Angers, royaliste, catholique intégriste, est un sympathisant du groupuscule d’extrême droite ‘’Action française’’, il n’hésite pas à comparer le mariage homosexuel à la pédophilie ou à la zoophilie. Il soutient Dieudonné et regrette « que l’on se serve de « l’antisémitisme pour faire pleurer dans les chaumières »

Philippe Chevrier, candidat dans les Yvelines, avait tenu en 2011, des propos très violents contre la journaliste Caroline Fourest. « Quand est-ce qu’on se l’emmène la Fourest ? On la met à poil, on l’attache à un arbre, on se la prend, on met des cagoules, on va avec la Fourest en forêt de Rambouillet et on la laisse. »

Frédericka Desaubliaux que l'on peut voir sur une photo postée sur facebook par Génération Identitaire, avec la mention « génération anti-racaille », multiplie les propos islamophobes : « “des milliers de musulmans rêvent de détruire la France” et homophobes, parlant de « journée tantouze » à propos d'une journée de mobilisation organisée par des élèves d'un lycée de Nantes contre les stéréotypes de genre.

La liste pourrait être plus longue, sans compter ceux que le FN a désigné « candidats » à l'insu de leur plein gré comme Mireille Lefèvre-Ballerieux, ancienne adhérente FN qui a appris sa candidature dans le canton d'Autun … par la presse. Les exclusions prononcées contre les candidats « coupables de dérapages » ne sont qu'un leurre : n'en déplaise à une partie de l'UMP, le Front National ne peut être considéré comme un parti républicain.

Le MRAP

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3 mars 2015 2 03 /03 /mars /2015 20:12
Quand le PS dénonçait le travail du dimanche et la philosophie de la future loi Macron: 2008
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