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3 mars 2014 1 03 /03 /mars /2014 13:46

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Alors que de partout dans la société, comme au Sénat ou au Parlement européen, est posée de plus en plus fort la question de l’utilité et des conséquences négatives de la création d’un marché de libre-échange transatlantique, François Hollande, sans aucun mandat du Parlement 
et à l’opposé de ses engagements électoraux, a demandé devant le président Obama « d’accélérer la création de ce vaste marché », dont les termes de la négociation, entamée depuis le mois de juillet, sont totalement secrets. Même le texte du mandat sur lequel négocie, au nom 
de tous les États européens, la Commission européenne, est classé « diffusion restreinte ». Depuis, aucun débat public, aucune communication gouvernementale n’est organisée sur ce funeste projet qui concerne pourtant nos vies quotidiennes : notre alimentation, notre santé, notre protection sociale, nos services publics. Faisant fi de tout cela, le président de la République n’a pas hésité à déclarer dans l’euphorie de l’air nord-américain, à l’adresse vraisemblablement des puissances industrielles et financières : « Dès lors que les priorités sont fixées, que les mandats sont donnés, que les intérêts sont connus, aller vite n’est pas un problème, c’est une solution. » Autant décréter que les négociations sont terminées.

C’est d’ailleurs la suite de cette déclaration qui nous fait mieux percevoir à qui elle s’adresse quand M. Hollande dit tout de go : « Nous avons tout à gagner à aller vite. Sinon nous savons bien qu’il y aura une accumulation de peurs, de menaces, de crispations. » Terrible ! C’est l’organisation de la grande braderie des intérêts nationaux et européens. C’est le sacrifice de notre élevage et de notre gastronomie. C’est la poursuite de la destruction de notre industrie, de la culture, de nos services publics et des marchés publics ouverts au pied de biche, jusqu’à la livraison en pâture de nos données personnelles et de nos vies intimes aux mastodontes Google et Yahoo pour nous surveiller et en faire commerce. C’est notre liberté sacrifiée sur l’autel du libre-échangisme capitaliste, dont on n’a vu jusque-là que les longues et tristes files de chômeurs et de travailleurs précarisés, voisinant avec celles qui n’ont d’autre choix que la soupe populaire. Et ce n’est pas tout ! Il ne faut surtout pas ignorer le projet de camisole intégrale envisagé contre nos vies, contre nos lois protégeant les droits sociaux humains et environnementaux. Avec ce traité, toute multinationale jugeant que les législations entraveraient ses possibilités d’exploiter les hommes et la nature à sa guise se verrait octroyer la possibilité de poursuivre les États devant des tribunaux spéciaux conçus par elle et pour elle. Ainsi, ce ne serait plus ni les parlements ni les gouvernements qui décideraient des lois. Les multinationales créeraient leurs propres droits. C’est la dictature programmée au service des puissances industrielles et financières, sans besoin de généraux bottés et casqués.

Derrière ce vaste projet, se cachent à la fois la volonté du camp occidentalde retrouver son hégémonie sur le monde et une tentative pour les multinationales de contourner les dégâts qu’elles provoquent avec leur terrible politique d’austérité en recherchant des marchés nouveaux à l’exportation. C’est un schéma de guerre économique mortifère. Il ne faut pas laisser faire.

Refusons le marché transatlantique n

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1 mars 2014 6 01 /03 /mars /2014 07:16

En réponse à l'adresse de l'intersyndicale CGT- UNSA- SUD-Rail aux parlementaires européens

 

Chers camarades cheminots,

Vous attirez l'attention des parlementaires européens sur la nouvelle étape de libéralisation du rail qui s'annonce. Je tiens à vous rappeler mon soutien dans cette bataille.

Je partage votre analyse sur les résultats de ces libéralisations: les compagnies nationales sont lancées dans une course effrénée pour réduire les coûts, au détriment de la qualité du service public, de la sécurité et des conditions de travail des salariés du rail. Dans le fret, l'ouverture à la concurrence se solde par une baisse du fret ferroviaire au profit du fret routier montrant l'absurdité de cette politique.

Vous posez trois exigences auxquelles je souscrits pleinement.

Je partage votre demande qu'une évaluation sérieuse des conséquences des trois premiers paquets ferroviaires soit réalisée avant toute nouvelle législation. J'ai moi-même interpellé la Commission européenne par une question écrite, le 8 octobre dernier sans obtenir de réponse satisfaisante.

Vous réclamez également le droit pour chaque Etat-membre de définir sa propre organisation ferroviaire ainsi que le champ du service public en la matière. Cela rejoint parfaitement nos propositions et notre volonté de désobéir à l'Union européenne si cela s'avère nécessaire pour défendre le service public ferroviaire.

Je partage entièrement votre volonté de faire reconnaître le transport ferroviaire de marchandises, notamment la messagerie et le wagon isolé, comme une activité d'intérêt général, protégée de la concurrence. C'est un point essentiel de la planification écologique que je défends.

 

Depuis le début de mon mandat européen, je me suis opposé aux étapes de la libéralisation du rail.

En novembre 2011 et en juillet 2013 mon groupe a voté contre le rapport du social-démocrate Serracchiani sur la refonte du premier paquet établissant un espace ferroviaire unique européen. Voici ce que j’en avais dit à l’époque : " La libéralisation à marche forcée du secteur ferroviaire a conduit à une baisse de l'utilisation de ce mode de transport. Dans ce texte, la majorité est contrainte de se rendre à l'évidence de ce constat. Elle n'en tire pourtant aucune conséquence et propose avec la Commission de renforcer la libéralisation en cours. Elle avalise la casse des entreprises publiques, l'octroi de nouveaux pouvoirs à la Commission en la matière, les possibilités de sanctions en cas de non-respect des normes européennes et demande que la libéralisation du transport de passager soit au plus vite effective. Seul bon point: elle refuse à la Commission l'obligation de service minimum des cheminots en cas de grève. Cette petite victoire ne saurait faire oublier le reste."

La réforme ferroviaire que prépare le gouvernement Hollande va dans le même sens.

L'éclatement de la SNCF en 3 établissements publics va aggraver le morcellement du système ferroviaire français alors que nous aurions besoin de revenir à un service public intégré. François Hollande a ainsi avoué à la Commission européenne que« dans le domaine des transports, la réforme du système ferroviaire, actuellement préparée par le gouvernement, permettra de préparer l’ouverture à la concurrence du transport de passagers d’ici 2019 »1.

Soyez assurés de mon engagement total dans cette bataille pour le service public ferroviaire et de ma disponibilité pour mener ce combat à vos côtés dans les initiatives que vous pourrez prendre. Lors du vote au Parlement européen prévu le 26 février prochain, vous pouvez d’ores et déjà compter sur ma voix pour refuser cette nouvelle étape de la libéralisation du rail !


JL Mélenchon, parlementaire européen 


1 – Rapport économique, social et financier, annexe au Projet de loi de finances 2014 , p.31-32


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1 mars 2014 6 01 /03 /mars /2014 07:10

Le chômage atteint un nouveau record historique en France. Depuis l’élection de François Hollande, la hausse est continue : on compte 1000 chômeurs de plus par jour dans notre pays depuis mai 2012.
La moitié des chômeurs ne sont pas indemnisés. La misère s’accroît.

Mais depuis son élection, Hollande multiplie les milliards de cadeaux aux actionnaires. Le CAC 40 s’est engraissé de 34,62% depuis mai 2012.

La seule courbe que François Hollande a réussi à améliorer c’est celle des profits. Hollande est l’ami de la finance et le président du chômage.

Trop c’est trop ! Nous ne sommes pas condamnés à subir. Avec la politique proposée par le Front de Gauche, le chômage baisserait.

C’est ce que nous dirons dans les urnes le 23 mars et dans la rue le 12 avril prochain.

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1 mars 2014 6 01 /03 /mars /2014 07:04

 

  Huit heures de garde à vue pour des affiches dénonçant la politique d'Israël
 jeudi 27 février 2014 
  

 Boualem  Snaoui, l'un des responsables départementaux du Val d'Oise d'Ensemble (une des composantes du Front de gauche) et militant de longue date pour la cause palestinienne, a encore du mal à croire ce qui lui est arrivé.
 Boualem  Snaoui, l'un des responsables départementaux du Val d'Oise d'Ensemble (une des composantes du Front de gauche) et militant de longue date pour la cause palestinienne, a encore du mal à croire ce qui lui est arrivé.

 Mardi  dernier (25 février), en fin de matinée, deux policiers sont venus l'arrêter devant son domicile, alors qu'il venait de se garer « sans lui dire les raisons de son interpellation ». « Ils se sont servis des caméras de surveillance de la ville de Montmagny et m'ont suivi jusqu'à chez moi », explique Boualem qui ne décolère toujours pas. « Même une fois au commissariat, je n’avais toujours rien compris ».

 Après  une petite heure au commissariat, les policiers de Deuil-La-Barre (95) lui signifient  que « le procureur de la République a ordonné une perquisition de son véhicule ». « Ils m'ont menotté, avant de me ramener devant chez moi ». A l'intérieur de la voiture, les policiers découvrent de nombreuses affiches et tracts qui l’identifient parfaitement comme étant syndicaliste et investi politiquement, ainsi que des affichettes dénonçant la politique de l'Etat israélien à l'égard du peuple palestinien.
 
 Les  mains toujours menottées, Boualem Snaoui est contraint de retourner au commissariat où il sera placé en garde à vue pendant huit heures. Ce n’est qu’après l’arrivée de son avocate, Maître D. Cochain, qu’il apprend alors que René Taieb, candidat municipal PS à Montmagny (95) et accessoirement,responsable du CRIF (l'institution juive) du département, a déposé plainte pour « dégradation de ses affiches, sur les panneaux dédiés à la libre expression publique dans la commune de montagne et incitation à la haine raciale ».
  « Cela  fait des années que je colle des affiches avec mes camarades, partout en Ile-de-France. Et souvent, nous collons sur les affiches des autres. Et tout le monde fait pareil, M. Taieb, y compris » se défend Boualem Snaoui, qui ne comprend toujours pas qu'on puisse porter plainte pour "des affiches". « Ce n'est pas un délit. J'appelle plutôt ça un grief infondé », ajoute-il.

 « A  chaque fois que je verrai mes affiches dégradées, je porterai plainte », menace René Taieb. « Je suis élu depuis 20 ans à Montmagny et je n'ai jamais vu ça ! » s’indigne t-il. Mais René Taieb choisit d'éluder l'autre partie du motif de la plainte. Quand on évoque "l'incitation à la haine raciale", ce dernier préfère rappeler plusieurs fois qu'il faut « laisser la justice faire son travail ». 
 
 De son côté, Ensemble, le parti de Boualem Snaoui, s'est fendu d'un communiqué où les responsables s'insurgent contre « le détournement des missions de la police nationale à des fins politiques » et  condamnent «les méthodes d'humiliation et d'atteinte grave à la dignité des militants des droits humanistes ».  « La liberté d'affichage est constitutive d'une liberté fondamentale. C'est une pratique enracinée dans la tradition démocratique », concluent-ils.

 Boualem  Snaoui attend toujours de savoir s'il sera poursuivi.
  
http://www.lecourrierdelatlas.com/668327022014Huit-heures-de-garde-a-vue-pour-des-affiches-denoncant-la-politique-d-Israel.html 

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24 février 2014 1 24 /02 /février /2014 21:21

On est fatigué par son samedi de manif mouvementée à Nantes, le quotidien du travail et la campagne municipale à Morlaix mais quand on lit avant de se coucher l'éditorial du jour de Ouest-France, commis une nouvelle fois par Michel Urvoy, le thuriféraire de Dominique Strauss-Kahn, toujours préposé au service de communication du PS version sociale-libérale, on retrouve juste assez d'énergie et de colère pour dénoncer l'imposture de la version que le gouvernement et les médias au service du Système et du Patronat donnent de la manifestation du 22 février dernier.

Son édito a pour titre "Le droit contre la force". On dirait presque une fable de la Fontaine, et comme dans la Fable bien faite pour prévenir les agneaux que nous sommes, contrairement à l'éditorialiste qui voudrait nous mener en bon berger indulgent pour nos étourderies, le droit est du côté du loup. 

En effet, qui détient la force selon M.Urvoy?

L'Etat, Manuel Valls et ses milliers de CRS casqués et munis de matraques, ses hélicoptères anti-émeutes, ses grenades lacrymogènes, ses canons à eau? Vinci et ses milliards de dividendes pompés sur l'argent du citoyen? Ayrault et Hollande, coincés dans leurs postures de clowns tristes et emmurés dans leurs châteaux loin de la rumeur de la foule en colère?

Non, ce sont les Zadistes, ces jeunes sans foi ni loi qui ne reconnaissent pas les valeurs sacrées de Monsieur Urvoy, celles de tous les bourgeois repus des paroles de Brel: ORDRE, SOUMISSION, PROPRIETE PRIVEE, POLICE.

Le "droit", c'est celui dont peuvent se prévaloir les bétonneurs de Vinci et du Gouvernement pour saccager le bocage nantais et continuer à produire toujours plus de CO2 pour les besoins de quelques entreprises (multinationales du BTP, banques, commerce international, spéculateurs immobiliers) et dit-il, "des six millions d'habitants d'habitants qui vivent dans la zone de chalandise de Notre-Dame-des Landes"?

Entendez-vous comme moi? La Bretagne "transformée en zone de chalandise" et ces gens "sérieux", abonnés aux dîners patronaux et aux cercles du pouvoir, qui voudraient être nos maquignons. Non merci, notre Bretagne n'est pas à vendre. 

Monsieur Urvoy est du côté du droit, de l'état de droit, entendez dans sa bouche, du côté de la matraque. 

Samedi, même si je ne me suis pas aventuré trop près de l'action, je n'ai pas vu beaucoup de CRS respecter "l'intégrité physique des personnes et des biens".

Même des vieux se sont fait frappés et intoxiqués par leurs lacrymos.

Par contre, aucun policier le long du cortège pour prévenir et empêcher la casse, les incendies d'engins de travaux.

Le prétexte était trop beau!

Pour bastonner, certes, mais ça ne n'est qu'un détail.

Pour salir le mouvement d'opposition à l'aéroport et au type de mode de développement et de société que ce projet majoritairement rejeté désormais par les citoyens français, symbolise.

Tous les médias se sont mis à décrire et à montrer avec un luxe de détails et de commentaires alarmistes et indignés les dégradations qui ont été commises à Nantes...

Voyez le contraste avec les évènements d'Ukraine où le droit était forcément du côté des manifestants anti-russes, y compris quand il s'agissait de militants d'extrême-droite nationaliste. 

Aucun commentaire sur l'ampleur du dispositif policier, la responsabilité de la flambée de violence, les brutalités des CRS.

Si peu d'écho à la grande manifestation pacifique et colorée du peuple de l'Ouest contre l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes.

Le scénario était planifié à l'avance: décrédibiliser comme des radicaux irresponsables et violents les opposants à Notre-Dame-des-Landes. Justifier l'expulsion prochaine par la force des zadistes.

Ayrault et le préfet de Loire-Atlantique, l'ont dit d'un ton martial: la violence de Nantes samedi dernier, c'est la violence quotidienne de la ZAD. Ce ne sont pas des protecteurs de la nature, des gentils baba cools à la papa, ce sont des monstres "anarchistes", des "casseurs". Qui veut étrangler son chien le dit enragé...

Les éléments de discours et de service après-vente médiatique étaient bien rodés. La LOI doit s'imposer, celle du FRIC, de VINCI, de VEOLIA et consorts bien sûr, mais cela n'est pas dit. C'est le petit propriétaire et le bon citoyen calme et apeuré que l'on protège! 

Et bien non, notre Loi à nous, c'est celle de la raison, qui recommande la préservation de nos terres et de notre TERRE, qui nous présente le Productivisme à tout crin comme une impasse. Cela justifie la résistance à la déraison, voire la désobéissance civile.

Urvoy et Ayrault ont beau jeu de rappeler le respect des décisions des représentants élus du peuple et des règles de la démocratie, eux qui se sont assis sur le NON au traité constitutionnel européen en 2005 et qui justifient que l'on retire toujours plus de souveraineté aux citoyens.

Eux qui n'écoutent pas une majorité de Français qui voient pas l'intérêt de ce nouvel aéroport alors que Nantes-Atlantique n'est nullement saturé.    

M.Urvoy conclut: "la vraie illustration de l'Etat de droit invoqué par Jean-Marc Ayrault viendra le jour où l'éxécutif aura le courage de faire évacuer les occupants du site".

C'est drôle, avec lui, le courage, c'est toujours celui de nous taper dessus: hausse de la TVA, baisse des dépenses publiques et sociales, cadeaux sans contrepartie aux grands patrons.

C'est sûr que ces gens là n'ont pas appris le courage sur les barricades ... faisons-leur honneur, commanditer la castagne officielle de son bureau d'écrivaillon de cour, cela demande beaucoup de courage!

Ismaël Dupont.           

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23 février 2014 7 23 /02 /février /2014 20:16
Communiqué des organisateurs de la manifestation anti-aéroport du 22
février.


La manifestation d'aujourd'hui a connu une mobilisation inégalée.

520 tracteurs, venus de tous les départements limitrophes ont été comptés, 0deux fois plus que le 24 mars 2012 à Nantes. Cela marque une implication massive du monde paysan. Les tracteurs vigilants sont prêts à intervenir sur la zad.

Il y avait 63 bus venus de toutes les régions de France, deux fois plus encore que lors de la chaîne humaine. C'est le signe d'une mobilisation nationale et de la connection entre Notre Dame des Landes et d'autres luttes contre les grands projets inutiles et imposés.

Il y avait entre 50 et 60 000 personnes, plus encore que lors de la manifestation de réoccupation du 17 novembre 2012. Il s'agit de la plus grosse mobilisation du mouvement.

Le défilé a été festif, créatif et déterminé, avec des batukadas, salamandres, tritons géants, masques d'animaux marquant le refus de la destruction des espèces protégées et des mesures dites de compensation.
Des prises de paroles et animations ont eu lieu jusqu'à 18h square Daviais.

La préfecture avait choisit de mettre Nantes en état de siège et de nous empêcher d'être visible dans le centre ville. C'est la première fois qu'on interdit à une manifestation d'emprunter le Cours des 50 Otages. Une
partie du cortège est passée par l'île Beaulieu. Une autre a essayé de passer par le trajet initialement prévu et a fait face à une répression policière violente avec tir de flashball, gaz lacrymogènes et grenades assourdissantes. Cela n'a pas empêché les manifestants de rester en masse dans les rues de Nantes jusqu'à la fin.

Il existe différentes manières de s'exprimer dans ce mouvement. Le gouvernement est sourd à la contestation anti-aéroport, il n'est pas étonnant qu'une certaine colère s'exprime. Que pourrait-il se passer en
cas de nouvelle intervention sur la zad ?

Cette journée est un succès et les différentes composantes de la lutte restent unies sur le terrain. L'opposition ne fait que croître depuis 30 ans. Le gouvernement n'a pas d'autre choix que d'abandonner le projet d'aéroport !
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23 février 2014 7 23 /02 /février /2014 07:25

65 cars en provenance de 200 collectifs locaux anti-aéroport de Notre-Dame-des-Landes (dont deux affrétés par le collectif NDDL de Morlaix), 520 tracteurs, 50 000 à 60 000 personnes à défiler avec détermination et gaieté dans les rues de Nantes, arborant une grande variété de pancartes, de costumes, de masques, d'accessoires pour dire non à ce projet "Beton -Privatisation - Big Business ". La manifestation de Nantes du 22 février est incontestablement un succès, dont la toile de fond est l'évolution de l'opinion: 56% des français sont contre l'aéroport.

Le Front de Gauche et le Front de Gauche Morlaix étaient bien représentés dans cette manifestation, même si des élus régionaux communistes de Bretagne et ceux de Loire-Atlantique soutiennent ce projet au nom de leurs liens de loyauté avec le PS et d'une conception du développement économique et de l'amènagement du territoire contestable.

Nous qui étions présents à cette manifestation familiale, où l'on trouvait des ciotoyens de 2 à 90 ans, nous ne pouvons que regretter le choix qui a été fait par le pouvoir socialiste de la discréditer et de la salir en déployant un dispositif de sécurité digne des pouvoirs autoritaires les plus contestés et en engageant d'emblée les hostilités avec les militants zadistes et anarchistes.

Des détonations, des grenades lacrymogènes, des canons à eau, des coups qui pleuvent sur de jeunes manifestants. Une ville en état de siège, volontairement transformée en zone de guerilla urbaine pour jouer sur l'exaspération des nantais et le discours sensationnaliste des médias. La violence était du côté du pouvoir et d'Ayrault, un pouvoir qui montre plus facilement ses muscles devant les anticapitalistes, les défenseurs de la nature et de l'agriculture, que devant Vinci, Gattaz et consorts. 

Mais, c'est une chance pour nous, Ayrault et Hollande sont si discrédités et impopulaires qu'ils ne pourront prendre le risque d'un affrontement violent à retentissement régional et national sur la zone de bocage de Notre-Dame-des-Landes pour faire passer les bulldozers de Vinci, et cela malgré la pression des élus locaux qui craignent de perdre la face et des groupes d'intérêts capitalistes. Si la mobilisation se poursuit, nous ferons échec à ce grand projet inutile, nuisible et coûteux car, comme à Plogoff, comme sur le plateau du Larzac, c'est la lutte entre la realpolitik à courte vue et l'esprit de résistance pour les intérêts supérieurs de l'humanité qui se joue là.  

Ismaël Dupont      

 

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20 février 2014 4 20 /02 /février /2014 16:59

Il l'a dit: "Le pacte de responsabilité est une très bonne nouvelle. C'est, dans un pays en difficulté, le moment où on décide de construire un compromis national du même type que celui qui a existé en 1945"

(Arnaud Montebourg).   

 

Depuis la primaire socialiste de 2011, le candidat de "l'aile gauche du PS" et le chantre de la démondialisation est allé à la soupe, a mangé son chapeau et, de désillusions en remises au pas, ne craint plus non plus de vanter l'entrée des chinois dans le capital de Peugeot, prélude à de nouvelles délocalisations, ou le grand marché transatlantique. Cela a inspiré à Claude Cabanes, dans L'Humanité du 19 février, un éditorial cinglant, à la hauteur de cet imposteur: 

 

Mort d'un ministre

Monsieur Montebourg est mort. C'est une façon de parler naturellement... On ne va pas appeler à la rescousse quelque Bossuet moderne pour prononcer l'éloge funèbre devant le corps du disparu, auquel on souhaite longue vie... Non. Le mort c'est le ministre: il a été englouti corps et biens avec ses convictions affirmées à gauche, avec son oeil d'aigle sur les intentions du monde de la finance, avec sa fibre combattante, qui ont sombré dans les eaux glacées de la conversion au libéralisme absolu. On l'a compris hier matin sur France Inter: il ne restait que l'avocat! Grand expert en fleurs de rhétorique et en enfilage de perles, certes... Mais si la politique de la France ne se fait pas à la corbeille, comme disait de Gaulle, sa politique industrielle ne se fait pas au prétoire. Maître...

Evidemment, on se doutait depuis quelque temps que le ministre du redressement productif avait calé son pilote automatique sur la fréquence de l'Elysée. "Il faut douter de tout", disait Karl Marx, en latin, même de la conscience politique de M.Montebourg. Mais, tout de même, voir le président de la République et quelques-unbs de ses ministres donner "le baiser aux maîtres du monde" a laissé baba même mon voisin, électeur socialiste depuis 40 ans. Et la comparaison mise en oeuvre hier devant les micros entre le pacte Gattaz-Hollande et le chantier ouvert à la Libération par le Conseil National de la Résistance pour arracher la France à la fosse commune n'est pas digne d'un homme d'Etat.

Pourtant, les mêmes "maîtres du monde" réunis autour de la vaisselle de la République avaient lâché le morceau il y a moins d'un mois à Davos au cours du Forum économique mondial. Ils étaient convenus qu'ils avaient "fait le job": ils avaient délibérément tapé sur le clou des inégalités et transformé le fossé entre riches et pauvres en abîme. Ainsi, à table, avant la sarabande de fruits rouges, M. Montebourg aurait pu interpeller ses voisins (ses nouveaux camarades, messieurs Nestlé, Samsung, Général Electric, Siemens, etc.) sur ce fait, source infinie de vertige: 1% des hommes les plus riches de la planète possèdent l'équivalent de ce que possèdent les 99% restants, soit 110 000 milliards de dollars!

Quel appétit! Pour atteindre cette performance, ils ont asservi à leurs fins toutes les règles de la marche des sociétés et du monde. Même madame Lagarde, directrice du FMI, s'en inquiétait au mois de janvier dans les colonnes du Financial Times: "Les bénéfices de la croissance ont profité à trop peu de gens. Ce n'est pas bon pour la stabilité".

Et c'est sur ces gens là que l'on compte pour sauver la patrie? Cette allégeance du chef de l'Etat aux grandes multinationales a peut-être une signification plus large: l'élément d'une entreprise de "droitisation" du pouvoir politique et de la société française..."  

 


 


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20 février 2014 4 20 /02 /février /2014 16:44
Marché transatlantique : c’est trop grave ! Le peuple doit être consulté.
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C’est sans doute la ministre, Mme Fleur Pèlerin, qui a le mieux caractérisé le sens du voyage d’état de F. Hollande aux Etats-Unis. Il était « venu donner des preuves d’amour aux patrons ». Et le peuple alors ? A quel sentiment a-t-il droit ? De fait, en faisant participer M. Gattaz au dîner d’Etat, en se rendant auprès du grand patronat à San Francisco et en donnant l’accolade au leader du mouvement de novembre 2012, dit des « pigeons », opposé à l’impôt sur le capital, le Président de la République a malheureusement une nouvelle fois montré quels intérêts il servait. Nous en sommes au point où la droite n’a même plus le loisir de critiquer les choix économiques, sociaux et internationaux actuels, puisque ses idées sont mises en œuvre. M. Copé et d’autres en sont réduits à la surenchère jusqu’à commenter bêtement la qualité de livres pour enfants et à faire courir des rumeurs sur feu la loi sur la famille ou cette fumeuse prétendue « théorie du genre » à l’école.

 

Au cours du voyage présidentiel aux Etats-Unis, n’ont jamais été évoqués : ni les affaires d’espionnage par la NSA, ni le sort de Snowden et d’Assange, ni Guantanamo, ni les enjeux du désarmement pas plus que les largesses fiscales dont bénéficient des groupes comme Google. Par contre, le Président de la République a de fait poursuivi sa mue, se dépouillant définitivement des quelques oripeaux sociaux-démocrates qui l’encombraient encore. En appelant à « accélérer les négociations sur le projet de marché transatlantique, pour une conclusion rapide », M. Hollande a donné satisfaction aux organisations patronales allemandes et au Medef qui, dans une déclaration commune, le réclamaient. Tout comme à « l’European américan business concil » (EABC) ou conseil des affaires Europe – Amérique qui regroupe des dizaines de grandes sociétés industrielles et bancaires et au « Transatlantic business Dialogue » qui, côté américain comme européen, réunit les principales firmes transnationales.

 

Jamais jusqu’ici, le Président de la République n’a parlé en France du projet de marché unique transatlantique à la télévision ou au cours d’une réunion publique. Voici qu’il le fait aux Etats-Unis devant M. Obama et le monde des affaires, après avoir cosigné, le jour de son arrivée sur le continent nord-américain, une tribune commune avec le président nord-américain.

 

Ce projet est extrêmement dangereux pour nos vies quotidiennes. Il poursuit plusieurs buts : tenter de faire face à la crise des débouchés que provoquent les politiques d’austérité en attisant la guerre économique pour offrir des « marchés » d’exportation aux grandes firmes en éliminant toutes les barrières douanières et surtout en harmonisant vers le bas toutes les règles du commerce et les normes sociales, sanitaires, alimentaires ou environnementales. Toutes les mesures de protection sociale comme le salaire minimum garanti, les précautions sanitaires, la qualité de l’alimentation, les services publics, la création culturelle, la protection des consommateurs, les droits d’auteurs, l’épargne, seraient alignées sur des « règles mondiales édictées par le grand capital international » pour augmenter encore ses marges et ses profits.

 

Le second objectif de ce « marché unique transatlantique » vise, pour les pays occidentaux, à tenter de reprendre leur domination sur le monde face aux pays émergeants comme le Brésil, la Chine, l’Inde, l’Afrique du sud et l’Indonésie. Ce projet, c’est le marché capitaliste, avec l’OTAN comme gardien contre les souverainetés populaires. Ce projet, c’est la création d’un « marché intérieur transatlantique » contre l’existence même d’une autre construction européenne. Et pour faire accepter tout cela, pour torpiller définitivement nos services publics, pour nous faire accepter le bœuf aux hormones et les poulets au chlore ou pour accaparer toutes nos données personnelles via les géants de l’internet, ils ont inventé le missile destructeur de toute souveraineté des Etats, des Parlements et même des gouvernements : la création d’un tribunal arbitral privé où les sociétés multinationales seront juges et parties. Elles pourront attaquer les Etats quand un système de protection environnemental ou social entravera leurs intérêts. Ce serait définitivement le triomphe de la loi de l’argent contre la loi du peuple. Ce serait une dictature sans chars dans les rues, sans généraux casqués et bottés au pouvoir. Il existe déjà de tels exemples à partir d’accords de libre-échange existants. Ainsi, la firme Philip Morris porte plainte contre l’Australie, parce que ce pays restreint le commerce du tabac. Le groupe multinational Novartis poursuit l’Inde pour la contraindre à cesser la production de médicaments génériques.

 

De même, demain, si la France refusait le bœuf ou le lait aux hormones nord-américains, telle ou telle culture de végétaux modifiés génétiquement, l’exploitation de gaz de schiste, ou encore le maintien d’un salaire de base pour une durée limitée du temps de travail, des firmes multinationales pourraient poursuivre l’Etat et imposer leurs choix. C’est très grave !

 

M. Hollande connaît si bien ces dangers qu’il s’est écrié devant M. Obama au cours d’une conférence de presse : « Nous avons tout à gagner à aller vite. Sinon, nous savons bien qu’il y aura une accumulation de peurs, de menaces et de crispations ». Quel terrible aveu ! Quelle négation de la démocratie. Cela ressemble à une tentative de coup de force dans le dos des populations française et européennes. Nous réclamons, une nouvelle fois, la transparence sur les négociations en cours. Nous demandons à F. Hollande et au gouvernement de mettre à disposition de nos concitoyens le texte du mandat de négociation de la Commission européenne, ainsi que toutes les expertises produites par chacun des ministères sur les conséquences d’un tel marché transatlantique. Nous demandons aux médias d’organiser des débats publics sur ce sujet. Chaque ville, département, région, peut voter, comme l’a fait le Conseil régional d’Ile-de-France, sur proposition des élus du Front de gauche, des motions réclamant le retrait de ce projet.

 

Le prochain Parlement européen aura le pouvoir de le rejeter. Dans ces conditions, la question devient l’un des enjeux principaux des prochaines élections européennes. Ni le vote pour les listes de droite, ni celui pour les listes soutenues par le Président de la République, ni l’abstention ou le vote d’extrême-droite ne permettront de créer un rapport de force en ce sens. Un débat public doit être organisé, sanctionné par une consultation populaire dans toute l’Europe avant toute décision.

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20 février 2014 4 20 /02 /février /2014 09:30

Chronique d'André Chassaigne (député PCF - FDG du Puy de Dôme) publiée dans le journal "La terre"

 

Après le « pacte de compétitivité » et ses 20 milliards de ristourne sans contrepartie ni objectif, le mois de janvier aura donc vu éclore un nouveau pacte avec le grand patronat, au nom fumeux de « pacte national de responsabilité ». C’est une trouvaille qui « va très bien » au président du Medef. Il s’agit d’exonérer à terme le patronat du paiement de sa part des cotisations famille de la protection sociale, nouveau cadeau de 37 milliards d’euros pris sur les droits des salariés.

 Ce pacte s’inscrit aussi dans le vieux rêve revanchard du patronat français, pour que les employeurs ne participent plus au financement de la protection sociale. Pour le MEDEF, l’horizon est de mettre à bas, par touche successive, les acquis du programme du Conseil national de la résistance. Le marché proposé par le Président de la République à la grande oligarchie financière est un marché de dupes : « moins de charges sur le travail, moins de contraintes sur les activités » en contrepartie de « plus d’embauches et plus de dialogue social ». Cela fait près de quarante ans que cette logique est à l’œuvre avec les désastreux résultats que l’on connaît.

 Le mythe entretenu est celui d’un « coût du travail » excessif, à cause de l’existence d’un salaire minimum, de la protection sociale et jusqu’à la protection de l’emploi inscrite dans le code du travail est un mythe. C’est à partir de cette logique que l’idéologie dominante tente de gagner les travailleurs et tous nos concitoyens à la thèse qu’il faut baisser les salaires. Celle-ci permet de redoubler l’exploitation du travail et d’alimenter les dividendes versés aux actionnaires. Mais c’est elle qui mène l’Europe et notre pays dans le mur d’une crise sans fin.

 Nous le savons, ces politiques ne réduisent pas les dettes publiques. Au contraire, elles tuent dans l’œuf tout projet de relance économique, et contribuent à alimenter toujours plus le cercle vicieux des déficits avec toujours moins de recettes fiscales, toujours moins de consommation. A ceci s’ajoute, avec les déréglementations, l’incitation à spéculer plutôt qu’à investir. Les banques ne s’y trompent d’ailleurs pas. Non contentes de bénéficier elles-mêmes de toutes ces ristournes gratis sur leurs cotisations, elles ferment comme jamais le robinet du crédit bancaire pour les créations d’entreprises, et vont à nouveau alimenter une spéculation inouïe sur les marchés dérivés.

 Ainsi pour ne prendre que le département du Puy-de-Dôme, on ne compte plus les projets de création ou de développement de TPE-PME ou de commerces avortés faute de crédit bancaire. Il s’agit pourtant souvent de montants relativement limités, de quelques milliers à quelques dizaines de milliers d’euros. Trop souvent, les porteurs de projets se heurtent au mur du refus bancaire, sans d’ailleurs jamais connaître les critères de rejet. S’il y a donc des leviers à actionner pour le développement de l’emploi, notamment en milieu rural, actionnons d’abord celui du crédit bancaire et de la baisse des charges financières, intérêts versés aux banques et dividendes versés aux actionnaires qui pèsent pour plus de 300 milliards d’euros chaque année sur les entreprises. Regardons la réalité économique locale en face, et faisons le choix d’aider l’investissement, la création d’emploi, le développement des PME-TPE plutôt que d’encourager une nouvelle gabegie financière sans contrepartie pour l’économie du pays.

 

 

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