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1 mars 2015 7 01 /03 /mars /2015 15:04

http://www.franceculture.fr/emission-la-suite-dans-les-idees-le-pen-tel-pere-telle-fille-le-simple-ravalement-semantique-d-un-pa

Interview de Cécile Alduy, l’une des auteurs d'un livre sur le décryptage du discours frontiste

à partir de l’analyse de 500 discours, textes etc… du père et de la fille… (belle performance!!)

L’entretien est passé samedi 28 sur France-Culture. Il dure 28 mn.

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24 février 2015 2 24 /02 /février /2015 20:51

A PROPOS DU RAPPORT DE LA COUR DES COMPTES SUR LES MATERNITÉS

La Coordination des Comités de Défense des Maternités et Hôpitaux de Proximité, qui représente près d’une centaine de comités en France et défend le secteur public de santé a souhaité faire connaître ses positions après les conclusions inquiétantes du Rapport de la Cour des Comptes sur l’organisation des soins de Périnatalité, effectué sur la demande de la Commission des Affaires Sociales du Sénat.

La Cour des Comptes constate la pauvreté des travaux épidémiologiques à ce sujet, citant cependant la recherche effectuée en Bourgogne sous la direction d’Evelyne Combier et publiée en 2012 (1).

Elle rappelle la volonté des gouvernements successifs depuis le décret du 21 Février 1972 sur les normes imposées lors de la naissance (M.M. DIENESCHE), à assurer la sécurité des femmes et des bébés en fermant les deux tiers des maternités de 1500 à 500 maternités au cours des quarante dernières années.

Elle reconnait qu’une telle mesure n’a malheureusement guère fait progresser la place de la France dans le rang des pays européens en matière de périnatalité. Et comme cette donnée largement connue ne pouvait être dissimulée, notre magistrature des comptes de la Nation admet humblement la chute de la 6° à la 13ème position de la France au sujet de la périnatalité. De quoi se lamenter très justement.

Après l’objectivité d’un triste constat, notre Cour de Justice Economique se doit de prononcer une sentence exemplaire. Contre toute attente les moyens préconisés sont un encouragement à l’accélération des mesures dont l’inanité vient justement d’être démontrée. Stupéfiant !

Ainsi l’engagement du Président de la République n’était donc qu’un trompe-l’œil destiné à apaiser ses électeurs. Les trente minutes précises destinées à apporter les meilleures réponses thérapeutiques à toutes formes d’urgences, y compris obstétricales, devraient se conjuguer avec l’éloignement organisé par la fermeture d’un nombre encore supérieur à celui « recommandé » de maternités. Nous pouvons décerner le 1er prix d’incohérence à notre Cour des Comptes.

Malheureusement ces magistrats ne sont pas stupides et leur enquête ne manque pas d’intérêt. Leur volonté économique concorde clairement avec celle, politique, d’un Gouvernement bien décidé à réduire les dépenses de santé publique dans le cadre de la création tout d’abord de communautés hospitalières de territoire : C.H.T. (Loi « Hôpital-Patients-Santé-Territoire » de juillet 2009) et aujourd’hui de groupements hospitaliers de territoire : G.H.T., cette fois contraignants, dans la future Loi de Santé élaborée par le Ministère ! Pour être clair : de fermer des services ou des hôpitaux, de réduire le nombre de lits et de personnel.

Mais la Coordination des Comités de Défense des Maternités et Hôpitaux de Proximité a la volonté de combattre ces choix déshumanisants, responsables de désertification, d’inégalité d’accès aux soins, de mise en concurrence des unités de soins, hospitalières et autres, et bien décidée à unir le plus largement la population afin de promouvoir une organisation sanitaire basée sur la réponse aux besoins de santé, financée par une Sécurité Sociale gérée démocratiquement, réunifiée et financée sur le principe de solidarité de chacun selon ses revenus à chacun selon ses besoins.

La Coordination des Comités de Défense des Maternités et Hôpitaux de Proximité poursuivra cet objectif répondant aux aspirations républicaines de justice fondatrice d’égalité et de fraternité.

Le 15 février 2015

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24 février 2015 2 24 /02 /février /2015 20:44

Ces communautaristes qui sapent le vivre ensemble.

Sur Europe1, le lundi 23 février 2015, Roger Cukierman, Président du CRIF, déclarait « toutes les violences aujourd’hui sont commises par des jeunes musulmans ».

Cette déclaration scandaleuse et stigmatisante faisait de la violence une spécificité musulmane ; elle incitait donc à la haine. Dans la même émission, il considérait que Marine Le Pen est "irréprochable personnellement », Ce label de respectabilité s'appliquait à celle qui le 27 janvier 2012, faisait le pas de deux dans le bal annuel des corporations pangermanistes, grand raout annuel de la peste brune européenne, ceci le jour même de la « Journée internationale de commémoration en mémoire des victimes de l'Holocauste ».

Déjà en 2002, lors des élections présidentielles, Roger Cuckierman formulait une effarante déclaration raciste dans le journal Haaretz affirmant que le vote Le Pen constituait « un message aux musulmans leur indiquant de se tenir tranquilles »

Dès lors une question doit être posée : comment les premiers représentants de l’État ont-ils pu représenter la République dans un dîner annuel du CRIF dont le président venait de faire une telle déclaration attisant la haine raciale. Leur présence dans ce dîner devenait alors la caution officielle des débordements communautaristes du président du CRIF et de son mouvement. Cela ne peut qu'entretenir d'autres comportements communautaristes, antisémites ceux-là.

En cette période dramatique, après la tragédie de Charlie et de l'épicerie Casher, après le saccage d'un cimetière juif, après les nombreux actes anti-musulmans, il y aurait tant besoin d'un message rassembleur ! Ni le Président du CRIF, ni les officiels présents n'ont aidé à ce message. S'il y a eu un esprit du 11 janvier, le Président du CRIF et ses invités sont apparus comme ses fossoyeurs quelques semaines plus tard. Il nous appartient de réaffirmer l'urgence de la lutte contre toute les formes de racisme, sans hiérarchisation, sans concurrence communautariste mortifère pour le vivre ensemble.

Le MRAP

Paris, le 24 février 2015

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23 février 2015 1 23 /02 /février /2015 06:54

Jean Ziegler. « La conscience humaine est une force révolutionnaire »

 

Dans « Retournez vos fusils », le sociologue suisse choisit clairement son camp et livre des éléments d’analyse concrets pour comprendre et résister à la barbarie libérale.

Rapporteur de l’ONU pour le droit à l’alimentation, aujourd’hui Vice-Président du comité consultatif du Conseil des droits de l’homme des Nations unies, Jean Zieglerest professeur émérite de sociologie à l’université de Genève.

La Marseillaise. Retournez les fusils ! Choisir son camp : vous n’y allez pas par quatre chemin…

Jean Ziegler. La dictature du capital financier globalisé qui asservit aujourd’hui l’humanité non plus… Nous vivons dans un ordre cannibale du monde : toutes les cinq secondes un enfant en dessous de 10 ans meurt de faim, presque 1 milliard d’êtres humains sont mutilés par une sous-alimentation grave et permanente, alors que d’immenses richesses s’accumulent dans les mains d’une mince oligarchie quasi toute puissante. Selon la Banque mondiale, en 2014, les 500 plus puissantes sociétés privées transcontinentales, tous secteurs confondus, ont contrôlé 52,8% du produit mondial brut. Ces « gigantesques personnes immortelles », comme les appelle Noam Chomsky, échappent à tout contrôle étatique, syndical, social, etc. Elles fonctionnent selon un seul principe : celui de la maximalisation du profit dans le temps le plus court. Contre cet ordre absurde et meurtrier, les États eux-mêmes, surdéterminés par les oligarchies du capital financier, sont impuissants. Les faits sont accablants, les risques encourus énormes. Les fusils dont il est question dans le titre de mon livre sont les droits démocratiques dont nous disposons dans les pays dominateurs.

La Marseillaise. Aujourd’hui, « faire ce qu’on veut et vouloir ce qu’on fait est devenu quasiment impossible » soulignez-vous. Ce regard critique réconforte, en quoi peut-il porter remède à ce monde malade ?

Jean Ziegler« Connaître l’ennemi, combattre l’ennemi », telle était l’injonction de Jean-Paul Sartre. C’est la tâche de l’intellectuel, mais aussi de tout démocrate : faire l’effort d’étudier le capitalisme financier globalisé dans ses moindres stratégies, confronter celles-ci à l’intérêt général, choisir son camp, rallier les mouvements sociaux. Mon livre veut être une arme pour l’insurrection des consciences à venir.

La Marseillaise. Vous évoquez l’utilité des intellectuels. Faut-il mettre en regard leur rôle avec la régression de l’histoire des idées depuis plus de trois décennies ?

Jean Ziegler. Ces trente ans écoulés ont vu l’effondrement du bloc soviétique, dont l’influence couvrait la moitié de la planète, l’unification économique du monde, le tsunami du néolibéralisme qui a dévasté l’idée de l’État-providence, privatisé le monde, tenté d’anéantir les politiques publiques, d’enchaîner les pays dépendants de l’hémisphère sud. Le triomphe de l’idéologie néo-libérale correspond à une véritable contre-révolution qui a aussi ravagé les intellectuels.

La Marseillaise. En vertu des « lois naturelles » de l’économie, dites-vous, le but de toute politique est la libéralisation complète des mouvements de capitaux, marchandises et services. Le reste serait une histoire d’emballage ?

Jean Ziegler. Oui, c’est le grand succès de l’idéologie néolibérale que de réussir à faire croire que l’économie obéit à des « lois naturelles », que la privatisation et la libéralisation, autrement dit la suppression de toute forme de contrôle public, crée le terrain favorable à l’expansion de l’économie, que la pauvreté des uns et l’extrême richesse des autres découlent d’une fatalité contre laquelle toute résistance serait vaine, que c’est à l’apogée de l’expansion que se fait « naturellement » la redistribution… En Europe, on commence à se rendre compte du danger mortel de cet « emballage » idéologique. On réalise progressivement qu’il soumet les gouvernements et les citoyens à ces forces économiques aveugles.

La Marseillaise. L’idéologie néolibérale est-elle le socle du retour du racisme et de la xénophobie ?

Jean Ziegler. Le désespoir qu’il provoque, oui. Racisme et xénophobie d’un côté, sentiment d’exclusion et d’apartheid de l’autre. En France, la droite française connaît une scission importante entre son courant gaulliste en train de disparaître et son aile néoconservatrice qui s’aligne sur la montée de l’extrême droite en Europe.

La Marseillaise. Dans ce contexte, l’unité républicaine prend-elle sens ?

Jean Ziegler. Oui, toute unité républicaine vaut mieux que l’extrême-droite au pouvoir. Mais elle ne peut pas durer sans changement profond de la société, de l’économie, de la politique, sans retour de la souveraineté populaire. Sinon la République, la nation, l’héritage formidables de la Révolution française, seront bientôt des coquilles vides.

La Marseillaise. Comment la gauche de gouvernement qui adopte le langage néolibéral pourrait-elle produire un récit alternatif ?

Jean Ziegler. Telle qu’elle est jusqu’à ce jour, c’est sans espoir. Il faudrait un sursaut gigantesque au PS, je ne l’en crois pas capable.

La Marseillaise. Que vous évoque les attentats terroristes survenus à Charlie Hebdo et dans le supermarché casher ?

Jean Ziegler. Un antisémitisme nauséabond monte en France. Mais aussi dangereux, au moins à égalité, est l’anti-islamisme. Entre le gouvernement soi-disant socialiste et un grand nombre de Français d’obédience musulmane, le contrat social, le lien de confiance sont fragilisés. C’est sur le terreau de la misère que prospère le monstre djihadiste. Alors que peut, que doit faire le gouvernement français ? Essayer, par des investissements sociaux massifs, de briser l’isolement et la misère économique des millions d’habitants des banlieues sordides, dont une importante partie sont des musulmans. Prendre enfin sur la tragédie du peuple martyr de Palestine une position officielle claire : non à la colonisation et au terrorisme d’État du gouvernement Netanyhaou, oui à la création d’un Etat palestinien souverain.

La Marseillaise. Où situez-vous la relève ?

Jean Ziegler. La société civile planétaire, cette mystérieuse fraternité de la nuit, oppose à la dictature du capital financier globalisé une résistance fractionnée mais efficace. Elle est composée par une myriade de mouvements sociaux, locaux ou transcontinentaux : tels Via Campesina, qui organise, du Honduras jusqu’en Indonésie, 141 millions de petits paysans, métayers, éleveurs nomades, travailleurs migrants, Attac, qui tente de maîtriser le capital spéculatif, Greenpeace, Amnesty international, les mouvements de femmes, etc. Tous ces mouvements organisent patiemment le front planétaire du refus. Je suis persuadé qu’en Europe aussi l’insurrection des consciences est proche. Il n’y a pas d’impuissance en démocratie. La conscience de l’identité entre tous les hommes est une force révolutionnaire. La nouvelle société civile planétaire n’obéit ni à un comité central ni à une ligne de parti. L’impératif catégorique du respect de la dignité humaine de chacun est son unique, mais puissant moteur.

Recueillis par Jean-Marie Dinh (La Marseillaise, le 17 février 2015)

Retournez les fusils ! Choisir son camp, Ed. du Seuil, 2014.

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23 février 2015 1 23 /02 /février /2015 06:52

Colonnes ouvertes à Alain Hayot. Juifs et musulmans : le double piège

 

De Paris à Copenhague en passant par l’Allemagne les attaques contre les cimetières, les synagogues et les mosquées, les actes antisémites et islamophobes se multiplient.

Ils suscitent chez nos compatriotes de confession ou de culture juive ou musulmane des peurs et des angoisses parfaitement légitimes. D’autant plus que ce climat détestable alimente les pires violences, les propos et les comportements les plus nauséabonds, des instrumentalisations politiques totalement inacceptables. En outre ce climat xénophobe met en cause profondément les conditions républicaines du vivre ensemble, divise les français et les détourne des véritables causes du mal vivre et du mal être qu’ils connaissent.

Le débat médiatique occulte ainsi les dimensions économiques et sociales de la situation précaire de quelque 10 millions de français quelles que soient par ailleurs leurs origines, leurs appartenances confessionnelles ou leurs inscriptions territoriales.

Combien de temps va-t-on mettre à comprendre que les français de confession ou de culture juive ou musulmane sont pris en otage et enfermés dans un double piège.

Ainsi les juifs sont pris en otage par l’extrême droite fondamentaliste se réclamant de l’islam. Elle les identifie à Israël justifiant ainsi l’injustifiable, les meurtres commis prétendument au nom de la cause palestinienne. Mais les juifs sont aussi pris en otage par le gouvernement d’israélien d’extrême droite qui bloque toute perspective de paix et de reconnaissance de la Palestine. Il utilise l’extrémisme islamiste pour les inciter à rejoindre en Israël sa guerre sainte contre le monde arabo-musulman.

De même les musulmans sont pris en otage par l’extrême droite européenne, le FN chez nous qui s’acharne à les identifier à la violence meurtrière de Daesh ou d’Al-Qaïda mais aussi par ces mêmes groupes extrémistes qui veulent les entraîner dans une guerre sainte contre les pays européens où ils vivent et construisent leur avenir.

Ni les uns, ni les autres ne doivent accepter d’être enfermés dans des pièges aussi redoutables, dans des combats qui ne sont pas les leurs et qui les emmènent vers des voies sans autres issues que la haine de l’autre et la violence raciste et au bout du chemin, la guerre.

Tous les français quelles que soient leurs origines, leurs croyances ou leurs convictions, qu’ils croient au ciel ou qu’ils n’y croient pas, sont confrontés aux mêmes problèmes. Leurs appartenances identitaires respectives, légitimes au demeurant, ne peuvent s’exprimer en toute liberté que dans le respect des valeurs communes qui fondent notre République ou tout simplement notre humanité : Liberté de conscience et d’opinion ne peuvent aller sans tolérance et fraternité mais aussi et peut-être surtout sans égalité de tous devant la loi, le travail et l’emploi, le logement et la santé, l’éducation et la culture, la citoyenneté et la démocratie.

Là seulement se situe le champ des possibles pour sortir par le haut des pièges que nous tend un monde aveuglé par le fanatisme et l’obscurantisme, écrasé par la domination sans partage d’un capitalisme sauvage qui creuse toutes les inégalités sociales, sexuelles, culturelles et ethniques.

Alain Hayot (La Marseillaise, le 21 février 2015)

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23 février 2015 1 23 /02 /février /2015 06:41
 
Monsieur le Ministre : 
stoppez les fermes-usines !


Cher-es ami-es,

Aux quatre coins du territoire, des projets d’élevage industriel voient le jour.
  • une usine de 1000 vaches a pu voir le jour à Drucat dans la Somme ;
  • une autre usine de 1000 veaux est en construction à Saint-Martial-le-Vieux dans la Creuse ;
  • un poulailler géant avec 1,2 million de volailles à Pamproux (79) réalisé ;
  • une porcherie industrielle de 15 000 porcs à Vitry-le-François (51) réalisé ;
  • Etc (Voir la carte de france de l'élevage industriel).
Malgré l’impasse de ce type d’élevage qui :
  • réduit les paysans à de simples exécutants à la solde de multinationales ;
  • soumet l’animal à un environnement concentrationnaire indigne ;
  • pollue l’environnement (notamment rivières, littoraux et nappes phréatiques) ;
  • produit une alimentation de qualité discutable ;
... le gouvernement annonce un nouvel assouplissement des règles régissant l’agrandissement des élevages.

Après avoir sensiblement augmenté le seuil à partir duquel un éleveur porcin aura à effectuer une déclaration, c’est autour des poulaillers industriels de bénéficier d’un nouveau passe-droit.

Malgré les beaux discours écologiques, les choix du gouvernement sont toujours les mêmes et favorisent encore et toujours les pollueurs. 

Il est temps de mettre un terme à cette fuite en avant : il est nécessaire qu’un véritable débat s’engage afin de tenir compte de la volonté maintes fois exprimée des citoyens d’une nourriture de qualité et d’un environnement préservé.

Le gouvernement doit renoncer à soutenir cette course au gigantisme : il doit abandonner sa volonté de détricoter le droit de l’environnement pour satisfaire les exigences de quelques centaines d’agriculteurs productivistes et des multinationales qui les instrumentalisent.

► SIGNEZ la pétition pour demander au Ministre de l'agriculture de stopper les fermes-usines !

 
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22 février 2015 7 22 /02 /février /2015 07:34
Départementales : PG, PCF et EELV dénoncent « les manipulations du ministère de l’Intérieur »
© AFP/FREDERICK FLORIN

Le ministère de l’Intérieur impose une nuance politique aux alliances entre deux partis aux départementales. L’intitulé « divers gauche » peut recouvrir un binôme EELV et Front de gauche. De quoi minimiser leurs résultats. Au Parti de gauche et chez EELV, on dénonce « une manœuvre de l’Intérieur ».

Depuis lundi dernier, on connaît la liste des 18.000 candidats aux élections départementales des 22 et 29 mars prochain. Chaque binôme a déposé sa candidature en préfecture. Le ministère de l’Intérieur a publié le lendemain le détail, canton par canton. On y trouve en toute logique des binômes PS, UMP, FN, EELV ou encore Front de gauche. Mais aussi des binômes « UG », pour Union de la gauche, et « DVG », pour Divers gauche. Ces nuances politiques sont décidées par le préfet.


Liste des nuances politiques, transmise par le ministère de l'Intérieur.

« DVG » ne désignent pas forcément des candidats de gauche qui n’appartiennent à aucun parti. Cette dénomination cache aussi en réalité des alliances entre Europe Ecologie-Les Verts et le Front de gauche par exemple ou entre le PS et ses alliés de gauche pour « UG ». De quoi minimiser certains scores, au niveau national, le soir de l’annonce des résultats officiels par le ministère Intérieur.

« Un scandale » selon le responsable des élections d’EELV

Chez Europe Ecologie-Les Verts, on n’a pas de mots assez durs contre ce problème des nuances politiques. « C’est un scandale », dénonce le secrétaire national adjoint d’EELV, chargé des élections, David Cormand, interrogé par publicsenat.fr. « Le ministère de l’intérieur a mis au point une nomenclature sur les nuances des candidatures. Il y a l’étiquette, que le candidat inscrit sur son formulaire d’appartenance politique. A la vue de cela, le préfet décide d’attribuer la nuance » précise-t-il. Pour ce scrutin, sur les 950 cantons où ils sont présents, les écologistes ont fait alliance avec une composante du Front de gauche dans 45% des cas et avec le PS dans seulement 18% (voir notre article sur le sujet)

« Pour ces départementales, quand un candidat du PS et avec un autre, ça s’appelle « liste d’union de la gauche », qui est de fait attribué au PS. Mais s’il y a un candidat EELV avec un candidat Parti de gauche (PG), ce sera « divers gauche ». On noie des alliances EELV/PG ou EELV/PC dans du divers gauche. C’est une façon de diluer un vote qui va dans le même sens. Dans les chiffres officiels, il y aura beaucoup moins de 950 candidats EELV. C’est une manœuvre de l’Intérieur », accuse David Cormand.

« Sous-estimer le score du Front de gauche »

Des accusations soutenues par Eric Coquerel, secrétaire national à la coordination politique du Parti de gauche de Jean-Luc Mélenchon. « C’est clairement une manœuvre. C’est terrible », dénonce le responsable du PG. « On va avoir un problème de visibilité nationale. Dans 37 départements, nous avons des alliances avec EELV. Dans 30 d’entre eux, c’est une alliance avec tout le Front de gauche (donc le PCF aussi, ndlr) et 7 seulement avec le PG », précise Eric Coquerel.

« Cela va avoir pour effet de sous-estimer le score du Front de gauche et d’ignorer les endroits où nous faisons alliance avec EELV. Le gouvernement fait tout ce qu’il peut pour modérer l’émergence d’une alternative dans ce pays », affirme Eric Coquerel.

Pas de réponse de Cazeneuve à une lettre du PCF

Dans un communiqué diffusé vendredi, le PCF tient lui « à dénoncer les manipulations du ministère de l’Intérieur qui, sous couvert d’étiquetage administratif des binômes, minore le nombre de candidats du Front de gauche et du PCF en faisant disparaître les étiquettes politiques ». « C’est une mesure de camouflage et d’autoritarisme », nous affirme Pascal Savoldelli, le Monsieur élection de la place du Colonel Fabien. « Ce n’est pas par cela qu’on va effacer le fait qu’il y a des approches différentes. C’est une dérive technocratique et libérale. Je me pose la question si l’objectif inavoué n’est pas de minimiser l’éventuel recul du PS ? Et le grand bénéficiaire va être encore le FN » ajoute Pascal Savoldelli. Le FN n’a en effet pas d’alliances qui risquent de diluer ses résultats.

Le responsable des élections du PCF a écrit à Bernard Cazeneuve il y a 15 jours « pour lui demander de revoir la comptabilité » –  lettre « soutenue par le PG et EELV », selon Eric Coquerel du Parti de gauche. Pascal Savoldelli n’a toujours pas de réponse. « Le rôle de l’Intérieur est d’appliquer la loi et le législateur a décidé de créer un scrutin binominal. Il faut le respecter, y compris dans les nuances et la sensibilité. Quand il y a une sensibilité différente entre les deux candidats du binôme, il faut accorder les voix aux deux sensibilités. C’est respecter le choix des électeurs », fait valoir Pascal Savoldelli.

« La nuance ne sert qu’à établir un rapport des forces politiques » affirme la place Beauvau

Interrogé sur ce principe des nuances politiques, le ministère de l’Intérieur répond que « le candidat reste totalement libre de déclarer son appartenance politique à un parti ou à des courants de pensée, la nuance ne servant qu’à établir un rapport des forces politiques au terme d’un scrutin ». Il rappelle qu’il a « toujours procédé à l’attribution de nuances politiques des candidats aux élections politiques, dans un cadre juridique strictement défini ». Le ministère renvoie à une délibération de la CNIL, du 19 décembre 2013, qui « a confirmé tout l’intérêt de l’attribution de ces nuances », qui permettent « aux pouvoirs publics et aux citoyens de disposer de résultats électoraux faisant apparaître les tendances politiques locales et nationales et de suivre ces tendances dans le temps ».

Le cabinet de Bernard Cazeneuve ajoute que « la nuance politique fait référence à une grille établie par le ministère de l’Intérieur fondée sur les clivages politiques issus des scrutins passés et de l’actualité politique ». L’Intérieur est semble-t-il passé à côté de la dernière actualité des alliances passées et des rapprochements entre EELV et le Front de gauche…

« On va être obligé de faire notre propre totalisation des résultats »

La question de la nuance politique avait déjà fait polémique lors des dernières municipales de mars 2014. Les critiques venaient alors des petits candidats « sans étiquette » qui se voyaient affublés d’office d’une nuance, et donc d’une couleur politique, par le ministère de l’Intérieur. L’ancien président de l’Association des maires de France, Jacques Pelissard, avait même adressé une lettre au ministre de l’Intérieur de l’époque, un certain Manuel Valls. Ses adhérents « s’insurg(eaient) contre ce « nuançage politique » », écrivait le président de l’AMF.

Au soir du premier tour, les résultats officiels seront donc trompeurs. Les partis vont tenter de s’organiser pour contourner le problème. « Il faudra s’entendre entre le Front de gauche et EELV pour arriver à donner notre propre chiffrage », explique Eric Coquerel, « nous allons faire nous même un partage entre candidats, considérer que c’est une étiquette EELV dans un département et Front de gauche dans un autre ». Le PCF optera pour la même attitude : « On va être obligé de faire notre propre totalisation des résultats », prévient Pascal Savoldelli. Quant aux médias, ils auront peut-être quelques difficultés à établir leurs diagrammes et autres camemberts pour donner les résultats.

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20 février 2015 5 20 /02 /février /2015 09:41

Richard Ferrand et Chantal Guittet s'étaient abstenus il y a un an et demi sur l'ANI qui avait enfoncé un premier coin pro-patronal et néo-libéral dans le droit du travail, conformément aux injonctions de Bruxelles à des réformes structurelles visant à rétablir la compétitivité, en réalité à maximiser les profits et précariser les salariés. 

Sur la loi Macron, Richard Ferrand est rentré dans le rang puisque c'est lui le rapporteur de cette loi qui voudrait nous faire revenir au XIXe siècle, en facilitant le travail de nuit, le travail du dimanche, en dérégulant les professions. 

Les députés ont été dépossédés de la possibilité de voter et de débattre directement sur la loi Macron par la procédure autoritaire du 49-3, dans laquelle Philippe Noguès, député socialiste frondeur du Morbihan, présent cette année à titre personnel à la Fête de l'Humanité Bretagne de Lanester fin novembre, voit un "symbole poussiéreux du présidentialisme dans une Ve République à bout de souffle".

Gwenegan Bui, du courant aubryiste, qui a voté pour la réforme de la retraite à 67 ans, l'ANI, le Pacte Budgétaire européen (TSCG) qu'Hollande avait promis de réformer pendant sa campagne de 2012, dit aujourd'hui, en argumentant, qu'il se serait abstenu sur la loi Macron. Nous voulons le croire même si une abstention des députés socialistes "modérément critiques" aurait permis à la loi Macron de passer.  Voilà ce qu'écrit Gwenegan Bui sur sa lettre numérique de parlementaire (http://www.gweneganbui.fr/): 

" Il revient à chacun d’assumer ses positions et ce qu’aurait été son vote, et c’est en responsabilité que j’indique que je souhaitais m’abstenir sur ce texte.  En effet, il ne faut pas caricaturer le contenu de cette réforme, ce texte n’était pas le cheval de Troie de l’ultralibéralisme comme certains ont voulu le laisser croire.

De nombreux points positifs sont issus d’un travail parlementaire riche, et je tiens à saluer le travail des rapporteurs à commencer par celui de mon collègue Richard FERRAND. Je pense ici notamment à la réduction des délais pour le permis de conduire, véritable frein la mobilité des jeunes, à la lutte contre les rentes, à l’amélioration des droits des salariés travaillant le dimanche dans les commerces de détail, ainsi que d’autres mesures en faveur de l’activité et pour l’entreprenariat que contenait ce vaste texte.

C’est pour toutes ces raisons que je n’ai pas souhaité voter contre. Mais le texte contenait encore des dispositions dans lesquelles je ne pouvais me retrouver. Ainsi de l’abattement fiscal de 50 % sur les actions gratuites distribuées aux entreprises qui n’avait pas sa place ici. La question des mesures adoptées concernant les procédures de licenciements et plus particulièrement l’homologation des plans de sauvegarde de l’emploi est inquiétante au regard des droits des salariés. Au-delà même de la généralisation de l’ouverture sur 12 dimanches, qui ne paraît être ni une avancée pour notre société ni facteur de réels gains économiques, l’équilibre en faveur des droits des salariés n’était pas garanti. L’illusion du volontariat masque mal la réalité de la précarité des salariés concernés, le plus souvent des femmes. La question des compensations était centrale et aurait recueilli le consensus des députés socialistes. Un point de compromis aurait pu être trouvé là-dessus et éviter le recours au 49-3"

Gwendal Rouillard, une autre connaissance du temps où j'avais encore l'illusion de pouvoir tirer les choses à gauche au sein du PS et du Mouvement des Jeunes Socialistes (il y a plus de 13 ans déjà, du temps de Jospin et de la gauche plurielle), jeune député de Lorient, royaliste de la première heure, loyal à Le Drian, Hollande, bien dans la ligne libérale et atlantiste du PS (il est président de la commission Défense à l'assemblée), pousse assez loin la servilité vis à vis de Manuel Valls et Hollande dans ses déclarations avant-hier rapportées par le Télégramme

"250 parlementaires qui soutiennent le texte Macron et la majorité ont fait savoir aux frondeurs leur façon de penser!... Leur façon de quitter le navire alors qu'il est dans la tempête est un acte de lâcheté. Ceux qui pensent se sauver seuls, se trompent... Autorité, fermeté, efficacité: Manuel Valls a bien fait. Ca suffit! Nous n'avons pas de temps à perdre avec les champions du ridicule!"

Le champion du ridicule, c'est bien Gwendal Rouillard avec ses métaphores éculées, ses grands mots pour dire la reconnaissance du ventre et continuer à pouvoir mener sa petite carrière d'opportuniste en Hollandie: en réalité, quand le navire fonce tout droit sur les récifs, il faut saluer le courage des hommes de mer qui exigent un changement de cap.

Jean-Jacques Urvoas, un très proche de Dominique Strauss-Kahn, partisan d'une ligne néo-libérale comme lui, demande carrément que les frondeurs s'excluent du groupe PS.

De même, le costarmoricain Stephane Le Foll, avec beaucoup de malhonnêteté intellectuelle, prétend que résister à la loi Macron comme les frondeurs du PS, le Front de Gauche, les députés communistes et les écologistes, c'est faire le jeu de la droite et du FN. Exactement le même discours que les très caporalistes Jean-Marie Le Guen et Bruno Le Roux, qui agitent la menace et le drapeau du patriotisme de parti dès qu'un député PS tousse devant les audaces droitières de Hollande et Valls.

Marylise Lebranchu, elle, continue à oeuvrer pour sa réforme territoriale qui cherche à transformer profondément le cadre territorial démocratique et républicain au profit d'un triple objectif: l'austérité et la réduction des dépenses publiques, la réduction et l"éloignement des lieux de décision démocratiques, l'émergence de pôles politico-économiques (régions, métropoles) concurrentiels dans l'espace européen.  

Le Drian, notre ministre de la guerre permanente, vend des raffales aux régimes arabes pro-américains qui maintiennent leurs populations sous le joug.    

Ismaël Dupont


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18 février 2015 3 18 /02 /février /2015 19:53

Macron : des députés échouent à passer une « motion de censure de gauche » Le Monde.fr

Les députés Isabelle Attard (Nouvelle Donne), Jacqueline Fraysse, André Chassaigne et Marie-George Buffet (communistes) ont proposé, en vain,  mercredi 18 février à leurs collègues de l'Assemblée une « motion de censure de gauche », afin de faire tomber le gouvernement. Cette dernière s'oppose à la motion de censure déposée par l'UMP et l'UDI, alors que le premier ministre Manuel Valls, en ayant recours à l'article 49-3 de la Constitution, a engagé mardi la responsabilité de son gouvernement sur la loi Macron.

L'initiative des quatre députés n'a pu aboutir : pour être recevable, une motion de censure doit être soutenue par 10 % des élus du Palais-Bourbon, soit 58 députés – un chiffre inatteignable, le groupe « gauche démocrate et républicaine » (Front de gauche et élus d'outre-mer) comptant 15 élus et Mme Attard étant la seule députée Nouvelle Donne de l'Assemblée.

VOTE DE LA MOTION DE L'UMP-UDI

Les auteurs de cette « motion de censure de gauche » ont lancé notamment un appel aux députés PS frondeurs à signer leur proposition, sans succès. L'un d'eux, Pascal Cherki, a expliqué que « (son) débat, ça n'est pas de garder ou changer de premier ministre » mais de « l'influencer dans le sens du progrès social ». Les écologistes avaient aussi déjà prévenu qu'ils ne voteraient pas la censure du gouvernement, malgré leur opposition à la loi Macron.

Leur proposition ayant échoué, les quatre députés devraient voter la motion de la droite. « C'est le seul moyen que nous avons pour nous opposer à la loi Macron, puisqu'on nous empêche de nous exprimer avec le 49-3 », a expliqué mercredi matin André Chassaigne, le président du groupe GDR.  

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18 février 2015 3 18 /02 /février /2015 12:09
Le Front de gauche votera la motion de censure à l’Assemblée

AFP 17 février 2015

 
 

Les dix députés du Front de gauche voteront la motion de censure du gouvernement déposée par l’opposition, «parce que c’est le seul moyen de nous opposer à la loi Macron» après le «coup de force» pour la faire passer, a annoncé mardi leur chef de file André Chassaigne.

 

«Le gouvernement nous prive de vote par le coup de force du 49-3 (...) Donc nous voterons la motion de censure, parce que c’est le seul moyen que l’on a pour nous opposer à la loi Macron et c’est dans la continuité de notre refus d’accorder la confiance à Manuel Valls», a-t-il déclaré à l’AFP.

 

«Il n’y a plus de majorité de gauche pour soutenir cette politique ultra-libérale portée par le gouvernement et déclinée dans le projet de loi Macron, et nous souhaitons un nouveau gouvernement appliquant une politique de gauche», a ajouté le député communiste du Puy-de-Dôme.

 

Pour le président du groupe de la Gauche démocrate et républicaine (GDR), «il y a un vent qui s’est levé pendant les débats sur le projet de loi Macron, des convergences sont apparues, des digues ont sauté, des députés issus des rangs socialistes ou écologistes ont manifesté une opposition à la politique gouvernementale comme cela n’avait jamais été le cas». 

 

A ses yeux, «la crise politique en France est alimentée par les orientations gouvernementales archaïques, en particulier par ce texte s’attaquant au droit du travail, privatisant des pans entiers de notre société, considérant que la solution est entre les mains du patronat, et par le vieil artifice du 49-3».

 

Comme on l’interrogeait sur le choix de voter une motion de censure déposée par la droite, M. Chassaigne a affirmé que son groupe, «pas en mesure» de déposer une motion avec 58 députés, seuil requis, «votera la censure sur sa propre analyse, mais absolument pas en soutien aux motifs qui seront développés par l’UMP».

 

Ce n’est pas la première fois que le PCF associe ses voix à une motion de censure déposée par la droite. Cela s’était déjà produit sous le gouvernement Rocard, en 1990 lors de la création de la CSG et en 1992 sur la réforme de la PAC.

 


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