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21 janvier 2019 1 21 /01 /janvier /2019 06:39
Marie-Hélène Bourlard est ouvrière. Vous l'avez peut-être vue dans Merci Patron. Elle sera candidate aux élections européennes aux côtés de Ian Brossat, en position éligible

Marie-Hélène Bourlard est ouvrière. Vous l'avez peut-être vue dans Merci Patron. Elle sera candidate aux élections européennes aux côtés de Ian Brossat, en position éligible

Elle pourrait être la première ouvrière française à entrer au Parlement européen, en position éligible pour le PCF. Marie-Hélène Bourlard, historique militante CGT du textile dans le Nord et figure du documentaire césarisé "Merci Patron !", consacre son combat à "ceux qui n'y arrivent plus".

Sa vie pourrait se résumer en une succession de "bagarres" : pour améliorer les conditions de travail dans son ancienne usine de costumes haut de gamme, lutter contre les délocalisations, défendre les territoires "abandonnés"...

Née au Quesnoy, petite ville de l'Avesnois, elle perd son père à 16 ans, quitte l'école et entre comme presseuse à l'usine Bidermann, à Poix-du-Nord, tout près. Très vite elle adhère à la CGT, puis au PCF. Qu'elle ne quittera plus. "J'ai appris qu'il fallait toujours se battre pour obtenir quelque chose", ne serait-ce qu'installer la climatisation dans les ateliers, poursuit l'ancienne déléguée syndicale, 61 ans, élue en 1980 pour son "punch" - et mise à pied de nombreuses semaines pendant ces années "d'entraide", de "fierté de leur savoir-faire" en dépit des "conditions très dures".

Mais l'industrie du textile périclite rapidement, les délocalisations s'enchaînent. L'usine devenue Ecce, sous-traitant de LVMH, perd dès les années 1990 les griffes Pierre Cardin, Yves-Saint-Laurent, Kenzo. "Elle a participé aux négociations, pour que les salariés aient une compensation de la perte de leur travail, et renégocier les mutations", raconte Guy Facq, ancien adjoint PCF de Poix-du Nord. "Elle savait entraîner ses troupes", même si "son franc parler ne plaît pas à tout le monde".

Celle que beaucoup décrivent comme "joviale", "sincère", "spontanée", négocie directement avec le directeur général, qui se rappelle une déléguée "très dévouée aux autres et ne se battait pas pour son cas personnel". "Elle n'était pas dans la haine ni dans l'outrance", assure Jean-Damien Waquet.

"Peur" de personne

Un certain François Ruffin s'intéresse alors à ces ouvrières et sympathise avec cette femme "hyper ouverte" et "entraînante". "Elle constitue une sorte de passerelle entre l'univers médiatique, culturel, intellectuel, et anciennement son usine", estime le député France insoumise, dont elle est restée proche. Sur ses conseils, elle achète une action et prend la parole face à Bernard Arnault en 2007 en assemblée générale des actionnaires de LVMH à Paris, pour son documentaire "Merci patron !", César en 2017.

L'usine fermera définitivement peu après. Celle qui n'a "peur" de personne, ni des "grands patrons", ni des "députés européens" ni des "lobbys", se reconvertit, devenant ambulancière pour une entreprise familiale locale, jusqu'à sa retraite en 2017. 

Depuis, elle fait du bénévolat aux Restos du Coeur et manifeste chaque samedi avec les "gilets jaunes", dont elle connaît tous les prénoms. "On a les mêmes revendications, la hausse du

pouvoir d'achat, ils n'y arrivent plus, c'est pas normal", s'emporte cette petite femme au léger accent du nord qui "représente toute la dignité de la classe ouvrière" selon Fabien Roussel, secrétaire national du PCF.

"Quand on n'est pas sectaire, on ne peut que l'apprécier", juge la maire LR du Quesnoy, Marie-Sophie Lesne. Et la maire centriste d'Orsinval (Nord), Elisabeth Debruille, où elle réside, d'ajouter :

"C'est une femme de convictions, qui défend toujours les gens et tout notre territoire."
Smic européen

"Ian (Brossat) m’a contactée à la journée à la mer de Malo-les-Bains", cette sortie organisée chaque année par les communistes du Nord pour que les enfants puissent aller à la plage, racontait-elle à "l'Humanité" en novembre. "Il voulait quelqu’un qui vienne du terrain."

Si elle est élue, cette fan de Martha Desrumaux, figure historique du mouvement ouvrier, se battra pour un "Smic européen", face aux "multinationales qui commandent, décident de l'austérité en France, mais s'en mettent plein les poches".

"Ici il n'y a pas d'infrastructures, les gens doivent faire des km pour les services publics, les postes ferment, il n'y a plus de commerces dans les petits villages, on manque de médecins", déplore celle qui préfère "parler aux gens" plutôt que les réseaux sociaux. Quant à Emmanuel Macron...

"Il devrait sortir de temps en temps et voir la réalité."

"Une réalité" qu'elle veut faire entendre à Bruxelles, à condition que la liste de Ian Brossat - sur laquelle elle devrait être 2e ou 4e, officialisée le 26 janvier - fasse au moins 5%.

A. R. (Avec AFP)
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21 janvier 2019 1 21 /01 /janvier /2019 06:17
Intervention de François Auguste, ancien président du Conseil National du PCF, au congrès départemental du PCF 29 à Plounéour Lanvern le 10 novembre 2019

Intervention de François Auguste, ancien président du Conseil National du PCF, au congrès départemental du PCF 29 à Plounéour Lanvern le 10 novembre 2019

Le peuple souverain. Référendum d’initiative citoyenne, démocratie : quelle République ?

Avec François Auguste, ancien vice-président PCF de la région Rhône-Alpes, délégué à la démocratie participative, Michèle Riot-Sarcey, historienne et Olivier Caremelle, adjoint au maire PS de Lomme (Nord).

Rappel des faits. Avec le mouvement des gilets jaunes monte l’exigence d’une démocratie directe, avec notamment le référendum d’initiative citoyenne (RIC).

  • L’irruption citoyenne par François Auguste, ancien vice-président PCF de la région Rhône-Alpes, délégué à la démocratie participative

François AUGUSTEConseiller régional et membre du conseil national du PCFcredit : DR(libre de droit)La principale caractéristique, inédite, du mouvement des gilets jaunes, c’est l’irruption d’un mouvement citoyen, populaire et massif, dans le champ politique. Et c’est sa durée, déjouant toutes les tentatives de le dévoyer, le casser, le réprimer.

Il exprime une colère partagée par des millions de Français, face à la baisse du pouvoir d’achat, l’injustice fiscale, la régression des services publics. Colère aussi face à une représentation politique, institutionnelle en décalage total, dans sa majorité, avec la vie réelle, à cause de la monarchie présidentielle. Les revendications d’urgence sociale et d’égalité sont associées, à juste titre, à l’urgence démocratique.

Le référendum d’initiative citoyenne leur est apparu comme une réponse à cette crise de la représentation. Il emprunte à l’expérience suisse. Sans être un modèle, celle-ci est intéressante. Elle a créé une culture du débat et une réelle participation aux décisions. Ce n’est pas l’usage du référendum, même répété, qui encourage l’abstention. Celle-ci est liée à l’intérêt ou pas de son objet. Chaque référendum crée un large débat. Il faut avoir confiance dans la force de conviction des idées progressistes et confiance aussi dans l’intelligence populaire. Je rappelle que quelques semaines avant le référendum de 2005, le oui était encore majoritaire, et le formidable débat populaire et citoyen a renversé la vapeur. J’ajoute que si le référendum avait été souverain, le traité constitutionnel européen (TCE) ne passait pas. La seule limite qu’il faut mettre à la pratique référendaire, et elle est importante, c’est de ne pas toucher aux droits fondamentaux et aux acquis obtenus de haute lutte qui les ont enrichis, je pense bien sûr à la peine de mort, à l’avortement, au mariage pour tous. Le RIC doit-il se substituer au pouvoir législatif des élus ? Non, mais on pourrait inventer un nouveau processus d’élaboration des lois incluant le RIC.

Si une loi est proposée par une pétition de 1 million de personnes par exemple, un projet de loi pourrait être proposé par le Parlement, soumis à l’avis des Français, puis voté par le Parlement. Le RIC à lui tout seul ne réglera pas la crise de la représentation. Le problème est le suivant : instaure-t-on un contre-pouvoir citoyen en laissant intactes les institutions actuelles ou bien décide-t-on de construire un nouveau système de représentation, une nouvelle République qui mêle représentants élus et participation citoyenne sous toutes les formes possibles, dont le RIC ? Il va bien falloir s’attaquer à la cause principale de cette crise : la monarchie présidentielle construite au fil des décennies depuis le socle de 1962, avec des réformes et une pratique toujours plus autocratiques.

La suppression de l’élection du président de la République au suffrage universel est un préalable. On peut garder la fonction, réduite à quelques prérogatives, avec un président élu par l’Assemblée nationale. Le deuxième acte fondateur est la mise en œuvre d’un processus citoyen de coélaboration d’une nouvelle Constitution.

L’irruption citoyenne sous de multiples formes dans les processus de décision à tous les niveaux, en partenariat avec les élus, permettra la création d’un nouveau système de représentation. Cela implique de le démocratiser, d’avoir des élus à l’image de notre peuple et un vote à la proportionnelle à toutes les élections. On pourrait transformer le Sénat en assemblée citoyenne composée pour un tiers d’élus locaux, pour un tiers de syndicats et d’associations, pour un tiers de citoyens tirés au sort. Cela implique aussi le droit de vote aux étrangers. Les formes de la participation citoyenne sont multiples : réunions publiques, transparence des projets et des choix, budgets participatifs, tirage au sort pour la participation à des instances, RIC… De nombreuses et belles expériences existent dans nombre de collectivités et montrent que c’est possible, dans l’enthousiasme des acteurs concernés, élus et citoyens.

Le mouvement populaire actuel appelle un vrai grand débat et la construction d’une VIe République, démocratique, citoyenne et participative.

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21 janvier 2019 1 21 /01 /janvier /2019 06:13
A Versailles, Macron fait la cour aux grands patrons (Lola Ruscio, L'Humanité -21 janvier 2019) ... et ça se passe le jour anniversaire de la décapitation du Roi Louis XVI
À Versailles, Macron fait la cour aux grands patrons
Lundi, 21 Janvier, 2019

Alors que le chef de l’État convie, ce lundi, 150 grands patrons à son événement Choose France, Attac dénonce l’impact négatif des sociétés du CAC 40 sur l’économie française. La CGT appelle à manifester.

Emmanuel Macron choisit ses rendez-vous avec goût. C’est ce lundi 21 janvier, date anniversaire de la décapitation de Louis XVI par les révolutionnaires, que le président jupitérien reçoit sous les ors du château de Versailles le gratin de la finance et de l’industrie. À la veille du Forum économique mondial de Davos, 150 dirigeants de multinationales étrangères et françaises sont attendus pour la deuxième édition de son événement, Choose France, en anglais dans le titre.

Pour ce « sommet de l’attractivité de la France », le chef de l’État a convoqué le ban et l’arrière-ban de son gouvernement à fouler les tapis rouges versaillais. Tout ce beau monde, renforcé par plusieurs présidents de région, est censé faire la cour à cette floppée de grands patrons en route pour la Suisse. Près de 400 rencontres bilatérales doivent se tenir, de même que des ateliers sur l’intelligence artificielle ou le Brexit. En VRP autoproclamé de l’« entreprise France », Emmanuel Macron recevra les dirigeants de Microsoft, Mittal, General Electric on Snapchat, Procter & Gamble, ainsi qu’Aliko Dangote, la première fortune africaine à la tête du conglomérat nigérian éponyme.

En recevant les grands patrons, le président compte faire valoir tous les cadeaux qu’il leur a offerts pour les inciter à investir en France. Ses services parlent de « faire de la pédagogie sur les réformes économiques menées depuis dix-huit mois et sur ce qui reste à faire ». Malgré les revendications sociales des gilets jaunes, Emmanuel Macron ne prévoit aucun changement de cap : « Pour les investisseurs et les agents économiques, la stabilité et la prévisibilité sont très importantes. Donner des gages, des garanties de stabilité, est important pour le président », assure son entourage. L’an dernier, le premier sommet Choose France avait promis trois milliards et demi d’euros d’investissement, de la part de six grands patrons sur les 140 réunis. Un an après, les promesses ont été tenues, estime la présidence de la République, s’appuyant sur un recensement effectué par Business France de 340 projets d’investissement français ou internationaux de plus de dix millions d’euros réalisés depuis dix-huit mois. Combien tirent-ils leur origine du premier grand raout business à Versailles ? Mystère. Et ces trois milliards et demi d’euros représentent cinq cents millions d’euros de moins que ce que rapportait, seul, feu l’impôt sur la grande fortune.

Des entreprises qui créent bien de la richesse, mais qui s’évapore aussi vite

Pas sûr que faire la cour à ce point aux grands patrons rapporte. Un décompte d’Attac, publié hier, jette un voile sombre sur l’apport des grands groupes du CAC 40 à l’économie française. Ces entreprises créent bien de la richesse, mais qui s’évapore aussi vite. Côté pile, entre 2010 et 2017, leurs bénéfices cumulés ont augmenté de 9,3 %. Côté face, les dividendes versés aux actionnaires ont augmenté de 44 % en valeur absolue, le salaire moyen de leur pdg a atteint 4,68 millions d’euros. Soit « 257 fois le Smic par an et 119 fois plus que la moyenne de la rémunération de leurs salariés », dénonce l’association. Et les impôts versés par ces grandes écuries du CAC 40 ont baissé de 6,4 % en valeur absolue. La faute à leurs quelque 2 500 filiales déclarées dans des territoires identifiés comme des paradis fiscaux ? Autre statistique lourde de sens, les effectifs de ces multinationales cotées à Paris ont fondu de 20 % et leurs investissements, hors secteur des banques-assurances, ont atteint leur niveau le plus bas depuis 2007, à soixante-neuf milliards d’euros contre soixante-quinze milliards dix ans plus tôt. « La révolte sociale qui secoue la France depuis fin 2018 a pour revendications principales la défense du pouvoir d’achat, la justice fiscale, sociale et écologique. Autant d’exigences légitimes auxquelles les grandes entreprises du CAC 40 tournent le dos ! » fustige Attac. « Ces multinationales, actrices principales de la mondialisation, ne manqueront pas de prononcer, cette année encore, au sommet de Davos, de belles déclarations sur leurs responsabilités sociale et environnementale qui ne devraient pas tromper les 99 % qui en subissent les effets délétères », lit-on dans le rapport. De ces injustices, le « président des riches », comme le surnomment les opposants d’Emmanuel Macron, ne devrait en piper mot à ses convives versaillais. C’est compter sans la CGT Île-de-France, qui appelle à manifester aujourd’hui devant le château de Versailles.

Lola Ruscio
A Versailles, Macron fait la cour aux grands patrons (Lola Ruscio, L'Humanité -21 janvier 2019) ... et ça se passe le jour anniversaire de la décapitation du Roi Louis XVI
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20 janvier 2019 7 20 /01 /janvier /2019 11:12
Non à la répression gouvernementale et policière du mouvement populaire: exigeons l'amnistie des Gilets Jaunes

Le Chiffon Rouge (PCF Morlaix) et Rouge Finistère (PCF Finistère) relaient une pétition initié par Le Media pour l’amnistie des manifestants arrêtés lors de l’actuel mouvement social: https://amnistiegj.fr/

Nos députés communistes par la voix d’André Chassaigne ont déposé une proposition de loi pour l’amnistie lors des mouvements sociaux. A lire l’article sur la  Justice de classe : Prison ferme pour Maria et ses camarades de Valence.

Article de Libération sur le nombre de blessés graves : tirs-de-flashball-grenades-combien-y-a-t-il-eu-de-blesses-graves-parmi-les-gilets-jaunes.

 

Voici un texte commun de dénonciation des violences et répressions contre les manifestants qu'ont co-signé nos camarades du PCF Quimper: 

 

« On dit d'un fleuve emportant tout

qu'il est violent

Mais on ne dit jamais rien

de la violence des rives qui l'enserrent »

Bertold Brecht

 

Déjà plus de 1500 personnes ont été blessées, certaines gravement, voire tuées comme cette personne âgée de Marseille décédée des suites d'un tir de flashball alors qu'elle fermait ses volets, dans les manifestations des Gilets Jaunes, par des armes policières comme le GLI- F4 ou le LBD 40 : 

93 blessés graves parmi les Gilets Jaunes depuis le 17 novembre, dont 68 par des tirs de lanceurs de balle de défense, et au moins 13 qui ont perdu un œil.

 

Mais le gouvernement Macron/ Philippe n'en a cure.

Il poursuit son offensive répressive avec le projet de loi annoncé qui va multiplier les interdictions de manifester par les arrestations préventives et les interdictions de manifestation pour toutes personnes à l'égard desquelles il existe des "raisons sérieuses de penser que son comportement constitue une menace grave ».

Où cela s'arrêtera-t-il ?

La mise en œuvre d'un état autoritaire et policier passe toujours par la suppression des libertés de celles et ceux d'en bas.

Nous refusons la nouvelle loi en préparation et exigeons l'interdiction des armes comme les flashballs , les grenades de désencerclement et demandons l'amnistie pour toutes et tous les manifestants illégitimement condamnés.

Nous exigeons la satisfaction, comme le réclament les Gilets Jaunes, des revendications sociales : une vraie hausse du SMIC, des salaires, des retraites et des minima sociaux;la justice sociale et fiscale, le rétablissement de l'ISF, la fin du CICE, la fin de la casse et le développement des services publics ….

Nous soutenons les mobilisations des Gilets Jaunes et les revendications convergentes avec celles du mouvement syndical et associatif.

Nous serons également dans la rue le 27 Janvier pour le climat et la justice sociale.

Collectif "S'unir pour ne pas subir"

Co-signataires: Solidaires, FSU, ATTAC, Collectif Anti Fasciste de Quimper, Actes en Cornouaille, Convergence des services Publics, Comité Bigouden ZAD, LDH, EELV, Ensemble, NPA Kemper, PCF du pays de Quimper

 

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20 janvier 2019 7 20 /01 /janvier /2019 08:24
Moyens consacrés à la lutte contre les violences faites aux femmes: Laurence Cohen interpelle Marlène Schiappa: où est l'argent contre ces violences?
Moyens consacrés à la lutte contre les violences faites aux femmes

jeudi 17 janvier 2019

Laurence Cohen, Sénatrice du Val-de-Marne,interpelle, dans une question écrite, Marlène Schiappa sur le manque de moyens consacrés à la lutte contre les violences faites aux femmes, notamment suite au rapport 2018.

’’Où est l’argent contre les violences faites aux femmes ?’’

Moyens consacrés à la lutte contre les violences faites aux femmes



Question n° 08531 adressée à a secrétaire d’État auprès du Premier ministre, chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations

Laurence Cohen interroge la secrétaire d’État auprès du Premier ministre, chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations, sur les moyens nécessaires pour lutter contre les violences faites aux femmes.

En effet, le haut conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes a publié une évaluation intermédiaire du cinquième plan interministériel (2017-2019) et de la politique contre les violences faites aux femmes.

Si ce bilan montre que des améliorations ont été possibles grâce aux politiques publiques menées depuis des années, il montre également la persistance des violences faites aux femmes et l’insuffisance des moyens consacrés.

Cette insuffisance est également dénoncée dans le rapport de 2018 « où est l’argent contre les violences faites aux femmes ? » élaboré par le conseil économique, social et environnemental (CESE), la fondation des femmes, le fonds pour les femmes en méditerranée (FFMED), le haut conseil à l’égalité (HCE) et le « women’s worldwide web » (W4).

Dans ce rapport, comparant de façon très détaillée, action par action, les moyens existants et les moyens nécessaires, il est établi que le besoin financier minimum pour une prise en charge de qualité des femmes victimes de violences conjugales s’élève à environ 506 millions d’euros, alors que les ressources actuellement mobilisées atteignent 79 millions d’euros, soit six fois moins.

Aussi, elle lui demande si le Gouvernement, qui a fait de l’égalité entre les femmes et les hommes la grande cause du quinquennat, entend tenir compte de ce rapport et augmenter considérablement les moyens consacrés à la lutte contre les violences faites aux femmes.

Laurence Cohen, sénatrice communiste du Val-de-Marne, présente à Morlaix pour la Fête du Viaduc du PCF en 2017

Laurence Cohen, sénatrice communiste du Val-de-Marne, présente à Morlaix pour la Fête du Viaduc du PCF en 2017

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20 janvier 2019 7 20 /01 /janvier /2019 08:06
Voici le projet de loi déposé à l’Assemblée Nationale visant à instaurer le prélèvement à la source des bénéfices des entreprises multinationales...

Voici le projet de loi déposé à l’Assemblée Nationale visant à instaurer le prélèvement à la source des bénéfices des entreprises multinationales...

Prélèvement à la source des multinationales : proposition de loi des député·e·s communistes

lundi 14 janvier 2019[]

Les député·e·s communistes viennent de déposer une proposition de loi visant à instaurer le prélèvement à la source des multinationales.

La proposition de loi envisage d’imposer "la part du chiffre d’affaires" réalisée en France, et feront l’objet d’une interdiction d’exercer sur le territoire français en cas de "refus" du paiement de l’impôt.

Les députés communistes déposent un projet de loi pour le prélèvement à la source des multinationales
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20 janvier 2019 7 20 /01 /janvier /2019 08:01
Le Rassemblement National - Front de la Haine de Marine Le Pen : un parti social, défenseur des travailleurs? : l'imposture révélée au Parlement Européen (PCF)
Le Rassemblement National - Front de la Haine de Marine Le Pen : un parti social, défenseur des travailleurs? : l'imposture révélée au Parlement Européen (PCF)
Le Rassemblement National - Front de la Haine de Marine Le Pen : un parti social, défenseur des travailleurs? : l'imposture révélée au Parlement Européen (PCF)
Le Rassemblement National - Front de la Haine de Marine Le Pen : un parti social, défenseur des travailleurs? : l'imposture révélée au Parlement Européen (PCF)

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19 janvier 2019 6 19 /01 /janvier /2019 22:05
Votez Ian Brossat: l'Europe des gens, pas l'Europe de l'argent!
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19 janvier 2019 6 19 /01 /janvier /2019 20:49
Le Parti communiste, premier parti de France en nombre d'adhérents selon les chiffres de la commission nationale de campagne et financements politiques
Parti Communiste Français, Premier Parti de France
La Commission Nationale des Comptes de Campagne et des Financements Politiques vient de publier au journal officiel les comptes des Partis Politiques au titre de l’exercice 2017. Et là, surprise, le PCF apparaît comme le premier parti de France.

Le PCF, 1er parti en 1945, 1er parti en 2017

La CNCCFP est la seule autorité légitime en matière de partis politiques.

Et la seule certitude en matière politique se résume par la question de Staline "Combien de divisions ?".  C'est justement la question à laquelle ne veut pas répondre la majorité des dirigeants de partis. Révéler le nombre de ses militants actifs, ce peut être avouer son obsolescence politique.

Les partis politiques doivent cependant tous déclarer leurs comptes. Tous ne le font pas comme par exemple la Droite Populaire de Thierry Mariani. En fait, sur les 523 formations politiques déclarées à la CNCCFP, seuls 404 ont déposé leurs comptes.

Or, ces comptes affichent le montant des cotisations des adhérents. C’est la preuve irréfutable de la représentativité d’un parti politique. C’est une mesure bien plus sûre que les sondages concoctés par des instituts aux méthodes statistiques plus que douteuses.

Et là, surprise, le Parti Communiste Français arrive en tête du classement :

 

cotisation-des-adherents-partis-politiques-francais-2017

 

C’est d’autant plus surprenant que ce classement ne correspond en rien avec la fréquence dans les médias des représentants de ces partis. Qui connaît seulement le nom du nouveau secrétaire général du Parti Communiste ?

A la gauche du PS, Mélenchon, et à un degré moindre Besancenot, se sont imposés. Pourtant la France Insoumise ne revendique en 2017 aucun adhérent. Et le Nouveau Parti Anticapitaliste déclare sept fois moins de cotisations adhérents que le Parti Communiste Français.

Mais l’omniprésence politique des médias d’information se réalise grâce aux idées de la droite de la droite. Le Rassemblement National, Debout la France voire la Droite Populaire de Thierry Mariani se taillent la part du lion.  Pourtant Le parti de Marine Le Pen ne réalise même pas la moitié du montant affiché par le Parti Communiste Français. Le parti de Dupont-Aignan ne réalise même pas 5% du montant acquis par le PCF. La formation politique de Thierry Mariani, elle, ne publie même pas ses comptes. Et comme si ce n’était pas suffisant, même Philippot, dont le parti « Les Patriotes » révèle un niveau d’adhésion qui ne frise même pas les 2% du montant du PCF, arrive à se faire inviter régulièrement.

C’est d’autant plus surprenant que ce classement ne correspond en rien avec la fréquence dans les médias des représentants de ces partis. Qui connaît seulement le nom du nouveau secrétaire général du Parti Communiste ?

A la gauche du PS, Mélenchon, et à un degré moindre Besancenot, se sont imposés. Pourtant la France Insoumise ne revendique en 2017 aucun adhérent. Et le Nouveau Parti Anticapitaliste déclare sept fois moins de cotisations adhérents que le Parti Communiste Français.

Mais l’omniprésence politique des médias d’information se réalise grâce aux idées de la droite de la droite. Le Rassemblement National, Debout la France voire la Droite Populaire de Thierry Mariani se taillent la part du lion.  Pourtant Le parti de Marine Le Pen ne réalise même pas la moitié du montant affiché par le Parti Communiste Français. Le parti de Dupont-Aignan ne réalise même pas 5% du montant acquis par le PCF. La formation politique de Thierry Mariani, elle, ne publie même pas ses comptes. Et comme si ce n’était pas suffisant, même Philippot, dont le parti « Les Patriotes » révèle un niveau d’adhésion qui ne frise même pas les 2% du montant du PCF, arrive à se faire inviter régulièrement.

Avec le PCF, Lutte Ouvrière et l’Union Populaire de François Asselineau restent les principales victimes de ce traitement médiatique inique. Classés respectivement premier, cinquième et sixième, loin devant Europe Ecologie Les Verts ou le Modem, ils ne sont que rarement invités sur les plateaux de télévision.

Le Parti communiste, premier parti de France en nombre d'adhérents selon les chiffres de la commission nationale de campagne et financements politiques
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19 janvier 2019 6 19 /01 /janvier /2019 06:50
Parcoursup apparait comme un instrument de gestion de la pénurie - après un an d'application, l'heure du bilan - pa Pierre Ouzoulias, sénateur communiste
Parcoursup apparait comme un instrument de gestion de la pénurie
Après un an d’application, bilan et évaluation de Parcoursup -
Par / 16 janvier 2019

Monsieur le président, madame la ministre, mes chers collègues, le 22 janvier prochain, les lycéennes et les lycéens ouvriront un dossier sur Parcoursup et commenceront à y déposer leurs vœux.

Cette plateforme a été remaniée par rapport à celle de l’an passé et plusieurs modalités d’instruction de la procédure ont considérablement évolué.

Nous regrettons vivement que ce remaniement d’ampleur de Parcoursup ait été décidé et réalisé sans qu’un bilan complet de sa première année de mise en œuvre nous ait été présenté.

Nous apprenons, par la presse, les modifications majeures apportées à un dispositif qui va toucher près de 900 000 personnes. Une nouvelle fois, nous sommes mis devant le fait accompli.

Je vous rappelle que la loi relative à l’orientation et la réussite des étudiants exige de votre ministère, au mois de décembre de chaque année, un bilan détaillé par académie de la procédure nationale de préinscription.

Par ailleurs, le comité éthique et scientifique de la plateforme Parcoursup, qui doit remettre son rapport au terme de la session de la procédure nationale, vient aujourd’hui de le rendre public, après le lancement de la nouvelle session et l’annonce des modifications apportées à la procédure.

Hier a été lancé le grand débat national dont l’objet est de « consulter » les citoyens, de « rendre la participation citoyenne plus active [et] la démocratie plus participative ».

Vous avez déclaré que la plateforme était avant tout au service des candidats. Aussi, nous déplorons profondément que vous n’ayez pas consulté l’ensemble des usagers de ce service pour leur demander leur avis. L’analyse de leur expérience était d’autant plus nécessaire que l’absence de hiérarchisation des vœux ne permet pas d’évaluation qualitative du dispositif.

L’article 24 de la Constitution a confié au Parlement la mission de voter la loi, de contrôler l’action du Gouvernement et d’évaluer les politiques publiques. Le Sénat l’exerce avec objectivité, mais détermination. C’est peut-être ce qui lui est aujourd’hui reproché et qui pousse d’aucuns à en demander la transformation.

Fort de cet esprit de responsabilité, le groupe CRCE, dans le cadre de la semaine de contrôle du Sénat, a demandé l’organisation du présentdébat.

La loi relative à l’orientation et la réussite des étudiants n’est pas un texte technique destiné à pallier les dysfonctionnements du portail APB – Admission post-bac – et à bannir le tirage au sort. Ce dernier était illégal et il vous suffisait, pour l’interdire, d’appliquer la loi en vigueur à l’époque.

Cette loi est la première étape d’un projet de transformation radicale de l’organisation et des finalités de l’enseignement supérieur. La hausse des droits d’inscription pour les étudiants extracommunautaires dont nous venons de débattre en constitue un nouveau stade, qui éclaire vos intentions réelles.

Depuis plus de dix ans, l’enseignement supérieur est dans une situation de sous-financement chronique. Le budget moyen par étudiant et le taux moyen de l’encadrement des jeunes ne cessent de baisser. La France est l’un des pays économiquement développés qui consacre le moins de moyens à son enseignement supérieur.

Cette crise, ancienne et persistante, est encore accentuée par l’arrivée massive de nouveaux bacheliers. Ils étaient près de 32 000 en 2018, soit une augmentation d’environ 5 % par rapport à 2017. Cette hausse devrait encore se poursuivre durant une dizaine d’années.

Lors de l’examen de votre projet de budget, la plupart des groupes a estimé que les moyens demandés par votre ministère pour l’année 2019 n’étaient pas à la mesure des enjeux auxquels notre pays doit répondre pour tenter de rattraper son retard.

Dans ce contexte, Parcoursup apparaît comme un instrument de gestion de la pénurie. Sa mise en œuvre a demandé des efforts supplémentaires considérables à l’ensemble des acteurs de l’enseignement supérieur. Pour quels résultats ? Il est difficile de répondre précisément à cette question tant les données publiées par votre ministère sont générales et partielles.

En 2018, le nombre de candidats reçus au baccalauréat a augmenté de 5,3 %, mais le nombre d’étudiants ayant accédé à l’enseignement supérieur n’a progressé que de 2,2 %. Autrement dit, la procédure a découragé un grand nombre de lycéens de poursuivre leurs études au-delà du baccalauréat. Ainsi, 22 % des inscrits ont quitté la plateforme sans aucune affectation.

Notre devoir de parlementaire est de vous demander ce qu’ils sont devenus ? Ont-ils rejoint des établissements privés, les classes passerelles ouvertes par les rectorats ou le marché de l’emploi ? Alors que vous avez donné la garantie à chaque bachelier de pouvoir poursuivre son cursus dans l’enseignement supérieur, vous devez nous expliquer pourquoi près de 180 000 d’entre eux ont finalement fait un autre choix.

Ce taux de renoncement n’est pas le même selon les filières de l’enseignement secondaire. Parcoursup s’est révélé bien plus pénible et hasardeux pour les bacheliers des sections technologiques et professionnelles.

Lors de séances de questions au Gouvernement, vous m’avez demandé, madame la ministre, de bien vouloir « relayer fidèlement » vos chiffres. À mon tour, je vous fais la même demande.

Les bacheliers des filières générales ont attendu, en moyenne, quatre jours avant de recevoir leur première proposition. Ceux des filières technologiques ont dû patienter douze jours et les bacheliers professionnels, dix-sept jours.

Par ailleurs, 71 % des titulaires d’un baccalauréat général ont reçu une proposition le premier jour, contre seulement 45 % des titulaires d’un baccalauréat professionnel. Plus de 80 % des bacheliers des filières générales ont accepté une proposition lors de la phase principale, mais seulement 52 % des bacheliers professionnels.

Vos chiffres indiquent, madame la ministre, que Parcoursup a incontestablement facilité l’affectation des meilleurs bacheliers des sections générales. Mais ce dispositif a aussi rendu cette affectation beaucoup plus difficile pour ceux des filières technologiques, et même dissuasive pour les bacheliers professionnels. Il nous faut en comprendre les causes.

En l’état des informations disponibles, cette analyse n’est pas possible, car nous ignorons les modalités de fonctionnement des outils de sélection des universités, les fameux algorithmes locaux.

Pendant plusieurs mois, madame la ministre, vous nous avez expliqué que ceux-ci n’existaient pas ou qu’il s’agissait simplement d’outils d’aide à la décision.

Vous venez de rendre public le cahier des charges de la plateforme Parcoursup. Dans son préambule, ce document révèle que « le développement de la plateforme Parcoursup a été mené de manière “agile” » – c’est-à-dire que ce cahier des charges a été réalisé a posteriori.

À la page 14 de ce document, on apprend que les algorithmes dits « locaux » sont des outils utilisés par les établissements pour réaliser des préclassements.

Le 11 janvier dernier, M. Frédéric Dardel, président de l’université Paris-Descartes, nous en dit plus sur leur mise en œuvre. Ainsi, dans son université, « les équipes ont fait un préclassement automatisé des dossiers », indispensable en raison du nombre de dossiers à étudier et des délais d’examen très courts. Il ajoute que, « très souvent », un « redressement des notes » a été fait en tenant compte de la moyenne de la classe.

Pour les filières de la première année commune aux études de santé, la PACES, et du droit, une pondération des notes a même été réalisée en fonction du « taux brut de réussite au bac ». M. Frédéric Dardel confirme donc en tous points nos craintes et l’existence de ces algorithmes, que vous aviez qualifiés de « légendes urbaines ».

Madame la ministre, je vous rappelle solennellement que le règlement général européen sur la protection des données personnelles proscrit tous les traitements automatisés des dossiers individuels. Le Sénat, à l’unanimité, vous avait demandé la publication de ces algorithmes. Je vous ai écrit sans succès pour en obtenir la communication, et je suis indigné que vous ayez conseillé aux établissements de ne pas nous les transmettre ! (Applaudissements sur les travées du groupe communiste républicain citoyen et écologiste et du groupe socialiste et républicain.)

Mme Maryvonne Blondin. Il a raison !

M. Roland Courteau. Très bien !

M. Pierre Ouzoulias. Vous aviez promis de rendre Parcoursup transparent. Cette condition ne peut pas être satisfaite tant que le processus de sélection des dossiers restera clandestin, invérifiable et incommunicable. Vous avez remplacé le tirage au sort par l’opacité.

Pour préparer ce débat, j’ai reçu de nombreuses contributions et questions. Je n’ai pas pu toutes vous les soumettre. Pour notre groupe, Céline Brulin vous en exposera d’autres, et je ne doute pas que vous, mes chers collègues, contribuerez à enrichir ce débat. J’ai cru comprendre que le Gouvernement souhaitait amender sa méthode de travail en laissant une plus grande place à la concertation et à l’évaluation de ses réformes par celles et ceux qui les éprouvent. Aussi, j’apporte ma modeste contribution à cet effort collectif en ouvrant un cahier de doléances national et en le mettant à la disposition de celles et ceux qui veulent poser leurs questions dans le prolongement de ce débat.

En ce qui nous concerne, nous persistons à penser que la République doit poursuivre le grand dessein de donner à tous les bacheliers les mêmes droits de continuer leurs études dans l’enseignement supérieur. Ensemble, nous devons donc œuvrer pour que l’État leur propose un cursus en adéquation avec leurs compétences et leur projet personnel, et définir les moyens budgétaires que nous sommes prêts à mobiliser pour satisfaire cette ambition politique.

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