Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
4 décembre 2019 3 04 /12 /décembre /2019 06:56

 

L'éditorial par Maurice Ulrich. 

Les deux tiers des « Français » ne lui font aucune confiance sur cette question des retraites. Toutes et tous sont concernés, toutes et tous commencent à y voir plus clair et à faire leur compte en s’apercevant qu’il n’y est pas, parfois dans des propositions considérables, comme pour les enseignants, pour ne prendre que cet exemple.

Ne soyons pas coincés. On peut saluer l’artiste. En arrivant dimanche à son séminaire gouvernemental quand le thermomètre flirtait avec le zéro, en veste et en chemise au col largement ouvert, le premier ministre a bien fait passer le message. Cool, détendu, « même pas peur »… Un peu surjoué peut-être, au risque de prendre du mal. On galèje, mais en réalité la comédie gouvernementale est navrante pour l’intelligence et la démocratie.

Qui peut croire sérieusement que c’est à quatre jours de la mobilisation qui s’annonce que les ministres allaient se mettre au point sur une réforme dont on nous dit qu’elle a été discutée pendant des mois et dont la lettre floue ne masque pas la logique claire : mettre en cause le système actuel en baissant les pensions, sans toucher en quoi que ce soit, comme le soulignait hier matin l’économiste Thomas Piketty sur France Inter, aux inégalités et aux écarts de revenus entre les premiers de cordée et la masse des Français ?

Les Français, justement. Nous sommes en pleine manipulation du langage. Il y aurait donc, d’un côté, des salariés déterminés coûte que coûte à défendre leurs privilèges, voire au prix du blocage du pays, et, de l’autre « les Français », appelés à se préparer à survivre ? Rien de moins. Relayée jusqu’à plus soif dans les médias, c’est la stratégie de déni du gouvernement, pour tenter de diviser les salariés, opposer grévistes et manifestants au pays fantasmé des « usagers », et surtout conjurer la réalité à laquelle il est confronté. Les deux tiers des « Français » ne lui font aucune confiance sur cette question des retraites. Toutes et tous sont concernés, toutes et tous commencent à y voir plus clair et à faire leur compte en s’apercevant qu’il n’y est pas, parfois dans des propositions considérables, comme pour les enseignants, pour ne prendre que cet exemple. En affectant la sérénité, en semblant presque se mentir à eux-mêmes, le gouvernement, le premier ministre et le président sont dans une surenchère de l’irresponsabilité. La comédie ne suffit pas. 

Par Maurice Ulrich

Partager cet article
Repost0
3 décembre 2019 2 03 /12 /décembre /2019 09:02

 

À l'approche du 5 décembre, Macron et son gouvernement, ses député-es, ses officines de communication, font donner la grosse artillerie contre la mobilisation qui s'annonce exceptionnelle.

Ils brandissent les régimes spéciaux, alors que le vrai régime spécial qui bénéficie de tous les privilèges et profite sans limites des cadeaux du président est celui de la finance : + 23% en un an pour les actions des sociétés du CAC 40, dont les dirigeants perçoivent une rémunération moyenne équivalente à 277 SMIC !

Ils essaient de diviser les Français, opposant le public et le privé, les générations, alors que cette régression sans précédent des droits à la retraite, cumulée avec les attaques contre les chômeurs, le logement social, avec la casse de nos services publics, tire tout le monde vers le bas.

Ils osent parler d'équité et de justice, mais les femmes avec leurs salaires inférieurs et leurs carrières interrompues, celles et ceux qui ont subi la précarité, la maladie, le chômage, le handicap, seraient particulièrement maltraités. Et les enseignants aussi, sous-payés selon les comparaisons européennes et commençant tard à cotiser, seraient lourdement touchés.

Le but recherché par Macron est de bloquer voire réduire la part du PIB qui va aux retraites, ce qui, avec un nombre de retraité-es en hausse, se traduirait mécaniquement par une baisse des pensions de 20 à 40%,  tout cela pour augmenter encore la rémunération du capital au détriment du travail.

Ce serait la double peine, travailler plus longtemps au prix de sa santé, et au bout percevoir une retraite amoindrie dont le montant ne serait pas garanti, même pour les retraités actuels.

Et les assurances privées y trouveraient un marché juteux avec les complémentaires.

 

Le parti communiste appelle à faire front contre ce recul de civilisation, à se rassembler pour une  réforme de progrès, pour que les années après le travail soient des années d'épanouissement, de partage, de participation à la vie sociale, culturelle.

La retraite à 60 ans à taux plein, soit 75% des revenus d'activité, en incluant les périodes de formation, de chômage, d'implication familiale, avec des départs anticipés à 55 ans tenant compte de la pénibilité du travail, des sujétions de service public, et pas une retraite inférieure au SMIC, c'est possible !

À condition de s'en donner les moyens en modulant les cotisations des entreprises selon leur politique sociale, en mettant fin aux exonérations sans condition comme le CICE, en réorientant les choix du pays vers la révolution écologique, la relocalisation de l’industrie, le développement des services publics, en faisant cotiser les revenus financiers au même taux que les salaires, en appliquant l'égalité salariale femmes-hommes.

 

La section du PCF du pays de Morlaix appelle à porter très haut les mobilisations du 5 décembre pour infliger un échec cinglant aux projets rétrogrades de Macron et imposer une autre réforme des retraites, progressiste, solidaire et juste.

Soyons très nombreux à rejoindre  la manifestation  intersyndicale de ce jeudi 5 décembre à 11h  place des Otages devant la mairie à Morlaix pour porter cette alternative.

 

Nous ne lâcherons rien !

 

La retraite façon Macron c'est tous perdants sauf les actionnaires. Mettons-le en échec par notre mobilisation jeudi 5 décembre ! - Communiqué de la section PCF du pays de Morlaix - 3 décembre 2019
La retraite façon Macron c'est tous perdants sauf les actionnaires. Mettons-le en échec par notre mobilisation jeudi 5 décembre ! - Communiqué de la section PCF du pays de Morlaix - 3 décembre 2019
La retraite façon Macron c'est tous perdants sauf les actionnaires. Mettons-le en échec par notre mobilisation jeudi 5 décembre ! - Communiqué de la section PCF du pays de Morlaix - 3 décembre 2019
La retraite façon Macron c'est tous perdants sauf les actionnaires. Mettons-le en échec par notre mobilisation jeudi 5 décembre ! - Communiqué de la section PCF du pays de Morlaix - 3 décembre 2019
La retraite façon Macron c'est tous perdants sauf les actionnaires. Mettons-le en échec par notre mobilisation jeudi 5 décembre ! - Communiqué de la section PCF du pays de Morlaix - 3 décembre 2019
Partager cet article
Repost0
3 décembre 2019 2 03 /12 /décembre /2019 06:58
PROPOSITIONS DU PCF - POUR UNE REFORME DES RETRAITES DIGNE DU 21e SIÈCLE
PROPOSITIONS DU PCF - POUR UNE REFORME DES RETRAITES DIGNE DU 21e SIÈCLE
PROPOSITIONS DU PCF - POUR UNE REFORME DES RETRAITES DIGNE DU 21e SIÈCLE
PROPOSITIONS DU PCF - POUR UNE REFORME DES RETRAITES DIGNE DU 21e SIÈCLE
Partager cet article
Repost0
2 décembre 2019 1 02 /12 /décembre /2019 19:17
Intervention de Pierre Ouzoulias, sénateur communiste, sur le projet de budget enseignement supérieur et recherche, 29 novembre 2019
Le projet de budget de l’enseignement supérieur et de la recherche a été examiné au Sénat le vendredi 29 novembre en soirée.
Vous trouverez ci-dessous l’intervention générale de Pierre Ouzoulias. 
Le groupe CRCÉ a voté contre ce projet de budget. 
Pierre a défendu lors des débats des amendements que vous retrouverez dans le compte-rendu mais également ici : 
 
Lien vers le compte-rendu intégral des débats : http://www.senat.fr/cra/s20191129/s20191129_0.html#par_2084
 

 

Projet de loi de finances pour 2020

Recherche et enseignement supérieur

Intervention générale

Madame-Monsieur le Président,

Madame la Ministre,

Mes chers collègues,

À cette tribune, l’an passé, j’avais appelé votre vigilance sur les prodromes flagrants d’un décrochage de l’enseignement supérieur et de la science française. Les groupes de travail, chargés de la réflexion préparatoire à l’élaboration de la future loi de programmation pluriannuelle de la recherche, viennent de confirmer ces inquiétudes et dressent un bilan partagé de cet état préoccupant. Notre collègue, Cédric Villani, député et président de l’OPECST, résume ce diagnostic pessimiste en deux formules : « la France n’investit pas assez dans sa recherche » et elle a « perdu du terrain » dans ce domaine.

Depuis bientôt dix ans, les dépenses de recherche croissent moins vite que le produit intérieur brut. Elles représentaient encore 2,28 % du PIB en 2014, contre 2,19 % aujourd’hui. L’effort budgétaire de l’État dans ce domaine est médiocre et bien inférieur à celui de nos voisins européens. Les sommes investies par les entreprises pour la recherche représentent 1,4 % du PIB en France, contre 2 % en Allemagne et ce différentiel ne cesse de croître, car, en 2017, elles n’ont augmenté que de 1,7 % en France, contre 7,8 % en Allemagne et 8,7 % en Suède.

La faiblesse chronique de ces investissements a des conséquences funestes pour l’emploi scientifique et pour l’attrait des étudiants pour les carrières scientifiques. La France est un des rares pays de l’Europe pour lequel le nombre de doctorants est en baisse constante. Cette régression doit être rapprochée de la chute drastique des recrutements par les opérateurs publics. Ainsi, pour le seul CNRS, les postes ouverts pour les chercheurs étaient de 412 en 2010, contre 240 en 2020, soit une baisse de plus de 40 % en dix ans. Dans ces conditions, c’est la validité scientifique des concours qui est fragilisée. Par découragement, de nombreux jeunes chercheurs quittent notre pays et cette fuite des cerveaux est un symptôme de plus du déclin de la science française. Je pourrais malheureusement poursuivre durant toute la durée de mon intervention l’énoncé de ces affaiblissements.

Votre projet de budget n’ambitionne pas d’y mettre fin. Au contraire, il s’inscrit dans un cadre qui a imposé à l’enseignement supérieur et à la recherche une progression budgétaire inférieure à celle de l’État. Par-delà les effets d’annonce et la promotion de mesures nouvelles, plusieurs déficits structurels vont nécessairement continuer d’affaiblir, en 2020, la situation économique des opérateurs de la mission.

Ainsi, l’absence de compensation du « glissement vieillesse technicité », oblige les opérateurs à réduire leur masse salariale pour le financer. Pour les universités, cette perte conduit au gel de plus de 1 200 emplois. Je regrette vivement, avec nos rapporteurs, que le Gouvernement demande au Parlement de se prononcer sur des objectifs qu’il sait inaccessibles. De la même façon, dans un contexte de hausse de la démographie estudiantine, la quasi-stabilité des moyens alloués aux universités aboutit à une baisse du budget moyen par étudiant. Ce ratio est en diminution de près d’un point tous les ans, depuis 2010. En 2018, il est estimé à 11 470 euros per capita, soit son plus bas niveau depuis 2008.

Cette décimation de l’emploi scientifique a touché encore plus durement les opérateurs de la recherche. Ainsi, le CNRS a perdu, en dix ans, 3 000 emplois, soit près de 11 % de ses effectifs. Mais, la non-compensation du GVT a sans doute été considérée comme une saignée trop peu indolore. Votre Gouvernement, pour aller plus vite, a dont décidé d’augmenter le niveau de la réserve de précaution de 3 % à 4 %. Le précédent de la loi de finance rectificative, adoptée cette semaine, révèle que, pour la mission de l’enseignement supérieur et de la recherche, les crédits gelés en début de gestion budgétaire sont intégralement annulés à la fin de l’année. Cher collègues, nous débattons donc d’un budget qui sera encore plus diminué l’année prochaine par les annulations.

À tout cela, il faut ajouter le refus du Gouvernement d’anticiper les conclusions de la récente et inédite décision du Conseil constitutionnel. Grâce à votre décret sur les droits d’inscription différenciés, les Sages ont considéré que l’enseignement supérieur était constitutif du service public de l’éducation nationale et que le principe de gratuité s’y appliquait. Le Conseil admet toutefois qu’il est loisible pour les établissements de percevoir des droits d’inscription à la condition qu’ils restent modiques par rapport aux capacités contributives des étudiants. Il n’est point besoin d’attendre l’interprétation que donnera le Conseil d’État de cette décision pour supposer qu’elle ouvre des voies de recours pour tous les étudiants qui considèrent leurs frais d’inscription disproportionnés. Ces possibles contentieux risquent de priver de nombreux établissements de ressources importantes.

En théorie votre projet de budget apparaît en quasi stabilité, en pratique, il risque de s’avérer encore plus déficient que l’an passé. À tout le moins, il n’est pas la manifestation budgétaire d’une priorité politique pour l’enseignement supérieur et la recherche et vous en avez parfaitement conscience puisqu’il nous est demandé d’attendre le début de l’année prochaine pour connaître des ambitions du Président de la République en ces matières.

Nous débattons donc d’un projet de budget des affaires courantes et les annonces décisives sont réservées à un autre auditoire. Il en est ainsi du budget de la recherche comme de celui de la sécurité sociale, l’essentiel n’est pas destiné à cet hémicycle !

Le 29 novembre 2019
Pierre Ouzoulias 
Partager cet article
Repost0
1 décembre 2019 7 01 /12 /décembre /2019 20:49
Fabien Roussel en meeting - 45 minutes d'un propos fluide et combatif - photo Aurélien Guillot

Fabien Roussel en meeting - 45 minutes d'un propos fluide et combatif - photo Aurélien Guillot

Un dimanche à la fête de l'Humanité Bretagne: premières photos d'un 1er décembre très intense avec la venue de Fabien Roussel à Lanester
Un dimanche à la fête de l'Humanité Bretagne: premières photos d'un 1er décembre très intense avec la venue de Fabien Roussel à Lanester
Un dimanche à la fête de l'Humanité Bretagne: premières photos d'un 1er décembre très intense avec la venue de Fabien Roussel à Lanester
Un dimanche à la fête de l'Humanité Bretagne: premières photos d'un 1er décembre très intense avec la venue de Fabien Roussel à Lanester
Un dimanche à la fête de l'Humanité Bretagne: premières photos d'un 1er décembre très intense avec la venue de Fabien Roussel à Lanester
Un dimanche à la fête de l'Humanité Bretagne: premières photos d'un 1er décembre très intense avec la venue de Fabien Roussel à Lanester
Un dimanche à la fête de l'Humanité Bretagne: premières photos d'un 1er décembre très intense avec la venue de Fabien Roussel à Lanester
Débat sur l'invisibilité des femmes et l'âgisme dans le secteur de la perte d'autonomie avec Marie-George Buffet - atelier citoyen santé Bretagne, débat animé par Christiane Caro (photo Karo Berardan)

Débat sur l'invisibilité des femmes et l'âgisme dans le secteur de la perte d'autonomie avec Marie-George Buffet - atelier citoyen santé Bretagne, débat animé par Christiane Caro (photo Karo Berardan)

Débat sur l'invisibilité des femmes et l'âgisme dans le secteur de la perte d'autonomie avec Marie-George Buffet - atelier citoyen santé Bretagne, débat animé par Christiane Caro (photo Karo Berardan)

Débat sur l'invisibilité des femmes et l'âgisme dans le secteur de la perte d'autonomie avec Marie-George Buffet - atelier citoyen santé Bretagne, débat animé par Christiane Caro (photo Karo Berardan)

(photo Karo Berardan)

(photo Karo Berardan)

Avec Pierre Krasucki, militant communiste et cegetiste, le fils d'Henri Krasucki avec qui nous avons partagé un repas avec Fabien Roussel.

Avec Pierre Krasucki, militant communiste et cegetiste, le fils d'Henri Krasucki avec qui nous avons partagé un repas avec Fabien Roussel.

(photo Karo Berardan)

(photo Karo Berardan)

(photo Karo Berardan)

(photo Karo Berardan)

(photo Karo Berardan)

(photo Karo Berardan)

(photo Karo Berardan)

(photo Karo Berardan)

(photo Karo Berardan)

(photo Karo Berardan)

En cette année où l'on s'approche du 100 ème anniversaire du PCF, rencontre à la fête de l'Huma Bretagne à Lanester autour d'un drapeau historique du PCF du Finistère. Ce drapeau des années 30 cousu par une communiste quimperoise et caché par elle sous l'Occupation, a été remis à Ismaël Dupont secrétaire du PCF 29 et à Fabien Roussel secrétaire national du PCF par Piero Rainero qui l'avait reçu alors qu'il était secrétaire du Finistère du PCF et secrétaire régional. Comme une transmission de valeurs... Explication de la position de la faucille: le drapeau comporte 2 faces cousues ensemble et celle-ci est l'envers. – avec Piero Rainero.

En cette année où l'on s'approche du 100 ème anniversaire du PCF, rencontre à la fête de l'Huma Bretagne à Lanester autour d'un drapeau historique du PCF du Finistère. Ce drapeau des années 30 cousu par une communiste quimperoise et caché par elle sous l'Occupation, a été remis à Ismaël Dupont secrétaire du PCF 29 et à Fabien Roussel secrétaire national du PCF par Piero Rainero qui l'avait reçu alors qu'il était secrétaire du Finistère du PCF et secrétaire régional. Comme une transmission de valeurs... Explication de la position de la faucille: le drapeau comporte 2 faces cousues ensemble et celle-ci est l'envers. – avec Piero Rainero.

Un dimanche à la fête de l'Humanité Bretagne: premières photos d'un 1er décembre très intense avec la venue de Fabien Roussel à Lanester
Un dimanche à la fête de l'Humanité Bretagne: premières photos d'un 1er décembre très intense avec la venue de Fabien Roussel à Lanester
Le groupe de Lénine Renaud, des amis à Fabien Roussel, du nord, talentueux et avec les idées bien à gauche (c'est presque le même groupe que "Marcel et son orchestre") - photo Karo Berardan

Le groupe de Lénine Renaud, des amis à Fabien Roussel, du nord, talentueux et avec les idées bien à gauche (c'est presque le même groupe que "Marcel et son orchestre") - photo Karo Berardan

Lénine Renaud - photo Karo Berardan

Lénine Renaud - photo Karo Berardan

Un dimanche à la fête de l'Humanité Bretagne: premières photos d'un 1er décembre très intense avec la venue de Fabien Roussel à Lanester
Discours préparé par Catherine Quéric, présidente de l'association Fête de l'Humanité Bretagne

Discours préparé par Catherine Quéric, présidente de l'association Fête de l'Humanité Bretagne

Discours de Camille du MJCF, très applaudie

Discours de Camille du MJCF, très applaudie

Et une belle internationale!!!

Et une belle internationale!!!

Partager cet article
Repost0
29 novembre 2019 5 29 /11 /novembre /2019 20:17
Inquiétude pour la liberté d’expression et le droit de critiquer la politique de l’État d’Israël ! - la résolution Maillard à l'ordre du jour de l'assemblée nationale le 3 décembre
Inquiétude pour la liberté d’expression et le droit de critiquer la politique de l’État d’Israël !
La « résolution Maillard » sur l’antisémitisme à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale le 3 décembre à 15h
 

Les associations, partis et syndicats membres du Collectif National pour une Paix Juste et Durable entre Palestiniens et Israéliens (CNPJDPI) ont appris le 12 novembre que la conférence des Présidents de l’Assemblée Nationale a mis la « résolution Maillard » sur l’antisémitisme à l’ordre du jour de la séance du 3 décembre à 15h sous le n° 2403.

Présentée comme une nouvelle version, elle ne diffère de la précédente que par la suppression du « soutien sans réserve » remplacé par « soutien » tout court, sans toutefois préciser quelles seraient les éventuelles réserves.

Rappelons que la CNCDH (Commission Nationale Consultative des Droits de l’Homme) [1] s’est opposée à l’adoption de la définition IHRA en France en insistant « sur la vigilance à ne pas faire d’amalgame entre le racisme et la critique légitime d’un État et de sa politique, droit fondamental en démocratie ».

En approuvant la définition de l’IHRA (Alliance internationale pour la mémoire de l’Holocauste) (sans la moindre réserve exprimée), en en faisant un instrument pour la formation et l’éducation, ainsi que pour la répression et la justice, l’Assemblée Nationale mettrait en péril la liberté d’expression, le droit effectif de critiquer la politique de l’État d’Israël, en particulier ses colonies de peuplement en territoires palestiniens, sa politique d’apartheid en Israël même, ses assassinats extrajudiciaires comme ceux perpétrés mardi 12 novembre tant à Gaza qu’à Damas.
Au moment où le gouvernement prétend combattre tous les communautarismes, l’adoption de cette résolution produirait l’effet inverse.

Le CNPJDPI demande à tous les parlementaires de ne pas signer cette nouvelle version de la « résolution Maillard » et, si elle était maintenue au vote, de voter contre.

Il appelle tous les démocrates à se faire entendre de leurs élu-e-s en se rassemblant le lundi 2 décembre, par exemple près de leurs permanences. À Paris un rassemblement se tiendra près de l’Assemblée Nationale, Place du Président Édouard-Herriot, à partir de 11h.

Paris le 13 novembre 2019

Signataires membres du Collectif pour une Paix Juste et Durable entre Palestiniens et Israéliens

Agir Contre le Colonialisme Aujourd’hui (ACCA) – AFD International – AILES Femmes du Maroc – Alternative Libertaire (AL) – Américains contre la guerre (AAW) – Association des Travailleurs Maghrébins de France (ATMF) – Association des Tunisiens en France (ATF) – Association France Palestine Solidarité (AFPS) – Association Nationale des Élus Communistes et Républicains (ANECR) – Association pour la Taxation des Transactions financières et pour l’Action Citoyenne (ATTAC) – Association pour les Jumelages entre les camps de réfugiés Palestiniens et les villes Françaises (AJPF) – Association Républicaine des Anciens Combattants (ARAC) – Association Universitaire pour le Respect du Droit International en Palestine (AURDIP) – Cedetim / IPAM – Collectif des Musulmans de France (CMF) – Collectif Faty Koumba : Association des Libertés, Droits de l’Homme et non–violence – Collectif inter-Universitaire pour la coopération avec les Universités Palestiniennes (CICUP) – Collectif Judéo–Arabe et Citoyen pour la Palestine (CJACP) – Collectif Paix Palestine Israël (CPPI Saint–Denis) – Comité de Vigilance pour une Paix Réelle au Proche–Orient (CVPR PO) – Comité Justice et Paix en Palestine et au Proche–Orient du 5e arrt (CJPP5) – Confédération Générale du Travail (CGT) – Droit-Solidarité – Ensemble ! – Europe Écologie les Verts (EELV) – Fédération Syndicale Unitaire (FSU) – Fédération des Tunisiens pour une Citoyenneté des deux Rives (FTCR) – Forum Palestine Citoyenneté – Génération Palestine – La Courneuve–Palestine – le Mouvement de la Paix – les Femmes en noir (FEN) – Ligue Internationale des Femmes pour la Paix et la Liberté, section française de la Women’s International League for Peace and Freedom (WILPF) (LIFPL) – Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples (MRAP) – Mouvement Jeunes Communistes de France (MJCF) – Organisation de Femmes Égalité – Parti Communiste des Ouvriers de France (PCOF) – Parti Communiste Français (PCF) – Parti de Gauche (PG) – Participation et Spiritualité Musulmanes (PSM) – Socialistes pour la Paix (SPP) – Sortir du colonialisme – Syndicat National des Enseignements de Second degré (SNES/FSU) – Une Autre Voix Juive (UAVJ) – Union des Travailleurs Immigrés Tunisiens (UTIT) – Union Nationale des Étudiants de France (UNEF) – Union syndicale Solidaires

 

[1La CNCDH est une structure de l’État qui assure en toute indépendance, auprès du gouvernement et du parlement, un rôle de conseil et de proposition dans le domaine des droits de l’homme, du droit et de l’action humanitaire et du respect des garanties fondamentales accordées aux citoyens pour l’exercice des libertés publiques. La CNCDH est aussi le rapporteur national indépendant pour la lutte contre le racisme sous toutes ses formes.
Elle est composée de 64 membres, issus des principales ONG œuvrant dans le domaine des droits de l’Homme, des représentants des principales confédérations syndicales et de personnalités qualifiées. Sont aussi membres un député désigné par le président de l’Assemblée nationale, un sénateur désigné par le président du Sénat, un représentant du Conseil Économique social et environnemental et le Défenseur des Droits.

Partager cet article
Repost0
29 novembre 2019 5 29 /11 /novembre /2019 20:08
Le gouvernement refuse, bien entendu, de rétablir l’ISF
Projet de loi de finances pour 2020 (explication de vote sur la première partie) -
Par / 26 novembre 2019

Monsieur le président, monsieur le secrétaire d’État, mes chers collègues, avant de donner la position du groupe CRCE sur la première partie du budget 2020, qui ne laisse, vous l’imaginez, aucun doute, je veux dénoncer solennellement les conditions inacceptables d’examen par le Sénat du projet de loi de finances. Ce n’est pas tant le nombre des amendements qui pose le plus grand problème, même si cette inflation devrait nous amener à réfléchir à nos méthodes de travail.

Mes chers collègues, avec ce débat, nous venons d’inaugurer la méthode d’examen d’un budget à la découpe. Nous pouvons comprendre l’examen en priorité de certains articles ; mais, quand cette méthode devient systématique, elle met à mal la qualité du travail législatif. Ajoutons à cela le dépôt inopiné de dizaines d’amendements du Gouvernement, que la commission des finances n’a pas eu le temps d’examiner. Il nous faut dès lors statuer sur le fondement du seul avis du rapporteur général, qui subit, comme nous tous, cette anarchie ! Trop souvent, chacune et chacun d’entre nous a le sentiment que l’organisation des débats de notre assemblée dépend essentiellement de l’agenda des ministres.

Enfin, comment accepter cette interruption de nos travaux dimanche matin à zéro heures trente-cinq, quand nous avions collectivement décidé d’examiner les articles jusqu’à trois heures du matin ? Aucune explication officielle ne nous a été fournie à cette heure.

Mes chers collègues, il me semblerait salutaire que le Sénat, dans sa grande diversité, exprime sa désapprobation auprès du Gouvernement. Nous avons droit à plus de considération ! Il y va du respect des institutions de la République et de nos concitoyens. Au fil des ans, nous perdons le sens du débat budgétaire et nous constatons l’affaiblissement progressif de l’intervention du Parlement. Voilà un problème majeur de démocratie !

M. Emmanuel Capus. Très bien !

M. Éric Bocquet. Sur le fond, le Gouvernement a mis en avant la baisse de l’impôt sur le revenu. Bien entendu, la TVA, impôt qui pèse quasiment deux fois plus lourd, 130 milliards d’euros, n’est pas remise en cause de près ou de loin. Sur ce point, la majorité sénatoriale est pleinement d’accord avec le Gouvernement. Notre proposition de réduire la TVA sur les produits de première nécessité et, parallèlement, de la renforcer sur les produits de luxe a été balayée d’un revers de main.

Le Gouvernement, bien entendu, a maintenu l’abrogation de l’ISF. Ainsi, il fait fi de l’exigence partagée par une immense majorité de nos concitoyens – plus de 70 % –, d’une imposition des grandes fortunes, qui, elles, se portent on ne peut mieux. Nos compatriotes – c’est aussi un constat dans de nombreux pays en ébullition dans le monde – ne supportent plus ces inégalités croissantes, inacceptables, cette concentration de la richesse du monde dans les mains de quelques dizaines d’individus, dirigeants de ces super multinationales qui ont pour objectif ultime, ni plus ni moins, de diriger le monde.

Venons-en à l’impôt sur le revenu : une participation des plus riches à l’effort de solidarité nationale est un sujet tabou pour beaucoup d’entre vous. Il en va de même pour le refus de supprimer la flat tax, encore appelée prélèvement forfaitaire unique (PFU), ou de rétablir pleinement l’exit tax.

L’austérité réduit les services publics à une portion congrue et les droits sociaux fondamentaux, comme les retraites, se rétrécissent. La taxe d’habitation est un bon exemple de la stratégie de ce Gouvernement. En étranglant financièrement les communes, vous entendez les mettre au pas, les pousser à la contractualisation, qui débouchera fatalement sur la déchéance du service public et la perte d’autonomie financière des collectivités.

Sur le plan de l’écologie et de la transition énergétique, qui ont occupé une partie importante de nos débats, comment ne pas constater le décalage entre les intentions affichées et la faiblesse des moyens mobilisés ?

Vous l’avez compris, mes chers collègues, mon groupe votera contre cette première partie du PLF pour 2020.

Le gouvernement refuse, bien entendu, de rétablir l’ISF (Eric Bocquet, sénateur communiste - explication de vote projet de loi de finances pour 2020)
Partager cet article
Repost0
29 novembre 2019 5 29 /11 /novembre /2019 06:52

 

Le public permet au privé lucratif de se livrer à des activités très rentables qu'il n'aurait pu exercer seul.

Dans le domaine de la santé particulièrement, les gouvernements successifs ont tous creusé le sillon dans le même sens : restreindre les dépenses publiques de santé pour les raisons que nous nous sommes efforcés de cerner précédemment, en favorisant le capital, en mettant le public au service du privé. L’affaire du Mediator a montré la collusion criminelle entre l’Agence du médicament et les laboratoires Servier, mais combien d’affaires, de complicités sont encore ignorées ?

La pratique du pantouflage, consistant pour des hauts fonctionnaires à passer du public au privé avant de revenir au public puis de repartir dans le privé, les partenariats public-privé, les PPP, l’installation dans les murs mêmes des hôpitaux publics de services dépendant de groupes privés favorisent des comportements qui, sans être tous criminels ou illégaux, risquent de nuire aux intérêts des assurés sociaux et du service public. Parmi toutes les possibilités offertes, susceptibles de favoriser des conflits d’intérêts, le ­pantouflage fait la course en tête. Ainsi, Philippe ­Lamoureux, énarque, inspecteur général des affaires sociales (Igas), après être passé par l’Agence du médicament et le ministère de la Santé, est aujourd’hui le directeur général du Leem, la chambre patronale des laboratoires pharmaceutiques.

Emmanuel Déchin, de l’Igas également, a hanté les cabinets ministériels, est passé par L’Oréal avant d’être nommé délégué général de la chambre patronale de la répartition pharmaceutique. Christine Schibler a dirigé des cliniques privées puis a été propulsée à la direction du pôle des établissements de santé (publics et privés) de l’agence régionale de santé d’Île-de-France (organisme public) avant d’être nommée déléguée générale de la Fédération de l’hospitalisation privée. Il y a aussi ce que l’on pourrait appeler le pantouflage institutionnel. Icade, filiale de la Caisse des dépôts et consignations, jadis dédiée au logement social, a liquidé son patrimoine HLM et maintenant épaule les groupes privés qui veulent exploiter des établissements de santé ? en achetant pour eux les terrains et en construisant les locaux.

Souvent, le public et le privé sont très imbriqués, le public permettant au privé lucratif de se livrer à des activités très rentables qu’il n’aurait jamais pu exercer tout seul. Il faut en finir avec ce pillage, définir de nouvelles règles, faire du service public la norme, l’assainissement des situations suppose que l’on révolutionne les critères de gestion du privé et du public, que l’on place la satisfaction des besoins des populations au cœur.

pierre ivorra

Partager cet article
Repost0
28 novembre 2019 4 28 /11 /novembre /2019 05:50

Le député communiste a interpellé le gouvernement hier matin sur la réforme des APL

Extrait :  

« Monsieur le Ministre, vous avez parlez de ‘justice sociale’ pour expliquer votre réforme des APL. On dirait du Orwell ! A ce compte là, la guerre, c’est la paix et Bernard Arnault c’est la solidarité ! »

Voir son intervention entière 

Partager cet article
Repost0
28 novembre 2019 4 28 /11 /novembre /2019 05:42
Réforme des retraites : le gouvernement accélère le calendrier, le PCF accélère la mobilisation !
Présentation des grandes orientations du futur système universel des retraites le 9 ou le 10 décembre. Défense du projet de réforme par le Premier ministre avant la fin de l’année. Remise du texte au Parlement début 2020. Ce mercredi, le gouvernement a fixé la feuille de route d’un projet dont le cap, défini ce midi par le Premier ministre, reste le même : « Il faudra travailler plus longtemps ».
Cette réforme brutale et cette accélération appellent à intensifier encore la mobilisation dès le 5 décembre. Dans son courrier adressé à toutes les adhérentes et tous les adhérents, Fabien Roussel appelle à l’engagement de tous les communistes dans cette bataille, en utilisant tous les moyens mais aussi en faisant connaître les propositions du PCF pour une autre réforme .
Toutes les forces de gauche et écologistes se retrouveront pour dire Non à la réforme Macron, mercredi 11 décembre à 19h, à la Bourse du Travail de Saint-Denis
Une autre réforme des retraites est possible, solidaire et digne du 21e siècle, capable de relever le défi de l'allongement de la vie.
Propositions du PCF pour une réforme des retraites digne du 21e siècle

La réforme proposée par le gouvernement est certainement la pire de ces 30 dernières années. Tout le monde serait perdant : tous les secteurs d’activités, du privé comme du public, les ouvriers comme les cadres, les femmes, les précaires, les jeunes, les salariés affiliés au régime général comme ceux dépendant de régimes spéciaux et les non-salariés.

Un objectif : satisfaire l’avidité du grand capital financier en bloquant les ressources affectées aux retraites publiques par répartition à 14 % du PIB alors que les besoins de financement, liés à l’allongement de la durée de la vie et à l’augmentation du nombre de retraités, sont croissants.

Le grand enjeu de cette réforme est donc la mobilisation des ressources, des richesses, et de l’inventivité du corps social pour répondre à cet immense progrès de civilisation qui est l’allongement de la durée de la vie et donc de dégager les moyens financiers pour ce grand défi. Nous voulons nous adresser à la jeunesse et construire avec elle un système solidaire par répartition digne de ce siècle.

Le financement est le cœur de la réforme des retraites. Une réforme de progrès de la retraite pose trois questions.

La première : Le partage des richesses, comment nous produisons les richesses, et comment nous les partageons et les utilisons pour satisfaire les besoins de la population ?

La deuxième : Les entreprises, comment les responsabiliser pour qu’elles développent l’emploi et les salaires et non l’inverse ?

La troisième : Comment l’allongement de la durée de la vie devient un apport à la société au lieu d’être vu comme un coût ?

Mais le président Macron est décidément beaucoup plus à l’écoute des compagnies d’assurance et des fonds de pension qu’à l’écoute des citoyen·ne·s.

Macron-Delevoye et Édouard Philippe sont tous d’accord sur une chose : il faudrait travailler plus. C’est une véritable tartufferie pour ne pas parler des richesses à créer et à partager, tartufferie alors que le chômage est massif, et le nombre des contrats précaires aussi .

Transparence ? La réforme Macron c’est ignorer ce qu’on touchera tout en sachant bien ce qu’on paie. Car la clé de voûte du système, c’est qu’un comité technocratique pourra changer chaque année la valeur du point.

Égalité ? Oui, tous égaux pour toucher moins. Le plus grand nombre touchera une retraite bien plus faible, même si le minimum retraite sera peut-être rehaussé pour les plus pauvres.

Universalité ? La réforme va inciter à multiplier des régimes spéciaux, par capitalisation, par entreprise ou par branche, générant des inégalités renforcées, des complications , contrairement à l’objectif prétendu de simplification.

Le système présenté aurait comme conséquence un effondrement généralisé du niveau des pensions (sauf pour les très pauvres), comme cela s’est produit dans d’autres pays, notamment en Suède. Il réintroduirait l’incertitude du lendemain et l’insécurité sociale puisque le montant des pensions pourrrait diminuer d’une année sur l’autre, qu’elles aient été liquidées avant ou après la réforme.

Sans compter la remise en cause des pensions de réversions, alors que 90 % de celles-ci sont perrçues par des veuves ayant déjà de petites pensions, ce qui aboutirait à discriminer les femmes en rendant leurs conditions de vie encore plus précaire.

« A quel âge pourrai-je partir ? Avec combien ? »

A À ces deux questions, le Président de la République répond : vous allez devoir travailler plus longtemps, pour moins de pension ... alors qu’en plus le chômage et la précarité sont massifs. Il s’agit donc d’une machine à remonter le temps, avant 1945, avant Croizat, d’une machine à faire repasser les générations futures sous le seuil de pauvreté après une vie de travail.

Pourtant, vivre plus longuement est une chance pour chacune et chacun d’entre nous, pour la société toute entière.

Nous voulons nous adresser à la jeunesse qui est la première concernée. Nous voulons lui dire : oui, une retraite garantie, c’est possible ! Oui, une vie digne de bonheur après une vie de travail, c’est possible !

Tous ces hommes et ces femmes qui prennent leur retraite après une vie au travail ont encore de belles années à vivre. Il nous revient donc de relever ce défi et d’imaginer la société qui nous permettra de profiter pleinement de toutes ces années et en bonne santé. Nous voulons favoriser un rôle actif des retraité·e·s dans les solidarités (auprès des enfants, des jeunes en formation ou des jeunes précaires) et encourager un nouvel accomplissement personnel avec le développement de services publics à la personne plutôt que d’imaginer une « silver economy » et la marchandisation des serrvices aux aînés.

Nous proposons les lignes directrices d’une réforme progressiste des retraites pour relever ce défi de société, un choix de civilisation, pour faire vivre les valeurs de solidarité entre les générations et de progrès social pour toutes et tous.

À l’opposé du projet Macron/Delevoye, nous proposons un système de retraites « à prestations définies », s’engageant sur un niveau de pension connu dès le début de carrière, à un âge de départ déterminé et garantissant la solidarité dans toute la société.

Un système de retraite unifié, en progrès sur l’actuel et plus juste.

Pour un système des retraites du 21e XXIe siècle, nous proposons une retraite dès 60 ans avec un nouveau socle de droits pour toutes et pour tous.

Cette réforme a l’ambition de porter un progrès social et démocratique, tenant compte de la société d’aujourd’hui comme des changements opérés dans les besoins des retraités comme des actifs. Il doit s’attaquer aux principaux obstacles : la financiarisation de l’économie, la délocalisation de l’emploi et une production non écologique.

Des droits nouveaux

La mise en œuvre d’une réforme basée sur la sécurisation de l’emploi et de la formation avec prise en charge des périodes de précarité, chômage, études… permettrait à Chacune et chacun doit pouvoir faire valoir ses droits à une retraite à taux plein à 60 ans, avec un revenu de remplacement net équivalent à 75 % du revenu net d’activité (primes incluses), calculé sur la base des dix meilleures années primes comprises, et indexé sur les salaires.

Pour une vie digne, aucune pension ne doit être inférieure au SMIC. Nous proposons d’ouvrir ce droit sans autre condition que d’avoir une carrière complète (hors pénibilité et carrière longues), qui sera reconnue comme telle dès lors qu’elle ne comporte, entre la fin du lycée, du secondaire et l’âge de 60 ans, que des périodes d’activité, de formation initiale ou continue, de chômage ou d’implications familiales.

Le système prendrait en compte la pénibilité au travail et les sujétions de service public avec alors des départs anticipés dès 55 ans. Le système serait intégralement financé par la cotisation sociale, piloté et administré par des représentant·e·s élu·e·s des travailleurs. Le système offrirait aussi une réelle liberté pour celles et ceux qui voudraient partir plus tôt ou plus tard.

Comment s’y prendre ? Le PCF propose :

Une réforme progressiste des retraites c’est possible si nous nous engageons pour la mise à contribution des revenus du capital (1), pour l’augmentation des salaires et la modulation des cotisations (2), l’emploi (3) et pour l’égalité salariale femme-homme (4).

Agir résolument sur ces quatre leviers, c’est créer les conditions d’une nouvelle innovation sociale et démocratique pour les retraites.

Deux leviers concernent directement notre proposition de réforme du système de retraites, les deux autres concernent le besoin de changer l’ensemble de la politique économique de ce pays.

1. La fin des régimes spéciaux ... pour les revenus du capital.

Alors que les revenus du travail sont mis à contribution, il doit en être de même pour les revenus du capital qui bénéficient d’un régime spécial auquel il faut mettre un terme. D’après l’INSEE, en 2018, les revenus financiers perçus par les entreprises et les banques se sont élevés à 298,8 milliards d’euros ! Alors que les salaires et pensions sont soumis à la CSG, à la CRDS, à la CASA, à l’impôt sur le revenu.

Nous proposons que les revenus financiers soient assujettis aux même taux que les salaires. Le taux de cotisation employeur étant de 10,45 %, ce prélèvement pourrait rapporter, dans un premier temps, 31 milliards d’euros à la branche vieillesse de la Sécurité sociale. Son produit serait appelé à diminuer avec le temps puisqu’il viserait avant tout à dissuader les entreprises de placer leurs profits sur les marchés financiers, et à les pousser à les investir pour créer des emplois et pour former les salariés.

2. Moduler le taux de cotisation sociale pour augmenter la masse salariale et contrer les suppressions d’emploi, soutenir les investissements en faveur de la relocalisation et pour l’environnement.

Le taux de cotisation dite « patronale » serait alourdi pour les entreprises qui délocalisent ou précarisent l’emploi, rationnent les salaires et les dépenses de formation. À l’inverse, les entreprises qui fondent leur efficacité sur l’embauche et la formation de salarié·e·s qualifié·e·s, tiennent leurs objectifs écologiques et de parité salariale seraient encouragées, avec une progression moindre de leur taux, mais sur une assiette en croissance. Cette modulation apporterait 70 à 90 milliards supplémentaires au bout de 5 ans.

Il faut ainsi changer les critères qui président aux choix de production, d’investissement, d’embauches, de formation, de recherche, de financement de l’économie. La même logique inspire notre proposition d’une modulation de l’impôt sur les sociétés en fonction des mêmes critères.

Dans cet esprit, les exonérations de cotisations appliquées actuellement (CICE, exonération Fillon) seront annulées et mises au service de cette nouvelle politique en faveur de l’emploi, de la formation, de la révolution écologique.

Plus fondamentalement, l’augmentation des salaires est indispensable pour vivre dignement. Nous demandons une hausse de 20 % du salaire minimum et une conférence nationale des salaires pour permettre une hausse générale des salaires, dans le privé comme dans le public.

Plus généralement, il faut aussi changer la politique économique.

3. L’emploi

Le pouvoir s’attaque aux chômeurs et non au chômage de masse. Au contraire, la création d’emplois augmenterait les richesses créées et les possibilités immédiates de financement des retraites.

La révolution écologique, la relocalisation de l’industrie, le développement de service public sur tout le territoire permettent d’envisager la création au minimum de 3 millions d’emplois supplémentaires, en 5 ans, soit 10 % de la population active. Et des emplois bien formés et bien qualifiés !

C’est autant de salarié·e·s qui créent des richesses et cotisent à notre système de protection sociale. Trois millions de personnes c’est plus de 100 Md€ de salaires bruts, soit environ 30 Md€ de cotisations sociales supplémentaires, sans compter les économies sur les allocations chômage et minima sociaux. Cet objectif de création d’emplois est atteignable en développant la formation initiale et continue, en reconnaissant mieux les qualifications, en développant les investissements grâce à des taux bancaires que nous voulons très bas et donc en s’opposant au dogme de la rentabilité financière comme guide des décisions des entreprises et des banques.

4. Tout aussi nécessaire, mais révolutionnaire, l’égalité salariale femmes-hommes apporterait aujourd’hui plus de 6 milliards d’euros supplémentaires pour le financement des retraites. Après 13 lois en 40 ans, les femmes gagnent toujours moins que les hommes, à travail de valeur égale. Nous nous fixons d’aboutir à une égalité réelle en deux ans, avec une loi contraignante.

Vers un régime unifié

Quant à l’aspiration très majoritaire à une simplification de l’architecture du système des retraites, attendue par plus de 85 % de la population, elle pourra être obtenue en mettant en place un régime unifié, pour faire converger vers le haut les droits à la retraite de l’ensemble de la population et garantir au minimum 75 % du meilleur revenu d’activité dès 60 ans, tout en prenant en compte les spécificités professionnelles, en particulier en matière de service, de missions de service public, de travail posté et de pénibilité. Cette première étape ouvrirait à la voie à une unification de l’ensemble des régimes de retraites.

Une gestion par les intéressé·e·s

Cette question essentielle concerne l’ensemble de la protection sociale (retraites, maladie, accidents du travail, allocations familiales).

C’est aux assuré·e·s eux-mêmes, donc en premier lieu aux salarié·e·s, d’assurer la responsabilité de la gestion. N’oublions pas en effet que ce sont elles et eux qui créent les richesses sur lesquelles est fondé le système. L’ensemble des cotisations, y compris la part patronale, est le fruit de leur travail.

La composition des Conseils d’administration des Caisses de retraite devrait donc être revue dans ce sens.

Il faut dans ce sens rétablir les élections aux Caisses de Sécurité sociale et créer les conditions de la participation des travailleuses et travailleurs à celles-ci.

Ces mesures ont pour objet de venir appuyer les luttes sociales pour imposer une création de richesses plus dynamique et plus efficace.

À l’horizon de cinq ans, cette nouvelle logique économique viserait à augmenter de 10 points la part de la valeur ajoutée disponible pour les salaires, la Sécurité sociale et les services publics, en faisant reculer d’autant la part des profits.

Ces mesures permettraient de dégager, au bout de 5 ans, 70 à 90 milliards d’euros annuels pour le financement des retraites, augmentant ainsi de 10 points la part des richesses consacrées à la séécuuriité sociale, aux salaires et aux retraites, aux services publics.

Relancer l’emploi, soutenir les investissements d’une révolution industrielle et écologique nécessite de revoir le rôle des banques dans le financement de l’économie.

C’est pourquoi nous demandons une nouvelle politique du crédit bancaire pour faire baisser l’influence des marchés financiers et faire diminuer le coût du capital qu’elle fait peser sur les enntreeprises. Nous encouragerons ainsi le financement de projets répondant à des critères précis en matière économique, sociale et écologique.

Une réforme progressiste des retraites est donc possible si elle met en cause la domination du capital sur les choix d’embauche, d’investissement, de formation, de recherche, de financement des entreprises et au coût qu’elle fait peser sur la société. Il faut une « part du gâteau » plus grande pour les retraites. Et il faut une autre recette pour le gâteau, sociale et écologique, pour faabriquer un gâteau plus sain et plus nourrissant !

Elle emmènerait les entreprises sur un chemin d’efficacité, plutôt que dans la logique de la rentabilité capitaliste qui inspire de part en part la réforme Macron-Delevoye.

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Le chiffon rouge - PCF Morlaix/Montroulez
  • : Favoriser l'expression des idées de transformation sociale du parti communiste. Entretenir la mémoire des débats et des luttes de la gauche sociale. Communiquer avec les habitants de la région de Morlaix.
  • Contact

Visites

Compteur Global

En réalité depuis Janvier 2011