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1 février 2020 6 01 /02 /février /2020 07:19
Macron, Philippe et LREM veulent poursuivre leur politique de destruction sociale au Havre et en France (PCF)

Macron, Philippe et LREM veulent poursuivre leur politique de destruction sociale au Havre et en France (PCF)

Depuis sa nomination par le Président Macron, le Premier ministre met en œuvre une politique de destruction sociale et d’asphyxie des classes populaires et moyennes. De manifestations contre la casse du code du travail ou la crise des urgences dans les hôpitaux, au mouvement des gilets jaunes en passant par le refus d’une majorité de Français de voir le système de retraite démantelé, Edouard Philippe reste sourd aux attentes populaires et câline ses amis de la grande finance.

Aujourd’hui, en plein conflit social sur les retraites, il entend utiliser l’élection municipale du Havre comme un prétexte pour continuer d’être Premier ministre jusqu’à la fin du quinquennat et ainsi poursuivre sa mauvaise politique. Quant au Havre, il y aurait donc un troisième intéri-Maire depuis 2017.

Les Havraises et les Havrais, comme une majorité des Français, sont victimes de cette politique et ne sont pas dupes de la manœuvre orchestrée par la République en Marche, le Président Macron et son Premier ministre Philippe.

Les citoyennes et les citoyens de France et du Havre combattent et combattront dans la rue et dans les urnes cette politique gouvernementale exclusivement tourné vers le bien-être des plus riches et travaillent à construire une politique alternative. L'élargissement du rassemblement avec les citoyens du Havre et les forces politiques de gauche et écologistes autour de Jean-Paul Lecoq est un impératif auquel nous travaillons.
 
Parti communiste français,
 
Paris, le 31 janvier 2020.
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1 février 2020 6 01 /02 /février /2020 07:14
Violences policières - le cri de colère des familles de victimes - Laissez nous respirer (L'Humanité, 31 janvier 2020)
Appel. Violences policières : le cri de colère des familles de victimes
Vendredi, 31 Janvier, 2020

L’Humanité publie, en exclusivité, un appel inédit de collectifs et leurs soutiens. Ils dénoncent l’impunité des brutalités policières, qui auraient causé 26 morts en 2019. Tous invitent à une marche, à Paris, le 14 mars.

 

Un appel inédit pour dénoncer l’impunité dont jouissent des policiers. Tel est le sens, en substance, de ce texte diffusé dans nos colonnes (ci-contre), dont l’exigence de « vérité et de justice » soude les initiateurs et les nombreux soutiens. Du collectif Justice et vérité pour Adama Traoré au rappeur Rocé, en passant par des personnalités politiques, tous portent une série de revendications parmi lesquelles figure le bannissement des techniques d’immobilisations mortelles et des armes militaires. « Dans les quartiers, nos frères sont les premiers à avoir subi les grenades, les LBD, les plaquages ventraux, etc. Ce débat sur les violences policières ne peut pas se faire sans nous », rappelle Assa Traoré, sœur d’Adama Traoré, mort en 2016 dans la cour de la gendarmerie de Beaumont-sur-Oise.

Cet appel intervient près d’un mois après la mort de Cédric Chouviat, interpellé lors d’un contrôle de police lors duquel trois policiers emploient la méthode du plaquage ventral. « Sa mort a ému la France. Grâce aux vidéos, nous avons vu son décès ! s’indigne Fatou Dieng, sœur de Lamine Dieng, 25 ans, décédé en 2007 à la suite d’un plaquage ventral et une clé d’étranglement. La société commence à prendre conscience du danger de ces techniques d’immobilisation qui ont causé la mort de mon frère. C’est important de ne jamais l’oublier. »

Au fil des années, la liste des décès ne cesse de s’allonger. Pour la seule année 2019, pas moins de 26 personnes ont perdu la vie après une intervention policière, selon le recensement du média en ligne Bastamag. Un autre chiffre donne le tournis : entre 15 et 20 personnes par an sont mortes de 2005 à 2015 dans les quartiers populaires, selon plusieurs collectifs. Ce qui fait dire à Fatou Dieng : « Les violences policières n’ont pas commencé avec les gilets jaunes. »

Ne jamais reculer devant les dénis de justice

C’est une auto-organisation qui a rallié autant de personnalités issues d’horizons variés, comme l’actrice Aïssa Maïga, Elsa Faucillon (PCF) ou encore le footballeur Samir Nasri. Se tisse un discours commun dont la revendication de justice égale, de droits égaux, est le trait d’union. Car les familles se battent sans relâche pour mener la longue bataille judiciaire. « C’est toujours pareil : nos frères tués ou les proches sont criminalisés, les dossiers sont classés sans suite ou la justice prononce un non-lieu comme dans l’affaire de mon frère, dénonce Fatou Dieng. C’est une violence judiciaire inouïe. »

Tous ces collectifs et soutiens appellent à une marche dans les rues parisiennes, le 14 mars. Une mobilisation qui vise à dénoncer la stigmatisation des personnes décédées et des proches, souvent traînés dans la boue, les violences contre des habitants des quartiers populaires, le déni de justice. « C’est tout un système répressif et judiciaire à abattre. Nous ne lâcherons jamais, le peuple se lève ! » lance Assa Traoré.

Lola Ruscio
Laissez-nous respirer !
Vendredi, 31 Janvier, 2020

Appel des familles contre l’impunité des violences policières. Pour l’interdiction des techniques d’immobilisation mortelles et des armes de guerre en maintien de l’ordre.

 

Cédric Chouviat est le premier mort de l’année à cause de violences policières. Sera-t-il le dernier de la longue liste des personnes tuées par les forces de l’ordre ? Les statistiques des années précédentes nous font craindre que ce ne soit pas le cas.

Vingt-six décès en 2019, combien en 2020 ?

Nous apportons tout notre soutien et notre entière solidarité à la famille de Cédric pour qu’elle obtienne la paix et la justice qu’elle demande.

Car c’est aussi notre histoire. La vérité, la justice et la paix, c’est aussi ce que nous demandons pour Lamine Dieng, 25 ans, décédé à la suite d’une clé d’étranglement et d’un plaquage ventral, tout comme Adama Traoré, 24 ans, Aboubacar Abdou, 31 ans, Abdelhakim Ajimi, 22 ans, Abou Bakari Tandia, 38 ans, Ricardo Barrientos, 52 ans, Mohamed Boukrourou, 41 ans, Massar Diaw, 24 ans, Philippe Ferrières, 36 ans, Mariame Getu Hagos, 24 ans, Serge Partouche, 28 ans, Wissam El Yamni, 30 ans, Abdelilah El Jabri, 25 ans, Amadou Koumé, 33 ans, Mamadou Marega, 38 ans, Mohamed Saoud, 26 ans, Ali Ziri, 69 ans, mort après un « pliage » , Abdelhak Goradia, 51 ans, décédé par asphyxie dans un véhicule de police… et des dizaines d’autres : « malaise cardiaque », « asphyxie », « mort naturelle », sans autre détail communiqué aux familles. Ce 3 janvier 2020, c’est Cédric Chouviat qui est décédé par asphyxie, après une clé d’étranglement et un plaquage ventral.

Les témoins de cette interpellation ont confirmé ce que nous dénonçons depuis toujours : l’utilisation délibérée par les agents des forces de police de techniques extrêmement violentes et « potentiellement létales », selon la dénomination officielle. Clé d’étranglement, plaquage ventral et pliage, ces trois pratiques ont pour but d’immobiliser une personne en lui comprimant le thorax et le cou pour entraver la respiration. Mais, plus la compression dure, plus l’interpellé manque d’oxygène et plus il se débat. Et plus les agents renforcent leur pression. Et plus cette violence tue.

Malgré les condamnations répétées de la France par la Cour européenne des droits de l’homme et par l’ONU, ces techniques continuent d’être pratiquées et de causer la mort. Malgré la condamnation de ces usages par la Ligue des droits de l’homme, Amnesty International et Action des chrétiens pour l’abolition de la torture, l’État se contente de justifier le « travail » de ses agents.

Comme la femme, les enfants et le père de Cédric, nous avons fait confiance à la justice de notre pays. Mais notre expérience pour que la vérité soit faite sur les violences qui ont tué nos proches nous a fait découvrir la réalité d’un déni de justice systématique pour les victimes. Un déni entretenu par une véritable culture du mensonge qui entraîne une culture du non-lieu.

La famille Chouviat a déjà subi le même traitement de la part des autorités que celui que nous avons connu : non-information des proches, puis mensonge sur les causes de la mort, mépris de toute compassion élémentaire, tentative de criminaliser la victime pour la déshumaniser et maintien en activité des responsables de la mort d’un homme. Autant de souffrances, d’insultes, de calomnies qui s’ajoutent à la douleur des familles.

Ces contre-vérités des premières heures justifient des années de procédures interminables, d’enquêtes administratives et d’instructions bâclées, voire conduites à charge contre les victimes et leur entourage. Et bien sûr des frais de justice considérables. C’est tout un système auquel sont confrontées les victimes et leurs familles, qui révèle une impunité permanente des membres de forces de police qui blessent, mutilent et tuent. C’est une violence judiciaire qui excuse, absout et prolonge les violences policières.

Ces brutalités permanentes étaient auparavant « réservées » aux habitants des quartiers populaires, comme le Mouvement de l’immigration et des banlieues le dénonçait il y a plus de vingt ans. Aujourd’hui, elles débordent dans les centres-villes. Et tous les témoins du déchaînement furieux de la force publique contre les mouvements sociaux peuvent désormais comprendre la violence d’État qui nous est imposée.

Cette violence assermentée, à présent visible jusque dans les quartiers bourgeois, est également celle des armes classées armes de guerre, là aussi d’abord utilisées dans nos quartiers. Le Flash-Ball est apparu en 1999. Et il a aussitôt éborgné Ali Alexis, à Villiers-sur-Marne. Cette arme a été remplacée par le LBD, qui a été « inauguré » en 2007, à Villiers-le-Bel, pour mater la révolte des habitants après la mort de Moushin et Laramy, percutés par un véhicule de police. Et les grenades comme celle qui a tué Rémi Fraisse, en 2014, ou celle qui a tué Zineb Redouane en 2018, comme celles qui ont mutilé des dizaines de personnes et grièvement blessé des centaines d’autres lors des dernières manifestations, sont les mêmes qui explosent dans nos quartiers depuis presque dix ans.

Ce ne sont pas des « bavures » ni des « dérapages », mais des pratiques régulières autorisées par un État qui assume de pouvoir blesser grièvement, mutiler ou tuer un homme pour un contrôle d’identité.

C’est pourquoi nous exigeons :

– L’interdiction totale de l’usage par les forces de l’ordre de toutes les techniques d’immobilisation susceptibles d’entraver les voies respiratoires.

– L’interdiction totale des armes de guerre en maintien de l’ordre (LBD, grenades GMD, GM2L et similaires).

– La création d’un organe public indépendant de la police et de la gendarmerie pour enquêter sur les plaintes déposées contre les agents des forces de l’ordre.

– La mise en place d’une réglementation qui associe la famille dès le constat de décès (autopsie autorisée seulement après un entretien de la famille avec les services de la médecine légale).

– La publication chaque année par le ministère de l’Intérieur :

• du nombre de personnes blessées ou tuées par l’action des forces de l’ordre,

• du nombre de plaintes déposées pour violence par les forces de l’ordre,

• du nombre de condamnations prononcées.

Et nous vous appelons toutes et tous à nous rejoindre le 14 mars à Paris, pour la marche de la Journée internationale contre les violences policières.

Pour nous soutenir, signez l'appel sur change.org/LaissezNousRespirer
Appelants :
 
Collectif Vies Volées (Paris, 20e)
Comité Adama (Beaumont-sur-Oise, 95, et Ivry, 94)
Famille Dieng et le comité Vérité et Justice pour Lamine Dieng (Paris, 20e)
Famille d’Angelo Garand et le collectif Justice pour Angelo (Blois, 41)
Awa Gueye et le collectif Justice et Vérité pour Babacar Gueye (Rennes, 35)
Comité Justice et Vérité pour Wissam El Yamni (Clermont-Ferrand, 63)
Comité Vérité et Justice pour Gaye Camara (Champs-sur-Marne, 77)
Collectif Selom et Matisse (Lille, 59)
Comité Justice pour Ibrahima Bah (Villiers-le-Bel, 95)
Comité Vérité pour Curtis (Massy, 91)
Comité Vérité et Justice pour Morad Touat (Marseille, 13)
Comité Justice pour Liu Shaoyao (Paris, 19e)
Comité Vérité et Justice pour Ali Ziri (Argenteuil, 95)
Haby Koumé sœur d’Amadou Koumé (Saint-Quentin, 02)
Les parents et la sœur de Rémi Fraisse
Collectif Vérité et Justice pour Mehdi (Vaux-en-Velin, 69)
Florica Floarea et le comité Vérité et Justice pour Dorel (Vigneux-sur-Seine, 91)
Salah Zaouiya et l’association Mémoire Jawad Zaouiya (Mantes-la-Jolie, 78)    
Justice pour Mehdi Bouhouta (Vaux-en-Velin, 69)
Famille Touré et le comité Vérité et Justice pour Zakaria (Troyes, 10)
Syakha Traoré, frère de Bouna (Clichy-sous-Bois, 93)
Geneviève Legay (Nice, 06)
Franck Lambin, père d’Allan (Saint-Hilaire-des-Landes, 35)
Assemblée des Blessés 
Les Mutilés pour l’exemple
 
Avec le soutien de :
 
Collectifs :
Ligue des Droits de l’Homme, Union syndicale Solidaires, CGT, Union nationale des étudiants de France, SNJ-CGT, Union nationale lycéenne, revue Mouvements, Attac Isère, Cases Rebelles, Désarmons-Les, Collectif Faty Koumba, Association Libre Lucha, collectif Dar Harraga, LeMurJaune.fr. Et les médias indépendant : Reporters En Colère, Collectif Œil, LaMeute Photo, Le Petit ZPL, Source Média, Infoline Médias Indépendants, Militant.e.s
 
Personnalités :
Abd-Al Malik (auteur, réalisateur), Mouloud Achour (journaliste, animateur télé), Arié Alimi (avocat), Guillaume Arnaud (avocat), Manon Aubry (députée européenne FI), Clémentine Autain (députée FI), Hady Ba (philosophe EHESS, Université Cheikh Anta Diop de Dakar), Samir Baaloudj (ex-MIB), Bally Bagayoko (FI, adjoint au maire de Saint-Denis), Guillaume Balas (Génération.s), Julien Bayou (EELV), Ramzy Bedia (comédien et réalisateur), Alice Belaidi (comédienne), Akram Belkaïd (journaliste, écrivain), Esther Benbassa (sénatrice écologiste de Paris), Malik Bentalha (comédien), Eric Beynel (porte-parole de Solidaires), Jacques Bidet (philosophe, Université Paris 10), Black M (rappeur), Philippe Blanchet (linguiste, université Rennes II), Matteo Bonaglia (avocat), Saïd Bouamama (sociologue, FUIQP), Martine Boudet (conseil scientifique Attac France), Philippe Boursier (économiste, Fondation Copernic), Rachida Brakni (actrice et metteuse en scène), Youcef Brakni (comité Adama), Taha Bouhafs (journaliste), Cindy Bruna (mannequin), Marion Carrel (sociologue, Université de Lille), Leïla Chaïbi (député européenne FI), Souleymane Cissokho (boxeur), Vanessa Codaccioni (historienne et politologue, Université Paris 8), Eric Coquerel (député FI), David Cormand (député européen EELV), Robert Crémieux (ancien président du Mouvement national des chômeurs et précaires), Olivier Cyran (journaliste), Valérie Damidot (animatrice télé, actrice), Laurence De Cock (professeure), Christiane Dedryver (Ensemble !), Geoffroy de Lagasnerie (philosophe), Christian Delarue (syndicaliste DGFIP), Gilles Deloustal (retraité), Vincent Denorme (Ensemble! 80), Vikash Dhorasoo (footballeur professionnel et militant associatif), Waly Dia (humoriste, comédien), Rokhaya Diallo (journaliste et réalisatrice), Noom Diawara (comédien), Sadia Diawara (militant associatif), DJ Lord Issa (artiste, producteur), Djigui Diarra (acteur, réalisateur, journaliste), Eva Doumbia (metteuse en scène, autrice), Franck Dubosc (acteur), Alain Dru (membre de la CNCDH, conseiller au CESE), Mireille Fanon-Mendès-France (Fondation Frantz Fanon), Nadia Fares (comédienne), Eric Fassin (sociologue, Université Paris 8), Elsa Faucillon (députée PCF), Bruno Gaccio (auteur), Isabelle Garo (philosophe, Fondation Copernic), Franck Gaudichaud (historien, Université Jean-Jaurès, Toulouse), Pierre Gayral (Ensemble !, Droits devant !!), David Guiraud (porte-parole jeunesse FI), Abdellali Hajat (sociologue, Université libre de Bruxelles), Anis Harabi (avocat), Kaoutar Harchi (écrivaine et sociologue), Samuel Hayat (politologue, CNRS), Hollysiz/Cécile Cassel (chanteuse, comédienne), IAM (musiciens), Imany (auteure-compositeure-interprète), Nordine Iznasni (MIB-ien), Adélaïde Jacquin (avocate), Jok’Air (chanteur), Norma Jullien Cravotta (avocate), Kamel Le Magicien, Almamy Kanouté (activiste, comédien), Anasse Kazib (cheminot, délégué Sud-Rail), Jean-Riad Kechaou (professeur), Raphael Kempf (avocat), Pierre Khalfa (économiste, Fondation Copernic), Fahima Laidoudi (militante politique), Elise Languin (militante des droits humains), Mathilde Larrere (historienne), Yvan Le Bolloch (comédien), Olivier Le Cour Grandmaison, (politologue, Université d’Evry-Val d’Essonne), Les Réfractaires du 80 (gilets jaunes de la Somme), Edouard Louis (écrivain), Benjamin Lucas (Génération.s), Priscillia Ludosky (gilet jaune), Alain Mabanckou (écrivain, professeur à UCLA), Aïssa Maïga (actrice et réalisatrice), Jean Malifaud (syndicaliste SNESup-FSU), Adrien Mamere (avocat), Sofia Manseri (conseillère municipale, Gennevilliers), Vincent Maraval (producteur de cinéma), Eduardo Mariotti (avocat), Philippe Martinez ( secrétaire général de la CGT ), Blaise Matuidi (footballeur), Margaret Mechin (retraitée), Didier Mehl (Ensemble ! sud-Vienne), Madjid Messaoudène (élu de Saint-Denis), Mokobe (rappeur, acteur), Claire Monod (Génération.s), Bénédicte Monville (conseillère régionale Île-de-France), Héloïse Moreau (présidente de l'UNL), Corinne Morel Darleux (conseillère régionale, Auvergne-Rhône-Alpes), Charlotte Namura Guizione (journaliste, animatrice télé), Samir Nasri (footballeur), Thomas Ngijol (comédien, réalisateur), Nnoman (photographe), Josette Noyau, Danièle Obono (députée FI), Younous Omarjee (député européen FI), Anne-Sophie Pelletier (député européenne FI), Irène Pereira (philosophe), Jhon Rachid (vidéaste, comédien), Maurice Rajsfus (connu des services de police depuis le 16 juillet 1942), Kevin Razy (humoriste, comédien), Riadh (influenceur, comédien), Rocé (rappeur), Karole Rocher (comédienne, réalisatrice), Boris Rosenthal (avocat), Mamadou Sakho (footballeur), Eros Sana (photographe), Bayou Sarr (humoriste), Patrick Silberstein (éditions Syllepse), Lucie Simon (avocate), Laura Slimani (Génération.s), Maboula Soumahoro (présidente de Black History Month), Stomy Bugsy (artiste), Hapsatou Sy (entrepreneuse, animatrice télé), Hélène Sy (présidente de CeKeDuBonheur/militante humaniste), Omar Sy (acteur), Farid Taalba (ex-MIB, président de l’Echo des cités), Audrey Tcheuméo (championne de judo), Laurent Thines (neurochirurgien, auteur de la pétition pour un moratoire sur les armes “sub-létales”), Camille Vannier (avocate), Marie-Christine Vergiat (vice-présidente LDH), Emmanuel Vire (secrétaire général SNJ-CGT), Youssoupha (rappeur).
 
Maintien de l’ordre : des pistes pour rectifier le tir
Vendredi, 31 Janvier, 2020

Interdiction des lanceurs de balles de défense, du plaquage ventral, mise en place d’un véritable contrôle du travail de la police… des voix s’élèvent pour exiger une meilleure gestion des manifestations. Décryptage.

 

La scène a fait le tour de Twitter. Le 27 janvier, juste avant le début du meeting parisien de Benjamin Griveaux au Théâtre Bobino, une femme harangue les soutiens du candidat LaREM à la Mairie de Paris. « Vous êtes des mutileurs ! Assassins ! », lance-t-elle, brandissant l’affiche d’une jeune fille qui a perdu un œil lors d’une manifestation de gilets jaunes. « Voilà comment la police de Macron traite son peuple ! » Ambiance de colère et de défiance. En un an et demi, le nombre de violences policières s’est envolé et la répression des manifestants est devenue l’un des symboles insupportables de ce quinquennat à la dérive. Depuis novembre  2018, l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) a été saisie plus de 330 fois, dont 218 à Paris ! Du jamais-vu. Coups de matraque, de poing, de pied, tirs illégaux de LBD et autres joujoux « non létaux »… les victimes se comptent en milliers. Tandis que l’image des fonctionnaires censés assurer la sécurité des citoyens n’a jamais été aussi désastreuse. Comment sortir de cet engrenage ? Après des mois de déni, le chef de l’État a fini, début janvier, par demander à son ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, de lui présenter des « propositions pour améliorer la déontologie des policiers et des gendarmes ». Les résultats de ses cogitations sont encore attendus. Ils seront scrutés de près par les associations et collectifs qui réclament depuis des années plusieurs mesures précises. Des idées indispensables qui permettraient, au minimum, d’enclencher une désescalade de la violence.

1. Bannir les armes violentes

Pas de pluies de grenades mutilantes, ni de tirs massifs de lanceurs de balles de défense (LBD 40) : telle est la première mesure cruciale à mettre en œuvre pour sortir de cette spirale de la violence. « Pourquoi utilise-t-on ces armes de guerre sur le peuple ? » interroge David Dufresne, journaliste et spécialiste des questions de maintien de l’ordre. L’usage du LBD 40 en caoutchouc semi-rigide fait l’unanimité contre lui. Sa dangerosité est établie. Des études le montrent et nombreux sont ceux, parmi les habitants des quartiers populaires et les manifestants, à en subir les conséquences : perte d’un œil, fracture des os de la tête… À plusieurs reprises, le Défenseur des droits, Jacques Toubon, a préconisé son abandon en manifestation. Même demande de la Ligue des droits de l’homme et de la CGT, qui ont estimé qu’en utilisant cette arme dite « non létale » mais à l’origine de blessures irréversibles, l’État « porte atteinte aux libertés fondamentales telles que le droit de manifester et le droit à la protection de la vie ».Même chose pour les grenades lacrymogènes et de désencerclement. Mi-janvier, Christophe Castaner rappelait aux policiers leur devoir « d’exemplarité » et « d’éthique ». Raté. Lors de la manifestation de pompiers du 28 janvier, beaucoup de blessés ont subi l’introduction en grande pompe de la grenade militaire GM2L, petite sœur de la GLI-F4, la grenade arracheuse de main dont Christophe Castaner a annoncé le retrait anticipé. Même si elle ne contient pas le TNT de la GLI-F4, la GM2L est aussi dangereuse. Composée d’une charge lacrymogène, elle tutoie les 165 décibels lorsqu’elle explose. Son effet de souffle peut avoir des effets irréversibles sur l’audition, tandis que les multiples résidus risquent de blesser gravement. « La GM2L est différente de la GLI-F4 uniquement par son composé explosif. Les effets des deux grenades sont les mêmes. Il faut l’interdire », estime Ian, un des fondateurs de Désarmons-les !, collectif contre les violences policières.

2. Une doctrine respectueuse des droits humains

Depuis la contestation de la loi travail en 2016, et plus encore depuis l’intrusion de gilets jaunes dans l’Arc de triomphe en décembre 2018, le ministère de l’Intérieur a fait le choix de la confrontation et de l’interpellation directement dans les cortèges, parfois avec la participation des brigades anticriminalité. Cette évolution de la doctrine rompt avec un principe fondateur : l’encadrement à distance des manifestants. Le Défenseur des droits recommande un retour en arrière. Et préconise « la conduite d’une étude sur la mise en œuvre en France de la doctrine dite de “désescalade de la violence” ». L’ONG Amnesty France prône, elle, l’intégration des « droits humains » dans cette doctrine pour mettre un terme « aux cas d’usage disproportionné et donc illégal de la force et aux entraves au droit de manifester pacifiquement ».

3. En finir avec les techniques dangereuses

Les techniques d’interpellation sont également sur la sellette. De la mort de Cédric Chouviat à celle d’Ali Ziri, les pratiques d’immobilisation par plaquage ventral, pliage et clé d’étranglement sont mises en cause. Aux yeux de Ramata Dieng, sœur de Lamine Dieng, décédé après un plaquage ventral, il est urgent de les bannir : « Les personnes qui subissent l’une de ces trois techniques risquent la mort. » Opposée à l’emploi du plaquage ventral et du pliage, l’ONG  Action des chrétiens pour l’abolition de la torture (Acat) précise que « les forces de police ajoutent parfois à cette position d’autres moyens de contention tels que le menottage des poignets derrière le dos et l’immobilisation des chevilles (avec parfois les genoux relevés), et peuvent aller jusqu’à exercer un poids sur le dos de la personne ainsi maintenue à terre ». Une accumulation qui peut conduire à l’asphyxie. Condamnée à deux reprises par la Cour européenne des droits de l’homme, la France continue néanmoins d’autoriser le plaquage ventral. En Belgique, en Suisse et à New York, il est banni.

4. Une police des polices (vraiment) indépendante

Il n’y a pas qu’en matière de technique d’arrestation que la France se distingue. L’IGPN, l’instance administrative chargée d’enquêter sur la police, est composée uniquement… de policiers. De quoi saper la confiance des citoyens dans une autorité dont l’objectivité, à tort ou à raison, sera toujours interrogée. Pour les associations, il est indispensable de créer un organe indépendant vis-à-vis du pouvoir politique. Il s’agirait « d’une autorité administrative indépendante dans laquelle travailleraient des magistrats, des membres de la société civile, mais également des policiers », suggère Marion Guémas, chargée des questions police-justice à l’Acat. La cofondatrice du collectif Urgence notre police assassine, Amal Bentounsi, sœur d’Amine Bentounsi, mort d’une balle dans le dos, propose un renforcement de la « surveillance citoyenne, avec des personnes de la société civile, des associations, des collectifs ». Autre défi de taille pour l’institution policière : la transparence. « Des efforts ont déjà été faits, mais ce n’est pas suffisant, selon Marion Guémas. Nous ne savons rien du nombre de policiers sanctionnés par la hiérarchie ou condamnés pour des faits de violence, les conclusions des enquêtes IGPN ne sont pas rendues publiques, des chiffres officiels sur le nombre de blessés ou de morts n’existent pas. » Contrairement à d’autres pays, la liste détaillée des tirs de la police et de la gendarmerie n’est pas rendue publique. « Le ministère ne donne pas d’informations sur la composition des armes de force intermédiaire alors qu’elles sont dangereuses, poursuit Marion Guémas. Toutes ces informations sont importantes pour rétablir la confiance entre la population et les institutions. »

Face à ce défi, le gouvernement brille pour l’instant par son inaction. En juin 2019, un séminaire d’experts réunis par le ministère de l’Intérieur était censé faire des recommandations pour élaborer un nouveau « schéma national pour le maintien de l’ordre ». Huit mois plus tard, ses conclusions sont toujours au fond d’un tiroir. Peut-être « d’ici quelques semaines », indique la Place Beauvau. Le fossé entre policiers et citoyens ne cesse de se creuser. Mais pour le gouvernement, il semble toujours urgent d’attendre.

Lola Ruscio
La cncdh et la « rhétorique de la riposte »

« Le matraquage de personnes au sol ou l’usage de LBD pointés sur le visage des manifestants sont inadmissibles. » Dans un avis rendu cette semaine sur les violences policières, la Commission nationale consultative des droits de l’homme (CNCDH) n’y va pas avec le dos de la cuillère. L’institution évoque de « fortes préoccupations » liées à « l’usage disproportionné de la force et des armes dites non létales ». La CNCDH « ne peut admettre la rhétorique de la “riposte” à laquelle ont eu recours les pouvoirs publics ». L’institution appelle à « une remise en question fondamentale » et enjoint aux pouvoirs publics d’« engager une réflexion plus globale sur l’usage de la force publique ».

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1 février 2020 6 01 /02 /février /2020 06:00
Sebastian Roché : En Europe, une exigence morale plus élevée
Vendredi, 31 Janvier, 2020

Sebastian Roché estime que l’Hexagone devrait s’inspirer des pratiques des pays nordiques.
 

Notre gestion des foules diffère-t-elle des autres pays européens ?

Sebastian Roché Dans les pays nordiques, en Allemagne et en Angleterre, la doctrine du maintien de l’ordre repose sur les concepts de « confiance » et de « désescalade », de diminution de la conflictualité. Au Danemark, la formation de la police est centrée autour de l’idée : « Tu devras gagner la confiance des citoyens »  ; ­l’Allemagne met en avant le slogan : « La police, ton ami ». En France, la philosophie est très différente : « Force doit rester au policier » est ce qu’on apprend à l’école. Les grandes villes allemandes et britanniques ont connu des contestations radicales. Mais ces gouvernements sont plus soucieux de ne pas mutiler les citoyens. Même en situation d’émeute, la police britannique se refuse à utiliser le LBD dans le maintien de l’ordre. C’est un choix politique. Leur niveau d’exigence morale et de respect des droits fondamentaux est plus élevé que le nôtre. Et leur organe de contrôle de la police est indépendant, géré par un magistrat ou une personnalité de la société civile.

La France autorise ses forces de police à user d’armes de guerre, contrairement à d’autres pays européens. Qu’en pensez-vous ?

Sebastian Roché Ces pratiques, on les voit dans des démocraties jeunes comme en Pologne et dans des pays aux traditions autoritaires. En France, il y a une démocratisation politique, mais la police reste dure. Il ne faut pas confondre les deux, comme le fait le président. La raison est un peu mystérieuse. La police a connu une série de glissements successifs : à l’origine, le lanceur de balles de défense est une arme du GIGN, puis, au fur et à mesure, elle est utilisée en sécurité publique. Personne n’a dit : on les introduit pour tirer sur les manifestants ! Problème : les chefs locaux de la police et les préfets n’ont pas, en France, de comptes à rendre aux citoyens visés par ces armes, ils ne souffriront pas des conséquences. Ils pilotent le maintien de l’ordre mais la déconnexion est totale avec le public : ils ne lui sont pas redevables. Les valeurs de défense des droits de l’homme ne sont pas suffisamment fortes. Des dirigeants étrangers se disent : je n’ai pas le droit de tirer sur les manifestants ! Le gouvernement français, lui, se dit qu’il a le droit.

Sebastian Roché Chercheur au CNRS Auteur de De la police en démocratie (Grasset).
Entretien réalisé par L. R.
Sébastien Roché - entretien avec Lola Roscio sur le maintien de l'ordre à la française et les violences policières
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29 janvier 2020 3 29 /01 /janvier /2020 08:00

Anicet Le Pors : « Le Conseil d’État dénonce une maltraitance de l’État de droit par l’exécutif »
 
Mardi, 28 Janvier, 2020
La haute juridiction a torpillé le projet de réforme des retraites, l’estimant lacunaire et insincère. Entretien avec un membre honoraire de cette instance.
 
L’avis rendu par le Conseil d’État sur la réforme des retraites est très négatif. Est-ce surprenant ?

Anicet Le Pors Le Conseil d’État est une institution pour laquelle j’ai la plus grande estime, qui a joué au cours de l’histoire de France un rôle essentiel dans la fabrication des concepts qui constituent notre identité politique républicaine. Il a, cela dit, vis-à-vis des autorités en général, une attitude de critique bienveillante qui se traduit par une grande prudence dans la formulation de ses avis. C’est sur cet arrière-plan qu’il faut juger celui qu’il vient de rendre sur la réforme des retraites, qui est très sévère. Je n’ai pas connu en trente années d’avis aussi ferme. Il s’agit, me semble-t-il, d’une manière de s’opposer à ce que j’appellerais une maltraitance de l’État de droit par le président de la République et le gouvernement.

Le Conseil d’État estime que l’étude d’impact du gouvernement est lacunaire et insincère…

Anicet Le Pors Il y a deux types de réaction lorsqu’un gouvernement ne veut pas soigner une étude d’impact : soit il en fournit une absolument vide, par pure formalité, avec le risque de la voir rejetée d’emblée ; soit il en fait réaliser une d’un volume tel qu’elle en devient inabordable. Celle sur la réforme des retraites présente les deux défauts ! Elle fait d’une part 1 000 pages, impossibles à lire dans les délais impartis, et en même temps elle ne répond pas aux questions qui sont posées. La situation me rappelle celle du projet de loi de la transformation de la fonction publique, en 2019. La critique du Conseil d’État était très sévère aussi, car l’étude d’impact avait été envoyée quatre jours après le projet de loi, sur protestation du Conseil d’État. C’est pourtant une grossière erreur puisque l’étude d’impact est faite pour éclairer l’élaboration juridique, pas pour la compléter en cours de route ! C’est elle qui garantit le sérieux du contenu de la loi et dit quelles en seront les conséquences.

Entre notre système de retraite et la transformation de notre fonction publique, l’exécutif s’attaque donc à des piliers de notre modèle de façon très cavalière…

Anicet Le Pors Le contraste est ahurissant. Le gouvernement bouleverse des pans fondamentaux de notre contrat social sans avoir analysé les conséquences de l’action qu’il propose. C’est pourquoi je parle de maltraitance de l’État de droit. Cela traduit une manière d’être de l’exécutif et de Macron qui leur sont tout à fait spécifiques. Tel un démiurge, ce dernier n’admet aucune autorité morale ou spirituelle au-dessus de lui, sans prendre conscience qu’il outrepasse ses compétences. Ce qui se fait sur la réforme des retraites n’est pas acceptable. C’est tout à l’honneur du Conseil d’État de l’avoir signalé et au déshonneur du gouvernement de procéder ainsi. Ce qu’il y a d’étonnant dans cette affaire, c’est qu’Édouard Philippe est lui-même conseiller d’État. Il sait tout cela. Je me demande s’il ne s’est pas radicalisé. Il devient cassant et brutal.

Le Conseil d’État s’alarme d’un recours massif aux ordonnances pour rédiger la réforme. Qu’en pensez-vous ?

Anicet Le Pors C’est très problématique car pour les ordonnances, il n’y a pas d’étude d’impact. Et là, il y a 29 ordonnances ! D’un point de vue juridique, elles ont rang de lois. Et l’exécutif décide qu’il n’y aura pas d’études d’impact sur 29 équivalents lois. C’est massif et inquiétant. Pour la réforme de la transformation publique, les nombreuses imperfections et le recours à 7 ordonnances avaient conduit le gouvernement à prévoir 60 décrets en Conseil d’État pour définir le contenu de la loi. C’était déjà ahurissant et cela s’aggrave. Ce qui est critiqué sur la réforme des retraites par le Conseil d’État était donc déjà en germe. Ce comportement qui tend à devenir systématique de la part du gouvernement se traduit par une bureaucratie considérable : on soumet au Conseil d’État, puis au Parlement un texte dont on ne peut pas évaluer la portée, ce qui est très grave.

Emmanuel Macron balaye les critiques qui peuvent lui être faites en lançant : « Essayez la dictature et vous verrez ! »

Anicet Le Pors Emmanuel Macron est un homme dangereux. Ce qui se passe en ce moment le montre. Il est intéressant de voir, après les gilets jaunes et les mobilisations syndicales, que le Conseil d’État ouvre un autre terrain, qui touche directement au pouvoir d’État. Et la Cour de cassation appelle Macron à respecter la séparation des pouvoirs. L’éditorialiste Thomas Legrand s’est évertué, lundi, sur France Inter, à dire que l’on était quand même en démocratie. Mais, être obligé de le faire montre déjà qu’il y a un doute quelque part. Évidemment, il est aujourd’hui excessif de parler de dictature, ce serait passer une limite qualitative. Mais il ne faut pas pour autant jouer avec la démocratie comme Macron le fait. Il ouvre la voie aux forfaitures et risque à un moment d’être dépassé par plus violent que lui, dans une société complètement décomposée et désorganisée.

Sur le fond, que pensez-vous de la réforme des retraites ?

Anicet Le Pors Aujourd’hui, le produit intérieur brut par tête en France est le plus élevé que l’on ait jamais connu. En tenant compte de la démographie et des prix, chaque Français s’est potentiellement enrichi par rapport à il y a vingt ans. Comment se fait-il, dès lors, qu’il ne puisse pas bénéficier de cet effort de productivité global ? La réponse se trouve en analysant le partage de la valeur ajoutée nationale, qui est de plus en plus défavorable à la rémunération du travail et de plus en plus favorable à la rente. La France est pourtant un pays riche, qui a largement les moyens d’un modèle social de haut niveau. À mes yeux, il faudrait faire l’inverse de ce que veut imposer l’exécutif. La retraite des fonctionnaires est, par exemple, une référence sociale majeure, car elle porte sur les six derniers mois de façon définie et transparente : un fonctionnaire qui rentre dans l’administration sait immédiatement quel sera le montant de sa retraite. Voilà quelque chose à défendre.

Anicet Le Pors Conseiller d’État honoraire et ancien ministre communiste de la Fonction publique

https://www.humanite.fr/anicet-le-pors-le-conseil-detat-denonce-une-maltraitance-de-letat-de-droit-par-lexecutif-683746

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29 janvier 2020 3 29 /01 /janvier /2020 06:53
André Chassaigne: C'est au peuple français de décider de son avenir (entretien avec Julia Hamlaoui, L'Humanité, 28 janvier 2020)
« C’est au peuple français de décider de son avenir »
Mardi, 28 Janvier, 2020

Le président du groupe GDR, André Chassaigne, propose aux autres forces de gauche le recours à une motion référendaire sur la réforme des retraites.

 
Après l’avis du Conseil d’État sur la réforme des retraites, vous avez interpellé hier le président de l’Assemblée nationale, Richard Ferrand. Qu’en attendez-vous ?
 
 Nous estimons indispensable d’ajourner l’examen des projets de loi de réforme des retraites. Le Conseil d’État lui-même demande que le gouvernement améliore sa copie avant son dépôt au Parlement et constate de nombreuses insuffisances, en particulier sur l’étude d’impact, jugée lacunaire. Il n’est pas envisageable de demander au Parlement de se prononcer alors qu’il ne dispose pas de toutes les données et que la loi exige que les conditions soient réunies pour garantir la sincérité des travaux. Nous nous battons évidemment pour le retrait du texte. Mais, s’il arrivait tout de même en discussion, il faut également garantir les conditions d’un examen démocratique. Avec un débat tronqué par la limitation du temps de parole des députés, la procédure d’urgence et un texte incomplet du fait du recours à de nombreuses ordonnances, ce n’est pas le cas aujourd’hui. C’est également l’objet d’un courrier au président de l’Assemblée cosigné par 75 parlementaires, qui dénoncent une démocratie expéditive.
 
 
Vous avez invité les présidents des groupes de gauche à se réunir aujourd’hui, après des désaccords sur une éventuelle motion de censure. Que leur proposez-vous ?
 
 J’ai lancé cette invitation dès mercredi dernier à la présidente du groupe socialiste et à celui de la France insoumise. Une riposte et une stratégie communes sont indispensables et ne peuvent être que plus efficaces. Nos groupes ne peuvent rester enfermés dans leur pré carré avec une course à l’échalote à celui qui communiquerait le premier. Outre la motion de censure, nous proposons une motion référendaire afin que le peuple soit consulté et enfin entendu, puisque la majorité parlementaire refuse de prendre en considération sa ferme opposition. Prévue par le règlement de l’Assemblée, cette procédure suppose la signature de 58 députés. Si elle est adoptée, la discussion du projet de loi est suspendue. Le Sénat a ensuite 30 jours pour se prononcer. Chaque parlementaire est mis devant ses responsabilités : considère-t-on que, sur un texte si important, qui bouleverse notre pacte social, c’est au peuple français de décider de son avenir ?
 
 
Votre groupe présente aujourd’hui une proposition de loi alternative. Quel rôle jouera-t-elle dans la bataille ?
 
 Nous refusons de nous laisser enfermer dans une réforme qui sera synonyme de paupérisation pour l’immense majorité des retraités de demain. C’est le sens du socle commun de propositions présenté la semaine dernière par treize organisations : montrer qu’une alternative au projet du gouvernement existe. Au-delà de ce dénominateur commun à gauche, chaque groupe défend bien évidemment ses propres propositions. Avec notre proposition de loi, nous montrons comment le système actuel peut être amélioré en matière de financement ou d’âge de départ à la retraite, par exemple. Nous la déclinerons dans les débats sous forme d’amendements. 
 
 
André Chassaigne: C'est au peuple français de décider de son avenir (entretien avec Julia Hamlaoui, L'Humanité, 28 janvier 2020)
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29 janvier 2020 3 29 /01 /janvier /2020 06:41
Les communistes présentent leur propre texte pour une retraite universellement juste (Ouest-France, 28 janvier 2020 )
Les communistes présentent leur propre texte « pour une retraite universellement juste »

Pour « mener bataille » contre le projet de réforme du système des retraites porté par le gouvernement, les députés communistes ont présenté leur propre texte, ce mardi 28 janvier.

Ouest-France, 28 janvier 2020

Les députés communistes ont présenté ce mardi 28 janvier leur contre-projet de réforme « pour une retraite universellement juste », axée sur une amélioration du système actuel, en promettant « sur ces bases » de « mener bataille » contre le projet du gouvernement.

Le groupe, qui compte mener « une offensive déterminée » contre le projet de réforme gouvernemental, selon son président André Chassaigne, a préparé une proposition de loi dédiée, qui vient en complément de la plateforme commune présentée la semaine dernière par 13 formations de gauche.

« Pour une retraite qui va bien »

Il s’agit de montrer qu’il y a « une alternative au mauvais projet qui nous est présenté », selon le porte-parole Sébastien Jumel.

Assurant ne pas défendre le statu quo mais plaidant « pour une retraite qui va bien », son collègue Pierre Dharréville a expliqué qu'« au coeur » de la proposition PCF, il s’agissait de « garantir aux retraités leur niveau de vie actuel et un véritable droit à la retraite pour toutes et tous dans la durée ».

La proposition entend notamment « abaisser à 60 ans l’âge légal de départ », « fixer à 100 % du Smic net le montant minimum de retraite pour une carrière complète » ou encore mieux prendre en compte la pénibilité, les députés PCF assurant que « les moyens existent » pour financer ces mesures.

Début des discussions le 17 février

Ils promettent « sur ces bases » de « mener bataille » contre le projet du gouvernement, celui-ci étant selon Pierre Dharréville « dans une impasse politique » mais « aussi institutionnelle avec le “gros shoot” que le Conseil d’État vient de mettre à son projet », en estimant ne pas avoir eu le temps de « garantir au mieux la sécurité juridique » de la réforme.

La commission spéciale pour l’examen de la réforme sera constituée mardi après-midi. Les discussions dans l’hémicycle doivent démarrer le 17 février.

***

Proposition de loi pour une retraite universellement juste !

28 janvier - Ce matin, avec les autres députés communistes, nous avons présenté notre proposition de loi pour une retraite universellement juste.

Cette proposition de loi constitue une alternative concrète au projet de loi du gouvernement. Elle est un outil pour celles et ceux qui veulent promouvoir le droit à la retraite solidaire.

Pour en savoir plus :

https://fr.calameo.com/read/0061444990fb43e4d0bcb

Notre proposition de loi à télécharger (PDF - 831.8 ko)
Notre proposition de loi à télécharger
Présentation de la proposition de loi pour une autre réforme des retraites par les députés communistes le 28 janvier 2020 (blog du député Jean-Paul Lecoq)

Présentation de la proposition de loi pour une autre réforme des retraites par les députés communistes le 28 janvier 2020 (blog du député Jean-Paul Lecoq)

Les communistes présentent leur propre texte pour une retraite universellement juste (Ouest-France, 28 janvier 2020 )
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29 janvier 2020 3 29 /01 /janvier /2020 05:57
Ils n’ont pas honte ! Soit la réforme, soit une épidémie ?
Lundi, 27 Janvier, 2020 - L'Humanité

Pas d’autre choix, selon l’élu LaREM Dominique Da Silva : il faut travailler plus longtemps ou prier pour qu’une épidémie frappe nos retraités.

 

Tout est décidément permis chez les macronistes pour promouvoir la réforme des retraites. Y compris le recours aux pires arguments. Il serait ainsi strictement impossible de financer la retraite à 60 ans à taux plein et de rejeter le projet gouvernemental, à moins d'« espérer un coronavirus qui viendrait atteindre les plus de 70 ans », a osé déclarer le député LaREM Dominique Da Silva, sur BFM TV.

En avançant cette idée vaseuse, celui qui fait partie des « ambassadeurs » de la réforme cherche à frapper l’imagination des Français pour les empêcher de réfléchir. Il leur assène qu’il n’y a aucune alternative au projet d’Emmanuel Macron : si le pays n’adopte pas cette réforme, seule une épidémie décimant nos aînés nous sauvera. Seule issue à ses yeux : repousser toujours plus l’âge de départ à la retraite de génération en génération, ce qui revient à… épuiser et envoyer plus vite dans la tombe les personnes âgées qui continueront à travailler plus longtemps.

C’est en réalité la réforme du gouvernement elle-même qui menace l’espérance de vie des Français. Tout comme ce sont ses choix politiques qui empêchent la retraite à 60 ans à taux plein. Après tout, le système actuel n’est pas menacé de déséquilibre, et peut-être largement amélioré. Comment ? Près de 130 milliards d’euros composent actuellement le Fonds de réserve pour les retraites. La Caisse d’amortissement de la dette sociale doit prochainement rapporter 24 milliards par an. Moduler les cotisations sociales comme le propose le PCF permettrait de rassembler 70 à 90 milliards en cinq ans. Enfin, créer des emplois, lutter contre le chômage, augmenter les salaires dont celui des femmes, plutôt que de dilapider plus de 100 milliards d’euros comme cela a été fait avec le Cice, permettrait d’alimenter les caisses de retraite. Un peu mieux qu’une épidémie comme solution non ?

Aurélien Soucheyre
Ils n'ont pas honte! Dominique Da Silva (LREM) : il faut travailler plus longtemps ou prier pour qu’une épidémie frappe nos retraités.
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28 janvier 2020 2 28 /01 /janvier /2020 12:38
Réforme des retraites. Les députés de gauche reprochent au gouvernement de vouloir passer en force

Ouest-France, 27 janvier 2020

Les députés PS, PCF, LFI et certains élus du groupe Libertés et territoires ont écrit au président de l’Assemblée nationale Richard Ferrand pour contester le peu de temps dont ils vont disposer pour examiner le projet de réforme du système de retraites.

Demande de référendum, contestation des délais… Les députés des trois groupes de gauche dénoncent des conditions inadmissibles d’examen de la réforme des retraites et demandent solennellement à Richard Ferrand (LREM) de défendre l’honneur de l’Assemblée nationale, dans un courrier rendu public ce lundi 27 janvier 2020.

Dans ce courrier daté de dimanche, les députés PS, PCF, LFI et certains élus du groupe Libertés et territoires déplorent notamment auprès du président de l’Assemblée nationale le fait de n’avoir que quatre jours pour examiner ce texte majeur, entre sa présentation vendredi 24 janvier en Conseil des ministres et le début des discussions en commission spéciale.

La commission spéciale de 70 députés de tous les groupes politiques sera de fait installée mardi 28 janvier et auditionnera aussitôt le gouvernement à 21 h, avant de procéder à une discussion générale sur les projets de loi (organique et ordinaire). Elle auditionnera les organisations syndicales et patronales le lendemain, mercredi 29 janvier.

Les élus de gauche dénoncent le choix même de recourir à une commission spéciale qui prive les oppositions et in fine l’Assemblée des compétences d’un rapporteur d’application qui aurait pu mener une analyse de l’étude d’impact au bénéfice de tous.

Temps de parole réduit

Ils s’insurgent aussi des délais pour le dépôt des amendements, ou qu’il ne soit prévu de laisser que 5 minutes de temps de parole à chaque groupe pour exprimer sa position sur un texte incomplet, renvoyant à un nombre considérable d’ordonnances et de décrets, laissant préjuger d’un défaut majeur d’information du Parlement comme d’une impréparation flagrante du gouvernement.

Ces conditions de travail sont inadmissibles et ne peuvent que nous inspirer de la honte vis-à-vis de celles et de ceux qui nous ont confié l’honneur exigeant de les représenter, écrivent ces parlementaires, s’offusquant d’une démocratie expéditive.

Nous vous demandons solennellement de défendre cet honneur, celui de l’Assemblée dont vous êtes le président et qui ne saurait être dissoute dans les exigences de l’exécutif, ajoutent les députés à l’adresse de Richard Ferrand.

Une motion référendaire proposée par les communistes

Outre les députés de gauche, figurent parmi les signataires plusieurs élus du groupe Libertés et Territoires ayant claqué la porte de LREM, dont Jean-Michel Clément (ex-PS) ou Frédérique Dumas.

Le groupe des députés communistes, qui juge une riposte commune indispensable face à la surdité du gouvernement, compte par ailleurs proposer une motion proposant de soumettre les projets de loi au référendum. Une telle motion doit être signée par au moins 10 % des députés, soit 58 élus.

Une rencontre des présidents des trois groupes de gauche est prévue ce mardi, pour mettre à plat les outils permettant d'empêcher la discussion des textes, indique le groupe dans un communiqué.

 

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27 janvier 2020 1 27 /01 /janvier /2020 16:36
Soutien à notre camarade Thomas Portes mis en procès par le groupuscule d’extrême droite Génération Identitaire.
Thomas Portes - Il sera présent à Brest pour une conférence débat sur l'extrême-droite le samedi 8 février après-midi et fera probablement une intervention auprès de nos camarades rue Berger le matin au local de la section de Brest.

Dirigeant national du PCF en charge du collectif des cheminots et militant syndical


26 JANVIER 2020
THOMAS PORTES

" Demain s’ouvre une semaine importante pour ma famille et moi même

Demain s’ouvre une semaine importante pour ma famille et moi même

Alors que le combat antifasciste et antiraciste a toujours guidé mon engagement syndical et politique, me voilà convoqué devant la justice suite à une assignation par le groupuscule d’extrême droite Génération Identitaire.

Après l’opération anti-migrants du col de l’échelle en Avril 2018, j’avais réagi avec violence pour dénoncer un acte odieux. Je ne regrette rien. Face aux promoteurs de la haine, il ne faut jamais baisser la tête. JAMAIS.

Mon procès va se dérouler les 30 et 31 janvier à Paris. Un rassemblement de soutien est prévu Jeudi 30 à 12h devant le tribunal de Paris (porte de Clichy).

Pour m’aider à payer mes frais de justice une cagnotte est en ligne
https://t.co/PyhfZwMT3z?amp=1


Dans le cadre de cette bataille, je viens de publier un premier ouvrage intitulé « Au cœur de la haine » disponible au édition Arcane 17 (https://www.editions-arcane17.net/fr/livres/au-coeur-de-la-haine)

Je tenais d’ores et déjà à remercier toutes celles et ceux qui me soutiennent et m’aident au quotidien dans cette bataille.

On continue !"
Soutien à notre camarade Thomas Portes mis en procès par le groupuscule d’extrême droite Génération Identitaire.

Au coeur de la haine

Lorsque Thomas Portes, visage des mobilisations cheminotes du printemps 2018, se voit assigné en justice par Génération identitaire, suite à un tweet dénonçant l’opération anti-migrants du col de l’Échelle, il reste abasourdi. « Ce n’est pas moi mais eux qui devraient être poursuivis pour appel à la haine ! »

Passées la stupéfaction et la colère, le jeune syndicaliste décide de riposter en préparant son procès « dans l’action ». Quel meilleur moyen que l’écriture pour le faire ? Pendant près d’un an, il va aller à la rencontre d’acteurs de terrain, qui comme lui, ont décidé de résister à la peste brune.
Au cœur de la haine est le récit de leurs conversations. « Ces pages livrent un regard sans concessions sur la France d’aujourd’hui ; mon regard. Elles offrent également des éléments d’analyse sur la situation et proposent des solutions... »

« Le constat peut paraître sombre, mais il n’est en rien pessimiste. » Au fil des étapes du récit, Hénin-Beaumont, Hayange, Le Mans, Nice ou Lyon, l’Europe, on comprend mieux comment l’extrême droite construit son rayonnement et accroît son influence. On trouve aussi dans l’engagement des acteurs de terrain, la possibilité d’œuvrer. à une autre vision du monde et des rapports sociaux.

Sortie nationale le 14 janvier. Disponible en précommande sur le site à partir du 6 janvier.

13.00€
https://www.editions-arcane17.net
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27 janvier 2020 1 27 /01 /janvier /2020 16:07
Réforme des retraites : le peuple doit être consulté par voie référendaire - Les députés communistes, 27 janvier 2020
 Le peuple doit être consulté : ci-dessous le communiqué des députés communistes
 
 
 

 

Les députés communistes, 27 janvier 2020
Réforme des retraites : le peuple doit être consulté par voie référendaire:

Une rencontre entre les présidents des trois groupes parlementaires de gauche aura lieu demain, à notre initiative, afin de mettre à plat les différents outils parlementaires à notre disposition pour empêcher la discussion d'un projet de loi que même le Conseil d'État estime ni fait ni à faire.

La nécessité de nous entendre est d'autant plus grande que, comme le souligne la haute juridiction, "ces projets de loi procèdent à une réforme du système de retraite inédite depuis 1945 et destinée à transformer pour les décennies à venir un système social qui constitue l'une des composantes majeures du contrat social".

Face à la surdité du gouvernement qui refuse l’évidente colère de la rue, face à l’impréparation de sa réforme et à son mépris du Parlement à qui il impose des conditions d'examen proprement intenables, la riposte commune est indispensable et pourrait s'élargir à d'autres groupes.

Au-delà de la motion de censure, nous souhaitons, notamment, proposer à nos collègues une motion proposant de soumettre les projets de loi au référendum, tel que le prévoient les articles 122 et suivants de notre Règlement. Une motion qui permettrait de suspendre et d'interrompre la discussion des textes afin que les citoyens puissent être consultés et enfin respectés par un gouvernement qui pratique la politique de la sourde oreille.

La réforme gouvernementale, susceptible de remettre en cause un élément fondamental de notre pacte social, concerne directement le peuple français et son avenir. Il est légitime que la décision d’adopter ou non cette réforme lui revienne directement.

Nous mettrons tout en œuvre pour qu’il soit consulté et, enfin entendu, puisque la majorité parlementaire refuse de prendre en considération sa ferme opposition.

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