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- par Monique Keromnès, compte rendu du conseil municipal de Morlaix du 18 septembre 2017
« C'est une excellente nouvelle. Pour la rue et parce qu'on conserve un équipement au centre-ville. Nous sommes contents, honnêtement ». Le ton employé par Jean-Paul Vermot tranche avec les mots qu'il prononce : pas d'effusion mais une voix posée et ferme. Il parle au nom de tous les élus de l'opposition. Ils se disent satisfaits de voir la future médiathèque de Morlaix s'installer au 9, rue de Paris. « Mais ce n'est pas agréable de le découvrir dans la presse ! ».
Quelques minutes plus tôt, à la lecture de la délibération, la maire, Agnès Le Brun, avait anticipé la critique et expliqué : « Lors du dernier conseil (le 6 juillet), nous n'avons pas pu évoquer le lieu d'implantation des « Ailes du temps », car les négociations étaient en cours. Dévoiler l'endroit aurait pu avoir une incidence sur ces négociations qui ont abouti à un accord sur un montant de 85.000 € ». Pas de quoi convaincre les élus de l'opposition, dont Jean-Paul Vermot, qui rappelle que ces négociations étaient déjà en cours au moment de la commission qui a précédé le conseil. Et qu'ils n'ont pas été mis au courant. « Une commission, c'est un lieu de discussion. On peut nous faire confiance sur la confidentialité », a assuré l'élu avant d'ajouter : « Nous appelons de nos voeux à être mieux informés et associés ». Pour Élisabeth Binaisse, « nous sommes élus au même titre que vous. Nous n'avons pas à quémander les infos. Nous devons les avoir comme vous », a insisté l'élue de l'opposition.
« Je prends acte de ce que vous dites et je veux bien faire un pacte de confiance », a répondu Agnès Le Brun, qui n'a pas manqué de rappeler ses inquiétudes à propos d'informations données en commission qui peuvent, ensuite, être rendues publiques par certains élus. Elle a également rappelé que « jamais, jamais je n'ai refusé de recevoir l'opposition pour donner des informations. Il n'y a aucune volonté de nuire ». Sur la forme, toujours, Jean-Pierre Cloarec, lui, s'interroge sur le budget - 600.000 € tout compris - et la faisabilité du projet. « Par ailleurs, il y a une équipe qui y travaille. C'est un bon début mais sera-t-il fait appel aux lecteurs, aux adhérents des bibliothèques ou encore y aura-t-il un cousinage avec la médiathèque du Roudour » ?
« Chaque chose en son temps », a rappelé Agnès Le Brun, pour qui le budget est « convenable ». « Laissons les techniciens pré-écrire le projet. Nous le présenterons quand il sera silhouetté. Ensuite, il y aura des débats entre élus pour peaufiner et amender ». Une réponse qui a fait réagir le communiste Ismaël Dupont : « On ne bricole pas entre nous, sans concerter les habitants. Je vous donne l'exemple de Morlaix communauté. On a annoncé la fermeture de déchèteries. C'est grâce au débat et au dialogue qu'on a pu sauver le site de Plougonven. Le débat n'est pas que dans cette assemblée mais aussi dans la ville. Par ailleurs, je rappelle que nous ne sommes pas la minorité mais l'opposition ». Pour Agnès Le Brun, ce sont deux visions qui s'opposent : « Vous êtes pour la démocratie participative et pas représentative ». Après ce long débat, les élus ont voté, à l'unanimité, pour l'acquisition du 9, rue de Paris.
Parkings : 278.803 € de solde budgétaire pour la Ville. Le conseil municipal a pris acte, hier soir, du compte-rendu d'activité 2016 d'Indigo. Il s'agit de la délégation de service public, mise en place il y a cinq ans, pour le stationnement en centre-ville et assurée par Vinci. Ce rapport indique qu'en 2016, le solde budgétaire net pour la Ville s'élève à 278.803 €, contre 291.676 € en 2015. Sur ce point, les élus de l'opposition, Hervé Gouédard et Jean-Paul Vermot ont insisté sur l'importance d'être vigilant sur les comptes de la DSP. Le premier adjoint, Bernard Guilcher, a, par ailleurs, indiqué que la mise en place de zones de couleurs a amélioré le stationnement place Allende, en permettant une meilleure rotation des véhicules. Dix logements sociaux à Bellevue de La Madeleine. La Ville va vendre à Finistère Habitat, pour 103.000 €, des biens communaux situés au 25, Bellevue de la Madeleine (une maison d'habitation vacante et son terrain ainsi qu'un autre terrain enclavé). Dix logements locatifs vont y être construits, après la démolition des bâtiments existants. Il y aura quatre semi-collectifs et six pavillons individuels (trois T2, quatre T3 et trois T4). Extérieurs de Pors ar Bayec. Pour les travaux d'aménagement des extérieurs de Pors ar Bayec, réalisés par la Ville, des quantités de matériaux supplémentaires ont été nécessaires (135.480 € de plus, soit 721.828 € au total). Ces travaux ont été salués par l'ensemble des élus du conseil. Agnès Le Brun a d'ailleurs annoncé que tout le quartier est pris en compte puisqu'un projet est en cours pour entreprendre des travaux de rénovation aux abords du Mille Club et de l'allée de boules, afin que les habitants s'approprient le lieu.
Subventions. Le conseil municipal a accordé, hier soir, une subvention de 1.500 € au Comité de chômeurs et solidaires du Pays de Morlaix et 120 € ont été attribués à l'association sportive « Marsy Danse ». Ce vote a été l'occasion, pour le communiste Ismaël Dupont de demander que les services de la mairie « aident » les associations, en faisant des rappels ou en aidant les associations pour leurs formulaires de demande de subvention. Agnès Le Brun s'est dite d'accord pour la « bienveillance » mais a rappelé que le travail des services était bon. « La communication est bonne. Mais il y a un émetteur et un récepteur et si ce dernier n'est pas en état de recevoir, ça pose un problème », a-t-elle estimé avant d'alerter sur le fait que le service « n'est pas un guichet. Il faut rendre des dossiers complets et dans les temps ». Aire de mise en valeur de l'architecture et du patrimoine. Les élus ont approuvé l'Aire de mise en valeur de l'architecture et du patrimoine (Avap). Son but est de mettre en valeur le patrimoine bâti et des espaces dans le respect du développement durable. Elle est fondée sur le diagnostic architectural, patrimonial et environnemental, prenant en compte les orientations du projet d'aménagement et de développement durables du Plan local d'urbanisme afin de garantir la qualité architecturale des constructions existantes et à venir. Le dossier sera tenu à la disposition du public. Apprentissage. La Ville va embaucher deux jeunes en contrat d'apprentissage. L'un sera aux espaces verts et l'autre à la régie bâtiment.
Les parents d’élèves de l’école du Cragou, au Cloître-Saint-Thégonnec ne décolèrent pas contre la fermeture brutale de la quatrième classe. L’école publique, bloquée par des roundballers, est toujours occupée. Ce matin, ils ont investi l'inspection académique du pays de Morlaix aù ils comptent rester jusqu'à la rencontre avec l'inspecteur, prévue à 14 h. Suivra un rendez-vous avec le sous-préfet, Gilles Quénéhervé, à 17 h.
Les parents d'élèves du Cloître-Saint-Thégonnec sont bien décidés à ne rien lâcher pour obtenir la réouverture de la quatrième classe de l'école du Cragou monts d'arrée.
Ce matin, ils ont sorti les trompettes, tambours et casseroles pour proposer une début de journée en fanfare au personnel de l'inspection académique de Morlaix, situés rue Poulfanc.
Arrivés sur place vers 8 h, les parents d'élèves sont entrés dans l'inspection académique peu après 9 h et comptent occuper les lieux jusqu'à leur rencontre avec l'inspecteur de la circonscription de Morlaix Centre Finistère, Manuel Bock, prévue à 14 h.
Une rencontre avec le sous-préfet de Morlaix, Gilles Quénéhervé, vient également de leur être proposée. Elle aura lieu à17 h.
« D'autres actions sont prévues pour les jours à venir. Tous les parents sont mobilisés, on se relaie et on ne lâchera rien tant qu'on aura pas récupéré notre classe. Emmanuel Macron avait promis, dans l'un de ses discours de campagne, qu'il n'y aurait plus de fermeture de classe dans les zones rurales. Qu'il tienne ses engagements ! », clame le collectif de parents d'léèves.
A l'inspection académique, les parents d'élèves ont débranché les téléphones pour bloquer l'activité.
Le combat des parents d'éleves, filmé par TF1 hier, doit être relaté dans l'édition de 13 h, ce mardi ou ce mercredi.
Hubert Coudurier ou le plaisant visage de la réaction bourgeoise
Ces gens n'ont jamais digéré le droit à l'existence du monde ouvrier et syndical. Les salopards en casquette qui les empêchaient de bien digérer et polluaient leurs plages privatisées.
Depuis la répression de la Commune, du Front Populaire, la remise au pas des rouges par Vichy, c'est toujours la même histoire : pour eux, les droits de l'homme, comme disait Marx au milieu des années 1840, ce sont les droits des propriétaires, les libertés démocratiques, ce sont les libertés des capitalistes et propriétaires à spéculer sur la sueur et la faim des hommes.
Le peuple est hideux, sauf domestiqué dans les églises, fervent de dévotion pour ses seigneurs et d'humilité honteuse.
Pour Hubert Coudurier, qu'importe qui tient la schlague contre le prolo, l'important est le résultat. Et on peut dire ainsi que le boss du Télégramme de Brest et de Morlaix n'est pas sectaire, comme la haute bourgeoisie elle-même qui peut bien manger chez plusieurs chefs cuisiniers tant que les choses sont en ordre et les hiérarchies respectées.
Ainsi, l'honnête Hubert il y a 6 ans faisait encore des courbettes au petit Nicolas, maintenant c'est Macron et son projet de démolition du code du travail et des services publics qu'il s'agit de défendre contre une horde de « cyniques, de fainéants, d'extrêmes ».
Jugez plutôt l'édito du jour: "Démocratie et obstruction". "Démocratie, fait moi marrer"...
« Et si l'Histoire se répétant, c'était reparti comme en 40 ? »
La fameuse référence, consciente ou non, à la défaite de 40, causée pour eux par l'esprit de jouissance et de démocratie propagé par les grèves de 36 et le gouvernement socialo-communiste. Le vieux procès de la bourgeoisie réactionnaire capitularde et collaboratrice au seul gouvernement de gauche véritable qui ait existé avant-guerre. François Régis Hutin, le patron du Ouest-France, ressuscite très régulièrement ces vieux clichés qui reproduisent le procès de Riom intenté par Pétain et Laval au Front populaire.
« Malgré les résultats mitigés de la manifestation d'avant-hier »…
Hier, le Télégramme parlait dans un édito du second de Coudurier d'entre 40 000 (selon le ministère de l'Intérieur) et 240 000 manifestants partout en France : alors que c'était entre 240 000 (chiffre bas du ministère de l'intérieur) et 600 000 manifestants (chiffre exact des syndicats) qui ont défilé avant-hier partout en France. Désinformation caractérisée… On a l'habitude avec ce journal, avec la presse du Capital en général.
Non seulement ils ne peuvent pas nous voir, mais ils voudraient nous néantiser…
Puis, seconde calomnie contre les manifestations du 12 Septembre, elles auraient « essentiellement mobilisé des acteurs du secteur public qui ne sont pas concernés par la réforme du Code du travail ».
Ces salauds de fonctionnaires, dans tous les mauvais coups ! Certes, on a prévu de leur prendre 120 000 postes, de leur infliger 60 milliards d'économies et d'austérité, le gel du point d'indice et tutti quanti, mais ils se donnent des airs, ces manifestants et grévistes professionnels. Fainéants, cyniques, extrêmes.
Il ne viendrait pas l'idée de Coudurier que les salariés des petites boîtes n'ont souvent pas de syndicats, qu'ils ont la peur au ventre : peur du chômage, du licenciement, peur du tôlier.
« Certains syndicats de transporteurs envisagent de bloquer les raffineries, et donc le pays ».
Oh le crime ! Non seulement ces gens là font grève, manifestent, mais ils voudraient que ça fasse mal au pouvoir, à l'économie, que cela se sente pour qu'on les écoute.
« Pratiquant largement la désinformation pour mobiliser plus largement, ces représentants de salariés ultra-minoritaires envisagent donc, à nouveau, des actions de sabotage pour imposer leur loi en dépit des résultats du suffrage universel ».
Un président brillamment élu avec les voix de 16 % des électeurs au premier tour et au second tour pour faire barrage à l'extrême-droite: pensez donc, c'est une franche majorité pour son projet économique ultra-libéral. Pour la réduction de l'ISF, de l'impôt sur les sociétés, pour des milliards d'exonérations de charges patronales en plus, pour l'augmentation de la CSG, la baisse des APL…
Ces syndicats ultra-minoritaires… La vieille recette du discrédit sur la CGT ! Le bon peuple de Coudurier ne doit pas se laisser embobiner par les ROUGES, ces excités, ces terroristes, qui ne respectent rien ni personne, qui crient aux fenêtres du bourgeois et troublent son sommeil pesant d'homme repu !
Le syndicaliste, prêt à tous les sabotages. Le syndicaliste terroriste. Tiens, cela me rappelle Manuel Valls. Heureusement qu'on fait passer le dispositif exceptionnel de l'état d'urgence dans la loi ordinaire pour mater ces mouvements sociaux anti-démocratiques.
Suit le petit refrain sentimental sur les objectifs vertueux d'Emmanuel Macron , l'homme des grandes réconciliations de tous les Français, de tous les intérêts, du capitalisme financier et du plein emploi…
« les résultats du suffrages universels… Lesquels ont conduit les Français, dans leur majorité, à désigner un Président déterminé à s'attaquer résolument au chômage de masse ».
On ne peut reprocher au président de « bousculer les conservatismes ».
« L'obstruction de la CGT » doit cesser car « en démocratie, l'intérêt général doit l'emporter sur les intérêts particuliers ».
Depuis les années 80-90, ce discours, celui de la négation du conflit de classe, celui qui identifie progrès et modernité à l'accentuation de la flexibilité, de la précarité salariale, de la domination capitaliste, celui qui reproche aux syndicats de travailler contre l'intérêt du peuple et la démocratie, a le droit de cité et tient le haut du pavé dans presque tous les médias, détenus par les puissants et aux services de leurs intérêts et de ceux de leur classe sociale.
Non seulement ils nous combattent, mais ils nous prennent pour des veaux et nous insultent !
En tout cas, sachez bien, messieurs les bien chaussés, messieurs les cravatés, messieurs les satisfaits, messieurs les oligarques, que les idées de révolution, les idéaux d'égalité, de liberté, de fraternité ne sont pas morts en France, et que que vous avez beau nous parler de vos radios et journaux achetés à grand frais pour exercer votre influence, vous avez beau nous toiser de vos palais, il y a une chose que vous pourrez toujours attendre de nous en échange de votre haine.
Le mépris et la volonté de vous combattre.
Car les intérêts de votre caste ne représenteront jamais l'intérêt général. Car la démocratie vivante est dans l'obstruction du peuple conscient de ses intérêts aux volontés de domination sans partage d'une classe de privilégiés sur la majorité de la population, jusqu'à nier son droit élémentaire au bonheur, à la sécurité, à la liberté, à l'expression syndicale et démocratique.
Ismaël Dupont
Compte-rendu du conseil municipal du 13 septembre 2017
Début du conseil : 19h.
1° Compte rendu de séance du conseil du 23 juin 2017:
Pour les mêmes raisons que d'habitude (absence de compte rendu réel) l'opposition s'abstient sur ce point.
2° Renonciation à la taxe d’aménagement
Roger Héré indique que, comme les années précédentes, et par pure raison idéologique, la majorité municipale renonce à percevoir la part communale de la taxe d’aménagement.
Pourtant les habitants des nouvelles constructions bénéficient des accès aux réseaux qui ont été financés par les contribuables ignaciens.
B.le Vaillant indique que la taxe n’a pas été appliquée précédemment et que dès lors il n’y a pas lieu, selon lui, de la percevoir.
Abstention de l’opposition.
3° Transferts de compétences : PLU, eau et assainissement, tourisme, rapport du CLET
La commission locale d’évaluation des transferts de charges de Morlaix Communauté a établi deux rapports,
- le 3 avril 2017 pour les compétences PLU et Tourisme-Sensation Bretagne,
- le 17 mai 2017 pour la compétence eau et assainissement.
Le rôle de cette commission est de quantifier les transferts de compétences réalisés et de calculer les attributions de compensation par la communauté d’agglomération aux communes.
- Rapport du 3 avril 2017. Il concerne le transfert du responsable d’urbanisme de Morlaix à Morlaix Communauté à compter du 1er avril 2017 (accord intervenu entre eux), et le réseau Sensation Bretagne qui concerne les communes de Carantec, Locquirec et Plougasnou.
- Rapport du 17 mai 2017. Il concerne le transfert des biens et équipements utilisés par les communes à la communauté d’agglomération, pour l’eau et l’assainissement et la situation financière des communes pour ces équipements
Pour Plouigneau, l’attribution de compensation (pour perte de trésorerie) à verser par Morlaix Communauté est évaluée à 118 440,42 €.
Roger Héré fait observer que le compte-rendu de la commission d’évaluation du 17 mai 2017, joint en annexe, ayant à son ordre du jour le règlements des impacts financiers pour l’Eau et l’assainissement, ne mentionne aucun représentant de la commune de Plouigneau, aussi bien parmi les présents, que les absents excusés ou ayant donné pouvoir. Il s’étonne de cette situation, dans la mesure où les enjeux pour la commune ne sont pas mineurs (118 000 €) et en demande les raisons. Il demande par ailleurs des précisions sur le montant de 118 440,42 € attribué.
Après hésitation, la secrétaire de mairie indique que l’attribution de compensation est faite au titre de la perte de taxe professionnelle, et accordée aux communes depuis le transfert à Morlaix-Communauté.
Quant à l’absence à la réunion de la commission, B. Le Vaillant, agacé, indique qu’il y a plein de choses à faire et qu’on ne peut pas être partout !
L’opposition, malgré les remarques, indique qu’elle ne s’opposera pas, bien entendu, à l’attribution de compensation à la commune.
4° Tarifs ALSH
Modification de la grille de tarifs pour tenir compte d’une remarque de la CAF. Modification du seuil du quotient familial entre la deuxième et la troisième tranche (650 € au lieu de 599 €)
Accord
5°Création d’une chambre funéraire
Demande de création déposée par la Sté Bretagne funéraire.
Emplacement prévu : zone de Kerbriant, 1 rie Rideller (terrain devant l’ancien garage Lavanant).
Capacité d’accueil : 30 personnes.
Odette Colas demande si une salle de cérémonie est prévue. Mme le Maire répond par la négative.
Accord
6°Dénomination de voies
- rue de la Grande Roche entre RD 712 et le lieudit La Grande Roche.
- rue de l’hippodrome, depuis cette même rue jusqu’au Parc de Langolvas.
Accord
7° Compte rendu des décisions prises par délégation du conseil
Johnny Délépine précise que le montant total, à ce jour, des travaux du futur atelier communal (hangar Jopic) s’élève à 85 000 € HT, et que le chantier devrait être terminé pour la fin de l’année.
Questions diverses
- la mairie évoque l’idée d’un versement de soutien aux victimes de l’ouragan Irma, et propose de verser une somme de 500 €. Roger Héré estime que la somme est tout à fait symbolique et que cela paraît un peu pingre. Mme le Maire dit qu’on reverra plus tard s’il y a lieu de faire plus.
- Roger Héré demande où en est le projet de modification du carrefour de la rue des Pins qu'il avait demandé dans un précédent conseil. Johnny Délépine répond qu’il y a des hésitations mais qu’ils y a des avis divergents sur le sujet y compris dans la population. Il indique que la réflexion est néanmoins toujours en cours.
- Joëlle Huon demande où en en est le renouvellement des CAE (contrats aidés). La secrétaire de mairie répond que seul celui de la bibliothèques est incertain pour le moment.
Fin du conseil : 19 h 45
L’AFPS du Pays de Morlaix soutient depuis 2016 « L’Association pour la réhabilitation des personnes handicapées » et le Centre Al Karama qui agissent pour la population du camp de réfugiés de Jalazone en Cisjordanie occupée. Situé à 7 km au nord-est de Ramallah, le camp de Jalazone est le lieu de vie de 16 000 habitants, soit l’équivalent de la population de Morlaix.
« L’association s’est donné comme but principal de favoriser l’intégration sociale dans la communauté du camp des personnes en situation de handicap. Elle leur apporte une aide précieuse en rééducation physique, en ergothérapie, en orthophonie. Elle fournit aussi des prothèses et appareils de rééducation. Malgré le manque cruel de moyens financiers, elle soutient aujourd’hui environ 450 personnes. »
Invités par l’Afps de Brest, Mousa Anbar et Youssef Sabah, membres du comité populaire des habitants de Jalazone viennent dans notre région présenter les conditions de vie et les difficultés rencontrées dans le camp de Jalazone. L’occasion pour nous d’échanger avec eux sur ce que les réfugiés palestiniens attendent (ou pas) des projets et des partenariats solidaires mis en place par le mouvement de solidarité en France et de vous parler du projet mis en place en Pays de Morlaix.
PCF Section du Pays de Brest
5 rue Henri Moreau 29200 Brest
Tramway : station St Martin
Tel 02 98 43 47 78 / Fax 02 98 43 44 62
@ : pcf_brest@yahoo.fr
INVITATION
Cette semaine, le groupe local de l’AFPS reçoit ses partenaires palestiniens du camp de réfugiés de Jalazone, en Cisjordanie. Moussa et Youssef, deux responsables de l’association de soutien aux personnes âgées du camp, dans le cadre d’un partenariat, ils seront à Brest du 13 au 18 septembre. Sur la base de l’appel du Collectif national pour une Paix Juste et Durable entre Palestiniens et Israéliens, le groupe de l’Association France-Palestine Solidarité et la section du Pays de Brest du PCF organisent une rencontre fraternelle entre militants brestois et invités palestiniens.
Ce sera aussi l'occasion de découvrir la vie dans le camp de réfugiés de Jalazone et le partenariat de l'AFPS avec leur association « Palestinian Aged Friends Charitable Society » .
L’exécutif de la section PCF du Pays de Brest invite les adhérents du PCF et leurs amis à une rencontre conviviale avec nos amis palestiniens le jeudi
14 septembre à 12 h au
6 rue André Berger à BREST tram ST MARTIN
Nous vous invitons à participer à cette rencontre, pour assurer à nos visiteurs l’accueil brestois qu’ils méritent et, de notre côté, pour mieux connaître leur réalité et contribuer à l’amitié entre les peuples.
Jalazone et l'association Palestinian Aged Friends Charitable Society
Le groupe AFPS de Brest a lancé en 2012 un projet de partenariat avec l’association« Palestinian Aged Friends Charitable Society », qui vient en aide aux personnes âgées du camp de réfugiés de Jalazone, à 7km au nord-est de Ramallah en Cisjordanie. Créé suite à la création de l’Etat d’Israël et de la fuite de la population devant la violence des milices sionistes, il s’étend sur environ 25 hectares et compte aujourd’hui plus de 10.000 habitants. Situé en zone C, en Cisjordanie occupée, sous autorité israélienne complète, il reçoit toutefois l’appui de l’UNRWA (l’office des Nations unies pour les réfugiés palestiniens) notamment dans le domaine de l’éducation et de la santé. L’éducation, le chômage des jeunes, l’accès à l’eau et aux soins médicaux sont les problèmes majeurs du camp.
Le but de l’association est de rendre des services de première nécessité (fourniture de repas, de médicaments, partenariat avec le centre de réhabilitation soutien psychologique, réhabilitation des logements, activités de loisirs...) aux personnes âgées du camp de réfugiés (et éventuellement des villages alentours) et de rompre leur isolement.
photo de Julien Tanguy, secrétaire de l'UL CGT, qui a prononcé le discours de la CGT et rendu hommage en demandant une minute de silence, à René Saout (Pierre-Yvon Boisnard)
le stand du PCF avec les programmes de la fête de l'Huma, les décryptages de l'Humanité, les autocollants et tracts du Parti Communiste, à côté du stand de la CGT où se signait la pétition contre la loi travail XXL!
Morlaix était rouge de colère et de combativité ce matin! Des photos de notre ami Pierre-Yvon Boisnard et d'Ismaël Dupont sur une manif qui a réuni 1100 personnes (selon les Renseignements Généraux).
Et ce n'est qu'un début de mobilisation, réussi et prometteur car il y avait pas mal d'actifs grévistes dans la manif!
On va les mettre mal, les fondés de pouvoir du Medef que sont Macron, ses ministres, et ses députés, ceux qui se permettent d'insulter la population et de mener une politique de régression sociale encore inédite!
4000 à 6000 manifestants à BREST, 2500 à QUIMPER, plus de 500 à QUIMPERLE, 500 à CARHAIX, soit plus environ 10 000 manifestants à l'échelle du Finistère, ce qui est pas mal du tout vu le contexte et la période peu propice pour les premières sorties lycéennes et étudiantes.
Il y a eu ce matin 10 000 manifestants à Bordeaux, 8 à 10 000 à Rennes.
A noter que les syndicalistes FO du Finistère étaient bien présents au côté de la CGT, de Solidaires, de la FSU, et des citoyens et partis politiques: PCF, France Insoumise, de nombreux militants et élus socialistes, les Verts, le NPA.
A Morlaix, le PCF avait installé son stand place des Otages pour y donner le programme de l'Huma et d'autres brochures et autocollants.
Dans Le Télégramme, hier, Agnès Le Brun prétend que le passage au menu unique en février 2016 aurait permis de gagner 13 300€ grâce à une réduction de 40% de gaspillage alimentaire.
Il y a en réalité une confusion savamment entretenue, et depuis le départ, pour brouiller les pistes, entre les effets du changement des règles de réservation des repas à la cantine (des parents qui ne préviennent pas assez vite de l'absence de leurs enfants un jour le midi doivent désormais payer le repas alors qu'avant la réservation se faisait le jour même) et ceux du passage au menu unique, qui fait que plein d'enfants ne mangent pas tout à fait à leur faim certains jours et que d'autres familles ont fait le choix de ne plus laisser leurs enfants à la cantine, certains jours ou tous les jours.
Les 13 300€ d'économisés ont été économisés largement sur le dos des familles des élèves des écoles publiques primaires et maternelles de Morlaix .
L'effet positif du passage au menu unique, en forme de leurre, a surtout été pour Agnès Le Brun, qui a été nommée porte-parole de Nicolas Sarkozy pour les questions d'éducation pendant les Primaires de la droite, avant que son mentor raccroche avec la politique, car "elle ne paie pas assez"!
Le passage au menu unique n'a pas du tout été décidé (sans aucune discussion avec les parents ou avec l'opposition, sans débat dans le cadre de la commission enseignement ou du conseil municipal en amont) pour réduire le gaspillage alimentaire mais pour créer une polémique porteuse politiquement autour de l'Islam et de sa comptabilité avec la laïcité et les valeurs de la République. Alors que personne dans les écoles ne se plaignaient des plats de substitution (une omelette ou du poisson) qui étaient proposés aux enfants végétariens ou de culture d'origine africaine ou arabe, ne mangeant pas de porc. Alors que la cuisine centrale prépare aussi des plats différenciés pour d'autres structures et que cela ne pose aucun problème.
La décision du Tribunal Administratif le mois dernier de casser la décision de passage au menu unique par le maire Les Républicains de Châlons-sur-Saône devrait permettre de réouvrir le débat pour une école qui tient compte de la réalité des familles et n'est pas rendue prisonnière des enjeux politiciens.
Cette lettre a été lue en Commission Enseignement du Conseil Municipal de Morlaix aujourd'hui. Elle a donnée lieu à des échanges entre les deux représentants de l'opposition, Sarah Noll et Ismaël Dupont, et ceux de la majorité.
On nous a justifié le passage au Menu Unique à partir d'arguments qui nous semblent très contestables:
- L'AMF recommande que les cantines favorisent "l'ouverture au goût et aux saveurs", du coup, il faudrait proposer à tous les enfants la possibilité de manger de la viande cuisinée à toutes les sauces et du porc (tous les cinq jours environ).
- Si les enfants mangent pas tout, ce n'est pas gravissime, si les parents retirent les enfants de la cantine, c'est qu'ils pouvaient s'organiser autrement.
- On a pas à imposer aux enfants les choix des parents (régime végétarien, régime alimentaire de fondement culturel ou religieux).
- Proposer des compléments/substituts occasionnels ou réguliers aux enfants qui ne mangent pas de porc ou qui sont végétariens afin d'assurer l'équilibre alimentaire de leur assiette serait discriminant. Servir des repas différents (en réalité, ce ne sont pas les repas qui sont différents, mais simplement ce qui vient avec les légumes et féculents) serait discriminant.
- Quand on ouvre la voie à la reconnaissance de la diversité des régimes alimentaires et aux spécificités des habitudes alimentaires, on donne des arguments pour adopter les contenus pédagogiques aux cultures différentes des enfants.
- L'école de la république, celle des "quatre Jules" (Ferry, Grevy, Simon, Favre), c'est la même proposition pour tous et le modèle de l'assimilation.
- "C'est en mangeant comme les autres qu'on s'intègre": cela n'appelle pas de commentaire...
En réalité, l'Association des Maires de France ne prescrit rien de bien défini en matière de menu unique ou d'adaptation des menus à la diversité des habitudes et des goûts et dit que la laïcité ne peut être invoquée en faveur du choix de l'un ou l'autre des scénarios, que la seule obligation des mairies est de proposer des menus équilibrés aux enfants.
On ne tient pas compte de l'objectif de rendre l'école accueillante pour toutes les familles, pour tous les enfants, de faire en sorte que tous les enfants puissent fréquenter la cantine et la pause du midi avec des repas nourrissants.
Par rapport au mode de décision, la majorité justifie le fait de ne pas en avoir discuté avec les parents, en Conseil Municipal en Commission Enseignement, laissant croire qu'il ne s'agit que d'une application des préconisations de l'AMF et d'une compétence du maire et des services.
Pour notre part, nous restons mobilisés pour défendre une école ouverte et tolérante pour tous, et école qui accueille bien tous les enfants, toutes les familles.
A Morlaix, le 25 février 2016
A Madame le Maire, Agnès Le Brun
Aux élus de la majorité municipale, tout particulièrement ceux de la Commission Enseignement
Pour nous, le rôle de l'école de la République, laïque, gratuite et obligatoire, est de faire réussir tous les enfants, d'être accueillante pour tous les enfants, toutes les familles, en créant des conditions de vivre ensemble qui permettent l'acquisition de connaissances permettant d'accéder à la compréhension du monde, à l'autonomie de pensée, et de valeurs communes, parmi lesquelles le respect de l'égale dignité des hommes dans leur diversité.
Dans le cadre du service de restauration scolaire, qui même s'il est facultatif d'un point de vue réglementaire, est indispensable pour les familles des enfants scolarisés à l'école, une mairie doit à notre avis poursuivre les mêmes objectifs.
C'est pourquoi nous avons appris avec consternation et colère trois jours avant les vacances de février la décision de passage au menu unique dans les écoles primaires et maternelles publiques de Morlaix se traduisant par la suppression des compléments alimentaires pour les enfants qui ne mangent pas de viande, ou pas de porc, voire même, dans le pire des cas, par le fait de pouvoir leur servir du porc ou de la viande même s'ils ne veulent pas, et ne peuvent pas en manger.
Ces possibilités alternatives pour les régimes sans porc et les régimes végétariens étaient pratiquées depuis des années, concernant un peu plus de 10 % des enfants. Elles ne posaient strictement aucun problème à Morlaix ni ne soulevaient de polémiques. Ces dispositions ne coûtaient rien de plus à la collectivité, s'appuyaient sur du pragmatisme, un esprit d'ouverture et de tolérance, sur la volonté d'accueillir tous les enfants, toutes les familles à l'école publique, en tenant compte des interdits alimentaires propres à certaines cultures, et en tenant compte aussi du végétarisme qu'ont adopté un certain nombre de familles et d'enfants en France.
Cette décision a été ressentie de manière très violente par beaucoup de familles ayant des enfants scolarisés dans les écoles publiques de Morlaix : elles ont considéré, à raison selon nous, que pour des raisons politiciennes et par souci de publicité, on voulait créer une polémique au préjudice de l'équilibre alimentaire des enfants et du sentiment de reconnaissance des musulmans de pratique ou de culture, ou des familles morlaisiennes issues de l'immigration et originaires du Maghreb, d'Afrique, du Proche-Orient. Elles ont senti qu'on voulait mettre en avant bruyamment une conception restrictive, intolérante, contraire à son esprit véritable, de la laïcité, que l'on pourrait formuler en forçant le trait dans des expressions que l'on entend trop souvent aujourd'hui, dans un climat de xénophobie montante : « Français de souche, maître chez toi » , « les modes de vie et les habitudes alimentaires qui doivent prévaloir à l'école sont ceux de la majorité et de nos traditions nationales (chrétiennes ou judéo-chrétiennes ajoutent certains, qui ne sont pas à une contradiction près)».
Pour nous, la laïcité, c'est la mise en place des conditions d'accès pour tous à la liberté de conscience, c'est la neutralité de l’État et de la sphère publique par rapport aux cultes, c'est l'égalité reconnue à tous les citoyens, ce n'est pas le rejet de certaines religions.
Au-delà même du contenu de la décision de passage au Menu Unique, qui aurait pu à la rigueur se discuter à condition d'établir une véritable concertation, d'associer les parents, les personnels, et tous les élus à la décision, et à condition aussi de trouver des dispositions pratiques pour faire face aux effets pervers de la disposition, ce qui nous révolte, c'est la manière dont a été prise la décision.
Pas d'information des membres de l'opposition de la commission enseignement, pas de débat en Conseil Municipal alors qu'on a adopté un nouveau règlement des Cantines scolaires en décembre et que cette question particulière avait été posée en Commission Enseignement, pas d'information et de débats en Conseils d'école, une information de dernière minute à la veille des vacances aux Parents. On justifie la non information de l'opposition dans la presse par le fait qu'elle ne participe pas à la Commission Menu à laquelle on ne l'a jamais conviée. On justifie le passage au Menu Unique par un souci de lutter contre le gaspillage alimentaire et de veiller à l'équilibre nutritionnel des enfants alors que le mobile est tout autre et que le résultat est diamétralement opposé.
Aujourd'hui, nous craignons qu'un certain nombre de familles se ressentent rejetées d'une certaine manière dans leur particularités culturelles par la Mairie et l'école publique. Nous craignons pour l'équilibre financier de la Cuisine Centrale si un certain nombre de parents ne mettent plus leurs enfants à la cantine, nous craignons pour le maintien des effectifs des écoles publiques, nous redoutons surtout que certains enfants, régulièrement, ne mangent pas complètement à leur faim le midi à la cantine ou que leurs parents s'inquiètent de les savoir déjeuner à la cantine.
Le jeu en valait-il la chandelle ? Sans parler des tensions communautaires que l'on agite avec de telles prises de décision.
Nous vous enjoignons donc solennellement de revenir sur cette décision qui ne se justifie en aucune manière et de recevoir les représentants de toutes les écoles publiques morlaisiennes qui souhaitent vous rencontrer pour obtenir le retrait de la mesure et qui vous l'ont fait savoir il y a plus de deux semaines déjà.
Pour notre part, nous ne nous résignons pas, nous ne désespérons pas de vous convaincre de revenir sur cette décision injuste.
Les élus de l'opposition municipale
Le Vendredi 5 Février
Les Associations des Parents d’Elèves des Ecoles publiques morlaisiennes
Et
Les représentants des Conseils des écoles publiques morlaisiennes à Madame Agnès Le Brun, Maire de Morlaix
Madame Le Maire,
Nous parents d’élèves des écoles publiques de Morlaix, avons appris par le biais de l’APE de l’école Gambetta qu’une lettre signée de votre main, en date du 22 janvier annonçant la mise en place du menu unique a été affichée le mardi 2 février.
Contrairement à ce que vous affirmez dans l'article d’Ouest France (4/02/16), aucun affichage n'a été organisé à l'initiative de la mairie et aucune école n'était informée jusqu’alors.
La découverte de cette nouvelle mesure le 2 février est particulièrement indélicate, lorsqu' on la met en perspective avec les départs en vacances du 5 février.
Cette annonce surprise du menu unique, l'est d'autant plus, que lors des derniers conseils d'écoles, elle n'a jamais été mentionnée. Les conseils d'écoles se prononçaient alors sur les nouvelles modalités d'inscriptions et les nouveaux règlements dans les cantines. Un débat sur le menu unique y aurait eu sa place.
Nous nous étonnons de cette façon de faire. Au lieu d'ouvrir une discussion, de débattre, cette mesure est imposée.
Nous vous rappellerons cette phrase de Monsieur Toubon, défenseur des droits de la République, sur France Inter, jeudi 4 février 2016 : « Respecter la différence dans les menus scolaires, c'est respecter les différences et faciliter l'intégration. Le bon accueil, la cantine ouverte à tous, favorise l'accès à l'éducation »
Dans un communiqué en date du 23 octobre 2014, l’Observatoire de la laïcité exprime son refus de voir la laïcité « utilisée comme un argument », pour ne plus proposer d’alternative au porc dans les cantines scolaires de la commune.
Nicolas Cadène, rapporteur général de l’Observatoire de la laïcité a déclaré, le 24/10/2014 : « Respecter la laïcité, c’est offrir un choix dans l’intérêt général, favoriser le vivre-ensemble. Un choix, qui, par ailleurs, n’est pas une réponse à des demandes religieuses ».
De plus, si aucune obligation ne contraint la commune dans le cadre d’un service facultatif, l’Observatoire de la laïcité rappelle que les cantines scolaires proposent généralement une diversité de menus, avec ou sans viande, « empêchant ainsi la stigmatisation d’élèves selon leurs convictions personnelles ».
Madame Le Maire, vous nous dites dans le Télégramme, du jeudi 4 février, que vous êtes hors polémique. Il n'y avait pourtant aucune polémique jusqu'à présent. Le système des menus de substitution convenait à tout le monde et préservait la diversité dans les écoles.
Il n'y a à ce jour, pas de problème d'ordre communautaire dans les cantines. Avec une telle mesure, hormis le fait de désorganiser brutalement les familles, elle prive aussi les enfants de temps d'échanges, très utiles au bien vivre ensemble (TAP et temps de cantine). Cette mesure va avoir des conséquences sur nos enfants, en plein apprentissage du vivre ensemble, de la tolérance et de la différence.
Cette inquiétude est renforcée par le contexte actuel troublé, où plus que jamais il est nécessaire de dépasser les clivages...
Par ailleurs, nous nous interrogeons sur le fait que l'annonce de la modification du règlement intérieur des cantines intervienne après l'inscription des enfants à la cantine jusqu'à la fin de l'année scolaire et sans en avoir de surcroit informé les familles.
Une réflexion sur le menu unique peut être menée s'il respecte l'ensemble de la population morlaisienne. Nous souhaitons une école publique ouverte et républicaine qui respecte la culture de chacun. Nous souhaiterions donc connaître vos motivations, pouvoir échanger avec vous, afin de faire évoluer cette nouvelle mesure.
Vous ou Monsieur Aurégan n'avez pas souhaité nous recevoir ce vendredi 5 février.
Nous sollicitons donc un nouveau rendez-vous à la rentrée des vacances d'hiver.
Sans réunion commune, réunissant les représentants des associations de parents d'élèves des écoles morlaisiennes, les représentants élus aux conseils d'écoles et l'ensemble des élus, pour rechercher un consensus serein, des pétitions seront présentées à la sortie de chaque école morlaisienne, et de nombreuses actions conviviales et festives seront envisagées.
Nous respectons votre fonction, et souhaitons vraiment une réflexion sereine et un aboutissement consensuel à cette problématique. La discussion et la réflexion entre la ville de Morlaix et ses habitants pourraient être exemplaires pour notre société républicaine et laïque.
En espérant que vous répondrez favorablement à notre demande, veuillez agréer Madame Le Maire, l'expression de nos sentiments respectueux.
12 personnes hier, , vendredi 8 septembre, au 2, petite rue de Callac à Morlaix pour charger le camion transportant le matériel du stand du PCF Finistère à la fête de l'Huma.
Prochaine étape, Concarneau!
Dans 7 jours, ce sera 70 bénévoles qui seront à pied d'oeuvre pour vous recevoir au stand du Finistère à la Courneuve pour des moments mémorables.