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21 août 2017 1 21 /08 /août /2017 07:07
Mardi 22 août à 20h30 à PLOUGASNOU : concert en plein air de Pol Huellou, Gilles Le Bigot, Marc Lecoq
Mardi 22 août à 20h30 à PLOUGASNOU : concert en plein air de Pol Huellou, Gilles Le Bigot, Marc Lecoq

Concert en plein air, le mardi 22 aout à 20H30: Pol Huellou (chant, flutes, sanza) Gilles Le Bigot (guitare) Jean Marc Lecoq (accordéon) Place du Centre, Plougasnou (29630) Musiques et chants du Monde, MUSIQUE AU MONDE !

 

A Lire ou relire sur "Le Chiffon Rouge": 

Pol Huellou, musicien, chanteur et écrivain voyageur, amoureux de l'Irlande, nous raconte les ballades de son dernier album "The Lost Agenda"

"The lost agenda" de Pol Huellou: un très bel album à recommander chaleureusement!

 

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21 août 2017 1 21 /08 /août /2017 07:03
Ouest-France
Adbul, réfugié afghan, a trouvé sa place à Lanmeur

Modifié le 

Adbul a trouvé à Lanmeur, une seconde famille, présente jeudi soir pour fêter ses 25 ans.
Adbul a trouvé à Lanmeur, une seconde famille, présente jeudi soir pour fêter ses 25 ans. | Photo : Ouest-France

Enfant de Kaboul, en Afghanistan, il est arrivé un soir de novembre à Lanmeur. Aujourd’hui, réfugié et titulaire d’une carte de résident, il envisage de reprendre ses études à Brest. À Guimaëc, une cagnotte a été ouverte pour l’y aider !

« Je suis arrivé à Paris le 3 novembre. Le lendemain à 18 h, je débarquais à Lanmeur, en plein hiver », se souvient Abdul, jeudi soir, à l’occasion de la petite fête organisée pour ses 25 ans.

Le jeune homme est né en 1992 à Kaboul, en Afghanistan. Il y a grandi et travaillé comme interprète avant de devoir quitter le pays, début novembre 2016. Sa vie est menacée. Il a alors fait partie d’un dispositif officiel d’expatriation.

Football et course à pied

« J’ai vu le jour à Lanmeur, poursuit Adbul, visiblement ému. J’y ai trouvé des gens très accueillants, beaucoup plus que je ne l’imaginais. Une collègue m’avait prévenu, les Bretons sont très sympas. La présence des gens ici diminue le manque de ma famille à Kaboul. Là-bas, l’insécurité menace toujours la population. »

Hébergé dans un appartement mis à sa disposition par la commune trégorroise, Adbul a été pris en charge par les habitants, dès son arrivée sur le territoire. Cathy Lucas, conseillère municipale, l’accompagne dans ses démarches administratives.

Grâce à André Bouget, Adbul intègre une des équipes de foot. Tous les dimanches matin, il pratique la course à pied avec un groupe de Guimaëc.

Du travail aux tomates

Depuis dix mois qu’il est en France, Adbul a obtenu assez vite une carte de résident de dix ans. « Son cas est différent de celui des réfugiés hébergés à Pleyber-Christ, et qui sont passés par Calais,confie Jean-Jacques Loheac, membre du collectif des réfugiés du pays de Morlaix. Son dossier a été facilité. »

Adbul a ainsi pu trouver du travail. Il s’est épanoui pendant quatre mois comme animateur à l’hôpital de Lanmeur. Aujourd’hui, il a trouvé un job chez Paul Le Bihan, serriste à Plouigneau, où il ramasse les tomates. De quoi assurer son avenir proche.

Retour à la fac

Titulaire d’une licence FLE (Français langue étrangère), Adbul rejoindra mi-septembre l’Université de Bretagne occidentale (UBO), à Brest, où il va tenter un master en ressources humaines. « J’ai l’opportunité de suivre cette formation. J’ai envie de participer à la vie ici et, plus tard, essayer de rentrer dans mon pays. »

À Brest, il lui faudra se loger et assurer son quotidien. « Ses salaires vont l’aider mais ce sera loin d’être suffisant, souligne Cathy Lucas. Avec le statut d’étudiant, Adbul n’aura pas droit au RSA, ni aux bourses, puisque cela ne fait pas deux ans qu’il est en France. »

Heureusement, la solidarité opère une nouvelle fois. Pour l’aider à poursuivre son projet, un crowdfounding (financement participatif) a été ouvert au café librairie Caplan, à Guimaëc. « On arrive toujours à trouver des solutions ! »

Contact : Corine Fegan, tél. 07 89 63 15 04.
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20 août 2017 7 20 /08 /août /2017 08:51
le 8 août 1944, Morlaix est libérée. Les autorités organisent une remise de diplômes FTPF en présence notamment d'Eugène Le Luc, quatrième en partant de la gauche, de Mme Coquin, la marraine de Tanguy-Prigent, et de M. Masson, maire de Morlaix. (photo Le Télégramme)

le 8 août 1944, Morlaix est libérée. Les autorités organisent une remise de diplômes FTPF en présence notamment d'Eugène Le Luc, quatrième en partant de la gauche, de Mme Coquin, la marraine de Tanguy-Prigent, et de M. Masson, maire de Morlaix. (photo Le Télégramme)

Eugène Le Luc, la mémoire des résistants morlaisiens

Article du Télégramme, publié le 5 mai 2001, avec le témoignage d'Eugène Le Luc, responsable du réseau FTP "Justice" de Morlaix 

« Réhabiliter la mémoire des résistants fusillés durant la Seconde guerre mondiale ». Dernier survivant du groupe de résistants du pays de Morlaix, Eugène Le Luc y pense sans cesse. Témoignage d'un homme qui, en compagnie de ses camarades, a combattu l'occupant allemand au péril de sa vie. 

A la veille du 56 e anniversaire de la fin de la Seconde guerre mondiale, Eugène Le Luc, aujourd'hui âgé de 80 ans, n'a rien oublié de son passé de résistant. Et lorsqu'il en parle, c'est avec beaucoup de passion et d'émotion. Ce Morlaisien pure souche vient tout juste d'atteindre la vingtaine d'année lorsqu'il décide de s'engager dans la Résistance. «Voir les Allemands défiler avec leurs grandes bottes dans les rues de Morlaix, le drapeau nazi e t la croix gammée flotter sur la mairie, ça me glaçait. Il fallait faire quelque chose». 

Des tracts aux sabotages 

Au début de l'année 1942, avec son ami horloger morlaisien, Georges Frelin, il lance les bases de la résistance sur le pays de Morlaix, en créant un groupuscule d'exécution et de sabotage qui deviendra le groupe « Justice». Tracts et journaux clandestins dénonçant les collaborateurs font immédiatement sensation. Ils sont très vite suivis par des actes tous azimuts : sabotage de lignes téléphoniques, de voies ferrées, attentats contre les dépôts de munition allemands ou contre les écluses de Morlaix, pour n'en citer que quelques-uns. Tout était bon pour contrer l'occupant. «On a dévalisé plusieurs camions allemands remplis de vêtements», raconte Eugène. Le cambriolage des mairies de Ploujean, Plourin, Henvic et Commana figure aussi à leur tableau de chasse. «On y récupérait des tickets d'alimentation et le matériel pour fabriquer de faux papiers d'identité». 

«On en a caché beaucoup»

En 1944, fort désormais de 24 hommes, le groupe «Justice», émanation des francs tireurs et partisans français (FTPF), est désormais bien organisé. Il s'applique également au camouflage de familles juives et de réfractaires, principalement dans les fermes. «On en a caché beaucoup dans le canton de Sizun», explique Eugène. Avec ses amis, notamment le docteur Léon Le Janne, dit le commandant Noël, président des maquisards et résistants de l'arrondissement, il va constamment se battre pour la liberté de son pays. Jusqu'à la libération de Morlaix, le 8 août 1944. 

A leur mémoire 

Aujourd'hui, il demeure le dernier survivant du groupe de résistants du pays de Morlaix. Avec l'aide de sa fille, c'est en mémoire de ses amis fusillés ou disparus depuis la guerre qu'il témoigne, notamment dans les écoles. «Pour que chacun sache bien ce qu'il s'est réellement passé à Morlaix. Pour que l'honneur des 14 membres du groupe « Justice» morts pour la France ne passe pas aux oubliettes.

 

Le Télégramme

J'ai lu tout dernièrement un mémoire intéressant présenté par Jeannine Guichoux, fille d'enseignants de St Martin des Champs, à la faculté des lettres et sciences humaines de Brest sous la direction de Monsieur Néré en 1970. Ce mémoire ne pouvait s'appuyer sur les archives (non déclassifiés à l'époque) mais il s'est appuyé sur des témoignages et des documents originaux.

Morlaix est occupée par les Allemands le 19 juin 1940. Les éléments motorisés allemands arrivent par la Madeleine, puis la rampe St Nicolas, la place Cornic et le quai du Léon, après que le pont de Trevidy sur la route de Paris ait été partiellement démoli. Le 20 juin à minuit, l'heure allemande est instaurée. Le couvre-feu est édicté entre 23h et 5 heures du matin dans un rayon de 10 km autour de Morlaix, avec interdiction de circuler sauf laisser-passer exceptionnels de la Kommandantur.  

Le lundi 24 juin, le drapeau à croix gammée fut hissé sur l'hôtel de ville. 

Le 8 juillet, les commerçants se voient contraints d'accepter les paiements en monnaie allemande. L'armée allemande ne tarde pas à vider les magasins. Peu à peu, toutes les denrées sont rationnées: tabac, pain, vin, charbon, bois. Le beurre et la viande seront très vite introuvables sur le marché. 

Le 23 juillet, la kommandantur ordonne de céder à l'armée allemande toutes les chambres à coucher non utilisées, puis le 13 août, ce sont les maisons et appartements inoccupés qui sont mis à disposition de force de l'armée d'occupation allemande en fonction de ses besoins.    

La Kreiskommandantur de Morlaix était dirigée au départ par le commandant Radowki, puis par le commandant Klein, sarrois d'origine et juriste, remplacé ensuite par un dénommé Keller, beaucoup plus dur.   

Les Allemands occupaient à Morlaix, précise Jeannine Guichoux, de nombreux bâtiments: 

-  l'Aussenstelle (les postes extérieurs) et le Standartaelteste rue de Brest

- la Feldgendarmerie quai de Léon face au pont tournant avant la rue Villeneuve

- le siège du Soldatenheim (foyer du soldat) dans les salons Quiviger rue de Brest, puis, après l'attentat et l'incendie du 24 décembre 1943, à l'hôtel de l'Europe

- la Kriegsmarine quai de Tréguier face au pont tournant

- la cantine du Modern'café: place Thiers (place des Otages actuelle) au pied du Viaduc côté gauche par rapport à la mairie

- l'état-major au collège des garçons    

A Morlaix, les premières inscriptions à la peinture rouge apparaissent dès la fin 1940. On y lit à différents endroits de la ville: "A bas les traîtres de Vichy", "Thorez au pouvoir", "Vive de Gaulle". 

La fondation du groupe FTPF à Morlaix remonte à juin 1942. 

Jeannine Guichoux reprend le témoignage d'Eugène Le Luc:

"Ce fut à cette date, nous a dit Eugène Le Luc, morlaisien, que je fis la connaissance de William et de Bob. Le réseau des Francs-Tireurs et Partisans Français, dont l'existence se signala dès septembre 1941, nous avait annoncé l'arrivée à Morlaix de deux chefs venant de Paris pour y former un groupe de résistance. Au jour et à l'heure indiquée, je m'étais donc rendu à la gare. Deux jeunes gens passèrent devant moi, et firent le signal convenu. Je m'avançais; il n'y eut pas de longues présentations. William et Bob transportaient des grenades, des mitraillettes et des revolvers. J'ai d'abord caché les chefs dans un hangar de la ville.  

Comme le réseau des FTP préconisait l'action à outrance, William me chargea de recruter tous les jeunes gens susceptibles d'entrer dans notre groupe. Nous étions d'abord quatre qui assistions à une réunion organisée par Mr Caron, dit William, dans un local mis à notre disposition par Me Mahéo. 

Etaient présents: Caron (William Henri)

                            Fontet Robert, dit Bob

                            Le Luc (Eugène) de Ploujean

                            Frelin (Emile) horloger à Morlaix, et des inconnus étrangers à Morlaix, dont William répondait.

Au cours de cette réunion, il fut décidé que les premières missions du groupe Justice consisteraient à faire de la propagande patriotique. Des tracts, tapés à la machine à écrire, au domicile de M. Frelin, furent distribués, et devinrent par la suite un petit journal régulier, ayant pour titre "Le Combattant".   

 

La résistance FTP à Morlaix: le témoignage d'Eugène Le Luc recueilli par le Télégramme et Jeannine Guichoux (mémoire universitaire)

"Des indiscrétions furent commises et la personnalité de Mr Frelin faisant l'objet de commentaires fâcheux risquant d'être captés par les services de la police de l'occupant, il fut décidé que la machine à écrire serait provisoirement placée chez un membre du groupe, possédant une chambre meublée, chez M. Sillau, au lieu-dit "Pont-Bellec", en St Martin des Champs. 

Notre quartier général se trouvait chez Mme Mahéo, 3, Place Thiers, chez laquelle nous entrions par le four St-Mélaine. C'est là que William et Bob avaient leur chambre gratuitement depuis octobre 1943.  

Venelle du Four St Mélaine, donnant sur la place Thiers en 1943 (actuellement place des Otages)

Venelle du Four St Mélaine, donnant sur la place Thiers en 1943 (actuellement place des Otages)

Nous nous réunissions aussi chez Mr et Mme Le Bras, au café-restaurant Le Viaduc, Place Cornic, et aussi au café de Mme Coquin. Ces gens nous encourageaient dans notre lutte, contre les Allemands, et nous donnaient bien souvent des renseignements forts utiles. La police morlaisienne aussi, nous aidait beaucoup. 

Les Allemands ne tardèrent pas à sentir les premiers agissements de notre section. Nous avions en effet commencé par les attaquer pour récupérer leurs armes et nous avons entrepris le sabotage systématique des voies ferrées. Nous fûmes bientôt 15 dans le groupe, ce qui nous permet d'étendre nos opérations". 

(Témoignage d'Eugène Le Luc, cité par Jeannine Guichoux).

Résumé des principales actions du groupe Justice

"Sous l'impulsion de William, poursuit Jeannine Guichoux p 71 de son mémoire, chef du groupe, de nombreuses fausses cartes d'identité, destinées aux réfractaires du STO et plus tard, aux maquisards, furent établies. Un cachet disparu du commissariat de Morlaix servit à établir de faux documents.

Un service de placement pour les réfractaires, et plus tard pour les maquisards, fut créé. Le responsable de ce nouveau service fut Eugène Le Luc, qui devint par la suite, recruteur de volontaires pour les coups de main. 

Le premier acte de sabotage, effectué sans armes par quelques hommes du groupe, fut exécuté au cours d'une nuit d'octobre 1942. Les moteurs de quatre camions allemands garés sur la place du Pouliet, à Morlaix, furent gravement détériorés à grands coups de masses. 

En janvier 1943, la famille Athem, d'origine juive, fut camouflée par le groupe Justice et placée à St Sauveur munie de faux papiers. 

En février et mars 1943, une trentaine d'hommes, réfractaires du S.T.O ou recherchés par la police d'occupation vinrent grossir les rangs du groupe et chercher un refuge qui leur fut procuré. En présence de ces effectifs, il fut décidé que les attaques et les coups de main allaient commencer. 

En avril 1943, deux soldats allemands attardés furent attaqués sur le territoire de la commune de St Martin des Champs. Leurs mitraillettes constituèrent un armement précieux. 

En mai 1943, après avoir récupéré les deux jeux de clefs de la gare de Plouigneau, le groupe Justice se proposa de se livrer au sabotage des voies ferrées. Mais ces opérations ne purent être menées à bien à cette époque. 

En juin 1943, "récupération" de bottes de cuir et en caoutchouc destinée à la Wehrmacht , et aux chantiers Todt dans un wagon stationné en gare de Morlaix. 

En juillet 1943, "récupération" sans effusion de sang d'un fusil sur un soldat allemand en sentinelle à la gare de Morlaix.    

Août 1943: William se déplace à Paris, Rennes, Quimper, Lamballe, St Brieux, Brest, etc. , établissant la liaison avec de nombreux chefs de la résistance FTP, et organisant un groupe de résistants à Plédeliac, près de Lamballe. 

Septembre 1943: attaque surprise d'une patrouille allemande de 4 hommes sur la Nationale 12 (Paris-Brest) sur la commune de Plouigneau. "Récupération" de fusils et de grenades après la fuite des Allemands qui disparurent à bicyclette sans combattre. 

Octobre 1943: M. Messager, secrétaire de police à Morlaix, est contacté par William. Par la suite, le commissaire Le Du et les inspecteurs de la sûreté, suivirent son exemple, ainsi que le brigadier Charles, et de nombreux gardiens de la Paix. Le groupe fut ainsi doté d'un service de renseignements efficace et indispensable. En accord avec William, il fut décidé que les jeunes français désignés d'office par le STO seraient avertis au moins 24 heures à l'avance par les services de la sûreté qu'ils devaient se rendre en Allemagne au titre du Travail Obligatoire. Tous, ou à peu près tous, se cachèrent et demeurèrent introuvables pour les Allemands. Selon les statistiques du Préfet du Finistère, à l'époque, Morlaix fut considérée comme une des villes les plus réfractaires du département, au point de vue du recrutement pour le STO. 

Novembre 1943: les réfractaires du S.T.O devenant de plus en plus nombreux, gonflèrent considérablement les effectifs du groupe Justice. Vers la mi-novembre, il faut décider de faire gagner l'Angleterre, au moyen d'embarcations, aux patriotes volontaires pour combattre dans les rangs des Forces Françaises Libres. Un premier bateau fut affrété au Dourduff. Après une minutieuse préparation, le départ de cette opération est fixé dans la nuit du 23 au 24 novembre 1943. Malheureusement, un traître à la solde de l'ennemi, après avoir procuré le bateau destiné au transport des patriotes, dénonça la tentative de départ à la Gestapo. Les Allemands en nombre considérable, armés jusqu'aux dents, procédèrent à l'arrestation de treize patriotes sans défense, cachés dans un château, attendant la marée pour gagner l'Angleterre. Les patriotes furent tous déportés. Cette opération s'étant soldé par un échec complet, aucun autre départ de volontaires pour l'Angleterre ne fut tenté par les responsables du groupe justice. 

Décembre 1943: Route de Commana, et de Plounéour-Menez, au lieu-dit "Roch-Trévezel", attaque d'un soldat allemand isolé, abattu d'un coup de pistolet et immédiatement inhumé pour éviter des représailles contre la population civile. "Récupération d'armes". 

Janvier 1944: au début de janvier 1944, plusieurs membres du groupe Justice furent arrêtés puis relâchés, grâce à l'intervention de la police de Morlaix, et à la complicité courageuse du parquet, à la tête duquel se trouvait l'honorable procureur Dramart. Vers la fin de janvier 1944, un agent de la Gestapo, domicilié à Guingamp, dans les Côtes-du-Nord, au lieu-dit Rustang, de passage à Morlaix, dénonça et fit arrêter quatre patriotes chez une commerçante de la place au Lait. Avisé par les services de renseignements, William envoya deux jours plus tard, deux membres du groupe Justice à Guingamp, avec mission d'abattre le traître. Celui-ci, après avoir avoué sa trahison, fut exécuté à proximité d'un cimetière à Guingamp. 

février 1944: dénoncé par une femme à la solde de la Gestapo, pratiquant double jeu, William est arrêté en pleine ville de Morlaix par nos ennemis. Cette arrestation causa une vive émotion en ville, lorsque la population apprit qu'il s'agissait du chef de la Résistance. William fut incarcéré à la prison St-Charles à Quimper, réservée aux détenus politiques; les hommes de main du groupe Justice attaquèrent courageusement cette prison, leur tentative désespérée fut infructueuse. L'opération se solda par la mort d'une douzaine de soldats allemands. Un patriote blessé put être emporté au moment du "décrochage". 

mars 1944: attaque de nombreuses mairies: Ploujean, St Martin-des-Champs, Plourin-les-Morlaix, Commana. Enlèvement de tickets d'alimentation, de cachets pour la fabrication de fausses cartes d'identité. Un aviateur anglais ayant sauté en parachute sur le territoire de la commune de Plourin-les-Morlaix, à la suite de la destruction de son avion par la D.C.A ennemie, fut dissimulé et remis en mains sûres. 

avril 1944: attaque en pleine ville de Morlaix, près des halles, de plusieurs miliciens, à la grenade et au plastic qui furent fournis par le capitaine Marzin (Alexandre dit Merlin), chef local de Libération-Nord, sous les ordres du commandant Noël (commandant régional des F.F.I pour le Finistère) Nord). Bilan: deux miliciens blessés, l'un de ces miliciens fut abattu quelques jours plus tard, par un membre du groupe, à Quimper. Arrestation dans les Côtes-du-Nord de Bordolous (Paul), et de Le Luc (Maurice), par des fonctionnaires non patriotes. Le parquet de Lannion, composé à l'époque de magistrats dévoués aux Allemands et à Vichy, fut saisi de cette affaire et remit les deux résistants aux mains de la nouvelle milice de Darnand, qui venait d'être créée. Transférés à Angers et incarcérés à la prison du Pré-Pigeon réservée aux détenus politiques, les deux patriotes y furent, soi-disant, jugés devant une cour martiale dite française, puis fusillés immédiatement, à l'intérieur de la prison. 

mai 1944: à l'aide de jeux de clefs prises à la gare de Plouigneau, dont l'un fut cédé à un groupe des Côtes-du-Nord, deux sabotages furent effectués sur l'importante voie ferrée Paris-Brest. Bilan: déraillement de deux trains de marchandises ennemis à St Pol de Léon et Pleyber-Christ. Sabotage à la dynamite des écluses, du port de Morlaix, qui ne furent que légèrement détériorés. Cet exploit avorta, en raison de la faiblesse de la puissance explosive; si l'opération avait réussi, douze chalutiers allemands auraient été bloqués dans le bassin.

Attaque du magasin d'habillement du camp d'aviation de Ploujean-Morlaix, afin de se procurer des uniformes allemands. Trente tenues furent ainsi récupérées nuitamment, à l'insu des Allemands. Elles permirent aux membres du groupe de s'habiller en "vert de gris", lors des nombreux coups de main effectués depuis le débarquement jusqu'à la libération. 

- Débarquement des alliés impatiemment attendu: suivant les instructions reçues, de nombreux attentats en groupe ou isolés, furent perpétrés, notamment contre les dépôts de munitions, d'essence, les déplacements des troupes ennemies etc... Les fils téléphoniques aériens et souterrains, furent détruits. Un grand nombre de panneaux routiers allemands et français furent sabotés. Les panonceaux indiquant, par exemple, la direction Quimper, furent tournés, et la pointe de la flèche dirigée vers Brest. La confusion totale régna dans les rangs de l'ennemi, démoralisé, harcelé, aux abois, pendant les 8 jours qui suivirent le débarquement, grâce à l'activité insoupçonné des F.F.I et F.T.P?

A la fin de juin, Pontet Robert, dit Bob, qui prit la tête du groupe Justice après l'arrestation de William, fut appréhendé à Rennes, par les Allemands. Armé, il tenta de se défendre et fut exécuté immédiatement. Dénoncé en même temps que William, et recherché par l'ennemi, il avait dû quitter Morlaix, pour leur échapper. 

Juillet 1944: Le Luc (Eugène) prit le commandement du groupe Justice. Quelques jours après, il fut arrêté en même temps que son adjoint qui fut torturé et exécuté à Sizun, par les troupes du maréchal nazi, destructeur de la ville de Brest. Avant qu'il ne fut interrogé, et torturé, le nouveau chef du groupe Justice, Le Luc, invoquant un malaise, réussit à s'évader au nez et à la barbe d'une sentinelle allemande. Il regroupa sa formation, et continua à harceler l'occupant, dans la région de Brennilis, et de Commana. 

En juillet 1944, les réactions des Allemands puisées dans la fièvre de leur inévitable défaite furent à leur comble. De nombreux civils isolés et inoffensifs, rencontrés incidemment et ne faisant partie d'aucune formation de résistance, furent abattus sur place, sans aucun motif, par les Allemands, décimés et terrorisés. De son côté, la Résistance assénait coup sur coup à l'ennemi. 

Les Waffen S.S, des soldats de la Wehrmacht, des parachutistes isolés ou en petits groupes furent exécutés. Les résistants encouragés par l'avance des Alliés en Normandie, redoublent leurs actes de sabotage. L'important câble téléphonique souterrain Paris-Brest fut coupé en plusieurs endroits. Un pylône et un transformateur électrique alimentant les positions allemandes des Monts d'Arrée furent détruits. D'audacieux coups de main perpétrés contre les convois et cantonnements ennemis permirent la récupération d'un armement important qui servit pour la bataille finale. 

Août 1944:  délivrance de nombreux patriotes à la prison de Créach-Joly, cette opération fut menée à bien grâce à l'appui du commissaire de police et à la complicité du gardien chef de la maison d'arrêt dont l'attitude patriotique fut connue de tous les résistants. M. Le Roy, qui remplaçait le gardien-chef en congé, avait reçu d'un des chefs du groupe Justice la mission de relâcher les prisonniers. Les deux gardiens de la paix de service approuvèrent après consultation. 
         

Ancienne prison du Créach-Joly, à Morlaix

Ancienne prison du Créach-Joly, à Morlaix

4 août: les Allemands incendient les bâtiments occupés par eux à la barrière de Brest, à St Nicolas, chez Cam: route de Callac, chez Quéinnec et Guillou: voie d'accès au Port, à Traon-ar-Velin. Dans la soirée, ils font sauter les portes du bassin à flot, détruisant un des bateaux du port, coulant un chaland à l'extérieur du chenal et endommageant l'usine à gaz et l'usine électrique. Les pompiers courageusement éteignent l'incendie sans savoir si les Allemands ne vont pas les canarder. Des bruits divers courent en ville: on dit que les Américains approchent de Morlaix. C'est la ruée vers les drapeaux français que l'on vent au grand Bazar, il fallait faire la queue pour être servi. On s'arrache dans les magasins les morceaux de papier de couleur et les lanternes vénitiennes. Le 4 août Keller armé d'une hache avec des soldats allemands détruit le mobilier de la salle de la Renaissance place du Dossen.

Le 6 août; une reconnaissance américaine est signalée à St Martin des champs. La D.C.A allemande ne réagit plus quand les avions alliés survolent Morlaix à basse altitude. 

7 août 1944: participation à la Libération de Morlaix, et Ploujean. De nombreux Allemands se rendirent sans combattre et furent fait prisonniers par le groupe. Dans la nuit, ils ont fait sauter des dépôts de munition, évacué leurs locaux de l'allée du Poan Ben. D'abord évacué, la Propriété du général Weygand, route de Paris, est à nouveau occupée par un groupe d'irréductibles soldats allemands. Elle fut assiégée par des résistants. 

8 août 1944: Libération définitive de Morlaix, sans combat, les troupes ennemies s'étant repliées dans la poche de Brest. Les Américains arrivent après les véhicules de la résistance qui les annoncent dans l'enthousiasme général, après qu'on ait hissé un drapeau français sur la mairie à 15h, par la rue de Paris à 16h, avec leurs blindés et leurs automobiles.  La foule se rassembla à l'hôtel de ville. Pendant que se déroulaient ces manifestations enthousiastes, la Résistance attaquait au Créou, à l'entrée du Viaduc, un groupe d'Allemands, qui, chassé de la propriété Weygand, avançait sur deux colonnes de chaque côté de la voie ferrée. Les Allemands battirent en retraite vers la Madeleine, traversèrent le cimetière St-Charles ou les Américains intervinrent et obligèrent les Allemands à se rendre. 

Les prisonniers allemands, parfois battus et rudoyés, traversèrent la ville sous les huée de la foule. Les groupes de résistance défilèrent le 10 août. Des collaborateurs furent arrêtés et emprisonnés, des femmes jugées trop proches des Allemands furent tondues, 6 d'entre elles emmenées de Pleyber-Christ dans un camion furent conduites à la prison du Créach-Joly le 13 août. Il y eut plusieurs scènes de ce genre, assez sinistres, à Morlaix. 

Il y eut en dehors du groupe Justice des FTP d'autres groupes de résistance courageux qui eurent une action importante dans la région de Morlaix: 

- le groupe d'évasion des chantiers Sibiril de Carantec qui permit le passage en Angleterre de près de deux cent résistants ou aviateur alliés

- le réseau Libération-Nord dirigé à Morlaix par le docteur Le Janne dit "Noël" et par Tanguy-Prigent. C'est à ce réseau que fut affilé le maquis de St Laurent qui eut des actions héroïques contre l'occupant dans les semaines de la libération, en se déployant au Ponthou, à Plouigneau (groupes FFI). 

- le réseau Var à Beg-an-Fry près de Guimaëc: réseau de protection et d'évasion des aviateurs et agents de liaison, des résistants 

Basé essentiellement sur le témoignage d'Eugène Le Luc, propos recueillis par Jeannine Guichoux dans son mémoire universitaire de juin 1970 "La Résistance dans la région morlaisienne sous l'occupation allemande".    

 

Lire aussi: 

Les déportés morlaisiens dans les camps nazis pendant la seconde guerre mondiale

Les mois de la Libération à Saint-Martin-des-Champs: un article de Jean-Pierre Hervet pour le journal municipal de St Martin des Champs

Libération de Morlaix par les Américains le 8 août 1944 (photos d'archive publiée par Ouest-France)

Libération de Morlaix par les Américains le 8 août 1944 (photos d'archive publiée par Ouest-France)

Libération de Morlaix par les Américains le 8 août 1944 (photos d'archive publiée par Ouest-France)

Libération de Morlaix par les Américains le 8 août 1944 (photos d'archive publiée par Ouest-France)

libération de Morlaix (photo d'archive publiée par Ouest-France)

libération de Morlaix (photo d'archive publiée par Ouest-France)

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18 août 2017 5 18 /08 /août /2017 07:33

La Butte Rouge, journal de cellule PCF du Plateau Nord-Est (la Madeleine-Kerfraval-La Boissière- Vierge Noire) à Morlaix: avril 1987

C'était l'époque où les sections du PCF avaient encore des cellules bien vivantes et une capacité, grâce au nombre de militants et à leur motivation, mais aussi aux moyens financiers des sections, de sortir des bulletins quartiers par quartiers pour réagir et proposer au plus proche des préoccupations quotidiennes des gens.

La section PCF de Morlaix et sa cellule des quartiers du Plateau Nord-Est, animée entre autres par Jean-Luc et Annie Le Calvez, sortaient ainsi le premier numéro du Journal de quartier communiste "La Butte Rouge" en avril 1987 où il est question des revendications des boulistes, d'une alerte au rat à Troudousten, d'une pétition d'habitants contre le bruit du groupe électrogène du Supermarché de La Boissière, des caddies du supermarché qui se baladent dans le quartier et de la nécessité de consigner les caddies pour éviter ces désagréments avec une pièce de 10 francs comme d'autres supermarchés, de la défense de la Sécu et des remboursements médicaux, avec les propositions de financement des communistes, et de la défense de la 3ème classe de maternelle de l'école Emile Zola de la Vierge Noire, depuis disparue, par l'adjoint communiste aux Affaires Scolaires Alain David et des parents d'élèves qui se sont déplacés avec lui à l'inspection académique. Du local au global, le propre d'un Parti qui se veut populaire et proche des gens.

Dans ce numéro 3 de la Butte Rouge, daté de décembre 1987, même mélange de discours politique national (la campagne présidentielle de André Lajoinie, la résistance sociale aux politiques pro-patronales de la droite et du PS par la grande manifestation du 29 septembre, l'injustice des réformes fiscales) et local (la Poste à la Boissière, les voies d'accès de Ty-Dour au collège, à Pors-ar-Bayec, les transports en commun), avec un appel à la participation citoyenne: 

"Ce journal est aussi le vôtre. Ecrivez-nous, faites nous part de ce qui ne va pas dans votre quartier, dans votre rue. N'oubliez pas qu'un problème popularisé est à moitié résolu". 

   

 

Il y a 30 ans....avant le "Chiffon Rouge": "la Butte Rouge", journal de cellule morlaisien du PCF, se félicitait de l'ouverture du bureau de poste de La Boissière, de la création de l'escalier entre Ty-Dour et le collège, et défendait une politique de défense de l'emploi, contre la finance et avec la candidature Lajoinie
Il y a 30 ans....avant le "Chiffon Rouge": "la Butte Rouge", journal de cellule morlaisien du PCF, se félicitait de l'ouverture du bureau de poste de La Boissière, de la création de l'escalier entre Ty-Dour et le collège, et défendait une politique de défense de l'emploi, contre la finance et avec la candidature Lajoinie
Il y a 30 ans....avant le "Chiffon Rouge": "la Butte Rouge", journal de cellule morlaisien du PCF, se félicitait de l'ouverture du bureau de poste de La Boissière, de la création de l'escalier entre Ty-Dour et le collège, et défendait une politique de défense de l'emploi, contre la finance et avec la candidature Lajoinie
Il y a 30 ans....avant le "Chiffon Rouge": "la Butte Rouge", journal de cellule morlaisien du PCF, se félicitait de l'ouverture du bureau de poste de La Boissière, de la création de l'escalier entre Ty-Dour et le collège, et défendait une politique de défense de l'emploi, contre la finance et avec la candidature Lajoinie
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14 août 2017 1 14 /08 /août /2017 05:43

Rassemblement à Trébeurden le dimanche 13 août 2017 des opposants à l'extraction de sable en Baie de Lannion.
 

Cette petite vidéo que j'ai réalisé ce matin est dédiée à Emmanuel Macron qui passe ses vacances en ce moment à Marseille, bien loin de Trébeurden.

 

Pierre – Yvon BOISNARD

 

 

 

 

 

 

«Pilleurs de sable»: La ruée vers l’or jaune

 

Quand il n’est pas, de façon « légale », ramassé à la pelle, quand il n’est pas aspiré dans la mer au moyen de bateaux-dragueurs, le sable est pillé. Depuis quelques années, les fabricants de béton, les cimentiers, les entreprises de l’industrie agro-alimentaire, les fabricants de verre se ruent vers le sable. Les pays émergeants, la chine construisent partout, les demandes explosent. Les carrières ont pour la plupart été fermées.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

TREBEURDEN 22 : NON A L EXTRACTION DU SABLE

 

Une vidéo plus ancienne.

 

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13 août 2017 7 13 /08 /août /2017 05:55

Avec les vacances les moments de rencontre sont au rendez vous. 

Nous sommes invités (militants, compagnons ,  compagnes , enfants et petits enfants) à passer un moment dans un site merveilleux . 

 

Nous sommes attendus le MARDI 15 AOUT à PARTIR DE 14 HEURES 30 à POUL ROUDOU 

 

Nous profiterons de l'hospitalité offerte par les habitants de la maison située en face du Caplan, dénommée l'ancien camping par les "vieux" de la région. Nous pourrons nous balader sur la plage, jouer dehors et dedans selon le temps , partager goûter et dîner confectionnés par vos soins. Il y a même un baby foot au caplan pour les jeunes qui aiment ce jeux qui attire toujours des visiteurs 

 

Il y aura un temps de réunion car l'actualité locale et nationale ne nous permettent pas un long arrêt. Pour ce temps de réunion l'ordre du jour va être fixé par le conseil collégial et vous sera transmis  ultérieurement 

 

Les ressources de la planète n'étant pas infinies un covoiturage est envisagé.

RENDEZ VOUS à 14 heures sur le petit parking à l'entrée du Leclerc 

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11 août 2017 5 11 /08 /août /2017 08:49

 

La guinche est le thème de l'exposition-photos de Jean-Marc Nayet, au salon Kashgar.
La guinche est le thème de l'exposition-photos de Jean-Marc Nayet, au salon Kashgar.

 

 

Vingt photos en noir et blanc sur le thème de la guinche sont exposées dans le salon Kashgar, jusqu'au 15 septembre. Danser, gambiller, valser, c'est son « truc » à Jean-Marc et quand il a vu le chapiteau La Guinche, installé près du port, à l'occasion de la dernière édition Terre et Mer, cela lui a donné l'idée de photographier les danseurs enlacés pour alimenter ce thème. D'autres photos ont été prises ensuite chez Caplan & Co, à Guimaëc, dans les petits festivals de Locquénolé, où il habite, et au cours de soirées chez des particuliers.

Danseurs et musiciens en mouvement


La sélection de clichés exposés est variée mais ce qui la caractérise c'est le mouvement permanent qui s'en dégage. Mouvement des robes, mouvement des doigts de l'accordéoniste, mouvement des jambes des couples. Très souvent, dans un léger flou étudié. Jean-Marc Nayet, 73 ans, est passionné de photographie et même lorsqu'il était en activité professionnelle chez Air France, l'appareil photo n'était jamais loin. Passer de l'argentique au numérique ne lui a posé aucun problème. « Aujourd'hui, le numérique en photographie donne des possibilités considérables », affirme Jean-Marc Nayet, le guincheur.
 

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19 juillet 2017 3 19 /07 /juillet /2017 08:57

Jean-Luc Fichet va donc quitter la présidence de Morlaix-Communauté qu'il occupait depuis 2014 pour réintégrer le Sénat.

Pas sûr au vu de ses votes au Sénat dans les premières années du quinquennat Hollande et de ses prises de position pendant les Primaires Socialistes et à l'issue de celles-ci, plutôt favorables à la ligne Valls, qu'il appuie au Sénat une opposition à la ligne néo-libérale du pouvoir Macron-Edouard Philippe. 

En tout cas, comme président de Morlaix-Communauté, poste qu'il avait brigué au dernier moment contre Marc Madec à la suite de la perte de son mandat de sénateur, il n'aura pas favorisé suffisamment de notre point de vue la défense et le développement des services publics, le contrôle de l'argent public dans l'aide aux entreprises, la prise de décision démocratique et transparente impliquant tous les élus communautaires, et cherchant à consulter les citoyens. 

Nous espérons que le successeur de Jean-Luc Fichet à la tête de Morlaix-Communauté sera guidé par une volonté de gérer la collectivité dans le respect de la démocratie et selon des orientations vraiment à gauche, en rupture avec l'austérité et les politiques pro-business, respectueuses de la diversité des points de vue et soucieux de mettre les élus communautaires en position de responsabilité. 

Ismaël Dupont, élu communautaire du Front de Gauche.   

Jean-Luc Fichet de retour au Sénat en remplacement de François Marc (Le Télégramme et Ouest-France, 20 juillet 2017)

À la rentrée, il rentrera au Sénat, après trois ans d'absence. Jean-Luc Fichet, actuel président de Morlaix communauté et maire de Lanmeur, a été désigné par le sénateur du Finistère, François Marc, pour prendre son relais en septembre, pour raisons de santé. 

Le courrier a circulé parmi les maires et les élus territoriaux du département. L'actuel sénateur du Finistère, François Marc, a annoncé qu'il se retirerait de ses fonctions parlementaires, à la fin du mois de septembre. « J'ai été conduit à prendre cette décision en raison de problèmes vertébraux récurrents », a justifié François Marc. Et pour prendre son relais, il a désigné Jean-Luc Fichet, « qui figure en troisième position sur la liste ayant obtenu deux sièges, lors des élections sénatoriales de 2014 ». 

Une annonce « soudaine » 
L'actuel maire de Lanmeur a déjà siégé comme sénateur, entre 2008 et 2014, avant de prendre la présidence de Morlaix communauté. « C'est soudain pour moi, je n'aurais pas imaginé redevenir sénateur », explique Jean-Luc Fichet. « J'étais dans la trajectoire de Morlaix communauté, qui me plaît beaucoup. Toutefois, je connais bien le Sénat, et suis heureux et intéressé pour reprendre cette fonction de parlementaire. Il y aura à s'exprimer sur beaucoup de sujets intéressants ». 

Quid de Morlaix communauté ?
 
« Une fois la désignation officielle faite, j'enclencherai ma propre démission de la mairie et de Morlaix communauté », affirme Jean-Luc Fichet, qui s'était fermement prononcé en faveur du non-cumul des mandats. Pour autant, il souhaite rester toujours autant en lien avec son territoire. « Les gens me connaissent, et je crois que c'est une des choses qui m'est reconnue : je suis proche de mon département et du territoire. À Morlaix communauté, nous avons écrit un projet, une feuille de route. Tous les dossiers m'ont passionné, particulièrement celui de l'aménagement de la gare ou de la Manufacture. J'ai présidé pendant trois ans une collectivité sereine, je n'ai aucun doute que mon successeur continu
era dans cette direction, avec sa patte ».L'élection du nouveau président se fera après la démission de Jean-Luc Fichet, par les membres du conseil communautaire.

Les réactions des élus 
Agnès Le Brun. Le maire de Morlaix a réagi dans un communiqué, formant le souhait que « seul l'intérêt général nous guide », « à l'heure où la solidarité territoriale est plus que jamais nécessaire pour préserver la vitalité des territoires ». Concernant un éventuel intérêt pour la présidence, Agnès Le Brun n'a pas formulé de candidature, pointant, toutefois, que « factuellement et statistiquement, c'est une anomalie de ne pas avoir de ville centre présidente d'une agglo ». Françoise Raoult. 
Élue de Saint-Thégonnec-Loc-Éguiner, Françoise Raoult s'est dite « assez fière que Jean-Luc Fichet se retrouve dans cette situation ». « Il est un peu tôt pour faire des pronostics, il faut discuter, mais la logique voudrait que ce soit le premier vice-président qui reprenne la main. Il est important qu'il y ait une continuité », appuie la deuxième vice-présidente de Morlaix communauté. Thierry Piriou. Pour le maire de Pleyber-Christ et premier vice-président de Morlaix communauté, « c'est encore un moment fort au conseil, un nouveau président et un nouveau bureau à venir. Tout est envisageable, je pourrais imaginer reprendre cette responsabilité, cela pourrait m'intéresser », formule l'élu pleybérien, pour qui Jean-Luc Fichet « a su concilier les différents éléments pour l'intérêt collectif, et fera un bon sénateur avec son expérience ».
 
 
 

Le Télégramme - Morlaix 

 

François Marc quitte son siège au Sénat
 
Jean-Luc Fichet de retour au Sénat
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17 juillet 2017 1 17 /07 /juillet /2017 06:54
Les militants du PCF Morlaix présents sur le marché de Morlaix le samedi 22 juillet et le samedi 26 août

Les militants communistes de la section de Morlaix seront présents sur le marché de Morlaix pour vendre la vignette de la fête de l'Humanité, distribuer des tracts et rencontrer les citoyens du pays de Morlaix le samedi 22 juillet et le samedi 26 août de 10h à 12h.    

Les militants du PCF Morlaix présents sur le marché de Morlaix le samedi 22 juillet et le samedi 26 août
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15 juillet 2017 6 15 /07 /juillet /2017 10:11
Manifestation des militants du comité de défense du centre hospitalier en pays de Morlaix le 27 avril 2017

Manifestation des militants du comité de défense du centre hospitalier en pays de Morlaix le 27 avril 2017

Martine Carn prenant la parole devant les usagers et les personnels de l'hôpital lors d'un rassemblement face à la mairie le 27 avril dernier

Martine Carn prenant la parole devant les usagers et les personnels de l'hôpital lors d'un rassemblement face à la mairie le 27 avril dernier

Voici un nouveau courrier que Martine Carn, présidente du comité de défense de l'hôpital public en Pays de Morlaix, vient d'adresser à Mme Sandrine Le Feur députée de la 4ème circonscription du Finistère.
 
Ce courrier fait suite à une série de démarches. 
 

- Entre les deux tours des législatives : envoi d'un courrier aux deux candidats restés en lice, dont Mme Le Feur, pour exposer la situation du CHPM de Morlaix et des conséquences pour les usagers (fermeture de 55 lits durant l'été, et plus durablement manque de moyens pour exercer les missions de service public de santé) et notre demande d'engagement de leur part dans ce sens;

- Le 6 juillet, en l'absence de réponse de la part de Mme Le Feur, élue député le 18 juin, nouveau courrier  lui indiquant son absence de réponse et demande d'intervention dans un délai rapide;

- Le 11 juillet, Mme Le Feur  adresse un message à Martine Carn indiquant qu'elle a transmis notre courrier du comité au ministère de la santé, qu'elle est en contact le responsable de la CFDT au CHPM avec lequel elle avait obtenu un rendez-vous avec l'ARS, qui finalement n'avait pas pu avoir lieu, et qu'elle est est disposée au dialogue;

- Le 13 juillet, réponse de Martine Carn indiquant sa surprise que le comité n'ait pas été tenu au courant des démarches vis à vis de l'ARS, alors qu'avec les syndicats (CFDT, CGT et SUD) , la mairie de Morlaix et Mme Le Branchu, députée jusqu'en juin, il avait été convenu d'une intervention commune auprès de l'ARS, dont le comité de défense de Morlaix était partie prenante, et rappel de notre demande d'être associés aux initiatives.

 

Comité de défense de l'hôpital public

en Pays de Morlaix Le 13 juillet 2017

cdhchpm@gmail.com

 

La présidente

Martine CARN

à

Madame Sandrine LE FEUR

Députée de la 4ème circonscription du Finistère


 

Madame la députée,

 

J’ai bien pris connaissance des termes de votre message du 11 juillet.

 

Vous m’informez que vous aviez pris rendez-vous avec l'ARS vendredi dernier, avec le représentant de l’un des syndicats du centre hospitalier de Morlaix pour évoquer les problèmes soulevés, mais que ce rendez-vous n’ayant pu avoir lieu vous avez sollicité une nouvelle date de rencontre.

Je dois vous avouer que notre comité est surpris de cette démarche effectuée sans qu’il n’en ait été avisé.

Or, ces derniers mois, il avait été convenu, avec Mme Lebranchu, députée, d’une demande de rencontre commune avec l’ARS associant les organisations syndicales (CFDT, CGT et SUD), la Mairie de Morlaix et le Comité de défense de l’hôpital public que je représente.

Pour notre part nous demandions un rendez-vous dans un court délai en raison de la mise en place effective de la décision de fermeture de 55 lits durant l’été, situation que je vous détaillée dans mon courrier du 6 juillet.

Dans votre message vous nous assurez vouloir ouvrir le dialogue sur ce sujet, et je vous en remercie. Aussi, dans ce cadre, il m’apparaît essentiel que le comité de défense de l’hôpital soit associé à ces initiatives.

Je vous en remercie par avance et, dans cette attente, je vous prie d’agréer, Madame la députée, l’assurance de ma considération distinguée.

 

Le comité de défense de l’hôpital public en Pays de Morlaix est adhérent de  la coordination nationale des comités de défense des hôpitaux publics et des maternités de proximité association d’usagers du système de santé agréée sous le n° N2011RN0190

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