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26 novembre 2014 3 26 /11 /novembre /2014 10:04

Il y avait un Conseil Communautaire le lundi 24 novembre à la CCI.

Voici un compte rendu partiel avec les photos de Pierre-Yvon Boisnard, présent dans la salle avec quatre autres sympathisants du Front de Gauche. 

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Nous avons commencé par statuer sur l'adoption du règlement intérieur. Ouest-France et Le Télégramme n'ont rien dit (au 26 novembre) des commentaires que cela a suscité. Nous avons été deux à nous abstenir : moi et Annie Piriou (majorité morlaisienne) semble t-il (c'est bien mais je ne sais pas pourquoi).

Sarah Noll est intervenu pour regretter que le public n'ait pas accès aux dossiers de séance ou que ceux-ci ne soient pas projetés sur l'écran pour permettre aux citoyens qui assistent au Conseil de suivre.

Elle a également émis le souhait que les compte rendus du conseil communautaire apparaissent sur le site internet de la Communauté.

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Pour ma part, je suis intervenu d'abord en rappelant que le Front de gauche avait obtenu en rappelant le cadre légal (arrêt du Conseil d'Etat en 1903, jurisprudence des tribunaux administratifs de Lille et de Rennes en 1997) que soit retiré l'article interdisant le débat sur les questions orales.

C'est une contribution importante à la possibilité de l'expression démocratique en assemblée locale qui reproduit ce que nous avons obtenu en Conseil Municipal à Morlaix.

J'ai regretté que le règlement intérieur à l'unisson des pratiques depuis des années ne prévoie tout au plus qu'une simple tolérance et non une réelle hospitalité par rapport aux citoyens qui assistent aux conseils communautaires (pas d'accès aux dossiers de séance, pas d'eau,...).

J'ai regretté aussi que l'exécutif de la communauté ne s'engage pas pour que les séances soient filmées et diffusées sur le site internet de la Communauté afin de favoriser l'appropriation des débats et des enjeux communautaires par les citoyens.

Par rapport à l'article 6-3 sur les Commissions communautaires, j'ai rappelé que ma proposition d'une participation des élus municipaux d'opposition des petites communes aux commissions communautaires avait été balayée d'un revers de main par JL Fichet, comme le souhait, partagé par de nombreux autres élus, notamment de communes rurales, que les titulaires des commissions puissent avoir des suppléants et des remplaçants parmi les conseillers municipaux ou adjoints de leurs communes.

Par rapport à l'article 7-3 touchant la possibilité de constituer des groupes d'élus ayant un accès à une expression politique dans le journal d'information communautaire « Bro Montroulez », j'ai constaté que le seuil de 5 élus exigé pour former un groupe empêchait de facto le Front de gauche d'en constituer un – et c'était bien le but de ce seuil - alors que nous représentions 10 à 15 % des électeurs de l'agglomération, tandis que tout le monde sait que l'assemblée communautaire n'est pas représentative de la diversité des sensibilités politiques des citoyens, à défaut de vraie proportionnelle et de scrutin direct. Nous devrions avoir au moins 6 élus si notre poids politique réel dans l'opinion était traduit dans l'assemblée.

Quand on ne s'intéresse pas de trop près à la question, fixer un seuil minimum de 5 élus pour constituer un groupe peut être apparaître logique, mais la représentativité au niveau des élus communautaires n'est pas la représentativité au niveau des citoyens.

J'ai proposé dans la foulée aux élus qui partageraient des valeurs et des orientations avec nous de constituer un groupe de gauche sociale, écologique et citoyenne d'alternative à l'austérité.

Je ne sais pas si ce sera possible car plusieurs élus non cartés qui se disent plus à gauche que le PS ou sont de sensibilité écologiste ont rejoint "le groupe (auto-proclamé) de gauche" dominé par le PS.

 

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Bonne nouvelle : la subvention de la Communauté à Trock'Son a finalement été pérennisée pour 2 ans en 2014 et 2015 à hauteur de 20 000€, une commission de travail étant revenue sur la décision d'Annie Loneux et Yvon Hervé de ne pas reconduire le soutien de Morlaix Communauté. Sarah Noll et Solange Creignou sont intervenues pour valoriser le travail réalisé par Trock'son auprès des jeunes musiciens amateurs, dont certains en voie de professionnalisation. Je n'ai rien ajouté car elles ont dit tout ce qu'il y avait à dire mais au Front de gauche on peut se féliciter d'avoir contribué à installer un climat favorable pour que l'on revienne sur cette décision de désengagement vis à vis du Front de Gauche (du fait de nos interventions dans la presse et en conseil communautaire).

Par rapport à l'attribution de subventions aux associations culturelles, Marie Simon Gallouedec est intervenue pour défendre le soutien aux Moyens du Bord et au Théâtre de la Corniche en faisant l'éloge de leur travail, et tout particulièrement de la « Charrette aux Merveilles ». Elle s'est étonnée de ce fait que la subvention complémentaire proposée dans la délibération ne soit que de 2000 euros et non de 2500€ comme voté à l'unanimité en Commission. Françoise Raoult a d'abord nié avant de se rendre à l'évidence quand Sarah Noll a retrouvé le compte-rendu de commission et a rappelé que la subvention proposée était bien de 2500€.

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De mon côté, je suis intervenu pour défendre un engagement plus fort de la Communauté pour démocratiser et favoriser l'enseignement artistique, et tout particulièrement l'enseignement musical, sachant que le coût d'un cours d'instrument ou d'arts plastiques est très élevé à Morlaix, au Patio, du moins pour les familles qui ne bénéficient pas de tarifs réduits dans le cadre de leur quotient familial, ce qui fait qu'il y a beaucoup de familles des « classes moyennes » qui ne peuvent pas inscrire leurs enfants, surtout quand elles en ont deux ou trois.

J'ai donc demandé que les associations conventionnées d'enseignement musical et artistique soient plus fortement subventionnées encore en mettant en avant que dans bien des endroits, l'accès à l'apprentissage de la musique était moins onéreux. Jean-Luc Fichet a voulu me prendre en défaut en me demandant de citer mes sources, les chiffres et les communautés d'agglomération ou de commune auxquelles je faisais référence : j'ai répondu que je n'avais pas creusé l'enquête au niveau de toute la Bretagne mais qu'à Vannes et à Avranches, du moins, les tarifs de base pour les familles étaient moins élevés. Jean-Luc Fichet m'a plus ou moins reproché d'avancer des choses en l'air, sans données fiables, et a nié que les tarifs de l'enseignement musical dans la communauté d'agglo, au Patio entre autre, soient plus élevés qu'ailleurs. Joëlle Huon a dit que par ailleurs Morlaix-Co n'avait pas pris la compétence « enseignement artistique », les financements publics venant principalement du Conseil Général. Je vais travailler sur des comparatifs pour transmettre par courrier et oralement aux conseillers communautaires et au Président des comparatifs qui justifient mes propos.

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Le débat le plus vif sur le fond (et la forme) s'est produit sous l'impulsion de ma prise de parole à propos « de l'appel à projet zéro gaspillage – zéro déchet » qui permettrait, sur le dossier de Morlaix-Co était retenu, d'avoir un accompagnement de l'ADEME pour des études et des animations afin de réduire les déchets.

J'ai commencé par dire que je partageais évidemment cet objectif de réduction des déchets, lesquels coûtent très cher à gérer pour la collectivité et posent des problèmes de recyclage, de pollution résiduelle.

J'ai souligné toutefois que, le diable se trouvant dans les détails, pour pouvoir faire un dossier et participer à ce concours, et a fortiori pour être retenu, il fallait s'engager à « mettre en place une tarification incitative » et « une redevance spéciale » et j'ai rappelé que j'avais émis des fortes réserves en Commission Environnement sur cet objectif.

On peut estimer que la tarification incitative, avec son système de bonus malus, part d'une bonne intention: réduire les déchets des ménages en touchant au porte-monnaie pour créer de nouvelles habitudes, faire payer plus ceux qui ne trient pas ou mal, n'utilisent pas de composteur, achètent des produits sur-emballés (...etc.). Mais quelle pression corrélative sur la grande distribution, les entreprises ?

Cela ne touche que le citoyen et pas l'entreprise, la grande distribution, et cela pose déjà un problème de ce point de vue.

De plus, cela peut avoir des effets pervers : des habitants peu responsables qui jetteraient leurs ordures n'importe où plutôt que de payer.

Surtout, et c'est ce que j'ai mis en avant, cette tarification incitative s'inscrit dans un contexte où l'on cherche à dénaturer le service public, en rompant le principe républicain de l'égalité des droits. Le service public, comme je l'ai rappelé, c'est chacun qui contribue selon ses moyens et qui reçoit selon ses besoins. Faire payer plus aux familles nombreuses la collecte des déchets par exemple, c'est une rupture de cette égalité des droits. C'est comme si on faisait payer plus de cotisation sociale à des personnes présentant davantage de facteurs de risques de maladie, comme quand on retire des allocations familiales à des familles dont les revenus sont plus élevés.

On s'habitue ainsi à une perte de la culture et du sens des services publics.

Mais la raison principale sans doute d'avoir des réserves sur cette tarification incitative vient du fait que cela s'accompagne d'un remplacement de la Taxe enlèvement des Ordures Ménagères par une Redevance Enlèvement Ordures Ménagères laquelle supposerait de dissocier le budget Gestion des Déchets du budget communautaire général et de faire un budget annexe à l'équilibre alors qu'actuellement entre les recettes (TEOM et valorisation) et les dépenses liés aux déchets, il y a hors investissement 500 000 à 700 000€ de déficit. Cela veut dire probablement axer l'effort sur la réduction de la « masse salariale » comme on dit avec beaucoup d'élégance, c'est à dire supprimer plusieurs emplois à la Collecte des Déchets, ce qui est le but de l'exécutif de Morlaix-Communauté, le moyen étant, comme je l'ai rappelé, la mise en place des containers enterrés partout dans Morlaix communauté (un plan d'achat de 1000 containers enterrés pour un million d'€..., assortis d'autres investissements : nouveau camion...).

Et là, j'ai redit comme en Commission Environnement, mon opposition à cette option que privilégie l'exécutif dans la continuité des inflexions prises dans le mandat précédent.

S'en est suivi un échange très frontal avec Guy Pennec et Jean-Luc Fichet.

Guy Pennec affirme qu'il n'y a pas d'alternative, c'est incontournable d'aller vers le « tout container enterré » au nom du progrès, de l'économie, vers la redevance spéciale au nom du coût très important et croissant que représentent les déchets. Ce serait parait-il « mépriser » les agents de collecte que de vouloir les contraindre à garder un métier ingrat.

Pourquoi ce qui était possible avant (avoir une quarantaine d'agents au service de collecte, faire la collecte au porte-à-porte afin de rendre ce service de proximité aux citoyens) deviendrait impossible et inacceptable maintenant ? Parce que les dotations baisses, qu' « on est dans un contexte de restriction budgétaire ». Face à Guy Pennec, j'ai dévoilé le fond du problème : le choix de la baisse des dépenses publiques dans le cadre de l'austérité et des cadeaux faits au patronat contribue à vouloir détruire de l'emploi public au détriment du service rendu au citoyen. On ne pourra pas continuer, paraît-il, selon Guy Pennec, à aller chercher les habitants en bus devant chez eux comme on ne pourra pas continuer à aller chercher leurs poubelles devant chez eux. Pourquoi ? Ce sont des choix politiques. Un des éléments d'appréciation de ces choix est l'entrée financière et comptable mais je me suis élevé contre l'impérialisme de la notion de réduction des coûts salariaux, du critère financier et comptable. Les agents de collecte, les chauffeurs-rippeurs, sont des fonctionnaires qui rendent un service à la collectivité depuis des années, qui doivent être respectés à ce titre, et dont l'avenir doit être pris en compte. Ils sont aussi des citoyens de notre territoire. Si les collectivités se mettent à détruire l'emploi ouvrier comme le font les entreprises au nom de la rentabilité, elles ne pourront pas se plaindre qu'on subisse la plaie du chômage de masse aussi localement, avec 15 % de chômeurs. On ne s'interroge pas assez, ai-je dit, sur l'utilité sociale de l'emploi public, et notamment concernant des emplois exigeant peu de qualifications. On préfère investir dans les machines, la mécanisation, plutôt que dans l'humain, tout comme les entreprises, pour faire des gains de productivité : cette logique favorise bien dans une certaine mesure une élévation du nouveau de qualification des métiers, mais aussi la disparition des emplois, le chômage structurel.

De plus, j'ai rappelé que pour le citoyen, l'usager, ce n'était pas la même chose de faire 200 à 300 mètres pour aller jeter ses poubelles, parfois en voiture, parfois à pied (parfois dans des conditions dangereuses, comme à Plougasnou), surtout quand on était âgé, que de les déposer dans des containers individuels à sa porte. Les containers collectifs se substituant aux containers individuels, qu'ils soient enterrés ou non, sont loin de faire l'unanimité.

Jean-Luc Fichet et Guy Pennec ont réagi de manière agressive et par la condescendance à mes objections. Guy Pennec m'a reproché de «mépriser » les agents de collecte à vouloir continuer à « les faire courir après des camions ». Jean-Luc Fichet, voulant laisser entendre que j'étais coupé des réalités, m'a dit que je ne comprenais rien à la dureté de métier, aux troubles musculo-squelettiques qu'il génère, en voulant défendre ces emplois. Manque de chance pour lui, j'ai exercé aux services des ordures de Vannes en emploi saisonnier quand j'étais étudiant, et j'ai pu le lui dire, en ajoutant un peu péremptoirement sous l'effet de la colère face à son cynisme et ses mensonges (quand il a été jusqu'à dire que les agents de collecte comprenaient très bien la nécessité de faire évoluer leurs postes et de supprimer leurs emplois), que moi, je n'étais pas « un professionnel de la politique » comme lui. A ce moment là, après m'avoir infligé ces piques, il m'avait coupé le micro et j'ai dû l'apostropher sans y être invité.

Bien sûr, la presse ne rapporte rien de ces échanges.

Évidemment, personne ne se mouille dans l'assemblée communautaire. Soit que tout le monde est d'accord pour supprimer une dizaine d'emplois au service de collecte. Soit que cela demande un peu trop de courage et d'assurance d'aller dans le même sens qu'un rebelle déclaré...
En tout cas, nous n'en resterons pas là, et le Front de Gauche se battra avec les agents de collecte de Morlaix-Communauté et les syndicats pour que les bennes enterrées ne suppriment pas les emplois ! Nous n'avons pas été élus pour être polis, rangés, et nous entendre avec tout le monde, ni pour créer un clivage systématique, mais pour défendre sans timidité des orientations et des principes vraiment de gauche. Et pour créer un vrai débat sur les orientations en Conseil Communautaire. C'est que nous nous efforçons de faire, mais c'est dur car cet appel au débat est perçu, du moins c'est ce qu'il semble, comme presque malpoli et déplacé par une assemblée, dominée par le PS mais aussi marquée par des habitudes d'interdépendance des intérêts particiluers et de co-gestion droite/PS, qui est plutôt soudée derrière l'exécutif.

Nous avons ensuite voté quatre délibérations pour démarrer les travaux du PEM, Pôle d'Echange Multimodal de la Gare. C'est la seule intervention de ma part que rapporte l'article du Télégramme en disant que je me suis abstenu (ce qui est vrai uniquement pour le bâtiment voyageurs de la gare) tandis que le Ouest-France n'en rapporte aucune aujourd'hui. Je me suis abstenu sur la rénovation du bâtiment voyageurs de la gare en l'expliquant par le fait que j'étais contre le contenu du projet, qui prévoit la suppression de la boutique relais presse et de la brasserie de la gare au profit d'une cafetaria – supérette aseptisée, et contre surtout le fait que la collectivité, qui finance 75 % des travaux contre 25 % à la SNCF qui exploite commercialement le bâtiment et l'aménage à des seules fins de rentabilité supposées, n'a aucun mot à dire sur l'aménagement de la gare. Par rapport au rapport d'enquête publique sur le projet PEM, 13 millions d'euros faut-il le rappeler, j'ai constaté qu'il n'y avait eu que huit contributions, ce qui donnait un élément d'appréciation sur les illusions portées comme ces enquêtes publiques comme éléments de concession à une démocratie de participation citoyenne. Les techniciens en charge du projet nous ont dit en Commission Finances que c'était le signe d'une adhésion enthousiaste et unanime à ce projet, et que cela traduisait la réalité des démarches de concertation, d'information et de dialogue préalables à l'enquête publique. Il est permis de douter, ai-je dit, de cette interprétation irénique. En tout cas, les huit contributions de l'enquête publique, lues attentivement, faisaient valoir des éléments d'interrogation ou de critique intéressant, auxquels on n'a pas apporté de réponses satisfaisantes.

- le caractère peu accessible de la passerelle avec son dénivelé et ses marches... Pas de pan incliné pour les bagages... Ni d'escalators... Question des intempéries... Tout le monde pourra t-il emprunter les ascenseurs aux heures de grande affluence et quand le temps presse. Un souterrain, bien que plus coûteux semble-t-il, n'aurait-il pas été une solution plus intéressante.

- on ne sait pas si les parkings seront gratuits (hors usagers du TER : exigence de la région), en régie ou en gestion privée.

- l'ambition pour le report modal sur les bus et les cars (7%) est peu élevée : n'aurait-il pas été souhaitable d'intégrer au projet PEM une réflexion pour construire un réseau de transport péri-urbain beaucoup plus ambitieux ?

D'autres questions se posent évidemment sur le PEM ou afférentes à ces investissements (le maintien et le développement de la ligne Morlaix-Roscoff, l'aménagement du quartier de la gare) mais je n'ai pas voulu rentrer trop dans le détail car je sentais les conseillers communautaires pressés d'en finir avec cette réunion. Il n'empêche, 16 minutes consacrés à un projet de 13 millions d'euros, même s'il y a eu d'autres discussions avant, c'est bien peu. Et deux interventions en dehors du rapporteur et du président. Là encore, il semble bien qu'on est dans la délégation de pouvoir complète...

 

Ce compte-rendu est bien sûr engagé et personnel : il n'a pas la prétention à être complet et impartial, même s'il est plus détaillé que ce qu'on peut lire dans la presse du point de vue de la teneur des débats, et qu'il a le mérite d'exister, car nous n'avons toujours pas accès, malgré nos interpellations, aux compte rendus officiels de Morlaix Communauté sur le site internet (qui ne seront de toute façon pas détaillés car le Président et ses vice-présidents semble t-il s'y refusent!).

 

Ismaël Dupont, élu communautaire Front de Gauche de Morlaix.

Le 26 novembre 2014.

 

 

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26 novembre 2014 3 26 /11 /novembre /2014 07:24

Algoculture : la réaction du Parti communiste français
Moëlan-sur-Mer - 24 Novembre 2014
Après le feu vert donné par le préfet au projet d'algoculture au large de Moëlan-sur-Mer, la fédération du Finistère, du Parti communiste français considère que « le développement de la phyco-culture doit être à la fois soutenu et encadré ». Elle propose que les parlementaires du département « s'attachent à rendre compatibles les enquêtes publiques avec la nature des projets de mise en culture des algues. Les procédures en vigueur sont celles utilisées pour l'autorisation de concessions conchylicoles et mytilicoles de dimensions modestes et pour des espèces connues. Elle soutiendra toute initiative en ce sens ».
Elle souhaite que « les projets d'algo culture fassent l'objet d'une procédure de publicité et de concertation associant tous les acteurs très en amont de la mise en enquête » et pour que le département du Finistère élabore, avec les services de l'État, les associations représentatives et les professionnels du secteur « un cadre de critères économiques, sociaux et environnementaux et se dote d'une charte de développement durable de la phyco-culture. »
http://www.ouest-france.fr/algoculture-la-reaction-du-parti-communiste-francais-3002558

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21 novembre 2014 5 21 /11 /novembre /2014 16:50

Maître Philippe Brun, l'avocat militant qui lutte contre les plans sociaux et les licenciements boursiers, sera présent aux Rencontres du Front de Gauche pays de Morlaix de Ploujean l'après-midi du samedi 22 novembre,  avec sa collègue, Dominique Guillou Rodriguez.

Philippe Brun défend les salariés licenciés de GAD Lampaul Guimiliau aux prudhommes.

Il a également défendu les salariés de Marine Harvest et leur a permis d'obtenir des indemnités conséquentes, à la hauteur des motivations purement financières de leur licenciement. C'est aussi maître Brun qui a accompagné la transformation en SCOP de SEA FRANCE et la bagarre des salariés concernés. 

Nul doute que ces avocats sauront dire quel est le ressort de la montée de la précarité dans la stratégie des entreprises et des patrons, le choix de privilégier la rentabilité pour l'actionnaire sur l'humain.

philippe-brun 4095498 


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21 novembre 2014 5 21 /11 /novembre /2014 16:48

rencontres FDG Morlaix Ouest France 21 nov 2014

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21 novembre 2014 5 21 /11 /novembre /2014 07:41

Front de Gauche Rencontres Actes 3

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20 novembre 2014 4 20 /11 /novembre /2014 20:06

En Commission Environnement Déchets du 4 novembre 2014, nous avons abordé la question de l'achat ces prochaines années pour un montant de un million d'euros de centaines de containers enterrés (1050: 350 containers Ordures ménagères, 350 containers sac jaune, 350 containers verre) afin de généraliser leur présence dans les centre-bourgs de Morlaix Communauté et les communes urbaines et surtout sans doute de réduire le nombre d'agents de collecte.

Ce programme d'achat de containers enterrés visant à diminuer la masse salariale au service Environnement et peut-être aussi à s'épargner les "problèmes" (pour parler le langage du gestionnaire) causés par la combattivité syndicale de chauffeurs-rippeurs (on se souvient des grèves de 2010 et 2013) avait déjà été tracé sous la précédente mandature, certaines communes demandant apparemment une extension "containers enterrés" de l'expérience des communes touristiques: Morlaix et les communes littorales, Plougasnou et Carantec. 

Parmi les élus présents, j'ai été le seul à cette commission à dire au nom de considérations sociales mon refus de cette généralisation des containers enterrés pour trois raisons essentielles: 

- Je préfère qu'on investisse dans l'humain et l'emploi plutôt que dans le matériel pour détruire des emplois: un million d'euros pour les nouveaux containers plus un ou deux camions de plus spécialisé(s) dans la recupération des containers, cela a aussi un coût.

Le métier de chauffeur-rippeur est certes difficile, mais il donne un revenu, un travail, et une dignité à des salariés qui souvent sont peu qualifiés, qui auraient des difficultés à trouver un emploi stable et correct dans le contexte actuel de crise et de destruction de l'emploi ouvrier, notamment dans l'agro-alimentaire. Toutes les entreprises cherchent à faire des économies en optimisant, en allégeant leur coûts salariaux. Les collectivités doivent donner l'exemple inverse et réfléchir aussi à l'utilité sociale de l'emploi public. Car si on ne réfléchit qu'en termes de rentabilité et de comptabilité, on se trouve avec 15% de chômeurs, avec un vrai prix social, personnel, et aussi un coût réel du chômage pour la collectivité.

Certes, les chauffeurs-rippeurs ne seraient pas licenciés purement et simplement: on leur proposerait des formations pour se reclasser... Mais vont-elles leur convenir? S'habitueront-ils à leur nouveau poste? Et le but est bien de ne pas renouveler les départs en retraite.

Ainsi, à terme, le service collecte pourrait se passer de deux tiers de ses effectifs, alors qu'on a déjà fait des efforts qui pèsent sur les salariés pour contenir la masse salariale au prix de plus de pression au travail et de productivité au moment du passage des agents municipaux des services de collecte à Morlaix-Communauté et après. Ces agents sont aussi des citoyens et des résidents des communes: ils ne sont pas un d'abord un poids financier pour la collectivité mais ils lui rendent un service et s'y investissent.  

- Ensuite, il y a le confort de l'usager, le service qui lui est rendu: avoir une collecte à domicile, y compris de tri sélectif, et faire deux cent ou trois cent mètres à pied ou en voiture pour vider ses poubelles, ce n'est pas la même chose. Ce peut être particulièrement difficile pour les personnes âgées.

- Enfin, il y a le coût des déplacements automobiles individuels pour l'environnement et le pouvoir d'achat des familles. Celui-ci n'est pas pris en compte.

Alors peut-être que sur un plan financier, il y a plus de gain à prévoir que d'investissement à sortir tout de suite pour acheter ces containers enterrés, mais il faut projeter un bilan social et humain global de cet abandon de la collecte au porte-à-porte et l'on verra que le bilan est moins positif.

 

La décision n'a pas encore été prise mais le vice-président Guy Pennec et la conseillère déléguée Christine Prigent semblent favorables a priori à cette opération. Le vote consultatif aura lieu à la prochaine Commission Environnement-Déchets début décembre avant que la question soit soulevée en Conseil Communautaire.

 

Cette question est partiellement associée à celle de la ROM (redevance ordure ménagère) ou de la TOM (Taxe ordure ménagère).

Actuellement, le service de gestion des déchets et de collecte est financé par l'impôt, la taxe ordure ménagère dépendant de la valeur locative des habitations, ce qui fait que les habitants des communes urbaines ou littorales doivent payer apparemment un peu plus pour le financement de la gestion des déchets que des communes rurales.

La ROM permettrait d'éviter cet inconvénient.

A cette ROM que beaucoup appellent de leurs voeux s'adjoindrait une taxe incitative pour réduire son stock de déchets jetés, le poids des ordures ménagères. En théorie, cette hypothèse est séduisante pour responsabiliser davantage les citoyens, les encourager en touchant le porte-monnaie à la réduction des déchets.

Mais quel effort de la grande distribution, parallèlement?

De plus, ne risque t-on pas d'habituer à un service public à géométrie variable: "tu gagnes plus, tu as fumé, tu n'auras pas le même remboursement Sécu pour soigner ton cancer...". Tu es cadre, tu meurs en moyenne 5 ans plus tard que l'ouvrier, donc tu partiras 5 ans plus tard en retraite. Cela s'oppose à une logique d'égalité des droits, de droits universels qui est celle du service public républicain. 

Le service public, c'est normalement: chacun contribue selon ses moyens et reçoit selon ses besoins. Il est normal qu'une famille avec deux ou trois enfants produise plus de déchets qu'un couple retraité. Doit-elle pour autant payer davantage pour la collecte des ordures? Tout cela mérite d'être débattu sérieusement.

D'autant que la ROM, indispensable à l'hypothèse d'une taxation différentielle suivant le poids des déchets de chaque foyer, aurait un autre inconvénient: elle suppose de différencier le budget collecte des déchets du budget général de Morlaix-Communauté. Cela veut dire concrètement un budget obligatoirement à l'équilibre alors qu'aujourd'hui il est déficitaire d'environ 500 000 euros chaque année, et ce n'est pas une situation anormale par rapport aux autres collectivités, les produits de valorisation et les produits fiscaux rapportant moins que le coût de la prise en charge des déchets. Du coup, on peut craindre que la ROM encourage à réduire encore plus le personnel, ou peut-être, pour y parvenir, à faire appel à terme à des entreprises privées en DSP. Ce n'est pas dans les intentions de l'actuelle vice-présidence de la Commission Environnement mais on peut s'interroger sur le moyen terme.

En tout cas, ce sont des débats lourds d'enjeux pour le territoire qu'auront à mener les élus de la Commission Environnement de Morlaix Communauté et les élus communautaires.  

Soucieux d'échanger avec les citoyens et les agents inter-communaux concernés, nous serons particulièrement vigilants sur ces questions. 

Ismaël Dupont, élu PCF-Front de Gauche à Morlaix-Communauté, et à la Commission Environnement.       

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19 novembre 2014 3 19 /11 /novembre /2014 17:58

http://homardenchaine.fr/actualite.htm

Plougasnou
PLU. Nathalie Bernard : « L’essentiel est validé, notamment le projet de port »
19 novembre 2014
Après Yvon Tanguy hier, c'est Nathalie Bernard, qui est revenue sur la décision de la cour d'appel de Nantes au sujet du plan local d'urbanisme (PLU) de la commune, annulé en octobre 2012.

« La cour a conclu à la réformation du jugement du tribunal administratif de Rennes et valide l'essentiel du PLU, notamment le projet de port de plaisance, tel qu'il est prévu par Morlaix communauté », souligne d'abord le maire. « Elle reproche, à juste titre, aux zonages retenus pour le projet d'avoir couvert une trop large zone dans l’anse du Diben, portant ainsi atteinte à une partie de la zone humide. Elle relève également une insuffisance de l'évaluation environnementale de l'anse », analyse Nathalie Bernard, satisfaite que « cette décision permette à la commune de conserver son document d'urbanisme, à l'exception du zonage de quelques parcelles privées, ainsi que des zones qui seront redéfinies afin de permettre la nécessaire implantation d'un port de plaisance, tout en préservant les milieux les plus fragiles, en particulier la zone humide au sud de l'anse et la qualité paysagère du site ».

Et le maire de conclure : « La nouvelle équipe municipale a anticipé cette décision et travaille à une modification du PLU, en intégrant les remarques de la cour d'appel de Nantes et les nouvelles dispositions législatives entrées en vigueur ».
http://www.letelegramme.fr/finistere/plougasnou/plu-nathalie-bernard-l-essentiel-est-valide-notamment-le-projet-de-port-19-11-2014-10430218.php
Réaction d'un lecteur du Homard

Derrière le monument aux Morts , il y a deux mètres d'eau en morte eau. Le port de plaisance doit se faire là et nulle part ailleurs!
300 places, accessibles tôt en marée, c'est largement suffisant quand on sait que le port de Roscoff n'est pas rempli.
Vu le contexte économique du moment il serait plus raisonnable de miser sur un projet moins coûteux que celui prévu.
André Gentil

Plougasnou
PLU. Yvon Tanguy : « Je ne pouvais rêver meilleur jugement »
18 novembre 2014 Réagir à cet article
La décision de la cour d'appel de Nantes au sujet. du plan local d'urbanisme (PLU) de la commune, annulé en octobre 2012 par le tribunal administratif de Rennes (Le Télégramme de jeudi), a fait réagir Yvon Tanguy. « je ne pouvais pas rêver meilleur jugement », souligne ainsi l'ancien maire, pour qui « certains ont tiré trop vite des conclusions brutes de décoffrage pour livrer des contre-vérités ». Yvon Tanguy fait référence au projet de port au Diben. Pour lui, la réalité des conclusions est la suivante : « Les zones AUpm et Aups sont situées en zone humide mais non en espace remarquable. Si le juge de la cour d’appel a souhaité extraire ces zones et, en particulier, la zone AUpm, c’est parce qu'elle occupe environ trois fois plus de surface que nécessite l'emplacement de l'aménagement d'un port de plaisance de 500 places au Quinquai. Par ailleurs, étant dans une zone : humide, des préconisations de protection et de mesures doivent être définies dans le PLU, ce qui n'était pas le cas. Il appartient donc à l'équipe municipale en place de poursuivre la révision du PLU, en y intégrant l’aménagement portuaire et les dernières exigences environnementales ». Et Yvon Tanguy de conclure : « Morlaix communauté, qui attend l'approbation de ce PLU révisé, peut, dès à présent et sereinement, préparer le financement de ce projet souhaitable pour l'économie locale, et du Trégor en particulier ».
http://www.letelegramme.fr/finistere/plougasnou/plu-yvon-tanguy-je-ne-pouvais-rever-meilleur-jugement-18-11-2014-10428853.php

Réaction d'un lecteur du Homard
Pendant 13 ans Yvon Tanguy a eu la responsabilité de ce projet avec le résultat que l’on sait. Plus d’un million d’euros ont été dépensés en «études » qui à chaque fois ont été retoquées soit par l’État soit par la justice. Aujourd’hui encore, et il le reconnaît, « des mesures de protection et de préconisation sont nécessaires car ce n’était pas le cas » bien que ce soit pourtant ce que réclament les associations depuis le début. Alors aujourd’hui il faut arrêter de rêver et passer à l’action, celle de bâtir un petit port sympa et réaliste au Diben, qui soit à la fois en adéquation avec l’état des finances publiques et les besoins de la population et des plaisanciers. Souhaitons donc que Morlaix Communauté gère enfin ce dossier avec le sérieux et la rigueur qu’il convient en mettant tout le monde autour de la table pour faire avancer ce projet qui a déjà coûté trop cher à la collectivité.
Philippe Allot

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19 novembre 2014 3 19 /11 /novembre /2014 08:52
Je rencontre  le sous-préfet de Morlaix ce mercredi 19 novembre à 16h30 au sein d'une délégation du collectif d'élus opposés à la Centrale à Gaz de Landivisiau.
Ismaël Dupont

Voici le communiqué des élus contre la Centrale à Gaz: 

COMMUNIQUE ELUS. 17 11 2014.
 
Collectif des élu(e)s opposés à la centrale.
 
Enquêtes publiques : Rejet massif de la population.
 
 
          Au travers des enquêtes publiques, les habitants de nos territoires, viennent d’exprimer à une écrasante majorité leur rejet du projet de centrale  de Direct Energie. C’est massivement qu’ils disent non et jugent inutile cette centrale, dangereuse pour l’environnement, leur santé et consommatrice de centaines de millions d’euros d’argent public. Un projet démesuré, une véritable gabegie financière !
          Ce résultat est un camouflet à tous les élus qui ont refusé sous les prétextes les plus fallacieux un réel débat public et une vraie concertation sur la question énergétique en Bretagne. L’état doit à présent en tirer toutes les conséquences, ne pas  chercher à passer en force et retirer définitivement ce projet. Les élus locaux doivent respecter l’avis émis par les citoyens comme l’ont fait les maires de Locmélar, Commana, La Feuillée, Plounéour Ménez, Berrien et Guipavas. Notre région a tous les atouts pour créer  les emplois de demain stables et durables dans les énergies renouvelables et la rénovation énergétique. C’est le chemin qu’il faut emprunter dès maintenant conformément à la transition énergétique souhaitée par l’état.
Une délégation d’élu(e)s sera reçue par le Sous-préfet de Morlaix, le mercredi 19 novembre.
 
Alain SOMME
Porte parole du collectif des élu(e)s contre la centrale à gaz de Landivisiau
Landi doit dire Non à la centrale
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15 novembre 2014 6 15 /11 /novembre /2014 19:23

Le Ouest-France a oublié les militants du PCF, mais ils étaient bien présents, brestois ou morlaisiens.  

Contre l'austérité à Brest. 200 manifestants place de la Liberté
http://www.ouest-france.fr/contre-lausterite-brest-200-manifestants-place-de-la-liberte-2977608

 

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Le Telegramme 16.11.14 rassemblement contre l'austérité

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15 novembre 2014 6 15 /11 /novembre /2014 07:25
Intervention d'Ismaël Dupont pour le Front de Gauche sur le Débat d'Orientation Budgétaire le Jeudi 13 novembre 
Conseil Municipal 5 avril 2014 élus FDG
 
" Ces orientations budgétaires ne sont pas satisfaisantes, comment pourrait-il en être autrement ?
Il faut dire que la majorité travaille dans un contexte budgétaire plus que contraint. Il y a là davantage qu'une mise à la diète : la réduction des dotations de 1,5 millions en 3 ans pour Morlaix, de 4,5 millions pour Morlaix Communauté, c'est considérable !
Cela force la majorité de droite à faire des arbitrages difficiles, et parfois même impossibles.
Cela va se traduire par la poursuite de la politique de rigueur pour le personnel. Or contrairement à ce que laisse entendre Madame Le Brun en parlant de « contenir les charges de personnel », les personnels ne sont pas d'abord une charge mais un atout pour rendre des services à la collectivité, être utiles à la population. Ils produisent des services, dont aussi de la richesse sociale. Dans ce contexte d'austérité, c'est probablement eux qui vont essuyer les plâtres les premiers. C'est déjà le cas.
On ne peut que craindre également les conséquences de la baisse des subventions aux associations conventionnées et non conventionnées. A l'échelle nationale, la compression financière des collectivités, la baisse de la dépense publique touche énormément le secteur associatif, qui est en train de vivre un vaste plan social, avec des dizaines de milliers d'emplois détruits. A Morlaix, rien qu'en 2015, la majorité a prévu de réduire de 162 000€ de subventions aux associations : moins 12000€ (-18%) pour les associations culturelles non conventionnées, moins 92000€ (-15%)pour les associations culturelles conventionnées – excusez du peu... ! - moins 23000€ (-18%) pour les associations sportives, sociales, familiales non conventionnés, - 30000€ (-7,4%) pour les associations conventionnés dans le même domaine : cela touche les centres sociaux.
Au-delà de ces baisses de moyens qui vont affecter et fragiliser les associations, il y a aussi l'abandon d'investissements utiles. Comme cette maison des associations que les élus issus des 3 listes présentes ici ont défendu pendant les municipales. Il y a aussi l'ajournement sine die de la mise en accessibilité pour les personnes à mobilité réduite de la MJC et de la Médiathèque Les Ailes du temps. Une baisse plus que regrettable dans un contexte d'augmentation de la précarité des moyens alloués aux centres sociaux.
Autre disposition contestable prise par la majorité d'Agnès Le Brun : l'augmentation des subventions aux écoles privées pour aligner la prise en charge du fonctionnement des écoles maternelles privées sur le public, avec la prise en charge des frais liés aux ATSEM en école maternelle. Je m'étais étonné de ce relèvement des subventions pour le privé en Commission Finances : cela représente tout de même 68 000 euros en 3 ans, on m'avait rétorqué que c'était la loi. Mais je ne suis pas certain que la loi oblige vraiment à l'égalité de traitement des enfants de la commune en école maternelle, comme en école primaire.
De manière globale, Morlaix paie très cher le plan d'austérité sans précédent décidé par Hollande et Valls : 50 milliards d'ici 3 ans, 20 milliards cette année, dont 3,7 milliards prélevées sur les seules collectivités locales. Celles-ci ne représentent pourtant que 20 % de la dépense publique et 70 % de l'investissement public, profitant notamment au secteur du bâtiment. Elles ont souffert ces dernières années de pertes d'autonomies fiscales et de transferts de charge non compensés.
La gauche libérale, en la matière, ne fait pas autre chose que la droite de Sarkozy et Fillon avant 2012.
C'est la même logique qui est à l’œuvre mais, justement, de ce point de vue, Madame Le Brun, vous jouez à front renversé et êtes en plein paradoxe quand vous dénoncez la baisse des dotations d'Etat à la commune décidée par le pouvoir socialiste tandis que vous êtes responsable nationale et départementale d'un parti, l'UMP, qui réclamait début 2014 dans son programme économique, non pas 50 milliards d'euros de baisses de dépenses sociales et publiques, mais 138 milliards sur 5 ans.
A rajouter à l'allongement de l'âge du départ à la retraite, aux 39h payées 35, ...
D'ailleurs, François Fillon avait déjà planifié cette austérité et à l'époque vous ne l'aviez pas dénoncé Madame Le Brun : en 2012, 7 milliards d'euros de dépenses publiques en moins, 11,6 milliards en moins projetés en 2013, et 65 milliards de réductions de dépenses publiques et sociales à l'horizon 2016 : c'était le projet de la droite avant sa défaite de 2012.
Seulement, en 2012, les Français ont voté majoritairement pour un autre projet politique : or, avec le PS, comme avec l'UMP, c'est toujours les vieilles recettes éculées du libéralisme qui s'appliquent, le même pouvoir du patronat et du MEDEF qui se traduit dans les politiques publiques.
La dette est invoquée pour justifier ces baisses de dotations aux collectivités mais la dette n'est qu'un prétexte et une arme psychologique pour délégitimer la dépense publique et sociale, pour réduire les solidarités.
En réalité, ce sont les politiques libérales qui accroissent la dette de l'Etat à travers l'impact de la financiarisation de l'économie sur la destruction des emplois, les baisses d'impôt pour les plus riches et pour les grandes entreprises, les exonérations de charges patronales qui représentent 200 milliards d'euros par an tandis que la fraude fiscale, elle, représente au bas mot 40 milliards d'euros. La dette représentait 1200 milliards d'euros en 2007, 2000 milliards d'euros aujourd'hui (100 % du PIB). Entre-temps, on n'a eu que des politiques d'austérité.
Beau résultat, mais les charlatans continuent leurs boniments...
On le voit bien, la conséquence de l'austérité, c'est une consommation populaire au point mort, une croissance faible ou zéro, une baisse d'activité économique, plus de chômage, d'inégalités, de précarité et une baisse des rentées fiscales. Donc le creusement du déficit et de la dette.
Le vrai but de ces politiques n'est pas de réduire la dette mais de réduire le périmètre de l'Etat, de la dépense publique, des solidarités, de privatiser et de servir les entreprises capitalistes.
Ainsi, il n'y a pas à chercher très loin l'explication de la baisse des dotations à Morlaix comme partout ailleurs : le patronat, et particulièrement le grand patronat, sont choyés par Hollande et le gouvernement Valls : pendant qu'on augmente la TVA pour les catégories populaires et les impôts locaux, les plus injustes, on donne 20 milliards aux entreprises sans condition dans le cadre du CICE, plus 10 milliards supplémentaires d'exonérations patronales.
S'il y a donc une mise en procès à faire aujourd'hui, c'est autant celle qui concerne les absents, Madame Lebranchu, Ministre de la Fonction Publique et de la Décentralisation, qui met en œuvre cette politique décidée dans les officines du Medef, celle de Gwenegan Bui, qui a voté toutes les grandes lois de cette politique, à commencer par la ratification du pacte budgétaire européen, qui mène dans le mur et trahit les promesses de justice sociale, de rupture avec les politiques de droite de 2012, que le procès de la majorité municipale de droite, qui fait ses choix dans un cadre qui laisse peu de marges de manœuvre, sinon pour décider des postes « à sacrifier »".
Le Telegramme 14.11.14 Conseil Municipal
Le Telegramme 15.11.14 le Conseil Municipal
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